[0001] La présente invention concerne une nouvelle structure de câble électrique, dans laquelle
le conducteur est revêtu de plusieurs couches successives de matériaux, comprenant
une gelée d'étanchéité hydrophobe et semi-conductrice, disposée entre une couche polymère,
également semi-conductrice, et un écran métallique.
[0002] L'invention concerne également l'application de cette structure à la mise à la terre
en continu de conducteurs électriques et à la radialisation du champ dans les câbles
d'énergie.
[0003] L'apparition des matières polymères semi-conductrices a, on le sait, amené une grande
amélioration dans la fabrication des câbles électriques, tant pour les câbles de télécommunication
que pour les câbles de transport d'énergie. De telles structures de câbles connus
seront décrites ci-après, en référence aux fig. 1a et 1b des dessins annexés, sur
lesquels:
Les fig. 1a et 1b sont des coupes transversales de deux types de câble de la technique
antérieure;
les fig. 2a et 2b sont des coupes analogues des mêmes câbles présentant un perfectionnement
conforme à l'invention;
la fig. 2c représente une coupe d'un câble coaxial conforme à l'invention;
la fig. 3 est une vue en perspective avec arrachés illustrant une structure de câble
conforme à la présente invention.
[0004] La structure de câble représentée sur la fig. 1a est celle d'un câble de télécommunication
d'un type classique. Ce câble comporte, par exemple, un pluralité de fils conducteurs
1 en un matériau conducteur tel que le cuivre ou l'aluminium, entourés d'une couche
isolante 2. L'ensemble des fils conducteurs ainsi gainés est ceinturé par un blindage
métallique conducteur 3, faisant écran, qui est lui-même entouré par une couche protectrice
constituée par un polymère semi-conducteur 4, assurant un bon contact physique avec
la surface métallique 3. L'espace 5 laissé libre entre les gainages isolants 2 et
la surface métallique 3 peut être rempli de manière classique avec un produit d'étanchéité.
[0005] Le câble de transport d'énergie représenté sur la fig. 1b, qui est également d'un
type connu, comporte, pour sa part, un toron de fils conducteurs 6, qui est entouré
par une gaine ou couche polymère semi-conductrice 7. Autour de cette gaine 7 est disposée
une matière isolante 8, elle-même entourée d'une seconde couche polymère semi-conductrice
9, ceinturée par une couche de métal conducteur 10 formant écran est constituée par
exemple de cuivre, d'acier ou d'aluminium. La ceinture externe 11 peut elle-même être
constituée par une gaine de polymère isolant ou semi-conductrice.
[0006] Les câbles usuels du type de ceux illustrés par les fig. 1a et 1b ou constitués d'assemblage
de torons tels que les câbles multipolaires, présentent cependant l'inconvénient de
ne pas être parfaitement étanches vis-à-vis de l'humidité et de ne pas assurer un
contact parfait entre gaine semi-conductrice et surface métallique. En effet, la zone
comprise entre le polymère semi-conducteur (référencé 4 sur la fig. 1 a et 9 sur la
fig. 1 b) et l'écran métallique (référencé 3 sur la fig. 1a et 10 sur la fig. 1b)
est toujours susceptible, à la suite d'un choc, d'une torsion de câble, d'une fissuration,
d'une condensation se produisant au niveau des espaces libres ou d'une propagation
longitudinale à partir des jonctions ou des épissures du câble, de laisser des traces
d'humidité parvenir au contact du métal, en provoquant ainsi la détérioration de ce
dernier par un phénomène de ramification, d'oxydation et/ou de corrosion. On peut
limiter partiellement cet inconvénient en incorporant entre la couche métallique et
le polymère semi-conducteur une couche d'un matériau hydrophile tel que la carboxyméthylcellulose
ou d'un matériau hydroscopique tel qu'une argile semi-conductrice, dont le gonflement
en présence d'humidité empêche l'eau de se répandre le long du métal conducteur. Néanmoins,
ces produits n'empêchent pas les phénomènes de corrosion locale des écrans.
[0007] US-A-4095039 décrit une structure de câble dans laquelle une couche d'étanchéité
ayant des propriétés semi-conductrices et assurant une parfaite étanchéité est interposée
entre un écran métallique et une couche polymère semi-conductrice entourant une pluralité
de câbles conducteurs. La couche d'étanchéité comprend un caoutchouc de polyisobutylène,
une quantité importante de noir de carbone et, si nécessaire, pour abaisser sa viscosité,
une huile, en quantité aussi faible que possible.
[0008] L'objet de la présente invention est donc de réaliser de telles structures de câbles
électriques dans lesquelles une parfaite étanchéité est assuré entre un écran métallique
et une couche polymère semi-conductrice et qui assurent une mise à la terre continue
des câbles.
[0009] A cet effet, l'invention a pour objet une structure de câble électrique du type comprenant
au moins un écran et au moins une couche polymère semi-conductrice entourant au moins
un câble conducteur, caractérisé en ce qu'entre ledit écran métallique et ladite couche
polymère semi-conductrice est interposée une couche d'étanchéité d'une viscosité dynamique
inférieure à 100000 centipoises à 20 °C et comprise entre 50000 et 100000 centipoises
à100 °C, cette couche d'étanchéité comprenant une gelée semi-conductrice contenant
entre 50 et 95% en poids d'au moins un composé d'une huile hydrocarbonée de nature
paraffinique ou naphtènique d'origine pétrolière, végétale ou synthétique, et entre
5 et 50% en poids de noir de carbone et/ou de graphite, ou d'une poudre d'au moins
un métal choisi dans le groupe comprenant le zinc, le cuivre, et l'aluminium, ou d'au
moins un oxyde de l'un de ces métaux; en ce que la résistivité de ladite couche d'étanchéité
est inférieure à 40000 ohms x cm; et en ce que la résistivité de ladite couche polymère
semi-conductrice est inférieure à 20000 ohms x cm.
[0010] Au sens de la présente demande, on désigne par le terme «écran métallique» non seulement
un blindage conducteur du type illustré par les fig. 1a et 1b, mais également toute
nappe de fils métalliques, tissés, tressés ou «guippés», pour reprendre le terme en
usage dans la technique.
[0011] La gelée semi-conductrice et hydrophobe utilisée conformément à l'invention est désignée
par les références 12 et 13, respectivement, sur les fig. 2a ou 2b, sur lesquelles
les éléments déjà décrits en référence aux fig. 1a et 2a conservent les mêmes chiffres
de référence. Cette gelée est interposée entre les écrans métalliques 3, respectivement
10, et les gaines polymères semi-conductrices 4, respectivement 9. De par ses propriétés
hydrophobes, elle isole les câbles électriques de l'humidité, tout en assurant de
façon efficace une mise à la terre en continu, grâce à ses propriétés diélectriques
particulières.
[0012] Bien entendu, une telle mise à la terre en continu est également applicable, selon
le même principe, à d'autres types de câbles, notamment les câbles de transport d'énergie.
[0013] La fig. 2c représente une application particulière de la structure de câble selon
l'invention, dans un câble coaxial à faible bruit. Dans les câbles coaxiaux usuels,
le frottement de la tresse métallique contre le diélectrique est généralement la source
de bruits triboélectriques. Sur la fig. 2c, la gelée semi-conductrice constitue la
couche d'étanchéité représentée par la référence 13 qui est intercalée entre la couche
polymère semi-conductrice 9 qui recouvre la matière isolante 8, et la tresse métallique
représentée par la référence 10. Cette disposition permet de supprimer une grande
partie des bruits triboélectriques.
[0014] L'introduction de la gelée d'étanchéité semi-conductrice et hydrophobe entre écran
métallique et couche polymère semi-conductrice permet en outre, grâce aux propriétés
diélectriques de cette couche, d'assurer de façon efficace la radialisation du champ
dans les câbles de transport d'énergie.
[0015] Un premier avantage de la présente invention est lié au fait que la gelée semi-conductrice
est parfaitement compatible tant avec le feuillard métallique, auquel elle adhère
complètement et qu'elle protège des traces éventuelles d'humidité ou d'autres formes
de corrosion du métal, qu'avec la couche polymère semi-conductrice, du fait de la
nature même de ses constituants, dans la mesure où ceux-ci ne peuvent diffuser dans
la couche polymère et où sont ajoutés de préférence des additifs et des charges conductrices
de même nature que ceux entrant dans la composition de la gelée.
[0016] Un second avantage de la présente invention réside dans le fait que, compte tenu
de la présence de la gelée semi-conductrice, la couche polymère semi-conductrice n'a
plus à assurer simultanément une protection efficace du feuillard métallique et une
adhérence maximale au métal: la couche polymère semi-conductrice peut donc être choisie
en fonction des seules propriétés mécaniques requises pour la protection du câble,
outre les propriétés électriques désirées.
[0017] Un troisième avantage de cette structure de ceinture de câble réside dans le fait
que la gelée semi-conductrice assure, par sa fluidité et par sa plasticité, outre
une parfaite étanchéité et, donc, un excellent contact électrique entre la couche
polymère semi-conductrice et l'écran métallique qui l'entourent, quelles que soient
les déformations mécaniques imposées au câble, tout en maintenant une protection efficace
de ces éléments.
[0018] Un avantage supplémentaire de la structure de ceinture de câble selon l'invention
résulte enfin du fait que les propriétés de fluidité et de plasticité de la couche
d'étanchéité sont peu susceptibles à l'effet de la température puisque la viscosité
dynamique est à 20 °C, inférieure à 100.000 centipoises et, à 100 °C, reste comprise
entre 50.000 et 100.000 centipoises.
[0019] Cette structure de ceinture de câble facilite enfin considérablement les opérations
de raccordement des câbles lors de leur installation.
[0020] Ce nouveau type de structure de ceinture de câble protège donc, avec un fiabilité
accrue, l'écran métallique contre la corrosion et assure une excellente mise à la
terre ou une excellente radialisation du champ électrique, tout en protégeant mieux
le câble lui-même en renforçant sa gaine externe.
[0021] Dans les compositions d'étanchéité de gelées semi-conductrices susceptibles d'être
introduites dans la structure de ceinture de câble électrique objet de la présente
invention, on utilise une proportion de l'ordre de 50 à 95% en poids de composés hydrocarbonés
paraffiniques ou naphténi- ques sélectionnés pour ne pas diffuser à des températures
de l'ordre de 50 °C et plus dans le polyéthylène, polypropylène, polybutylène, polychlorure
de vinyle ou tout autre matériau d'isolation cellulaire entrant dans la composition
de la gaine de ceinture.
[0022] Ces composés hydrocarbonés peuvent être d'origine pétrolière, végétale ou synthétique,
ou être composés de mélanges de plusieurs de ces huiles. On utilise avantageusement
des coupes de distillation ou des huiles et/ou pétrolatum obtenues à partir de ces
dernières. D'une façon générale, moins de 5% de ces huiles possèdent un point d'ébullition
inférieur à 350 °C.
[0023] Lorsqu'ils sont d'origine synthétique, ces composés hydrocarbonés sont avantageusement
constitués par des polymères obtenus à partir d'oléfines possédant trois ou quatre
atomes de carbone, ou par des mélanges de celles-ci. On utilise alors avantageusement
des coupes d'huiles synthétiques possédant une masse moléculaire en poids comprise
entre 200 et 4000 et, plus particulièrement, entre 400 et 1500.
[0024] A ces huiles, on ajoute, de façon connue en soi, une charge conductrice telle qu'une
poudre métallique ou d'oxyde métallique, dont le métal peut être avantageusement du
zinc, du cuivre ou de l'aluminium, ou du noir de carbone, un mélange de noir de carbone
de granulométrie en proportion variée, ou du graphite ou, enfin, un mélange de ces
derniers. La proportion de la charge conductrice, par rapport à celle de l'huile,
est déterminée avant tout par des considérations de résistivité électrique et de viscosité
de la gelée semi-conductrice et hydrophobe recherchée, en fonction des conditions
de fabrication et d'utilisation du câble électrique dans la ceinture duquel elle sera
introduite. Cette proportion peut donc varier entre 5 et 50% en poids de la gelée
d'étanchéité, suivant les cas, et, plus particulièrement, entre 5 et 40%.
[0025] Une composition particulièrement intéressante selon l'invention est obtenue par l'emploi
de noirs de carbone très conducteurs du type Ketjen EC ou Phillips XE2; ces noirs,
utilisables en plus faible concentration que les noirs classiques, pour une même résistivité,
permettent d'obtenir des compositions d'autant plus hydrophobes; la concentration
de ces noirs est comprise entre 5 et 15% en poids, selon qu'ils sont utilisés seuls
ou non et selon la résistivité désirée.
[0026] Dans la composition de la gelée, on peut enfin ajouter, sans toutefois que cette
addition soit nécessaire pour toutes les huiles, des agents stabilisants, des agents
d'adhésivité tels que des résines d'origine pétrolière, des agents épaississants tels
que des polyoléfines insaturées en proportion pouvant être comprise entre 0 et 20%,
et enfin des passivateurs de métaux tels que des benzotria- zoles, substitués ou non,
ou toute autre substance connue en soi capable d'assurer une fonction analogue, en
proportion pouvant être comprise entre 0 et 2%, suivant la nature de l'huile, de la
charge conductrice ou de métal entrant dans la composition du feuillard (ou armure)
du câble.
[0027] Les gelées semi-conductrices et hydrophobes entrant dans la structure de ceinture
de câble objet de la présente invention présenteront les propriétés physiques suivantes:
- une résistivité électrique inférieure à 40.000 et de préférence inférieure à 10.000
ohms x cm, lorsque le câble est destiné à être mis à la terre, ou une résistivité
inférieure à 20.000 ohms x cm pour les câbles dits homopolaires;
- une viscosité à 100 °C comprise entre 10000 et 100000 centipoises;
- une bonne adhérence au métal à basse température (-10 °C, conformément à la norme
CNET CM 35), et
- une température bille-anneau, mesurée selon la norme NFT 66008, supérieure à 50
°C et, de préférence, entre 100 et 200 °C.
[0028] Des essais ont été effectués depuis de nombreuses années pour rendre les matériaux
de gainage thermoplastique semi-conducteurs, en incorporant dans ceux-ci des métaux,
des oxydes métalliques ou des noirs de carbone de qualité courante. Mais, pour obtenir
une conductibilité électrique suffisante, il fallait introduire des quantités importantes
de charge conductrice, ce qui avait pour conséquence de détériorer les propriétés
mécaniques des thermoplastiques et de nuire à leurs propriétés d'adhérence au feuillard
métallique qu'elles devaient protéger. L'introduction d'une gelée semi-conductrice
qui assure l'étanchéité complète entre la gaine et le métal permet donc l'utilisation
de matériaux de gaines aux propriétés améliorées.
[0029] Parmi les polymères semi-conducteurs susceptibles d'être utilisés dans la structure
de câble électrique objet de la présente invention, on trouve les compositions comprenant
principalement un polymère d'éthylène, ou un mélange d'un homopolymère et d'un copolymère
d'éthylène, ou encore un mélange copolymère d'éthylène avec un monomère de propylène,
d'acétate de vinyle, d'acrylate d'éthyle ou tout autre monomère, de façon connue en
soi. On utilisera en particulier des compositions contenant plus de 70% de compolymère
d'éthylène ou de polyéthylène haute ou moyenne densité, en vue de conférer à cette
gaine la rigidité et la solidité requises. Le polyéthylène utilisé pourra avoir avantageusement
une densité comprise entre 0,90 et 0,95 et un indice de fluidité compris entre 0,1
et 2. On peut également utiliser tous matériaux plastiques susceptibles d'incorporer
les charges conductrices et, notamment, le polychlorure de vinyle plastifié.
[0030] La composition de polymère contient en outre une charge conductrice, qui sera avantageusement
de même nature que celle contenue par la gelée semi-conductrice entrant dans la structure
de ceinture de câble. La proportion de cette charge peut également varier entre 5%
et 45%, en fonction de la résistivité et de la robustesse que l'on peut attendre de
ce type de gaine et des conditions d'utilisation attendues du câble électrique. Pour
les besoins de la mise à la terre en continue, cette proportion variera avantageusement
entre 8 et 15% en poids.
[0031] Les couches polymères semi-conductrices pourrant avantageusement avoir la composition
suivante (% en poids):
- poyéthylène ou copolymère éthylène-acrylate d'éthyle ou copolymère éthylène-acétate
de vinyle ou d'un copolymère éthylène-polypropylène ou d'une combinaison quelconque
de ces, quatre polymères 10 à 100%
- noir de carbone 5 à 20%
- mélange d'antioxydant 0,1 à 2%
[0032] Les couches polymères entrant dans la structure de ceinture de câble objet de la
présente invention présentent de préférence les propriétés physiques suivantes:
- résistivité inférieure à 10.000 et de préférence à 1.000 ohms x cm, lorsque l'écran
est destiné à la mise à la terre, ou de 10 à 10.000 ohms x cm, lorsqu'il s'agit de
radialiser le champ au sein d'un isolant;
- allongement à la rupture supérieure à 100% et, de préférence, à 300% (Norme NFT
51034);
- dureté Shore D comprise entre 35 et 70 et, de préférence, entre 50 et 70.
[0033] Les gaines doivent enfin posséder une bonne résistance à la fissuration sous contrainte.
[0034] Afin de vérifier la robustesse, la longévité et la qualité de la mise à la terre
des structures de câbles conformes à la présente invention, la Demanderesse a procédé
à des essais comparatifs entre celles-ci et des structures de câble d'un type classique.
[0035] Trois câbles A, B et C, d'une longueur de 50 mètres, possédant une structure telle
que celles schématisées à la fig. 1a, pour le câble A, et à la fig. 2a, pour les câbles
B et C, ont ainsi été enterrés dans des terrains de nature variée.
[0036] Les compositions de ces câbles sont énumérées dans le tableau 1 suivant:

[0037] Bien que les résistances des écrans par rapport à la terre soient comparables pour
les trois types de cables, lors de leur mise en terre (de l'ordre de 10 à 25 ohms
par 50 mètres), seule la résistance des écrans des câbles B et C par rapport à la
terre demeure sensiblement constante dans le temps et se situe déjà entre 40 et 60%
en dessous de la résistance du câble A, au bout de deux ans, dans les mêmes conditions
d'utilisation.
[0038] Ainsi, dans les câbles étanches possédant la structure conforme à la présente invention,
la présence d'une gelée semi-conductrice hydrophobe entre l'écran métallique et la
couche polymère semi-conductrice permet à cet écran et à cette couche de demeurer
constamment en contact électrique, sans utilisation d'aucune mise à la terre auxiliaire
de l'écran, et sans risque de corrosion accidentelle de ce dernier par suite de phénomènes
de ramification consécutifs à des contacts imparfaits entre écran et couche semi-conductrice.
[0039] Des essais comparatifs additionnels ont été effectués avec deux autres types de câbles,
D et E, enterrés dans les mêmes conditions, en vue de montrer la meilleure continuité
électrique des structures de câble conformes à l'invention.
[0040] Un premier câble D présente la structure illustrée par la fig. 3. Un écran métallique
annelé 14, en cuivre, entoure les fils conducteurs 21, gainés d'un isolant 22. Autour
de l'écran 14 sont successivement disposés une couche polymère semi-conductrice intermédiaire
15, un écran en acier 16 disposé en hélice et une gaine polymère externe semi-conductrice
17.
[0041] Entre les couches 14 et 15, 15 et 16, et 16 et 17 a été injectée une gelée semi-conductrice,
respectivement 18, 19 et 20, assurant l'étanchéité du câble.
[0042] Les couches polymères et la gelée semi-conductrice entrant dans la composition du
câble D sont réalisées avec des formulations identiques à celles du câble C précédemment
décrit.
[0043] Les propriétés électriques de ce câble D ont été comparées avec celles d'un câble
E construit sur le même modèle, mais sans introduction de gelée semi-conductrice d'étanchéité
en 18, 19 et 20.
[0044] Le tableau Il ci-après donne les valeurs de résistance des écrans en ohms pour 50
mètres de câble enterrés de ces câbles D et D.

[0045] Ce tableau montre donc que les meilleurs résultats sont obtenus avec le câble D;
en effet, si les valeurs de résistance de l'écran 16 par rapport à la terre sont comparables,
la valeur de résistance par rapport à la terre de l'écran 14, dans la version étanche
D est plus faible d'un facteur 15 environ par rapport à celle de la version E non
étanchée dudit câble, tandis que la résistance entre écrans est divisée d'un facteur
de l'ordre de 10.
[0046] Ainsi, dans la structure du câble D étanche, conforme à la surface métallique du
ou des écrans et la couche polymère semi-conductrice, une gelée d'étanchéité semi-conductrice
et hydrophobe, favorise la conductibilité électrique entre écrans et gaines, tout
en assurant l'étanchéité longitudinale. Les trois constituants de cette ceinture de
câble se trouvent donc mis en contact continuel parallèle, ce qui permet d'éviter
les fréquentes mises à la terre de la structure externe des câbles et de favoriser
l'effet réducteur.
1. Structure de câble électrique du type comprenant au moins un écran métallique (3,
10) et au moins une couche polymère semi-conductrice (4, 9), entourant au moins un
câble conducteur (2, 6) caractérisée en ce qu'entre ledit écran métallique et ladite
couche polymère semi-conductrice est interposée une couche d'étanchéité (12, 13) d'une
viscosité dynamique inférieure à 100000 centipoises à 20 °C et comprise entre 50000
et 100000 centipoises à 100 °C, cette couche d'étanchéité comprenant une gelée semi-conductrice
contenant entre 50 et 95% en poids d'eau moins un composé d'une huile hydrocarbonée
de nature paraffinique ou naphténique d'origine pétrolière, végétale ou synthétique,
et entre 5 et 50% en poids de noir de carbone et/ou de graphite, ou d'une poudre d'eau
moins un métal choisi dans le groupe comprenant le zinc, le cuivre et l'aluminium
ou d'au moins un oxyde de l'un de ces métaux; en ce que la résistivité de ladite couche
d'étanchéité est inférieure à 40000 ohms x cm; et en ce que la résistivité de ladite
couche polymère semi-conductrice est inférieure à 20000 ohms x cm.
2. Structure de câble électrique selon la revendication 1, caractérisée en ce que
la résistivité de la couche polymère semi-conductrice est inférieure à 10000 ohms
x cm et celle de la couche d'étanchéité inférieure à 40000 ohms x cm, lorsque ladite
couche polymère semi-conductrice est utilisée comme gainage et, plus particulièrement,
comme gainage externe.
3. Structure de câble électrique selon la revendication 1, caractérisée en ce que
la résistivité de chacune des deux couches polymères et d'étanchéité est inférieure
à 20000 ohms x cm lorsque ledit écran métallique est situé à l'extérieur desdites
couches par rapport à l'axe du câble.
4. Structure de câble électrique selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée
en ce que la couche d'étanchéité contient des agents stabilisants, des agents épaississants
et des agents d'adhésivité en proportion comprise entre 0 et 20%.
5. Structure de câble électrique selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée
en ce que la couche polymère semi-conductrice contient, en % en poids, entre 10 et
100% de polyéthylène, ou d'une copolymère éthylène-acrylate d'éthyle, ou d'un copolymère
éthylène-acétate de vinyle, ou d'un copolymère éthylène-polypropylène ou d'une combinaison
de ces quatre polymères, entre 5 et 20% de noir de carbone et entre 0,01 à 2% d'au
moins un stabilisant.
6. Structure du câble électrique selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée
en ce que ladite couche polymère semi-conductrice et ladite couche d'étanchéité comprennent
des charges se- mi-conductrices et les mêmes additifs de protection.
7. Structure de câble électrique selon la revendication 1, caractérisée en ce que
l'écran métallique est constitué en acier, en zinc, en cuivre ou en aluminium.
8. Utilisation de câbles possédant une structure selon l'une des revendications 1
et 2, pour la mise à la terre continue de conducteurs électriques.
9. Utilisation des câbles possédant une structure de ceinture selon l'une des revendications
1 et 3, pour la radialisation des champs électriques au sein de l'isolant.
10. Utilisation d'une structure de câbles selon l'une des revendications 1 à 3 pour
la fabrication de câbles coaxiaux.
1. Elektrische Kabelstrukturvom Typ mit mindestens einem Metallschirm (3, 10) und
mindestens einer halbleitenden Polymerisatschicht (4, 9), weIche mindestens ein leitendes
Kabel (2, 6) umschliessen, dadurch gekennzeichnet, dass zwischen dem Metallschirm
und der halbleitenden Polymerisatschicht eine Dichtungsschicht (12, 13) mit einer
dynamischen Viskosität kleiner als 100000 cP bei 20 °C und zwischen 50000 und 100000
cP bei 100 °C angeordnet ist, welche aus einem halbleitenden Gelee besteht, das einen
Gehalt von 50 bis 95 Gew.-% an mindestens einer Verbindung eines Kohlenwasserstofföles
paraffinischer oder naphthenischer Art, welches vom Erdöl herrührt oder pflanzlichen
oder synthetischen Ursprungs ist, und einen Gehalt von 5 bis 50 Gew.-% an Russschwarz
und/oder Graphit oder einem Pulver mindestens eines Metalls aus der Gruppe bestehend
aus Zink, Kupfer und Aluminium oder mindestens eines Oxids eines dieser Metalle aufweist,
dass ferner der spezifische Leitungswiderstand der Dichtungsschicht kleiner als 40000
Ohm x cm ist und dass schliesslich der spezifische Leitungswiderstand der halbleitenden
Polymerisatschicht kleiner als 20000 Ohm x cm ist.
2. Elektrische Kabelstruktur nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der spezifische
Leitungswiderstand der halbleitenden Polymerisatschicht kleiner als 10000 Ohm x cm
und derjenige der Dichtungsschicht kleiner als 40000 Ohm x cm ist, wenn die halbleitende
Polymerisatschicht als Hülle, insbesondere als externe Hülle, verwendet ist.
3. Elektrische Kabelstruktur nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der spezifische
Leitungswiderstand sowohl der Polymerisatschicht als auch der Dichtungsschicht kleiner
als 20000 Ohm x cm ist, wenn der Metallschirm auf der der Kabelachse abgewandten Seite
dieser Schicht angeordnet ist.
4. Elektrische Kabelstruktur nach Anspruch 1, 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, dass
die Dichtungsschicht einen Gehalt von 0 bis 20% an Stabilisiermitteln, Verdickungsmitteln
und Adhäsionsvermögensmitteln aufweist. ___ u- -
5. Elektrische Kabelstruktur nach Anspruch 1, 2, 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet,
dass die halbleitende Polymerisatschicht einen Gehalt von 10 bis 100 Gew.-% an Polyäthylen
oder einem Äthylen/Äthylacrylat-Copolymerisat oder einem Äthy-IenNinylacetat-Copolymerisat
oder einem Äthylen/Polypropylen-Copolymerisat oder einer Kombination dieser vier Polymerisate,
einen Gehalt von 5 bis 20 Gew.-% an Russschwarz und einen Gehalt von 0,01 bis 2 Gew.-%
an mindestens einem Stabilisator aufweist.
6. Elektrische Kabelstruktur nach Anspruch 1, 2, 3, 4 oder 5, dadurch gekennzeichnet,
dass die halbleitende Polymerisatschicht und die Dichtungsschicht hableitende Füller
und dieselben Schutzadditive aufweisen.
7. Elektrische Kabelstruktur nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Metallschirm
aus Stahl, Zink, Kupfer oder Aluminium besteht.
8. Anwendung der Kabel mit der Struktur nach Anspruch 1 oder 2 zum kontinuierlichen
Erden elektrischer Leiter.
9. Anwendung der Kabel mit der Umgurtungsstruktur nach Anspruch 1 oder 3 zur Radialisierung
elektrischer Felder im Innern der Isolierung.
10. Anwendung der Kabelstruktur nach Anspruch 1, 2 oder 3 zur Herstellung von Koaxialkabeln.
1. An electric cable structure of the type comprising at least one metallic screen
(3, 10) and at least one semi-conducting polymer layer (4, 9) surrounding at least
one conductor cable (2, 6), characterised in that between said metallic screen and
said semiconducting polymer layer there is disposed a sealing layer (12, 13) of a
dynamic viscosity less than 100,000 centipoises at 20 °C, and comprising between 50,000
and 100,000 centipoises at 100 °C, this sealing layer comprising a semiconducting
gel containing between 50 and 95% by weight of at least one compound of a hydrocarbon
oil of paraffinic or naphthenic nature and of petroleum, vegetable or synthetic origin,
and between 5 and 50% by weight of carbon black and/or graphite, or of a powder of
at least one metal selected from the group comprising zinc, copper and aluminium or
at least one oxide of one of these metals; in that the resistivity of said sealing
layer is less than 40,000 ohms x cm; and in that the resistivity of said semiconducting
polymer layer is less than 20,000 ohms x cm.
2. An electric cable structure according to claim 1, characterised in that the resistivity
of the semi- conducting polymer layer is less than 10,000 ohms x cm and that of the
sealing layer is less than 40,000 ohms x cm when said semiconducting polymer layer
is used for sheathing, particularly as an outer sheath.
3. An electric cable structure according to claim 1, characterised in that the resistivity
of each of the two polymer and sealing layers is less than 20,000 ohms x cm when said
metallic screen is disposed externally of said layers in relation to the cable axis.
4. An electric cable structure according to any of claims 1 to 3, characterised in
that the sealing layer contains stabilising agents, thickening agents and adhesive
agents in a proportion of between 0 and 20%.
5. An electric cable structure according to any of claims 1 to 4, characterised in
that the semiconducting polymer layer contains, in % by weight, between 10 and 100%
of polyethylene, or of an ethylene-ethylacrylate copolymer, or of an ethylene-vinylacetate
copolymer, or of a propyleneethylene copolymer or a combination of these four polymers,
between 5 and 20% of carbon black and between 0.01 and 2% of at least one stabiliser.
6. An electric cable structure according to any of claims 1 to 5, characterised in
that said semiconducting polymer layer and said sealing layer comprises semiconducting
fillers and like protective additives.
7. An electric cable structure according to claim 1, characterised in that the metallic
screen is made of steel, zinc, copper or aluminium.
8. Use of cables having a structure according to either of claims 1 and 2 for the
continuous earthing of electric conductors.
9. Use of cables having an annular structure according to either of claims 1 and 3
for the radial distribution of electric fields within the insulation.
10. Use of cables having a structure according to any of claims 1 to 3 for the production
of coaxial cables.