[0001] L'invention concerne l'exécution des fausses lisières sur machines à tisser au moyen
d'au moins un fil de chaîne supplémentaire et de deux fils de tour croisés au pas
de gaze.
[0002] On utilise de telles fausses lisières pour consolider les bords du tissu lorsque
celui-ci est fabriqué sur des machines à tisser sans navette où chaque duite successive
est coupée près du bord de la laize après son insertion dans la foule.
[0003] Pour réaliser de telles fausses lisières, on utilise souvent des dispositifs montés
dans des cadres supplémentaires du harnais de la machine à tisser, mais les mouvements
alternatifs de ces dispositifs limitent leur vitesse de fonctionnement à des valeurs
très insuffisantes pour desservir les machines à tisser modernes que l'on s'efforce
de faire travailler à des vitesses de plus en plus grandes.
[0004] On connaît aussi, par exemple par le brevet français No. 78 14 284 du 12 mai 1978,
un dispositif qui ne comporte que des mouvements circulaires continus, mais les pièces
qui les composent sont relativement massives, il ne concerne que le mouvement des
fils de tour et non celui des fils de chaîne supplémentaires et, de plus, il permet
seulement la formation de fausses lisières ne comportant qu'un seul fil de chaine
supplémentaire associé à deux fils de tour.
[0005] Le but de l'invention est de réaliser un dispositif de formation de fausse lisière
qui ne présente pas les inconvénients précités des dispositifs rappelés plus haut.
[0006] A cet effet le dispositif suivant l'invention comporte : un support à fixer sur la
machine à tisser à côté d'une extrémité de la foule, un premier levier oscillant monté
à pivotement sur un axe porté par ledit support et parallèle à la façure, ledit levier
étant muni d'au moins une languette terminée par un oeil de guidage d'un fil de chaine
supplémentaire, l'amplitude des mouvements d'oscillation et l'emplacement de la course
dudit premier levier oscillant étant tels que les oeils des languettes se déplacent
entre le plan de l'une des nappes de la foule et une position située au-delà du plan
bissecteur de la foule, un second levier oscillant monté aussi à pivotement sur un
axe porté par le support et parallèle à la façure, ledit levier étant muni de deux
barrettes parallèles à la façure qui sont mobiles l'une contre l'autre dans une direction
parallèle à la façure et qui présentent, chacune, au moins un oeil de guidage d'un
fil de tour, l'amplitude des mouvementsi.d
loscîl- lation et l'emplacement de la course dudit second levier oscillant étant tels
que les oeils de guidage des fils de tour se déplacent entre le plan de l'autre nappe
de la foule et une position située au-delà du plan bissecteur de la foule, des moyens
de commande de pivotement des deux leviers oscillants à partir d'un organe rotatif
primaire tourillonnant sur le support, conçus de manière telle que les oeils des languettes
de guidage des fils de chaîne supplémentaires et les oeils des barrettes de guidage
des fils de tour soient en opposition de phase, à une cadence qui est un sous-multiple
de celle de la formation de la foule, et des moyens de commande des barrettes de guidage
des fils de tour par transformation du mouvement rotatif de l'organe rotatif primaire
en un mouvement alternatif de déplacement relatif des deux barrettes, de manière telle
qu'elles se déplacent, en sens opposés, au voisinage de l'une des extrémités de la
course du second levier oscillant, qui les porte, et la longueur et l'emplacement
de la course de chaque barrette étant tels que chaque oeil de guidage d'un fil de
tour passe alternativement d'un côté et de l'autre du plan vertical dans lequel se
trouve le fil de chaîne supplémentaire correspondant.
[0007] Un tel dispositif ne comporte que des pièces légères et de petites dimensions, sans
mouvements alternatifs brusques, de sorte qu'il peut atteindre de grandes vitesses
; il ne nécessite, pour lui seul, l'utilisation d'aucun cadre de harnais ; enfin,
il permet la formation de fausses lisières d'un nombre quelconque de fils de chaîne
supplémentaires et, par conséquent, très solides, comme cela est nécessité par la
structure de certains tissus.
[0008] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à
l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples, deux modes de réalisation
d'un dispositif d'exécution d'une fausse lisière suivant l'invention.
[0009] Sur ces dessins :
la figure 1 est une vue en perspective d'un premier mode de réalisation, le dispositif
étant supposé en place sur un côté d'une machine à tisser et observé, à la fois, de
ce côté et légèrement par le dessus,
la figure 2 est une vue en plan des organes principaux du dispositif représenté sur
la figure 1,
la figure 3 est une vue de profil observée dans le même sens que la figure 1,
la figure 4 est une vue en perspective de l'ensemble des languettes de contrôle des
fils de chaine auxiliaires de fausse lisière, observé par le côté et à partir de l'avant
de la machine,
la figure 5 est une vue de face des barrettes de contrôle des fils de tour de lisière
et de leur mécanisme de commande,
les figures 6 à 9 sont des vues de face illustrant la coopération des mécanismes de
contrôle des fils de chaîne supplémentaires et des fils de tour de lisière,
les figures 6a, 7a, et 9a sont des coupes horizontales partielles faites respectivement
suivant les lignes VIa-VIa, VIIa-VIIa et IXa-IXa des figures 6, 7 et 9,
la figure 10 est une vue en perspective, observée par l'avant de la machine, montrant
l'emplacement du dispositif de formation de fausse lisière par rapport à la foule
et au peigne,
la figure 11 montre, à grande échelle, la structure de la fausse lisière obtenue sur
l'un des fils de chaîne supplémentaires,
la figure 12 est une vue de face du genre de la figure 5, montrant une variante du
mécanisme de commande des barrettes,
la figure 13 est une coupe faite suivant la ligne XIII-XIII de la figure 12,
la figure 14 est une vue de profil d'un deuxième mode de réalisation de l'invention,
la figure 15 est une coupe faite sensiblement suivant la ligne brisée XV-XV de la
figure 14,
la figure 16 est une vue en perspective, observée par l'avant de la machine, montrant
l'emplacement du dispositif de formation de fausse lisière par rapport à la foule
et au peigne,
la figure 17 est une coupe verticale faite suivant la ligne XVII-XVII de la figure
15, et
la figure 18 montre, à grande échelle, la structure de la fausse lisière obtenue sur
l'un des fils de chaine supplémentaires avec le dispositif des figures 14 à 17.
[0010] Le dispositif d'exécution d'une fausse lisière représenté sur la figure 1 comporte
un support 1 à fixer sur un métier à tisser à côté d'une extrémité de la foule. Il
est entendu que, pour l'exécution d'une fausse lisière à l'autre extrémité de la foule,
on placerait un dispositif semblable de l'autre côté du métier. Sur le support 1,
sont montés un premier levier oscillant 2 qui porte des languettes 3 de contrôle des
fils de chaine supplémentaires 4 de formation de lisière (voir aussi figure 10) et
un second levier oscillant 6 qui porte des barrettes coulissantes 7 de contrôle de
fils de tour 8. En pratique, les fausses lisières du genre en question comportent
plusieurs, par exemple quatre, fils supplémentaires de chaine et le double de fils
de tour, soit huit dans l'exemple. Sur la figure 1, pour la clarté du dessin, on a
représenté seulement deux languettes 3 de contrôle de fils de chaine supplémentaires,
mais, sur les autres figures, on en a représenté quatre ; quant aux deux barrettes
7, elles présentent chacune quatre oeils 9 (figures 5 et 7 par exemple) séparés entre
eux par des intervalles "a" et sont donc capables de contrôler ensemble huit fils
de tour enfilés respectivement dans lesdits oeils.
[0011] Le premier levier oscillant 2 est monté fou à pivotement, en un point intermédiaire
de sa longueur sur un axe 11 fixé sur le support 1 ; il présente des ajours, tels
que 12, destinés à l'alléger. L'un de ses bras porte un axe 14 (voir aussi figures
2 et 3) sur lequel est monté fou un galet 15 en contact avec une came 16 sous l'action
d'un.ressort de rappel 17 qui est un ressort hélicoldal de compression enfilé sur
une tige 18 dont une extrémité, en forme de chape 19, est articulée, par un axe 22,
sur l'extrémité de l'autre bras du levier-oscillant 2, tandis que l'autre extrémité
de la tige 18 coulisse, avec du jeu, dans un guide 23 monté dans le support 1 ; le
ressort 17 est donc emprisonné entre ce guide et la base de la chape 19 de sorte qu'il
sollicite le levier 2 à pivoter sur l'axe 11 dans le sens de la flèche fl qui tend
à appliquer le galet 15 contre la came 16. Les languettes 3 sont fixées, par l'une
de leurs extrémités, sur l'extrémité coudée du bras de levier oscillant 2 qui porte
le galet 15, au moyen d'une colonnette 26 ; elles s'étendent dans des plans verticaux
parallèles aux fils de chaîne et séparés entre eux également par des intervalles "a",
leur autre extrémité présente un oeil 27 dans lequel passe le fil de chaîne supplémentaire
4 correspondant. Les oeils 27 sont alignés dans une direction parallèle à la façure
51 (figure 10).
[0012] Le second levier oscillant 6 est aussi monté fou, en un point intermédiaire de sa
longueur, sur un pivot 31 fixé sur le support 1 ; il présente aussi des ajours d'allégement
tels que 32. L'un de ses bras porte un axe 33 sur lequel est monté fou un galet 34
en contact avec une autre came 35 sous l'action d'un ressort de rappel 36 enfilé sur
une tige 37 dont une extrémité en forme de chape 38 est articulée, par un axe 39,
sur l'extrémité de l'autre bras de ce second levier oscillant 6, tandis que l'autre
extrémité de la tige 37 coulisse, avec du jeu, dans un guide 42 monté dans le support
1 ; le ressort sollicite donc le levier à pivoter sur l'axe 31 dans le sens de la
flèche f2 (figure 1) qui tend à appliquer le galet 34 contre la came 35.
[0013] La came 35 présente un moyeu épaulé 44 (figure 2) qui constitue un organe rotatif
primaire et dans lequel sont emmanchées, à force, les bagues extérieures de deux roulements
à billes 45, 46 dont les bagues intérieures sont serrées sur un axe épaulé 47 fixé
lui-même au support 1 au moyen d'un écrou 48 vissé sur l'extrémité filetée correspondante
dudit axe. La première came 16 est fixée sur la came 35 au moyen de deux vis 41 (figure
1), elle présente un trou central de forme polygonale, par exemple carré, enfilé sur
une partie prismatique de section conjuguée de la surface extérieure du moyeu 44 de
la came 35. Entre ces deux cames, est serré un excentrique 49 (sur lequel on reviendra
plus loin) enfilé semblablement sur la partie polygonale du moyeu.
[0014] Comme représenté, les deux cames ont des profils de forme générale cylindrique présentant
deux creux diamétralement opposés, les creux de l'une des cames se trouvant sensiblement
en regard des creux de l'autre dans cet exemple, de plus, les deux galets 15, 34 sont
situés sensiblement dans un même plan géométrique radial P (figure 3) de l'arbre 47
porte-cames, tandis que les axes 11, 31 de pivotement des deux leviers oscillants
2, 6 sont situés respectivement de part et d'autre de ce plan géométrique, de sorte
que les deux leviers oscillants 2 et 6 pivotent sensiblement en même temps, mais en
sens inverse étant donné la disposition générale de l'ensemble.
[0015] La branche du second levier oscillant qui porte déjà le galet 34 porte aussi les
barrettes 7 de contrôle des fils de tour, par l'intermédiaire d'un boitier 52 solidaire
dudit levier et formé de deux demi-coquilles assemblées l'une sur l'autre par des
vis 53. Les barrettes 7 coulissent dans ce boîtier, dans une direction parallèle à
tous les axes précités et, en même temps, parallèle à la façure 51, en opposition
de phase, sous l'action d'un tiroir 55 (voir aussi figures 5 à 9) qui coulisse dans
le boîtier 52 dans une direction perpendiculaire à celle des barrettes 7 ; le tiroir
55 trouve sa place dans des embrèvements 56, 57, plus larges que lui, dans les faces
en regard des deux barrettes et il présente sur ses faces opposées deux rainures-cames
58, 59 qui se croisent en projection et dans lesquelles sont engagés, respectivement,
deux ergots 62, 63 fixés eux- mêmes respectivement dans les deux barrettes 7. L'espacement
"a" entre les deux rainures-cames est égal à l'espacement des oeils 7 des barrettes
et à l'espacement des languettes 3 de contrôle des fils de chaine supplémentaires.
Lorsque les deux barrettes 7 occupent ensemble leur position intermédiaire centrale
(figures 6, 6a), c'est-à-dire lorsque les deux ergots 62, 63 sont coaxiaux, les oeils
7 des barrettes se trouvent dans les plans verticaux médians des languettes 3. Le
tiroir 55 est actionné par une tige 65 reliée à l'excentrique 49 dont il a été question
plus haut.
[0016] Les deux cames 16, 35 ainsi que l'excentrique 49 sont entraînés ensemble en permanence
et toujours dans le même sens, au moyen d'une transmission qui comporte une poulie
dentée fixée sur le moyeu 44 de -la came 35 au moyen de vis 66 et une courroie crantée
67 qui passe sur cette poulie et sur une autre poulie (non représentée) entraînée
elle-même à partir d'un arbre dont la vitesse de rotation est liée à celle de l'arbre
vilebrequin de la machine à tisser. Le rapport de la transmission est tel que les
cames et l'excentrique ne font qu'un tour complet pendant que l'arbre vilebrequin
de la machine fait deux tours, c'est-à-dire que les deux leviers oscillants 2 et 6
sont actionnés avec une fréquence égale à celle de la formation de la foule puisque
les cames présentent chacune deux creux, tandis que l'excentrique 49 et le tiroir
55 sont actionnés à une fréquence qui est seulement la moitié de la précédente. Il
en résulte que les languettes 3 ainsi que les barrettes 7 plongent dans l'angle dièdre
de la foule à chaque formation de foule, tandis que les mêmes barrettes 7 ne se déplacent
alternativement, dans un sens ou dans l'autre, qu'à chaque nouvelle foule et ne retrouvent
donc leur position initiale qu'une foule sur deux.
[0017] L'amplitude des mouvements d'oscillation et l'emplacement de la course du premier
levier oscillant 2 sont tels que les oeils 27 des languettes 3 de guidage des fils
de chaîne supplémentaires se déplacent entre le plan de l'une des nappes de la foule
et une position située au-delà du plan bissecteur de la foule ; dans le présent exemple,
les oeils 27 se déplacent entre une position basse située dans le plan de la nappe
inférieure 81 (figure 10) de la foule et une position haute située au-dessus du plan
bissecteur de la foule, mais tout près de ce plan.
[0018] L'amplitude des mouvements d'oscillation et l'emplacement de la course du second
levier oscillant 6 sont tels que les oeils 9 des barrettes 7 de guidage des fils de
tour 8 se déplacent entre le plan de l'autre nappe de la foule et une position située
au-delà du plan bissecteur de la foule ; dans le présent exemple, les oeils 9 se déplacent
entre une position haute située dans le plan de la nappe supérieure 83 (figure 10)
de la foule et une position basse située en-dessous du plan bissecteur de la foule,
mais tout près de ce plan.
[0019] Un crochet 71 (figures 1, 4 et 10) qui se trouve au voisinage des languettes 3, est
formé par l'extrémité d'une longue tige 72 serrée dans une bride 73 montée sur un
pivot 74 fixé sur le support 1. La tige 72 est montée à coulissement dans une autre
bride 75 montée sur un autre pivot 76 fixé sur le bras du premier levier oscillant
2 qui porte déjà les languettes 3. Le crochet 71 est parallèle à la façure 51 et subit
un mouvement de monte et baisse en synchronisme avec un mouvement de pivotement du
premier levier oscillant 2 ; son but est de compenser les flottés de fils pendant
la formation de la lisière.
[0020] Le fonctionnement du dispositif est le suivant :
Lorsque les galets 15 et 34 des deux leviers oscillants 2 et 6 sont en contact avec
les parties cylindriques des deux cames 16 et 35, respectivement, les languettes 3
occupent leur position basse, tandis que les barrettes 7 occupent, au contraire, leur
position haute, comme représenté sur la figure 10 ; les quatre fils de chaîne supplémentaires
4, dans leur partie située en aval des oeils 27 desdites languettes se trouvent sensiblement
dans le plan de la nappe inférieure 81 des fils de chaîne normaux 82 de la foule,
tandis que les huit fils de tour 8 se trouvent sensiblement dans le plan de la nappe
supérieure 83 de la foule. Au contraire, lorsque les galets sont dans le creux des
cames, les languettes 3 occupent leur position haute pendant que les barrettes 7 occupent
leur position basse ; les fils supplémentaires de chaîne 4 sont alors un peu au-dessus
du plan bissecteur de la foule pendant que les fils de tours sont situés un peu en-dessous
de ce plan. On a indiqué le peigne en 86.
[0021] Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 11 à grande échelle, chaque duite normale
85 est insérée dans la foule au-dessus d'un fil supplémentaire de la chaîne de lisière
4 et en-dessous des deux fils de tour 8, c'est-à-dire à un moment où les languettes
3 occupent leur position basse de la figure 10 et les barrettes 7, leur position haute.
Par ailleurs, les deux fils de tour 8 associés à chaque fil supplémentaire de chaîne
4 doivent se croiser sous ledit fil de chaîne supplémentaire, c'est-à-dire que le
mouvement relatif de coulissement des deux barrettes 7 doit se produire à un moment
où les languettes 3 sont en position haute et les barrettes 7 en position basse. Ainsi
se forme la fausse lisière de conception connnue dite à pas de gaze, représentée sur
la figure 11. Pour que ces circonstances soient réalisées, il suffit que les cames
16 et 35 soient convenablement calées par rapport à l'arbre principal de la machine
à tisser et que l'excentrique 49 soit convenablement calé par rapport aux cames. Ainsi,
d'une part, les duites normales seront convenablement insérées entre les fils de chaîne
et de tour de lisière et, d'autre part, les fils de tour 8 seront situés, lors des
insertions des duites successives normales, tantôt à droite, tantôt à gauche du fil
de chaîne supplémentaire de lisière correspondant. Toutes les duites normales passent
au-dessus des fils de chaîne supplémentaires de lisière et en-dessous des fils de
tour.
[0022] Sur les figures 6 à 9, sont illustrées différentes phases de fonctionnement du dispositif.
Ainsi, les figures 6 et 6a correspondent à l'instant où les fils de tour 8 se croisent
en-dessous des fils de chaîne supplémentaires par le coulissement relatif des deux
barrettes 7 ; les figures 7 et 7a montrent les positions des barrettes 7 par rapport
aux languettes 3 pendant l'insertion d'une duite normale 85 de tissu en cours de fabrication
; sur la figure 8, les languettes 3 sont remontées et les barrettes 7 descendues,
l'insertion de la duite est terminée ; enfin, sur les figures 9 et 9a les barrettes
ont déjà coulissé l'une par rapport à l'autre en se croisant sous les fils de chaîne
supplémentaires pour préparer le pas de gaze qui va se former par l'insertion de la
duite normale suivante.
[0023] Sur les figures 12 et 13, on a représenté une variante du mécanisme de commande de
coulissement des barrettes 7. Le tiroir 55, au lieu de présenter des rainures de cames
croisées, comme dans l'exemple décrit plus haut, se termine par deux branches divergentes
81 en forme de "V" engagées dans des encoches inclinées correspondantes 82 pratiquées
dans les faces adjacentes des deux barrettes 7. Le mouvement alternatif de coulissement
de tiroir 55 se transforme en un mouvement simultané de coulissement des deux barrettes
dans le boîtier 52, le mouvement de chaque barrette se produisant en sens inverse
de celui de l'autre et dans une direction perpendiculaire à celle du mouvement du
tiroir de commande 55, comme dans le mode de réalisation décrit plus haut et dans
les mêmes conditions de phase et d'amplitude, de sorte que le résultat obtenu est
le même.
[0024] Sur les figures 14 à 17, on a représenté un autre mode de réalisation dans lequel
on retrouve le même principe général que dans celui des figures 1 à 13, mais sous
une forme d'exécution un peu différente.
[0025] Sur un support 101, on retrouve un premier levier oscillant 102 qui porte des languettes
103 de contrôle de fils de chaîne supplémentaires 104 (voir aussi figure 18) de formation
de fausse lisière et un second levier oscillant 106 qui porte des barrettes 107A,
107B de contrôle de fils de tour 108.
[0026] Le premier levier oscillant 102 est fixé sur un axe 111 parallèle à la façure 151
(figure 16) et monté dans deux roulements à billes 112, 113 (figure 15) logés dans
un boîtier 114 formant palier fixé sur le support 101. L'axe 111 est animé d'un mouvement
alternatif de pivotement par un système de commande qui comporte : une manivelle 115
(voir aussi figure 17) fixée sur l'axe 111, un galet 116 monté fou à rotation sur
un axe 120 fixé dans l'extrémité de ce bras, une came 117 contre laquelle est engagé
ledit galet, un axe général de commande épaulé 118 sur lequel la came est fixée au
moyen de vis 119, une poulie dentée 122 fixée contre la came par des vis 123 et une
courroie crantée 124 qui passe sur la poulie dentée 122 ainsi que sur une autre poulie
(non représentée) entrainée elle-même à partir d'un arbre dont la vitesse de rotation
est liée à celle de l'arbre vilebrequin de la machine à tisser. Le rapport de la transmission
est tel que la came 117, qui présente deux bosses, ne fait qu'un tour complet pendant
que l'arbre vilebrequin de la machine à tisser fait quatre tours. A chaque formation
de foule, le levier 102 est donc abaissé ou remonté. L'axe 118 tourillonne dans deux
roulements à billes 128, 129 montés dans un boitier 131 formant palier fixé sur le
support 101. Le galet 116 est maintenu constamment en contact avec la came 117 sous
l'action d'un ressort hélicoïdal de compression 133 qui est enfilé sur une tige 134
dont une extrémité présente une tête 135 articulée, par un axe 136 sur un prolongement
recourbé 137 de la manivelle 115 et dont la partie voisine de l'autre extrémité coulisse
avec un certain jeu de fonctionnement dans un guide 138 fixé au support 101.
[0027] Le second levier oscillant 106 est constitué par un ensemble de deux bras 106A et
106B dont les extrémités distales sont recourbées à angle droit parallèlement à la
façure de manière à former les deux barrettes 107A, 107B de contrôle des fils de tour,
tandis que leurs extrémités proximales sont montées sur l'axe 118 d'une manière très
particulière. Le bras 106A est solidaire d'un boitier 141 qui renferme un roulement
à billes 142 monté sur une première partie d'un manchon 143 fixé sur l'axe rotatif
118 et, d'une manière analogue, le bras 106B est solidaire d'un boitier 144 qui renferme
un roulement à billes 145 monté sur la deuxième partie du manchon 143. Les surfaces
extérieures des deux parties précitées du manchon 143 sont cylindriques, mais elles
ne sont pas coaxiales à l'axe géométrique dudit manchon ; elles font, chacune, un
angle "A" avec ledit axe géométrique, comme indiqué sur la figure 15. Il en résulte
que, pour la position de l'axe 118 représentée sur le dessin, les plans médians des
deux roulements à billes 142, 145 font entre eux un angle de valeur "2A" et se coupent
à droite de la figure. Pour une position angulaire de l'axe 118 à 180° de celle représentée,
les plans médians des deux roulements à billes se couperaient à gauche de la figure,
en formant le même angle "2A", et les deux bras 106A, 106B, qui suivent nécessairement
les plans des roulements, se seraient rapprochés l'un de l'autre en entraînant, avec
eux, les deux barrettes 107A, 107B qui se seraient déplacées, chacune et en sens inverse,
de la distance "a", grâce à un dimensionnement approprié des divers éléments de ce
mécanisme, à savoir : la longueur des bras 106A, 106B et la valeur de l'angle "2A"
d'inclinaison relative des deux roulements 142, 145.
[0028] L'ensemble du second levier oscillant 106 effectue, en même temps, un mouvement alternatif
de monte et baisse à partir du mouvement d'oscillation angulaire de l'axe 111 au moyen
d'une liaison qui comporte : un axe 147 porté par un prolongement 148 du premier levier
oscillant 102, une biellette double 149 dont une extrémité est articulée sur l'axe
147 et l'autre extrémité sur un axe 152 engagé simultanément dans des trous des deux
bras 106A, 106B. De plus les deux bras 106A, 106B sont sollicités élastiquement à
s'éloigner l'un de l'autre par un ressort hélicoidal de compression 154 enfilé sur
un axe épaulé 155 dont les deux extrémités sont engagées respectivement dans deux
trous pratiqués dans les deux bras. Le ressort s'appuyant, par l'une des extrémités,
contre la face interne du bras 106A et, par son autre extrémité, contre l'épaulement
de l'axe. Dans ces conditions, le second levier oscillant 106 subit un mouvement de
monte et baisse à la même cadence que le premier levier oscillant 102, mais en opposition
de phase par rapport à lui, c'est-à-dire que, lorsque le premier se trouve en position
haute, le second est en position basse et, inversement, lorsque le premier est en
position basse, le second est en position haute. De plus, l'arrangement général est
tel que, pour les positions haute et basse, respectivement, de ces deux leviers oscillants,
les oeils 127 de guidage des fils de chaine supplémentaires et les oeils 109 de guidage
des fils de tour, se trouvent, à tour de rôle, dans le plan de chacune des deux nappes
181, 183 de la foule (figure 16).
[0029] Le fonctionnement du dispositif est le suivant :
Lorsque le galet 116 est en contact avec une bosse de la came 117, les languettes
103 occupent leur position haute, tandis que les barrettes 107A, 107B occupent, au
contraire, leur position basse, comme représenté sur la figure 14 ; les quatre fils
de chaine supplémentaires 104, dans leur partie située en aval des oeils 127 desdites
languettes, se trouvent sensiblement dans le plan de la nappe supérieure 183 des fils
de chaîne normaux 182 de la foule, tandis que les huit fils de tour 108 se trouvent
sensiblement dans le plan de la nappe inférieure 181 de la foule. Au contraire, lorsque
le galet se trouve dans un creux de la came, les languettes 103 occupent leur position
basse pendant que les barrettes 107A, 107B occupent leur position haute (figure 16)
; les fils supplémentaires de chaîne 104 sont alors dans le plan de la nappe inférieure
181 de la foule pendant que les fils de tour 108 sont situés dans le plan de la nappe
supérieure 183. Pendant le croisement des deux leviers oscillants 102, 106 et par
la rotation en permanence de l'axe général de commande 118, les bras 106A, 106B, portés
par leurs roulements 142, 145, montés obliquement et en opposition, transmettent aux
deux barrettes 107A, 107B, en un demi-tour de l'axe 118, des mouvements aller de course
"a", de sens contraire et parallèles à la façure, le deuxième demi-tour de l'axe correspondant
à des mouvements inverses et de sens contraire des deux barrettes. Il en résulte qu'un
tour de l'axe 118 correspond à un aller et retour des deux barrettes.
[0030] Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 18 à grande échelle, une première duite normale
185 est insérée dans la foule sous le fil de chaîne supplémentaire 104, les languettes
103 étant à ce moment en position haute, tandis qu'en même temps, les barrettes 107A,
107B sont en position basse au-dessous de la duite et les fils de tour 108 en position
de croisement l'un sur l'autre.
[0031] Continuant le mouvement oscillant, les languettes 103 descendent tandis que les barrettes
107A, 107B remontent en synchronisme avec la foule, et écartent les fils de tour 108
au maximum pour laisser le passage aux languettes 103 qui font descendre les fils
de chaîne supplémentaires 104 entre les fils de tour. Une autre duite 185 est alors
insérée et le cycle décrit plus haut recommence, le même emplacement des fils de tour
108 ne se retrouve que toutes les quatre duites 185. Les fils de chaîne supplémentaires
104 et les fils de tour 108 sont situés alternativement au-dessus et en-dessous des
duites normales successives 185. En d'autres termes, un cycle complet de la fausse
lisière à pas de gaze s'étend sur un temps de formation de quatre foules, c'est-à-dire
sur quatre cycles de la machine à tisser, tandis que la fausse lisière de la figure
11 réalisée avec le dispositif des figures 1 à 10 ne s'étend que sur deux cycles de
la machine à tisser, l'axe principal 118 du dispositif des figures 14 à 17 tourne
donc deux fois moins vite que l'arbre principal 47 du dispositif des figures 1 à 10,
ce qui est avantageux ; de plus, la fausse lisière de la figure 18 est plus serrée
que celle de la figure 10.
[0032] On pourrait d'ailleurs réaliser la fausse lisière de la figure 18 avec le dispositif
des figures 1 à 10 en le faisant tourner deux fois moins vite et en le réglant de
façon telle que la position haute des fils de chaîne supplémentaires et la position
basse des fils de tour soient situées respectivement juste au-dessus et juste en-dessous
du plan bissecteur de la foule. Inversement, on pourrait réaliser la lisière de la
figure 10 avec le dispositif des figures 14 à 17 en le faisant tourner deux fois plus
vite et en le réglant de façon telle que les positions haute et basse des fils de
chaîne supplémentaires aussi bien que celles des fils de tour soient toutes situées
sensiblement dans les plans des deux nappes de la foule.
1. Dispositif d'exécution d'une fausse lisière sur machine à tisser au moyen d'au
moins un fil de chaîne supplémentaire et de deux fils de tours croisés au pas de gaze,
caractérisé en ce qu'il comporte :
- un support (1 ou 101) à fixer sur la machine à tisser à côté d'une extrémité de
la foule,
- un premier levier oscillant (2 ou 102) monté à pivotement sur un axe (11 ou 111)
porté par ledit support et parallèle à la façure, ledit levier étant muni d'au moins
une languette (3 ou 103) terminée par un oeil (27 ou 127) de guidage d'un fil de chaine
supplémentaire (4 ou 104), l'amplitude des mouvements d'oscillation et l'emplacement
de la course dudit premier levier oscillant étant tels que les oeils des languettes
se déplacent entre le plan de l'une des nappes (81, 83 ou 181, 183) de la foule et
une position située au-delà du plan bissecteur de la foule,
- un second levier oscillant (6 ou 106) monté aussi à pivotement sur un axe (31 ou
118) porté par le support (1 ou 101) et parallèle à la façure, ledit levier étant
muni de deux barrettes (7, 7 ou 107A, 107B) parallèles à la façure qui sont mobiles
l'une contre l'autre dans une direction parallèle à la façure et qui présentent, chacune,
au moins un oeil (9 ou 109) de guidage d'un fil de tour (8 ou 108), l'amplitude des
mouvements d'oscillation et l'emplacement de la course dudit second levier oscillant
étant tels que les oeils de guidage des fils de tour se déplacent entre le plan de
l'autre nappe de la foule et une position située au-delà du plan bissecteur de la
foule,
- des moyens (15, 16, 34, 35 ou 117, 115, 111, 147, 149, 152) de commande de pivotement
des deux leviers oscillants (2, 6 ou 102, 106) à partir d'un organe rotatif primaire
(44 ou 118) tourillonnant sur le support, conçus de manière telle que les oeils (27
ou 127) des languettes (3 ou 103) de guidage des fils de chaîne supplémentaires (4
ou 104) et les oeils (9 ou 109) des barrettes (7, 7 ou 107A, 107B) de guidage des
fils de tour (8 ou 108) soient en opposition de phase, à une cadence qui est un sous-multiple
de celle de la formation de la foule,
- et des moyens (49, 55, 65 ou 142, 143, 144, 145) de commande des barrettes (7, 7
ou 107A, 107B) de guidage des fils de tour (8 ou 108) par transformation du mouvement
rotatif de l'organe rotatif primaire (44 ou 118) en un mouvement alternatif de déplacement
relatif des deux barrettes, de manière telle qu'elles se déplacent, en sens opposés,
au voisinage de l'une des extrémités de la course du second levier oscillant (6 ou
106) qui les porte, et la longueur et l'emplacement de la course de chaque barrette
étant tels que chaque oeil (9 ou 109) de guidage d'un fil de tour (8 ou 108) passe
alternativement d'un côté et de l'autre du plan vertical dans lequel se trouve le
fil de chaîne supplémentaire (4 ou 104) correspondant.
2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de commande
de pivotement des deux leviers oscillants (2, 6) comportent deux cames (16, 35) qui
sont fixées sur un moyeu commun (44) solidaire de l'organe rotatif primaire (44) et
qui coopèrent, respectivement, avec deux galets (15, 34) portés par les deux leviers
oscillants.
3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les axes des deux
galets (15, 34) sont situés sensiblement dans un même plan géométrique radial (P)
de l'organe rotatif primaire, tandis que les axes (11, 31) de pivotement des deux
leviers oscillants (2, 6) sont situés respectivement de part et d'autre de ce plan
géométrique.
4. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de commande
de déplacement relatif des barrettes (7) de guidage des fils de tour (8) comportent
un tiroir (55) qui coulisse, par rapport au deuxième levier oscillant (6), dans une
direction perpendiculaire à celle des barrettes et qui est relié à l'organe rotatif
primaire (44) par un excentrique (49) ou équivalent, ledit tiroir présentant deux
éléments inclinés de commande (58, 59 ou 81) qui coopèrent, respectivement avec des
éléments conjugués (62, 63 ou 82) appartenant aux deux barrettes.
5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les deux éléments
inclinés de commande sont des rainures-cames croisées (58, 59) .. et les éléments
conjugués appartenant aux deux barrettes sont des ergots (62, 63) engagés respectivement
dans lesdites rainures-cames.
6. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les deux éléments
inclinés de commande sont des branches divergentes (81) en forme de "V" et les éléments
conjugués avec lesquels elles coopèrent sont des encoches inclinées correspondantes
(82) pratiquées dans les faces adjacentes des deux barrettes et dans lesquelles lesdites
branches divergentes sont respectivement engagées.
7. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un crochet
(71) de compensation des flottés de fils pendant la formation de la lisière, s'étendant
parallèlement à la façure, au voisinage des languettes (3) de guidage des fils de
chaîne supplémentaires et subissant un mouvement de monte-et-baisse en synchronisme
avec le mouvement de pivotement du premier levier oscillant (2) qui porte lesdites
languettes.
8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le crochet (71) de
compensation des flottés de fils est constitué par une extrémité recourbée d'une tige
(72) qui est serrée dans une bride (73) montée sur un pivot (74) fixé sur le support
(1) et qui est montée à coulissement dans une autre bride (75) montée sur un autre
pivot (76) fixé sur le bras du premier levier oscillant (2) qui porte déjà les languettes
(3).
9. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le second levier oscillant
(106) est formé d'un ensemble de deux bras (106A, 106B) disposés l'un à côté de l'autre
et dont les extrémités distales portent les barrettes (107A, 107B) de guidage des
fils de tour (108), tandis que leurs extrémités proximales sont montées folles à rotation
côte à côte, respectivement, sur deux parties d'un manchon (143) qui tourne sur le
support (101) sur un axe parallèle à la façure (151) et qui est lié en rotation à
l'organe rotatif primaire (118), les deux parties précitées dudit manchon faisant,
avec l'axe de rotation de ce manchon, un angle aigu "A", ce qui constitue les moyens
de commande des barrettes de guidage des fils de tour, les deux bras (106A, 106B)
étant reliés entre eux par des moyens (155) qui leur permettent de se rapprocher et
de s'éloigner légèrement l'un de l'autre pendant la rotation du manchon.
10. Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens de commande
des deux leviers oscillants (102, 106) comporte.nt, d'une part, une liaison (11, 115,
117) entre le premier levier (102) et l'organe rotatif primaire (118) et, d'autre
part, une liaison (148, 149) entre le second levier et le premier levier.
11. Dispositif suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la liaison entre
le premier levier (102) et l'organe rotatif primaire (118) comporte un galet (116)
monté sur un axe (117) qui est solidaire dudit levier et qui est sollicité par un
ressort (133) vers une came (117) liée en rotation à l'organe rotatif primaire.
12. Dispositif suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les deux leviers
oscillants (102, 106) sont montés à pivotement sur deux axes distincts parallèles
(111, 118) et en ce que la liaison entre les deux leviers consiste en une biellette
(149) articulée, d'une part, en un point intermédiaire (152) du second levier (106)
et, d'autre part, en un point (147) d'un prolongement (148) du premier levier (102)
situé entre les deux axes de pivotement des deux leviers.
13. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport des vitesses
de l'organe rotatif primaire (44) et de formation de la foule, d'une part, et le rapport
des vitesses des moyens (15, 16, 34, 35) de commande de pivotement des deux leviers
oscillants (2, 6) et des moyens (49, 55, 65) de commande des barrettes (7) de guidage
des fils de tour à la vitesse de l'organe rotatif primaire, d'autre part, sont tels
que, pendant la formation de deux foules, les deux leviers oscillants font deux aller
et retour et les deux barrettes font, l'une par rapport à l'autre, un seul aller et
retour, l'amplitude des mouvements d'oscillation et l'emplacement de la course du
premier levier oscillant (2) étant tels que les oeils (27) des languettes (3) de guidage
des fils de chaine supplémentaires se déplacent entre le plan de l'une des nappes
de la foule et une position intermédiaire située tout près du plan bissecteur de la
foule, tandis que l'amplitude des mouvements d'oscillation et l'emplacement de la
course du second levier oscillant (6) sont tels que les oeils (9) des barrettes (7)
de guidage des fils de tour se déplacent entre le plan de l'autre nappe de la foule
et une position intermédiaire située tout près du plan bissecteur de la foule.
14. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport de vitesses
de l'organe rotatif primaire (118) et de formation de la foule, d'une part, et le
rapport des vitesses des moyens (117, 115, 111, 147, 149, 152) de commande de pivotement
des deux leviers oscillants (102, 106) et des moyens (142, 143, 144, 145) de commande
des barrettes (107A, 107B) de guidage des fils de tour à la vitesse de l'organe rotatif
primaire, d'autre part, sont tels que, pendant la formation de quatre foules, les
deux leviers oscillants font deux aller et retour et les deux barrettes font, l'une
par rapport à l'autre, un seul aller et retour, l'amplitude des mouvements d'oscillation
et l'emplacement de la course des deux leviers oscillants étant tels que, pour les
positions extrêmes de ces deux leviers, les oeils (127) de guidage des fils de chaîne
supplémentaires et les oeils (109) de guidage des fils de tour, se trouvent, à tour
de rôle, dans le plan de chacune des deux nappes de la foule.