[0001] La présente invention concerne un procédé et un dispositif de commande d'un moteur
pas-à-pas et a principalement pour but de réduire au maximum la consommation de ce
moteur tout en garantissant une parfaite sécurité de fonctionnement même dans les
plus mauvaises conditions.
[0002] L'invention trouve une application particulièrement intéressante dans le domaine
de l'horlogerie. En effet, dans les pièces d'horlogerie électronique à affichage analogique
qui comportent un moteur pas-à-pas pour entraîner les organes d'affichage, la plus
grande partie de l'énergie fournie par la source d'alimentation électrique, qui est
en général une pile, est consommée par le moteur. Il est donc important de limiter,
autant que possible la consommation de ce moteur pour augmenter la durée de vie de
la pile ou, pour une durée de vie donnée, pouvoir diminuer son volume, la place disponible
dans une pièce d'horlogerie étant très limitée.
[0003] Dans la plupart des pièces d'horlogerie actuellement sur le marché, la durée des
impulsions motrices envoyées à intervalles réguliers au moteur est fixe. Cette durée,
généralement de 7,8 ms, est prévu de manière à garantir le bon fonctionnement du moteur
même dans les plus mauvaises conditions, c'est-à-dire avec une tension de pile faible,
pendant l'entraînement du mécanisme de calendrier, en présence de chocs ou de champ
magnétique externe, etc. Comme ces conditions défavorables ne se présentent que rarement,
le moteur est la plupart du temps suralimenté.
[0004] Une solution connue pour réduire la consommation en énergie du moteur consiste à
lui appliquer des impulsions motrices normales de durée réduite, par exemple de 3,9
ms, mais suffisantes pour assurer un fonctionnement correct dans les meilleurs conditions
et à prévoir un dispositif qui, après chacune de ces impulsions, détecte si le moteur
a ou non tourné. En cas d'absence de rotation ce dispositif de détection commande
l'envoi au moteur d'une impulsion de rattrapage de longue durée, qui permet à celui-ci
d'effectuer le pas raté. Bien qu'il constitue assurément une amélioration par rapport
au cas où le moteur n'est alimenté que par des impulsions de longue durée, un tel
système n'est pas satisfaisant car, dans le cas où le moteur ne tourne pas en réponse
à une impulsion normale, l'énergie de celle-ci est totalement perdue et très souvent
la durée de l'impulsion de rattrapage est largement supérieure à celle nécessaire
pour que le moteur effectue son pas.
[0005] D'autres systèmes utilisent des moyens pour détecter des modifications de la charge
du moteur et pour commuter la durée ou l'amplitude des impulsions motrices sur une
valeur supérieure lorsqu'une augmentation de la charge est détectée. De tels systèmes,
comme le précédent, ne sont en fait que des dispositifs de sécurité qui permettent
simplement de délivrer au moteur un surcroît d'énergie souvent surabondant lorsque
cela est nécessaire.
[0006] En fait il n'est possible de réduire notablement la consommation en énergie du moteur
qu'en lui associant des dispositifs de commande plus évolués qui permettent d'adapter
l'énergie des impulsions motrices à la charge momentanée qu'il doit entraîner et à
la tension d'alimentation.
[0007] Il a été proposé notamment de prévoir un circuit formateur d'impulsions capable de
produire des impulsions de plusieurs durées différentes associé à un dispositif qui,
comme précédemment, détecte la rotation ou l'absence de rotation du moteur et de réduire
progressivement la durée des impulsions envoyées au moteur jusqu'à ce qu'un pas non
effectué soit détecté. Une impulsion de rattrapage de durée maximale est alors appliquée
au moteur et l'énergie des impulsions motrices normales est fixée à la valeur supérieure
la plus proche. Si le pas suivant n'est pas effectué on procède à une nouvelle incrémentation.
Dans le cas contraire la valeur est maintenue pendant un certain temps. Si le moteur
a tourné normalement pendant cette période, la durée des impulsions est à nouveau
réduite. Une telle solution ne permet pas une adaptation permanente et rapide des
impulsions motrices à la charge du moteur; cette adaptation n'est en effet réalisée
qu'en moyenne. Par ailleurs, comme dans le cas du premier système mentionné ci-dessus,
l'envoi d'impulsions de rattrapage en cas de non-rotation fait que la consommation
en énergie est plus élevée qu'il n'est nécessaire.
[0008] Il existe des systèmes qui permettent effectivement d'asservir en permanence l'énergie
des impulsions motrices à la charge du moteur et à la tension de la pile. Ces dispositifs
comportent des moyens pour mesurer, pendant l'application de l'impulsion motrice,
un paramètre de fonctionnement représentatif de la position ou de la vitesse du rotor
et à interrompre cette impulsion à un instant déterminé en fonction du temps mis par
la grandeur physique mesurée à atteindre un niveau de référence prédéterminé, correspondant
à l'instant où le rotor a effectué son pas ou, tout au moins, a tourné d'une quantité
ou acquis une vitesse suffisante pour achever ce pas. Un tel système est assurément
le plus efficace. Toutefois, dans la pratique, il est nécessaire, pour fixer le niveau
de référence, de tenir compte des dispersions et des variations des caractéristiques
qui peuvent exister pour le moteur et pour certains composants du circuit d'asservissement
qui lui est associé. La valeur choisie n'est donc pas celle qui correspond à une consommation
minimale.
[0009] La présente invention a également pour but de supprimer cet inconvénient.
[0010] Ce but est atteint grâce au fait que le procédé selon l'invention de commande d'un
moteur pas à pas comprenant un rotor et une bobine recevant d'un dispositif de commande
associé au moteur des impulsions motrices normales pour faire tourner le rotor lorsque
ce dispositif est mis sous tension, ne consiste pas seulement à mesurer, lors de chaque
impulsion motrice normale, une grandeur physique représentative du mouvement du rotor
et à interrompre ladite impulsion motrice à un instant déterminé en fonction du temps
mis par la grandeur physique mesurée à atteindre un niveau de référence, mais également
à détecter la condition de rotation ou de non-rotation du rotor en réponse aux impulsions
motrices normales et à modifier le niveau de référence en fonction de l'information
fournie par cette détection.
[0011] Grâce à cela il est possible d'adapter le niveau de référence aux caractéristiques
propres de chaque moteur et à celle du dispositif de commande qui lui est associé,
de façon à avoir un rendement optimal de l'ensemble, ceci tout en conservant une très
grande sécurité de fonctionnement pour le moteur.
[0012] Selon une forme particulière du procédé selon l'invention le niveau de référence
est réglable par pas entre une valeur minimale et une valeur maximale et il est augmenté
d'un pas lorsque N pas non effectués par le rotor en réponse à des impulsions motrices
normales ont été détectés dans un intervalle de temps déterminé, N étant un nombre
qui peut être égal ou supérieur à 1.
[0013] Avantageusement les pas non effectués par le rotor en réponse à des impulsions motrices
normales sont rattrapés en appliquant à la bobine du moteur des impulsions motrices
de correction de durée suffisante pour assurer la rotation du rotor.
[0014] Le dispositif de commande qui permet de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention
comprend des moyens générateurs de signaux produisant un signal de sortie chaque fois
que le rotor doit faire un pas, des moyens de commande pour appliquer des impulsions
motrices normales à la bobine du moteur en réponse aux signaux de sortie fournis par
les moyens générateurs de signaux, des moyens couplés au moteur pour mesurer durant
chaque impulsion motrice normale la grandeur physique caractéristique du mouvement
du rotor et fournir un signal de mesure représentatif de cette grandeur, des moyens
pour produire un signal de référence correspondant au niveau de référence, des moyens
pour fournir un signal de comparaison entre le signal de mesure et ledit signal de
référence, des moyens qui reçoivent le signal de comparaison et qui agissent sur les
moyens de commande pour interrompre l'impulsion motrice normale à un instant déterminé
en fonction du temps mis par la grandeur physique à atteindre le niveau de référence,
ainsi que des moyens de détection pour détecter la condition de rotation ou de non
rotation du rotor, les moyens qui produisent le signal de référence étant conçus pour
pouvoir modifier la valeur de ce signal en fonction de l'information fournie par les
moyens de détection.
[0015] D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui va suivre,
faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement
limitatif, un exemple de mise en oeuvre de la présente invention. Sur ces dessins:
la fig. 1 est un schéma bloc d'un exemple de dispositif de commande selon l'invention
dans lequel le paramètre choisi pour l'asservissement de la durée des impulsions motrices
à la charge du moteur est la tension induite dans la bobine de ce moteur par le mouvement
du rotor;
la fig. 2 représente la tension délivrée par un circuit de mesure de la tension induite
faisant partie du circuit de la fig. 1 lorsque le moteur tourne normalement, lorsque
le rotor est bloqué et que l'impulsion motrice est en phase et enfin lorsque l'impulsion
motrice est en contrephase;
la fig. 3 est un schéma d'un circuit de détection des pas ratés pouvant être utilisé
dans le dispositif de commande selon l'invention;
la fig. 4 montre la forme des principaux signaux apparaissant dans le circuit de la
fig. 3;
la fig. 5 est un schéma d'une forme possible de réalisation du circuit de commande
du moteur pas-à-pas représenté sur le schéma-bloc de la fig.1;
la fig. 6 montre la forme des principaux signaux apparaissant dans le circuit de la
fig. 5;
les fig. 7 et 8 sont des schémas respectivement d'un compteur de pas ratés et d'un
circuit fournissant une tension de seuil variable U' qui peuvent être utilisés dans
le dispositif de l'invention; enfin
la fig. 9 montre la forme des principaux signaux apparaissant dans les schémas des
fig. 7 et 8, en particulier l'évolution de la tension de seuil Us en fonction du temps et des pas ratés.
[0016] Un système de commande d'un moteur pas-à-pas où la tension induite dans la bobine
du moteur par le mouvement du rotor est mesurée et comparée à un niveau de seuil ou
de référence pour permettre une adaptation de la durée des impulsions motrices à la
charge instantanée du moteur a déjà fait l'objet de la demande de brevet européen
déposée le 21 janvier 1982 au nom d'Asulab SA et publié sous le n° 60806. Naturellement,
comme dans les autres systèmes connus du même genre où l'on fait appel à d'autres
paramètres que la tension induite pour commander l'interruption des impulsions motrices,
le niveau de seuil est fixe. Cela n'empêche pas que certains éléments du dispositif
décrit dans cette demande européenne se retrouvent tels quels ou sous une forme légèrement
modifiée dans le mode de réalisation qui a été choisi à titre d'exemple pour mettre
en évidence l'invention.
[0017] On se référera donc fréquemment par la suite à cette demande européenne antérieure,
que ce soit pour faire des comparaisons ou pour ne pas avoir à décrire à nouveau en
détail des circuits ou parties de circuits qui l'ont déjà été dans le document en
question.
[0018] Pour éviter des confusions, les éléments du dispositif connu qui se retrouvent dans
celui de l'invention sont désignés par les mêmes repères dans la présente demande
que dans la demande européenne précitée. Par exemple, le circuit de calcul de la tension
induite qui porte la référence 11 sur la fig. 4 de la demande de brevet européen est
désigné par le même numéro sur la fig. 1 de la présente demande. Il en est de même
pour le circuit de calcul de la durée des impulsions motrices 13. A noter que la même
règle s'applique également aux signaux qui sont les mêmes dans les deux cas.
[0019] Par contre, les éléments qui remplissent la même fonction dans le dispositif de l'invention
que dans le dispositif connu mais qui ont dû être modifiés portent dans la présente
demande une référence qui est augmentée de 100 par rapport à la référence correspondante
utilisée dans la demande antérieure. Par exemple la porte ET 43 à deux entrées qui
attaque les transistors de commande du moteur de la fig. 12 de la demande européenne
devient, sur la fig. 5 de la présente demande, la porte ET 143 à 3 entrées, ces deux
portes remplissant fondamentalement le même rôle.
[0020] Enfin tout élément qui n'apparaît que dans la présente demande porte une référence
égale ou supérieure à 200.
[0021] Le dispositif de commande selon l'invention qui va être décrit maintenant et dont
le schéma général est représenté sur la fig. 1, laquelle est à mettre en parallèle
avec la fig. 4 de la demande de brevet européen précitée, est prévu pour équiper une
montre électronique avec aiguille de secondes.
[0022] Ce dispositif comprend un circuit générateur de signaux périodiques 8 constitué par
un oscillateur à quartz 300 qui produit un signal dont la fréquence est sensiblement
égale à 32768 Hz et par un diviseur de fréquence 400 qui, après une division par quinze
étages binaires de la fréquence de l'oscillateur et une mise en forme de l'onde, délivre
à sa sortie qui constitue également celle du circuit 8 un signal S
8 de 1 Hz, formé de fines impulsions dont la durée est, par exemple, égale à la période
du signal de l'oscillateur, soit environ 30 µs.
[0023] Un circuit logique combinatoire 203 est relié aux différentes sorties des étages
binaires du diviseur de fréquence 400 par une série de connexions pour produire trois
signaux logiques SA, SB, SC, qui sont nécessaires au fonctionnement du dispositif
et dont la forme sera précisée ultérieurement. Ce circuit 203 qui a également pour
fonction de diviser le signal de sortie du dernier étage binaire du diviseur de fréquence
et de fournir périodiquement, par exemple toutes les heures, un quatrième signal SD
dont l'utilité apparaîtra également par la suite, peut être réalisé de manière simple
qui est à la portée de l'homme de métier. Il ne sera donc pas décrit en détail ici.
[0024] Un circuit de commande 109, remplissant un rôle similaire au circuit 9 de la demande
européenne citée, a une première entrée reliée à la sortie du diviseur de fréquence
400, laquelle fournit le signal S
8. La sortie du circuit 109 délivre des impulsions motrices I à un moteur pas-à-pas
10. Une deuxième entrée du circuit 109 reçoit un signal S
13 d'arrêt de l'impulsion motrice I, comme cela est décrit dans la référence citée.
Enfin, conformément à la présente invention, une troisième entrée du circuit 109,
reçoit un signal Q211 de rattrapage des pas ratés. Une résistance 18, visible sur
la fig. 5, branchée en série avec le moteur 10, permet d'obtenir à ses bornes une
tension U19 représentative du courant qui traverse le moteur durant l'impulsion motrice
I.
[0025] Un circuit de calcul 11, représenté par la fig. 11 dans la référence européenne citée,
reçoit sur son entrée le signal U19 et élabore une tension de mesure U
m, représentative de la tension induite par le rotor durant sa rotation, laquelle apparaît
à la sortie de ce circuit, aux bornes de la résistance 82 de la demande européenne.
[0026] Un circuit comparateur 12 a une première entrée reliée à la sortie du circuit 11
alors qu'une seconde entrée reçoit une tension de référence ou de seuil U'
S. Ce comparateur 12 délivre à sa sortie un signal logique S12 qui se trouve au niveau
logique bas si U
m est inférieur à U'
s et au niveau logique haut si U
m est supérieur à U'
s. La tension de seuil U'
s est choisie en fonction de l'amplitude de la tension de mesure U
m obtenue dans ces conditions normales de fonctionnement du moteur, comme cela apparaîtra
par la suite. Le moment de transition du signal S
12 du niveau logique bas au niveau logique haut, compté à partir du début de l'impulsion
motrice I, définit un temps T
2 qui est représentatif du couple C fourni par le moteur.
[0027] La sortie du comparateur 12 est reliée à une première entrée d'un circuit de calcul
13, lequel détermine la durée de l'impulsion motrice I, et la sortie du diviseur de
fréquence 400 est reliée à une seconde entrée de ce circuit. A la sortie du circuit
13 apparaît le signal logique S
13. Ce signal est élaboré par le circuit 13 à partir des signaux S
8 et S
12 et il est appliqué sur la deuxième entrée du circuit de commande 109. Le signal S
i3 est normalement au niveau logique bas et passe au niveau logique haut T
3 secondes après la transition du signal S
12. Un niveau logique haut du signal S
13 a pour effet d'arrêter l'impulsion motrice 1 produite par le circuit de commande
109. La durée T
l de l'impulsion motrice tient donc compte du couple C que doit fournir le moteur et
elle vaut T
1 = T
2 + T
3.
[0028] La sortie du circuit 11, sur laquelle apparaît la tension de mesure U
m, est reliée à l'entrée d'un circuit détecteur de pas ratés 200. La sortie du circuit
200 est connectée à la troisième entrée du circuit 109 et à l'entrée d'un circuit
de comptage de pas ratés 201. Sur la sortie du circuit 200 apparaît un signal logique
Q211 qui est normalement à l'état logique bas et passe à l'état logique haut pendant
une seconde, par exemple, après la détection d'un pas raté. La sortie du circuit de
comptage 201 est reliée à une première entrée d'un circuit de référence de tension
202. La sortie de ce dernier circuit, fournissant la tension de seuil U'
s, est reliée à la seconde entrée du circuit 12. Le signal S220 apparaissant à la sortie
du circuit 201 est formé d'impulsions. Une impulsion est générée dès que le circuit
201 a compté N pas raté en Tn secondes. Typiquement N = 5 et Tn = 8s.
[0029] A chaque impulsion du signal S220, le circuit 202 incrémente la tension de seuil
U'
s d'un pas fixe. La tension U'
s peut ainsi varier entre un niveau minimum U'
so, qui peut être égal à 0, et un niveau maximum U'
sp en P pas. P vaut par exemple 10. Une fois que U'
s a atteint son niveau maximum, il y reste même si le circuit 202 reçoit d'autres impulsions.
Le circuit 202 a une deuxième entrée sur laquelle est appliqué un signal S226. Ce
signal ramène la tension U'
s à la valeur minimale U'
so chaque fois que l'ensemble du circuit de la fig. 1 est mis sous tension, par exemple
au moment du changement de la pile. Enfin la tension U'
s est encore ramenée périodiquement à U'
so, par exemple toutes les heures, par le signal SD produit par le circuit logique combinatoire
203 et appliqué sur une troisième entrée du circuit 202.
[0030] Pour expliquer le fonctionnement du dispositif de la fig. 1, il est avantageux de
la décomposer en deux boucles. En excluant les circuits 8 et 203 placés à l'extérieur
de ces boucles, la première, ou celle du bas, comprend les éléments référencés 109,
10, 11, 12 et 13. La seconde boucle, ou celle du haut, comprend les éléments 109,
10, 11 et 200 avec, en plus, une branche formée des éléments 201 et 202.
[0031] Si l'on fait abstraction du rattrapage des pas ratés et que l'on suppose que la tension
de seuil U'
s reste constante, la boucle du bas se ramène au schéma de la fig. 4 de la demande
européenne citée, le circuit 109 étant alors remplacé par le circuit 9. Dans cette
demande se trouve la description détaillée des éléments et circuits 9, 10, 11, 12
et 13 ainsi que l'explication du fonctionnement de l'ensemble du dispositif. Il y
a lieu de rappeler que ce dispositif permet d'adapter de façon optimale la durée T
l de l'impulsion motrice I au couple C que doit fournir le moteur en mesurant le temps
T
2 que met la tension de mesure U
m à atteindre la tension de seuil U'
s. Ce fonctionnement optimal, correspondant à une consommation minimale du moteur,
n'est cependant réalisé que si les caractéristiques k et K du moteur sont égales à
celles introduites dans le circuit de calcul 13 lequel détermine, à partir du temps
T
2, un temps T
3 qui, ajouté à T
2, donne la durée T
1 de l'impulsion motrice I.
[0032] Or comme cela a été déjà indiqué, en production, les caractéristiques du moteur,
du circuit 13 et des autres circuits de la boucle du bas présentent inévitablement
une certaine dispersion. Il en résulte que la condition de consommation minimale du
moteur est rarement réalisée en pratique, encore moins si le moteur est remplacé par
un autre modèle de caractéristiques différentes. Ceci représente naturellement une
limitation grave dans l'utilisation de ce dispositif de commande.
[0033] La boucle supérieure de rattrapage des pas perdus, en liaison avec la branche formée
des circuits 201 et 202 qui contrôle la tension de seuil U'
s, permet de s'affranchir dans une large mesure de la nécessité d'apparier les constantes
du circuit 13 aux constantes k, K du moteur et de rendre moins sensible le dispositif
aux variations des paramètres des autres circuits.
[0034] En effet le circuit de comptage des pas ratés 201 permet de définir un critère de
fonctionnement satisfaisant du moteur lorsqu'il est soumis à des perturbations extérieures.
On peut estimer par exemple que si le moteur, à la suite de chocs angulaires ou d'un
champ magnétique intense, ne perd pas plus de 4 pas par période de 8 secondes, l'énergie
des impulsions motrices I est suffisante. Aucune impulsion ne sera produite par le
circuit 201 et la tension de seuil U'
s continuera de garder sa valeur. Si par contre le nombre de pas perdus par période
de 8 secondes dépasse 4, l'énergie des impulsions motrices sera considérée comme insuffisante.
Une ou plusieurs impulsions seront alors générées par le circuit 201 dans lequel les
constantes N = 5 et Tn = 8 secondes ont été introduites. Chaque impulsion sur le signal
S220 produit l'incrémentation d'un pas de la tension de seuil U'
s du dircuit 202. Or, toutes choses égales, à une tension U'
s plus élevée correspond une énergie de l'impulsion motrice 1 plus grande. Ce processus
d'adaptation peut se poursuivre jusqu'à ce que l'énergie des impulsions motrices remlisse
le critère de fonctionnement satisfaisant adopté. Tous les pas ratés durant ce processus
d'adjuste- ment sont naturellement rattrapés. Pour tenir compte de l'évolution des
caractéristiques du moteur au cours du temps, à chaque changement de pile, ou périodiquement,
par exemple une fois par heure, la tension U'
s est remise à la valeur minimale U'
so à l'aide des signaux S226 ou SD. La valeur U'
s obtenue après le processus de réajustement correspond alors aux nouvelles conditions
de fonctionnement du moteur.
[0035] Examinons maintenant comment réagit le circuit 11 à une impulsion motrice 1 appliquée
au moteur 10 dans diverses situations. Dans notre exemple le moteur est du type pas-à-pas
et les impulsions motrices 1 sont polarisées. Cela signifie que pour faire tourner
le moteur d'un pas à partir d'une position donnée, l'impulsion motrice 1 doit avoir
la bonne polarité par rapport à la position du rotor ou, comme on dit, être en phase
avec ce dernier. Dans le cas contraire, si l'impulsion I a la mauvaise polarité, c'est-à-dire
qu'elle est en contrephase avec la position du rotor, le moteur ne tournera pas.
[0036] Trois cas sont à considérer et pour chacun la tension de mesure U
m fournie par le circuit 11 de la présente invention, correspondant au circuit de -
la fig. 11 de la référence européenne citée, est représentée par une courbe sur la
fig. 2. Le premier correspond au cas normal, celui où le moteur 10 reçoit une impulsion
motrice 1 en phase et effectue un pas. La tension de mesure U
m représentée par la courbe 205 sur la fig. 2 est alors une image fidèle de la tension
induite par la rotation du moteur. Cette courbe est caractérisée par une forte pointe
positive. Le deuxième cas est celui où le moteur 10 reçoit une impulsion I en phase
mais ne tourne pas, son rotor étant bloqué. La tension induite de rotation est alors
nulle tandis que la tension de mesure U
m produite par le circuit 11 dans cette situation, représentée par la courbe 206, montre
une oscillation de faible amplitude. Enfin, dans le troisième cas, le moteur reçoit
une impulsion 1 en contrephase. Il ne peut alors tourner et la tension induite est
donc également nulle. La tension de mesure U
m prend par contre une forte valeur négative, comme le montre la courbe 207 correspondant
à ce cas dans la fig. 2. Cela provient du fait que le flux magnétique crée par l'aimant
du rotor et celui produit par l'impulsion 1 s'ajoutent et saturent certaines parties
du stator. Cette saturation a pour effet de modifier la constante de temps UR du moteur,
L étant son inductance et R la résistance de la bobine. Or cette constante de temps
est utilisée dans le circuit 11 pour déterminer U
m. Ainsi dans le cas où l'impulsion motrice I est en contrephase, le circuit 11 fournit
une tension de mesure U
m erronée mais facile à détecter. Il suffit, en effet, de la comparer à une tension
de référence négative U
R. Si la tension résultante est positive, le moteur a tourné, si elle est négative
le moteur a raté un pas.
[0037] De ce qui précède, on voit que si le moteur rate un pas par blocage du rotor, l'impulsion
motrice I suivante, venant en contrephase, permettra de détecter aisément le pas perdu.
Comme l'impulsion motrice I en contrephase est inapte à faire tourner le moteur, il
y aura en tout deux pas perdus.
[0038] La fig. 3 montre la constitution du circuit de détection de pas raté 200. Ce circuit
comprend un amplificateur différentiel 210 dont la sortie est reliée à la borne S
de mise à l'état d'une bascule bistable 211. L'entrée non-inverseuse de l'amplificateur
210 est reliée à un référence de tension non représentée, fournissant la tension négative
U
R. L'entrée inverseuse du même amplificateur constitue l'entrée du circuit 200. Cette
entrée est reliée à la sortie du circuit 11 pour recevoir la tension de mesure U
m. La bascule 211 a une entrée de remise à zéro R qui est reliée à la sortie du diviseur
de fréquence 400 pour recevoir le signal S
3. Enfin la borne de sortie Q de la bascule 211 constitue également la sortie du circuit
200.
[0039] Le fonctionnement du circuit de la fig. 3 va maintenant être décrit en s'aidant des
signaux représentés sur la fig. 4 qui apparaissent aux différents points de ce circuit.
Le signal Sε provient de la sortie du diviseur de fréquence 400 et il comprend de
fines impulsions de secondes. La durée de ces impulsions est égale à la période du
signal de 32768 Hz provenant de l'oscillateur à quartz 300. La tension U
m est formée, en synchronisme avec le signal S
8, d'impulsions positives lorsque l'impulsion motrice 1 est en phase avec la position
du rotor du moteur, que celui-ci tourne ou non, et d'impulsions négatives lorsque
l'impulsion 1 est en contrephase. La comparaison de la tension U
m avec la tension de référence négative U
R dans l'amplificateur différentiel 210 produit à sa sortie un signal S210. Si le gain
de l'amplificateur 210 est suffisamment élevé, le signal S210 sera au niveau logique
bas lorsque U
m est supérieur à U
R et au niveau logique haut durant le temps où U
m est inférieur à U
R. Le signal S210 contient donc une impulsion positive de quelques millisecondes, légèrement
en retard sur les impulsions du signal S
8, au moment de la détection d'un pas raté du moteur.
[0040] La bascule 211 reçoit sur ses entrées R et S respectivement les signaux S
8 et S210. Le signal Sa remet la bascule à zéro toutes les secondes, ce qui entraîne
sur sa sortie Q un niveau logique bas. A chaque impulsion positive du signal S210
la bascule est mise à l'état, entraînant un niveau logique haut sur la sortie Q jusqu'à
la prochaine impulsion du signal S
8. Le signal logique Q211 qui apparaît sur la sortie Q de la bascule 211 est ainsi
normalement au niveau logique bas. Il passe au niveau logique haut après la détection
d'un pas raté et repasse au niveau bas une seconde plus tard.
[0041] Les instants correspondant au différentes situations du moteur qui viennent d'être
décrites, sont notées sur l'échelle des temps t de la fig. 4. A l'instant TA le moteur
reçoit une impulsion motrice I en phase et il tourne normalement. Le rotor du moteur
est supposé être bloqué à l'instant TB où l'impulsion motrice en phase produit une
tension U
m d'amplitude plus faible que précédemment. L'impulsion motrice 1 suivante vient alors
en contrephase à l'instant TC, le moteur ne peut tourner, que le rotor soit libre
ou bloqué, et la tension U
m produite est négative. Cela entraîne le passage à l'état logique haut du signal Q211.
Environ une demi seconde plus tard, à l'instant TD, alors que le signal Q211 est toujours
au niveau logique haut, la moteur reçoit, par des moyens qui seront décrits plus tard,
deux impulsions motrices de rattrapage produisant les deux impulsions positives voisines
de la tension de mesure U
m. La montre a alors rattrapé les deux pas perdus. Enfin, encore une demi seconde plus
tard, à l'instant TE, le moteur reçoit une impulsion motrice I en phase et tourne
normalement.
[0042] La fig. 5 de la présente invention est à mettre en parallèle avec la fig. 12 de la
demande européenne antérieure. Dans ces deux figures on distingue les blocs 11, 12
et 13 déjà mentionnés. Le bloc 9 de la fig. 12 est par contre remplacé par le bloc
109 dans la fig. 5. Le bloc 109 montre la composition du circuit de commande du moteur
10 selon la présente invention. Ce bloc a la même structure générale que le bloc 9,
malgré quelques modifications et la présence d'éléments supplémentaires.
[0043] Ces modifications ont deux buts. En premier lieu elles permettent de couper, après
un temps déterminé, l'impulsion motrice 1 en cas d'absence du signal d'arrêt S
13 = S57 de cette impulsion. Ceci peut se produire si la tension de mesure U
m est insuffisante pour déclencher le signal S13 à la suite, par exemple, du blocage
du moteur 10. En second lieu, ces modifications rendent possible l'introduction de
deux impulsions motrices de rattrapage entre deux impulsions motrices normales, lorsqu'un
pas raté a été détecté. Dans ces deux éventualités, la durée des impulsions motrices
est fixe et correspond à la durée optimale, c'est-à-dire celle qui permet au moteur
de transmettre le couple maximum. S'agissant d'un moteur pas-à-pas pour montre, la
durée optimale est typiquement de 7,8 ms, égale à la période d'un signal de 128 Hz.
C'est à cette valeur qu'il sera fait référence par la suite.
[0044] Le circuit représenté par le bloc 109 de la fig. 5 de la présente invention comprend
les éléments 10, 14, 15, 16, 17, 42, 45 et 58 déjà décrits dans le document européen
cité, les portes ET 143 et ET 144 qui ont une entrée de plus que les portes ET 43
et ET 44 du document cité et enfin une porte ET 215 et trois portes OU 216, OU 217
et OU 218 supplémentaires.
[0045] La sortie du diviseur de fréquence 400 est reliée à la première entrée de la porte
OU 216 de la fig. 5. Cette entrée reçoit ainsi le signal de seconde Sε. La sortie
du circuit de détection des pas ratés 200 est reliée à la première entrée de la porte
à deux entrées ET 215, qui reçoit ainsi le signal Q211. La sortie de la porte ET 215
est reliée à la seconde entrée de la porte OU 216. La sortie de cette dernière porte
est connectée à l'entrée d'horloge C
K de la bascule 42, à l'entrée de la porte ET 58 fonctionnant en inverseur et enfin
à l'entrée d'horloge C
K de la bascule 46, cette dernière faisant partie du bloc 13. La première entrée de
la porte OU 217 est reliée à la borne du circuit logique combinatoire 203 qui produit
le signal logique SA. Les secondes entrées des portes à deux entrées ET 215 et OU
218 sont reliées ensemble et le point commun est connecté à la sortie du circuit logique
203 qui génère le signal logique SB. La seconde entrée de la porte OU 217 est reliée
à la sortie de la porte ET 215 et la première entrée de la porte OU 218 est reliée
à la sortie Q de la bascule 45. La sortie de la porte OU 218 est connectée aux deuxièmes
entrées des portes à trois entrées ET 143 et ET 144. Les troisièmes entrées de ces
mêmes portes ET 143 et ET 144 sont reliées à la sortie de la porte OU 217. La première
entrée de la porte ET 143 est reliée à la sortie Q de la bascule 42 et la première
entrée de la porte ET 144 à la sortie Q
* de la même bascule. Enfin les sorties des portes ET 143 et ET 144 sont reliées aux
transistors de commande 14, 16, 16, 17 du moteur 10 et les bornes Q
* et R de la bascule 45 respectivement aux éléments 51 et 57 du bloc 13, comme cela
est décrit dans le document européen cité.
[0046] Avant de décrire le fonctionnement du circuit de la fig. 5, examinons les signaux
représentés sur la fig. 6 que reçoit ce circuit. Le signal S
8, déjà décrit dans la référence citée, est composé d'impulsions positives de secondes
d'une durée d'environ 30 µs. Le signal SA est également composé d'impulsions de secondes,
synchrones avec les impulsions du signal S
8, mais leur durée est de 7,8 ms. Le signal SB est formé d'un série de paires d'impulsions.
Chaque impulsion du signal SB a une durée de 7,8 ms et chaque paire d'impulsions est
située entre deux impulsions successives du signal S
8. Dans l'exemple de la fig. 6, les impulsions du signal SB formant une paire sont
séparées par un intervalle de 7,8 ms et chaque paire d'impulsions est située au milieu
de l'intervalle formé par deux impulsions successives du signal S
8. le signal Q45 a été décrit dans la référence européenne citée lorsque le moteur
tourne normalement. Ce signal est alors formé d'impulsions positives dont la durée
détermine celle des impulsions motrices I et varie en fonction du couple moteur fourni.
Lorsque le moteur est bloqué et perd un pas, l'amplitude du signal de mesure U
m est insuffisante pour atteindre la tension de seuil U' et produire le signal S13
de remise à zéro de la bascule 45. Le signal Q45 reste alors au niveau logique haut
jusqu'à la prochaine impulsion motrice de rattrapage dont la durée fixe de 7,8 ms
est supposée être suffisante pour faire tourner le moteur dans le cas les plus défavorables.
Le signal 0211 a déjà été décrit à propos des fig. 3 et 4. Ce signal passe au niveau
logique haut après détection d'un pas raté et reste dans cet état jusqu'à la prochaine
impulsion du signal S
8. Les signaux S143 et S144 représentent les impulsions d'attaque des transistors de
commande 14, 15, 16, 17 du moteur 10 dans le cas d'un fonctionnement normal et dans
celui du rattrapage des pas perdus. A l'exception des paires d'impulsion de rattrapage,
le début de toutes les autres impulsions sont synchrones avec le début des impulsions
du signal S
8. Enfin l'échelle des temps t indique, comme dans la fig. 4, en TA une rotation normale
du moteur, en TB un pas raté, en TC la détection d'un pas raté, en TD 1 et TD 2 les
deux pas de rattrapage et en TE de nouveau un pas de rotation normal.
[0047] Le fonctionnement du circuit 5 et en particulier du bloc 109 va maintenant être décrit
en s'aidant des signaux représentés sur la fig. 6. Lorsque le moteur fonctionne normalement,
le signal Q211 est au niveau logique bas puisqu'il n'y a eu aucun pas raté. La sortie
de la porte ET 215 reste alors également au niveau logique bas, quel que soit le niveau
du signal SB. La porte OU 216 transmet alors, sans le modifier, le signal S
8 qui se trouve ainsi être appliqué sur les bornes C
K des bascules 42 et 46 et à l'entrée de la porte 58.
[0048] La sortie de la porte OU 217 fournit un signal formé par le signal SA en fonctionnement
normal et par la superposition des signaux SA et SB juste après la détection d'un
pas raté. De même la sortie de la porte OU 218 fournit un signal formé par la superposition
des signaux SB et Q45. Les impulsions motrices 1 normales venant en synchronisme avec
le signal S
8, apparaissent alors que le signal SB est au niveau logique bas. Le signal SB n'a
donc, dans ce cas, aucun effet sur la porte OU 218 qui ne transmet alors que le signal
Q45 définissant la durée de l'impulsion motrice I. Ainsi au moment d'une impulsion
motrice 1 normale, le signal à la sortie de la porte OU 217 se trouve au niveau logique
haut pendant 7,8 ms et le signal à la sortie de la porte OU 218 au niveau logique
également haut, mais pendant la durée de l'impulsion du signal Q45. Lorsque la charge
du moteur est normale, la durée de l'impulsion du signal Q45 est d'environ 4 ms, bien
inférieure à la durée de 7,8 ms de l'impulsion du signal SA. Ces signaux étant appliqués
aux portes ET 143 et ET 144, on retrouve l'impulsion du signal Q45 à la sortie de
la première porte si la sortie 0 de la bascule 42 est au niveau logique haut, et à
la sortie de la seconde porte si c'est la sortie Q
* de la même bascule qui se trouve dans cet état. Il en résulte que le signal S143,
qui se trouve à la sortie de la porte ET 143, a une période de deux secondes et qu'il
est formé d'impulsions qui viennent s'intercaler au milieu de la distance séparant
deux impulsions successives du signal similaire S144 fournie par la porte ET 144.
Les signaux S143 et S144 viennent attaquer les transistors de commande 14 à 17, lesquels
génèrent l'impulsion motrice I.
[0049] Ainsi, lorsque le moteur travaille dans des conditions normales, le bloc 109 de la
fig. 5 de la présente invention fonctionne de façon identique au bloc 9 de la fig.
12 de la référence européenne citée. Cette situation correspond à l'instant TA de
l'échelle des temps t de la fig. 6.
[0050] Examinons à présent le cas où le moteur ne tourne pas, en réponse à une impulsion
motrice I en phase, et perd donc un pas. Ceci correspond à l'instant TB de l'échelle
des temps t de la fig. 6. Dans ces circonstances, la tension de mesure U
m reste inférieure à la tension de seuil U'
s, comme cela a déjà été expliqué. Le signal S12 produit par le bloc 12 reste alors
au niveau logique bas. Le bloc 13, ne recevant pas d'impulsion de commande du bloc
12, ne peut générer à son tour le signal S13 qui arrêterait l'impulsion motrice en
faisant passer le signal Q45 de l'état logique haut à l'état logique bas. Ainsi, le
moteur étant bloqué, l'impulsion motrice 1 une fois déclenchée se maintiendrait indéfiniment
dans le cas du bloc 9 de la référence européenne citée. Par contre, avec le bloc 109
de la présente invention, même si le signal Q45 reste en permanence au niveau logique
haut, l'impulsion motrice ne pourra pas durer plus longtemps que les 7,8 ms de l'impulsion
du signal SA. En effet le signal SA, traversant la porte OU 217, commande les portes
ET 143 et ET 144 en ne permettant le passage des signaux appliquées aux entrées de-ces
portes que durant le temps où le signal SA est à l'état logique haut.
[0051] Le moteur ayant raté un pas, l'impulsion motrice 1 suivante vient en contrephase
et elle est inapte, par principe, à faire tourner le moteur. Ceci correspond à l'instant
EC de l'échelle des temps t de la fig. 6. Le circuit 200 permet à cet instant de détecter
la non-rotation du moteur lors de l'impulsion motrice précédente en faisant passer
le signal de sortie Q211 de l'état logique bas à l'état logique haut. Le signal Q211
reste dans cet état jusqu'à la prochaine impulsion du signal Sa à l'instant TE de
l'échelle des temps t de la fig. 6, définissant ainsi une fenêtre d'une durée de 1
seconde.
[0052] Juste après l'instant TC représenté sur la fig. 6, le moteur a ainsi perdu deux pas
qui doivent être rattrapés avant l'instant TE, par exemple au milieu de l'intervalle
de temps séparant TC de TL, aux instants TD1 et TD2 définis par la paire d'impulsions
correspondante du signal SB. Le signal Q211 est alors au niveau logique haut, ce qui
permet aux deux impulsions du signal SB de passer à travers les portes ET 215 et OU
216 pour atteindre la borne C
K de la bascule 42 de la fig. 5. Le signal SB passe alors également à travers la porte
OU 217, pour atteindre les troisièmes entrées des portes ET 143 et ET 144. La première
impulsion du signal SB met la bascule 42 dans un état permettant de produire une impulsion
motrice en phase à l'instant TD1, puisque l'impulsion motrice à l'instant TC était
en contrephase et que le moteur n'avait pas tourné. Dans le cas représenté sur la
fig. 6, c'est la sortie Q
* de la bascule 42 qui doit passer au niveau logique haut. Comme le signal SA est au
niveau logique bas au voisinage des instants TD1 et TD2, à la sortie de la porte OU
218 on retrouve uniquement les deux impulsions du signal SB. D'autre part à l'instant
TD1 le niveau logique du signal de sortie de la porte OU 218 se trouve à l'état logique
haut car les signaux logiques SB et Q45 sont également dans cet état. Il en résulte
qu'à l'instant TD1 le signal S143 est au niveau logique bas et le signal S144 au niveau
logique haut. Une impulsion motrice I en phase est alors produite par les transistors
de commande 14 à 17. La rotation du moteur fait passer le signal Q45 au niveau logique
bas environ 4 ms après le début de l'impulsion motrice comme dans le cas normal. Cette
transition du signal Q45 n'entraîne cependant pas l'arrêt de l'impulsion motrice I
dans le cas du rattrapage d'un pas perdu. En effet à la sortie des portes OU 217 et
OU 218 on retrouve alors les deux impulsions du signal SB qui déterminent la durée
des impulsions motrices, égale à 7,8 ms. A l'instant TE, après avoir rattrapé les
deux pas perdus, le moteur fonctionne de nouveau normalement.
[0053] Considérons maintenant le circuit de comptage de pas ratés 201, représenté sur la
fig. 7. Il comprend essentiellement un compteur par N référencé 220. La valeur de
N est typiquement égale à 5. Ce compteur a une borne d'entrée, une borne de sortie
et une borne de remise à zéro R.
[0054] La borne d'entrée reçoit le signal Q211 venant du détecteur de pas ratés 200. La
borne de sortie délivre un signal S220 formé d'une impulsion de durée arbitraire,
chaque fois que le compteur a compté par N. Enfin la borne R reçoit un signal de remise
à zéro SC pris à la sortie du circuit 203 dont la période T
n est, par exemple, de 8 secondes. Ainsi s'il y a 5 pas ratés ou davantage en une période
de 8 secondes, le signal de sortie S220 comprendra une impulsion à la fin de cette
période. Les impulsions du signal S220, désignées par A, B,... P sur la fig. 9, se
répartissent naturellement de façon irrégulière au cours du temps. Tous les pas ratés
sont bien entendu rattrapés.
[0055] Examinons enfin le circuit de référence de tension 202, représenté sur la fig. 8.
Ce circuit comprend un compteur par P, référencé 221, ayant une borne d'entrée, une
borne de mise à l'état S et p bornes de sortie notée a, b.c... p. La valeur de P est
typiquement égale à 10. La borne d'entrée reçoit le signal S220, issu du circuit de
comptage de pas ratés 201, et la borne de mise à l'état S est reliée à la sortie d'une
porte OU 225 à deux entrées. La première entrée de cette porte reçoit le signal SD,
fourni par le circuit 203, qui donne, par exemple, une impulsion toutes les heures.
La seconde entrée est reliée à un circuit 226, non décrit mais connu en soi, qui délivre
un signal de sortie S226 contenant une impulsion au moment où la batterie qui fournit
la tension d'alimentation U
a est placée dans la montre. Les bornes de sortie a, b,... p du compteur 221 sont reliées
chacune à la borne de commande d'une porte de transmission, les portes de transmission
étant notées respectivement 223a, 223b,... 223p. Chaque porte de transmission relie
la première borne d'une première résistance de charge 224, commune à toutes ces portes,
à la première borne d'une seconde résistance de charge. A chaque porte de transmission
correspond donc une seconde résistance de charge et ces p résistances sont notées
respectivement 224a, 224b,... 224p. Les secondes bornes des résistances 224, 224a,
224b,... 224p sont toutes réliées à la masse. Une porte de transmission est rendue
conductrice lorsque sa borne de commande est portée au niveau logique haut. Si non
elle se trouve à l'état bloquant. Entre la borne d'alimentation Ua, reliée à la batterie
de la montre, et la première borne de la résistance 224 est connectée une source de
courant 222. Cette source débite un courant constant IR. Enfin la tension de seuil
U'
s constituant la sortie du circuit 202, est prise sur la première borne de la résistance
224.
[0056] Le fonctionnement du circuit de la fig. 8 va maintenant être décrit en se référant
aux signaux montrés sur la fig. 9. Cette dernière figure représente les variations
des signaux S221 a, S221b,... S221 p, apparaissant sur les bornes de sortie a, b,
... p du compteur 221, en fonction des impulsions A, B,... P contenues dans le signal
S220, ainsi que les variations de la tension de seuil U' qui en résultent. A l'instant
initial le compteur 221 est remis à l'état par une impulsion du signal S220 ou du
signal SD, cette impulsion étant transmise à la borne S du compteur par la porte OU
225. Les signaux S221 a, S221 b,... S221 p sont alors tous au niveau logique haut.
Les portes de transmission 223a, 223b,... 223p, commandées par ces signaux, sont ainsi
toutes rendues conductrices. Il en résulte que les résistances de charge 224a, 224b,...
224p viennent toutes en parallèle sur la résistance de charge 224. La mise en parallèle
de toutes ces résistances définit une résistance de charge équivalent minimum. La
source de courant 222 débitant un courant constant IR dans cette résistance de charge
équivalente, produit à ses bornes une tension de seuil minimum U'
so. Si l'énergie de l'impulsion motrice I correspondant à ce seuil est insuffisante
pour que le moteur ait un fonctionnement satisfaisant au sens du critère énoncé plus
haut, une impulsion A sera générée par le circuit 201 et transmise par le signal S220
au compteur 211, lequel avancera d'une unité. Dans ce nouvel état du compteur, le
signal de sortie S221a passe au niveau logique bas, les autres sorties restant au
niveau logique haut. La porte de transmission 223a passe alors de l'état conducteur
à l'état bloquant et déconnecte la résistance 224a de la résistance 224. La résistance
de charge équivalente augmente donc de valeur. Il en est de même de la tension de
seuil qui passe de U'
so à la valeur directement supérieure U'
sa. La même processus pourra se reproduire, si nécessaire, avec les impulsions B, C,...
P incrémentant, chaque fois, la tension de seuil d'un pas jusqu'à la valeur maximale
U'
sp. Avec l'impulsion P+1 la tension de seuil retombe à la valeur minimale U'
so et le cycle pourra recommencer. En pratique la tension de seuil doit se stabiliser
à une valeur inférieur à U'
sp, le retour à la valeur minimale U'
so n'étant produit que par les impulsions des signaux S226 ou SD.
[0057] Naturellement, l'invention n'est pas limitée à la forme particulière de mise en oeuvre
qui vient l'être décrite. Par exemple, dans ce mode de réalisation, la tension de
seuil U' est périodiquement remise à sa valeur minimale U'
so, ceci d'une part pour pouvoir la diminuer dans le cas où, à cause de perturbations
extérieures, le rotor aurait raté plus que les N pas prévus et où, par conséquent,
cette tension aurait été amenée à prendre une valeur trop élevée et, d'autre part,
pour permettre au dispositif de commande de s'adapter automatiquement aux variations
possibles des caractéristiques et des conditions de fonctionnement du moteur au cours
du temps.
[0058] Il est clair que l'on ne sortirait pas du cadre de l'invention si l'on se contenait
de ramener le niveau de référence à sa valeur minimale lors de chaque mise sous tension
du circuit de commande. A la limite on pourrait même prévoir de ne régler la tension
de seuil à la valeur U'
so que lorsque le moteur est mis en marche pour la première fois. De telles solutions
seraient bien sûr moins avantageuses mais elles représenteraient tout de même une
amélioration par rapport aux systèmes connus où la référence est fixe.
[0059] Plutôt que de remettre périodiquement la tension de seuil à sa valeur minimale il
est possible de la décrémenter progressivement, pas par pas, jusqu'à ce qu'apparaissent
des arrêts du moteur et, si les arrêts sont trop fréquents, de l'augmenter à nouveau.
[0060] Par ailleurs le circuit de comptage de pas ratés 201 est prévu pour éviter que le
niveau de seuil soit précipitamment augmenté, dès qu'un pas n'est pas franchi par
le rotor, alors que ceci peut être dû par exemple à un choc ou à un champ magnétique
externe et non pas au fait que ce niveau est trop bas. Il est donc surtout utile dans
les deux cas qui viennent d'être envisagés, c'est-à-dire lorsque la tension de référence
est mise à sa valeur minimale seulement au moment où le dispositif est mis en marche
pour la première fois ou lorsqu'elle n'est ramenée à cette valeur qu'à chaque changement
de pile. En effet, sans ce compteur, en attaquant le circuit 202 directement par le
signal Q211, la tension de seuil pourrait alors être amenée très vite à prendre sa
valeur maximale et la consommation l'énergie du moteur serait inutilement élevée pendant
toute la durée de vie de la montre ou tout au moins d'une pile. Par contre, si le
dispositif de commande est conçu pour que le niveau de référence soit fréquemment
réajusté le circuit de comptage 201 peut sans grand inconvénient être supprimé, en
reliant la sortie du circuit 200 à la première entrée de circuit 202, car l'énergie
consommée ne peut alors être excessive que pendant une période limitée. De plus il
est toujours possible de diminuer les pertes d'énergie en augmentant la fréquence
de réajustement du niveau de référence.
[0061] D'autre part il est évident que l'invention reste valable pour tout paramètre représentatif
du fonctionnement du moteur autre que la tension induite par le mouvement du rotor.
Il pourrait tout aussi en s'agir de la tension induite globale qui inclut les effets
dus à la self propre de la bobine, du courant qui traverse le moteur, de la variation
de flux magnétique dans le stator ou de toute variable résultant d'opérations mathématiques
sur ces grandeurs.
[0062] Le schéma bloc de la fig. 1 resterait valable pour ces différentes variantes sauf
en ce qui concerne le circuit de comptage des pas ratés qui, comme cela vient d'être
indiqué, peut dans certains cas être supprimé et le circuit de calcul de la durée
des impulsions motrices qui n'est pas toujours nécessaire, l'interruption de ces impulsions
pouvant parfois être commandée directement par la sortie du comparateur. Bien entendu
les autres circuits, tout au moins le circuit de mesure 11 et le circuit détecteur
de pas ratés 200 devraient être adaptés à la grandeur physique choisie comme paramètre
représentatif. Par exemple dans le cas où c'est la variation de flux magnétique à
travers la bobine qui est retenu comme paramètre le circuit 11 peut être l'un de ceux
qui sont décrits dans la demande de brevet allemand n° 3132304.
[0063] Enfin, dans la forme de réalisation du dispositif de commande selon l'invention qui
a été décrite la grandeur physique choisie pour régler la durée des impulsions motrices
servait aussi pour la détection des pas ratés. Il est clair que ceci n'est pas obligatoire
et que des paramètres différents peuvent être utilisés pour les deux choses. S'il
en est ainsi l'entrée du circuit de détection des pas ratés 200 ne doit plus être
reliée à la sortie du circuit de mesure 11 mais directement à la bobine du moteur
ou éventuellement au circuit de commande du moteur.
1. Procédé de commande d'un moteur pas-à-pas comprenant un rotor et une bobine recevant
d'un dispositif de commande associé au moteur des impulsions motrices normales pour
faire tourner ledit rotor lorsque ledit dispositif de commande est mis sous tension,
ledit procédé consistant à mesurer, lors de chaque impulsion motrice normale; une
grandeur physique représentative du mouvement du rotor et à interrompre ladite impulsion
motrice à un instant déterminé en fonction du temps mis par la grandeur physique mesurée
à atteindre un niveau de référence, caractérisé par le fait qu'il consiste également
à détecter la condition de rotation ou de non-rotation du rotor en réponse auxdites
impulsions motrices normales et à modifier ledit niveau de référence en fonction de
l'information fournie par cette détection.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit niveau de référence
est réglable par pas entre une valeur minimale et une valeur maximale et est augmenté
d'un pas lorsque N pas non effectués par le rotor en réponse à des impulsions motrices
normales ont été détectés dans un intervalle de temps déterminé, N étant un nombre
égal ou supérieur à 1.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit niveau de référence
est réglé à ladite valeur minimale lors de la première mise sous tension du dispositif
de commande.
4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit niveau de référence
est ramené à ladite valeur minimale lors de chaque mise sous tension du dispositif
de commande.
5. Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé par le fait que ledit niveau
de référence est également ramené périodiquement à ladite valeur minimale après la
mise sous tension du dispositif de commande.
6. Procédé selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé par le fait qu'il consiste
également à appliquer à la bobine du moteur ces impulsions motrices de correction
de durée suffisante pour permettre au rotor de rattraper chaque pas non- effectué
en réponse à une impulsion motrice normale.
7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que
la grandeur physique mesurée est la tension induite dans la bobine par le mouvement
du rotor.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la grandeur
physique mesurée est la variation de flux magnétique à travers ladite bobine.
9. Dispositif de commande d'un moteur pas-à-pas la mise en oeuvre du procédé selon
la revendication 1, comprenant des moyens générateurs de signaux produisant un signal
de sortie chaque fois que le rotor doit faire un pas, des moyens de commande pour
appliquer des impulsions motrices normales à la bobine du moteur en réponse aux signaux
de sortie fournis par les moyens générateurs de signaux, des moyens couplés au moteur
pour mesurer durant chaque impulsion motrice normale la grandeur physique caractéristique
du mouvement du rotor et fournir un signal de mesure représentatif de cette grandeur,
des moyens pour produire un signal de référence correspondant audit niveau de référence,
des moyens pour fournir un signal de comparaison entre ledit signal de mesure et ledit
signal de référence et des moyens recevant ledit signal de comparaison et agissant
sur lesdits moyens de commande pour interrompre ladite impulsion motrice à un instant
déterminé en fonction du temps mis par ladite grandeur physique à atteindre ledit
niveau de référence, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre des moyens de
détection (200, 201 ) pour détecter la condition de rotation ou de non-rotation du
rotor en réponse aux impulsions motrices normales et que les moyens (202) produisant
ledit signal de référence (U's) sont conçus pour pouvoir modifier la valeur de ce signal en fonction de l'information
fournie par lesdits moyens de détection.
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que lesdits moyens
de détection (200, 201) détectent les pas non effectués par le rotor en réponse à
des impulsions motrices normales, que les moyens produisant ledit signal de référence
(U's) sont conçus pour pouvoir modifier la valeur de ce signal par pas entre une valeur
minimale (U'so) et une valeur maximale (U'sp) et que la valeur dudit signal de référence est augmentée d'un pas lorsque N pas
non effectués par le rotor ont été détectés dans un intervalle de temps déterminé,
N étant un nombre supérieur ou égal à 1.
11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait qu'il comprend des
moyens (226) pour régler la valeur du signal de référence (U's) à ladite valeur minimale (U'so) lors de sa première mise sous tension.
12. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait qu'il comprend des
moyens (226) pour ramener la valeur du signal de référence (U' s) à ladite valeur
minimale (U' so) chaque fois qu'il est mis sous tension.
13. Dispositif selon la revendication 11 ou 12, caractérisé par le fait qu'il comporte
en outre des moyens (203) pour ramener périodiquement la valeur du signal de référence
(U's) à ladite valeur minimale (U'so) après la mise sous tension dudit dispositif.
14. Dispositif selon l'une des revendications 10 à 13, caractérisé par le fait qu'il
comporte en plus des moyens (215, 218) reliés auxdits moyens de détection pour appliquer
à la bobine du moteur (10) des impulsions motrices de correction de durée suffisante
pour permettre au rotor de rattraper chaque pas non effectué en réponse à une impulsion
motrice normale.
15. Dispositif selon l'une des revendications 10 à 14, caractérisé par le fait que
lesdits moyens de détection (200, 201) reçoivent ledit signal de mesure (Um) pour détecter les pas non effectués par le rotor.
16. Dispositif selon l'une des revendications 9 à 15, caractérisé par le fait que
la grandeur physique mesurée est la tension induite dans la bobine par le mouvement
du rotor.
17. Dispositif selon l'une des revendications 9 à 15, caractérisé par le fait que
la grandeur physique mesurée est la variation de flux magnétique à travers ladite
bobine.
1. Verfahren zur Steuerung eines Schrittmotors, umfassend einen Rotor und eine Spule,
die von einer dem Motor zugeordneten Steuervorrichtung normale Antriebsimpulse erhält,
um den genannten Rotor in Drehung zu versetzen, wenn die genannte Steuervorrichtung
unter Spannung gesetzt wird, wobei das genannte Verfahren darin besteht, bei jedem
normalen Antriebsimpuls eine der Rotorbewegung entsprechende physikalische Grösse
zu messen und den genannten Antriebsimpuls zu einem Moment zu unterbrechen, der durch
die Zeit gegeben ist, in welcher die physikalische Grösse einen Referenzpegel erreicht,
dadurch gekennzeichnet, dass es auch darin besteht, den Zustand der Drehung oder Nichtdrehung
des Rotors nach Abgabe der genannten normalen Antriebsimpulse zu erfassen und den
genannten Referenzpegel in Abhängigkeit der durch diese Erfassung gelieferten Information
zu ändern.
2. Verfahren gemäss Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der genannte Referenzpegel
schrittweise zwischen einem Mindestwert und einem Höchstwert einstellbar ist und jeweils
um einen Schritt erhöht wird, wenn nach Abgabe von normalen Antriebsimpulsen N nicht
vom Rotor ausgeführte Schritte in einer gegebenen Zeitspanne ermittelt worden sind,
wobei N gleich oder grösser als 1 ist.
3. Verfahren gemäss Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der genannte Referenzpegel
beim ersten Unterspannungsetzen der Steuervorrichtung auf den genannten Mindestwert
eingestellt wird.
4. Verfahren gemäss Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der genannte Referenzpegel
bei jedem Unterspannungsetzen der Steuervorrichtung auf den genannten Minimalwert
zurückgeführt wird.
5. Verfahren gemäss Anspruch 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, dass der genannte Referenzpegel
auch im Spannungszustand der Steuervorrichtung periodisch auf den genannten Minimalwert
zurückgeführt wird.
6. Verfahren gemäss einem der Ansprüche 2 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass es auch
darin besteht, an der Motorwicklung diese Korrekturantriebsimpulse anzulegen, während
deren Dauer der Rotor jeden nach Abgabe eines normalen Antriebsimpulses nicht ausgeführten
Schritt einholen kann.
7. Verfahren gemäss einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass
die gemessene physikalische Grösse die durch die Rotorbewegung in die Wicklung induzierte
Spannung ist.
8. Verfahren gemäss einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass die
gemessene physikalische Grösse die Variation des Magnetflusses in der genannten Wicklung
ist.
9. Vorrichtung zur Steuerung eines Schrittmotors zur Durchführung des Verfahrens gemäss
Anspruch 1, umfassend Mittel zur Signalerzeugung, die ein Ausgangssignal immer dann
abgeben, wenn der Rotor einen Schritt ausführen soll, Steuerungsmittel, um an die
Motorwicklung nach Erhalt der von den Signalerzeugungsmitteln gelieferten Signale
normale Antriebsimpulse anzulegen, mit dem Motor gekoppelte Mittel, um während jedem
normalen Antriebsimpuls die die Rotorbewegung kennzeichnende physikalische Grösse
zu messen und ein dieser Grösse entsprechendes Messsignal zu liefern, Mittel zur Erzeugung
eines dem genannten Referenzpegel entsprechenden Referenzsignals, Mittel zur Lieferung
eines Vergleichssignals zwischen dem genannten Messsignal und dem genannten Referenzsignal,
und Mittel, die das genannte Vergleichssignal empfangen und auf die genannten Steuerungsmittel
einwirken, um den genannten Antriebsimpuls zu einem Zeitpunkt zu unterbrechen, der
in Abhängigkeit der Zeit gegeben ist, in der die genannte physikalische Grösse das
genannte Referenzniveau erreicht, dadurch gekennzeichnet, dass sie ferner Erfassungsmittel
(200, 201) umfasst, um den Zustand der Drehung oder Nichtdrehung des Rotors nach Abgabe
der normalen Antriebsimpulse zu erfassen, und dass die Mittel (202) zur Erzeugung
des genannten Referenzsignals (U's) so ausgebildet sind, dass sie den Wert dieses Signals in Abhängigkeit der von den
genannten Erfassungsmitteln gelieferten tnformation ändern können.
10. Vorrichtung gemäss Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass die genannten Erfassungsmittel
(200, 201) die vom Rotor nach Abgabe von normalen Antriebsimpulsen nicht ausgeführten
Schritte ermitteln können, dass die Mittel zur Erzeugung des genannten Referenzsignals
(U's) so ausgebildet sind, dass sie den Wert dieses Signals schrittweise zwischen einem
Mindestwert (U'so) und einem Höchstwert (U'sp) ändern können, und dass der Wert des genannten Referenzsignals erhöht wird, wenn
N nicht vom Rotor ausgeführte Schritte in einer bestimmten Zeitspanne ermittelt worden
sind, wobei N gleich oder grösser als 1 ist.
11. Vortichtung gemäss Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass sie Mittel (226)
umfasst, um den Wert des Referenzsignals (U' s) bei ihren ersten Unterspannungsnetzen
auf den genannten Minimalwert (U'so) zu führen.
12. Vorrichtung gemäss Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass sie Mittel (226)
umfasst, um den Wert des Referenzsignals (Us) auf den genannten Minimalwert (U'so) jedesmal dann zurückzuführen, wenn sie unter Spannung gesetzt wird.
13. Vorrichtung gemäss Anspruch 11 oder 12, dadurch gekennzeichnet, dass sie ferner
Mittel (203) umfasst, um den Wert des Referenzsignals (U's) während ihres Spannungszustands periodisch auf den genannten Mindestwert (U'so) zurückzuführen.
14. Vorrichtung gemäss einem der Ansprüche 10 bis 13, dadurch gekennzeichnet, dass
sie ausserdem Mittel (215, 218) umfasst, die mit den genannten Erfassungsmitteln verbunden
sind, um an der Motorwicklung (10) Korrekturantriebsimpulse anzulegen, deren Dauer
ausreichend ist, damit der Rotor jeden nach Abgabe eines normalen Antriebsimpulses
nicht ausgeführten Schritt einholen kann.
15. Vorrichtung gemäss einem der Ansprüche 10 bis 14, dadurch gekennzeichnet, dass
die genannten Erfassungsmittel (200, 201) das genannte Messsignal (Um) erhalten, um
die vom Rotor nicht ausgeführten Schritte zu erfassen.
16. Vorrichtung gemäss einem der Ansprüche 9 bis 15, dadurch gekennzeichnet, dass
die gemessene physikalische Grösse die durch die Rotorbewegung in die Wicklung induzierte
Spannung ist.
17. Vorrichtung gemäss einem der Ansprüche 9 bis 15, dadurch gekennzeichnet, dass
die gemessene physikalische Grösse die Variation des Magnetflusses in der genannten
Wicklung ist.