[0001] La présente invention se rapporte à une fixation de sécurité d'une chaussure sur
un ski, et plus particulièrement à une fixation de sécurité comportant notamment des
mâchoires latérales destinées à maintenir en position de service la chaussure sur
un ski.
[0002] Le principe des fixations à mâchoires latérales est connu depuis plusieurs années,
notamment par FR-A-1. 411. 638 et FR-A-2. 021. 237, mais n'a jusqu'à présent pas abouti
à des réalisations suffisamment fiables pour être commercialisées. Des améliorations
ont été apportées par exemple pour améliorer le dégagement de la chaussure en cas
d'ouverture de sécurité de la fixation, comme décrit dans FR-A-2. 420.358, ou bien
pour améliorer le fonctionnement même de ce type de fixations et leur donner une fiabilité
plus grande en cas de chute, comme divulgué dans les demandes de brevets européens
de la même titulaire respectivement EP-A-0 084 813 et EP-A-0 085 313.
[0003] Il ressort de tests récents que la répartition des cinq causes principales d'accidents
dus à la pratique du ski sur neige est la suivante :

[0004] Les fixations de sécurité actuellement commercialisées avec butée avant et talonnière
sont construites pour permettre le dégagement de la chaussure en cas de torsion et
de chute avant, la chute arrière n'étant pas ou mal protégée par un dégagement possible.
[0005] On constate donc que les risques importants sont provoqués par les chutes combinées
de torsion en association avec une chute avant ou une chute arrière, ces deux facteurs
de risque représentant à eux seuls près de 56 % des accidents. Les raisons de ces
causes d'accidents sont dues essentiellement aux frottements parasitaires des extrémités
de la chaussure lors de chutes combinées avant et torsion, ceux- ci créant un couple
supplémentaire en torsion de l'ordre de 3 à 4 mDan venant s'ajouter au couple de torsion
préréglé par la butée de la fixation. De plus, le vrillage transversal de la chaussure
par rapport à l'axe longitudinal engendre, lors de chutes combinées, des coincements
entre la chaussure et les mâchoires de butée avant qui provoquent également une augmentation
du couple de torsion. Le couple total ainsi engendré atteint largement les valeurs
critiques de résistance de la jambe du skieur. Le même phénomène se produit également
lors de chutes combinées arrière-torsion.
[0006] L'inconvénient précité a été partiellement supprimé dans la fixation de sécurité
divulguée par le brevet CH-A-506. 304, qui comporte une butée avant de type traditionnel
et une talonnière combinées mécaniquement, de telle sorte qu'une traction exercée
sur l'organe d'appui de la talonnière diminue la force nécessaire au déclenchement
de la butée. Toutefois, cette réalisation, techniquement complexe et peu satisfaisante
en pratique, n'est pas directement applicable au cas des fixations de sécurité à mâchoires
latérales.
[0007] Le but de la présente invention consiste donc à fournir une fixation de sécurité
qui remédie aux inconvénients précités des fixations de sécurité connues avec butée
avant et talonnière, en créant les conditions telles que la fixation soit capable
de neutraliser complètement le couple de torsion supplémentaire dû aux frottements
parasitaires et que les effets de coincement dus au vrillage de la chaussure dans
la butée avant soient supprimés.
[0008] Ce but est atteint par la fixation de sécurité d'une chaussure sur un ski, objet
de l'invention, qui comporte deux mâchoires latérales montées déplaçables sous l'action
d'un organe élastique dans un plan parallèle à celui du ski, entre une position de
service fermée dans laquelle ces mâchoires coopèrent avec la semelle de la chaussure
et une position ouverte dans laquelle celle-ci est libérée, et qui est caractérisée
par le fait qu'elle comporte une talonnière présentant un élément serre-semelle monté
déplaçable sous l'action du même organe élastique dans un plan longitudinal perpendiculaire
au plan du ski, entre une position de service dans laquelle ledit élément maintient
l'extrémité arrière de la semelle de la chaussure sur le ski et une position ouverte
dans laquelle celle-ci est libérée, le tout agencé de telle sorte que l'ouverture,
respectivement la fermeture, des mâchoires latérales ou de l'élément serre-semelle
provoque l'ouverture, respectivement la fermeture, de l'élément serre-semelle ou des
mâchoires latérales.
[0009] Ainsi, grâce à la liaison mécanique des deux systèmes de maintien de la chaussure
sur le ski (comprenant en tout 3 points d'appui), les efforts exercés en cas de chute
combinée sur les mâchoires latérales (torsion) et sur le serre-semelle (chute avant)
agissent dans le même sens et s'additionnent pour provoquer l'ouverture de la fixation,
le couple de torsion étant donc diminué et ladite ouverture facilitée par la combinaison
des deux types d'efforts.
[0010] En outre, cette invention a également pour objet une chaussure de ski destinée à
être fixée sur un ski au moyen de la fixation de sécurité définie ci-dessus, et qui
est caractérisée par le fait qu'elle comporte une semelle présentant des empreintes
coopérant en position de service avec les mâchoires latérales de la fixation.
[0011] Le dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemples l'invention.
Les figures 1 et 2 sont des vues respectivement en coupe longitudinale et en plan
d'une forme d'exécution de la fixation en position de service fermée. La figure 1'
représente une vue latérale d'une variante du levier d'actionnement.
Les figures 3 et 4 sont des vues respectivement de côté et en plan de la forme d'exécution
selon les figures 1 et 2 en position ouverte.
Les figures 5 et 6 sont des vues latérales d'une première variante de la talonnière
respectivement en position fermée de service et en position ouverte. La figure 7 est
une vue latérale d'une seconde variante de la talonnière en position fermée de service.
Les figures 8 et 9 sont des vues respectivement en coupe longitudinale et en plan
d'une autre forme d'exécution de la fixation représentée en position fermée. Les figures
10 et 11 sont des vues respectivement de côté partiellement en coupe et de dessus
de la talonnière de la fixation selon les figures 8 et 9 représentée en position ouverte.
Les figures 12 et 13 sont des vues partiellement en coupe horizontale de détails du
mécanisme de step-in de la fixation selon les figures 8 et 9.
Les figures 14,15 et 16 sont des vues respectivement de côté, en coupe transversale
et en plan (avec coupe partielle selon la ligne X-X) d'une réalisation des mâchoires
latérales de la fixation.
La figure 17 est une vue partielle en perspective d'une chaussure destinée à être
fixée sur un ski au moyen de la fixation selon l'invention, et la figure 18 est une
vue partielle de dessous de la semelle de cette chaussure.
Les figures 19,20 et 21,22 sont des vues respectivement latérale et en plan d'une
première et d'une seconde réalisation de la plaque de support associée à la fixation
selon l'invention.
[0012] En référence tout d'abord aux figures 1 à 4, une forme d'exécution de la fixation
selon l'invention sera décrite en détails. Cette fixation, fixée par exemple par vissage
sur la surface supérieure d'un ski S, comporte deux parties reliées mécaniquement
l'une à l'autre, d'une part un dispositif avant 1 de retenue en torsion de la chaussure
de ski C et comprenant notamment deux mâchoires latérales 2, et d'autre part un dispositif
arrière 3 de retenue longitudinale (pour chutes avant et arrière) ou talonnière, qui
comprend notamment un boîtier 4, dans lequel est monté un organe élastique 5, et un
levier d'actionnement 6 servant également de moyen de serrage du talon T de la chaussure
C en position de service sur le ski.
[0013] Les deux dispositifs respectivement avant 1 et arrière 3 sont couplés mécaniquement,
de telle sorte que l'organe élastique 5 d'accumulation d'énergie actionne ces deux
dispositifs et que l'ouverture, respectivement la fermeture, de l'un des dispositifs
provoque l'ouverture, respectivement la fermeture, de l'autre dispositif, et réciproquement.
[0014] Comme illustré sur les figures 1, 2 et 4, le dispositif avant 1 comporte deux bras
7 portant les mâchoires 2 et montés pivotants chacun autour d'un pivot vertical 8
de manière à pouvoir se déplacer parallèlement à la surface du ski S entre une position
fermée de service (figures 1 et 2), les mâchoires 2 en serrant dans cette position
les rebords latéraux de la portion médiane de la chaussure de ski C, et une position
ouverte (figure 3) dans laquelle ladite chaussure est libérée. Le déplacement précité
est provoqué par l'action de l'organe élastique 5 de la talonnière 3 auquel les bras
7 sont reliés par l'entremise d'une tringle 9 coulissant longitudinalement.
[0015] L'extrémité antérieure de cette tringle 9 est reliée aux bras 7 portant les mâchoires
latérales 2 au moyen de deux paires de biellettes 10, 11. Chaque paire de biellettes
comprend une première biellette droite 10 dont une extrémité est articulée à l'extrémité
de la tringle 9 et l'autre extrémité est articulée sur une seconde biellette coudée
11, au moyen de tétons d'articulation 12, 13. Celle-ci est montée pivotante au niveau
de sa portion coudée sur un pivot vertical 14 solidaire de la surface supérieure du
ski et présente une ouverture allongée 15 avec laquelle coopère un téton d'articulation
16 solidaire du bras 7, de manière à permettre l'ouverture latérale des mâchoires
2 sous l'effet d'un mouvement longitudinal de translation de la tringle 9 vers l'avant.
[0016] L'extrémité postérieure de la tringle 9 est d'autre part reliée à l'organe élastique
5 que présente la talonnière 3 par l'entremise de biellettes coudées 17 dont une extrémité
est munie d'un axe transversal 18 coopérant avec une fourchette 19 que présente l'extrémité
arrière de ladite tringle 9. L'autre extrémité des biellettes coudées 17 est munie
d'un axe transversal 20 pivoté dans l'une des parties 21 d'un boîtier-ressort faisant
partie de la talonnière 3.
[0017] Le dispositif arrière ou talonnière 3 comporte un boîtier 4 fixé sur le ski S dans
les parois duquel est fixé un axe 22 sur lequel le levier d'actionnement 6 est monté
pivotant. En outre, la talonnière 3 comporte encore un boîtier-ressort monté pivotant
autour de deux axes transversaux 23 fixés dans les parois du boîtier 4, le boîtier-ressort
étant formé de deux parties 21, 24 coulissant l'une dans l'autre de manière à agir
comme un piston pour comprimer l'organe élastique 5, ici un ressort hélicoïdal, la
force de celui-ci étant ajustable au moyen d'une vis de réglage 25 accessible depuis
l'arrière de la talonnière 3. L'autre partie 24 du boîtier-ressort est articulée sur
le levier 6 au moyen d'un axe 26. Enfin, les biellettes coudées 17 sont montées pivotantes
au niveau de leur portion coudée sur des axes 27 fixés dans les parois du boîtier
4.
[0018] Dans la paroi de la partie 24 du boîtier-ressort articulée sur le levier 6 sont pratiquées
deux fraisures 28, les axes fixes de pivotement 23 dudit boîtier-ressort 21, 24 se
trouvant en position de service (figure 1) au centre de ces fraisures 28, dont les
dimensions sont supérieures à celles des axes fixes 23.
[0019] En outre, le levier 6 présente un serre-semelle 29. appuyant en position de service
sur le rebord supérieur du talon T de la chaussure de ski C (figure 1) de manière
à maintenir celle-ci sur le ski S. en combinaison avec les deux mâchoires latérales
2. Le levier 6 présente également un organe 30 de chaussage automatique (« step-in
•) dont le fonctionnement sera décrit plus loin.
[0020] Enfin, dans la forme d'exécution illustrée, la fixation de sécurité comporte encore
une plaque de base 31 et un élément de guidage latéral 32.
[0021] La plaque de base 31 est fixée, par exemple par vissage, sur la surface supérieure
du ski S et est destinée à servir de logement aux éléments mécaniques mobiles de la
fixation, notamment les bras 7 portant les mâchoires, la tringle d'actionnement 9
et les deux jeux de biellettes d'articulation 10, 11, et à recevoir sur sa face supérieure
la semelle de la chaussure de ski. Cette plaque de base 31 a la particularité de présenter
à son extrémité antérieure une portion déformable 31' en porte à-faux et soumise à
une action élastique tendant à maintenir cette portion parallèle à la surface du ski
S. Dans l'exemple illustré, l'action élastique est exercée par deux petits ressorts
hélicoïdaux 33, l'espace compris entre la surface supérieure du ski et la portion
déformable 31' étant de plus rempli d'une mousse plastique 34, de préférence à cellules
fermées souples, afin d'éviter la formation de glace ou la présence de neige ou autres
matériaux dans cet espace. De préférence, au moins la portion déformable 31' de la
plaque de base 31 est munie sur sa face supérieure d'un revêtement destiné à améliorer
le coefficient de frottement avec la semelle de la chaussure C, par exemple un revêtement
en « Téflon ».
[0022] L'élément de guidage latéral 32 est formé d'une lame transversale montée pivotante
sur la plaque de base 31 au moyen d'une vis 35 passant par son centre, les extrémités
de la lame étant pliées sensiblement verticalement de manière à former des ailettes
de centrage.
[0023] Dans la position de service fermée illustrée sur les figures 1 et 2, l'organe élastique
5 exerce sa force sur les axes transversaux 20 et 26, et par conséquent sur la tringle
19 par l'intermédiaire des biellettes 17 d'une part et sur le levier 6 d'autre part.
Le même moment de force exercé par le ressort 5 s'applique donc d'une part pour maintenir
les mâchoires latérales 2 en position serrée contre la semelle de la chaussure de
ski C et d'autre part sur le serre-semelle 29 du levier 6 agissant sur le rebord du
talon T de ladite chaussure. Dans cette position de service, l'axe 23 et les fraisures
28 ne jouent aucun rôle.
[0024] En ce qui concerne l'ouverture de sécurité de la fixation, son fonctionnement peut
être décomposé selon deux mouvements en fonction de la nature de la chute provoquant
cette ouverture ; cette décomposition est théorique, puisqu'en réalité on ne se trouve
qu'exceptionnellement dans le cas d'une chute avant « pure ou d'une torsion « pure
», les deux types d'efforts étant pratiquement toujours combinés et simultanés.
[0025] Si l'on envisage tout d'abord le cas théorique de la chute avant « pure", celle-ci
se traduit par un mouvement vers le haut du talon T de la chaussure de ski C et par
là du serre-semelle 29 du levier 6, celui-ci pivotant autour de l'axe 22 en poussant
l'axe 26 vers l'arrière. Dans la première phase de ce mouvement, le ressort 5 est
comprimé et le boîtier-ressort 21, 24 pivote autour de l'axe 20 ; dans le même temps,
la fraisure 28 pratiquée dans la partie 24 du boîtier-ressort se déplace vers le bas.
A partir du moment où la paroi supérieure de la fraisure 28 vient en contact avec
l'axe fixe 23, le boîtier-ressort 21, 24 pivote alors autour de cet axe 23.
[0026] Le mouvement continue alors, par rotation du levier 6 autour de l'axe fixe 22 et
des biellettes coudées 17 autour des axes fixes 27, jusqu'à une position dite « bascule
dans laquelle les axes 22, 26, 20 et 27 sont situés sensiblement dans un seul et même
plan. Une fois cette position bascule dépassée, le mécanisme se trouve dans la position
ouverte illustrée sur les figures 3 et 4.
[0027] Dans la position ouverte, le levier 6 est quasiment horizontal, l'axe 26 étant situé
au-dessous de l'axe fixe 22, et le talon T de la chaussure C est complètement dégagé
du serre-semelle 29 du levier 6. En outre, le ressort 5 est dans sa position comprimée,
alors que l'axe 18 des biellettes coudées 17 est situé en avant des axes 27 fixes
de pivotement de ces biellettes de telle sorte que la tringle 9 soit déplacée également
vers l'avant et provoque ainsi l'ouverture des mâchoires 2 permettant le dégagement
complet de la chaussure. Le dégagement complet de la chaussure C est en outre nettement
facilité par la particularité décrite précédemment de la plaque de base 31 qui présente
à son extrémité avant une portion déformable élastiquement 31'. En effet, grâce au
fait que cette portion 31' peut se déformer en s'écrasant aussi bien longitudinalement
vers l'avant que transversalement d'un côté ou de l'autre vers le bas, offrant ainsi
à l'avant de la chaussure une pente de glissement favorable, les frottements et coincements
entre la semelle et la plaque de base sont très fortement diminués et le dégagement
de la chaussure facilité.
[0028] Si l'on envisage maintenant le cas théorique de la chute de torsion « pure •, et
en repartant bien entendu de la position de service fermée (figures 1 et 2), le mouvement
de torsion de la chaussure C tend à ouvrir les mâchoires 2 en faisant par là avancer
la tringle 9 ; dans une première phase, ce déplacement provoque le pivotement des
biellettes coudées 17 autour des axes fixes 27 et par conséquent la compression du
ressort 5, le boîtier-ressort 21, 24 pivotant d'abord autour de l'axe 26. Simultanément,
la fraisure .28 pratiquée dans la partie 24 du boîtier-ressort se déplace vers le
haut ; dès que la paroi inférieure de la fraisure 28 vient en contact avec l'axe fixe
23, le boîtier-ressort 21, 24 pivote alors autour de cet axe 23. Ce mouvement provoque
le pivotement du levier 6 autour de l'axe fixe 22 jusqu'à la position bascule décrite
précédemment. Une fois cette position bascule dépassée, les axes 26 sont déplacés
dans la position de la figure 3, et le levier 6 atteint alors sa position horizontale
permettant au talon T de la chaussure C d'être dégagé de la pression du serre-semelle
29 dudit levier 6.
[0029] Dans la position ouverte illustrée sur la figure 3, la fixation est directement prête
à être chaussée automatiquement. En effet, l'organe 30 de chaussage automatique (step-in),
qui est d'une pièce avec le levier 6, peut être actionné par pression de haut en bas
du talon T de la chaussure C. En appuyant sur cet organe de commande 30 du step-in,
le levier 6 est pivoté autour de l'axe fixe 22 et les axes 26 déplacés vers le haut
en faisant pivoter le boîtier-ressort 21, 24 autour de l'axe 20 dans un premier temps.
Dès le moment où la paroi inférieure de la fraisure 28 entre en contact avec l'axe
fixe 23, le boîtier-ressort 21, 24 pivote autour de cet axe 23, et l'axe 20 est déplacé
vers le bas jusqu'à la position bascule décrite précédemment. Une fois cette position
bascule dépassée, la fixation se ferme automatiquement, c'est-à-dire que la tringle
9 est déplacée dans l'effet du ressort 5 vers l'arrière, ce qui entraîne le serrement
des mâchoires 2, et que le serre-semelle 29 du levier 6 vient s'appuyer sur le rebord
supérieure du talon T de la chaussure de ski C (figure 1).
[0030] La différence de dimensions entre les fraisures 28 et les axes fixes 23 constitue
un jeu permettant le chaussage de la fixation même avec une surépaisseur de neige
ou de glace, sous la semelle, latéralement entre les mâchoires et la semelle ou à
l'arrière entre celle-ci et le serre-semelle de la talonnière, ce jeu servant ainsi
à compenser automatiquement ladite surépaisseur.
[0031] Dans la forme d'exécution décrite ci-dessus en référence aux figures 1 à 4, le mécanisme
tringle 9- biellettes 10, 11 - bras 7 - mâchoires 2 est analogue à celui décrit dans
les demandes de brevets EP 0 084 813 et EP 0 085 313, à l'exception du fait que les
bras 7 sont pivotés sur des axes 8 situés en avant des mâchoires 2.
[0032] Bien entendu, d'autres mécanismes d'ouverture-fermeture des mâchoires latérales peuvent
être utilisés dans la présente invention que celle décrite ci-dessus à titre d'exemple,
par exemple un mécanisme avec mâchoires escamotables tel que décrit dans le brevet
FR 2.420. 358.
[0033] En ce qui concerne la talonnière comportant un organe élastique d'accumulation d'énergie
et un levier combiné à un organe serre-semelle, elle peut être également différente
de celle décrite ci-dessus à titre d'exemple.
[0034] Comme illustré sur la figure 1', le levier d'actionnement peut être formé de deux
parties 6a, 6b montées toutes deux pivotantes sur l'axe fixe 22 d'une part et coopérant
d'autre part avec l'axe 26 solidaire du boîtier-ressort 24. La partie supérieure 6a
du levier comporte en outre une ouverture 26' dans laquelle ledit axe 26 peut se déplacer,
de telle sorte qu'il existe un jeu entre les deux parties 6a et 6b permettant à la
partie supérieure 6a du levier d'être, en position ouverte de la fixation, non plus
en position horizontale, comme représenté sur la figure 3, mais légèrement inclinée
vers le haut par rapport à cette position, l'axe 26 étant alors en butée avec la paroi
inférieure de l'ouverture 26'.
[0035] Une première variante de la talonnière est illustrée sur les figures 5 et 6. Dans
cette réalisation, le levier 36 est articulé à l'extrémité d'un des bras de biellettes
coudées 37 par l'entremise d'axes transversaux 38, les biellettes 37 étant montées
pivotantes au niveau de leur portion coudée sur des axes 39 fixés transversalement
dans les parois d'un boîtier principal 40. Les biellettes 37 comportent en outre un
axe 41 coopérant avec la fourchette 19 que présente l'extrémité arrière de la tringle
9, cette tringle étant comme précédemment destinée à actionner l'ouverture et la fermeture
des mâchoires latérales (non montrées).
[0036] De plus, un boîtier-ressort formé de deux parties 42, 43 coulissant l'une dans l'autre
et contenant un ressort helicoïdal (non montré) est monté pivotant par sa partie arrière
42 autour d'axes 44 fixés dans les parois du boîtier principal 40. La partie antérieure
43 du boîtier-ressort est articulée sur le levier 36 par l'entremise d'un axe transversal
45.
[0037] La description du fonctionnement de cette première variante sera comme précédemment
décomposée selon deux types théoriques de chutes.
[0038] Dans le cas d'une chute théorique avant « pure •, et sous l'action verticale de la
chaussure C, l'organe serre-semelle 46 du levier 36 va être poussé vers le haut et
faire pivoter le levier 36 autour des axes 38 des biellettes 37 en provoquant la compression
de l'organe élastique contenu dans le boîtier-ressort 42, 43 ; le mouvement se poursuit
jusqu'au moment où les axes 38, 45 et 44 se retrouvent dans un seul et même plan,
c'est-à-dire dans la position dite « bascule •. Une fois cette position dépassée,
le mécanisme atteint la position d'ouverture (figure 6) dans laquelle les axes 45
sont situés au-dessous du plan passant par les axes 38 et 44, la tringle 9 d'actionnement
des mâchoires latérales étant alors déplacée dans sa position avancée d'ouverture.
[0039] Dans le cas d'une chute théorique torsion « pure », la tringle 9 se déplace vers
l'avant sous l'action de l'ouverture des mâchoires en faisant pivoter les biellettes
37 sur les axes 39. Ce faisant, les biellettes 37 transmettent leur effort sur le
levier 36 par l'intermédiaire de l'axe 38, pour le faire pivoter autour de cet axe,
et agir sur l'axe 45 afin de comprimer le ressort contenu dans le boîtier-ressort
42, 43 ; ce mouvement se poursuit jusqu'à ce que la position bascule décrite ci-dessus
soit atteinte, puis la position ouverte (figure 6).
[0040] Pour ce qui est de l'ouverture volontaire de la fixation, le mécanisme fonctionne
dans un premier temps en appliquant une force de haut en bas sur le levier 36 (par
exemple avec la pointe d'un bâton) de la même manière que dans le cas décrit ci-dessus
de la chute avant « pure".
[0041] Ensuite, un taquet 47 monté sur le levier 36 vient en butée contre l'axe fixe 39.
Dès ce moment, les biellettes 37 et le levier 36 sont solidaires et pivotent ensemble
autour de l'axe 39 jusqu'à la position bascule dans laquelle les axes 39, 38, 45 et
44 sont situés dans un seul et même plan ; une fois la position bascule dépassée,
le mécanisme atteint la position ouverte illustrée sur la figure 6.
[0042] En ce qui concerne le chaussage automatique de la fixation (step-in), celui-ci intervient
dès que le talon T de la chaussure C vient appuyer sur l'organe de step-in 48 du levier
36 de manière à faire pivoter celui-ci et les bielletes 37 qui lui sont solidaires
autour de l'axe 39, en butée contre le taquet 47 ; ainsi, par pivotement la position
bascule ci-dessus est atteinte en sens inverse, et le mécanisme se déplace alors de
telle sorte que la position de service fermée soit atteinte (figure 5), c'est-à-dire
avec le serre-semelle 46 du levier 36 en appui sur le rebord supérieur du talon T
de la chaussure C, la tringle 9 étant simultanément déplacée vers l'arrière de manière
à fermer les mâchoires latérales (non montrées) sur les côtés de la semelle de ladite
chaussure.
[0043] Dans la seconde variante représentée sur la figure 7, en position de service, le
levier 50 est monté pivotant directement sur un axe 51 fixé sur les parois du boîtier
principal 52 et est muni d'un axe 53 coopérant avec la fourchette 19 que présente
l'extrémité arrière de la tringle 9 d'actionnement des mâchoires latérales (non montrées).
De plus, un boîtier-ressort, formé comme dans la première variante, de deux parties
54, 55 coulissantes l'une dans l'autre et contenant un ressort (non montré) d'accumulation
d'énergie, est monté pivotant par sa partie arrière 55 sur un axe 56 fixé dans les
parois du boîtier 52, la partie avant 54 de ce boîtier-ressort 8 étant articulé sur
le levier 50 par l'entremise d'un axe 57.
[0044] Un élément serre-semelle 58 est monté pivotant sur l'axe fixe 51, le mouvement de
pivotement de cet élément étant limité par la présence d'une butée 59 solidaire du
levier 50. En outre, le levier 50 est encore pourvu d'un doigt de serrage 60 soumis
à l'action d'un ressort 61, dont la force peut être ajustée au moyen d'un écrou 62
; le doigt 60 coulisse obliquement sur le levier 50 de manière à venir en position
de service appuyer sous l'action du ressort 61 sur l'élément serre-semelle 58, lui-même
appuyant sur le rebord supérieur du talon T de la chaussure de ski C.
[0045] Le fonctionnement de cette seconde variante est analogue à celui des réalisations
décrites précédemment, la position bascule étant atteinte lorsque les axes 51, 57
et 56 sont situés dans un seul et même plan. Dans le cas théorique de la chute avant
« pure •, la force tendant à soulever le talon T agit dans un premier temps sur le
doigt 60 par l'entremise du serre-semelle 58. C'est seulement lorsque le doigt 60
est complètement rétracté contre l'action du ressort 61 et que le serre-semelle 58
vient buter contre le levier 50, que celui-ci commence à pivoter autour de l'axe fixe
54 et à déplacer l'axe d'articulation 57, en comprimant le boîtier-ressort 54,55,
jusqu'au point bascule. Comme précédemment, la position ouverte est atteinte une fois
le point bascule dépassé.
[0046] La forme d'exécution illustrée sur les figures 8 à 10 se distingue de celle représentée
sur les figures 1 à 4 par plusieurs aspects essentiellement constructifs.
[0047] Tout d'abord, en ce qui concerne le mécanisme de serrage latéral, celui-ci comporte
des mâchoires 62 portées par des bras 63 dont l'axe de pivotement 64 sur la surface
supérieure du ski S est situé en arrière desdites mâchoires 62. Chacune de ces mâchoires
62 présente une griffe antérieure 62a et une griffe postérieure 62b, coopérant en
position de service fermée (voir figure 1) avec des empreintes correspondant à la
forme desdites griffes et que présente la semelle de la chaussure de ski C.
[0048] Comme précédemment, les mâchoires latérales 62 sont reliées à une talonnière 65 par
l'entremise d'une tringle 66 et d'un système de biellettes articulées 10,11. De même,
l'extrémité avant 31' de la plaque de base 31 destinée à recevoir la chaussure C est
en porte-à-faux au-dessus d'un espace rempli d'une mousse plastique 34 ; de plus,
la face supérieure de cette extrémité avant 31' déformable élastiquement est munie
d'une plaquette de glissement 67, par exemple en Téflon, favorisant le. dégagement
de la chaussure de ski C. Enfin, une butée de positionnement 68 est montée coulissante
longitudinalement en avant de la plaque de base 31 et peut être fixée en une position
déterminée au moyen d'une vis de fixation 69.
[0049] En ce qui concerne la talonnière 65, elle consiste en une variante de celle illustrée
sur les figures 5 et 6. Dans cette réalisation, le boîtier-ressort, également formé
de deux parties 70,71 coulissant l'une dans l'autre et contenant un ressort hélicoïdal
72, est monté pivotant sur sa partie arrière 70 autour d'axes 73 fixés dans les parois
du boîtier principal 74 de la talonnière 65. La partie antérieure 71 du boîtier-ressort
est articulée sur le levier d'actionnement 75 monté pivotant sur un axe 76 fixé transversalement
dans les parois du boitier 74 de la talonnière 65, par l'entremise d'une biellette
triangulaire 77.
[0050] La biellette triangulaire 77 est donc articulée par ses angles sur l'extrémité avant
de la partie antérieure 71 du boîtier-ressort, sur le levier d'actionnement 75 et
sur une des extrémités de la biellette coudée 78, par les axes de pivotement respectifs
79,80,81. Les biellettes coudées 78, servant de bascules, sont pivotées sur des axes
82 fixés dans les parois du boîtier 74, et comportent à leur autre extrémité un axe
transversal 83 en prise avec une fourchette 66' que présente l'extrémité arrière de
la tringle 66.
[0051] De plus, un élément serre-semelle 84 est fixé au levier 75 et pivote avec lui autour
de l'axe 76 ; cet élément serre-semelle 84 est également solidaire dudit levier 75
par l'axe 80, toutefois un jeu est prévu entre cet axe 80 et l'élément serre-semelle
84 (en pointillé sur la figure 8) de manière à permettre, comme dans les réalisations
précédentes, le fonctionnement de la fixation même en présence d'une fine couche de
glace ou de neige entre la semelle de la chaussure C et la plaque de base 31, voire
entre l'élément serre-semelle 84 et le rebord supérieur du talon T.
[0052] Enfin, cette forme d'exécution comporte en outre un mécanisme de chaussage automatique
(« step-in ») combiné avec un frein ou stopper. Celui-ci est formé de deux branches
latérales 85 reliées par une boucle-ressort 86, celle-ci étant surmontée d'une plaquette
d'appui 87 horizontale. Les branches latérales 85 sont maintenues de chaque côté par
deux axes cylindriques 88 montés transversalement dans les parois latérales du boîtier
74. Chaque axe cylindrique 58 présente sur sa surface externe une nervure hélicoïdale
89 coopérant avec une rainure pratiquée à l'intérieur du passage à travers la paroi
du boîtier 74. de telle sorte que les axes se déplacent transversalement dans les
passages pratiqués dans les parois du boîtier 74 en tournant sur eux-mêmes.
[0053] Le fonctionnement de cette forme d'exécution est le même que dans le cas des réalisations
déjà décrites. Les axes 81 et 82 de la biellette coudée 78 se déplacent parallèlement
aux axes 76 et 80, et la position « bascule entre la position de service fermée (figure
8) et la position ouverte (figure 10) est atteint lorsque les axes 81, 82 et 76, 80
sont dans des plans approximativement horizontaux.
[0054] Quant au mécanisme de step-in, il fonctionne comme suit : en position ouverte de
chaussage, les axes cylindriques 88 sont dans la position la plus éloignée l'une de
l'autre (figure 12) sous l'action conjuguée de la boucle-ressort 86 et d'un ressort
90 disposé transversalement entre les deux axes 88 ; dans cette position ouverte,
les branches latérales 85 sont écartées vers l'extérieur du ski et font saillie sous
la semelle de celui-ci, alors que la boucle 86 et la plaquette 87 sont au-dessus de
la surface supérieure du ski. Dès que l'on exerce une pression sur la plaquette d'appui
87 en appuyant le talon de la chaussure de ski, les axes cylindriques 88 sont poussés
l'un vers l'autre par le pivotement des branches 85 et contre l'action du ressort
90, ceci jusqu'à ce que les extrémités internes des deux axes 88 viennent en butée
contre une pente 91 que présente la tringle 66 (figure 13) ; si la pression est augmentée,
les axes cylindriques 88 appuyant sur cette pente 91 tendent à pousser la tringle
66 vers l'arrière jusqu'à ce que la position bascule soit dépassée, ce qui provoque
la fermeture des mâchoires 62 sur la semelle de la chaussure C et l'appui de l'élément
serre-semelle 84 sur le talon T de celle-ci.
[0055] Dans toutes les variantes de la fixation selon l'invention décrites en référence
au dessin annexé, il est donc prévu un système permettant de compenser le jeu nécessaire
pour que la fixation, et plus précisément tant les mâchoires latérales que le serre-semelle
de la talonnière, puisse être fermée efficacement sur la chaussure de ski même en
présence d'une fine couche de neige ou de glace par exemple sous la semelle de ladite
chaussure.
[0056] Sur les figures 14 à 16 est illustrée une réalisation préférée des mâchoires latérales,
dans laquelle chacune de ces mâchoires présente deux parties distinctes ; d'une part
une partie antérieure 2a pliée vers l'intérieur et de bas en haut avec un angle aigu
d'environ 30° par rapport au plan du ski, et d'autre part une partie postérieure 2b
sensiblement verticale et faisant avec l'axe longitudinal du ski un angle obtu d'environ
70°.
[0057] La partie antérieure 2a des mâchoires est destinée à assurer le maintien latéral
de la chaussure (contre les efforts de torsion), et à maintenir la chaussure C sur
le ski contre les efforts de chute arrière d'une part et partiellement de chute avant
(en combinaison avec le serre-semelle 29 de la talonnière). Quant à la partie postérieure
2b, elle joue le rôle de moyen de centrage longitudinal de la chaussure C, en opposition
avec le serre-semelle 29 de la talonnière ; cette partie postérieure 2b sensiblement
verticale ne gêne pas le dégagement de la chaussure en cas de chute avant « pure •,
puisque les mâchoires dans ce cas s'écartent vers l'extérieur pour permettre le dégagement
immédiat vers l'avant de la chaussure.
[0058] Les figures 17 et 18 illustrent une réalisation de la chaussure de ski C, dont la
semelle présente dans sa portion médiane une empreinte formant une ouverture 93 et
un taquet 94, celui-ci présentant une face inclinée à environ 30° de bas en haut et
de l'extérieur vers l'intérieur. L'empreinte est de préférence réalisée de fabrication
avec la semelle, et la face inclinée du taquet 94 est destinée à coopérer avec la
partie 2a de la mâchoire de serrage de la fixation. De plus, l'empreinte 93 réalisée
dans la semelle présente également une nervure longitudinale 95 avec des parois coniques
95' de chaque côté, dont l'inclinaison va de bas en haut et de l'intérieur vers l'extérieur
(voir figure 18), ayant donc en coupe transversale la forme d'un V. En cas d'ouverture
des mâchoires latérales, les parois coniques 95' servent à faciliter l'éjection de
la mâchoire 2 venant après le dégagement de celle-ci du taquet 94, l'arête antérieure
de la portion avant 2a de ladite mâchoire venant en effet en butée avec la paroi conique
95'.
[0059] Sur les figures 19 et 20 est illustrée une première variante de la plaque-support
31. Dans cette variante, la plaque-support 31 est munie de plaquettes de « Téflon
96 fixée sur sa surface supérieure, plus particulièrement au niveau des mâchoires
latérales 2 et sur son extrémité antérieure. Au moins la portion antérieure 31' de
la plaque-support 31 est réalisée en un matériau ressort, du type « De
lri
n » par exemple, de telle sorte que cette portion antérieure 31' en porte-à-faux soit
flexible et déformable comme une plaque-ressort. En outre, l'élément de guidage latéral
32 monté pivotant sur une vis 35 est soumis à l'action de deux lames-ressorts 97.
Enfin, une butée réglable 98 est montée coulissante longitudinalement à l'avant de
la plaque-support 31, une vis de fixation 99 coopérant avec des orifices pratiqués
dans la partie horizontale de cette butée 98. Cette butée 98, dont le réglage est
effectué en fonction de la pointure de la chaussure à fixer sur le ski, est uniquement
destinée à faciliter pour le skieur la mise en position longitudinale de la chaussure
sur la fixation.
[0060] Dans cette variante, la semelle de la chaussure (non illustrée) repose donc sur trois
surfaces légèrement surélevées, à savoir les deux plaques de « Téflon 66 et l'élément
de guidage latéral 32. Les frottements avec la semelle sont donc limités à ces trois
surfaces, et le dégagement de la chaussure en cas de chute combinée torsion-avant
en torsion-arrière est facilitée. En outre, la possibilité de déformation élastique
vers le bas et latéralement de la portion antérieure 31' de la plaque-support 31 permet
de diminuer les bras de levier et ainsi de diminuer le couple combiné d'environ 20
% par rapport à une plaque-support classique non déformable élastiquement.
[0061] Enfin, dans la seconde variante illustrée sur les figures 21 et 22, la plaque-support
100 est montée pivotante autour d'une vis 101 prévue à l'arrière de ladite plaque,
cette portion arrière 100' étant de plus munie d'ailettes latérales 102 servant d'éléments
de guidage latéral. Ainsi, en cas de torsion, la chaussure peut être aisément dégagée
par le pivotement de toute la plaque 100 recouvrant le mécanisme d'actionnement des
mâchoires latérales 2. La plaque-support pivotante 100 est automatiquement ramenée
en position par les mâchoires 2.
[0062] Par rapport aux fixations de sécurité connues, celle selon l'invention présente une
fiabilité plus grande notamment dans les cas, statistiquement les plus fréquents,
de chutes combinées torsion-chute avant et torsion-chute arrière. Cette plus grande
fiabilité est due au fait que les forces agissant sur la fixation, c'est-à-dire le
couple de torsion sur les mâchoires latérales et la force verticale sur l'élément
serre-semelle, s'additionnent pour provoquer l'ouverture de la fixation, alors que
dans les fixations connues elles sont antagonistes, la surcharge avant par exemple
rendant plus difficile l'ouverture de la butée avant.
[0063] La fixation selon l'invention permet donc une réduction très importante de la somme
des contraintes subies par la jambe du skieur lors des chutes dites « combinées avant
ou arrière avec torsion par le fait que les différentes composantes des forces d'ouverture
torsion et chutes en avant par exemple, se partagent le travail du déclenchement d'un
seul mécanisme de retenue et non plus deux comme c'est le cas avec une fixation classique
avec butée avant et talonnière. En effet, les forces de chute en avant provoquant
l'ouverture de la talonnière, conduisent également à l'ouverture des mâchoires du
système de retenue en torsion, réduisant ainsi le couple de torsion d'autant. On peut
même en conclure que lorsqu'il y a chute combinée avant et torsion, les forces de
retenue dans les deux directions avant et torsion sont toutes les deux inférieures
à leur valeur nominale de réglage puisque chacune d'entre elles participe à l'ouverture
de l'autre.
[0064] En outre, le mécanisme utilisé est simple, compact et formé de relativement peu de
pièces. Les coincements possibles sur la chaussure, par exemple lors de la flexion
du ski, sont fortement diminués. De plus, la présence d'un seul ressort de compression,
agissant quasi-simultanément sur les mâchoires latérales et la talonnière, permet
de simplifier les opérations de réglage de la fixation. Enfin, la fixation selon l'invention
présente l'avantage, commercialement, et également en vue de son utilisation sur des
skis de location, que le mécanisme de fixation comportant trois zones de serrage,
à savoir deux zones latérales et une arrière, de permettre le chaussage sur la même
fixation installée sur un ski de chaussures de pointures différentes. Seule la distance
entre la talonnière et les mâchoires latérales doit être standardisée et correspondre
à celle entre le talon et les taquets latéraux de la semelle des chaussures.
1. Fixation de sécurité d'une chaussure (C) sur un ski (S) comportant deux mâchoires
latérales (2,62) montées déplaçables sous l'action d'un organe élastique (5) dans
un plan parallèle à celui du ski, entre une position de service fermée dans laquelle
ces mâchoires coopèrent avec la semelle de la chaussure et une position ouverte dans
laquelle celle-ci est libérée, caractérisée par le fait qu'elle comporte une talonnière
(3.65) présentant un élément serre-semelle (29,46,58,84) monté déplaçable sous l'action
du même organe élastique (5) dans un plan longitudinal perpendiculaire au plan du
ski, entre une position de service dans laquelle ledit élément maintient l'extrémité
arrière (T) de la semelle de la chaussure sur le ski et une position ouverte dans
laquelle celle-ci est libérée, le tout étant agencé de telle sorte que l'ouverture,
respectivement la fermeture, des mâchoires latérales ou de l'élément serre-semelle
provoque l'ouverture, respectivement la fermeture, de l'élément serre-semelle ou des
mâchoires latérales.
2. Fixation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que chaque mâchoire
latérale est portée par un bras (7,63) monté pivotant sur un axe (8,64) perpendiculaire
au plan du ski et est reliée par l'entremise de biellettes (10,11) articulées à une
extrémité d'une tringle (9,19,66) coulissant longitudinalement, et par le fait que
l'autre extrémité de la tringle coopère avec une bascule que comporte la talonnière
et qui est soumise à l'action de l'organe élastique, de telle sorte que cette bascule
présente deux positions stables correspondant aux positions respectivement de service
et ouverte de la fixation.
3. Fixation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que l'élément
serre-semelle de la talonnière est solidaire d'un levier (6, 36, 50, 75) monté pivotant
sur un axe (22, 39, 57, 76) transversal et parallèle au plan du ski et est soumis
à l'action de l'organe élastique.
4. Fixation selon la revendication 3, caractérisée par le fait que l'élément serre-semelle
est venu d'une pièce de fabrication avec le levier.
5. Fixation selon la revendication 3, caractérisée par le fait que l'élément serre-semelle
est monté pivotant par rapport au levier et de manière à être solidaire avec jeu de
celui-ci.
6. Fixation selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisée par le fait que l'organe
élastique comporte un boîtier-ressort formé de deux parties respectivement antérieure
(24, 43) et postérieure (21,
42) coulissant l'une dans l'autre et contenant un ressort de compression (5), la partie
antérieure de ce boîtier-ressort étant articulée sur le levier.
7. Fixation selon la revendication 6, caractérisée par le fait que la bascule est
formée d'un élément coudé (17) dont une extrémité est en prise avec la tringle d'actionnement
des mâchoires latérales et l'autre extrémité est articulée sur la partie postérieure
du boîtier-ressort, cet élément coudé étant monté pivotant par sa portion coudée sur
un axe transversal fixe (27).
8. Fixation selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que le
boîtier-ressort est monté pivotant sur un axe transversal fixe (23) et passant dans
une fraisure latérale (28) dudit boîtier, les dimensions de cette fraisure étant supérieures
à celles dudit axe transversal, de telle sorte que cet axe soit sensiblement au centre
de la fraisure dans la position de service fermée de la fixation et en butée contre
la paroi supérieure ou inférieure de la fraisure lors du passage de cette position
fermée à la position ouverte.
9. Fixation selon la revendication 6, caractérisée par le fait que la bascule est
formée d'un élément coudé (37) dont une extrémité est en prise avec la tringle d'actionnement
(19) des mâchoires latérales et l'autre extrémité est articulée sur le levier (36),
cet élément coudé étant monté pivotant par sa portion coudée sur un axe transversal
fixe (39), et par le fait que la partie postérieure (42) du boîtier-ressort est montée
pivotante sur un autre axe transversal fixe (44).
10. Fixation selon la revendication 6, caractérisée par le fait que la bascule est
formée par une portion du levier (50) qui comporte trois axes transversaux disposés
en triangle, l'axe inférieur (53) étant en prise avec la tringle d'actionnement (19)
des mâchoires latérales, l'axe supérieur (57) correspondant à l'articulation entre
le levier et la partie antérieure (54) du boîtier-ressort, et le troisième axe étant
un axe fixe (57) autour duquel pivote le levier, et par le fait que la partie postérieure
(55) du boîtier-ressort est montée pivotante sur un axe transversal fixe (56).
11. Fixation selon l'une des revendications 3 à 10, caractérisée par le fait que le
levier présente un bec (30, 48) disposé sensiblement horizontalement en position ouverte
de la fixation et servant d'organe d'actionnement pour le chaussage automatique.
12. Fixation selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisée par le fait que l'organe
élastique comporte un boîtier-ressort (65) formé de deux parties respectivement antérieure
(71) et postérieure (70) coulissant l'une dans l'autre et contenant un ressort de
compression (72), par le fait que la partie postérieure de ce boîtier-ressort est
montée pivotante sur un axe transversal fixe (73) et que la partie antérieure dudit
boîtier est articulée sur un premier angle fixe (79) d'une biellette triangulaire
(77), par le fait qu'un élément coudé (78) servant de bascule est monté pivotant par
sa portion coudée sur un axe transversal fixe (82), qu'il est en prise par l'une de
ses extrémités avec la tringle d'actionnement (66) des mâchoires latérales et est
articulé par son autre extrémité sur un second angle de ladite biellette triangulaire,
et par le fait que cette biellette triangulaire est articulée par son troisième angle
sur un levier d'actionnement (75), ce levier étant monté pivotant sur un axe transversal
fixe (76), et un élément serre-semelle (84) étant monté également pivotant sur le
même axe transversal fixe et étant solidaire avec jeu dudit levier.
13. Fixation selon la revendication 12, caractérisée par le fait qu'elle comporte
un frein formé par deux branches latérales (85) reliées entre elles par une boucle-ressort
(86), chaque branche étant maintenue par un axe cylindrique (88) transversal monté
coulissant et pivotant dans une paroi latérale (74) de la talonnière, de telle sorte
que ladite branche pivote avec l'axe cylindrique entre une position active correspondant
à la position ouverte de la fixation et dans laquelle elle fait saillie au-dessous
de la semelle du ski et une position de repos correspondant à la position fermée de
la fixation et dans laquelle elle est disposée au-dessus et sensiblement parallèlement
au plan du ski, et par le fait que l'extrémité interne des axes cylindriques vient
en butée avec une portion (91) de la tringle d'actionnement (66) pendant le passage
de la position active des branches à leur position de repos en vue du chaussage automatique.
14. Fixation selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisée par le fait qu'une
plaque-support (31) est fixée au-dessus du mécanisme d'actionnement des mâchoires
latérales (2) et présente à son extrémité antérieure une portion déformable (31')
montée en porte-à-faux et soumise à une action élastique tendant à maintenir cette
portion sensiblement parallèle à la surface supérieure du ski lorsqu'aucune pression
n'est exercée sur elle.
15. Fixation selon la revendication 14, caractérisée par le fait que l'action élastique
est obtenue par l'élasticité de ladite portion antérieure en porte-à-faux ou par au
moins un ressort disposé sous cette portion.
16. Fixation selon l'une des revendications 14 et 15, caractérisée par le fait que
la plaque-support présente à son extrémité antérieure une butée réglable (98) montée
coulissante longitudinalement.
17. Fixation selon l'une des revendications 1 à 16, caractérisée par le fait que chaque
mâchoire présente une portion antérieure (2a) inclinée selon un angle aigu de bas
en haut et de l'extérieur vers l'intérieur, et une portion postérieure (2b) sensiblement
verticale et faisant un angle obtu avec l'axe longitudinal du ski.
18. Chaussure de ski destinée à être fixée sur un ski au moyen de la fixation de sécurité
selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comporte une semelle présentant
des empreintes coopérant en position de service avec les mâchoires latérales de la
fixation.
19. Chaussure selon la revendication 18, destinée à être fixée sur un ski au moyen
de la fixation de sécurité selon la revendication 17, caractérisée par le fait que
la semelle présente de chaque côté de sa partie médiane au moins une empreinte (93)
comportant un taquet (94), ce taquet présentant une face inclinée selon un angle aigu
de bas en haut et de l'extérieur vers l'intérieur coopérant en position de service
avec la portion antérieure inclinée de la mâchoire latérale, ainsi qu'une portion
longitudinale (95) située en avant dudit taquet et ayant en coupe transversale la
forme d'un V.
20. Chaussure selon la revendication 19, caractérisée par le fait que les empreintes,
les taquets et la portion en V sont venus de fabrication avec la semelle.
1. Safety binding of a boot (C) on a ski (S) comprising two lateral jaws (2, 62) mounted
displaceably under the action of an elastic means (5) in a plane parallel to that
of the ski, between a closed service position in which these jaws coact with the sole
of the boot and an open position in which this latter is released, characterized by
the fact that it comprises a heel means (3, 65) having a sole grip member (29, 46,
58, 84) mounted displaceably under the action of the same elastic means (5) in a longitudinal
plane perpendicular to the plane of the ski, between a service position in which said
member maintains the rear end (T) of the sole of the boot on the ski and an open position
in which this latter is released, the whole being so arranged that the opening, respectively
the closing, of the lateral jaws or of the sole grip element provokes the opening,
respectively the closing, of the sole grip member or of the lateral jaws.
2. Binding according to claim 1, characterized by the fact that each lateral jaw is
carried by an arm (7, 63) mounted pivotally on an axle (8, 64) perpendicular to the
plane of the ski and is connected by means of levers (10, 11) pivoted at one end of
a longitudinally slidable strap (9, 19, 66), and by the fact that the other end of
the strap coacts with a rocker provided by the heel means and which is subjected to
the action of the elastic means, whereby this rocker has two stable positions corresponding
to the service and open positions respectively of the binding.
3. Binding according to claim 1 or 2, characterized by the fact that the sole grip
member of the heel means is secured to a lever (6, 36, 50, 75) pivotally mounted on
a transverse axle (22, 39, 57, 76) and parallel to the plane of the ski and is subjected
to the action of the elastic means.
4. Binding according to claim 3, characterized by the fact that the sole grip member
is of one piece of manufacture with the lever.
5. Binding according to claim 3, characterized by the fact that the sole grip member
is mounted pivotally relative to the lever and in a manner such as to be secured with
play to the latter.
6. Binding according to one of claims 2 to 5, characterized by the fact that the elastic
means comprises a spring housing formed of two respectively forward (24, 43) and rear
(21, 42) parts sliding one within the other and containing a compression spring (5),
the forward part of this spring housing being articulated on the lever.
7. Binding according to claim 6, characterized by the fact that the rocker is comprised
by a cranked member (17) whose one end is connected to the strap for actuating the
lateral jaws and whose other end is pivoted to the rear part of the spring housing,
this cranked menber being mounted pivotally by its cranked portion on a transverse
fixed axle (27).
8. Binding according to one of claims 1 to 7, characterized by the fact that the spring
housing is pivotally mounted on a fixed transverse axle (23) and extends into a lateral
recess (28) of said housing, the dimensions of this recess being greater than those
of said transverse axle, whereby this axle will be substantially in the center of
the recess in the closed service position of the binding and in abutment against the
upper or lower wall of the recess during passage from this closed position to the
open position.
9. Binding according to claim 6, characterized by the fact that the rocker is comprised
by a cranked member (37) of which one arm is connected with the actuating strap (19)
of the lateral jaws and the other end is articulated on the lever (36), this cranked
member being pivotally mounted by its cranked portion on a transverse fixed axle (39),
and by the fact that the rear part (42) of the spring housing is pivotally mounted
on another transverse fixed axle (44).
10. Binding according to claim 6, characterized by the fact that the rocker is comprised
by a portion of the lever (50) which comprises three transverse axles disposed in
a triangle, the lower axle (53) being connected with the actuating strap (19) of the
lateral jaws, the upper axle (57) corresponding to the articulation between the lever
and the forward part (54) of the spring housing and the third axle (57) being a fixed
axle about which the lever pivots, and by the fact that the rear part (55) of the
spring housing is pivotally mounted in a fixed transverse axle (56).
11. Binding according to one of claims 3 to 10, characterized by the fact that the
lever has a nose (30, 48) disposed substantially horizontally in open position of
the binding and serving as actuating means for automatic donning.
12. Binding according to one of claims 2 to 5, characterized by the fact that the
elastic member comprises a spring housing (65) formed in two respectively forward
(71) and rear (70) parts sliding one within the other and containing a compression
spring (72), by the fact that the rear part of this spring housing is pivotally mounted
on a fixed transverse axle (73) and that the forward part of said housing is articulated
on a first fixed corner (79) of a triangular lever (77), by the fact that a cranked
menber (78) serving as a rocker is pivotally mounted by its cranked portion on a fixed
transverse axle (82), that it is connected by one of its ends with the actuating strap
(66) of the lateral laws and is articulated by its other end to a second corner of
said triangular lever, and by the fact that this triangular lever is articulated by
its third corner (75) on an actuating lever (75), this lever being pivotally mounted
on a fixed transverse axle (76) and a sole grip member (84) being also mounted pivotally
on the same fixed transverse axle and being connected with play to said lever.
13. Binding according to claim 12, characterized by the fact that it comprises a brake
formed by two lateral branches (85) connected by a loop spring (86), each branch being
maintained by a transverse cylindrical axle (88) mounted slidably and pivotally in
a lateral wall (74) of the heel means, whereby said branch pivots with the cylindrical
axle between an active position corresponding to the open position of the binding
and in which it projects below the sole of the ski and a rest position corresponding
to the closed position of the binding and in which it is disposed above and substantially
parallel to the plane of the ski, and by the fact that the inner end of the cylindrical
axles comes into contact with a portion (91) of the actuating strap (86) during passage
from the active position of the branches to their rest position thereby to permit
automatic donning.
14. Binding according to one of claims 1 to 13, characterized by the fact that a support
plate (31) is fixed above the actuating mechanism of the lateral jaw (2) and has at
its forward end a cutaway deformable portion (31') subjected to an elastic force tending
to maintain this portion substantially parallel to the upper surface of the ski when
no pressure is exerted on said portion.
15. Binding according to claim 14, characterized by the fact that the elastic force
is obtained by the elasticity of said forward cut-away portion or by means of a spring
disposed beneath said portion.
16. Binding according to one of claims 14 and 15, characterized by the fact that the
support plate has at its forward end a longitudinally slidably mounted adjustable
abutment (98).
17. Binding according to one of claims 1 to 16, characterized by the fact that each
jaw has a forward portion (2a) inclined upwardly and inwardly at an acute angle and
a substantially vertical rear portion (2b) forming an obtuse angle with the longitudinal
axis of the ski.
18. Ski boot adapted to be secured to a ski by means of the safety binding according
to claim 1, characterized by the fact that it comprises a sole having impressions
coacting in the service position with the lateral jaws of the binding.
19. Boot according to claim 18, adapted to be secured to a ski by means of the security
binding according to claim 17, characterized by the fact that the sole has on each
side of its median portion at least one impression (93) comprising a stop (94), this
stop having a face inclined upwardly and inwardly at an acute angle coacting in the
service position with the inclined forward portion of the lateral jaw, as well as
a longitudinal portion (95) disposed forwardly of said stop and having a V-shaped
transverse cross section.
20. Boot according to claim 19, characterized by the fact that the impressions, the
stops and the V-shaped portion are made of one piece of manufacture with the sole.
1. Sicherheitsbindung eines Schuhs (C) auf einem Ski (5) umfassend zwei seitliche
Backen (2. 62), die unter der wirkung eines elastischen Organs (5) in einer Ebene
parallel zu jener des Skis zwischen einer geschlossenen Arbeitsstellung, in der diese
Backen mit der Sohle des Schuhs zusammenwirken, und einer offenen Stellung verschiebbar
montiert sind, in der der Schuh freigesetzt ist, dadurch gekennzeichnet, daß sie einen
Fersenhalter (3, 65) umfaßt, der ein Sohlenklemmelement (29, 46, 58, 84) aufweist,
das unter der Wirkung des gleichen elastischen Organs (5) in einer zur Ebene des Skis
senkrecht stehenden Längsebene zwischen einer Arbeitsstellung, in der das genannte
Element das hintere Ende (T) der Sohle des Schuhs auf dem Ski festhält und einer offenen
Stellung verschiebbar montiert ist, in der der Schuh freigesetzt ist, wobei das Ganze
so ausgebildet ist, daß'das Öffnen oder das Schließen der seitlichen Backen oder des
Sohlenklemmelementes jeweils das Öffnen bzw. das Schließen des Sohlenklemmelementes
oder der seitlichen Backen bewirkt.
2. Bindung nach Anpruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß jede seitliche Backe von einem
Arm (7, 63) getragen wird, der an einer zur Ebene des Skis senkrechten Achse (8, 64)
angelenkt und unter Zwischenschaltung von Anlenkstangen bzw. Schwingarmen (10, 11)
mit einem Ende eines in Längsrichtung verschiebbaren Gestänges (9, 19, 66) verbunden
ist, und daß das andere Ende des Gestänges mit einer Kippvorrichtung, die am Fersenhalter
vorgesehen ist und die der Wirkung des elastischen Organes unterworfen ist, so zusammenwirkt,
daß diese Kippvorrichtung zwei stabile Stellungen aufweist, die der Arbeitsstellung
bzw Öffnungsstellung der Bindung entsprechen.
3. Bindung nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß das Sohlenklemmelement
des Fersenhalters fest mit einem Hebel (6, 36, 50, 75) verbunden ist, der an einer
zur Ebene des Skis parallelen Querachse (22, 39, 57, 76) angelenkt und der Wirkung
des elastischen Organs unterworfen ist.
4. Binding nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß das Sohlenklemmelement.einstückig
mit dem Hebel hergestellt ist.
5. Bindung nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß das Sohlenklemmelement am
Hebel so angelenkt ist, daß es mit diesem mit Spiel fest verbunden ist.
6. Bindung nach einem der Ansprüche 2 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß das elastische
Organ ein Federgehäuse aufweist, das aus zwei Teilen, einem vorderen Teil (24, 43)
und einem hinteren Teil (21, 42) gebildet ist, die ineinander verschiebbar sind und
eine Druckfeder (5) enthatten, wobei das vordere Ende dieses Federgehäuses am Hebel
angelenkt ist.
7. Bindung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Kippvorrichtung von einem
abgewinkelten bzw. gebogenen Element (17) gebildet ist, dessen eines Ende mit dem
Gestänge zur Betätigung der seitlichen Backen in Eingriff steht und dessen anderes
Ende am hinteren Teil des Federgehäuses angelenkt ist, wobei dieses abgewinkelte Element
mit seinem abgewinkelten Abschnitt auf einer feststehenden Querachse (27) angelenkt
ist.
8. Bindung nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß das Federgehäuse
auf einer feststehenden Querachse (23) schwenkbar montiert ist, die sich durch eine
seitliche Ausfräsung (28) des genannten Gehäuses erstreckt, wobei die Abmessungen
dieser Ausfräsung größer als jene der Querachse sind, sodaß sich diese Achse in der
geschlossenen Arbeitsstellung der Bindung im wesentlichen in der Mitte der Ausfräsung
und beim Übergang von dieser geschlossenen Stellung zur offenen Stellung in Anlage
gegen die obere oder untere Wand der Ausfräsung befindet.
9. Bindung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Kippvorrichtung von einem
abgewinkelten bzw. gebogenen Element (37) gebildet ist, dessen eines Ende in Eingriff
mit dem Betätigungsgestänge (19) für die seitlichen Backen steht und dessen anderes
Ende am Hebel (36) angelenkt ist, wobei dieses abgewinkelte Element mit seinem abgewinkelten
Teil an einer feststehenden Querachse (39) angelenkt ist, und daß der hintere Teil
(42) des Federgehäuses an einer anderen feststehenden Querachse (44) angelenkt ist.
10. Bindung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Kippvorrichtung von einem
Abschnitt des Hebels (50) gebildet ist, der drei im Dreieck angeordnete Querachsen
aufweist, wobei die untere Achse (53) im Eingriff mit dem Betätigungsgestänge (19)
der seitlichen Backen steht, die obere Achse (57) der Anlenkung zwischen dem Hebel
und dem vorderen Abscnnitt (54) des Federgehäuses entspricht und die dritte Achse
eine feststehende Achse (57) ist, um die der Hebel verschwenkbar ist, und daß der
hintere Teil (55) des Federgehäuses auf einer feststehenden Querachse (56) angelenkt
ist.
11. Bindung nach einem der Ansprüche 3 bis 10, dadurch gekennzeichnet, daß der Hebel
eine Nase (30, 48) aufweist, die in Öffnungsstellung der Bindung im wesentlichen horizontal
angeordnet ist und als Betätigungsorgan für das automatische Anlegen des Schuhs dient.
12. Bindung nach einem der Ansprüche 2 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß das elastische
Organ ein Federgehäuse (65) aufweist, das aus zwei Teilen, einem vorderen Teil (71)
und einem hinteren Teil (70) gebildet ist, die ineinander verschiebbar sind und eine
Druckfeder (72) enthalten, daß der hintere Teil dieses Federgehäuses auf einer feststehenden
Querachse (73) angelenkt ist und der vordere Teil dieses Federgehäuses an einer ersten
feststehenden Ecke (79) eines dreieckigen Schwingarmes (77) angelenkt ist, daß ein
als Kippvorrichtung dienendes, abgewinkeltes Element (78) mit seinem abgewinkelten
Teil auf einer feststehenden Querachse (82) angelenkt ist, daß es mit einem seiner
Enden mit dem Gestänge (66) für die Betätigung der seitlichen Backen in Eingriff steht
und mit seinem anderen Ende an einer zweiten Ecke des genannten dreieckigen Schwingarmes
angelenkt ist, und daß dieser dreieckige Schwingarm mit seiner dritten Ecke an einem
Betätigungshebel (75) angelenkt ist, wobei dieser Hebel an einer feststehenden Querachse
(76) angelenkt ist, und ein Sohlenklemmelement (84) ebenfalls an derselben feststehenden
Querachse angelenkt und mit Spiel mit diesem Hebel verbunden ist.
13. Bindung nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, daß sie eine Bremse aufweist,
die von zwei seitlichen Schenkeln (85) gebildet wird, die durch einen Federbügel (86)
miteinander verbunden sind, wobei jeder Schenkel von einer zylindrischen Querachse
(88) gehalten ist, die verschiebbar und schwenkbar in einer Seitenwand (74) des Fersenhalters
so gelagert ist, daß der Schenkel mit der zylindrischen Achse sich zwischen einer
aktiven Stellung, die der offenen Stellung der Bindung entspricht und in der er unter
der Lauffläche des Skis hervorragt und einer Ruhestellung verschwenkt, die der geschlossenen
Stellung der Bindung entspricht und in der er über der und im wesentlichen parallel
zur Ebene des Skis angeordnet ist, und daß das innere Ende der zylindrischen Achsen
während des Übergangs der Schenkel von ihrer aktiven Stellung in ihre Ruhestellung
im Hinblick auf das automatische Schuh-Anlegen in Anlage an einen Abschnitt (91) des
Betätigungsgestänges (66) kommt.
14. Bindung nach einem der Ansprüche 1 bis 13, dadurch gekennzeichnet, daß eine Tragplatte
(31) über dem Mechanismus zur Betätigung der seitlichen Backen (2) befestigt ist und
an ihren vorderen Ende einen verformbaren Teil bzw. Abschnitt (31') aufweist, der
frei überstehend angeordnet und einer elastischen Wirkung unterworfen ist, die dazu
tendiert, diesen Teil bzw. Abschnitt im wesentlichen parallel zur oberen Fläche des
Skis zu halten, wenn keinerlei Druck auf diesen ausgeübt wird.
15. Bindung nach Anspruch 14, dadurch gekennzeichnet, daß die elastische Wirkung durch
die Elastizität des genannten vorderen, frei überstehenden Teils bzw. Abschnittes
oder wenigstens durch eine unter diesem Teil bzw. Abschnitt angeordnete Feder erzielt
wird.
16. Bindung nach Anspruch 14 oder 15, dadurch gekennzeichnet, daß die Tragplatte an
ihrem vorderen Ende einen in Längsrichtung verschiebbaren, einstellbaren Anschlag
(98) aufweist.
17. Bindung nach einem der Ansprüche 1 bis 16, dadurch gekennzeichnet, daß jede Backe
einen vorderen Teil bzw. Abschnitt (2a), der in einem spitzen Winkel von unten nach
oben und von außen nach innen geneigt ist, und einen im wesentlichen vertikalen hinteren
Teil bzw. Abschnitt (2b) aufweist, der mit der Längsachse des Skis einen stumpfen
Winkel einschließt.
18. Skischuh, der dazu bestimmt ist, an einem Ski mittels der Sicherheitsbindung nach
Anspruch 1 befestigt zu werden, dadurch gekennzeichnet, daß er eine Sohle mit Eindrückungen
bzw. Vertiefungen aufweist, die in Arbeitsstellung mit den seitlichen Backen der Bindung
zusammenwirken.
19. Schuh nach Anspruch 18, der dazu bestimmt ist, auf einem Ski mittels der Sicherheitsbindung
nach Anspruch 17 befestigt zu werden, dadurch gekennzeichnet, daß die Sohle auf jeder
Seite ihres Mittelabschnittes wenigstens eine Eindrückung bzw. Vertiefung (93) aufweist,
die einen Anschlag (94) umfaßt, welcher Anschlag eine Fläche aufweist, die in einem
spitzen Winkel von unten nach oben und von außen nach innen geneigt ist und in Arbeitsstellung
mit dem geneigten vorderen Abschnitt der seitlichen Backe zusammenwirkt, und einen
Längsabschnitt (95) besitzt, der vor dem genannten Anschlag gelegen ist und einen
V-förmigen Querschnitt aufweist.
20. Schuh nach Anspruch 19, dadurch gekennzeichnet, daß die Eindrückungen bzw. Vertiefungen.
die Anschläge und der V-förmige Abschnitt einstückig mit der Sohle hergestellt sind.