[0001] La présente invention concerne un chariot-palette pour le stockage et le transport
de plateaux rectangulaires de groupement qui contiennent des emballages et qui sont
gerbés les uns sur les autres.
[0002] Pour le groupement d'emballages parallélépipédiques, par exemple les emballages contenant
du lait ou des liquides alimentaires, on utilise des plateaux rectangulaires de groupement
comportant un fond et quatre parois de côté. Pour pouvoir gerber de façon stable un
nombre appréciable (par exemple 5, ce qui peut représenter une hauteur de un mètre
environ) de plateaux chargés de leurs emballages, on a proposé de faire comporter
aux plateaux un prolongement des parois de côté en-dessous du niveau du fond de façon
à former une sorte de jupe qui peut coiffer le sommet des emballages contenus dans
un plateau sous-jacent et stabiliser ainsi une pile de plusieurs plateaux. un tel
type de plateau a été décrit dans la demande de brevet français No.83 20 548 déposée
le 22/12/1983 au nom de la demanderesse.
[0003] Le stockage et le transport des piles de plateaux sur des palettes ou sur des chariots
classiques à surface plane est peu pratique car chaque pile, qui peut peser environ
100 kg et mesurer environ 1 m de hauteur, repose sur la tranche de la jupe du plateau
inférieur, ce qui fait une surface d'appui de faible surface et n'assure qu'une stabilité
insuffisante de la pile.
[0004] La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient grâce à un chariot-palette
adapté à supporter deux piles adjacentes de tels plateaux de groupement chargés d'emballages
parallélépipédiques, avec une stabilité améliorée de piles sur le chariot-palette
et avec la possibilité de charger ou décharger indépendamment les deux piles adjacentes,
ce qui permet d'assurer les opérations de manutention avec des appareils manuels,
tels que des diables ou des élévateurs de faible puissance.
[0005] Ces résultats avantageux sont obtenus grâce à une construction particulière du chariot-palette
et notamment de son châssis.
[0006] L'invention a pour objet un chariot-palette dans lequel : le châssis comprend deux
longerons longitudinaux parallèles disposés avec un écartement légèrement plus petit
que la longueur intérieure des plateaux ; les deux longerons sont réunis par une structure
transversale de liaison s'étendant dans la partie centrale du châssis ; chaque longeron
présente, en son milieu, une interruption formant, de chaque côté de ladite interruption,
deux demi-longerons ; et chaque demi-longeron a une longueur légèrement plus petite
que la largeur intérieure des plateaux.
[0007] Grâce à cette disposition, les deux plateaux inférieurs des deux piles de plateaux
peuvent reposer, par leur fond, sur les demi-longerons précités et sur la structure
transversale de liaison, tandis que leurs jupes s'emboîtent à l'extérieur des demi-longerons
et s'engagent dans l'interruption précitée entre ces demi-longerons.
[0008] La pile de plateaux superposés est ainsi parfaitement stable et calée sur le chariot-palette.
Un engin de levage (diable ou petit élévateur) peut être engagé entre les longerons,
d'un côté ou de l'autre du châssis, pour soulever ou déposer l'une ou l'autre des
piles.
[0009] Quatre roulettes sont montées aux quatre extrémités libres des longerons pour permettre
les déplacements du chariot.
[0010] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre
et à l'examen des dessins annexés qui représentent, à titre d'exemples non limitatifs,
plusieurs modes de réalisation de l'invention.
La figure 1 est une vue en élévation d'une pile de cinq plateaux de groupement chargés
sur un chariot-palette.
La figure 2 est une vue en plan d'un mode de réalisation simple du châssis d'un chariot-palette
suivant l'invention.
Les figures 3 et 4 sont des vues partielles en coupe de la partie centrale interrompue
des longerons du châssis et de l'extrémité libre des demi-longerons.
Les figures 5 et 6 illustrent deux autres modes de réalisation de l'invention.
Les figures 7 et 8 sont respectivement une vue en plan et une vue en élévation de
côté d'encore un autre mode de réalisation de l'invention.
[0011] La figure 1 montre une pile de cinq plateaux de groupement rectangulaires P
1, P
2' P
3' P4' P5 chargés chacun d'une pluralité d'emballages parallélépipé-
diques E
1, E
2,
E37 E4, E
5, par exemple vingt emballages groupés en quatre rangées de cinq. Les quatre parois
de plateaux sont prolongées, en-dessous du niveau du fond du plateau, par une jupe
2 qui est continue sur les deux petits côtés des plateaux mais qui comporte une échancrure
4 sur les deux grands côtés du plateau. La longueur intérieure d'un plateau (donc
de la jupe) est L
1, sa largeur intérieure est 1
1.
[0012] Comme on le voit sur la figure 1, le châssis 6 du chariot-palette s'engage dans la
jupe 2 du plateau inférieur P
1 de la pile de plateaux. Le chariot-palette repose sur le sol par l'intermédiaire
de roues 8 montées sous le châssis 6.
[0013] Le châssis représenté en plan sur la figure 2 est adapté à recevoir deux piles côte
à côte de plateaux de groupement, c'est-à-dire que, dans la vue de la figure 1, la
deuxième pile, identique à la première, est située derrière cette première pile et
n'est donc pas visible.
[0014] Le châssis comprend deux longerons longitudinaux parallèles 10, 12 qui sont disposés
avec un écartement L
2 légèrement plus petit que la longueur intérieure L des plateaux.
[0015] Ces longerons peuvent être constitués par un profilé métallique tubulaire à section
carrée ou rectangulaire. Les deux longerons 10, 12 sont réunis entre eux par une structure
transversale de liaison 14 s'étendant dans la partie centrale Z du châssis. Cette
structure peut comprendre un cadre formé de deux traverses 16, 16' qui sont soudées
sur les longerons 10, 12 et qui sont réunies par des entretoises soudées 18, 18'.
[0016] Chaque longeron 10, 12 présente, en son milieu, une interruption 20 divisant le longeron
10 en deux demi-longerons 10
1, 10
2 et le longeron 12 en deux demi-longerons 12
1, 12
2, chacun de ces demi-longerons ayant une longueur 1
2 légèrement inférieure à la largeur intérieure 1
1 des plateaux.
[0017] Sur chaque extrémité coupée 22 des demi-longerons est soudé un fer plat incliné 24
dont l'autre extrémité est également soudée sur l'entretoise correspondante 18 ou
18'. On a représenté à plus grande échelle sur la figure 3 la zone d'interruption
20 des deux demi-longerons 12
1, 12
2.
[0018] A l'extrémité libre de chacun des demi-longerons est montée l'une des quatre roues
8 du chariot dont on a seulement fait figurer sur la figure 1 le centre de montage.
A chacune de ces mêmes extrémités libres on soude de préférence un fer plat incliné
28, 28', qui est représenté plus en détail sur la figure 4, et qui a pour fonction
de centrer et retenir la portion de la jupe 2 d'un plateau P
1 prolongeant l'un des grands côtés 30 de ce plateau. Les deux fers plats 28, 28',
d'un même côté du châssis, laissent entre eux un intervalle libre I qui est plus grand
que l'extension de l'échancrure 4 de la jupe 2 (voir figure 1).
[0019] Le châssis qui vient d'être décrit est donc adapté à recevoir deux plateaux inférieurs
P
1, P
1 d'une pile de plateaux, le contour intérieur de ces plateaux ayant été représenté
en traits interrompus sur la figure 2.
[0020] Comme on le voit sur les figures 3 et 4, les fonds 32, 32' des plateaux P
1, P'
1 reposent sur la face supérieure des profilés constituant le châssis, tandis que les
jupes 2, 2' des plateaux coiffent et embrassent la périphérie des constituants du
châssis. Chaque plateau est ainsi solidement calé et centré sur le chariot-palette
ce qui donne une bonne stabilité aux piles de plateaux.
[0021] Les bords inclinés 24, 28, 28' facilitent l'emboîtement des plateaux sur le châssis.
[0022] Comme on le voit sur la figure 3, l'interruption 20 entre les longerons permet l'engagement
des portions de jupe 2, 2' des plateaux P
1, Pl. Il est à noter que l'écartement J entre les entretoises 18, 18' est plus petit
que l'extension de l'échancrure 4 de la jupe 2.
[0023] Dans un chariot-palette suivant l'invention, la structure transversale de liaison
16, 16', 18, 18' s'étend seulement sur une zone centrale Z peu étendue du châssis,
par exemple environ 25 % de la longueur totale du châssis, de façon à laisser accessible
par en-dessous la majeure partie de la face inférieure des fonds 32, 32' des plateaux
qui peuvent ainsi être soulevés facilement au moyen d'un diable ou autre appareil
simple de manutention.
[0024] Dans le mode de réalisation de la figure 2, on a représenté des demi-longerons 10
1, 10
2, 12
1,
122 de section plus forte que celle des profilés formant la structure 14, mais il est
bien évident que chaque demi-longeron tel que 12
1 pourrait être allégé et renforcé par un demi-longeron supplémentaire 34, parallèle
au premier, qui serait soudé entre la traverse 16 et la plaque inclinée 28, comme
il est représenté de façon schématique sur la figure 5. Dans ce cas, tous les éléments
constitutifs du châssis peuvent être identiques, par exemple des tubes à section carrée
de 20 x 20 mm.
[0025] Le mode de réalisation représenté sur la figure 6 est analogue à celui de la figure
5, si ce n'est que chaque demi-longeron, tel que 10
1, est recourbé suivant une branche 24' qui remplace la plaque soudée 24 des modes
de réalisation précédents et qui est soudée sur l'entretoise 18 ou 18'. Comme dans
les cas précédents il existe donc une interruption 20 entre deux demi-longerons (10
1, 10
2 ou 12
1, 1
22).
[0026] De même, les demi-longerons supplémentaires 34, 34' peuvent être recourbés en U de
façon que le fond du U constitue la traverse 16 ou 16'.
[0027] Le mode de réalisation représenté sur les figures 7 et 8 est analogue à celui de
la figure 2, c'est-à-dire qu'il ne comporte pas de demi-longeron supplémentaire mais,
contrairement à la figure 2, les demi-longerons 10
1, 10
2, 12
1, 12
2 ont la même section (par exemple du tube carré de 20 x 20 mm) que les éléments 16,
16', 18, 18' de la structure transversale. Dans ce cas, le châssis est rigidifié au
moyen de deux plaques de renforcement 36, 36', par exemple en tôle de 2 ou 3 mm, qui
sont fixées, par vissage ou soudage, en-dessous des extrémités libres des demi-longerons,
ce qui laisse en-dessous des fonds 32, 32' des plateaux P
1, Pi (voir figure 8) un espace libre suffisant pour l'engagement d'un appareil de
manutention tel qu'un diable.
[0028] Les mêmes plaques 36 et 36' peuvent servir à la fixation des montures 38, 38' des
roues 8, 8' du chariot, les roues 8 étant, par exemple, des roues orientables.
[0029] De préférence, on prévoit à l'avant des plaques 36, 36' un rebord recourbé 40, 40'
formant un organe d'accrochage pour tirer le chariot vers l'avant ou l'arrière.
[0030] Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation de l'exemple
décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme
de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela du cadre
de l'invention.
1. Chariot-palette pour le stockage et le transport de deux piles adjacentes de plateaux
de groupement superposés, lesdits plateaux comportant une jupe en saillie en-dessous
du fond et contenant des emballages parallélépipédiques, ledit chariot-palette étant
caractérisé en ce que son châssis comprend deux longerons longitudinaux parallèles
(10, 12) disposés avec un écartement (L2) légèrement plus petit que la longueur intérieure (L1) des plateaux ; en ce que les deux longerons sont réunis par une structure transversale
de liaison (14) s'étendant dans la partie centrale (Z) du châssis ; en ce que chaque
longeron présente, en son milieu, une interruption (20) formant, de chaque côté de
ladite interruption, deux demi-longerons (101, 102, 121, 122) ; et en ce que chaque demi-longeron a une longueur (12) légèrement plus petite que la largeur (1 ) intérieure des plateaux.
2. Chariot-palette suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la structure
transversale de liaison (14) forme un cadre qui comprend deux traverses (16, 16')
et deux entretoises (18, 18'), ledit cadre s'étendant sur une zone centrale (Z) du
châssis correspondant à environ 25 % de la longueur totale du châssis.
3. Chariot-palette suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que
chaque demi-longeron (101, 102, 121, 122) est doublé par un demi-longeron supplémentaire (34, 34') solidaire de la structure
transversale de liaison (14).
4. Chariot-palette suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
en ce que chaque extrémité des demi-longerons (101, 102, 121, 122) porte des plaques inclinées (24, 28, 28') de guidage à l'emboîtement des plateaux
(P1, P'1) sur le châssis.
5. Chariot-palette suivant l'une des revendications 1, 2 ou 4, caractérisé en ce qu'une
plaque transversale de liaison (36, 36') est fixée en-dessous de l'extrémité libre
des demi-longerons (101, 121 et 102, 122) et en ce que chaque plaque supporte deux roues (8 ou 8') du chariot.
6. Chariot-palette suivant l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que l'écartement
(J) entre les entretoises (18, 18') de la structure de liaison (14) est plus petit
que l'extension longitudinale d'une échancrure (4) prévue dans la jupe (2) des plateaux
(P1, P2' ... P5.