[0001] La présente invention concerne un procédé et une installation pour la mise en oeuvre
de ce procédé conformément au préambule de la revendication 1 et 8, respectivement,
qui se rapportent aux images composites qu'il est bien connu de réaliser, notamment
dans des cellules à miroir sans tain - c'est-à-dire semi-transparents - par combinaison
entre
- d'une part, l'image propre virtuelle que peut observer d'elle-même toute personne
qui se tient devant un miroir,
- et d'autre part, les images réelles de parures (notamment de vêtements) qui peuvent
être constituées dans le plan de cette image virtuelle, par exemple sur un écran de
projection.
[0002] Un procédé conformément au préambule de la revendication 1 et une installation conformément
au préambule de la revendication 8 permettant la réalisation et l'auto-observation
de telles images ont déjà été décrites dans le US-A-3 507 570 (cf. aussi le brevet
français n° 1 544 746 du 18/9/67 et le certificat d'addition n° 93 296 du 16/11/67)
; de telles installations sont particulièrement désirées dans les domaines des vêtements,
des montures de lunettes, des bijoux, du maquillage, etc., car elles permettent en
théorie à une pluralité de clients de passer très commodément en revue sur eux-mêmes
d'importantes collections dont l'encombrement et le traitement se réduisent alors
à ceux de simples collections de diapositives.
[0003] Le problème pratique qui se pose néanmoins pour ce genre d'installation réside essentiellement
:
- d'une part dans la difficulté de « raccorder convenablement l'image naturelle avec
les images successives de parures,
tant en raison de la dispersion des tailles et des corpulences des diverses personnes
appelées à s'observer elles-mêmes les unes après les autres,
qu'en raison de la difficulté de réaliser un positionnement rigoureux des images projetées,
ne serait-ce qu'en raison des sujétions inhérentes aux prises de vues (celles-ci étant
réalisées dans des conditions aléatoires sur des mannequins qui ne disposent pas de
repères concordants leur permettant de se positionner rigoureusement, dans le champ
de prise de vue, à l'emplacement exigé par les projections à intervenir),
- d'autre part et de ce fait, par la nécessité d'affecter à ces installations un opérateur
de projection capable, grâce à des équipements appropriés, de rectifier les anomalies
de ce type et d'ajuster chaque image projetée en fonction, d'une part de ses écarts
propres résultant de la prise de vue,
et d'autre part de la taille et de la corpulence particulières des diverses personnes
qui s'observent dans l'installation.
[0004] Ces installations sont donc actuellement bien accueillies dans leur principe par
les professionnels qui vendent des collections de toutes natures mais elles demeurent
marginales ; les clients - c'est-à-dire les personnes qui s'observent - ne parviennent
en effet pas à s'identifier aux images avec enthousiasme dès lors que, même si ces
défauts peuvent être rapidement corrigés par un opérateur habile, les images mixtes
se présentent au moins au départ en deux parties mal raccordées, excentrées ou disproportionnées
l'une par rapport à l'autre, tant en hauteur qu'en corpulence. Ces défauts sont d'ailleurs
aggravés par le fait que l'image virtuelle que tout observateur voit de lui-même dans
un miroir est tridimensionnelle, c'est-à-dire en relief, tandis que l'image projetée
sur écran est plate. Dès lors, pour que cette différence inévitable ne soit pas trop
remarquée, il est essentiel qu'il n'y ait pas d'autre différence entre l'image propre
et l'image projetée ; ceci de façon que l'attention de la personne qui s'observe soit
immédiatement capturée par la sensation insolite de « se découvrir » habillée d'une
parure en une fraction de seconde, comme par enchantement. Dès qu'un décalage apparaît
entre les images propres et projetée, l'aspect « magique de l'illusion s'évanouit
et l'installation de présentation de la collection est perçue d'une façon négative
en raison de son caractère artificiel, alors quelquefois révélé dans des aspects qui
peuvent être cruellement frustrants.
[0005] C'est donc un objet de la présente invention de proposer un procédé et des moyens
permettant de réaliser un raccordement parfait de ces deux types d'images
.― non seulement en taille (c'est-à-dire en hauteur) et en corpulence,
- mais encore à la faveur d'une petite procédure fort simple de « préréglage », qui
permet d'opérer les éventuels ajustements nécessaires avant toute projection d'une
quelconque image de parure. (Tous les ajustements étant réalisés « à blanc •, c'est-à-dire
en l'absence de toute projection de parure, de sorte que, dès la première des projections,
la première parure « tombe parfaitement dans les mesures de la personne qui s'observe)
- et, enfin, de telle sorte que toutes les parures qui suivent la première continuent
à « tomber de la même façon parfaite sans les aléas dus aux accidents de centrage
ou de proportions à la prise de vue.
[0006] L'idée à la base réside dans le fait que,
- si l'image projetée sur écran, c'est-à-dire l'image de la parure, peut être « mise
à la mesure de la personne qui s'observe grâce à divers artifices classiques (réflexion
du faisceau projeté sur un miroir à déformation réglable ; recul, avancement ou inclinaison
du projecteur par rapport à l'écran, etc.),
- encore faut-il que cette « mise à mesure se fasse,
dans des conditions rigoureuses, c'est-à-dire d'une façon contrôlée sans déformations
parasites et avec raccordement convenable des deux images à combiner,
et à la faveur d'une opération qui soit tout à fait indépendante des projections de
parures proprement dites, afin d'éviter que l'effet « merveileux » produit par ces
dernières ne soit trahi - et donc complètement gâché - par la perception directe,
sur les parures elles-mêmes, de leur absence de « réalité vraie".
[0007] Conformément à l'invention, le procédé pour permettre :
- d'ajuster successivement sur l'écran d'une installation de projection la taille
d'une série d'images-type représentant des parures corporelles (telles que vêtements,
montures de lunettes, bijoux, maquillages, etc.),
- afin de fusionner ces images-type dans le plan de cet écran avec les images naturelles
propres d'une pluralité de personnes successives, lesdites images propres étant obtenues
par des procédés traditionnels,
- de façon à composer des images mixtes représentant chacune de ces personnes habillées
de chacune de ces parures ajustées à ses propres mesures,
- en définissant dans l'image type de ces diverses parures une cote, traitée en valeur
de référence, correspondant à une mensuration corporelle facilement identifiable sur
les images naturelles propres des diverses personnes, est caractérisé en ce qu'on
réalise la prise de vues des parures, de même que l'enregistrement et la projection
de leurs images, dans des conditions telles :
que la base de référence de ladite cote, se trouve toujours projetée à un emplacement
physique prédéterminé de l'écran,
et que cette cote ait, en tout cas à la projection, une valeur constante pour toute
la série des images-type des parures,
― on détermine chaque personne « destinée à être habillée de ces parures fictives
à se placer, dans l'installation, à un emplacement tel que l'image de la partie de
son corps qui correspond à ladite base de référence se superpose sur l'écran à celle
de cette dite base de référence,
- on organise des variations de taille de l'image-type des parures de telle sorte
que ladite base de référence demeure en place, dans la projection de cette image sur
l'écran, au cours de ces variations,
- on procède à l'ajustement en taille horizontale et verticale de l'image-type des
parures de la série, de préférence en plaçant sa commande sous le contrôle de ladite
personne à habiller, jusqu'à ce que la valeur de la cote de référence, illustrée par
une image-mire placée en tête de la série des images-types des parures, épouse sur
l'écran la mensuration particulière de la personne,
- on fait défiler la série des images-type des parures pendant que ladite personne
demeure à sa place,
- on recommence les mêmes opérations avec la personne suivante.
Des modes particuliers de réalisation de l'invention apparaissent dans les revendications
dépendantes 2 à 7. On peut, par exemple, projeter à titre de « témoin une première
image dans laquelle est représentée, sous forme de mire, la cote de référence (c'est-à-dire
la hauteur d'épaule) ayant une valeur commune pour la série des images de parure à
projeter et, par réglage du faisceau projeté, l'on ajuste cette hauteur sur l'écran
pour qu'elle se raccorde à l'image propre, par exemple au « creux du cou de la personne
qui s'observe.
[0008] Dès lors, on peut être certain que toutes les images de parures qui seront projetées
par la suite se raccorderont parfaitement à ce même « creux du cou.
[0009] Le même contrôle et la même rigueur peuvent être mis en oeuvre en matière de corpulence
si l'on se base sur l'axe vertical de symétrie du corps de face et si l'on dilate
plus ou moins de part et d'autre de cet axe les images des parures photographiées
sur des mannequins ayant une corpulence normale.
[0010] La réalisation de ces dilatations verticale et/ou horizontale procède de techniques
relativement classiques, mais qui doivent tout de même être convenablement choisies
et, le cas échéant, adaptées à la présente application particulière ; ceci notamment
pour éviter certaines aberrations optiques qui seraient inconciliables avec l'obtention
du résultat recherché, à savoir l'illusion, aussi parfaite que possible, que l'image
de la parure est « véritablement l'image de quelque chose qui est effectivement porté
par la personne et vu comme tel par elle ; par ailleurs, si l'image propre est constituée
par le visage des diverses personnes qui s'observent successivement, il convient d'ajuster
aussi l'éclairage de ces visages en fonction de leur hauteur : il est par suite intéressant
de coupler ce réglage en hauteur de l'éclairage à celui de la hauteur des images projetées
; de la sorte, les visages sont convenablement éclairés quelle que soit la hauteur
des projections, c'est-à-dire quelle que soit la taille de la personne sur le visage
de laquelle ces projections sont appelées à venir se raccorder.
[0011] L'invention concerne également une installation pour la mise en oeuvre du procédé
conformément aux revendications 8 à 15.
[0012] L'invention concerne également un procédé de prise de vue qui permet pratiquement,
- d'éviter tout réglage dans le cadrage et/ou dans la projection des diapositives,
- et d'être certain,
d'une part que la « cote de référence » a la même valeur sur chacune des diapositives,
d'autre part que la « base de référence se trouve toujours au même emplacement sur
chacune des diapositives.
[0013] L'invention, le procédé de prise de vues pour l'obtention d'images-type présentant
une base de référence, est caractérisé en ce qu'il consiste à faire poser le mannequin
portant la parure devant un miroir semi-transparent derrière lequel est disposé, dans
le plan de son image, une mire d'épaule réglable en hauteur, le miroir semi-transparent
étant limité à la partie supérieure du corps du mannequin et que le photographe se
place à une distance du mannequin telle que le bord inférieur de la prise de vue corresponde
à la base de référence et que le bord supérieur rase la cote de référence.
[0014] Ce procédé et ce moyen de prise de vue permettent en somme d'obtenir des diapositives
véritablement « calibrées au sol et à l'épaule, de sorte que, si on les superpose
en pile, ces éléments se trouvent rigoureusement face à face les uns des autres dans
cette pile. De la sorte, une fois que l'installation de projection est convenablement
réglée à la mesure d'une personne, on peut faire défiler les images des diapositives
et on peut être sûr que toutes les images de parures se raccorderont et se marieront
à son image propre d'une façon aussi parfaite pour les unes que pour les autres.
[0015] Le miroir semi-transparent est limité à la partie supérieure du corps du mannequin,
puisqu'il ne sert que pour mettre en place les épaules, et l'appareil de prise de
vue est disposé au-dessous et derrière ce miroir. De la sorte, le photographe qui,
par dessus son appareil de prise de vue, voit le mannequin au travers de la face arrière
du miroir voit en même temps l'image - dans ce même miroir semi-transparent vu de
l'arrière - de la mire d'épaule placée derrière et au-dessus de lui. Par suite, il
lui est très facile de prendre la photo au moment où, pour lui,.l'attitude du mannequin
se raccorde convenablement à l'image de la mire. Pour le cadrage global de l'image,
il suffit que le photographe se place à une-distance du mannequin telle que le bord
inférieur de la prise de vue corresponde à la pointe des pieds du mannequin et que
le bord supérieur rase la base du nez par exemple. Dès l'instant que ces conditions
sont rempIies, `on est absolument certain que toutes les diapositives seront parfaitement
homogènes entre elles. De la sorte, le contrôle des projections peut être réalisé
dans des conditions parfaites.
[0016] L'invention comprise grâce à la description, qui suit, d'un exemple de réalisation
donné à titre non limitatif en regard des dessins sur lesquels :
La figure 1 est une vue en perspective d'une installation permettant de passer en
revue, en illusion sur soi-même, une collection de vêtements.
La figure 2 est une vue générale en plan de cette installation.
La figure 3 est une vue en plan analogue à plus grande échelle de l'unité de projection
des images de vêtements.
La figure 4 est une vue correspondante en élévation de cette unité.
La figure 5 est une vue analogue à celle de la figure 1 mais dans laquelle l'installation
est réglée pour l'auto-observation d'une personne petite.
La figure 6 est une vue en perspective d'une scène de prise de vue dans le miroir
de l'installation d'un vêtement de la collection.
La figure 7 est une vue en élévation de la scène de la figure 5.
Les figures 8 et 9 illustrent des diapositives d'instructions avec mires.
La figure 10 est une vue d'une diapositive du même genre mais avec prise de vue d'un
vêtement « large ».
La figure 11 est une vue côte à côte de deux photographies prises l'une au naturel,
l'autre de l'image correspondante mixte, c'est-à-dire avec surimposition d'un vêtement.
[0017] Si l'on se reporte aux figures 1 et 2, on peut facilement reconnaître une cellule
du type de celle décrite dans le brevet français n° 1.544.746 et dans son addition
n° 93.296, c'est-à-dire permettant à une personne P d'observer, au travers d'un miroir
semi-transparent M :
- d'une part sa propre image, située à égale distance derrière ce miroir,
- et d'autre part l'image, dans un second miroir M1 incliné à 45 degrés sur l'axe
optique d'un écran translucide E sur lequel sont projetées des diapositives par un
projecteur 1.
[0018] On ne s'attardera donc pas à décrire ici l'équipement de base ni les conditions dans
lesquelles se réalise le « mariage optique » - par raccordement au niveau du cou -
de l'image propre de la personne P (visage) et des images successives de parures,
sur mannequin, qui sont projetées (sans tête) sur l'écran E à partir de diapositives.
[0019] On remarquera simplement que, pour rendre la cellule plus compacte et pour pouvoir
la loger dans un angle de salle, l'axe optique de l'installation est brisé à 90° par
le miroir M1 et décomposé en deux demi-axes orthogonaux, l'un côté observateur, l'autre
côté projecteur.
[0020] Pour satisfaire le même souci, le faisceau lumineux f, f2 projeté sur l'écran E est
renvoyé par un miroir trapézoïdal à 45° M2 sur lequel on reviendra ci-après.
[0021] L'ensemble de l'installation est logé dans une structure classique composée de montants
2 et de traverses supérieures 3 et inférieures 4 entre lesquelles sont montés des
panneaux 5.
[0022] La cellule côté observateur est constituée par une chambre à peu près carrée 6, réservée
devant le miroir, et par une chambre un peu plus large 7, ouverte à l'arrière et susceptible
d'être fermée par un rideau 8.
[0023] Les parois latérales des deux chambres sont raccordées par des pans inclinés 9 dans
lesquels sont montés des projecteurs 10 destinés à éclairer le visage de la personne
P et qui peuvent être plus ou moins élevés ensemble dans ces pans inclinés le long
des câbles non représentés, grâce à un système de commande sur lequel on reviendra
ci-après.
[0024] Les faisceaux lumineux de ces deux projecteurs sont un peu relevés vers le haut,
de façon à éclairer les visages légèrement « par en bas » ; ceci afin d'éviter que
ces faisceaux « n'accrochent les épaules de la personne éclairée à l'intérieur de
la chambre sombre 7 et afin de faire en sorte que seul le visage de cette dernière
soit éclairé dans l'image visible derrière le miroir M.
[0025] On va maintenant décrire, en se référant aux figures 3 et 4, l'équipement de projection
grâce auquel il est possible de faire grandir ou diminuer l'image (figure 1) projetée
sur l'écran E à partir des diapositives.
[0026] Le projecteur 1 et son magasin 12 sont montés sur une plate-forme 13 située à mi-hauteur
d'un équipage réalisé sous la forme d'une cage à montants 14 et traverses 15 tubulaires
qui peut coulisser sur deux rails parallèles 16 et 17 montés sur un socle 18, le rail
17 est légèrement surbaissé et reculé par rapport au rail 16 afin de dégager la place
nécessaire à la circulation du miroir trapézoïdal M2, dont la forme correspond à la
section « à 45° » du faisceau à section rectangulaire f1 issu du projecteur 1. Ce
miroir est tenu entre deux armatures respectivement 19 et 20 (figure 3). L'armature
19 est fixée sur le montant 14a tandis que l'armature 20 est fixée sur le montant
14b ; toutes deux peuvent pivoter dans le sens des flèches F1 sous l'effet d'une commande
sur laquelle on reviendra ci-après.
[0027] Le guidage sur les rails 16 et 17 de l'équipage supportant le projecteur 1 est assuré
par des petits chariots 21 et 22. Un moteur 23 actionnant au câble 24 par une poulie
25 permet de monter ou de descendre l'ensemble de l'équipage le long des rails 16
et 17. Par suite, le projecteur 1 et son miroir M2 peuvent être amenés en position
basse M'2 (figures 4 et 5) par simple commande du moteur 23.
[0028] On conçoit donc que le miroir trapézoïdal M2 envoie vers l'écran E un faisceau rectangulaire
et que si l'on déplace l'équipage le long des rails 16 et 17, il est très facile de
réduire en hauteur et en largeur le rectangle projeté sur l'écran, sans modifier la
base inférieure horizontale de ce rectangle.
[0029] Il suffit que la pente des rails 16 et 17 soit égale à la pente du rayon le plus
bas du faisceau projeté sur l'écran.
[0030] On comprend donc qu'avec un tel dispositif si les images projetées sont constituées
par celles d'un mannequin portant une parure en pied :
- les pieds ne bougent pas,
- la taille est réduite ou augmentée d'une façon proportionnée, c'est-à-dire que la
hauteur d'épaule monte ou descend, si l'on fait circuler le projecteur le long des
rails 16 et 17 de son funiculaire.
[0031] On remarquera que l'incorporation du miroir à l'équipage du projecteur permet de
briser à 90° le faisceau projeté - et donc de rendre plus compacte la cellule représentée
à la figure 1, côté projecteur - sans que l'image ne se déplace latéralement sur l'écran
E, comme cela serait le cas si le miroir M2 était plus grand et fixé sur la cloison
15 de la cellule.
[0032] On remarquera également qu'il est relativement aisé, avec ce type de structure, de
faire varier « en corpulence l'image projetée, et ceci pour toute valeur de la hauteur
d'épaule prise comme « cote de référence dans cette image : il suffit en effet de
« bomber ou de « creuser plus ou moins le miroir M2 (en 26 et 27 sur la figure 3)
à la façon des miroirs déformants. C'est la raison pour laquelle on a prévu que les
armatures 19 et 20 puissent respectivement pivoter autour de leur axe vertical.
[0033] Cependant, si le miroir M2 était rectangulaire et si la déformation était symétrique
comme représenté en 26 et 27, la dilatation serait beaucoup plus prononcée, sur l'écran,
pour les rayons 29 que pour les rayons 28 c'est-à-dire plus prononcée à droite qu'à
gauche (du fait des éloignements différents, par rapport à l'écran, des sources pivotantes
de ces rayons).
[0034] Par suite, pour corriger cette aberration - incompatible avec la nécessité de procurer
une illusion parfaite à la personne qui s'observe - la courbure du miroir M2 est réalisée
avec une barre de torsion incorporée à l'armature 20 et non représentée. De ce fait,
cette courbure est très prononcée au voisinage de cette armature tandis qu'en raison
même de la plus grande raideur du miroir au voisinage de l'armature 19, elle l'est
moins au voisinage de cette armature.
[0035] Dans ces conditions, dès lors que les diapositives projetées sur l'écran E sont du
type, déjà décrit dans le brevet français n° 1.544.746, représentant des vêtements
portés par un mannequin dont la tête est cachée (soit à la prise de vue, soit à la
projection), on se rend compte que l'on peut en raccorder - d'une façon absolument
parfaite - les images projetées à celle du visage de toute personne, avec ajustement
de la « largeur de ces images à la corpulence particulière de cette personne.
[0036] Si, au surplus, on couple la commande du moteur 23 (qui règle la hauteur d'épaules
des images projetées) à celle d'un moteur enroulant ou déroulant un câble auquel sont
suspendus les projecteurs 10, on se rend compte que l'on peut faire monter ou descendre
la hauteur de l'éclairage destiné au visage de la personne P en même temps que l'on
fait monter ou descendre la hauteur d'épaules des images projetées. Bien entendu il
convient que soient :
- d'une part, étalonnée une position en hauteur des projecteurs 10 correspondant à
la position correspondante en hauteur du projecteur 1 sur son funiculaire,
- et d'autre part, coordonnés les déplacements relatifs de ces éléments respectivement
mobiles.
[0037] Le second réglage relève d'un couplage facile à opérer entre les positions extrêmes
respectives, de ces éléments ainsi que cela est représenté à la figure 5 sur laquelle
le projecteur est en position basse avec son miroir en position M'2, tandis que les
projecteurs 10 sont eux-mêmes placés à la hauteur correspondant au visage d'une personne
(petite) dont l'image est à raccorder avec l'image 11' (petite) projetée sur l'écran
E.
[0038] Le premier réglage doit, en revanche, être opéré à partir d'une projection d'une
diapositive représentant un mannequin « standard et l'on perçoit, à cet égard, qu'une
fois ce réglage fait, il est indispensable que toutes les diapositives soient « alignées
• , c'est-à-dire « calibrées sur ce même mannequin standard afin que le réglage ainsi
opéré puisse être normalement exploité par la suite, avec toutes les diapositives.
[0039] On comprend donc que les prises de vue doivent être effectuées avec une certaine
rigueur.
[0040] On va donc maintenant décrire, en se référant aux figures 6 et 7, le processus de
prise de vue qui permet justement de réaliser ce calibrage des diapositives.
[0041] La prise de vue est opérée sur un mannequin 30 qui porte la parure à photographier
et auquel on va procurer des éléments de référence lui permettant de se positionner
parfaitement dans un calibre virtuel qu'il perçoit mais qui sera invisible sur la
photographie prise par le photographe 31.
[0042] L'installation comporte un miroir sans tain vertical 32, coulissant verticalement
et dispose entre deux montants 33 dont la verticalité est contrôlée au moyen de niveaux
à bulle 34 montés sur leurs pieds. Le miroir 32 se trouve à une hauteur suffisante
(1 mètre environ) pour que la photographie puisse être prise au moyen d'un appareil
35 disposé au-dessous et derrière lui.
[0043] Le mannequin est invité à poser à un endroit identifié par une marque 36 aménagée
sur le sol (généralement sur une moquette) est invisible à la photographie. En arrière
du miroir 32 et à égale distance est disposé un panneau 37 également sur montants
38 réglables en hauteur et sur lequel est portée une mire 39, blanche ou lumineuse,
illustrant le creux d'un cou et d'une épaule.
[0044] On comprend facilement que le mannequin voit, à partir de la marque 36 et dans le
miroir semi-transparent 32 :
- d'une part, la mire 39,
- d'autre part, sa propre image.
[0045] Il est donc possible d'ajuster la mire en hauteur pour qu'elle soit placée en hauteur
au creux du cou du mannequin. Dès lors, celui-ci dispose d'un calibre par rapport
auquel il peut parfaitement se positionner au-dessus de la marque 36 ; au besoin même,
en se « prêtant par des attitudes si les modèles successifs à photographier sont portés
avec des chaussures à talons plus ou moins hauts. En d'autres termes, l'installation
étant mise en place, le mannequin a seulement pour mission de « positionner ses attitudes
de telle sorte que l'imagé de son cou dans le miroir M2 vienne se « coller contre
la mire.
[0046] De son côté, le photographe qui se tient derrière son appareil 35 avec sa tête au-dessus
voit, au travers du miroir 32 :
- le mannequin 30
- et l'image (réfléchie) de la mire 39.
[0047] De la sorte, il peut apprécier - de son côté - à quel moment le cou du mannequin
est bien collé à l'image de la mire 39 et à quel moment, donc, il peut déclencher
la prise de vue.
[0048] En ce qui concerne le « cadrage du mannequin (et de la parure) dans la photographie
diapositive, il suffit au photographe de reculer plus ou moins son appareil jusqu'au
moment où :
- le bord horizontal inférieur de son champ de prise de vue se trouve juste à la marque
36 (c'est-à-dire devant les pieds du mannequin)
- et ou le bord horizontal supérieur de ce champ passe, par exemple, au ras du nez
dudit mannequin.
[0049] En effet, à partir de ce moment-là :
- le sol, c'est-à-dire les pieds du mannequin et le nez de même que la hauteur d'épaule)
de ce mannequin, - aussi bien que ceux de tous les autres mannequins qui pourraient
être photographiés à leur tour - seront rigoureusement positionnés aux mêmes endroits
des diapositives.
[0050] Ainsi qu'on l'a vu plus haut, ces pieds seront donc positionnés au même endroit sur
l'écran E, quels que soient les mannequins et quelles que soient les tailles qui seront
données aux images 11 et 11' projetés sur l'écran E selon le recul plus ou moins important
du projecteur 1 sur les rails 16-17 de son funiculaire.
[0051] De même, pour une position donnée de ce projecteur sur son funiculaire, la ligne
d'épaule des images projetées sera toujours la même -quelles que soient les diapositives
et quelle qu'ait été la taille du mannequin qui aura été photographié. De la sorte,
il est parfaitement possible d'étalonner le couplage des moteurs actionnant respectivement
des déplacements verticaux du projecteur 1 et des projecteurs 10 pour qu'à toute hauteur
d'épaules des images 11 et 11' corresponde la hauteur convenable des projecteurs 10.
[0052] On peut d'ailleurs faire en sorte que le photographe « vérifie lui-même que son cadrage
est bien correct en prévoyant de part et d'autre de la mire 39, deux mires latérales
40 et 41 dont il peut voir les images réfléchies dans le miroir 32 lorsque ce miroir
est abaissé « en 32 •, entre ses montants. Si ces mires peuvent être déplacées grâce
à des anneaux sur des tiges 42 ; il est possible par des graduations sur ces tiges
de lire la « taille du mannequin lorsque les images des mires latérales 40 et 41 sont
amenées le long des deux bords verticaux du champ de prise de vue de l'appareil 35
lorsque celui-ci est en place comme précisé plus haut. De la sorte, le photographe
peut s'assurer que sa mise en place est bien conforme à la taille que lui indique
avoir le mannequin à photographier.
[0053] Inversement, si un mannequin lui indique sa taille, le photographe peut réaliser
sa mise en place (c'est-à-dire le recul de l'appareil 35 par rapport au mannequin)
à partir de ces mires latérales.
[0054] Dès lors que, sur toutes les diapositives, le creux du cou des mannequins qui présentent
les vêtements se trouvera au même endroit, il devient possible :
- de matérialiser sur une diapositive « témoin » ce creux du cou sous la forme d'une
mire
- et de projeter cette diapositive témoin pour réaliser, avant toute projection de
parure, un réglage « en taille (c'est-à-dire en hauteur) de l'image correspondante
projetée, pour l'adapter à la taille de la personne appelée à s'observer.
[0055] Il suffit, en effet, de projeter cette diapositive témoin sur l'écran ce qui permet
alors de voir derrière le miroir l'image de cette mire se marier à l'image propre
de la personne qui se trouve devant le miroir.
[0056] Dès lors, il n'y a plus qu'à actionner le moteur 23 jusqu'à ce que le projecteur
1 se positionne, sur son funiculaire, à une hauteur telle que la mire (c'est-à-dire
le creux du cou des mannequins) vienne se loger dans le creux du cou de l'image de
la personne.
[0057] Cette manoeuvre peut être exécutée par la personne elle-même avec un simple bouton
de commande.
[0058] On a ainsi représenté sur la figure 8 la diapositive qui permet de réaliser cette
« mise à la mesure d'une façon rigoureuse et sans opérateur.
[0059] On voit sur cette diapositive :
― d'une part, la mire « creux du cou »43 que la personne doit amener à la hauteur
de ses épaules en dilatant la projection en hauteur de cette diapositive
- et d'autre part, avec le commentaire approprié 44, l'illustration des boutons que
doit actionner la personne (sur une tête de commande du moteur 23 placée au bout d'un
câble et tenue à la main par cette personne) pour déterminer et contrôler cette dilatation,
à savoir :
un bouton 45 pour faire monter la mire
un bouton 46 pour la faire descendre.
[0060] La même opération de commande peut être réalisée, avec l'aide d'une diapositive témoin
représentée à la figure 9, pour que la personne qui s'observe « mette à la mesure
de sa propre corpulence, c'est-à-dire règle en largeur l'image projetée sur l'écran
E à partir de diapositives photographiées sur des mannequins normaux.
[0061] On retrouve une mire de carrure 47 et il suffit que la personne - qui voit cette
diapositive projetée derrière le miroir M - commande le moteur actionnant la barre
de torsion du miroir M2, selon les instructions 48, en appuyant sur l'un des boutons
illustrés en 49 et 50 et se trouvant sur la tête de commande manuelle. La personne
voit alors s'écarter ou se resserrer les deux épaules de la mire de carrure 47 et
il lui suffit d'amener cette mire en concordance avec sa propre carrure.
[0062] Lorque la personne a ainsi procédé aux deux réglages :
- en taille
- puis en carrure
en ajustant les mires 43 et 47 sur sa propre image, l'installation est alors à la
mesure exacte de cette personne. Si celle-ci actionne alors le bouton « départ de
la tête de commande qu'elle peut tenir à la main, les « vraies diapositives avec parures
commencent à être projetées. La personne se découvre alors en une fraction de seconde
habillé d'un vêtement parfaitement à sa mesure. L'effet « cendrillon ainsi produit
par le vêtement qui « tombe parfaitement sur le corps d'un mannequin exactement à
la taille de la personne qui s'observe, dans une attitude avantageuse et sans la moindre
trahison d'un raccordement qui alors est parfait, constitue tout à fait ce qui a jusqu'ici
manqué aux installations de ce genre.
[0063] Dès lors la personne qui s'observe s'identifie alors parfaitement à l'image qu'elle
voit et dès lors qu'elle « sent » le vêtement « sur elle-même », il est possible d'utiliser
l'installation dans des domaines qui demeuraient relativement fermés jusqu'ici.
[0064] Par exemple, comme la tête des mannequins est toujours placée au même endroit sur
les diapositives, il suffit - à la projection - de prévoir un cache devant l'objectif
pour masquer les visages. Dès lors, les prises de vues peuvent être prises sans contrainte
de cagoule ou autres.
[0065] Par ailleurs, il est possible de traiter en diapositives les collections de vêtements
historiques des musées et d'en « habiller des visiteurs.
[0066] En effet, ces vêtements sont extrêmement fragiles et, le plus souvent, ils ont été
réalisés sur des personnes dont les tailles ou les corpulences sont très différentes
de celles de l'homme du 20
e siècle.
[0067] Par exemple, les personnages historiques étaient, il y a deux ou trois siècles, assez
petits et il n'est plus guère possible de faire « revivre leurs vêtements. En revanche,
une prise de vue exceptionnelle, traitée selon le procédé illustrée sur les figures
6 et 7, permet de mettre ces vêtements à la portée « d'essayages multipliés.
[0068] Ainsi, un vêtement de samouraï (figure 10) porté par un mannequin ayant la corpulence
de l'époque peut être photographié et projeté à la suite d'une mire, spéciale, permettant
de resserrer la projection à la taille d'un observateur contemporain.
[0069] Dès lors également, on peut envisager des prises de vue - au travers du miroir M
- des images composites personnalisées (clientes désireuses de disposer des vues de
plusieurs vêtements afin de recueillir un avis en famille, enfants costumés, précisément
avec de véritables vêtements royaux etc.).
[0070] On a représenté, par exemple, sur la figure 11 une paire de photographies de ce genre
prises :
- d'une part à gauche sans projection d'image, c'est-à-dire de la simple image propre
- d'autre part, à droite de la même personne « habillée par une image projetée.
[0071] L'effet de ce genre de photographie est d'ailleurs accentué par le fait que la «
fusion des images est totale puisque l'image tridimensionnelle du visage est, sur
la photographie, plate comme l'image projetée.
[0072] Il est important de noter que ces photographies sont spécialement insolites puisque
l'appareil servant à la prise de vue, qui doit être placé en 53 (figure 2) devant
la personne dans la chambre 6 et qui devrait - normalement dans une prise de vue courante
devant un miroir - apparaître sur la photographie, n'y apparaît pas.
[0073] On comprend, dès lors, que de telles photographies ne sont « crédibles que dans la
mesure où elles correspondent à la réalité d'une personne qui se « sent dans le vêtement
lorsque la photographie est prise. Par contre, lorsque ce sentiment est acquis, la
photographie devient « naturelle et il devient possible d'en développer l'exploitation.
[0074] Les procédés pour ajuster la taille des images projetées et pour réaliser les prises
de vue correspondantes ont été décrits en se référant à des équipements de projection
classiques sur écrans classiques. Il est bien évident que les mêmes procédés pourraient
être appliqués à d'autres types de projection du genre vidéo ou, même, du genre par
holographie. De même, les parures ont été décrites comme étant de vêtements dont les
images sont à raccorder. Les mêmes procédés peuvent être appliqués, à des parures
du genre bijoux ou montures de lunettes dont les images seraient à superposer à celles,
propres, des personnes appelées à s'observer.
1. Procédé pour permettre :
- d'ajuster successivement sur l'écran d'une installation de projection la taille
d'une série d'images-type représentant des parures corporelles (telles que vêtements,
montures de lunettes, bijoux, maquillages, etc.),
- afin de fusionner ces images-type dans le plan de cet écran avec les images naturelles
propres d'une pluralité de personnes successives, lesdites images propres étant obtenues
par des procédés traditionnels,
- de façon à composer des images mixtes représentant chacune de ces personnes habillées
de chacune de ces parures ajustées à ses propres mesures,
- en définissant dans l'image type de ces diverses parures une cote, traitée en valeur
de référence, correspondant à une mensuration corporelle facilement identifiable sur
les images naturelles propres des diverses personnes, caractérisée en ce qu'on en
réalise la prise de vues des parures, de même que l'enregistrement et la projection
de leurs images, dans des conditions telles :
que la base de référence de ladite cote, se trouve toujours projetée à un emplacement
physique prédéterminé de l'écran,
et que cette cote ait, en tout cas la projection, une valeur constante pour toute
la série des images-type des parures,
- on détermine chaque personne « destinée à être habillée de ces parures fictives
à à se placer, dans l'installation, à un emplacement te] que l'image de la partie
de son corps qui correspond à ladite base de référence se superpose sur l'écran à
celle de cette dite base de référence.
- on organise des variations de taille de l'image-type des parures de telle sorte
que ladite base de référence demeure en place, dans la projection de cette image sur
l'écran, au cours de ces variations,
- on procède à l'ajustement en taille horizontale et verticale de l'image-type des
parures de la série, de préférence en plaçant sa commande sous le contrôle de ladite
personne à habiller, jusqu'à ce que la valeur de la cote de référence, illustrée par
une image-mire placée en tête de la série des images-types des parures, épouse sur
l'écran la mensuration particulière de la personne,
- on fait défiler la série des images-type des parures pendant que ladite personne
demeure à sa place,
- on recommence les mêmes opérations avec la personne suivante.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les parures étant constituées
par des vêtements et leurs images-type étant prises « en pied •, c'est-à-dire sur
des mannequins debout, la base de référence est constituée par le sol, et la valeur
de la côte de référence est constituée par la hauteur de la ligne d'épaules par rapport
au sol.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la mire est constituée
par une illustration du creux du cou et d'une épaule.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'une base (éventuellement
complémentaire) de référence est constituée par l'axe vertical de symétrie du corps
debout et en ce que la valeur de la cote de référence est constituée par la corpulence,
notamment au niveau de la ceinture.
5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens
de commande de la taille des images-type à partir d'une image-mire étant placés sous
le contrôle des personnes elles-mêmes, les directives de réglage de sa valeur sont
données dans cette image-mire.
6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'on utilise
la commande de l'ajustement de la valeur de la cote de référence dans l'image-type
des parures, c'est-à-dire en particulier la commande de l'ajustement de la mire, pour
commander en même temps, le déplacement d'éclairages dirigés vers les parties correspondantes
du corps des personnes.
7. Procédé selon l'un des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on utilise, à
la prise de vue photographique des images-type des parures, un système optique inverse
de celui permettant d'obtenir les images propres des personnes, de façon à permettre
:
- au mannequin portant chaque parure de se voir en même temps qu'une mire homologue
à celle selon la revendication 1, et d'ajuster ainsi l'image de cette parure par rapport
à cette mire,
- au photographe, de contrôler la coïncidence entre la mire et la parure et une image
de la mire au moment où il prend la photo.
8. Installation pour la mise en oeuvre du procédé, selon l'une des revendications
2 à 7, incluant un projecteur (1) pour des images-types projetées sur un écran par
un projecteur à diapositives, caractérisée en ce que la projection à un emplacement
physique prédéterminé de l'écran, de la base de référence constituée par le sol dans
les images-types des parures est réalisée par
- une rampe (16, 17) située face audit écran et dont l'inclinaison correspond à l'angle
d'ouverture vers le bas du faisceau de lumière projetée par ledit projecteur, et
- un système de funiculaire (23, 24, 25) permettant de déplacer ledit projecteur (1)
le long de
cette rampe (16, 17).
9. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'écran (E) est un
écran translucide disposé à 90 degrés sur le côté de l'installation et vu, par la
personne (P) « à habiller dans un miroir (M2) à 45 degrés.
10. Installation selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisée en ce que le
projecteur (1) comporté un équipage pourvu d'un miroir (M2) à 45° qui se déplace avec
lui sur la rampe (16, 17), et est orienté parallèlement à l'écran (E).
11. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 10, caractérisée
en ce que le miroir (M2) peut être incurvé par déformation cylindrique verticale.
12. Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que le miroir a une
forme trapézoïdale correspondant à la trace du faisceau rectangulaire projeté et des
moyens (19, 20) sont prévus pour exercer la déformation cylindrique verticale sur
la petite base du trapèze.
13. Installation selon l'une des revendications 8 à 12, caractérisée en ce que des
spots lumineux (10) d'éclairage du visage de la personne « à habiller sont prévus
de part et d'autre de l'emplacement réservé à cette personne, et des moyens sont prévus
pour déplacer ces spots (10) verticalement en corrélation avec les déplacements du
projecteur (1) sur sa rampe (16, 17).
14. Installation selon l'une des revendications 8 à 13, caractérisée en ce que, l'image
propre étant constituée par un visage, un cache est prévu dans le faisceau du projecteur
pour mar, quer le visage du mannequin présentant les parures sur les diapositives.
15. Installation selon l'une des revendications 8 à 13, caractérisée en ce que des
moyens (53) de prise de vue sont prévus, devant l'emplacement réservé à la « personne
à habiller », et à une hauteur située en dehors de la partie du corps de cette personne
visible dans son image propre, pour photographier l'image mixte constituée par cette
image propre et l'image-type de telle parure prédéterminée.
16. Procédé de prise de vues pour l'obtention d'images-type présentant une base de
référence selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à faire poser
le mannequin portant la parure devant un miroir semi-transparent (32) derrière lequel
est disposé, dans le plan de son image, une mire d'épaule (39) réglable en hauteur,
le miroir semi-transparent (32) étant limité à la partie supérieure du corps du mannequin,
et que le photographe (31) se place à une distance du mannequin telle que le bord
inférieur de la prise de vue corresponde à la base de référence (36) et que le bord
supérieur rase la cote de référence.
1. A method for :
succesively adjusting the sizes of a series of standard images on the screen of a
projection installation, said images representing adornments of the body (such a clothes,
spectacle frames, jewelry, make-up, etc.) ;
for the purpose of combining said standard images in the plane of said screen with
natural personal images of a plurality of successive people, said personal images
being obtained by conventional means ;
thereby building up composite images representing said people wearing said adornments
adjusted to their own measurements ;
by defining a leading dimension in each standard image of said various adornments,
said leading dimension being treated as a reference value corresponding to a body
measurement which is easily identifiable on the natural personal images of the various
people, characterized in that the images of the adornments are made, recorded, and
projected under conditions such that :
the reference base of said leading dimension is always projected to a predetermined
physical location on the screen ; and
said leading dimension, at least when projected, has a constant value for the entire
series of standard images of adornments ;
each person intended to be dressed with said fictive adornments is caused to occupy
a location in the installation suth that the image of the portion of the person's
body which corresponds to said reference base is superposed on the screen with the
image of said reference base ;
variations in the size of the standard images of the adornments are organized in such
a manner that said reference base remains in the same place in the projection of said
image on the screen during said variations ;
the horizontal and vertical sizes of the standard images of the adornments in the
series are adjusted, preferably by putting the adjustment controls under the control
of said person to be dressed, until the value of said reference leading dimension
illustrated by a target image placed at the beginning of the series of standard images
of the adornments matches the specific measurement of the person on the screen ;
the series of standard images of adornments is caused to pass while said person remains
in place ; and
the same operations are repeated with the next person.
2. A method according to claim 1, characterized in that the adornments are constituted
by clothes with their standard images being taken on models standing up, with the
reference base being constituted by the ground, and the value of the reference leading
dimension being constituted by the height of the shoulder line above the ground.
3. A method according to claim 2, characterized in that the target is constituted
by an illustration of the hollow between the neck and a shoulder.
4. A method according to any one of claims 1 to 3, characterized in that an (optionally
additional) reference base is constituted by the vertical axis of symmetry of the
standing body and in that the value of the reference leading dimension is constituted
by corpulance, in particular at the waistline.
5. A method according to any one of claims 1 to 4, characterized in that with the
means for controlling the size of the standard images being under the control of the
persons themselves, instructions for adjusting the size value are given in said target
image.
6. A method according to any one of claims 1 to 5, characterized in that the controls
for adjusting the value of the reference leading dimension in the standard images
of the adornments, i. e. in particular the controls for adjusting the target, are
also used for simultaneously controlling the movement of lighting directed towards
the corresponding parts of the body of each person.
7. A method according to any one of claims 1 to 6, characterized in that the optical
system used for photographing the standard images of the adornments is inverted relative
to the optical system used for obtaining the personal images of the people, thereby
enabling :
the models wearing the adornments to see themselves simultaneously with a target similar
to that of claim 1, thereby enabling the images of the adornments to be adjusted relative
to said target ; and
the photographer to verify coincidence between the dimension mark and the adornment
and an image of the leading dimension at the moment that the photograph is taken.
8. An installation for implementing the method according to any one of claims 2 to
7, including a projector (1) for standard images projected onto a screen by a slide
projector,
characterized in that the projection of the reference base constituted by the ground
to a predetermined physical location of the screen in the standard images of the adornments
is provided by :
a ramp (16, 17) located in front of said screen and having an inclination corresponding
to the downwards aperture angle of the light beam projected by said projector, and
a funicular system (23, 24, 25) enabling said projector (1) to be displaced along
said ramp (16, 17).
9. An installation according to claim 8, characterized in that the screen (E) is a
translucent screen placed at 90° to the side of the installation and seen by the person
(P) « to be dressed in a mirror (M2) at 45°.
10. An installation according to claim 8 or 9, characterized in that the projector
(1) includes equipment provided with a mirror (M2) at 45° wich moves together therewith
on the ramp (16, 17), and which is oriented parallel to the screen (E).
11. An installation for implementing the method of claim 10, characterized in that
the mirror (M2) may be curved by cylindrical vertical deformation.
12. An installation according to claim 11, characterized in that the mirror is trapezoidal
in shape corresponding to the outline of the projected rectangular beam, and means
(19, 20) are provided for imparting vertical cylindrical deformation to the small
base of the trapezium.
13. An installation according to any one of claims 8 to 12, characterized in that
spotlights (10) for illuminating the face of the person « to be dressed are provided
on either side of the location reserved for said person, and means are provided for
displacing the spotlights vertically in correlation with the displacements of the
projector (1) on its ramp (16, 17).
14. An installation according to any one of claims 8 to 13, characterized in that
when the personal image is constituted by a face, a mask is provided in the projector
beam in order to mask the faces of the models modelling the adornments on the slides.
15. An installation according to any one of claims 8 to 13, characterized in that
means (53) are provided in front of the location reserved for the « person to be dressed
at a height lying outside the portion of the body of said person which is visible
in the personal image, said means being provided for the purpose of photographing
the composite image constituted by said personal image and the standard image of a
predetermined adornment.
16. A method'of taking photographs in order to obtain standard images having a reference
base according to claim 1, characterized in that it consists in causing the models
wearing the adornments to pose in front of a semi-transparent. mirror (32) behind
which a shoulder target (39) of adjustable height is disposed in the image plane,
with the semi-transparent mirror (32) being limited to the upper portions of the bodies
of the models, and with the photographer (31) being positioned at a distance relative
to the models such that the bottom edge of the photograph corresponds to the reference
base (36) and the top edge is in line with the reference leading dimension.
1. Verfahren zum Gestatten von :
- Nacheinandereinstellen auf dem Schirm einer Projektionsanlage die Größe einer Bilderserie
von Standardbildern, die körperliche Accessoires (wie z. B. Kleider, Brillenfassungen,
Schmuck, Schminke usw.) darstellen,
- um diese Standardbilder in der Ebene des Schirms mit den natürlichen geeigneten
Bildern einer Reihe aufeinanderfolgender Personen zu kombinieren, wobei diese geeigneten
Bilder nach herkömmlichen Verfahren hergestellt werden,
- um gemischte Bilder zusammenzusetzen, die jede der Personen bekleidet mit den auf
die richtigen Abmessungen eingestellten Accessoires darstellen,
- indem innerhalb des Standardbildes dieser verschiedenen Accessoires ein Kennwert
definiert wird, der als Bezugswert genommen wird, und der mit einer leicht auf den
natürlichen geeigneten Abbildungen der verschiedenen Personen feststellbaren Abmessung
entspricht,
dadurch gekennzeichnet, daß man das Aufnehmen der Accessoires sowie die Erfassung
und Projektion der entsprechenden Abbildungen unter folgenden Bedingungen durchführt
:
die Bezugsbasis des genannten Kennwerts wird stets auf eine physische, vorher festgelegte
Stelle des Schirms projiziert,
und dieser Kennwert muß bei der Projektion für die gesamte Bilderserie der Standardbilder
von Accessoires in jedem Fall konstant sein,
- man jede Person dazu veranlaßt, die « mit diesen fiktiven Accessoires bekleidet
werden soll ", sich in der Einrichtung an einer bestimmten Stelle zu plazieren, so daß die Abbildung
des Körperteils, der der genannten Bezugsbasis entspricht, sich auf dem Schirm der
Abbildung der genannten Bezugsbasis überlagert,
- man von den Standardbildern der Accessoires derart Größenveränderungen bildet, daß
die genannte Bezugsbasis bei der Projektion dieser Abbildung auf dem Schirm während
der Größenveränderungen bleibt,
- man fortfährt mit der horizontalen und vertikalen größeneinstellung der Standardbilder
von den Accessoires der Bilderserie vorzugsweise, indem die Steuerung abhängig von
der zu bekleidenden Person gemacht wird, bis der Bezugswert, der durch ein Testbild
am Anfang der Serie der Standardbilder von Accessoires wiedergegeben wird, auf dem
Schirm mit der eigentümlichen Abmessung der jeweiligen Person entspricht,
- man läßt die Serie der Standardbilder von Accessoires'durchlaufen, während die genannte Person an ihrem Platz bleibt,
- man führt die gleichen Schritte mit der folgenden Person aus.
2. Verfahren nach Patentanspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die aus Kleidungsstücken
gebildeten Accessoires und ihre Standardbilder « stehend aufgenommen werden, d. h.
an stehenden Mannequins, wobei die Bezugsbasis durch den Boden und der Kennwert durch
die Höhe der Schulterlinie zu dem Boden gebildet wird.
3. Verfahren nach Patentanspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das Testbild aus der
Abbildung des Halses und.einer Schulter gebildet wird.
4. Verfahren nach einem der Patentansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß eine
(eventuell ergänzende) Bezugsbasis durch die vertikale Symmetrieachse des stehenden
Körpers gebildet wird, und daß die Größe des Bezugswertes durch die Korpulenz, insbesondere
in Höhe der Gurtelhöhe, gebildet wird.
5. Verfahren nach einem der Patentansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß Mittel
zum Einstellen der Größe der Standardabbildungen ausgehend von einem Testbild unter
die Kontrolle der jeweiligen Personen selbst gegeben wird, wobei die Anweisungen für
die Einstellung der Werte in diesem Testbild angegeben werden.
6. Verfahren nach einem der Patentansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß man
die Steuerung zur Einstellung des Bezugswertes der Standardabbildungen der Accessoires
verwendet. d. h. insbesondere die Steuerung zur Einstellung des Testbilds, um gleichzeitig
die Verschiebung der Beleuchtungen zu steuern, die auf die entsprechenden Körperteile
der Personen gerichtet sind.
7. Verfahren nach einem der Patentansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß man
bei der Fotoaufnahme der Standardabbildungen von Accessoires ein optisches System
verwendet, das umgekehrt zu dem System ist, mit dem die geeigneten Abbildungen der
Personen gemacht werden, um damit zu gestatten :
- dem Mannequin, das jedes Accessoire trägt, sich gleichzeitig als ein Testbild .zu
sehen, das mit dem Testbild gemäß Patentanspruch 1 übereinstimmt, und so die Abbildung
von diesem Accessoire im Verhältnis zu diesem Testbild einzustellen,
- dem Fotograf die Deckungsgleichheit zwischen dem Testbild und dem Accessoire und
einer Abbildung des Testbilds genau in dem Moment überprüfen, in dem er die Aufnahme
macht.
8. Einrichtung für die Durchführung des Verfahrens nach einem der Patentansprüche
2 bis 7 mit einem Projektor (1) für die Standardbilder, die mit Hilfe eines Diaprojektors
aud einen Schirm projiziert werden, dadurch gekennzeichnet, daß die Projektion einer
durch den Boden bestimmten Bezugsbasis auf eine physisch vorher festgelegte Stelle
des Schirms verwirklicht wird durch
- eine Rampe (16, 17), die sich gegenüber dem genannten Schirm befindet und deren
Neigung dem Öffnungswinkel in Richtung der Unterseite des vom Projektor ausgehenden
Lichtbündels entspricht und
- ein Hängesystem (23, 24, 25), das die Verschiebung des genannten Projektors (1)
entlang dieser Rampe (16, 17) ermöglicht.
9. Einrichtung nach dem Patentanspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß der Schirm (E)
ein lichtdurchlässiger Schirm ist, der auf der Seite der Einrichtung in einem Winkel
von 90° geneigt ist und von der « zu bekleidenden Person (P) in einem Spiegel (M2)
in einem Winkel von 45° gesehen wird.
10. Einrichtung nach einem der Patentansprüche 8 und 9, dadurch gekennzeichnet, daß
der Projektor (1) eine Einrichtung enthält, die mit einem in einem Winkel von 45°
angeordneten Spiegel versehen ist, der sich mit diesem auf der Rampe (16, 17) verschiebt
und der parallel zum Schirm (E) ausgerichtet ist.
11. Einrichtung für die Durchführung des Verfahrens nach dem Patentanspruch 10, dadurch
gekennzeichnet, daß der Spiegel (M2) durch vertikale, zylindrische Verformung gekrümmt
werden kann.
12. Einrichtung nach Patentanspruch 11. dadurch gekennzeichnet, daß der Spiegel ein
Trapezform aufweist, die der Spur des projizierten rechteckigen Lichtbündels entspricht,
und daß Mittel (19, 20) vorgesehen sind, die die vertikale, zylindrische Verzerrung
aud der kleinen Grundlinie des Trapezes ausführen.
13. Einrichtung nach einem der Patentansprüche 8 bis 12, dadurch gekennzeichnet, daß
Scheinwerfer (10) zur Beleuchtung des Gesichts der « zu bekleidenden Person auf beiden
Seiten des für die Person vorgesehenen Standorts vorgesehen sind, und daß Mittel vorgesehen
sind, um diese Scheinwerfer (10) im Verhältnis zu der Verschiebung des Projektors
(1) auf seiner Rampe (16, 17) vertikal zu versetzen.
14. Einrichtung nach einem der Patentansprüche 8 bis 13, dadurch gekennzeichnet, daß,
wenn das geeignete Bild von einem Gesicht gebildet wird, eine Blende im Lichtbündel
des Projektors vorgesehen ist, um das Gesicht des Mannequins, das die Accessoires
trägt, auf den Diapositiven abzudecken.
15. Einrichtung nach einem der Patentansprüche 8 bis 13, dadurch gekennzeichnet, daß
Mittel (53) zum Aufnehmen vor der für die « zu bekleidende Person reservierten Stelle
und in einer außerhalb des Körperteils dieser sichtbaren Person in seinem geeigneten
Bild befindlichen Höhe vorgesehen sind, um das gemischte Bild zu fotografieren, das
aus der eigentlichen Abbildung und dem Standardbild des vorher bestimmten Accessoires
gebildet wird.
16. Aufnahmeverfahren zum Erhalten von Standardbildern, die eine Bezugsbasis gemäß
Patentanspruch 1 aufweisen, dadurch gekennzeichnet, daß es darin besteht, daß veranlaßt
wird, daß das mit dem Accessoire bekleidete Mannequin vor einem semitransparenten
Spiegel (32) posiert, hinter welchem in seiner Bildebene ein in der Höhe einstellbares
Testbild von der Schulter (39) angeordnet ist, wobei der semitransparente Spiegel
(32) auf den Oberkörper des Mannequins begrenzt ist, und daß der Fotograf (31) sich
in einem derartigen Abstand zum Mannequin plaziert, daß der untere Rand der Aufnahme
der Bezugsbasis (36) entspricht und der obere Rand mit dem Bezugswert ausgerichtet
ist.