[0001] La présente invention a pour objet un procédé de rénovation des chaussées, notamment
de celles des routes nationales et départementales.
[0002] Les chaussées anciennes, de faible et moyenne importance ont vu leur trafic augmenter
considérablement au cours des dernières décennies. Quelques-unes, aux caractéristiques
géométriques totalement inadaptées, ont été refaites. Une grande majorité a subi,
en 30 ans, une série d'améliorations ponctuelles (reprofilages, couches de roulement
successives, débombements, élargissements) visant à prolonger leur durée de vie au
moindre coût, tout en les adaptant aux exigences de la circulation moderne.
[0003] Beaucoup de ces dernières chaussées sont désormais à refaire. Elles se caractérisent
par:
- un corps de chaussée hétérogène (comprenant généralement une couche de fondation
et une couche de base, d'une épaisseur d'environ 20 cm chacune, et une couche de roulement
d'une épaisseur d'environ 3 à 10 cm),.
- la présence fréquente de macadam, hérissons, empierrements, de grosses granulométries
(> 60 mm), dans la couche de base,
- des couches bitumineuses (en béton bitumineux) d'épaisseurs variables constituant
la couche de roulement.
[0004] La couche de base peut être soit en béton bitumineux, soit en grave (mélange de sable
et de gravier) traitée aux liants hydrauliques, l'un et l'autre d'une granulométrie
supérieure à celle du béton de la couche de roulement, et la couche de fondation est
généralement en grave non traitée.
[0005] La réfection complète de ces chaussées passe traditionnellement par deux solutions:
- renforcements en forte épaisseur de l'ordre de 15 à 30 cm, sous forme de couches
nouvelles de béton bitumineux ajoutées successivement en surface,
- démolition de l'ancienne chaussée et construction de nouvelles couches de fondation,
de base et de roulement; il s'agit d'une substitution complète.
[0006] Avec la première solution, on surélève la chaussée, ce qui peut être gênant dans
les villes et les villages et ne peut être effectué indéfiniment. Quant à la seconde
solution, elle est onéreuse, puisqu'elle consisté à enlever et porter à la décharge
les matériaux anciens et à apporter et mettre en place des matériaux neufs.
[0007] Un autre procédé consiste à régénérer la couche de roulement de la façon suivante:
on rabote la chaussée sur l'épaisseur du matériau bitumineux, on récupère un mélange
de bitume et de cailloux, on le régénère en usine ou sur la route par thermorégénération
et on le réemploie pour former une nouvelle couche de roulement. Ce procédé ne rénove
que cette couche de surface.
[0008] Suivant le brevet US-A-3 732 023, on utilise un appareil qui sépare la couche de
roulement en asphalte ou asphalte/béton d'une chaussée, qui pulvérise in situ le matériau
prélevé tout en le mélangeant avec un liant stabilisant (chaux, ciment ou asphalte
émulsifié) et qui décharge le matériau ainsi traité sur l'emplacement du matériau
prélevé pour former une nouvelle couche de roulement, éventuellement après application
en surface d'une nouvelle couche d'asphalte ou de ciment (colonne 1, ligne 30 à colonne
2, ligne 2). Cette méthode ne rénove elle aussi que la couche de surface. En outre,
l'appareil utilisé, qui opère par désagrégation et fraisage, ne fournit pas un matériau
concassé et ne permet ni de contrôler la granulométrie du matériau traite ni de peser
ce matériau pour y ajouter en quantité dosée le liant.
[0009] Un article de Harold J. Halm (Transportation Research News - USA - N° 89 - July/August
1980 - pp. 6 - 10) concerne le recyclage du béton, et en particulier la réutilisation
de la couche supérieure en béton de ciment des chaussées, c'est-à-dire de la partie
la plus noble des chaussées, pour fabriquer des agrégats destinés à constituer la
couche de fondation et/ou de base et éventuellement la couche supérieure d'une nouvelle
chaussée classique (page 6, premier et cinquième paragraphes). C'est encore seulement
la couche supérieure qui est réutilisée et elle n'est pas traitée in situ. Les matériaux
récupérés sont transportés jusqu'à une centrale de concassage, et, de là, à une centrale
à béton, fournissant les agrégats, qui seront transportés jusqu'à la machine de mise
en oeuvre in situ (machine à coffrages glissants) à l'emplacement d'une nouvelle chaussée
à réaliser.
[0010] Le présent procédé de rénovation des chaussées comprenant généralement une couche
de fondation, une couche de base et une couche de roulement, suivant lequel on régénère
l'ancienne chaussée par un traitement, qui comprend une dislocation de la chaussée
existante, un ramassage et une division du matériau disloqué et un apport de matériaux
nouveaux qui sont mélangés avec le matériau divisé et qui sont des granulats correcteurs
et des substances stabilisantes sous forme d'un liant et d'eau, est caractérisé par
les phases suivantes réalisées in situ par un train de machines mobiles qui avancent
sur la chaussée au fur et à mesure du retraitement de celle-ci:
1. dislocation de la chaussée existante sur toute son épaisseur, de telle sorte que
l'on obtienne des blocs d'une dimension maximale de 700 mm pour les produits épais
et de 1000 mm pour les produits plats,
2. ramassage et concassage du matériau disloqué, de façon à obtenir un produit concassé
d'une granulométrie de 0 à 40 mm,
3. apport de granulats correcteurs,
4. stabilisation du matériau concassé, par malaxage avec apport de liant et d'eau,
5. étalement et nivelage sur le sol, au fur et à mesure de l'enlèvement de la chaussée
ancienne, d'une couche unique du matériau régénéré
remplaçant les anciennes couches de fondation et de base et contenant tous les matériaux
ainsi recyclés de l'ancienne chaussée et un apport de matériaux nouveaux,
6. compactage de cette couche unique, après réglage fin de la planéité de sa surface
dans le sens transversal,
7. finition classique consistant à déposer une couche de roulement.
[0011] Les machines mobiles sont équipées de roues ou de chenilles.
[0012] La méthodologie de chacune de ces phases doit être adaptée à chaque cas, en fonction
de la nature de l'ancien corps de chaussée. Le but est d'obtenir une couche épaisse
homogène, compacte, ayant des caractéristiques mécaniques qui lui permettent d'assurer
les fonctions de couches de fondation et de base et de recevoir une simple couche
de roulement. Les diverses phases sont explicitées ci-après.
1. Dislocation
[0013] Cette opération consiste à scarifier la chaussée avec un scarificateur ou un défonceur
usuel sur la largeur et la profondeur prévues pour le retraitement. Le but est d'obtenir
un matériau décohésionné, suffisamment meuble pour permettre son chargement dans la
machine de reprise. Généralement, on traite une chaussée sur une moitié de sa largeur
dans un premier temps et sur l'autre moitié dans un second temps. Les blocs obtenus
par scarification, et particulièrement ceux provenant des couches bitumineuses de
surface, auront une dimension suffisamment faible pour être admis dans le concasseur,
cette dimension pouvant aller, selon le concasseur, jusqu'à 700 mm pour les produits
épais et même 1000 mm pour les produits plats.
2. Ramassage et concassage.
[0014] Cette opération est effectuée avec des machines mobiles (du genre chargeuses, tapis
élévateurs, blindés), qui sont pourvues de moyens de pénétration et de ramassage pour
le prélèvement du matériau disloqué et de moyens de transfert jusqu'au concasseur
du matériau prélevé. On emploie un concasseur à percussion ou à mâchoires, d'un type
tel qu'il puisse absorber des blocs de 700 mm pouvant aller jusqu'à 1000 mm pour des
produits plats. On le regle pour fabriquer un concassé passant à la maille de 40 mm.
3. Correction granulométrique.
[0015] Le concassé de granulométrie 0 à 40 mm
[0016] fabriqué à partir des produits recyclés est corrigé, si nécessaire, par un apport
de granulats (fillers, sable, graviers, cailloux). Cette opération est fixée après
des essais permettant de déterminer la nature et lie pourcentage des matériaux d'apport.
Ce pourcentage est généralement compris entre 0 et 15 % en poids par rapport au matériau
concassé, mais, si besoin est, ce pourcentage peut atteindre et dépasser 100 %. Selon
les cas, le matériau correcteur peut être déposé en cordons sur le matériau disloqué
en avant des machines mobiles de ramassage, transfert et concassage, auquel cas il
est mélangé, au cours du concassage, au matériau disloqué, ou être régalé au moyen
d'une gravillonneuse, en aval du concasseur, sur le matériau concassé, déversé et
étalé sur le sol; on a alors recours à un nivelage des matériaux à l'aide d'une niveleuse
et à un malaxage au moyen d'un pulvi-mixeur pour incorporer les granulats correcteurs.
En fonction de la section de la portion
[0017] disloquée de l'ancienne chaussée, de la vitesse d'avancement de la machine de ramassage
du matériau disloqué, de la densité et de l'analyse préalable de ce matériau, on règle
le débit d'addition des granulats correcteurs, au moyen de machines connues de distribution
et d'épandage telles qu'un camion-gravillonneur pourvu d'un dispositif doseur.
4. Stabilisation.
[0018] Cette opération comporte:
- un apport de liant (ciment, laitier, cendres volantes, pouzzolanes, avec addition
de chaux activante), généralement à raison de 3 à 8% en poids par rapport au matériau
concassé additionné de granulats correcteurs,
- un ajout éventuel d'eau (généralement 0 à 10 % en poids par rapport audit matériau),
- un malaxage avec le matériau concassé contenant éventuellement des granulats correcteurs.
[0019] Ces opérations peuvent être effectuées sur ce matériau étalé et nivelé en aval du
concasseur, avec les moyens classiques de traitement in situ des terrains et plate-formes
(épandeur de liant, arroseuse pour l'eau, pulvi-mixeur). Elles peuvent également être
effectuées dans un malaxeur mobile mieux adapté à ce travail, et pouvant reprendre
le matériau concassé directement à l'aval du concasseur. Dans ce second cas, la correction
granulométrique, si elle a lieu, est obligatoirement réalisée au cours du concassage,
la stabilisation devant être effectuée sur le mélange du matériau concassé et des
granulats correcteurs. Dans le premier cas, on peut, sur le matériau concassé, étalé
et nivelé sur le sol en aval du concasseur, épandre les granulats correcteurs, le
liant et l'eau et les incorporer conjointement au moyen d'un pulvi-mixeur.
[0020] Dans les deux cas, la connaissance du débit horaire du concasseur (déterminé au moyen
d'un dispositif connu, tel qu'une bascule intégratrice placée après la sortie du concasseur)
permet de régler le débit du liant et de l'eau à ajouter. Lorsque cette addition est
effectuée dans un malaxeur placé en aval du concasseur, le silo contenant le liant
et le réservoir d'eau sont montés sur le châssis du malaxeur et sont pourvus de pompes
doseuses. Lorsque, cette addition est effectuée directement sur le sol en aval du
concasseur, on utilise des machines connues telles qu'une épandeuse à pulvérulent
à débit réglable pour le liant et une arroseuse à débit réglable pour l'eau.
[0021] 5. Etalement et nivelage, sur le sol débarrassé de la chaussée ancienne, du matériau
traité.
[0022] On emploie les moyens classiques (épandeur, niveleuse).
6. - Compactage
[0023] Après réglage fin au moyen d'une niveleuse de la planiété dans le sens transversal
de la couche déposée, le matériau est compacté en une seule couche.
[0024] Le choix du compacteur dépend des propriétés du matériau traité et de l'épaisseur
prévue.
[0025] On peut mettre en oeuvre des couches de 45 cm avec un compacteur à pneus de 50.000
N par roue et un compacteur vibrant de classe V 5 (charge par centimètre de génératrice
du cylindre vibrant supérieure à 450 N), N désignant le newton.
7. Finition
[0026] La couche de roulement formée sur le matériau compacté peut être en béton bitumineux
ou être un enduit superficiel (gravillon déposé sur un film de bitume).
Avantages du procédé
[0027] La technique proposée présente plusieurs avantages par rapport aux solutions actuelles
de renforcements ou de substitution:
A. Souplesse permettant de l'adapter à un grand nombre de possibilités:
- profondeur de retraitement,
- largeur variable,
- ajout de correcteur, selon nécessité, de 0 à plus de 100 % en poids.
B. Economie importante d'énergie et de temps:
- pas de transport des matériaux recyclés.
C. Economie de matériaux nobles:
- le procédé réutilise les matériaux nobles de l'ancienne chaussée et ne nécessite
que l'apport d'un complément de granulats neufs, d'un liant et d'une couche de roulement.
D. Récupération et valorisation des déchets de l'ancienne chaussée, d'où une réduction
du volume de déchets en décharge, inutilisés.
E. Maintien de lâ cote de la chaussée sensiblement au même niveau qu'antérieurement,
contrairement aux techniques de renforcements, dont les surélévations successives
posent des problèmes de seuils dans les zones urbanisées.
F. Economie financière (pour toutes les raisons précédentes) pouvant atteindre 40%
par rapport aux techniques antérieures.
[0028] Des modifications de détails, du domaine des équivalents techniques, peuvent être
apportées au procédé décrit ci-dessus, sans que l'on sorte pour autant du domaine
de la présente invention.
1. Procédé de rénovation des chaussées comprenant généralement une couche de fondation,
une couche de base et une couche de roulement, suivant lequel on régénère l'ancienne
chaussée par un traitement, qui comprend une dislocation de la chaussée existante,
un ramassage et une division du matériau disloqué et un apport de matériaux nouveaux
qui sont mélangés avec le matériau divisé et qui sont des granulats correcteurs et
des substances stabilisantes sous forme d'un liant et d'eau, caractérisé en ce que
la dislocation de la chaussée existante est effectuée sur toute son épaisseur et de
telle sorte que l'on obtienne des blocs d'une dimension maximale de 700 mm pour les
produits épais et de 1 000 mm pour les produits plats, en ce que le concassage du
matériau disloqué est effectué de façon à obtenir un produit concassé d'une granulométrie
de 0 à 40 mm, et en ce que les phases successives précitées du traitement, dislocation,
ramassage, concassage, apport de matériaux nouveaux, sont réalisées in situ par un
train de machines mobiles qui avancent sur la chaussée au fur et à mesure du traitement
de celle-ci, ce train de machines réalisant également les phases subséquentes, à savoir:
étalement et nivelage sur le sol, au fur et à mesure de l'enlèvement de la chaussée
ancienne, d'une couche unique du matériau régénéré remplaçant les anciennes couches
de fondation et de base et contenant tous les matériaux ainsi recyclés de l'ancienne
chaussée et un apport de matériaux nouveaux,
compactage de cette couche unique, après réglage fin de la planéité de sa surface
dans le sens transversal,
finition classique consistant à déposer une couche de roulement.
2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajoute les granulats
correcteurs dans la proportion de 0 à 15% en poids par rapport au matériau concassé.
3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, pour stabiliser
le matériau concassé, on lui ajoute un liant, dans la proportion de 3 à 8% en poids
par rapport au poids global du matériau concassé et des granulats correcteurs, et
on lui ajoute de l'eau, dans la proportion de 0 à 10 % en poids par rapport audit
poids global.
4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
l'on dépose les granulats correcteurs sur le matériau disloqué, avant son concassage,
qui simultanément incorpore les granulats au matériau.
5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
l'on dépose les granulats correcteurs sur le matériau concassé, après l'étalement
de celui-ci sur le sol à recouvrir, en aval du concasseur, les granulats correcteurs
étant alors intégrés au matériau concassé par nivelage et malaxage.
6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que
l'on effectue la stabilisation du matériau concassé, après l'étalement de celui-ci
sur le sol à recouvrir, en aval du concasseur, le liant et l'eau ajoutés étant alors
intégrés au matériau concassé par nivelage et malaxage.
7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que
l'on effectue la stabilisation du matériau concassé par addition d'un liant et d'eau,
dans un malaxeur mobile reprenant le matériau concassé directement à la sortie du
concasseur, la stabilisation étant ainsi effectuée avant l'étalement du matériau sur
le sol à recouvrir.
8. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'on effectue la stabilisation
du matériau concassé, après l'étalement de celui-ci sur le sol à recouvrir, en aval
du concasseur, le liant et l'eau ajoutés étant alors intégrés au matériau concassé
par nivelage et malaxage, en même temps que les granulats correcteurs.
1. Verfahren zur Renovierung von Fahrbahnen, die allgemein eine Unterbauschicht, eine
Grundschicht und eine Verschleißschicht aufweisen, bei dem man die alte Fahrbahn durch
eine Behandlung erneuert, die ein Aufbrechen der bestehenden Fahrbahn, ein Sammeln
und eine Zerteilung des auseinandergebrochenen Materials und ein Heranschaffen von
neuen Materialien umfaßt, die mit dem zerteilten Material vermischt werden und die
Ausgleichszuschlagstoffe, stabilisierende Substanzen in Form eines Bindemittels und
Wasser aufweisen, dadurch gekennzeichnet, daß das Aufbrechen der bestehenden Fahrbahn
über ihre gesamte Dicke und auf solche Art bewirkt wird, daß man Stücke mit einer
größten Abmessung von 700 mm für dicke Stücke und von 1.000 mm für flache Stücke erhält,
daß das Zerkleinern des aufgebrochenen Materials so bewirkt wird, daß man zerkleinertes
Material mit einer Korngröße von 0 bis 40 mm erhält, und daß die genannten aufeinanderfolgenden
Schritte der Behandlung, des Aufbrechens, des Sammelns, des Zerkleinerns, des Heranschaffens
von neuen Materialien an Ort und Stelle durch eine Reihe von bewegbaren Maschinen
bewirkt wird, die sich auf der Fahrbahn entsprechend der Behandlung derselben weiterbewegen,
wobei diese Reihe der Maschinen auch die nachfolgenden Schritte ausführt, das heißt:
entsprechend wie die alte Fahrbahn entfernt wird, eine einzige Schicht aus regeneriertem
Material, die die alten Unterbau- und Grundschichten ersetzt und die alle Materialien,
die so von der alten Fahrbahn der Wiederverwertung zugeführt werden,und hinzugefügte
neue Materialien umfaßt, auf dem Boden zu verteilen und einzuebnen,
diese einzige Schicht zu verdichten, nachdem die Oberfläche in Querrichtung genau
eingeebnet ist,
den Vorgang auf konventionelle Weise zu beenden, indem eine Verschleißschicht aufgebracht
wird.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß man dem zerkleinerten Material
0 bis 15 Gewichtsprozent Ausgleichszuschlagstoffe hinzufügt.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß man dem zerkleinerten
Material zu seiner Stabilisierung 3 bis 8 Gewichtsprozent, bezogen auf das Gesamtgewicht
des zerkleinerten Materials und der Ausgleichszuschlagstoffe, eines Bindemittels hinzufügt,
und daß man 0 bis 10 % Gewichtsprozent, bezogen auf das genannte Gesamtgewicht, an
Wasser hinzufügt.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß man die
Ausgleichszuschlagstoffe auf das aufgebrochene Material aufbringt, bevor dieses zerkleinert
wird, wodurch gleichzeitig die Zuschlagstoffe dem Material zugegeben werden.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß man die
Ausgleichszuschlagstoffe auf das zerkleinerte Material hinter der Zerkleinerungsmaschine
aufbringt, nachdem dieses auf dem wieder zu bedeckenden Boden verteilt ist, wobei
die Ausgleichszuschlagstoffe dann durch Einebnen und Misch- und Knetvorgänge in das
zerkleinerte Material eingebracht werden.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß man die
Stabilisierung des zerkleinerten Materials hinter der Zerkleinerungsmaschine bewirkt,
nachdem dieses auf dem wieder zu bedeckenden Boden verteilt ist, wobei das hinzugefügte
Bindemittel und Wasser durch Einebnen und Misch- und . Knetvorgänge in das zerkleinerte
Material eingebracht werden.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß man die
Stabilisierung des zerkleinerten Materials durch Hinzufügung von einem Bindemittel
und Wasser in einer beweglichen Mischmaschine bewirkt, die das zerkleinerte Material
direkt am Auslaß der Zerkleinerungsmaschine wieder aufnimmt, wobei die Stabilisierung
auf diese Weise vor dem Verteilen des Materials auf dem wieder zu bedeckenden Boden
bewirkt wird.
8. Verfahren nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß man die Stabilisierung des
zerkleinerten Materials hinter der Zerkleinerungsmaschine bewirkt, nachdem dieses
auf dem wieder zu bedeckenden Boden verteilt ist, wobei das hinzugefügte Bindemittel
und Wasser dann gleichzeitig mit den Ausgleichszuschlagstoffen durch Einebnen und
Misch- und Knetvorgänge in das zerkleinerte Material eingebracht werden.
1. A process for renovating roadways generally comprising a foundation layer, a base
course and a pavement, according to which the old roadway is regenerated by a treatment
which comprises removal of the existing roadway, collection and screening of the material
removed, and addition of new materials which are mixed with the screened material
and which are compensating aggregates and stabilising substances in the form of a
binder and water, characterised in that the removal of the existing roadway is carried
out throughout its full thickness so as to obtain blocks with a maximum dimension
of 700 mm for thick products and of 1000 mm for flat products, the material removed
is crushed so as to obtained a crushed product with a granulometry of 0 to 40 mm,
and the above-mentioned successive phases of the treatment, removal, collection, crushing,
addition of new materials, are carried out in situ by a train of mobile machines which
move along the roadway as the treatment progresses, the train of machines also performing
the subsequent phases, namely spreading and levelling, along the ground, as the old
roadway is removed, a single layer of regenerated material replacing the old foundation
layers and base course and containing all materials so recycled from the old roadway
and the addition of new materials, packing this single layer, after fine adjustment
of the evenness of its surface transversely, and conventional fininshing consisting
in laying a pavement.
2. A process according to claim 1, characterised in that compensating aggregates are
added in the proportion 0 to 15% by weight relative to the crushed material.
3. A process according to claim 1 or 2, characterised in that in order to stabilise
the crushed material a binder is added in the proportion 3 to 8% by weight relative
to the total weight of the crushed material and the compensating aggregates, and water
is added thereto, in the proportion 0 to 10% by weight relative to the said total
weight.
4. A process according to any one of claims 1 to 3, characterised in that compensating
aggregates are added to the removed material, before its crushing, which simultaneously
incorporates the aggregates into the material.
5. A process according to any one of claims 1 to 3, characterised in that compensating
aggregates are placed on the removed material, after it has been spread on the ground
to be covered, downstream of the crusher, the compensating aggregates thus being integrated
into the crushed material by levelling and mixing.
6. A process according to any one of claims 1 to 5, characterised in that the crushed
material is stabilised after being spread on the ground to be covered, downstream
of the crusher, the added binder and water then being integrated into the crushed
material by levelling and mixing.
7. A process according to any one of claims 1 to 4, characterised in that the crushed
material is stabilised by adding a binder and water, in a mobile mixer taking the
crushed material directly from the crusher outlet, stabilisation being carried out-before
the material is spread over the ground to be covered.
8. A process according to claim 5, characterised in that the crushed material is stabilised
after it is spread on the ground to be covered, downstream of the crusher, the added
binder and water then being integrated into the crushed material by levelling and
mixing, at the same time as the compensating aggregates.