[0001] L'invention concerne un procédé de réglage d'un laminoir à cylindres obliques, du
type utilisé pour le laminage de barres ou de tubes métalliques afin d'obtenir en
une seule passe un fort taux de réduction. L'invention concerne également un laminoir
permettant la mise en oeuvre de ce procédé de réglage.
[0002] Un tel procédé s'applique en particulier au laminage à chaud de barres ou de tubes
par exemple en acier.
[0003] Le brevet FR 1 576 091 décrit, aux pages 5 et 6 ainsi qu'à la figure 2, un laminoir
à cylindres obliques comportant trois cylindres de travail en forme de champignon.
Ces cylindres sont disposés à l'intérieur d'une cage formée par un carter (30), auquel
sont fixés trois supports de cylindre (31), répartis autour de l'axe de la matière
à laminer. La cage tourne autour de cet axe, grâce à un moteur dont le pignon d'entrainement
attaque une couronne dentée (37). La rotation de chaque cylindre (27) autour de son
axe (36) est obtenue par un système planétaire comprenant une couronne dentée (32)
fixée sur un arbre creux à l'intérieur duquel se déplace la matière à laminer.
[0004] Trois systèmes satellites engrènent sur cette couronne dentée et font, chacun, tourner
un cylindre tel que (27) au moyen d'un couple de pignons d'angle (35). L'un de ces
pignons est monté sur l'axe du satellite (34), l'autre sur l'axe (36) du cylindre
de laminage.
[0005] Le moyen de réglage d'un laminoir de ce type, de façon à ajuster l'avance à la valeur
souhaitée en particulier en fonction du diamètre laminé est décrit dans l'article
de E.J.F.E. BREITSCHNEIDER publié dans Iron and Steel Engineer (Octobre 1981 pages
51 à 54). Il consiste, (voir page 51 colonne de gauche), à faire tourner l'axe de
chaque cylindre de laminage autour de l'axe du satellite correspondant, de façon à
obtenir le degré d'inclinaison voulu qui permet l'avance. Cette rotation d'un axe
autour de l'autre est effectuée sans modifier l'angle que font entre eux ces deux
axes qui est imposé par construction, et peut être, par exemple, de 60° (voir page
52 colonne de gauche). Cette inclinaison

l'avance peut, selon l'auteur, varier de 0 à 10°.
[0006] Par ailleurs, le FR 1 576 091 décrit un moyen permettant de régler le diamètre de
laminage. Ce moyen consiste à faire glisser chaque cylindre de travail le long de
son axe (36), en agissant sur un dispositif d'approche (38), ce qui permet de faire
varier la section de sortie de la matière à laminer.
[0007] . Le réglage des cylindres des laminoirs de ce type, par ces deux moyens, présente
de sérieux inconvénients. En effet, le réglage de l'avance, qu'on effectue en faisant
tourner l'axe de chaque cylindre autour de l'axe du satellite correspondant, entraine
un déplacement de la zone de travail de chaque cylindre au contact du produit. . Ce
déplacement transversal est dû au fait que, plus on augmente l'angle d'avance et plus
le cylindre s'écarte du plan de symétrie qui passe par l'axe de laminage et l'axe
du satellite. Il en résulte une première cause de perturbation des conditions de laminage,
qui, dans un tel procédé, sont particulièrement critiques et doivent pouvoir . être
ajustées avec une grande précision. Le réglage de la section de sortie, obtenu en
faisant glisser le cylindre le long de son axe, a également l'inconvénient de déplacer
la zone de laminage le long de l'axe de laminage. La combinaison d'un tel déplacement
axial avec le déplacement transversal consécutif au réglage de l'avance, a pour .
effet de perturber encore davantage les conditions de laminage et donc de nuire à
la qualité du produit, en particulier en ce qui concerne l'état de surface et dans
le cas d'un tube la régularité d'épaisseur.
[0008] Le brevet français 1 475 645 décrit un autre type de laminoir oblique . à trois cylindres
dans lequel on effectue un réglage conjugué de l'écartement des cylindres par rapport
à l'axe de laminage et de l'angle d'avance. Pour cela chaque cylindre est monté sur
deux paliers disposés de part et d'autre du cylindre. La figure 1 de ce document montre
que ce réglage conjugué est réalisé en faisant tourner autour . de l'axe de laminage
un flasque qui porte les trois paliers situés d'un même côté des cylindres.
[0009] On peut ainsi en cours de laminage, en particulier en fin de laminage d'une ébauche
de tube, faire varier simultanément l'écarteaent des cylindres et l'angle d'avance,
pour éviter en particulier les déchirures d'ébauches et même les blocages. Cette possibilité
est particulièrement importante pour les taux élevés de réduction de section.
[0010] Cette méthode de réglage présente l'inconvénient de provoquer un déplacement de la
zone de travail de chaque cylindre au contact du produit.
[0011] Par ailleurs, comme on peut le voir sur les figures 1 à 6 de ce même document, la
méthode s'applique à des laminoirs dont l'axe des cylindres n'est que faiblement incliné
par rapport à l'axe de laminage.
[0012] La présente invention vise à réaliser un procédé de réglage d'un laminoir à cylindres
obliques, permettant de régler l'avance du produit en cours de laminage de façon pratiquement
indépendante des autres paramètres de réglage. Elle vise aussi la possibilité dans
un tel laminoir de faire varier dans de larges limites le diamètre des produits laminés
obtenus, en conservant les conditions optimales de laminage en particulier en utilisant
le même jeu de cylindres de laminage.
[0013] L'invention vise aussi la possibilité de mettre au point un procédé de réglage d'un
laminoir à trois cylindres dont les axes des cylindres sont inclinés d'au moins 30°
par rapport à l'axe de laminage.
[0014] L'invention vise également à réaliser un laminoir permettant d'appliquer un tel procédé
de réglage et présentant une structure aussi compacte et robuste que possible ainsi
qu'un encombrement minimal.
[0015] Le procédé de réglage suivant l'invention apporte une solution particulièrement efficace
à ces problèmes. Il s'applique aux laminoirs .à cylindres obliques, utilisés pour
le laminage de barres ou de tubes métalliques, comportant au moins trois cylindres
répartis autour de l'axe de laminage, chacun de ces cylindres ayant un profil de révolution
de section généralement décroissante, du moins dans la partie assurant la réduction
de diamètre extérieur du produit, depuis le côté d'entrée du produit à laminer jusqu'au
coté de sportie de ce produit, et exerçant une pression sur ce produit par sa zone
de contact de façon à le déformer. Dans un tel laminoir, l'axe de révolution de chaque
cylindre est incliné d'un angle d'inclinaison compris entre 20" et 70° par rapport
à une droite sécante, coupant l'axe de révolution dudit cylindre, cette droite étant
perpendiculaire à l'axe de laminage et coupant ledit axe de laminage. Cet axe de révolution
est orienté de façon à se rapprocher de l'axe de laminage, en direction de la zone
de sortie du produit laminé du laminoir. Le procédé consiste à effectuer le réglage
de l'avance en maintenant constant l'angle d'inclinaison de l'axe de révolution de
chaque cylindre par rapport à un axe de réglage constitué par une droite sécante telle
que définie ci-dessus et choisie de façon telle qu'elle traverse la zone de contact
entre le cylindre, et le produit à laminer dans la zone où s'effectue le calibrage
du produit et en faisant tourner l'axe de révolution de chaque cylindre autour de
l'axe de réglage correspondant jusqu'à ce que l'angle d'avance (A) entre l'axe de
laminage et la projection de l'axe de révolution sur le plan passant par l'axe de
laminage, et perpendiculaire à l'axe de réglage, atteigne la valeur voulue.
[0016] On règle de préférence l'angle d'avance (A) entre 3° et 30°.
[0017] De façon complémentaire on règle le diamètre des produits laminés obtenus, en déplaçant
chaque cylindre le long de l'axe de réglage, sans modifier l'angle d'inclinaison de
l'axe de révolution par rapport à l'axe de réglage.
[0018] Avantageusement les cylindres d'un même laminoir sont identiques et leurs axes de
révolution sont inclinés d'un même angle par rapport aux axes de réglage correspondants.
Avantageusement également les axes de réglage concourent en un même point de l'axe
de laminage.
[0019] L'invention concerne également un laminoir répondant aux caractéristiques générales
qui viennent d'être données, muni de cages porte-cylindres, dans lequel à l'intérieur
de chacune des cages sont disposés des paliers qui supportent l'axe de révolution
d'un cylindre, ledit axe étant relié par un moyen de transmission à un moyen d'entraînement
en rotation, la cage étant elle-même montée en rotation autour d'un axe de réglage,
perpendiculaire à l'axe de laminage et intersectant ledit axe de laminage, ledit axe
de réglage traversant la surface du cylindre dans la zone de contact avec le produit
où s'effectue le calibrage et coupant l'axe de révolution du cylindre ; un moyen de
positionnement permet d'orienter la cage autour de l'axe de réglage et de la caler
angulairement dans une position telle que, la projection de l'axe de révolution, sur
le plan passant par l'axe de laminage et perpendiculaire à l'axe de réglage, fasse
avec l'axe de laminage l'angle d'avance voulu (A).
[0020] Avantageusement, des moyens de déplacement et de calage permettent de déplacer chacune
des cages parallèlement à elle-même le long de l'axe de réglage, le cylindre de laminage
correspondant étant déplacé simultanément, et de caler la cage à un emplacement quelconque
le long de cet axe de réglage.
[0021] Selon des pratiques connues, chaque cylindre de laminage comporte une zone de calibrage,
à l'extrémité de la zone de déformation par réduction.
[0022] Avantageusement, l'axe de réglage traverse la surface du cylindre dans une zone de
ce cylindre correspondant au milieu de la zone de calibrage.
[0023] Avantageusement également, chaque cylindre de laminage est entrainé par l'intermédiaire
d'un couple de pignons dentés coniques, au moyen d'un arbre moteur disposé soit dans
le prolongement de l'axe de réglage, soit dans une direction parallèle ou proche du
parallélisme par rapport à l'axe de laminage.
[0024] Le laminoir suivant l'invention peut comporter des cages entrainées en rotation autour
de l'axe de laminage à une vitesse égale et de sens contraire à la vitesse de rotation
de la barre ou du tube en cours de laminage. Dans ce cas, l'entrainement de chaque
cylindre peut être effectué par engrenage planétaire et satellite. On utilise alors
une liaison par cardan ou analogue entre l'arbre porte-satellite et l'arbre d'entralnement
de chaque cylindre pour compenser les écarts de cet arbre par rapport au parallélisme
avec l'axe de laminage. L'invention concerne également un laminoir à cylindres obliques
qui permet la mise en oeuvre de façon particulièrement avantageuse du procédé de réglage
suivant l'invention. Ce laminoir comporte, au niveau de chaque cage porte-cylindre,
un premier moyen de réglage de l'écartement de chaque cylindre par rapport à l'axe
de laminage. Ce premier moyen comprend un ensemble vis/écrou, axé sur l'axe de réglage,
dont le premier des deux composants, de préférence la vis, est disposé à la périphérie
de là cage porte-cylindre et solidaire de celle-ci. Le deuxième composant est monté
libre en rotation sur un palier fixe par rapport au bâti du laminoir. Un moyen d'entraînement
en rotation permet de faire tourner ce deuxième composant par rapport au premier,
de la quantité voulue, pour déplacer la cage porte-cylindre, de la longueur voulue,
le long de l'axe de réglage. Avantageusement l'intervalle de rotation du deuxième
composant par rapport au premier est inférieur à deux tours.
[0025] De préférence le composant libre en rotation de l'ensemble vis/écrou comporte une
couronne dentée qui peut être entraînée en rotation par un premier moyen moteur qui
actionne un pignon denté qui engrène sur cette couronne. De préférence également la
vis de l'ensemble vis/écrou est constituée par un filetage, réalisé à la périphérie
de la cage porte-cylindre, l'écrou étant une couronne écrou montée en rotation sur
un palier relié de façon fixe au bâti du laminoir.
[0026] De préférence au niveau de chaque cage porte-cylindre, un deuxième moyen de réglage
comprend un moyen d'entraînement en rotation qui permet d'entraîner en rotation la
cage porte-cylindre autour de l'axe de réglage, sous l'action d'un deuxième moyen
moteur. Celui-ci permet d'orienter la cage porte-cylindre de façon à donner au cylindre
l'angle d'avance voulu par rapport à l'axe de laminage. De préférence un moyen de
calage peut permettre d'empêcher la rotation du composant libre en rotation de l'ensemble
vis/écrou, pendant l'entraînement en rotation de la cage porte-cylindre autour de
l'axe de réglage. L'action de ce moyen de calage permet d'effectuer, en agissant uniquement
sur le deuxième moyen de réglage, une variation conjuguée de l'angle d'avance et de
l'écartement du cylindre par rapport à l'axe de laminage.
[0027] On peut aussi prévoir de solidariser les deux composants de l'ensemble vis/écrou
lorsqu'on fait agir le deuxième moyen de réglage, de façon a faire varier uniquement
l'angle d'avance.
[0028] Une telle disposition faisant appel à un ensemble vis/écrou entourant la cage, pour
la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, permet de réaliser une structure
très robuste et très compacte avec en particulier un encombrement radial réduit au
minimum.
[0029] Par exemple le moyen d'entrainement en rotation de chaque cage porte-eylindre est
un pivot fixé à la périphérie de cette cage sur lequel s'articule une tige actionnée
par le deuxième moyen moteur ; celui-ci est avantageusement un vérin. Le pivot est
avantageusement monté sur une bague de révolution calée en rotation sur la cage porte-cylindre
et entourant l'ensemble vis/écrou.
[0030] Un moyen de synchronisation des déplacements angulaires de l'ensemble des cages porte-cylindre
relie ces cages les unes aux autres, de façon à imposer à chaque instant à leurs cylindres
un même angle d'avance par rapport à l'axe de laminage. Ce moyen de synchronisation
peut par exemple être réalisé avec des moyens de liaison articulés.
[0031] Avantageusement, au niveau de chaque cage porte-cylindre, un moyen de précontrainte
permet de mettre en appui la cage porte-cylindre sur le bâti, en annulant les jeux
existants, en particulier au contact vis/écrou et au niveau du palier contre lequel
porte le composant libre en rotation de l'ensemble vis/écrou. Avantageusement, ce
moyen de précontrainte comporte un moyen de traction, disposé suivant l'axe de réglage,
relié d'une part à la cage porte-cylindre et d'autre part au bâti. Ce moyen de traction
applique sur la cage porte-cylindre une force orientée parallèlement à l'axe de réglage
et dirigée vers le bâti. Ce moyen de traction est avantageusement un vérin.
[0032] Une méthode de mise en oeuvre particulièrement efficace du laminoir ainsi conçu fait
aussi partie de l'invention. Elle consiste à utiliser, en cours de laminage d'une
ébauche de tube, le deuxième moyen de réglage, de façon à effectuer une variation
conjuguée de l'angle d'avance et de l'écartement de chaque cylindre par rapport à
l'axe de laminage, le composant mobile de l'ensemble vis/écrou étant calé en rotation.
[0033] Grâce à la disposition suivant l'invention de l'axe de réglage, et à la variation
conjuguée, il est possible de faire varier simultanément l'angle d'avance et l'épaisseur
du tube, ce qui permet de laminer le tube jusqu'à son extrémité en évitant les blocages
en fin de laminage, blocages dus aux déformations triangulaires excessives que l'on
a constatées contrairement à ce à quoi on pouvait s'attendre sur un tel laminoir à
trois cylindres.
[0034] Dans ce cas on accroît l'écartement des cylindres et on réduit l'angle d'avance.
[0035] Il est possible d'utiliser des ensembles vis/écrou dont le pas est adapté de façon
à ajuster le rapport entre la variation d'angle d'avance et la variation de l'écartement
des cylindres à la valeur optimale. On peut aussi actionner de façon synchronisée
le premier et le deuxième moyen de réglage de façon à superposer à la variation d'écartement
conjuguée à la variation d'angle d'avance, une variation indépendante d'écartement
qui peut s'ajouter ou se retrancher de la première, suivant le sens d'entraînement
en rotation du composant libre en rotation de l'ensemble vis/écrou.
[0036] La description détaillée ainsi que les figures ci-après permettent de mieux comprendre,
de façon non limitative, les caractéristiques du procédé de réglage suivant l'invention
d'un laminoir à cylindres obliques, et celles des différents modes de réalisation
du laminoir qui fait également partie de l'invention.
La figure 1 est une vue en élévation et en coupe d'une cage porte-cylindre d'un laminoir
oblique, comportant les moyens de réglage suivant l'invention, équipée d'un arbre
moteur monté radialement par rapport à l'axe de laminage.
La figure 2 est une vue de dessus, du cylindre de laminage de la figure 1 en position
de travail sur un tube ou une barre en cours de laminage.
La figure 3 est une vue selon l'axe de laminage côté sortie, d'un laminoir à trois
cylindres équipé des moyens de réglage suivant l'invention.
La figure 4 est une vue en élévation et en coupe d'une cage porte-cylindre d'un laminoir
oblique, comportant les moyens de réglage suivant l'invention, équipée d'un arbre
moteur perpendiculaire à l'axe de réglage.
La figure 5 est une vue de dessus de la figure 4.
La figure 6 est une vue schématique du côté aval d'un autre mode de réalisation d'un
laminoir à cylindres obliques, suivant l'invention, permettant la mise en oeuvre du
procédé suivant l'invention, de façon particulièrement avantageuse.
La figure 7 est une vue en coupe suivant A-A de la figure 6.
La figure 8 est une vue schématique du côté amont du laminoir de la figure 6.
La figure 9 est une vue de dessus de la figure 7.
La figure 10 est une vue partielle en coupe suivant H-H de la figure 9.
La figure 1 représente de façon schématique en élévation et en coupe, un cylindre
de laminage, d'un laminoir oblique à trois cylindres équipé du dispositif de réglage
suivant l'invention.
[0037] Sur cette figure, on remarque l'axe de laminage (X
0 X
1), le long duquel un tube ou une barre de révolution (1) est en cours de laminage.
[0038] Le cylindre oblique (2) est monté sur un axe de révolution (Y
0 Y
1) à l'intérieur d'une cage (3) de forme générale cylindrique, dans laquelle il repose
sur des paliers (4).
[0039] La cage (3) est elle-même montée en rotation autour d'un axe de réglage (Z
O Z
l), perpendiculaire à l'axe (X
0 X
1), et l'intersectant. Cet axe de réglage (Z
0 Z
l) intersecte l'axe (Y
0 Y
I), et traverse la surface du cylindre dans la zone de contact avec le tube (1). Le
point (5) de traversée de la surface du cylindre par l'axe (Z
0 Z
1), se trouve dans la zone de calibrage, à l'extrémité de la zone de conract du côté
sortie du tube, zone dans laquelle le travail du cylindre consiste essentiellement
à égaliser la surface cylindrique du tube, de façon à éliminer les ondulations de
profil hélicoïdal résultant de l'avance.
[0040] Dans le cas de cette figure les axes perpendiculaires (X
0X
1) et (Z
0 Z
1) sont dans le plan de la figure et l'axe de révolution (Y
0Y
1) du cylindre (2) est incliné par rapport à ce plan qu'il traverse à son point d'intersection
avec l'axe de réglage (Z
0Z
1).
[0041] La figure 2 est une vue de dessus suivant l'axe de réglage (Z
0 Z
1) de la figure 1. Le plan de cette figure, perpendiculaire à (Z
0Z
1) contient l'axe (X
0X
1). On a représenté uniquement le cylindre (2) et le tube ou barre (1), la cage (3)
étant enlevée. La projection sur le plan de la figure de l'axe de révolution (Y
0Y
1) fait avec l'axe (X
0X
1) un angle (A). Cet angle (A) est, par définition l'angle d'avance du cylindre (2)
par rapport à l'axe de laminage.
[0042] Cet angle est réglable par rotation de la cage (3) autour de l'axe (Z
0Z
1). Il peut être par exemple de 10°.
[0043] Dans le cas de la figure 2, le cylindre (2) vu de dessus tourne dans le sens de la
flèche (sens des aiguilles d'une montre) pour entraîner le produit le long de l'axe
(X0 XI) de droite à gauche.
[0044] Comme le montre la figure 1, l'angle d'inclinaison (i) de l'axe de révolution (Y
0 Y
1) par rapport à l'axe de réglage (Z
0 Z
1) est d'environ 45°. Cet angle est fixe et indépendant de l'angle d'avance. Il peut
varier suivant les caractéristiques des laminoirs d'environ 20° à environ 70°.
[0045] On remarque par ailleurs, que l'axe de révolution (Y
0 Y
1) est orienté de façon à se rapprocher de l'axe de laminage (X
0 X
1), en direction de la zone de sortie du produit laminé du laminoir. Par construction
cet axe n'intersecte pas l'axe de laminage sauf lorsque l'angle d'avance (A) est égal
à 0, ce qui n'est jamais le cas en position de laminage.
[0046] Le cylindre de laminage (2) a un profil de révolution dont la section décroît en
direction de la zone de sortie du produit à laminer. Dans la zone de calibrage, le
profil de la génératrice du cylindre est déterminé de façon à lisser la surface de
la barre en atténuant ou supprimant les ondulations hélicoïdales qu'elle peut présenter.
[0047] Suivant l'invention, le réglage de l'angle d'avance (A) est effectué en faisant tourner
la cage (3) autour de l'axe de réglage (Zo Z
l) jusqu'à lui donner l'orientation angulaire voulue. Dans le cas de la figure 1, on
ajuste l'angle d'avance (A) à la valeur désirée, en faisant tourner, par un moyen
connu et non représenté, la cage (3) à l'intérieur d'une enveloppe annulaire fixe
(6), qui est elle-même solidarisée avec la structure fixe du laminoir également non
représentée.
[0048] Un moyen de calage angulaire non représenté permet de caler la cage (3) dans une
position angulaire déterminée à l'intérieur de l'enveloppe (6). On voit que, grâce
à ce procédé de réglage de l'angle d'avance suivant l'invention, il est possible de
faire varier l'angle d'avance, dans de très larges limites, sans perturber notablement
les conditions de laminage. On constate en effet, que la rotation de la cage autour
de l'axe (Zo Z
1) fait tourner le cylindre, dans sa zone de contact avec la barre ou le tube autour
du point fixe (5) qui est sur l'axe de réglage. Ce point (5) est normalement situé
dans la zone de calibrage (C) du cylindre. Sur la figure 1 le repère (7) représente
sur le cylindre la limite entre la zone de calibrage (C) et la zone de réduction.
[0049] De telles possibilités ne sont pas offertes par les méthodes de réglage connues,
telles que celle décrite dans l'article publié dans "Iron and Steel Engineer" (Octobre
1981 pages 51 à 54).
[0050] Il est également possible, suivant l'invention, de régler le diamètre de sortie des
produits laminés, sans modifier notablement les conditions de laminage. Ceci est réalisé
en faisant glisser la cage porte-cylindre (3), à l'intérieur de l'enveloppe fixe (6),
suivant l'axe (Z
0 Z
1). Des moyens connus et non décrits permettent de réaliser ce glissement et de caler
axialement la cage (3) par rapport à l'enveloppe (6), en n'importe quel point à l'intérieur
de la plage de , réglage. Ce réglage par glissement, le long de l'axe (Z
0 Z
1), n'entraîne pas de déplacement du cylindre le long de l'axe (X
0 X
1) et donc pas non plus de déplacement de son point (5) de rotation au contact du produit
en cours de laminage. Ceci garantit la possibilité d'ajuster l'angle d'avance (A)
aux nouvelles conditions de laminage sans perturbations notables. Il est en effet
nécessaire d'adapter l'angle d'avance au diamètre de sortie du produit, si on veut
maintenir un bon état de surface.
[0051] Toujours dans le cas de la figure 1, le cylindre de laminage (2) est entraîné en
rotation, quelle que soit la position de réglage, par un couple de pignons coniques
dentés (8) et (9). Le pignon (8) est calé sur l'arbre (10) qui entraîne le cylindre
autour de l'axe (Y
0 Y
1). Le pignon (9) est calé sur l'arbre moteur (11) monté sur l'axe (Zo Z
1) qui l'entraîne grâce à un moyen moteur non représenté.
[0052] Un laminoir de ce type comporte au moins trois cages, telles que celle représentée
figure 1, dont les axes de réglage, tels que (Z
0 Z
1), sont répartis autour d'un axe de laminage, tel que (X
0 X
1). Dans le cas d'un laminoir à trois cylindres, ces axes tels que (Z
0 Z
1) sont disposés; à 120° les uns des autres autour de l'axe (Xo X
1) et sont concourants.
[0053] Les enveloppes (6) occupent, le plus souvent, une position fixe dans l'espace, ce
qui facilite l'entraînement des arbres moteurs (11) par des moyens moteurs adaptés.
Les vitesses de rotation de ces arbres sont, de préférence, synchronisées.
[0054] La figure 3 est une vue selon l'axe de laminage du côté de la sortie du produit laminé
d'un laminoir à trois cylindres obliques suivant l'invention. Le plan de la figure
est perpendiculaire à l'axe de laminage, lequel est repéré en (X
2). On voit trois cylindres de laminage (12, 13, 14) dont les axes de révolution sont
(Y
2, Y
3, Y
4). Ces cylindres sont montés dans des cages (15, 16, 17) de forme cylindrique de révolution
qui peuvent coulisser et tourner avec un minimum de jeu à l'intérieur d'enveloppes
annulaires (18, 19, 20) montées solidaires entre elles par l'intermédiaire des pièces
(55) (56) (57).
[0055] Chacune de ces cages peut tourner autour de l'un des trois axes de réglage (Z
2, Zg, Z
4) perpendiculaires à l'axe de laminage et concourants en (X
2) dans le cas de la figure. Chacune de ces cages comporte les mêmes moyens de réglage
conformes à l'invention. Ces moyens sont figurés, de façon schématique, dans le cas
de la cage (15). Celle-ci comporte sur sa paroi latérale un ergot (21) qui est maintenu
dans une position angulaire déterminée par deux butées à vis (22, 23) butées que l'on
peut déplacer en les engageant plus ou moins à l'intérieur des logements filetés (24,
25) fixés sur l'enveloppe (18). En vissant et dévissant ces butées, on peut déplacer
l'ergot transversalement par rapport à l'axe de réglage (Z
2) et donc faire tourner la cage (15) d'un angle déterminé et la caler dans une position
angulaire bien précise. On ajuste ainsi l'angle d'avance comme cela a été décrit plus
haut.
[0056] De même on peut déplacer la cage (15) le long de l'axe (Z
2) de façon à régler la section de sortie de la barre laminée. Des moyens simples de
réaliser ce déplacement sont constitués par des butées ajustables.
[0057] La figure montre quatre butées comportant des tiges (26), (27), (28), (29) parallèles
à l'axe (Z
2). Les tiges (27) (28) qui sont des vis de pression de longueur réglable, sont montées
vissées dans des manchons filetés (31) (32) fixés sur un couvercle (34) perpendiculaire
à (Z
2) et solidaire de l'enveloppe (18). Les tiges (26) (29) qui sont des tiges de rappel
hydraulique du type tige de vérin sont montées sur des corps (30) (33) fixés sur le
couvercle (34) perpendiculaire à (Z
2) et solidaire de l'enveloppe (18). A l'autre extrémité les deux tiges (26) (29) comportent
des têtes (35) (36)logées dans une rainure annulaire (37), ayant des bords de retenue
(39), formée sur la face supérieure (38) de la cage (15). Les deux tiges à vis (27)
(28) sont en appui direct par leurs extrémités libres (40) (41) sur la face (38) tandis
que les tiges (26) (29) exercent une force de rappel dans le sens opposé.
[0058] On comprend qu'en réglant correctement les tiges (26) (27) (28) (29) on peut déplacer
axialement la cage (15) et la caler axialement en un point quelconque de l'axe (Z
2).
[0059] En variante le dispositif de réglage axial à butées tel que décrit peut comporter
au lieu de deux vis de pression telles que (27) (28) un calage en trois points ou
plus au lieu de deux, les tiges de rappel telles que (26) (29) étant associées selon
les besoins.
[0060] On règle axialement chacune des cages (16) (17), de la même façon que la cage (15)
par des moyens semblables non représentés. On règle ainsi les trois cylindres de laminage
(12), (13) et (14) avec le même angle d'avance (A) par rapport à l'axe de laminage
et le même écartement par rapport à cet axe.
[0061] L'entraînement en rotation de chaque cylindre est fait par un couple de pignons dentés
coniques (42) (43) représentés en tirets. Des moyens moteurs non figurés entraînent
des arbres moteurs, disposés radialement suivant les axes de réglage, tels que l'arbre
(44).
[0062] Un bâti (45) maintient l'ensemble en position fixe. Les produits laminés au moyen
de ce laminoir circulent à travers celui-ci, en tournant sur eux-mêmes, le long de
l'axe de laminage.
[0063] A titre d'exemple on peut laminer avec un laminoir tel que celui décrit à la figure
3 équipé de trois cylindres dont le diamètre maximal de la partie utilisée durant
le laminage est de 800 mm des tubes dont le diamètre extérieur fini est compris entre
200 et400 mm sans changement de cylindres.
[0064] Avec un montage de cylindres tel que l'angle (i) soit de 60°, le diamètre fini est
obtenu en réglant pour chaque diamètre recherché l'angle d'avance (A) et la position
radiale des cylindres selon leur axe de réglage respectif (Z
2, Z
3, Z
4).
[0065] Ainsi pour les dimensions citées, l'angle d'avance peut varier de A = 17° pour un
diamètre extérieur fini de 219 mm à A = 11° pour un diamètre extérieur fini de 406
mm.
[0066] Les gammes de laminage, sur mandrin intérieur, suivantes sont utilisées à titre d'exemple
:

[0067] Les figures 4 et 5 représentent une variante de réalisation du procédé et du dispositif
suivant l'invention. Il s'agit d'un laminoir à trois cylindres obliques dont un seul
cylindre est représenté. La figure 4 est une vue en élévation et en coupe passant
par l'axe de réglage. La figure 5 est une vue de dessus suivant l'axe (Z
5 Z
6) de la figure 4. Comme dans le cas des figures précédentes, le cylindre (46) tourne
autour d'un axe de révolution (Y
5 Y
6) à l'intérieur d'une cage cylindrique de révolution (47). Cette cage peut tourner
autour d'un axe de réglage (Z
5 Z
6), ou glisser le long de celui-ci à l'interieur d'une enveloppe annulaire fixe (48).
L'axe (Z
5 Z
6) est perpendiculaire et coupe l'axe de laminage (X
3 X
4). Il coupe également l'axe de révolution (Y5 Y6). Comme le montre la figure 4, l'axe
de réglage traverse la paroi du cylindre (46) dans sa zone de contact avec le tube
(49), en cours de laminage, conformément à l'invention. L'entraînement en rotation
du cylindre (46) est fait au moyen d'un couple de pignons coniques dentés (50) (51).
Le pignon (51) est monté sur l'arbre moteur (52) perpendiculaire à l'axe de réglage
(Z
5 Z
6), qui est entraîné par un moteur non représenté.
[0068] Cet arbre (52), comme le montrent les figures 4 et 5, est monté de façon à s'écarter
le moins possible du parallélisme par rapport à l'axe de laminage (X
3 X
4).
[0069] Pour cela l'arbre (52) est disposé par construction à l'intérieur de la cage (47)
de façon que, en projection sur le plan de la figure 5, il forme, avec la projection
sur ce même plan de l'axe de révolution (Y
5 Y
6), un angle (B) dont la valeur est proche de la valeur moyenne qu'on donne à l'angle
(A) du cylindre (46). Cette disposition permet de relier l'arbre moteur (52) à un
moyen moteur dont l'arbre est sensiblement parallèle à l'axe de laminage. Afin cependant
de pouvoir régler l'angle d'avance (A) dans la plage de réglage voulue, on prévoit
une ou plusieurs liaisons articulées, telles que des cardans et allonges entre l'arbre
(52) et l'arbre du moyen moteur. Une telle liaison est figurée schématiquement en
(53). On comprend que si l'angle (B) a été bien choisi, il suffit de pouvoir écarter
l'arbre (52) de l'axe de l'arbre du moyen moteur d'un angle qui n'est pas supérieur
à la moitié de l'angle d'avance (A) maximal. On conserve donc intégralement la possibilité
de réglage de (A) par rotation de la cage (47) autour de l'axe de réglage (Z
5 Z
6). Le mouvement de l'arbre (52) est permis par l'échancrure (54) pratiquée dans la
cage (47) et son enveloppe (48).
[0070] Une telle disposition permet de réaliser un laminoir à trois cylindres comportant
des cages entraînées elles-mêmes en rotation autour de l'axe de laminage (X
3 X
4) par leurs enveloppes, montées à leur tour en rotation par rapport à un bâti fixe.
En donnant aux cages une vitesse de rotation égale et de sens contraire à celle du
produit en cours de laminage on peut laminer ce produit sans qu'il tourne par rapport
au bâti du laminoir. On facilite ainsi l'introduction et l'extraction des produits
qu'on lamine, ce qui est particulièrement avantageux dans le cas des produits de grandes
longueurs. Grâce à un tel montage on peut aussi entraîner chaque cylindre par engrenage
planétaire et satellite. Il suffit de prévoir une liaison articulée, par exemple à
cardan entre l'arbre porte-satellite et l'arbre d'entraînement de chaque cylindre,
tel que l'arbre (52).
[0071] Les figures 6 à 10 représentent un autre mode de réalisation d'un laminoir à cylindres
obliques suivant l'invention comportant des moyens particuliers de réglage de l'écartement
des cylindres par rapport à l'axe de laminage, ainsi que de l'angle d'avance de ces
cylindres par rapport à ce même axe.
[0072] La figure 6 est une vue schématique d'ensemble, du côté aval, d'un laminoir à trois
cylindres obliques suivant l'invention, utilisé pour le laminage d'une ébauche de
tube (101). L'axe de lamimage (X
5) est perpendiculaire au plan de la figure. Les trois cylindres (102, 103, 104) sont
montés dans des cages porte-cylindre (105, 106, 107) elles-mêmes reliées par des plaques
de base (108, 109, 110) au bâti (111) du laminoir. Ce bâti est en deux parties, articulées
l'une par rapport à l'autre autour de l'axe (X
6) perpendiculaire au plan de la figure. Les extrémités (112, 113) de ces deux parties
sont maintenues en appui l'une contre l'autre en (114), grâce à un vérin non représenté.
En cas d'efforts excessifs pendant le laminage, dépassant . la force de serrage du
vérin, l'ouverture du bâti permet d'éviter les ruptures de pièces.
[0073] Trois vérins (115, 116, 117), à commande hydraulique non représentée, permettent
de faire varier l'angle d'avance des cylindres (102, . 103,104) et aussi, de façon
conjuguée l'écartement de ces cylindres. Les corps de ces vérins sont articulés sur
le bâti (111) en (118, 119, 120). Leurs tiges (121, 122, 123) sont articulées sur
des pivots (124, 125, 126) fixés sur des bagues (127, 128, 129) elles-mêmes solidaires
respectivement des cages porte-cylindre (105, 106, 107). De cette . façon les vérins
permettent de faire tourner les axes, tels que (Y
7), (voir figure 7) des cylindres, tels que (102), autour de leurs axes de réglage
tels que (Z
7).
[0074] La figure 7 est une vue en coupe de la cage porte-cylindre (105), . suivant un plan
passant par l'axe de laminage (X
5) et par l'axe de réglage (Z
7) qui sont, suivant l'invention concourants et perpendiculaires. L'axe (Y
7) du cylindre (102) intersecte en (M) l'axe de réglage sous un angle (α) d'environ
30°. Cet axe (Y
7) est représenté dans le plan de la figure 7. Son inclinaison par rapport à . l'axe
de laminage (X
5) est dans cette condition d'environ 60°, l'angle d'avance étant alors nul. Le cylindre
(102) est calé en rotation par rapport à l'arbre porte-cylindre (130), de révolution,
au moyen de la tige à extrémité filetée (131) qui est vissée dans le logement fileté
(132) du cylindre (102). Une ouverture (133) est ménagée dans le bâti . (111) pour
le vissage ou le dévissage de la tige (131).
[0075] L'arbre porte-cylindre (130) est monté en rotation autour de (Y
7) au moyen de roulements (134, 135, 177) prenant appui sur la cage porte-cylindre
(105). Ces roulements sont conçus, de façon connue, pour supporter les efforts de
laminage. L'arbre porte-cylindre (130) comporte une couronne à denture conique (136),
calée en rotation sur lui, sur laquelle engrène un pignon conique (137) monté sur
un arbre (138). Cette disposition est analogue à celle représentée à la figure 4.
[0076] Dans le cas de la présente figure 7 l'axe (X
7) de l'arbre (138) est dans le plan de la figure. Dans les conditions de laminage
cet axe fait avec le plan de la figure un angle qui correspond à l'angle d'avance.
De façon connue l'arbre (138) est relié à un arbre moteur, non représenté, par une
ou plusieurs liaisons articulées, telles que des cardans, qui ne sont pas non plus
représentées.
[0077] La cage porte-cylindre (105) comporte une zone annulaire (139), d'axe (Z
7), munie d'un filetage mâle (140). Ce filetage comporte moins de trois filets et son
pas est calculé de façon à réaliser une relation déterminée entre la variation d'angle
d'avance et la variation conjuguée de l'écartement des cylindres, par rapport à l'axe
de laminage (X
5) qu'on veut obtenir. Cette relation est principalement fonction des dimensions des
ébauches de tubes, des caractéristiques mécaniques du métal, dans les conditions de
laminage, et des taux de réduction qu'on se propose de réaliser.
[0078] Un anneau écrou (141) est muni d'un filetage femelle (142) en prise avec le filetage
mâle (140) lequel constitue la vis de cet ensemble vis/écrou. L'anneau (141) est monté
libre en rotation sur un palier (143) qui comporte également une bague de centrage
et de retenue (144) qui assure le centrage de l'anneau (141) par rapport à l'axe (Z
7) et le maintient en appui contre la plaque de base (108).
[0079] L'anneau écrou (141) comporte une couronne dentée (145), sur laquelle engrène un
pignon denté (146) monté sur un axe (147) qui traverse le bâti (111) et est entrainé
en rotation par un premier moyen moteur tel qu'un moteur hydraulique représenté en
(176) (voir figures 9 et 10). Cette disposition est un premier moyen de réglage indépendant
de l'écartement du cylindre (102) par rapport à l'axe de laminage (X
5). En effet pour une position angulaire donnée de la cage porte-cylindre (105) autour
de l'axe de réglage, correspondant à un angle d'avance déterminé, la rotation de l'anneau
écrou (141) dans un sens ou dans l'autre provoque un déplacement de la cage porte-cylindres
(105) le .long de l'axe de réglage et donc une variation de l'écartement du cylindre
(102) par rapport à l'axe de laminage (X
5). On peut, de façon connue, entraîner l'anneau écrou (141) par le premier moyen moteur
de façon indépendante, ou conjuguée avec l'entraînement des deux autres anneaux écrou
(149, 150) qui déplacent chacune des deux autres cages porte-cylindre (106, 107).
[0080] La plaque de base (108) est fixée par des moyens connus, tels que des vis non représentées,
au bâti (111). La bague (127), montée de révolution par rapport à l'axe (Z
7) est calée en rotation sur la cage porte-cylindre (105) et entoure l'ensemble vis/écrou
(140, 141).
[0081] Elle comporte un pivot de commande (124) d'axe (Xg) parallèle à (Z
7) sur lequel s'articule en rotation l'extrémité de la tige (121) du vérin (115) représenté
figure 6.
[0082] L'entraînement en rotation de la bague (127) autour de l'axe (Z
7)) permet un réglage conjugué de l'angle d'avance et de l'écartement du cylindre (102)
par rapport à l'axe de laminage (X
5) l'anneau écrou (141) étant calé en rotation par un moyen connu. Ainsi dans le cas
de la figure 7 une rotation de la bague (127), vue suivant Fl, dans le sens des aiguilles
d'une montre, rapproche le cylindre (102) de l'axe (X
5) dans le cas d'un système vis écrou ayant un pas à droite et fait croître l'angle
d'avance, initialement égal à zéro.
[0083] Les articulations des tiges de vérin (121, 122, 123) autour des pivots de commande
(124, 125, 126) et celles (118, 119, 120) des corps de vérins (115, 116, 117) sur
le bâti (111) sont conçues pour permettre, de façon connue, le déplacement des pivots
(124, 125, 126) parallèlement à l'axe (Z
7) dans les limites de réglage de l'écartement des cylindres par rapport à l'axe (X
S).
[0084] Les trois pivots de synchronisation (151, 152, 153), diamétralement opposés aux trois
pivots de commande, permettent de synchroniser de façon rigoureuse l'action des trois
vérins (115, 116, 117). La figure 8 montre les moyens de synchronisation mis en oeuvre
dans le cas du présent laminoir. Deux leviers coudés à 120° (154, 155) sont articulés
chacun autour d'un pivot (156, 157) fixé sur le bâti (111) et d'axe parallèle à (X
5). L'axe de chacun de ces pivots intersecte une bissectrice de l'angle de 120° formé
par deux droites de réglage. Les déplacements angulaires de ces leviers (154, 155)
sont synchronisés par une biellette (158) articulée en (159, 160) aux extrémités des
bras (161, 162) de ces leviers. Les axes des points d'articulation (156, 159, 160,
157) sont parallèles à l'axe de laminage (X
5) et forment les sommets d'un parallélogramme déformable. Chacun des trois pivots
de synchronisation (151, 152, 153) est relié à un bras d'un des deux leviers (154,
155) par une biellette identique (163, 164, 165) aux points d'articulation (166, 167,
168). Afin d'annuler le jeu entre les filetages (140) et (142) et de mettre ainsi
en appui chaque cage porte-cylindre, telle que (105), contre le bâti (111), un moyen
de précontrainte tel que (169) permet d'exercer une traction sur chaque cage suivant
l'axe de réglage (Z
7) en direction du bâti (111). Ce dispositif comporte une tige de traction (170) d'axe
(Z
7), vissée sur le sommet de la cage porte-cylindre (105). Cette tige traverse un vérin
dont le corps (171) est solidaire du bâti (111). Un piston annulaire (172) coulisse
dans le corps (171) et exerce une poussée sur la collerette (173), par l'intermédiaire
du roulement annulaire (174), lorsqu'un fluide sous pression est introduit dans la
chambre annulaire (175) par une canalisation non représentée. La collerette (173)
est solidaire de la tige (170).
[0085] Un tel laminoir présente l'avantage d'une très grande compacité alliée à une grande
robustesse et une grande rigidité. Cela résulte de l'utilisation d'un ensemble vis/écrou,
monté à la périphérie de chaque cage porte-cylindre qui réduit au minimum l'encombrement
radial.
[0086] Le procédé de réglage suivant l'invention ainsi que les différents modes de réalisation
d'un laminoir mettant en oeuvre ce procédé peuvent faire l'objet de très nombreuses
variantes. Ces variantes ne sortent pas du domaine couvert par l'invention.
1) Procédé de réglage d'un laminoir à cylindres obliques, permettant l'obtention de
barres ou tubes métalliques de révolution, comportant au moins trois cylindres répartis
autour de l'axe de laminage, chaque cylindre ayant un profil de révolution de section
généralement décroissante, du moins dans la partie assurant la réduction de diamètre
extérieur du produit, depuis le côté d'entrée du produit. à laminer jusqu'au côté
de sortie de ce produit, et exerçant une pression sur ce produit par sa zone de contact
de façon à le déformer, l'axe de révolution de chaque cylindre étant incliné d'un
angle d'inclinaison compris entre 20 et 70° par rapport à une droite sécante coupant
l'axe de révolution dudit cylindre, cette droite étant perpendiculaire à l'axe de
laminage et coupant ledit axe de laminage et les axes de révolution de chacun de ces
cylindres étant orientés de façon à se rapprocher de l'axe de laminage en direction
de la zone de sortie du laminoir, caractérisé en ce que on effectue le réglage de
l'avance en maintenant constant l'angle d'inclinaison de l'axe de révolution de chaque
cylindre par rapport à un axe de réglage constitué par une droite sécante telle que
définie ci-dessus et choisie de façon qu'elle traverse la zone de contact entre le
cylindre et le produit à laminer dans la zone où s'effectue le calibrage du produit
et en faisant tourner l'axe de révolution de chaque cylindre autour de l'axe de réglage
correspondant jusqu'à ce que l'angle d'avance (A) entre l'axe de laminage et la projection
de l'axe de révolution sur le plan passant par l'axe de laminage et perpendiculaire
à l'axe de réglage, atteigne la valeur voulue.
2) Procédé suivant revendication 1, caractérisé en ce que, le réglage de l'angle d'avance
(A) est effectué entre 3 et 30°.
3) Procédé suivant revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, les axes de révolution
de chaque cylindre du laminoir sont inclinés d'un même angle d'inclinaison par rapport
à leur axe de réglage respectif.
4) Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, le réglage
du diamètre des produits obtenus est effectué en déplaçant chaque cylindre le long
de l'axe de réglage, sans modifier l'inclinaison de l'axe de révolution.
5) Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, les axes
de réglage concourent en un même point de l'axe de laminage.
6) Laminoir à cylindres obliques, permettant l'obtention de barres ou tubes métalliques
de révolution, comportant au moins trois cylindres répartis autour de l'axe de laminage,
chaque cylindre ayant un profil de révolution de section généralement décroissante,
du moins dans la partie assurant la réduction de diamètre extérieur du produit depuis
le côté d'entrée du produit à laminer jusqu'au côté de sortie de ce produit, et étant
monté sur un axe de révolution, relié par un moyen de transmission à un moyen d'entraînement
en rotation, cet axe de révolution étant supporté par des paliers montés à l'intérieur
d'une cage, de façon à présenter une inclinaison de 20 à 70° par rapport à une droite
sécante coupant l'axe de révolution dudit cylindre, cette droite étant perpendiculaire
à l'axe de laminage et coupant ledit axe de laminage et les axes de révolution de
chacun des cylindres étant orientés de façon à se rapprocher de l'axe de laminage
en direction de la zone de sortie du laminoir, caractérisé en ce que, la cage à l'intérieur
de laquelle sont montés les paliers qui supportent l'axe de révolution de chaque cylindre,
est elle-même montée en rotation autour d'un axe de réglage, perpendiculaire à l'axe
de laminage et intersectant ledit axe de laminage, ledit axe de réglage traversant
la surface du cylindre dans la zone de contact avec le produit en cours de laminage
où s'effectue le calibrage, et coupant l'axe de révolution du cylindre, et en ce que,
un moyen de positionnement permet d'orienter la cage autour de l'axe de réglage et
de la caler dans une position angulaire, telle que la projection de l'axe de révolution
sur le plan, passant par l'axe de laminage et perpendiculaire à l'axe de réglage,
fasse avec l'axe de laminage l'angle d'avance voulu (A).
7) Laminoir suivant revendication 6, caractérisé en ce que des moyens de déplacement
permettent de déplacer chaque cage porte-cylindre, parallèlement à elle-même, le long
de l'axe de réglage, et de caler axialement la cage en un point quelconque de l'axe
de réglage.
8) Laminoir suivant revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que chaque cylindre de
laminage comporte une zone de calibrage, à l'extrémité de la zone de déformation par
réduction.
9) Laminoir suivant revendication 8, caractérisé en ce que l'axe de réglage traverse
la surface du cylindre dans une zone de ce cylindre correspondant au milieu de la
zone de calibrage.
10) Laminoir suivant l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que, un couple
de pignons coniques assure la transmission du mouvement d'un arbre moteur à l'arbre
sur lequel est monté chaque cylindre du laminoir.
11) Laminoir suivant revendication 10, caractérisé en ce que, l'arbre moteur de chaque
cylindre est monté radialement par rapport à l'axe de laminage.
12) Laminoir suivant revendication 10, caractérisé en ce que, l'arbre moteur de chaque
cylindre est perpendiculaire à l'axe de réglage.
13) Laminoir suivant revendication 12, caractérisé en ce que, l'arbre moteur est relié
à l'arbre du moyen moteur par une articulation flexible, telle qu'une articulation
à cardan.
14) Laminoir suivant l'une des revendications 6 à 13, caractérisé en ce que, les cages
et leurs enveloppes sont montées en rotation autour de l'axe de laminage et entraînées
par un moyen moteur à une vitesse égale à la vitesse de rotation du produit en cours
de laminage et en sens contraire.
15) Laminoir à cylindres obliques suivant l'une des revendications 7 à 13, caractérisé
en ce qu'il comporte, au niveau de chaque cage porte-cylindre, un premier moyen de
réglage de l'écartement de chaque cylindre par rapport à l'axe de laminage qui comprend
un ensemble vis/écrou axé sur l'axe de réglage dont le premier des deux composants
est disposé à la périphérie de la cage porte-cylindre et solidaire de celle-ci, le
deuxième composant étant monté libre en rotation sur un palier fixe par rapport au
bâti du laminoir, un moyen d'entraînement en rotation permettant de faire tourner
le composant libre en rotation, par rapport au premier composant, autour de l'axe
de réglage, de la quantité voulue pour déplacer la cage porte-cylindre de la longueur
voulue, le long de l'axe de réglage.
16) Laminoir suivant revendication 15, caractérisé en ce que le composant libre en
rotation de l'ensemble vis/écrou comporte une couronne dentée qui peut être entrainée
en rotation par un premier moyen moteur qui actionne un pignon denté qui engrène sur
cette couronne.
17) Laminoir suivant revendication 15 ou 16, caractérisé en ce que la vis de l'ensemble
vis/écrou est constituée par un filetage réalisé à la périphérie de la cage porte-cylindre,
l'écrou étant une couronne écrou montée en rotation sur un palier relié de façon fixe
au bâti du laminoir.
18) Laminoir suivant l'une des revendications 15 à 17, caractérisé en ce qu'il comporte,
au niveau de chaque porte-cylindre, un deuxième moyen de réglage, qui comprend un
moyen d'entraînement en rotation de la cage porte-cylindre autour de l'axe de réglage
sous l'action d'un deuxième moyen moteur permettant d'orienter la cage porte-cylindre
de façon à donner au cylindre l'angle d'avance voulu par rapport à l'axe de laminage.
19) Laminoir suivant revendicatlon 18, caractérisé en ce qu'un moyen de calage peut
permettre d'empêcher la rotation du composant libre en rotation de l'ensemble vis/écrou
pendant l'entraînement en rotation de la cage porte-cylindre autour de l'axe de réglage.
20) Laminoir suivant revendication 18 ou 19, caractérisé en ce que le moyen d'entraînement
en rotation de chaque cage porte-cylindre est un pivot de commande disposé à la périphérie
de cette cage sur lequel s'articule une tige actionnée par le deuxième moyen moteur.
21) Laminoir suivant l'une des revendications 18 à 20, caractérisé en ce que le deuxième
moyen moteur est un vérin.
22) Laminoir suivant l'une des revendications 18 à 21, caractérisé en ce qu'il comporte
un moyen de synchronisation des déplacements angulaires des cages porte-cylindre de
façon à imposer à chaque instant à leurs cylindres un même angle d'avance par rapport
à l'axe de laminage.
23) Laminoir suivant l'une des revendications 15 à 21, caractérisé en ce qu'il comporte
au niveau de chaque cage porte-cylindre un moyen de précontrainte qui exerce un effort
de traction sur la cage porte-cylindre en direction du bâti.
24) Procédé de laminage d'ébauches tubulaires au moyen d'un laminoir suivant l'une
des revendications 18 à 23, caractérisé en ce qu'on effectue en cours de laminage
d'une ébauche de tube un réglage conjugué de l'angle d'avance et de l'écartement des
cylindres, en agissant uniquement sur le deuxième moyen de réglage, le composant mobile
de l'ensemble vis/écrou étant calé en rotation.
25) Procédé de laminage suivant revendication 24, caractérisé en ce que le réglage
conjugué est effectué au voisinage de l'extrémité arrière de l'ébauche de façon à
accroître l'écartement des cylindres et à réduire l'angle d'avance.