[0001] La présente invention concerne les fauteuils utilisés par les handicapés et les invalides
et elle vise indifféremment les fauteuils roulants, pliants ou non.
[0002] L'objet de l'invention vise plus particulièrement les fauteuils du genre comportant
une structure articulée comprenant un dossier, une assise et un repose-pieds associés
à un organe moteur permettant d'aider ou de commander l'élévation ou l'abaissement
de la structure articulée par rapport à un châssis porteur.
[0003] Ces fauteuils représentent incontestablement un réel progrès car ils permettent,
outre la mobilisation indispensable, la verticalisation du sujet également indispensable
pour éviter les dégradations physiques découlant d'un maintien prolongé en position
assise.
[0004] La technique antérieure propose un certain nombre de solutions pour réaliser des
fauteuils comportant une structure articulée de verticalisation.
[0005] Ces différentes propositions ont leurs avantages et leurs inconvénients mais permettent
en général de verticaliser au moins partiellement un sujet de façon correcte.
[0006] On a cependant constaté que de tels fauteuils ne pouvaient pas être utilisés par
tous les sujets handicapés ou invalides. En effet, pour certains handicaps ou invalidités,
le sujet ne possède pas ou plus suffisamment de contrôle musculaire pour se maintenir
en position stable contre le plan d'appui de verticalisation que représente la structure
articulée élevée d'un fauteuil.
[0007] Dans de tels cas, la verticalisation représente un réel danger pour le sujet qui,
en l'absence d'autocontrôle, risque de tomber en étant entraîné en déplacement latéral
ou par fléchissement des jambes ou encore par affaissement du tronc.
[0008] Or, la possibilité de verticalisation est importante pour tous les handicapés ou
invalides et peut-être encore plus pour ceux qui ne possèdent pas de contrôle physique
comme dans les cas évoqués ci-dessus.
[0009] La présente invention vise à régler ce problème important en proposant un dispositif
de maintien corporel conçu pour les fauteuils d'handicapés comportant une structure
articulée élévatrice permettant de constituer un plan de support en position assise
ou un plan d'appui en position verticalisée pour un sujet.
[0010] Un objet de l'invention est de proposer un dispositif de maintien corporel pouvant
être adapté sur tout type de structure articulée à partir du moment ou elle se compose
d'un dossier, d'une armature et d'un ensemble repose-pieds sollicités en déplacements
relatifs conjugués.
[0011] Un autre objet de l'invention est de proposer un dispositif de maintien corporel
qui puisse être aisément adapté sur tout type de fauteuil ainsi qu'aisément utilisé
ou mis en place pour assumer la fonction de maintien corporel en cas de verticalisation.
[0012] Un autre objet de l'invention est de proposer un dispositif de maintien corporel
de très faible encombrement capable d'assumer la fonction pour lequel il est prévu
sans représenter ou constituer par ses éléments constitutifs une gêne pour le sujet.
[0013] Un objet supplémentaire de l'invention est de proposer un dispositif de maintien
corporel offrant des possibilités de réglage en fonction des caractéristiques morphologiques
du sujet.
[0014] Un objet encore de l'invention est de proposer un dispositif de maintien corporel
qui soit simple, robuste, fiable et ne demande aucun entretien particulier pour être
maintenu en état de fonctionnement.
[0015] Pour atteindre les buts ci-dessus, le dispositif de maintien corporel pour fauteuils
d'handicapés comportant une structure articulée élévatrice adaptée sur le châssis
d'un tel fauteuil et du type constitué par un dossier, par une assise articulée au
dossier et sur le châssis, par un ensemble repose-pieds articulé sur l'assise et le
châssis et par des moyens d'entraînement en pivotement relatif est caractérisé en
ce qu'il comprend :
- un premier jeu de moyens comportant deux segments rigides en partie coudés, montés
chacun latéralement sur le montant correspondant du dossier par un système articulé
établissant le maintien et le verrouillage dudit segment
. selon une orientation générale verticale dans laquelle il représente un accoudoir
garde-corps pour un sujet,
. ou selon une orientation générale horizontale dans laquelle il constitue une demi-ceinture
thoracique pour le sujet,
- et un second jeu de moyens comprenant deux arceaux montés chacun, par deux axes
d'articulation de directions orthogonales,sur le montant'antérieur de l'ensemble repose-pieds,
lesdits arceaux étant associés à des moyens d'immobilisation relative dans une position
d'alignement dans laquelle ils constituent des jambières ouvertes emboîtant par l'avant
les jambes d'un sujet.
[0016] Diverses autres caractéristiques ressortent de la description faite ci-dessous en
référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, une forme
de réalisation de l'objet de l'invention.
[0017] Les fig. 1 et 2 sont des vues schématiques d'un fauteuil comportant une structure
articulée de verticalisation et illustrant le dispositif de maintien selon l'invention
dans deux états particuliers d'utilisation.
[0018] La fig. 3 est une vue latérale montrant plus en détail l'un des moyens de l'invention.
[0019] Les fig. 4 et 5 sont des coupes prises, à plus grande échelle, selon les lignes IV-IV
et V-V de la fig. 3.
[0020] La fig. 6 est une coupe transversale, à plus petite échelle, analogue à la fig. 5
mais illustrant une autre position caractéristique.
[0021] La fig. 7 est une élévation latérale analogue à la fig. 3 mais illustrant le moyen
selon l'invention dans une autre position d'utilisation.
[0022] La fig. 8 est une élévation latérale partielle montrant, plus en détail, une relation
fonctionnelle de certains des éléments du premier moyen de l'invention.
[0023] La fig. 9 est une élévation latérale illustrant la mise en place d'un autre moyen
du dispositif de maintien corporel.
[0024] La fig. 10 est une coupe prise selon la ligne X-X de la fig. 9.
[0025] La fig. 11 est une vue transversale prise selon la ligne XI-XI de la fig. 9.
[0026] La fig. 12 est une vue en plan prise selon la ligne XII-XII de la fig. 11.
[0027] La fig. 13 est une élévation latérale analogue à la fig. 9 mais illustrant le même
moyen technique dans une autre position d'utilisation.
[0028] La fig. 1 montre schématiquement un fauteuil roulant 1 comprenant un châssis 2 constitué
par des montants antérieurs 3 et postérieurs 4 réunis entre eux par des longerons
5 et des traverses 6 non représentées. Le châssis 2 est pourvu, de façon habituellement
connue, de roues porteuses et motrices 10 et de roues directrices orientables 11.
Le châssis 2 ci-dessus correspond à un fauteuil de conception rigide mais il est évident
qu'une conformation sensiblement analogue est retenue pour un fauteuil pliable. En
effet, dans un tel cas, les traverses 6 non représentées sont remplacées par des éléments
équivalents repliables, de conception connue en soi, permettant de maintenir le châssis
dans la position d'utilisation ou au contraire de réduire l'encombrement en largeur
de ce dernier.
[0029] Le châssis 2 décrit ci-dessus est équipé d'une structure articulée élévatrice 12
destinée à permettre la verticalisation d'un sujet S. A titre d'exemple, la structure
12 comprend une assise 13 comportant deux quadrilatères déformables latéraux principalement
formés par deux longerons 14 et 15 articulés à la partie antérieure du châssis 2.
La structure comprend, par ailleurs, un dossier 16 constitué par deux trilatères latéraux
qui sont articulés sur les longerons 14 et 15 au moyen de deux biellettes 17 communes
aux longerons 14-15. La structure articulée 12 est complétée par un ensemble repose-pieds
18 principalement formé par deux quadrilatères déformables latéraux incluant chacun
un montant antérieur 19, une biellette 20, une partie du longeron 14 et une partie
du montant 3 du châssis 2. L'ensemble 18 supporte un ou deux repose-pieds 21 de nature
connue pouvant être équipés de préférence avec des talonnières non représentées aux
fig. et 2.
[0030] La structure articulée 12 est reliée au châssis 2 par deux ensembles de manoeuvre
22 comprenant chacun un levier 23 et un système articulé 24 permettant d'immobiliser,
par verrouillage géométrique, la structure articulée 12 dans une position stable d'assise
ou dans une position stable élevée de verticalisation. Les ensembles de manoeuvre
22 sont complétés par au moins un organe moteur 25 tel qu'un vérin à ressort interposé
entre le châssis 2 et par exemple l'assise 13.
[0031] La fig. 1 montre la structure articulée 12 dans la position stable d'utilisation
assise, immobilisée par les systèmes articulés 24 des ensembles 22.
[0032] La fig. 2 montre la même structure articulée en position stable d'élévation ou de
verticalisation immobilisée par les systèmes articulés 24. Cette figure 2 permet de
comprendre la relation d'articulation existant entre l'assise, le dossier et l'ensemble
repose-pieds 18 sollicités en déplacement d'élévation par les ensembles de manoeuvre
22 et le ou les organes moteurs 25.
[0033] L'objet de l'invention est de fournir un dispositif permettant d'assurer le maintien
corporel d'un sujet S, tel que représenté en traits mixtes, amené dans une position
de verticalisation à la suite de l'élévation de la structure articulée 12. L'objet
de l'invention vise à suppléer le manque ou l'absence de contrôle physique du sujet
S pour se maintenir en toute sécurité dans la position stable de ver~ ticalisation
illustrée à la fig. 2.
[0034] Le dispositif de maintien corporel selon l'invention comprend un premier jeu de moyens
26 destinés à être adaptés sur le dossier et un second jeu de moyens 27 destinés à
être adaptés sur l'ensemble repose-pieds 18.
[0035] Le premier jeu de moyens 26 comprend deux segments rigides 28 conformés de manière
à présenter une partie terminale 29 coudée ou cambrée. Chaque segment 28 est monté
sur le montant correspondant 30 du dossier par un système articulé 31 décrit plus
en détail en référence aux fig. 4 et 5.
[0036] Chaque système articulé 31 comprend une chape 32 adaptée sur le montant 30 et formant
deux ailes 33 parallèles se prolongeant vers l'arrière du fauteuil. Les ailes 33 supportent,
par un axe d'articulation 34 sensiblement horizontal, un étrier 35 dont les branches
parallèles 36 s'étendent intérieurement et parallèlement aux ailes 33. L'âme 37 de
l'étrier 35 supporte à rotation un pivot 38 solidaire d'un prolongement 39 du segment
28 et s'étendant à l'opposé de la partie terminale 29. Le prolongement 39 présente
deux trous 40 et 41 de direction radiale pratiqués pour coopérer avec un ergot 42
s'élevant à partir de l'âme de la chape 32. Les trous 40 et 41 représentent des moyens
de verrouillage en rotation du prolongement 39 et sont pratiqués de façon à pouvoir
maintenir le plan du segment 28, soit dans une orientation sensiblement verticale,
soit dans une orientation sensiblement horizontale après rotation dans le sens de
la flèche L
1. à la fig. 5. Les trous 40 et 41 sont, dans le cas présent, séparés l'un de l'autre,
en considération du sens de la flèche f
1 par rapport à la référence fixe que constitue l'ergot 42, d'une plage angulaire égale
à 270°.
[0037] L'étrier 35 supporte, à partir des bords supérieurs de ses ailes 36, une barrette
43 qui s'étend selon un plan parallèle à celui du dossier pour être disposée en permanence
derrière le montant 30 correspondant en étant orientée vers la barrette 43 du système
articulé homologue 31. La barrette 43 comporte, dans sa partie terminale faisant face
au montant 30, un trou 44 destiné à coopérer avec un doigt 45 tel que représenté en
traits mixtes à la fig. 4.
[0038] Le doigt 45 s'étend à partir du montant 30 vers l'arrière et se trouve porté, dans
l'exemple de construction illustré, par une bague 46 montée réglable sur le montant
30. La bague 46 représente une butée haute pour le système articulé 31 monté dans
un pareil cas de façon libre axialement mais immobilisé angulairement, par exemple,
par l'intermédiaire d'un coulisseau 47 enfilé sur le montant 30. Le coulisseau 47
est, dans un tel cas, porteur de la chape 32. Le coulisseau 47 est limité en coulissement
axial vers le bas par une bague 48 à position réglabledu même type que la bague 46.
[0039] Chaque système articulé 31 comporte, par ailleurs, des moyens de détermination sensitive
ou tactile de la position de verrouillage du segment 28. Ces moyens comprennent un
taquet 49 rapporté sur le prolongement 39 de manière à pouvoir coopérer avec l'une
des ailes 36 de l'étrier 35 en correspondance des deux positions de verrouillage établies
par coopération de l'ergot 42 avec l'un ou l'autre des trous 40 et 41. Dans l'exemple
illustré par la fig. 5, le taquet 49 est rapporté pour s'étendre de façon tangentielle
en présentant une épaisseur et une longueur déterminées pour qu'il puisse coopérer
avec l'aile 36 par une face latérale ou par un bord transversal dans l'une et l'autre
positions comme cela ressort de ce qui suit.
[0040] Il y a lieu de noter que le trou 40 est pratiqué dans le prolongement 39 de manière
à immobiliser ou verrouiller le segment 28 dans un plan sensiblement vertical dans
lequel la partie terminale 29 est orientée vers le bas en direction de l'assise 13.
[0041] Le premier jeu de moyens décrits ci-dessus s'utilise de la façon suivante :
Dans les cas d'utilisation du fauteuil selon la fig. 1, pour lequel la structure articulée
12 offre un plan de support en position assise pour un sujet handicapé ou invalide,
les deux segments 28 sont placés comme illustré par les fig. 3, 4 et 5. Les deux segments
28 sont de cette façon maintenus par coopération du trou 40 avec l'ergot 42 dans un
plan sensiblement vertical dans lequel les parties terminales 29 sont orientées vers
l'assise 13.
[0042] Dans cet état, chaque segment 28 représente alors un accoudoir ainsi qu'un garde-corps
latéral en s'étendant entre le dossier et l'assise.
[0043] La position de chaque accoudoir est maintenue sans risque de dégagement intempestif
par la coopération du trou 40 avec l'ergot 42, coopération qui est d'autant plus affermie
que les segments 28 servent d'accoudoirs. Un déplacement latéral de l'accoudoir 28
ne peut intervenir compte tenu de l'immobilisation angulaire de la chape 32 par rapport
au montant 30, soit directement, soit par l'intermédiaire du coulisseau 47.
[0044] Dans le cas où la structure articulée 12 doit être déplacée en élévation pour constituer
un plan d'appui et de verticalisation pour le sujet S, chaque segment 28 est sollicité
en pivotement dans le sens de la flèche f
2 (fig. 3) pour faire tourner l'étrier 35 sur l'axe 34 afin de dégager le trou 40 par
rapport à l'ergot 42. Lorsque ce dégagement intervient, le segment 28 est sollicité
en rotation dans le sens de la flèche f (fig. 5) sur une plage angulaire qui est déterminée
par le taquet 49. Dans le cas présent, le taquet 49 est amené après une rotation de
270° à coopérer avec l'aile interne 36 comme illustré par la fig. 6. Ceci fournit
au sujet ou à l'utilisateur une certitude par perception tactile de butée que le trou
41 est alors placé en coïncidence avec l'ergot 42. Le segment 28 est ensuite pivoté
dans le sens inverse à la flèche f
2 de manière à établir la coopération entre le trou 41 et l'ergot 42 réalisant le verrouillage
du segment 28.
[0045] Dans cet état, le segment 28 est orienté de façon sensiblement horizontale perpendiculairement
au plan du dossier 16. La partie terminale 29 correspondante est ainsi dirigée vers
le second segment 28 et représente alors une demi-ceinture thoracique venant épouser
ou entourer partiellement la poitrine du sujet qui est maintenu latéralement et antéro-postérieurement
par rapport au dossier 16 lorsque les deux segments 28 ont été amenés dans la position
ci-dessus.
[0046] Les deux demi-ceintures s'établissent autour de la poitrine, en-dessous des articulations
des bras, ce qui confère entière liberté de mouvement au sujet immobilisé contre le
dossier 16.
[0047] Dans l'exemple préféré de réalisation illustré par les fig. 3, 4 et 5, chaque segment
28 est en plus soumis, après les mouvements relatifs selon les flèches f et f
2, â un déplacement vertical dans le sens f
3 (fig. 3) de manière à amener le trou 44 de la barrette 43 en coïncidence approximative
avec le doigt 45 de la butée 46. Cette position est atteinte lorsque le bord supérieur
du coulisseau 47 vient coopérer avec la base de la bague 46. Dans cette position,
le segment 28 peut être déplacé dans le sens inverse à celui de la flèche f
2, de manière à faire pivoter, dans le sens correspondant, l'étrier 35 qui assure l'engagement
de la barrette 43 par le trou 44-sur le doigt 45.
[0048] Le segment 28 est maintenu alors comme précédemment mais dans une position surélevée
par rapport à celle occupée en fonction d'accoudoir garde-corps.
[0049] Ceci présente l'avantage de pouvoir adapter exactement à la position souhaitée le
niveau du segment 28 en position demi-ceinture thoracique par réglage de la bague
46. Une telle possibilité permet d'offrir un confort maximal au sujet en fonction
de sa morphologie.
[0050] La fig. 7 montre que l'adaptation des segments 28 dans la fonction ceinture thoracique
est menée à bien préalablement à l'élévation de la structure articulée 12. Cette figure
permet également de constater que l'adaptation des segments 28 laisse toute liberté
de déplacement pour les ensembles de manoeuvre 22 dans le sens de la flèche f
4 lorsque le sujet désire, par action manuelle sur ces ensembles, initier et aider
l'action de l'organe moteur 25 ou contrôler l'action de ce dernier pour commander
le mouvement relatif des éléments constitutifs de la structure articulée 12 en vue
d'amener cette dernière de la position selon la fig. 1 à la position selon la fig.
2 dans l'état de verticalisation.
[0051] Après retour en position assise, le sujet peut ramener chaque segment 28 dans la
position de fonction accoudoir en procédant à un pivotement dans le sens de la flèche
f pour dégager la barrette 43 par rapport au doigt 45. Lorsque ce dégagement est intervenu,
le coulisseau 47 peut être descendu selon la flèche f
S et simultanément ou ensuite le segment 28 sollicité en rotation selon la flèche f
6 comme cela est globalement illustré à la fig. 8. Le retour en position correcte accoudoir
et garde-corps du segment 28 est déterminé par l'amenée de la face latérale du taquet
49 contre l'aile 36, comme illustré par la fig. 5 déterminant la coincidence du trou
40 avec l'ergot 42. Un pivotement dans le sens inverse à celui de la flèche f
2 permet de faire pivoter l'étrier 35 pour obtenir la pénétration relative de l'ergot
42 dans le trou 40 rétablissant le verrouillage du segment 28 dans la position d'origine.
[0052] Si les deux segments 28 permettent d'établir un maintien thoracique du sujet S contre
le plan du dossier 16, en revanche dans certains cas, ils ne sont pas suffisants pour
s'opposer efficacement à un fléchissement des membres inférieurs résultant d'une perte
totale ou partielle du contrôle physique de ces derniers. C'est la raison pour laquelle
le dispositif de maintien corporel conforme à l'invention comprend également le second
jeu de moyens 27.
[0053] Les fig. 9 à 12 montrent que le second jeu de moyens 27 comprend deux jambières ouvertes
50 qui sont destinées à emboîter par l'avant les jambes d'un sujet pour prendre appui
sensiblement en-dessous du plateau tibial pour immobiliser les membres inférieurs
latéralement et dans le plan antéro-postérieur.
[0054] Chaque jambière 50 est constituée par un arceau 51 comportant un prolongement 52
qui est articulé par un axe 53 sur une chape déportée 54 s'étendant à partir de l'extrémité
haute d'une tige cylindrique 55. La partie terminale basse de la tige 55 est montée
à rotation à l'intérieur d'un fût 56 destiné à être adapté sur l'un des montants 19
de l'ensemble repose-pieds 18..
[0055] Le fût 56 est à cet effet articulé par un axe 57 sur une patte 58 offerte par le
montant 19. Le fût 56 est maintenu dans une position sensiblement verticale par un
pivot 59 prévu à sa partie terminale haute pour être réglé en position à l'intérieur
d'une lumière oblongue 60 présentée par une biellette 61 de liaison avec le montant
19. La partie terminale de la biellette 61 opposée à la lumière 60 est munie d'un
pivot 62 monté réglable en position à l'intérieur d'une lumière arquée 63 présentée
par une plaquette 64 s'étendant latéralement à la traverse supérieure constitutive
du quadrilatère déformable latéral correspondant reliant l'ensemble repose-pieds 18
à l'assise 13. Pour des raisons de facilité de présentation, la construction illustrée
par la fig. 2 est différente de celle donnée à la fig. 1 pour ce qui concerne la liaison
entre l'ensemble repose-pieds 18 et l'assise 13. Il apparaît toutefois que cette différence
ne concerne que la structure des moyens techniques, la fonction assumée par cette
liaison étant dans les deux cas la même, c'est-à-dire que le déplacement en pivotement
de l'assise 13, sollicitée par l'organe moteur 25, entraîne le déplacement conjugué
de l'ensemble 18.
[0056] Les fûts 56 des deux jambières 50 sont montés sur les montants 19 homologues et les
tiges 55 sont engagées à rotation de manière que les chapes 54 soient orientées vers
l'extérieur à l'opposé l'une de l'autre. De cette manière, par pivotement sur les
axes 53, les jambières 50 peuvent être placées latéralement et extérieurement comme
représenté en traits mixtes ou, au contraire, être ramenées de façon sensiblement
horizontale en alignement mutuel face au plan de l'ensemble 18 passant par les montants
19. Le maintien en alignement mutuel des deux jambières 50 est assuré par des moyens
d'immobilisation comprenant un trou 65 pratiqué dans l'un des arceaux 51 et un téton
66 présenté en saillie par l'arceau 51 de la seconde jambière.
[0057] Ainsi, il devient possible de maintenir efficacement les deux jambières 50 dans une
position stable dans laquelle elles sont maintenues par les axes 53 en prenant appui
sur les parties supérieures des tiges 55. Dans cette position, les jambières 50 emboîtent
les jambes d'un sujet S.
[0058] Les fûts 56 sont réglés en position relative par l'intermédiaire des pivots 59 de
manière à adapter la position des jambières 50 en alignement mutuel en fonction de
la morphologie du sujet et notamment de la longueur des fémurs. Ce réglage est effectué
en corrélation avec celui de la position du pivot 62 de manière que dans la position
d'élévation maximale correspondant à la verticalisation telle qu'illustrée à la fig.
13, les deux jambières 50 emboîtent par l'avant les deux jambes sans créer de contrainte
insupportable et pour les immobiliser latéralement et antéro-postérieurement en combinaison
avec l'appui des pieds contre les talonnières 67 portées par le plan repose-pieds
68.
[0059] La comparaison des fig. 9 et 13 permet de remarquer que la lumière oblongue 60 et
la lumière arquée 63 offrent une possibilité de réglage des jambières 50 dans les
deux positions en fonction de la morphologie du sujet pour conférer un confort maximal
et établir un maintien latéral et antéro-postérieur s'opposant à tout fléchissement
dans l'état de verticalisation tel que représenté à la fig. 2.
[0060] Il va de soi que les jambières 50 sont mises en place comme illustré par les fig.
Il et 12 préalablement à l'élévation de la structure articulée 12 de façon à constituer
une butée pour les jambes en cas de fléchissement accentué sur les genoux au fur et
à mesure de l'élévation.
[0061] Le sujet S maintenu par les deux jeux de moyens 26 et 27 est de la sorte immobilisé
efficacement et confortablement contre une tendance à la flexion du tronc dans le
sens de la flèche f
7 ou une tendance à l'abaissement dans le sens de la flèche f 8 résultant d'une flexion
et d'un déplacement des genoux dans le sens de la flèche f
9'
[0062] Les moyens 27 peuvent être rapidement dégagés dans la position assise. Il suffit
en effet de solliciter successivement les jambières 50 dans le sens de la flèche fl0
pour faire pivoter les arceaux vers l'extérieur comme illustré en traits mixtes à
la fig. Il.
[0063] Si cela est souhaité, il est possible également d'enlever rapidement des jambières
50 par extraction des tiges 55 par rapport aux fûts 56.
[0064] L'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit et représenté car diverses modifications
peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. Bien que cela ne soit pas représenté,
des moyens de réglage peuvent être prévus entre les fûts 56 et les tiges 55.
1 - Dispositif de maintien corporel pour fauteuil d'handicapé comportant une structure
articulée (12) élévatrice adaptée sur le châssis (2) d'un tel fauteuil et du type
constituée par un dossier (16), par une assise (13) articulée au dossier et sur le
châssis, par un ensemble repose-pieds (18) articulé sur l'assise et le châssis et
par des moyens (22,25) d'entraînement en pivotement relatif
caractérisé en ce qu'il comprend
- un premier jeu de moyens (26) comportant deux segments rigides (28) en partie coudés,
montés chacun latéralement sur le montant (30) correspondant du dossier par un système
articulé (31) établissant le maintien et le verrouillage dudit segment
. selon une orientation générale verticale dans laquelle il représente un accoudoir
garde-corps pour un sujet
. ou selon une orientation générale horizontale dans laquelle il constitue une demi-ceinture
thoracique pour le sujet,
- et un second jeu de moyens (27) comprenant deux arceaux (50) montés chacun par deux
axes d'articulation de directions orthogonales sur le montant antérieur de l'ensemble
repose-pieds, lesdits arceaux étant associés à des moyens d'immobilisation relative
dans une position d'alignement dans laquelle ils constituent des jambières ouvertes
emboîtant par l'avant les jambes d'un sujet.
2 - Dispositif de maintien corporel selon la revendication 1, caractérisé en ce que
chaque système articulé (31) comprend
- une chape (32) supportant un étrier (35) par un axe d'articulation (34) sensiblement
horizontal
- un pivot de rotation (38) d'axe sensiblement orthogonal à l'axe d'articulation reliant
l'âme (37) de l'étrier (35) à un prolongement (39) du segment,
- un ergot (42) porté par la chape pour coopérer avec l'un ou l'autre de deux trous
(40,41) présentés par le prolongement pour imobiliser le segment dans les positions
horizontale ou verticale.
3 - Dispositif de maintien corporel selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en
ce que chaque système (31) comprend, d'une part, une chape (32) portée par un coulisseau
(47) monté immobilisé angulairement sur le montant (30) correspondant du dossier mais
libre axialement entre deux butées réglables (46.48) et, d'autre part, un étrier (35) muni d'une barrette (43) s'étendant de façon
sensiblement horizontale, parallèlement au montant et comportant dans sa partie terminale
un trou (44) pour l'engagement relatif d'un doigt (45) faisant saillie à partir de
la butée haute (46).
4 - Dispositif de maintien corporel selon la revendication 2, caractérisé en ce que
les trous (40,41) présentés par le prolongement (39) sont de direction radiale et
séparés l'un de l'autre par une plage angulaire de 270°.
5 - Dispositif de maintien corporel selon la revendication 2 ou 4, caractérisé en
ce que chaque prolongement (39) comporte, en plus des trous, un taquet de butée (49)
coopérant avec l'une des ailes (36) de l'étrier (35) pour déterminer les positions
du segment.
6 - Dispositif de maintien corporel selon la revendication 1, caractérisé en ce que
le second jeu de moyens (27) comprend deux arceaux (51) formant chacun un prolongement
latéral (52) articulé par un axe (53) sensiblement horizontal sur une chape déportée
(54) prévue à la partie supérieure d'une tige cylindrique (55) dont l'extrémité haute
sert de butée d'appui pour l'arceau en position sensiblement horizontale et dont la
partie terminale basse est engagée à rotation dans un fût (56) sensiblement vertical
porté par le montant antérieur (19) correspondant de l'ensemble repose-pieds.
7 - Dispositif de maintien corporel selon la revendication 1 ou 6, caractérisé en
ce que le fût (56) de chaque arceau est monté sur le montant correspondant par un
axe d'articulation (57) sensiblement horizontal prévu à sa partie basse et par un
pivot (59) prévu à sa partie haute pour coopérer avec une lumière oblongue de réglage
(60) présentée par une biellette (61) elle-même articulée sur l'ensemble repose-pieds.
8 - Dispositif de maintien corporel selon la revendication 7, caractérisé en ce que
la biellette (61) est montée, à l'opposé de la lumière oblongue, par un pivot (62)
à position réglable dans une lumière arquée (63) présentée par une plaque déportée
(64) solidaire d'une traverse haute entrant dans la composition d'un système articulé
constitutif de l'ensemble repose-pieds et relié à l'assise articulée.
9 - Dispositif de maintien corporel selon la revendication 1, caractérisé en ce que
les moyens d'immobilisation relative des jambières (50) sont constitués par un trou
(65) et par un téton (66) prévus dans les parties des arceaux opposées aux prolongements
(52).
10 - Fauteuil comportant une structure articulée définissant un plan de support d'un
sujet en position assise et susceptible d'être déployée pour permettre une verticalisation
au moins partielle dudit sujet, ladite structure comportant des moyens de maintien
corporel selon l'une quelconque des revendications 1 à 9.