[0001] Dans sa demande de brevet français 84.08 813 du 29 mai 1984, la Demanderesse a décrit
un ski de fond présentant, sur la plus grande partie de sa longueur, y compris notamment
dans sa zone placée sous la chaussure du skieur, une nervure longitudinale limitée
par une face supérieure et par deux faces latérales inclinées qui raccordent cette
face supérieure à deux chants de hauteur réduite. Le glissement d'un tel ski de fond
sur la neige est facilité par la faible hauteur de ses chants qui réduit la résistance
à l'avancement due aux frottements latéraux. Grâce à son profil particulier, ce ski
possède en outre d'excellentes qualités mécaniques, et grâce à ses faces inclinées,
il est aussi particulièrement adapté à une utilisation en "déplacement latéral", dans
laquelle le skieur utilise l'un de ses deux skis en appui latéral sur la neige pour
déclencher l'impulsion facilitent son déplacement, selon la technique moderne du "demi-pas
de patineur".
[0002] La présente invention a pour objet un ski de fond qui appartient au type précité
et dans lequel la nervure est utilisée non seulement en raison des avantages ci-dessus
rappelés, mais aussi en raison d'effets supplémentaires découverts par la Demanderesse.
[0003] Selon l'invention, la nervure du ski est traversée de part en part par un axe qui
est situé en dessous de la face supérieure du ski et qui sert à l'articulation directe
ou indirecte d'une chaussure comportant sur toute la longueur de sa semelle une rainure
complémentaire de la nervure du ski.
[0004] De cette disposition résulte un avantage très important résidant dans le fait que
le niveau de la zone dans laquelle s'effectue la poussée de la chaussure sur le ski
est situé beaucoup plus bas que dans les skis habituels, et ce indépendamment de ce
que :
- la nervure du ski et l'évidement complémentaire de la chaussure permettent de donner
automatiquement à cette dernière la position de bon alignement entre ski et chaussure,
la poussée exercée par la chaussure sur le ski ayant donc une efficacité maximale
en "trace directe" ;
- la présence de deux faces latérales de contact entre la chaussure et la nervure
du ski permet la transmission intégrale des efforts exercés dans la technique de "déplacement
latéral", en virage et en chasse-neige, c'est-à-dire lorsque le skieur utilise l'un
de ses deux skis en appui latéral sur la neige pour déclencher l'impulsion facilitant
son déplacement, selon la technique moderne du "demi-pas de patineur".
[0005] Dans une forme d'exécution d'articulation directe de la chaussure sur le ski, la
nervure du ski comporte dans son épaisseur un fourreau transversal, et la semelle
de la chaussure présente, de part et d'autre de sa rainure longitudinale, deux trous
coaxiaux qui viennent en alignement avec ce fourreau et servent, avec lui, de paliers
à un axe transversal amovible, des moyens étant prévus pour la préhension de cet axe
et pour son immobilisation par rapport à la chaussure.
[0006] Selon une variante d'exécution de l'articulation directe de la chaussure sur le ski,
le ski comporte deux ergots cylindriques qui débordent de part et d'autre de sa nervure
et coopérent avec deux logements correspondants aménagés, de part et d'autre d'une
rainure centrale coopérant avec la nervure du ski, dans la semelle d'une coque de
chaussure définitivement mise en place sur le ski et aménagée pour la réception et
la fixation amovible d'un chausson.
[0007] Dans une forme d'exécution d'articulation indirecte de la chaussure sur le ski, il
est prévu entre le ski et la chaussure un étrier dont les deux branches, s'étendant
de part et d'autre de la nervure longitudinale du ski et réunies par une traverse
située au dessus de la nervure, sont articulées sur le ski autour d'un axe transversal
traversant ladite nervure, la partie de l'étrier située au dessus de la nervure étant
conformée pour l'emboîtement d'une partie complémentaire formée à l'avant d'une chaussure,
et l'étrier supportant en outre des moyens de verrouillage pour l'immobilisation de
l'avant de la chaussure sur cet étrier.
[0008] Le dessin schématique annexé représente, à titre d'exemples non limitatifs, quelques
formes d'exécution de l'invention :
Figure 1 est une vue en perspective d'un ensemble ski-coque de chaussure, agencé avec
articulation directe et définitive de cette coque sur le ski,
Figure 2 en est, à plus grande échelle, une vue en coupe transversale suivant II-II
de figure 1,
Figure 3 est une vue en coupe identique dans le cas d'une articulation directe, mais
séparable entre le ski et une chaussure,
Figure 4 est une vue en perspective d'un ensemble ski-chaussure représenté à l'état
séparé, et d'une fixation permettant l'articulation indirecte, mais séparable entre
le ski et la chaussure,
Figure 5 est une vue en plan par dessus de la fixation, en position ouverte,
Figure 6 est une vue en plan par dessus de l'avant de la chaussure,
Figure 7 est une vue de côté de la fixation et de la chaussure, avant verrouillage,
Figure 8 est une vue de côté montrant la même fixation, verrouillée sur l'avant d'une
chaussure montrée dans sa position posée à plat sur le ski,
Figure 9 est une vue de côté similaire à la figure 8, mais illustrant la position
de la chaussure soulevée par rapport au ski,
Figure 10 est une vue en coupe transversale de la fixation, suivant X-X de figure
5,
Figure 11 est une vue en perspective de l'insert destiné à être noyé dans le ski,
et
Figure 12 est une vue en coupe longitudinale de l'insert de figure 11 montrant aussi
les blocs élastiques pour la retenue et le rappel de l'axe de pivotement de l'étrier.
Les figures 1 à 3 représentent deux formes d'exécution de l'ensemble ski et chaussure,
avec articulation directe de l'un à l'autre.
[0009] Dans le cas représenté aux figures 1 et 2, (1) désigne l'ensemble du ski de fond
dont le corps est constitué par une face inférieure (2) revêtue d'une semelle de glissement
(3), par des chants latéraux (4) ayant une hauteur très réduite, par des faces obliques
(5) et par une face supérieure plane (6). Ce corps creux délimite un logement contenant
le noyau (7) du ski.
[0010] Du corps de ce ski sont solidaires deux ergots (8) disposés transversalement et coaxialement
l'un par rapport à l'autre. Ces ergots sont destinés à l'articulation directe et définitive
de la chaussure.
[0011] Il s'agit en fait non pas à proprement parler d'une véritable chaussure, mais d'une
coque qui est désignée de façon générale par (9) et qui est constituée par une semelle
(10), par une tige (12) de hauteur réduite et par des moyens permettant d'immobiliser
un chausson après son introduction. La chaussure est donc en réalité constituée, comme
cela est d'ailleurs connu en soi dans d'autres domaines, par la combinaison d'une
coque ou chaussure extérieure et d'un chausson.
[0012] La semelle (10) de la coque (9) comporte sur toute sa longueur une rainure (13) dont
le profil et les dimensions correspondent à ceux de la nervure qui est formée sur
toute la longueur du ski par les faces obliques (5) et par la face supérieure (6)
de ce corps. A l'intérieur de la semelle (10) sont aménagés deux logements coaxiaux
(14) dont le profil et les dimensions correspondent à ceux des deux ergots (8) qui
sont solidaires du ski.
[0013] Après que la coque (9) de la chaussure ait été mise en place sur le ski avec coopération
des deux ergots (8) avec les deux logements (14), il y a à la fois liaison et possibilité
d'articulation de la chaussure sur le ski. Cette possibilité n'est en réalité effective
que pour autant que les deux ergots (8) et leurs logements correspondants (14) soient
situés à proximité immédiate de l'avant de la coque (9) de la chaussure, comme cela
ressort de la figure 2.
[0014] Dans le cas de la variante d'exécution représentée à la figure 3, il y a encore liaison
et articulation directe entre la semelle de la chaussure et le ski ; mais cette liaison
est séparable. En effet, dans la partie supérieure du corps du ski est noyé un fourreau
cylindrique (15) qui traverse ce corps de part en part ; et dans la semelle (16) de
la chaussure (17) sont percés deux canaux cylindriques coaxiaux (18) qui, lorsque
la chaussure occupe sur le ski sa position d'utilisation, sont coaxiaux avec le fourreau
(15).
[0015] C'est dans cette position coaxiale que la liaison et l'articulation de la chaussure
et du ski sont possibles. Cette liaison et cette articulation sont obtenues au moyen
d'un axe (19) se présentant à la manière d'une clavette cylindrique pouvant être introduite
à partir de l'une des deux faces latérales de la semelle (16) de la chaussure. L'un
des canaux (18), à savoir celui situé du côté intérieur de la semelle par rapport
à sa rainure centrale longitudinale (20), peut être borgne, alors que l'autre canal
(18) débouche de part en part depuis la rainure centrale (20) jusqu'à l'autre face
latérale de la semelle, à savoir de préférence sa face extérieure. Des moyens sont
prévus pour faciliter la mise en place et l'enlèvement de l'axe-clavette (19) ainsi
que le bon positionnement de cet axe lorsque la chaussure a été mise en place sur
le ski. Ces moyens peuvent consister, par exemple, en un système de clavetage ; et
l'axe-clavette (19) est avantageusement muni, à son extrémité libre, d'un doigt ou
similaire (21) facilitant sa prise en main. Des moyens peuvent être prévus pour qu'en
position d'utilisation, ce doigt se trouve escamoté à l'intérieur d'une échancrure
prévue à cet effet dans la face latérale extérieure de la semelle (16).
[0016] Les figures 4 à 12 représentent une troisième forme d'exécution dans laquelle la
liaison et l'articulation de la chaussure avec le ski sont réalisées au moyen d'une
pièce intermédiaire. Cette pièce est un étrier pivotant (23), formé de deux branches
latérales (24) réunies par une traverse (25). Les deux branches (24) s'étendent de
part et d'autre de la nervure longitudinale (6) du ski (1) et présentent chacune une
forme coudée en "L", bien visible sur les figures 7 à 9. La traverse (25) s'étend
au-dessus de la nervure (6) du ski (1).
[0017] L'étrier (23) est monté pivotant autour d'un axe (26) transversal au ski (1), qui
traverse la nervure (6) et est solidarisé avec les extrémités inférieures des branches
(24) de l'étrier (23). L'axe de pivotement (26) est monté tournant dans deux paliers
symétriques (22) appliqués contre les faces latérales inclinées (5) de la nervure
(6). Cet axe se trouve situé à une distance comprise entre 3 et 15 mm du plan vertical
passant par l'avant de la tige de la chaussure. Il est à noter que dans la position
normale abaissée de l'étrier (telle que représentée aux figures 4 à 8), tout cet étrier
(23) se trouve en arrière de son axe de pivotement (26) sur le ski (1). De plus, les
deux branches latérales (24) de l'étrier (23) ne dépassent que très peu la largeur
(L) de la semelle (3) du ski (1), dans leur partie inférieure, ce qui apparaît clairement
sur la figure 5.
[0018] La partie supérieure de l'étrier (23) est conformée pour permettre, par un assemblage
en queue d'aronde, l'emboîtement de l'avant de la chaussure (27). A cet effet, les
zones proches des extrémités supérieures des deux branches latérales (24) de l'étrier
(23) présentent des faces inclinées (28), symétriques et tournées vers l'arrière du
ski (1), ainsi que deux facettes symétriques (29) tournées vers l'avant du ski (1)
- voir notamment les figures 4 et 5.
[0019] La chaussure (27) possède une semelle spéciale (31), sous laquelle est formé un évidement
longitudinal (32) dont le profil correspond à celui de la nervure (6) du ski (1),
pour que la chaussure (27) s'adapte exactement sur cette nervure (6). A l'avant de
la chaussure (27), la semelle (31) est prolongée par une partie (33) en forme de queue
d'aronde, avec deux protubérances latérales (34) - voir figures 4 et 6.
[0020] La partie en saillie (33) de la chaussure (27) est prévue pour être emboîtée sur
l'étrier (23) par un mouvement sensiblement vertical, au cours duquel des régions
du bord avant de la semelle (31) de la chaussure viennent en appui contre les deux
faces inclinées (28) de l'étrier, tandis que les deux protubérances (34) de la partie
(33) viennent s'accrocher en avant des facettes (29). Au cours de ce mouvement, un
effet de coincement est obtenu grâce à des formes légèrement coniques pour les parties
complémentaires qui viennent s'emboîter les unes dans les autres.
[0021] Pour assurer l'immobilisation verticale complète de l'avant de la chaussure (27)
sur l'étrier (23), celui-ci est pourvu d'un levier à genouillère (30), relié par un
élément intermédiaire articulé (35) à l'étrier (23). Le levier proprement dit (30)
est une pièce comportant d'une part une face (36) apte à être serrée fortement sur
la partie en saillie (33) à l'avant de la chaussure (27), et d'autre part une languette
de manoeuvre (37) pouvant être crantée. L'élément intermédiaire (35), réalisé en fil
métallique, est articulé d'une part au levier (30) suivant un axe transversal (38)
situé à proximité de la face de serrage (36), et d'autre part à l'étrier (23) suivant
un autre axe (39) parallèle au précédent. Une liaison élastique, non représentée,
est réalisée au niveau de l'un des axes d'articulation (38 ou 39). Il peut être remarqué
que l'axe d'articulation (39) de l'élément intermédiaire (35) sur l'étrier (23) est
situé dans la région des coudes des deux branches en "L" (24) de l'étrier (23).
[0022] Les figures 4, 5 et 7 montrent la fixation en positioi. ouverte, le levier (30) étant
écarté de l'étrier (23) et reposant, tourné vers l'avant du ski (1), sur la face supérieure
de la nervure (6) du ski.
[0023] L'avant de la chaussure (27) étant emboîté sur l'étrier (23) comme décrit plus haut,
le verrouillage est obtenu en manoeuvrant le levier à genouillère (30) de l'avant
vers l'arrière. Après passage d'un "point dur", ce levier (30) occupe une position
finale dans laquelle sa languette de manoeuvre (37) est rabattue au-dessus de l'avant
de la chaussure (27). La face (36) du levier (30) se trouve alors fortement serrée
sur la partie en saillie (33) formée à l'avant de la chaussure (27) - voir figure
8.
[0024] La figure 8 montre la position de la fixation correspondant à la position de la chaussure
(27) posée à plat sur le ski (1), l'évidement (32) de la semelh (31) étant emboîté
sur la nervure (6). L'étrier (23) occupe alors une position dans laquelle les parties
inférieures de ses branches (24) sont sensiblement horizontales. Il est aussi à noter
que l'axe de pivotement (26) de cet étrier (23) est situé à l'aplomb de l'extrémité
avant de la chaussure (27), et qu'il n'existe aucun obstacle sur le ski (1) en avant
de la chaussure (27) et de l'étrier (23).
[0025] Compte tenu des constatations précédentes, l'étrier (23) peut librement pivoter avec
la chaussure (27) autour de l'axe (26), jusqu'à une position dans laquelle le talon
de la chaussure se trouve fortement soulevé hors du ski (1), l'amplitude du pivotement
pouvant être supérieure à 70° - voir figure 9.
[0026] Des dispositions, illustrées par les figures 1G à 12, sont prévues pour assurer une
retenue progressive et élastique du mouvement de pivotement de l'étrier (23), dans
le sens de la levée de la chaussure (27). Dans ce but, un insert rigide (41) dont
la section correspond sensiblement à celle de la nervure (6) est noyé dans le corps
du ski (1). L'insert (41), dont la forme est bien visible à la figure 11 le représentant
isolément, est percé de part en part par un passage transversal (42), présentant une
section oblongue. Ce passage (42) est traversé par l'axe de pivotement (26) de l'étrier
(23). Cet axe (26) possède une conformation particulière, avec des extrémités cylindriques
prévues pour tourner dans les deux paliers latéraux (22), et une partie médiane présentant
une zone aplatie (43), formant une sorte de palette dont la section est bien visible
à la figure 12.
[0027] Comme le montre cette figure 12, deux blocs de matière élastiquement compressible
(44, 45) sont logés dans le passage (42) de section oblongue de l'insert (41), de
part et d'autre de la partie aplatie (43) de l'axe (26). Les blocs élastiques (44,
45) sont maintenus par deux doigts fixes (46, 47), et pressés contre les deux faces
opposées de la partie aplatie (43) de l'axe. Ces blocs élastiques (44, 45) assurent
non seulement la retenue de l'étrier (23) vers la fin de son mouvement de levée, mais
aussi le rappel de cet étrier (23). Ces blocs peuvent être constitués en un élastomère,
être ajourés et être fixés d'une part sur l'axe, et d'autre part, sur le boîtier extérieur.
Ils peuvent être interchangeables et permettre de régler le couple de rappel, en fonction
de leurs propriétés et de leur ajourage.
1 - Ski de fond avec son système de fixation de la chaussure, comportant sur la plus
grande partie de sa longueur, y compris dans sa zone placée sous la chaussure du skieur,
une nervure longitudinale limitée par une face supérieure et par deux faces latérales
inclinées qui raccordent cette face supérieure à deux chants de hauteur réduite, caractérisé
en ce que la nervure (5, 6) du ski est traversée de part en part par un axe (8, 19,
26) qui est situé en dessous de la face supérieure (6) du ski et qui sert à l'articulation
directe ou indirecte d'une chaussure (9, 27) comportant sur toute la longueur de sa
semelle (10, 16, 31) une rainure (13, 32) complémentaire de la nervure du ski.
2 - Ski de fond selon la revendication 1, caractérisé en ce que la nervure (5, 6)
du ski comporte dans son épaisseur un fourreau transversal (15), et la semelle (16)
de la chaussure présente, de part et d'autre de sa rainure longitudinale, deux trous
coaxiaux (18) qui viennent en alignement avec ce fourreau et servent, avec lui, de
paliers à un axe transversal amovible (19), des moyens étant prévus pour la préhension
de cet axe (19) et pour son immobilisation par rapport à la chaussure.
3 - Ski de fond selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte deux ergots
cylindriques (8) qui débordent de part et d'autre de sa nervure (5, 6) et coopérent
avec deux logements correspondants (14) aménagés, de part et d'autre d'une rainure
centrale (13) coopérant avec la nervure du ski, dans la semelle (10) d'une coque de
chaussure (9) définitivement mise en place sur le ski et aménagée pour la réception
et la fixation amovible d'un chausson.
4 - Ski de fond selon la -revendication 1, caractérisé en ce qu'il porte un étrier
(23) dont les deux branches (24), s'étendant de part et d'autre de la nervure longitudinale
(6) du ski et réunies par une traverse (25) située au-dessus de la nervure (6), sont
articulées sur le ski (1) autour d'un axe transversal (26) traversant ladite nervure
(6), la partie de l'étrier (23) située au-dessus de la nervure (6) étant conformée
pour l'emboîtement d'une partie complémentaire (33) formée à l'avant de la chaussure
(27), et l'étrier (23) supportant encore des moyens de verrouillage (30, 35) pour
l'immobilisation de l'avant de la chaussure (27) sur cet étrier (23).
5 - Ski de fond selon les revendications 1 et 4, caractérisé en ce que l'axe transversal
(26) par lequel l'étrier (23) est articulé sur le ski (1) est situé sensiblement à
l'aplomb de la position de l'avant de la semelle (31) de la chaussure (27).
6 - Ski de fond selon l'une quelconque des revendications 1, 4 et 5, caractérisé en
ce que les deux branches (24) de l'étrier (23) ont une forme coudée en "L", tout l'étrier
(23) se trouvant en arrière de son axe de pivotement (26) lorsqu'il occupe sa position
correspondant à la position de la chaussure (27) posée à plat sur le ski (1).
7 - Ski de fond selon l'une quelconque des revendications 1 et 4 à 6, caractérisé
en ce que les deux branches (24) de l'étrier (23) sont conformées, au moins dans leur
partie inférieure, pour ne pas dépasser latéralement, par rapport à la largeur (L)
du ski (1).
S - Ski de fond selon l'une quelconque des revendications 1 et 4 à 7, caractérisé
en ce qu'un système élastique est associé à l'axe transversal (26) par lequel l'étrier
(23) est articulé sur le ski (1), pour assurer une retenue progressive du pivotement
de l'étrier (23) dans le sens de la levée du talon de la chaussure (27), et aussi
pour rappeler l'étrier (23) dans sa position initiale de chaussage.
9 - Ski de fond selon la revendication 8, caractérisé en ce que le système élastique
de retenue et de rappel de l'étrier (23) est monté autour de l'axe de pivotement (26)
de cet étrier (23), et à l'intérieur du ski (1).
10 - Ski de fond selon la revendication 9, caractérisé en ce que le système élastique
de retenue et de rappel de l'étrier (23) est constitué par deux blocs en matière élastiquement
compressible (44, 45), logés à l'intérieur de la nervure longitudinale (6) du ski
(1) et pressés de part et d'autre d'une partie aplatie (43) de l'axe transversal (26)
par lequel l'étrier (23) est articulé sur le ski (1).
11 - Ski de fond selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'axe de pivotement
(26) de l'étrier (23) est monté tournant dans deux paliers (22) appliqués contre les
faces latérales inclinées (5) de la nervure longitudinale du ski (1), et en ce que
la partie médiane de cet axe (26) présentant une zone aplatie (43) traverse un passage
de section oblongue (42) ménagé dans un insert rigide (41) noyé à l'intérieur du ski
(1), les deux blocs de matière élastiquement compressible (44, 45) étant logés dans
le passage de section oblongue (42) de l'insert rigide (41).
12 - Ski de fond selon la revendication 8, caractérisé en ce que le système élastique
de retenue et de rappel de l'étrier pivotant (23) est constitué par des moyens, tels
que ressorts ou similaires, placés en dessous du plan supérieur du ski (1) et/ou de
part et d'autre de sa nervure longitudinale (5, 6).
13 - Ski de fond selon l'une quelconque des revendications 1 et 4 à 12, caractérisé
en ce que le système d'emboîtement est constitué par un assemblage en queue d'aronde
formé par une nervure de chaque branche (24) de l'étrier (23) et par une rainure correspondante
aménagée latéralement dans l'avant (33) de la semelle (31) de la chaussure (27).
14 - Ski de fond selon la revendication 13, caractérisé en ce que des faces latérales
inclinées (28) et des facettes (29) sont formées dans les zones proches des extrémités
supérieures des deux branches (24) de l'étrier (23).
15 - Ski de fond selon les revendications 13 et 14, caractérisé en ce que l'assemblage
en queue d'aronde entre l'étrier (23) et l'avant de la chaussure (27) présente des
formes légèrement coniques, permettant un emboîtement avec effet de coincement.
16 - Ski de fond selon l'une quelconque des revendications 1 et 4 à 15, caractérisé
en ce que les moyens de verrouillage, servant à l'immobilisation totale de l'avant
de la chaussure (27) sur l'étrier pivotant (23), sont constitués par un levier à genouillère
(30), articulé sur l'étrier (23) par un élément intermédiaire (35) autour d'un axe
(38) parallèle à l'axe de pivotement (26) de cet étrier (23), et comportant une partie
(36) apte à être appuyée fortement sur le moyen d'assemblage en forme de queue d'aronde
(33, 34) formé à l'avant de la chaussure (27).
17 - Ski de fond selon l'ensemble des revendications 1 et 4 à 16, caractérisé en ce
que l'axe d'articulation (39) sur l'étrier (23) de l'élément intermédiaire (35), reliant
le levier (30) à l'étrier (23), est situé dans la région du coude des branches en
"L" de l'étrier (23).