[0001] La présente invention concerne un limiteur de couple, c'est-à-dire un dispositif
d'accouplement entre deux éléments, tels que des arbres menant et mené, qui est apte
à désolidariser automatiquement les deux éléments en cas d'augmentation brutale du
couple résistant due à un blocage, coincement, choc ou similaire sur l'élément mené
comme décrit dans le première partie de la revendication 1.
[0002] Dans la plupart des dispositifs de ce type, l'entraînement de l'élément mené s'effectue
uniquement par adhérence à l'aide de garnitures de friction portées par ces deux éléments
et le désaccouplement se produit par glissement entre ces garnitures de friction lorsque
le couple résistant sur l'élément mené est trop élevé. Cependant, dans ces dispositifs
à garnitures de friction, l'utilisateur ne s'aperçoit pas toujours du glissement,
du fait que le déclenchement de celui-ci n'est pas franc et les garnitures s'usent
donc très rapidement.
[0003] En outre, en cas d'utilisation sur du matériel agricole, les intempéries, projections
de terre et de poussières sur les garnitures de friction provoquent le collage de
celles-ci sur les disques de pressions ainsi que l'oxydation de ces deniers, d'où
une détérioration du limiteur de couple.
[0004] Dans d'autres dispositifs, l'entraînement de l'élément mené s'effectue par verrouillage
au moyen d'une goupille calibrée qui est cisaillée lorsque le couple résistant devient
supérieur au couple maximum admissible. Une intervention manuelle de l'utilisateur
est alors nécessaire pour remplacer la goupille cassée, après chaque rupture de celle-ci,
ou après un certain nombre de ruptures dans le cas d'un limiteur à chevilles multiples.
[0005] Dans encore d'autres dispositifs, comme celui montré, par exemple, par le FR-A-1
198302, l'accouplement entre les parties menante et menée est réalisé au moyen d'organes
d'entraînement déplaçables radialement sous l'action de la force centrifuge, et cet
accouplement dépend donc de la vitesse de rotation.
[0006] On peut citer également de brevet FR-706 290 (Montgrand) qui décrit une machine capable
d'équilibrer automatiquement à tout instant un couple moteur et son couple résistant
au moyen de patins montés rotatifs sollicités radialement vers l'extérieur par des
ressorts et s'engageant dans des cames intérieures d'une couronne solidaire de l'arbre
menant. Ce dispositif ne permet pas un déclenchement du couple résistant; il est seulement
constaté une diminution de la vitesse de rotation de l'arbre mené. De plus, ce dispositif
fonctionne, en partie avec la force centrifuge; cet accouplement dépend donc de la
vitesse de rotation.
[0007] L'objet de la présente invention est de remédier à ces inconvénients et de fournir
un limiteur de couple pour l'accouplement de deux éléments menant et mené qui soit
apte à se réaccoupler automatiquement après un désaccouplement, avec ou sans possibilité
de réarmement manuel, et qui fonctionne indépendamment de la vitesse.
[0008] Ce but est atteint par les caractéristique de le deuxième partir de le revendication
1.
[0009] Ces organes complémentaires peuvent être formés par des éléments faisant saillie
à l'intérieur de l'élément menant et/ou montés déplaçables radialement. Ces éléments
seront, de préférence, formés par des éléments élastiques tels que des ressorts de
façon à absorber une surcharge momentanée sur l'élément mené.
[0010] Un système de roue libre et de réarmement manuel peut également être prévu sur le
limiteur de couple.
[0011] De toute façon, l'invention sera bien comprise et d'autres caractéristiques seront
mises en évidence à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique
annexé illustrant à titre d'exemples non limitatifs deux formes de réalisation préférées,
de ce limiteur de couple:
Figure 1 est une vue de face en coupe selon 1-1 de figure 2 du limiteur de couple
selon une première forme de réalisation;
Figure 2 est une vue en coupe selon II-II de figure 1;
Figure 3 est une vue de face avec coupe partielle du limiteur de couple selon une
seconde forme de réalisation;
Figure 4 est une vue en coupe selon IV-IV de figure 3;
Figure 5 est une vue en coupe du moyeu et du manchon d'assemblage;
Figures 6 à 8 sont des vues de détail montrant différentes positions d'accouplement
et de désaccouplement du limiteur de couple des figures 4 et 5.
[0012] Une première forme de réalisation du limiteur de couple selon l'invention est montrée
sur les figures 1 et 2.
[0013] Ce limiteur de couple (1) est formée essentiellement d'un boîtier (2), qui est apte
à être fixé au moyen de vis placées dans des trous (3) répartis régulièrement sur
sa périphérie, sur un flasque ou similaire d'un arbre moteur (non représenté sur le
dessin) tournant dans le sens de la flèche (20), et d'un moyeu (4) disposé coaxialement
à l'intérieur de ce boîtier (2).
[0014] Ce moyeu (4) est monté sur l'arbre mené (5) de la transmission, la liaison en rotation
de ces deux éléments (4, 5) étant assurée par des cannelures complémentaires (4a,
5a) prévues respectivement à l'intérieur du moyeu (4) et sur la périphérie de l'arbre
(5).
[0015] Le verrouillage axial du moyeu (4) et de l'arbre (5) est assuré à l'aide d'un dispositif
de verrouillage rapide de type connu en soi formé par deux axes (6) logés dans des
perçages radiaux (4b) du moyeu, chacun de ces axes (6) étant aptés à être repoussé
par un verrou associé (7) dans une gorge périphérique (5b) ménagée sur l'arbre (5)
de façon à assurer le verrouillage axial du moyeu (4) par rapport à l'arbre (5).
[0016] Le déverrouillage de l'ensemble est assuré en repoussant les verrous (7) à l'encontre
des ressorts (8) à l'action desquels ils sont soumis, jusqu'à ce que leurs évidements
(7a) soit en face des percages (4b) associés de façon à permettre l'escamotage des
axes (6) dans les perçages (4b) et les évidements (7a).
[0017] Des coulisseaux (9) (six coulisseaux dans l'exemple du dessin) sont montés déplaçables
radialement à l'intérieur du boîtier (2). Chaque coulliseau (9) comprend une partie
cylindrique (10), montée coulissante dans un alésage radial associé (2a) ménagé dans
la paroi du boîtier (2), et une partie également cylindrique (11) s'étendant perpendiculairement
à la partie (10) à une extrémité de celle-ci et dans la direction axiale.
[0018] Cette partie (11) de chaque coulisseau (9) est apte à coulisser par chacune de ses
extrémités (11a) dans des rainures radiales (2b) ménagées sur les faces internes du
boîtier (2) lors du déplacement radial de la partie cylindrique (10) de ce même coulisseau.
[0019] Ce déplacement radial de chaque coulisseau (9) à l'intérieur du boîtier (2) est limité
par une rondelle (12) montée autour de sa partie (10) à l'extérieur du boîtier (2)
et retenue sur le coulisseau (9) au moyen d'une vis (13), l'ensemble rondelle (12)-vis
(13) assurant en même temps la liaison entre chaque coulisseau (9) et le boîtier (2).
[0020] Des ressorts (14) de type rondelle Belleville ou similaire sont intercalés entre
le boîtier (2) et la partie (11) de chaque coulisseau (9) et sollicitent- celui-ci
radialement vers l'intérieur.
[0021] Un entraîneir (15) solidaire du moyeu (4) est associé à chaque coulisseau (9). Chaque
entraîneur (15) est monté rotatif à une de ses extrémités (15a) sur un axe (16) fixé
à l'intérieur du moyeu, chaque axe (16) s'étendant parallèlement à l'axe du moyeu
(4) et du boîtier (2).
[0022] L'autre extrémité (15b) de chacun de ces entraîneurs (15) présente une forme arrondie
en arc de cercle complémentaire de la partie cylindrique (11) du coulisseau (9) associé,
et qui este apte à venir en contact avec cette partie (11) du couli- seau (9) pour
réaliser l'entraînement du moyeu (4) par le boîtier (2).
[0023] Ainsi que le montre la figure 1, chacun des entraîneurs (15) est conformé de telle
sorte que son axe de rotation (16) soit départé latéralement par rapport à la ligne
d'application de l'effort radial F exercé sur celui-ci par le coulisseau associé (9)
sous l'effet des ressorts (14).
[0024] Chaque entraîneur (15) est, en outre, muni d'un ressort de rappel (18) tendant à
le ramener dans sa position de réaccouplement, c'est-à-dire dans sa position montrée
à la figure 1, une fois qu'il en a été écarté.
[0025] Une butée est associée à chaque entraîneur (15). Chaque butée est formée d'un axe
(19) similaire aux axes (16) et monté à l'intérieur du boîtier, ou par un verrou (7).
Ces butées sont destinées à arrêter le mouvement de l'entraîneur (15) lors de son
retour sous l'effet du ressort de rappel (18).
[0026] Au repos, les coulisseaux (9) sont repoussés radialement vers l'intérieur par les
ressorts (14) et sont en appui contre les entraîneurs (15). On peut noter ici que
les ressorts (14) ne sont pratiquement pas sollicités et sont seulement légèrement
comprimés de façon à éliminer tout jeu.
[0027] En cours de fonctionnement et dans les conditions normales d'utilisation, le boîtier
(2) tourne dans le sens de la flèche (20) et chaque coulisseau (9) est soumis, d'une
part, à un couple d'entraînement et, d'autre part, à une force centripète F produite
par les ressorts (14). Cette force centripète F est dirigée radialement et selon une
ligne de force passant par le centre de la partie (11) du coulisseau, comme montré
à la figure 1. La ligne d'action de cette force est donc déportée latéralement par
rapport à l'axe de rotation de l'entraîneur (15) associé et il en résulte sur cet
entraîneur un couple résistant de sens opposé au couple d'entraînement induit par
le boîtier (2).
[0028] A ce couple résistant s'ajoutent un couple résistant dû aux ressorts (18) et éventuellement
un couple résistant sur l'arbre du moyeu (4) également de même sens, la somme de ces
différents couples donnant lieu à un couple résistant global C
R qui tend à faire pivoter l'entraîneur (15) dans le sens opposé à celui de la rotation
du boîtier (2) et permet donc de réaliser l'accouplement des entraîneurs (15) et des
coulisseaux (9) et, par conséquent, l'entraînement du moyeu (4) par le boîtier (2),
cet accouplement étant réalisé lorsque le couple d'entraînement CE sur le boîtier
(2) et le couple résistant global C
R sur le moyeu (4) ont des valeurs équivalentes.
[0029] Lorsque le couple résistant sur l'arbre (5) augmente du fait d'une surcharge de celui-ci
due par exemple à un choc, le couple résistant global CFt sur les entraîneurs (15)
augmente et le boîtier (2) se déplace par rapport au moyeu (4) dans le sens de rotation
de la flèche (20), ce qui provoque une rotation des entraîneurs (15) sur leur axe
(16) et un déplacement radial des coulisseaux associés (9) vers l'extérieur avec compression
des rondelles élastiques (14). Cette compression des rondelles permet d'absorber temporairement
la surcharge et si celle-ci est assez faible et ne dure pas trop longtemps, le dispositif
peut ensuite retourner dans sa position initiale sans rupture de l'accouplement.
[0030] Si, au contraire, la surcharge continue et augmente encore, le boîtier continue sa
rotation par rapport au moyeu (4).
[0031] Lorsque le boîtier (2) dépasse la position dans laquelle l'axe (16) des entraîneurs
(15) est aligné sur la ligne d'action de la force F induite par les ressorts (14),
le couple résultant de cette force F change de sens et ne s'oppose plus au couple
d'entraînement CE et contribue donc à faire pivoter les entraîneurs (15) dans le sens
de la flèche (20), ce qui provoque le désaccouplement de l'ensemble boîtier (2)-moyeu
(4).
[0032] Le réaccouplement s'effectue automatiquement par l'arrêt de la rotation du boîtier
(2), ce qui permet aux entraîneurs (15) de revenir en butée contre les axes (7, 19)
sous l'effet de leurs ressorts de rappel (18) associés.
[0033] On peut noter que ce dispositif de limiteur de couple fonctionne de façon progressive
et permet notamment d'absorber certaines surcharges ne dépassant pas une valeur prédéterminée
du couple avant qu'il y ait désaccouplement, grâce aux ressorts (14).
[0034] Ce dispositif est, en outre, entièrement automatique et ne nécessite aucun réarmement
manuel de l'utilisateur puisqu'il suffit, en effet, d'arrêter le boîtier pour que
le dispositif se réac- couple automatiquement.
[0035] On peut également noter que ce dispositif fonctionne indépendamment de la vitesse
de rotation, puisqu'il n'utilise pas l'action de la force centrifuge, et qu'il ne
présente pratiquement aucune contrainte interne au repos, puisque les ressorts (14)
sont pratiquement détendus dans cette position.
[0036] En outre, lorsqu'il y a désaccouplement entre le boîtier (2) et le moyeu (4), les
coulisseaux (9), qui sont repoussés radialement vers l'intérieur par les ressorts
(14) et qui poursuivent leur rotation, entrent en contact avec les entraîneurs (15),
qui sont eux en butée contre les axes (19, 7) sous l'effet de leurs ressorts de rappel
(18), de sorte qu'il se produit un cliquetis avertissant l'utilisateur du désaccouplement
du dispositif et permettant à celui-ci d'arrêter ce dernier pour réaliser le réaccouplement.
[0037] Le limiteur de couple (21) montré sur les figures 3 à 8 fonctionne selon le même
principe que le limiteur de couple (1) précédemment décrit.
[0038] De même que celui-ci, il comprend un boîtier (22), rendu solidaire de l'arbre de
transmission de la partie menante à l'aide de vis placées dans des trous (23) du boîtier
et vissées dans un flasque ou similaire de cet arbre, et un moyeu (24) disposé coaxialement
à l'intérieur de ce boîtier (22) et lié en translation et en rotation à l'arbre mené
de la transmission.
[0039] Dans ce cas, la liaison entre le moyeu (24) et l'arbre mené de la transmission, qui
n'est pas représenté sur la figure 5 pour plus de clarté, mais qui est similaire à
l'arbre (5) des figures 1 à 2, est réalisée par l'intermédiaire d'un manchon d'assemblage
(25) interchangeable et permettant de réaliser la liaison du moyeu (24) avec n'importe
quel profil d'arbre (5).
[0040] Ainsi que le montre notamment la figure 4, le manchon (25) a extérieurement une forme
conique et présente intérieurement un alésage cylindrique muni de cannelures (25a)
com
plémen- taires de cannelures (5a) de l'arbre (5).
[0041] Les cannelures (25a) formant un creux du manchon (25) sont fendues, par exemple par
sciage, sur à peu près les trois-quarts de leur longeur, alternativement à partir
d'une extrémité et de l'autre du manchon (25) de façon à former des fentes (28, 29)
(six fentes dans l'exemple du dessin) s'étendant alternativement et respectivement
à partir de d'extrémité de plus grand diamètre et de l'extrémité de plus petit diamètre
du manchon.
[0042] Le manchon (25) est muni extérieurement à son extrémité en bout de plus petit diamètre
d'une gorge périphérique (25b) apte à recevoir un jonc d'arrêt (26). Il présente également
à peu près au milieu trois perçages (25c), ménagés radialement et aptes à recevoir
chacun une bille (27).
[0043] Enfin le manchon (25) est muni sur sa périphérie, du côté de son extrémité de plus
grand diamètre de demi-trous axiaux (30, 31) alternativement lisses (30) et filetés
(31), chaque demi- trou étant ménagé au droit d'un creux de cenne- lure (25a).
[0044] Le moyeu (24) présente intérieurement un alésage conique (24a). Il présente également,
de même que le manchon (25), des demi-trous axiaux ménagés à son extrémité en bout
de diamètre le plus grand, alternativement filetés (32) et lisses (33), ces demi-trous
débouchant dans sa paroi intérieure et présentant le mêmé diamètre que les demi-trous
(30, 31) du manchon et étant aptes à coopérer avec les demi-trous respectivement lisses
(30) et filetés (31) de ce manchon (25) pour recevoir des vis non représentées sur
le dessin.
[0045] Les longueurs des demi-trous lisses respectivement (30, 33) sont inférieures à celles
des demi-trous filetés associés respectivement (32, 31) pour une raison qui sera expliquée
plus loin.
[0046] Deux gorges circulaires (35, 36) sont ménagées dans l'alésage conique du moyeu (24)
à peu près au milieu de celui-ci. La gorge (36) est située du côté de l'extrémité
du moyeu de plus grand diamètre et a un diamètre supérieur à celui de la gorge (35).
[0047] Ces deux gorges (35, 36) sont aptes à recevoir les billes (27) suivant la position
du moyeu (24) par rapport au manchon (25) et sont séparées l'une de l'autre par une
rampe (37) facilitant le passage de ces billes d'une gorge à l'autre.
[0048] Le montage de l'arbre (5) dans le moyeu (24) à l'aide du manchon (25) est réalisé
de la façon suivante:
Tout d'abord le manchon (25), muni des billes (27) logées dans les perçages (25c),
est monté dans le moyeu (24), dans la position montrée à la figure 5, dans laquelle
les billes (27) portent contre la gorge (36) et le jonc d'arrêt (26) est mis en place
dans sa gorge (25b) de façon à empêcher tout désemboîtement du moyeu (24) et du manchon
(25).
L'ensemble est ensuite glisé sur l'arbre (5) jusqu'à ce que les billes (27) descendent
le long de la rampe (37) et viennent en appui contre le fond de la gorge (35) comme
montré sur la figure 5, où elles sont alors emprisonnées chacune dans un logement
formé par un perçage (25c) du manchon (25) et la gorge (35) du moyeu (24).
Le verrouillage du moyeu (24) du manchon (25) et de l'arbre (5) est alors effectué
en montant des vis de serrage à la fois dans les demi-trous taraudés (32) du moyeu
(24) et dans les demi-trous lisses (30) du manchon (25) coînci- dant avec ceux-ci
et en les vissant fortement.
Le vissage de ces vis provoque alors un glissement du manchon (25) par rapport au
moyeu (24), de la droite vers la gauche dans la figure 5, (du fait que les vis, lors
de leur vissage, prennent apui contre le fond des demi-trous (30) plus courts), et,
par conséquent, une réduction du diamètre intérieur du manchon (25) qui vient alors
serrer parfaitement le profil de l'arbre cannelé, (réduction qui est rendue possible
par les fentes (28, 29) ménagées dans celui-ci), ainsi qu'un emprisonnement des billes
(27) entre la gorge (35) du moyeu (24) et celle (5b) de l'arbre (5).
[0049] On obtient ainsi un montage du moyeu (24) sur l'arbre avec verrouillage en rotation
et en translation axiale, et sans jeu axial ni radial entre ceux-ci.
[0050] Grâce à ce dispositif de montage, le moyeu (24) peut être adapté sur n'importe quel
profil d'arbre (5); il suffit, en effet, pour cela de changer le manchon (25) par
un autre manchon dont le profil intérieur est adapté à celui de l'arbre.
[0051] Le démontage de l'ensemble est réalisé très facilement; il suffiet, en effet, d'enlever
les vis de serrage des trous (30, 32) dans lesquels elles étaient logées, et de les
placer dans les demi-trous taraudés (31) du manchon (25) et dans les demi-trous lisses
(33) du moyeu (24) et de les visser.
[0052] Lors de ce vissage, les vis viennent prendre appui contre le fond des trous (33)
plus courts que les trous (31) et permettent d'extraire le manchon (24) par rapport
au moyeu, jusqu'à ce que les billes (27) soient libérées et se retrouvent dans leur
position montrée à la figure 5. L'ensemble moyeu (24)-manchon (25) peut alors être
retiré de l'arbre de la machine menée et le moyeu (24) être désaccouplé du manchon
(25) par retrait du jonc d'arrêt (26).
[0053] Le boîtier (22) a sensiblement la forme d'une cuvette cylindrique (22a) fermée par
un couvercle (22b) et est entraîné par l'arbre menant de la transmission dans le sens
horaire.
[0054] Sur la paroi cylindrique intérieure du boîtier (22) sont placés des ressorts plats
(39) (six ressorts plats dans l'exemple du dessin).
[0055] Chaque ressort (39) est fixé par une extrémité (39a) sur le boîtier (22) au moyen
de rivets (40) et son autre extrémité 39b est recourbée vers l'intérieur.
[0056] Un entraîneur (45) est associé à chaque ressort (39). Chaque entraîneur (45) est,
de même que les entraîneurs (15) du dispositif précédemment décrit, monté rotatif
sur le moyeu (24).
[0057] Ainsi que I montre la figure 3, le moyeu (24) a une forme étoilée et présente six
crêtes (42) de forme triangulaire, réparties régulièrement sur sa périphérie, et séparées
les unes des autres par des évidements semi-circulaires (43), chaque évidement (43)
étant apte à recevoir une extrémité de forme complémentaire (45a) d'un entraîneur
(45) et les faces (42a) de chaque crête (42) étant aptes à servir de butée pour un
entraîneur associé (45) lors de l'escamotage de celui-ci.
[0058] Les entraîneurs (45) sont donc logés par une extrémité (45a) à l'intérieur des évidements
(43) du moyeu (24) et sont, en outre, reliés ensemble par cette même extrémité au
moyen de deux rondelles de maintien (44) sur lesquelles ils sont fixées par des vis
(50) et qui sont placées de part et d'autre de chaque entraîneur (45) en direction
axiale comme montré à la figure 4.
[0059] Ces rondelles (44) assurent le maintien des entraîneurs (45) dans les logements (43)
et, par conséquent, leur liaison au moyeu (24) tout en autorisant leur rotation par
rapport à un axe de rotation fictif (45c) formé par le centre de courbure de ces évidements
(43).
[0060] Une des rondelles (44), celle située du côté du couvercle (22a) du boîtier (22) est
liée à une rondelle d'entraînement (47) s'étendant extérieurement à cette rondelle
(44) par un ressort de traction (49).
[0061] Ainsi que le montre la figure 4, ce ressort (49) est fixé, par une extrémité (49a),
sur un téton (48) solidaire de la rondelle (47), et par son autre extrémité en forme
de boucle allongée (49b), sur la vis de fixation (50) d'un des entraîneurs (45) sur
la rondelle (44) située du même côté. La rondelle d'entraînement (47) est quant à
elle fixée sur l'extrémité (45b) de chaque entraîneur au moyen de vis (51).
[0062] Des lumières radiales (53) sont, en outre, prévues sur la rondelle (47) pour permettre
le coulissement radial des vis de fixation (51) des entraîneurs (45), lors du pivotement
de cette rondelle d'entraînement (47).
[0063] Sur le moyeu (24) est ménagé ou trou taraudé (55), ce trou taraudé débouche par un
lamage (56) de plus grand diamètre, dans la face de butée (42a) d'une des crêtes (42)
et s'étend sensiblement perpendiculairement à celle-ci.
[0064] Un ressort de roue libre (57), dont le rôle sera expliqué plus loin, est logé dans
ce trou (55).
[0065] Sur le couvercle (22b) du boîtier (22) est, en outre, prévu un système de sécurité
supplémentaire (58).
[0066] Ainsi que le montre la figure 4, ce système (58) ést formé par un patin de freinage
(59) monté coulissant axialement dans le couvercle (22b) du boîtier (2) et pressé
axialement contre la rondelle d'entraînement (47) par un ressort à lame (60) monté
sur ce même couvercle (22b).
[0067] Ce limiteur de couple fonctionne de la façon suivante:
En position de repos, le ressort (49) sollicite la rondelle d'entraînement (47) dans
le sens anti- horaire et le fait pivoter dans ce même sens autour de la rondelle (44)
à laquelle elle est liée, ce qui a pour effet de faire pivoter les entraîneurs (45)
également dans le sens antihoraire autour de leurs axes de rotation fictifs (45c),
par l'intermédiaire des vis (51) coulissant dans les lumières associées (53) de la
rondelle (47).
[0068] Lorsque le ressort (49) est complètement rétracté, les entraîneurs (45) se trouvent
en contact avec l'extrémité du ressort (57) logé dans son trou (55) et s'immobilisent
dans cette position.
[0069] Lorsque le boîtier est mis en marche par rotation de l'arbre menant et commence à
tourner dans le sens horaire, comme indiqué par la flèche (64), les ressorts plas
(39) fixés sur celui-ci viennent en contact avec les extrémités (45b) des entraîneurs
(45).
[0070] Ainsi qu'il l'a déjà été expliqué pour le limiteur de couple précédemment décrit,
chaque ressort plat (39) exerce alors sur l'entraîneur associé (45) une force de compression
centripète F, dirigée sensiblement radialement selon une ligne de force (61) déportée
latéralement (angle sur la figure 6) par rapport au rayon (62) passant par le centre
de rotation (45c) de cet entraîneur. Cette force F induit donc sur l'entraîneur associé
(45) un couple de sens opposé au couple d'entraînement CE et qui tend donc à faire
pivoter cet entraîneur vers la gauche sur la figure 6.
[0071] Il en résulte donc un équilibre entre le couple d'entraînement et le couple résistant
sur chaque entraîneur (45), ce qui permet l'entraînement du moyeu par l'intermédiaire
des entraîneurs (45) en butée contre les ressorts (39).
[0072] Si le couple résistant sur l'arbre mené augmente, le boîtier (22) pivote par rapport
au moyeu (24), les entraîneurs (45) se déplaçant légèrement sur la droite, comme montré
à la figure 6 par la flèche (63) par rotation autour de leur axe (45c), et, de même
que dans l'exemple précédent, les ressorts (39) s'escamotent en se déplaçant radialement
vers l'extérieur sous la poussée radiale des entraîneurs (45) provoquée par le déplacement
de ceux-ci, et absorbent momentanément la surcharge.
[0073] Si la surcharge n'est que momentanée, l'ensemble du mécanisme reprend sa position
initiale dès l'arrêt de celle-ci sous l'effet des ressorts plats (39).
[0074] Par contre, si cette surcharge persiste et que le boîtier (22) tourne jusqu'à ce
que la ligne de force (61) soit confondue avec la ligne (62) passant par le centre
de rotation (45c) des entraîneurs (45), plus aucun couple résistant ne s'oppose à
la rotation de ces entraîneurs dans le sens horaire, puisque le couple induit par
les ressorts (39) a alors le même sens que le couple d'entraînement CE et l'accouplement
est alors rompu.
[0075] De même que précédemment, le boîtier (22) poursuit sa rotation indépendamment du
moyeu (24) et le contact des ressorts (39) avec les entraîneurs (45) crée un bruit
de cliquetis avertissant l'utilisateur du désaccouplement.
[0076] Pendant le désaccouplement, les ressorts (39) font pivoter les entraîneurs (45) dans
le sens horaire, jusqu'à ce que chacune de ceux-ci vienne s'immobiliser contre une
face de butée (42a) associée du moyeu (24).
[0077] Le dispositif de freinage de sécurité (58) immobilise alors la rondelle d'entraînement
(47) et les entraîneurs (45) de désaccouplement, par le biais du patin de freinage
(59) pressé contre cette rondelle (47) par le ressort (60), jusqu'à ce que le boîtier
soit arrêté.
[0078] Pour réarmer le dispositif, l'utilisateur doit soulever manuellement le patin de
freinage (59) en soulevant le ressort (60) dans le sens de la flèche (65) pour libérer
la rondelle (47) qui reviendra alors sous l'effet du ressort (49), de même que les
entraîneurs (45), dans la position de réarmement montrée en pointillés à la figure
7 et il suffira alors de remettre le boîtier (22) en marche pour réaliser à nouveau
l'accoulement, celui-ci s'effectuant automatiquement.
[0079] Ce dispositif de freinage (58) permet donc une sécurité supplémentaire puisqu'il
n'autorise le réarmement du limiteur de couple qu'une fois que le boîtier (22) a été
arrêté.
[0080] Si, en cours d'accouplement, l'utilisateur arrête la rotation du boîtier (22), celui-ci
s'immobilise; le moyeu (24) poursuit cependant sa rotation dans le même sens horaire
sous l'effet de l'inertie, les entraîneurs (45) pivotant dans le sens anti-horaire
sous l'effet du ressort (49). Ces entraîneurs (45) s'effacent alors complètement jusqu'à
venir en butée contre les faces (42a) des crêtes (42) et en comprimant le ressort
(57) plus faible que le ressort (49), sous l'effet des ressorts plats (39) qui les
repoussent radialement vers l'intérieur par leur extrémité (39b), ce mouvement étant
permis par une rotation de la rondelle (47) dans le sens anti-horaire.
[0081] A ce moment, le ressort (49) n'intervient plus et le moyeu (24) peut continuer sa
rotation en roue libre par rapport au boîtier (22) dans endomman- ger celui-ci.
[0082] C'est ainsi que, par exemple, la position relative des éléments menés et menants
pourrait être inversée, le moyeu devenant alors l'élément menant et le boîtier l'élément
mené.
[0083] De même, des saillies ou des évidements pourraient être prévus, à la place des coulisseaux
ou des ressorts du boîtier, pour coopérer avec les entraîneurs du moyeu, sans que
l'on sorte pour autant du cadre de la présente invention.
1. Limiteur de couple à désaccouplement et réaçcouplement automatique entre un élément
menant (2, 22) et un élément mené (4, 24) dans lequel sont compris des organes complémentaires
montés sur l'élément menant et associés à des organes d'entraînement (15, 45) montés
rotatifs sur l'élément mené (4, 24) et dont chacun sollicité par des moyens de rappel
élastique tendant à le ramener dans une position d'accouplement avec un organe complémentaire
associé et est apte à s'escamoter par rotation lorsque le couple résistant (CR) sur l'élément mené (4, 24) atteint une valeur prédéterminée, dans lequel chacun
des organes complémentaires est apte à entrer en prise avec l'organe d'entraînement
associé pour réaliser l'accouplement entre les éléments menant et mené, et dans lequel
l'élément menant est constitué par un boîtier (2, 22) et l'élément mené par un moyeu
(4,24) monté rotatif à l'intérieur de ce boîtier (2, 22) coaxialement, à celui-ci,
caractérisé en ce que les organes complémentaires sont formés par des éléments (9,
39) élastiques faisant saillie à l'intérieur du boîtier (2, 22) en ce qu'en position
d'accouplement l'axe de rotation de chaque organe d'entraînement est deporte lateralement
par rapport à la ligne qui joint G centre de la surface du contact outre les organes
d'entraînement (15, 45) et les organes complémentaires associés, respectivement (9,39)
de façon à créer sur chacun de ces organes d'entraînement (15, 45) un couple résistant
opposé au couple d'entraînement, et en ce qu'en position d'accouplement, après passage
par chaque organe complémentaire (9, 39) de la position dans laquelle l'axe de rotation
de l'organe d'entraînement associé (15, 45) est aligné avec la ligne susdite le couple
résistant de l'organe d'entraînement associé induit par l'organe complémentaire (9,
39) étant dans le même sens que le couple d'entraînement, de manière à provoquer le
désaccouplement de l'ensemble boîter (2, 22)-moyeu (4, 24).
2. Limiteur de couple selon la revendication 1, caractérisé en ce que les organes
complémentaires (9, 39) sont des éléments élastiques en saillie à l'intérieur de l'élément
menant aptes à se comprimer radialement vers l'extérieur, à l'intérieur du boîtier
(2, 22) afin d'absorber une surcharge temporaire sur l'élément mené (4, 24).
3. Limiteur de couple selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que
chaque organe d'entraînement (15) est sollicité par un ressort de rappel (18) du type
hélicoïdal enroulé autour de l'axe de rotation de l'organe d'entraînement (15) tendant
à le ramener dans une position d'accouplement avec un organe complémentaire associé
(9).
4. Limiteur de couple selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque organe
complémentaire est formé par un coulisseau (11) déplaçable radialement à l'intérieur
du boîtier (2) et sollicité radialement à l'intérieur de celui-ci par au moins un
ressort (14) tel qu'une rondelle Belleville.
5. Limiteur de couple selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que
les organes d'entraînement (45) sont réunis ensemble à l'aide d'au moins une rondelle
(44), et en ce que cette rondelle (44) est reliée par un ressort de rappel (49) à
une rondelle d'entraînement (47), sur laquelle chaque organe d'entraînement (45) est
monté coulissant radialement.
6. Limiteur de couple selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque organe
complémentaire est formé par un ressort à lame (39) fixé sur le boîtier (22) et présentant
une extrémité recourbée (39b) apte à coopérer avec un organe d'entraînement (45) associé.
7. Limiteur de couple selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce qu'un
patin de freinage (59) est monté coulissant axialement dans le couvercle (22b) du
boîtier (22) et en ce que ce patin (59) est pressé axialement contre la rondelle d'entraînement
(47) par un ressort à lame (60) monté sur ce couvercle (22b).
8. Limiteur de couple selon l'une des revendications 5 à 7, caractérisé en ce qu'un
ressort de roue libre (57) est logé dans un trou ménagé dans le moyeu (24), en ce
que ce ressort (57) exerce sur les organes d'entraînement (45) un effort de sens opposé
à celui du ressort de rappel (49) et en ce qu'il est apte à s'escamoter sous l'effect
de ce ressort (49) lorsque la rotation du boîtier (22) est arrêtée, de façon à permettre
le rotation du moyeu (24) en roue libre.
9. Limiteur de couple selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé
en ce qu'il est prévu un manchon d'assemblage (25) interchangeable entre le moyeu
mené (24) et un arbre cannelé (5) mené, en ce que ce manchon (25) présente extérieurement
une forme conique complémentaire d'un alésage coinique du moyeu (24) et intérieurement
un alésage cylindrique muni de cannelures (25a) complémentaires de celles de l'arbre
(5), et en ce que des moyens sont prévus pour assurer le serrage du manchon (25) à
l'intérieur du moyeu (24) par coincement conique.
10. Limiteur de couple selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens
de serrage sont formés par des demi-trous axiaux filetés (32) ménagés à l'extrémité
en bout de plus grand diamètre du moyeu (24) et par des demi-trous axiaux lisses (30)
ménagés dans l'extrémité correspondante du manchon (25), ces demi-trous lisses (30)
étant plus courts que les demi-trous filetés (32) et étant aptes à venir en coïncidence
avec ceux-pour recevoir des vis de serrage de façon que le serrage de ces vis provoque
le déplacement du manchon (25) à l'intérieur du moyeu (24).
11. Limiteur de couple selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que
pour le desserrage, il est prévu des demi-trous axiaux lisses (33) ménagés à l'extrémité
en bout de plus grand diamètre du moyeu (24) et des demi-trous axiaux filetés (31)
ménagés dans l'extrémité correspondante du manchon (25), ces demi-trous lisses (33)
étant plus courts que les demi-trous filetés (31) et étant aptes à venir en coïncidence
avec ceux-ci pour recevoir des vis, le serrage de celles-ci provoquant le déplacement
du manchon (25) à l'extérieur du moyeu (24).
12. Limiteur de couple selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que
le manchon (25) est muni de fentes (28, 29) axiales s'étendant alternativement à partir
de l'extrémité de plus grand diamètre et de l'extrémité de plus petit diamètre.
1. Zwischen einem Antriebselement (2, 22) und einem Abtriebselement (4, 24) angeordneten
Drehmomentbegrenzer zum automatischen Auskuppeln und Wiedereinkuppeln,
bei dem an dem Antriebselement montierte komplementäre Organe vorgesehen sind, die
Mitnehmerorganen (15, 45) zugeordnet sind, die drehbar an dem Abtriebselement (4,
24) montiert und jeweils durch elastische Rückstellmittel belastet sind, die sie in
eine Position vorspannen, in der sie jeweils mit einem zugeordneten Exemplar der komplementären
Organe gekuppelt sind, wobei die Mitnehmerorgane (15, 45) durch Drehung versenkbar
sind, wenn das auf das Abtriebselement (4, 24) einwirkende Gegenmoment (CR) einen vorbestimmten Wert erreicht,
bei dem jedes der komplementären Organe mit dem zugehörigen Mitnehmerorgan in Eingriff
treten kann, um zwischen dem Antriebselement und dem Abtriebselement eine Kupplungsverbindung
herzustellen,
und bei dem das Antriebselement aus einem Gehäuse (2, 22) und das Abtriebselement
aus einer im Inneren dieses Gehäuse (2, 22) drehbar montierten und koaxial zu ihm
angeordneten Nabe (4, 24) besteht, dadurch gekennzeichnet,
daß die komplementären Organe von in den Innenraum des Gehäuses (2, 22) ragenden elastischen
Elementen (9, 39) gebildet sind,
daß in eingekuppelter Position die Drehachse jedes Mitnehmerorgans gegenüber der Linie,
die das Zentrum der Kontaktfläche zwischen den Mitnehmerorganen (15, 45) und die jeweils
zugeordneten komplementären Organe (9, 39) verbindet, seitlich versetzt ist, so daß
auf jedes Mitnehmerorgan (15, 45) ein dem Antriebsmoment entgegengesetztes Gegenmoment
ausgeübt wird,
und daß in eingekuppelter Position nach dem Durchgang der einzelnen komplementären
Organe (9, 39) durch die Position, in der die Drehachse des zugehörigen Mitnehmerorgans
(15, 45) mit der genannten Linie fluchtet, das von dem komplementären Organ (9, 39)
auf das zugehörige Mitnehmerorgan ausgeübte Gegenmoment dieselbe Richtung hat wie
das Antriebsmoment, so daß die aus Gehäuse (2, 22) und Nabe (4, 24) bestehende Einheit
ausgekuppelt wird.
2. Drehmomentbegrenzer nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die komplementären
Organe (9, 39) elastische Elemente sind, die ins Innere des Antriebselements ragen
und im Innern des Gehäuses (2, 22) in radialer Richtung nach außen komprimierbar sind,
um eine zeitweilig auf das Abtriebselement (4, 24) einwirkende überlast aufzunehmen.
3. Drehmomentbegrenzer nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet,
daß jedes Mitnehmerorgan (15) von einer Rückholfeder (18) vorgespannt ist, die als
Schraubenfeder ausgebildet und um die Drehachse des Mitnehmerorgans (15) gewunden
ist und das Mitnehmerorgan (15) in eine Position vorspannt, in der es mit dem zugehörigen
komplementären Organ (9) gekuppelt ist.
4. Drehmomentbegrenzer nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß jedes komplementäre
Organ von einem Schieber (11) gebildet ist, der im Innern des Gehäuses (2) radial
verschiebbar und von wenigstens einer Feder (14), z.B. einer Belleville-Scheibe, radial
nach innen vorgespannt ist.
5. Drehmomentbegrenzer nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet,
daß die Mitnehmerorgane (45) durch wenigstens eine Scheibe (44) miteinander verbunden
sind, und daß diese Scheibe (44) über eine Rückholfeder (49) mit einer Mitnehmerscheibe
(47) verbunden ist, an der jedes Mitnehmerorgan (45) radial gleitbar montiert ist.
6. Drehmomentbegrenzer nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß jedes komplementäre
Organ von einer an dem Mitnehmerscheibe (22) befestigten Flachfeder (39) gebildet
ist, die einen gebogenen Endbereich (39b) aufweist, der mit einem zugehörigen Mitnehmerorgan
(45) zusammenwirken kann.
7. Drehmomentbegrenzer nach einem der Ansprüche 5 oder 6, dadurch gekennzeichnet,
daß ein Bremsschuh (59) in dem Deckelteil (22b) des Gehäuses (22) axial gleitbar montiert
ist und daß dieser Bremsschuh (59) von einer an diesem Deckelteil (22b) montierten
Blattfeder (60) in axialer Richtung gegen die Mitnehmerscheibe (47) gepreßt wird.
8. Drehmomentbegrenzer nach einem der Ansprüche 5 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß
in einer in der Nabe (24) ausgebildeten Bohrung eine Freilauffeder (57) aufgenommen
ist, die auf die Mitnehmerorgane (45) eine Kraft ausübt, deren Wirkungsrichtung derjenigen
der Rückholfeder (49) entgegensetzt ist, und daß die Freilauffeder (57) durch die
Wirkung der Rückholfeder (49) versenkbar ist, wenn die Drehbewegung des Gehäuses (22)
angehalten wird, so daß eine Drehung der Nabe (24) im Freilauf erfolgen kann.
9. Drehmomentbegrenzer nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß
zwischen der das Antriebselement bildenden Nabe (24) und einer mit Nuten versehenen
Abtriebswelle (5) eine auswechselbare Verbindungsbuchse (25) angeordnet ist, die eine
zu einer konischen Bohrung der Nabe (24) komplementäre Außenform und innen eine zylindrische
Bohrung besitzt, die mit zu den Nuten der Welle (5) komplementären Nuten (25a) versehen
ist, und daß Mittel vorgesehen sind, die das Festklemmen der Buchse (25) im Innern
der Nabe (24) durch konisches Verkeilen sicherstellen.
10. Drehmomentbegrenzer nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß die Mittel zum
Festklemmen von axialen Gewindehalbohrungen (32), die an der durchmessergrößeren Stirnseite
der Nabe (24) angebracht, sind, und von glatten axialen Halbbohrungen (30) gebildet
sind, die in dem korrespondierenden Endbereich der Buchse (25) angebracht sind, wobei
die glatten Halbbohrungen (30) kürzer sind als die Gewindehalbbohrungen (32) und mit
diesen zur Deckung gebracht werden können, um Spannschrauben aufzunehmen, deren Anziehen
die Verschiebung der Buchse (25) im Innern der Nabe (25) bewirkt.
11. Drehmomentbegrenzer nach einem der Ansprüche 8 oder 9, dadurch gekennzeichnet,
daß zum Lösen der Klemmverbindung an der durchmessergrößeren Stirnseite der Nabe .(24)
angebrachte glatte axiale Halbbohrungen (33) sowie in dem korrespondierenden Endbereich
der Buchse (25) angebrachte Gewindehalbbohrungen (31) vorgesehen sind, wobei die glatten
Halbbohrungen (33) kürzer sind als die Gewindehalbbohrungen (31) und mit diesen zur
Deckung gebracht werden können, um Schrauben aufzunehmen, deren Anziehen ein Herausziehen
der Buchse (25) aus der Nabe (24) bewirkt.
12. Drehmomentbegrenzer nach einem der Ansprüche 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet,
daß in der Buchse (25) axiale Schlitze (28, 29) angebracht sind, die abwechselnd von
dem durchmessergrößeren Endbereich und von dem durchmesserkleineren Endbereich ausgehen.
1. Torque limiter with automatic uncoupling and re-coupling between driving element
(2, 22) and a driven element (4, 24) in which are included complementary components
fitted to the driving element and associated with drive components (15, 45) fitted,
so as to rotate, to the driven element (4, 24) and each of which is stressed by elasteic
return means tending to bring it back to a position of coupling with an associated
complementary component and is suitable for retracting by rotation when the resisting
torque (Cr) on the driven element (4, 24) reaches a pre-determined value, in which
each of the complementary components are suitable for engaging with the associated
drive component driving element consists in a shell (2, 22) and the driven element
in a hub (4, 24) fitted, so as to rotate, inside this shell (2, 22) coaxially with
the latter, characterised in that the complementary components are formed by elastic
elements (9, 39) projecting into the inside of the shell (2, 22) in that, in the coupled
position, the pin of each drive component is displaced laterally in relation to the
line which joins the centre of the surface of contact between the drive components
(15, 45) and the associated complementary components, respectively (9, 39) in such
a way as to create on each of these drive components (15, 45) a resisting torque opposed
to the driving torque, and in that, in the coupled position, after each complementary
component (9, 39) has passed the position in which the pin of the associated drive
component (15, 45) is aligned with the above- mentioned line the resisting torque
of the associated drive component led by the complementary component (9, 39) being
in the same direction as the driving torque, so as to cause uncoupling of the shell
(2, 22)-hub (4, 24) group.
2. Torque limiter according to Claim 1, characterised in that the complementary components
(9, 39) are elastic elements projecting into the inside of the driving element and
are suitable for compressing radially outwards inside the shell (2, 22) in order to
absorb a temporary overload on the driven element (4, 24).
3. Torque limiter according to either Claim 1 or Claim 2, characterised in that each
drive component (15) is stressed by a return spring (18) of the helical type encircling
the pin of the drive component (15) tending to return it to a position of coupling
with an associated complementary component (9).
4. Torque limiter according to Claim 3, characterised in that each complementary component
is formed by a slide (11) which is displaceable radially inside the shell (2) and
stressed radially inside the latter by at least one spring (14) such as a Belleville
washer.
5. Torque limiter according to either Claim 1 or 2, characterised in that the drive
components (45) are brought back together by means of at least one washer (44), and
in that this washer (44) is connected by a return spring (49) to a drive washer (47)
to which each drive component (45) is fitted so as to slide radially.
6. Torque limiter according to Claim 5, characterised in that each complementary component
is formed by a leaf spring (39) fixed on the shell (22) and having a curved end (39b)
suitable for operating with an associated drive component (45).
7. Torque limiter according to either Claim 5 or Claim 6, characterised in that a
braking block (59) is fitted so as to slide axially in the cover (22b) of the shell
(22) and in that this block (59) is prssed axially against the drive washer (47) by
a leaf spring (60) fitted to this cover (22b).
8. Torque limiter according to one of Claims 5 to 7, characterised in that a freewheel
spring (57) is lodged in a hole made in the hub (24), in that this spring (57) applies
to the drive components (45) a force in the opposite direction to that of the return
spring (49) when the rotation of the shell (22) is stopped, in such a way as to allow
the hub (24) to rotate with a freewheel action.
9. Torque limiter according to any one of Claims 1 to 8, characterised in that there
is an assembly sleeve (25) which is interchangeuble between the driven hub (24) and
a driven splined shaft (5), in that on the outside, this sleeve (25) is of a conical
shape complementing a conical bore in the hub (24) and, on the inside, has a cylindrical
bore with splines (25a) complementing those of the shaft (5), and in that means are
provided for tightening the sleeve (25) inside the hub (2) by conical locking.
10. Torque limiter according to Claim 9, characterised in that the means of tightening
are formed by threaded axial half holes (32) made in the large diameter end of the
hub (24) and by plain axial half holes (30) made in the corresponding end of the sleeve
(25), these plain half holes (30) being shorter than the threaded half holes (32)
and being suitable for registering with the latter to receive tightening screws in
such a way that the tightening of these screws causes the displacement of the sleeve
(25) inside the hub (24).
11. Torque limiter according to either Claim 8 or Claim 9 characterised in that, for
loosening, there are plain axial half-holes (33) made at the large diameter end of
the hub (24) and threaded axial half hole (31) made in the corresponding end of the
sleeve (25), these plain half holes (33) being shorter than the threaded half holes
(31) and being suitable for registering with the latter to receive screws, the tightening
of these causing the displacement of the sleeve (25) outside the hub (24).
12. Torque limiter according to any one of Claims 1 to 11, characterised in that the
sleeve (25) has axial slits (28, 29) extending alternately from the large diameter
end and from the small diameter end.