[0001] La présente invention concerne une installation pour la mise en production de gisements
d'hydrocarbures avec réinjection d'effluents dans le gisement ou dans le ou les puits
conformément au procédé faisant l'objet du brevet européen n°0 089 986 et le procédé
pour la mise en oeuvre de cette installation.
[0002] On rappelle que le procédé d'exploitation faisant l'objet dudit brevet est destiné
à maximiser la récupération des fluides des gisements d'hydrocarbures liquides, et
en faciliter l'exploitation avec application, en particulier, aux gisements d'hydrocarbures
lourds et/ou visqueux, et aux gisements d'hydrocarbures ayant un point de figeage
élevé.
[0003] On rappelle que ce procédé fait intervenir la récupération des fractions légères
condensables et/ou gazeuses de l'effluent et leur réinjection dans le ou les puits
et/ ou le gisement. Il comprend le chauffage de l'effluent provenant du puits, la
séparation des phases gazeuses, liquides et solides de l'effluent, la compression,
le refroidissement et la déshydratation de la phase gazeuse avec récupération des
condensats hydrocarbures et la réinjection du condensat en phase liquide dans le puits
ou dans le gisement.
[0004] On précise maintenant que l'exploitation traditionnelle des gisements d'hydrocarbures
conduit généralement à laisser dans le gisement une partie importante des hydrocarbures
en place a l'origine pour différentes raisons dont quelques unes sont évoquées ci-après
:
- soit que dans le gisement lui-même, le pétrole brut est très visqueux et a tendance
à rester piégé dans la matrice ;
- soit que le pétrole repose sur un matelas d'eau qui a tendance à s'écouler plus
facilement que le pétrole, ceci conduisant à noyer les puits de production d'une façon
presque irréversible (water conning) ;
- soit que le pétrole est sous-jacent à une accumulation de gaz qui aura tendance
à s'écouler plus facilement que le pétrole ( gas conning ), ceci conduisant à une
augmentation de la production de gaz au détriment de la production de pétrole ;
- soit que le gisement de pétrole est de faible épaisseur et intercalé entre un matelas
d'eau et une poche de gaz ;
- soit que la pression du pétrole brut dans le gisement est trop faible naturellement
ou du fait de soutirages antérieurs et ne permet plus son acheminement jusqu'en surface,
principalement en mer, ou si l'on utilise des puits de production fortement déviés
;
- soit que le pétrole brut est trop visqueux et le gisement trop profond, échappant
ainsi aux procédés et méthodes connus de production ;
- soit que des constituants du pétrole brut figent, floculent, ou se déposent depuis
le gisement lui-même, jusque dans les installations de surface, du fait de la mise
en production du gisement et rendant ainsi l'exploitation du gisement très aléatoire
;
- soit que l'environnement de surface, en mer particulièrement, et aussi dans les
régions de climat très froid, ne permet pas l'utilisation de méthodes connues.
[0005] Pour la grande majorité des gisements on est ainsi amené à fixer une pression d'abandon
du gisement au-delà de laquelle il n'est plus rentable d'exploiter le gisement, à
moins que, pour certains d'entre eux, on ne puisse même pas procéder à leur mise en
exploitation.
[0006] Les procédés et techniques connus concernent, d'une part, l'amélioration de la productivité
des puits de production, principalement par pompage, injections de gaz (gas lift)
et d'autre part, l'amélioration du déplacement du pétrole brut dans la matrice du
gisement par réchauffage, utilisant la vapeur d'eau ou la combustion in situ ou par
déplacement du pétrole brut vers les puits de production par des fluides appropriés
injectés dans des puits spécialisés. Ces méthodes, toujours coûteuses, donnent des
résultats parfois inattendus et sont limitées dans leurs applications par des facteurs
tels que :
- La profondeur du gisement et sa pression
- La déviation des puits ;
- Les coûts de production
- Les possibilités de mise en oeuvre..
[0007] En outre, si certaines sont applicables pour des gisements situés à terre, elles
deviennent rapidement irréalisables en mer pour peu que la profondeur d'eau soit importante
ou les conditions climatiques sévères.
[0008] Enfin, dans pratiquement tous les cas, la décision de développement d'un gisement
est fondée sur l'estimation de la partie récupérable des réserves découvertes. Pour
peu que le gisement ne se comporte pas de la manière espérée, qu'il réagisse mal aux
traitements qui lui sont infligés en vue d'accroître son potentiel ou que le cours
du pétrole brut fluctue en baisse, alors l'exploitation du gisement peut conduire
aux limites de la rentabilité.
[0009] L'invention a donc pour objet de supprimer tout ou partie de ces inconvénients et
de ces aléas, d'autoriser la mise en production de gisements inaccessibles par l'utilisation
de procédés traditionnels et de permettre une récupération supplémentaire à partir
de gisements en cours de déplétion ou déjà déplétés et abandonnés. En outre, même
si un arrêt d'exploitation de longue durée devait être envisagé, il permet de laisser
les puits de production et le gisement dans un état tel qu'il sera facile de réinitier
la production dès lors que les conditions techniques ou économiques d'exploitation
seront redevenues favorables.
[0010] Pour parvenir à ces résultats, l'installation de production selon l'invention comprend
au moins :
- un cuvelage étanche dont la base est en communication avec le gisement ;
- au moins un bouchon étanche disposé dans la partie inférieure du cuvelage et réalisant,
avec la partie supérieure de celui-ci, une capacité ;
- au moins un conduit débouchant dans la partie supérieure de ladite capacité, ce
conduit permettant de réaliser dans la capacité, soit une purge de gaz, soit une injection
de gaz sous pression ;
- une tubulure d'injection de condensat traversant la capacité et débouchant dans
la oase du cuvelage au-delà dudit bouchon ;
- une tubulure de production traversant ladite capacité et éventuellement ledit bouchon,
cette tubulure communiquant, dans sa partie supérieure, avec une tubulure de sortie
de l'effluent et, dans sa partie inférieure, avec le volume intérieur du cuvelage
en aval du bouchon, ainsi qu'avec ladite capacité, par l'intermédiaire d'un système
d'obturation permettant d'obtenir un cycle de fonctionnement comprenant au moins les
phases suivantes :
- au cours d'une phase initiale, le système d'obturation laisse le passage de l'effluent
à l'intérieur de la capacité qui dès lors se remplit.
- au cours d'une seconde phase, pendant laquelle un gaz sous pression est injecté
dans la capacité par le susdit conduit, le système d'obturation interdit le retour
de l'effluent contenu dans la capacité vers le gisement, tandis qu'il autorise son
passage vers la tubulure de sortie par la tubulure de production (chasse à gaz), cette
seconde phase comprenant, en outre, simultanément une injection de condensats dans
le gisement, et
- au cours d'une troisième phase, le système d'obturation retient éventuellement la
colonne d'effluent dans la tubulure de production et autorise le passage, vers la
capacité, de l'effluent mélangé aux condensats injectés dans le gisement, de sorte
qu'un nouveau cycle peut recommencer.
[0011] Afin de faciliter la compréhension et d'en faire ressortir les avantages, la description
sera faite à titre d'exemple non limitatif à partir d'un appareillage pour la production
d'un gisement contenant un pétrole brut visqueux à une pression de fond n'assurant
pas la remontée de l'effluent jusqu'en surface.
[0012]
La figure la schématise un mode de complétion simple d'un puits ;
Les figures 1b et lc représentent des variantes du mode d'exécution représenté figure
la ;
Les figures 2a a 2e schématisent les différentes phases du cycle de production d'un
puits complété selon la figure 1 ;
La figure 3 schématise la complétion d'un puits avec stockage intégré ;
Les figures 4a et 4b schématisent l'évolution des pressions dans le gisement aux alentours
du puits de production ;
Les figures 5a à 5d schématisent l'évolution des pressions et de l'état de remplissage
d'un puits durant un cycle de production ;
La figure 6 montre l'organisation de la production pour quatre puits afin d'améliorer
le rendement et la rentabilité du procédé dès que le nombre de puits en.;service est
supérieur à l'unité ;
La figure 7a représente un autre mode de réalisation de l'installation selon l'invention
;
Les figures 7b et 7c sont des variantes d'exécution de l'installation représentée
figure 7a.
[0013] Avec référence à la figure 1, le puits de production comporte un cuvelage étanché
1 permettant d'assurer la liaison entre le gisement 15 et la surface. I1 comporte
à sa base une partie perforée ou crépinée 2 mettant en communication le gisement et
l'intérieur du cuvelage. En outre, ce cuvelage 1 est muni, à l'intérieur et dans sa
partie inférieure, immédiatement au-dessus du gisement, d'un bouchon étanche 3 (packer
de production) traversé par deux orifices principaux 17 et 18 étanchéifiables, l'un
17 permettant l'écoulement des fluides par une tubulure de production de pétrole 4,
et l'autre 18 permettant l'injection d'hydrocarbures légers liquides ou partiellement
gazeux, appelés par la suite condensats, au travers d'une tubulure d'injection de
condensats 5.
[0014] Ce bouchon étanche 3 définit dans la partie supérieure du puits une capacité 9 dans
laquelle pourront être accumulés les fluides produits par le gisement mélangés aux
condensats injectés, avant leur transfert en surface, par la tubulure 4, cette dernière
étant équipée de deux clapets anti-retour 6 et 7 séparés par une tubulure perforée
8 permettant de mettre en communication alternativement le gisement 15, la capacité
9 et l'intérieur de la tubulure de production 4.
[0015] Accessoirement un détecteur de pression et de température de fond 10 permettra de
mesurer les variations de pression et de température en dessous du clapet inférieur
6. Ces indications seront transmises en surface par un câble 11 équipé des presse-étoupes
nécessaires à maintenir l'étanchéité requise.
[0016] En surface, le puits est équipé d'une tubulure 12 permettant d'acheminer les fluides
produits jusque dans les installations de séparation-traitement, et d'une seconde
tubulure 13 permettant d'acheminer le condensat injecté sous pression dans le puits.
En outre, une tubulure 14 sera raccordée en tête du cuvelage étanché 1 afin d'injecter
et de soutirer du gaz moteur.
[0017] Avec ces équipements, le cycle de fonctionnement du puits sera le suivant :
Au début du cycle, le puits est au repos et, sous l'effet de la pression dans le gisement
15, les liquides ont atteint le niveau 16 dans le cuvelage 1 en passant par l'orifice
17 ménagé dans le bouchon étanche 3, en soulevant le clapet inférieur 6 et en envahissant
la capacité 9 par le tube crépiné 8. Le niveau atteint dans la tubulure de production
4 sera sensiblement voisin du niveau 16 si les pressions en tête du cuvelage 1 et
de la tubulure 4 sont identiques. Les clapets 6 et 7 reposent sur leurs sièges sous
l'effet de leur propre poids.
[0018] On procède alors à l'injection de gaz sous pression par la tubulure 14. Cette injection
va accentuer la fermeture du clapet 6, ouvrir le clapet 7, les liquides accumulés
dans le cuvelage 1 s'écoulant vers le bas puis à travers le tube crépiné 8 et 1e clapet
7 vers le haut à l'intérieur de la tubulure 4. Si la pression du gaz injecté est suffisante,
le niveau 16 pourra descendre jusqu'au niveau 19, niveau auquel du gaz commencera
à traverser le tube crépiné 8 pour remonter dans la tubulure 4. A ce point la pression
maximum du gaz moteur sera conditionnée par la hauteur de refoulement H des fluides
à travers la tubulure 4, et le volume des liquides déplacés sera fonction de la différence
entre les niveaux 16 de commencement de chasse et 19 de fin de chasse.
[0019] Durant ce déplacement, la pression régnant au-dessus du clapet 6 étant supérieure
à la pression régnant en dessous, on procèdera à l'injection de condensats au niveau
de la couche productrice 15 par l'intermédiaire de la tubulure d'injection de condensats
5. Du fait de la contre- pression maintenue au-dessus du clapet 6, ces condensats
vont envahir le gisement 15 au voisinage du puits, et par voie de conséquence, diminuer
la viscosité du pétrole brut dans le gisement et augmenter la perméabilité relative
au pétrole brut mélangé avec des condensats, favorisant ainsi l'écoulement ultérieur
vers le puits dans la zone envahie par les condensats.
[0020] Après cette chasse au gaz, la pression de ce dernier est abaissée par purge du gaz
au travers de la tubulure 14 par exemple. Le clapet 7 va se refermer sous l'effet
du poids de la colonne de liquides accumulés dans la tubulure de production 4, et
le clapet 6 va s'ouvrir dès que l'effet de la pression de fond sera supérieur à l'effet
de la pression régnante dans le cuvelage 1, et le pétrole brut mélangé aux condensats
précédemment injectés va s'écouler de nouveau et remplir le cuvelage 1 jusqu'à un
niveau 21. Le cycle de débit en surface pourra alors reprendre..
[0021] Si un ou plusieurs autres puits participent à la production du gisement, le gaz sous
pression accumulé dans le cuvelage 1, en fin de chasse des liquides pourra être utilisé
directement dans un autre puits se trouvant prêt à être chassé, pour en déplacer les
liquides jusqu'à équilibrer des pressions dans les deux puits.
[0022] On améliorera ainsi considérablement le rendement énergétique de la production à
condition d'installer un ensemble de vannes permettant de balancer le gaz directement
d'un puits aux autres.
[0023] Les pièces d'usure principales étant les clapets de pied 6 et 7, ceux-ci pourront
être retirables simultanément ou indépendamment l'un de l'autre, par l'intérieur de
la tubulure de production 4, et réancrables, après vérification ou échange en surface.
Leur mise en place et leur démontage étant effectués par des méthodes classiques,
telles que le pompage ou l'utilisation d'une ligne (wire line). Pour certaines applications,
ou selon l'état de déplétion du gisement, la tubulure de production 4, équipée de
son clapet de pied 7, pourra être abaissée pas par pas selon le but recherché, le
clapet 6 restant au voisinage du bouchon étanche 3. D'autres applications ne nécessiteront
pas l'installation du clapèt supérieur 7 soit que l'on acceptera une retombée des
fluides accumulés dans la tubulure 4 en fin de chasse, soit qu'on laissera échapper
du gaz accumulé dans le cuvelage 1 par l'extrémité inférieure de la tubulure de production
4, afin d'alléger et de pousser les liquides restants dans la tubulure 4.
[0024] Certaines applications pourront requérir un ou plusieurs orifices calibrés répartis
le long de la tubulure 4 et permettant au gaz s'accumulant dans le haut du cuvelage
1, sous certaines conditions, de pénétrer latéralement, à un ou plusieurs niveaux
dans la tubulure 4 durant la chasse des liquides, ceci dans le but de diminuer la
densité moyenne de la colonne de fluides circulant dans la tubulure 4. Une telle disposition
permettra ainsi de favoriser le débit (gas lift).
[0025] Si la pression du gisement est très faible, on peut même placer les clapets de pied
6 et 7 en face et même en dessous du niveau du gisement 15 afin de permettre le soutirage
du gisement, prolonger ainsi sa vie, voire remettre en production un gisement abandonné.
Dans ce cas, la partie de la tubulure de production comprise entre les clapets 6 et
7 est raccordée à la capacité par l'intermédiaire d'un conduit..
[0026] La figure 1b donne par exemple le schéma correspondant d'arrangement des équipements
de fond de puits.
[0027] En outre, d'autres applications telles que celles représentées figure lc nécessiteront
l'inversion des circulations dans le cuvelage 1 et la tubulure de production 4. Dans
cet exemple le cuvelage 1 est obturé par deux bouchons étanches 3, 31 que traverse
la tubulure d'injection de condensats 5 .Ces deux bouchons 3, 31 délimitent une chambre
intermédiaire 31 dans laquelle débouche la tubulure de production 4. La capacité 9,
qui se trouve alors délimitée par le bouchon supérieur 31, communique avec la chambre
intermédiaire 31' au moyen d'un conduit équipé d'un clapet de pied 7. Le bouchon inférieur
3 comprend un passage en direction du gisement équipé d'un second clapet de pied 6.
Par ailleurs le cuvelage pourra comprendre, dans sa partie supérieure, une conduite
de sortie 14' pouvant servir à l'évacuation de l'effluent et du condensat. Le débit
en surface s'effectuera alors par le cuvelage principal 1, et l'injection de gaz de
déplacement par la tubulure 4. Bien entendu, les clapets de pied 6 et 7 seront installés
de façon particulière afin de permettre un fonctionnement correct.
[0028] Le débit des condensats et leurs qualités seront ajustés au fur et à mesure, selon
la récupération qui en sera faite à partir du pétrole brut produit, et selon les effets
recherchés dont les principaux sont les suivants :
- diminution de la viscosité du pétrole brut ;
- diminution de la densité du pétrole brut ;
- augmentation de la productivité des puits ;
- augmentation de la récupération du pétrole brut en place dans le gisement ;
- abaissement du point de figeage du pétrole brut ;
- élévation du point de bulle du pétrole brut dans 1e puits, voire dans le gisement,
de façon à pallier le problème de dépôt des asphaltènes ou autres composés précipitant
ou risquant de provoquer des colmatages dans le gisement et/ou dans les puits ;
- inhibition ou occultation des phénomènes de rabaissement de nappe de gaz ou de relèvement
de nappe d'eau, ou les deux simultanément, même si ceux-ci sont largement développés
; dans ce cas particulier, les propriétés des condensats injectés pourront être modifiées
par ajout d'une fraction du pétrole brut produit, de fluides étrangers, de l'ammoniaque,
par exemple, et/ou de produits chimiques favorisant l'efficacité du procédé selon
le problème à résoudre.
[0029] Pour atteindre les susdits effets recherchés, il se peut que les condensats soient
remélangés à une fraction gazeuse avant injection, ou une fraction de gaz liquéfié,
mais redevenant volontairement gazeuse au cours de son transfert jusque dans le gisement
15, ou encore que les condensats récupérés soient fractionnés de façon à n'injecter
qu'une ou plusieurs coupes de ces derniers afin de résoudre un problème particulier.
En outre, si les conditions du gisement 15 et de son exploitation le nécessitent seule
l'injection intermittente ou continue de condensats amendés par des fluides étrangers
ou non sera effectuée, les gaz issus de la séparation du pétrole brut et des condensats
n'étant pas réutilisés dans les puits.
[0030] Les figures 2a à 2e illustrent, à différents stades du cycle de production, l'évolution
des fluides dans le puits et la manière dont est conduite l'injection de condensats
dans le gisement.
[0031] Ainsi, dans la figure 2a, l'effluent remonte dans la capacité tandis que le gaz de
chasse s'écoule par la tubulure 14. Cette phase se poursuit jusqu'à ce que l'effluent
atteigne dans la capacité 9 un niveau maximum prédéterminé.
[0032] Au cours d'une seconde phase, on injecte par la tubulure 14 un gaz de chasse sous
pression. Sous l'effet de ce gaz, l'effluent remonte par la tubulure de production
et s'écoule par la tubulure de sortie de l'effluent. Parallèlement, on injecte par
la tubulure 13 le condensat dans le gisement. Dès que l'on atteint un niveau minimum
de l'effluent dans la capacité (figure 2c), on interrompt les injections de gaz de
chasse et de condensat.
[0033] On procède ensuite au purgeage du gaz dans la capacité en transférant dans un premier
temps le gaz de chasse sous pression dans un autre puits prêt à être chassé jusqu'à
ce qu'on obtienne un équilibre des pressions dans les capacités des deux puits (figure
2d). Au cours de cette phase, l'effluent commence à remonter dans 1a capacité.
[0034] On procède ensuite, dans un second temps, au purgeage complet de la capacité (figure
2e) de sorte que l'effluent peut remonter jusqu'au niveau maximum précédemment mentionné.
Un nouveau cycle peut alors recommencer.
[0035] Avec référence à la figure 3, la complétion du puits selon la figure 1 précédente
est amendée par la création d'une chambre de stockage de gaz 30 sous pression, dans
la partie supérieure du puits, et corrélativement par la diminution du volume "mort"
de gaz ne participant pas à la chasse effective des liquides accumulés dans le cuvelage
1. En effet, il est intéressant, d'une part, de disposer d'un volant de gaz important
sous pression, afin de faciliter, voire accélérer, les phases de chasse des liquides
et permettre un redémarrage rapide de la production après une période d'arrêt, et
d'autre part, occulter un volume "mort" croissant avec la déplétion du gisement. D'ailleurs,
le ou les puits peuvent, en début d'exploitation, être complétés selon la figure 1,
puis après déplétion partielle du gisement, être recomplétés selon la figure 3, tout
en conservant si besoin est des équipements de fond tels que le bouchon étanche 3
et les accessoires qui y sont rattachés, et précédemment installés. Ce stockage de
gaz peut être réalisé par la mise en place d'un bouchon permanent ou retirable 32
percé d'orifices étanchéifiables 33, 34, 35 et 36 .
[0036] L'orifice 33 permettra le passage des fluides expulsés jusqu'en surface par la tubulure
4.
[0037] L'orifice 34 permet l'injection des condensats depuis la surface jusqu'en dessous
du bouchon inférieur 3 par l'intermédiaire de la tubulure continue 5.
[0038] L'orifice 35 permet l'admission et l'échappement du gaz de déplacement des fluides,
au-dessus des liquides accumulés dans la capacité 9.
[0039] L'orifice 36 permet le passage du câble de transmission d'informations du fond jusqu'en
surface.
[0040] Afin de simplifier le bouchon étanche 32, plusieurs des orifices 33, 34, 35 et 36
peuvent être rassemblés dans un passage commun au travers du bouchon 32.
[0041] La chambre de stockage de gaz 30 ainsi créée est alimentée ou soutirée par une tubulure
plongeante 38 qui permettra la vidange éventuelle des liquides existants ou pouvant
s'accumuler dans la partie inférieure de la chambre de stockage 30.
[0042] Pour certaines applications, la mise en place du bouchon étanche 32 ne peut avoir
pour but que de diminuer l'espace mort dans la partie haute du cuvelage 1 ou d'éviter
d'atteindre des pressions trop élevées en tête de cuvelage 1, la chambre 30 ainsi
dégagée n'ayant alors pas de fonction particulière de stockage actif gaz.
[0043] D'autres applications conduiront à utiliser cette chambre de stockage 30 pour le
stockage des condensats hydrocarbures liquides, et même plusieurs puits d'un gisement
pourront avoir des chambres de stockage 30 remplissant simultanément et/ou successivement
les trois fonctions précédemment définies de stockage gaz, espace "mort" et stockage
condensat.
[0044] Les figures 4a et 4b schématisent la comparaison de l'évolution de la pression aux
abords d'un puits débitant en continu sans injection de condensats, et l'évolution
de la pression aux abords d'un puits débitant cycliquement avec injection de condensat.
Sur la figure 4a est représentée, a titre de comparaison, l'évolution de la pression
dans le gisement aux abords du puits si celui-ci est soutiré en continu ou par pompage
continu. On voit que la pression qui à l'origine de l'exploitation (temps To) est
représentée par une droite horizontale Co, va glisser à la courbe C1 après une durée
d'exploitation T1 puis à la courbe C2, après un temps d'exploitation T2. Si après
cette phase d'exploitation continue, le puits est fermé pendant un temps T3, la courbe
C2 va glisser en sens inverse jusqu'à la courbe C3 et, par exemple, la pression à
une distance R de l'axe du puits qui avait chuté à la valeur P2 remonte à la valeur
P3.
[0045] Si maintenant sur la figure 4b est représentée l'évolution de la pression dans le
gisement aux abords du puits dans lequel est effectué un soutirage cyclique on voit
que la courbe représentant 1a pression dans le gisement aux abords du puits aura atteint
le profil C2 après le temps T2 de soutirage du cycle. Le puits étant fermé, on peut
dire que la pression évoluerait en sens inverse après un temps T3 de fermeture pour
atteindre le profil C3, si il n'y avait pas d'injection de condensat miscible, par
le puits dans la zone productrice. Mais l'injection de condensat va déplacer cette
dernière courbe pour deux raisons simultanément.
[0046] Premièrement, sous l'effet de la baisse de viscosité du brut et sous l'effet de l'augmentation
de la periméa- bilité relative au mélange pétrole brut-condensat, la remontée de pression
sera plus rapide et la courbe C31 glissera en C32.
[0047] Deuxièmement, sous l'effet de la remontée de pression, du fait de l'injection de
condensat par le puits, la courbe C32 passera à la courbe C3 toujours dans le même
laps de temps T3. Comme le débit du puits est fonction directe de la baisse de pression,
le débit instantané pourra être plus élevé et, d'autre part, la baisse de pression
étant plus uniformément répartie dans un volume plus grand du gisement, des régions
plus éloignées du puits que précédemment participeront à la production, par voie de
conséquence la récupération du pétrole brut en place dans le gisement sera considérablement
améliorée, sans pour autant faire intervenir obligatoirement des fluides étrangers.
[0048] Avec référence aux figures 5a à 5d, il est maintenant montré, sur un diagramme triple,
l'évolution de la pression et l'état de remplissage ou de vidange du puits durant
un cycle de production, en se référant à la complétion du puits selon la figure 1.
[0049]
La figure 5a montre l'évolution de la pression du gaz de déplacement en tête du cuvelage
principal 1 durant le cycle de production.
La figure 5b montre l'état de vidange et de remplissage de la capacité 9 intérieure
au cuvelage principal 1.
La figure 5c montre l'évolution de la pression dans le fond du puits, en dessous du
bouchon étanche 3, et
La figure 5d montre les phases pendant lesquelles peuvent être effectuées les injections
de condensats.
[0050] Avec référence à la figure 6 il est maintenant montré le décalage des cycles de production
pour quatre puits, par exemple courbes Pl, P2, P3, P4, de façon à limiter la puissance
installée de compression du gaz de déplacement et obtenir un débit aussi régulier
que possible de la production moyenne des quatre puits.
[0051] Un premier avantage des modes de réalisation précédemment décrits consiste en ce
qu'on utilise cycliquement du gaz pour fournir l'énergie nécessaire à acheminer les
hydrocarbures liquides au moins jusqu'en surface, la totalité ou une partie de ce
gaz moteur étant extraite dans le ou les puits de production par dégazage partiel
ou total des hydrocarbures qui y sont contenus, ledit gaz étant injecté et purgé alternativement
afin de permettre, d'une part, la remontée de pression dans le gisement aux abords
du puits de production et l'injection de condensats d'hydrocarbures dans ledit puits
et ledit gisement, et, d'autre part, l'éjection des liquides contenus dans ledit puits.
I1 est clair qu'en procédant de cette façon la pression au fond du puits pourra atteindre
une valeur très basse, même bien inférieure aux pressions d'abandon de gisement généralement
pratiquées, en tous cas inférieure au point de bulle du pétrole brut dans le gisement,
sans pour autant générer de problèmes insurmontables, la capacité 9 aménagée dans
le cuvelage principal 1 jouant alors le rôle de séparateur de phases liquide et gazeuse.
[0052] On provoque ainsi volontairement une respiration des puits, cette respiration étant
ajustable à volonté depuis la surface, en fréquence, volume et pression dans les limites
définies par les caractéristiques dimensionnelles des équipements des puits et par
les caractéristiques des installations d'injection de gaz et de récupération des condensats,
le débit de pétrole brut étant fonction de ses propres caractéristiques, de celles
du gisement, de la différence de pression imposée au niveau du gisement, du volume
et des caractéristiques du condensat injecté. En outre, la chasse en surface des liquides
provisoirement stockés dans la capacité 9 du cuvelage principal 1, pourra être effectuée
de manière lente ou rapide selon l'effet recherché c'est-à-dire lentement si l'on
souhaite bénéficier d'un refroidissement par échange thermique avec les terrains traversés
jusqu'en surface, voire la mer, ou rapidement si l'on veut diminuer les déperditions
calorifiques.
[0053] Ainsi, ce procédé perfectionné est applicable à des gisements en cours de déplétion,
voire déjà abandonnés.
[0054] Il est clair également que l'énergie complémentaire fournie au pétrole brut pour
lui permettre d'atteindre les installations de surface n'est pas transmise par des
organes mécaniques ni électriques depuis la surface, ce qui rend ce procédé particulièrement
intéressant pour l'exploitation des puits fortement déviés de la verticale, voire
horizontaux, lesdits puits pouvant être situés à terre ou en mer, sans vraiment de
limitations du fait de la profondeur d'eau au droit des puits et/ou du gisement, et
permettant ainsi l'implantation des installations de production de surface à distance
du gisement sans nécessiter surtout un accès vertical ou subvertical permanent au
droit desdits puits ou dudit gisement.
[0055] Il arrive également que la matrice du gisement soit hétérogène et que le cheminement
du pétrole soit favorisé dans des canaux préférentiels (fingering et channelling).
Dans ce cas, la production du ou des puits sera alimentée par des zones de plus en
plus lointaines des puits, alors que des zones recellant des quantités importantes
de pétrole situées au voisinage des puits ne participeront que très peu à la production,
ce pétrole piégé restant habituellement en place dans le gisement jusqu'à l'abandon
de l'exploitation. L'injection de condensat dans le gisement, suivie de production
(rocking), va permettre par imbibition et solubilisation d'atteindre ces zones autrement
inexploitables.
[0056] Un deuxième avantage, obtenu par l'installation selon l'invention, consiste en ce
que l'on fait alterner, pour chaque puits, des périodes de production du gisement,
suivies de périodes de remontée de pression dans le gisement durant lesquelles une
injection de condensats hydrocarbures sera effectuée. Les fluides produits par le
gisement et mélangés aux condensats hydrocarbures sont stockés en fond de puits pendant
le débit du gisement et sont éjectés par un gaz de chasse,,de préférence le gaz associé
au pétrole brut récupéré en surface et recomprimé avec extraction des condensats hydrocarbures,
durant les périodes de remontée de pression dans le gisement.
[0057] Un troisième avantage selon l'invention consiste en ce que l'on favorise l'écoulement
du pétrole brut dans la matrice du gisement par lessivage avec des condensats hydrocarbures
de préférence extraits de l'effluent du gisement et réinjectés dans le gisement. Cette
injection est effectuée de façon discontinue, de préférence pendant les périodes de
remontée de pression du gisement, afin de permettre la pénétration de la matrice par
les condensats, ce qui conduit à plusieurs effets concourants à l'augmentation de
la récupération des fluides du gisement et de la productivité des puits.
[0058] Un quatrième avantage consiste en ce que, dès lors qu'un excédent de condensat sera
constitué jour après jour, on stocke ce volume excédentaire et on l'injecte périodiquement
dans au moins un puits dont le cycle de production sera arrêté pendant une durée suffisante,
de façon à permettre l'injection elle-même puis l'im aibition de la matrice du gisement
dans des régions de plus en plus lointaines qui ne seraient pas atteintes par les
injections effectuées durant les cycles normaux de production. Dès que la déplètion
du gisement sera jugée suffisante, la totalité des condensats excédentaires disponibles
sera injectée dans un ou plusieurs puits et déplacée vers les autres puits demeurant
en production, par le pompage d'un fluide de déplacement caractérisé par un rapport
de mobilité favorable entre le fluide de déplacement et les condensats afin d'effectuer
un balayage dont le front de déplacement sera stabilisé et améliorer ainsi la récupération
du pétrole brut encore contenu dans le gisement.
[0059] Un cinquième avantage procuré par l'invention consiste en ce que l'on injecte, de
façon continue ou discontinue, une partie des condensats, en tête du cuvelage principal
1, par l'intermédiaire d'une vanne automatique ou manuelle de façon à éviter le figeage,
en particulier durant les périodes de démarrage, du pétrole ayant subi un refroidissement
dans la partie supérieure du puits.
[0060] En outre, ce perfectionnement permettra d'effectuer l'ajout directement dans le puits
d'agents physico-chimiques permettant de contrôler ou de maîtriser des problèmes pouvant
survenir ultérieurement dans les installations de production, tels que le moussage
ou l'émulsification.
[0061] I1 permet également d'ajuster si nécessaire la densité et la viscosité du pétrole
ou du mélange remontant des profondeurs du puits.
[0062] L'injection de ce condensat pourra être effectuée dans la partie annulaire du puits
a l'aide d'une tubulure séparée, ou conjointement avec l'injection du gaz moteur nécessaire
à l'éjection des fluides du puits si ce dernier est requis pour assurer le débit du
puits.
[0063] Un sixième avantage procuré par l'invention consiste en ce que l'on compense, dans
la partie du puits soumise à leurs effets, les variations de températures provoquées
par la détente du gaz moteur ou autre, et/ou la baisse de température correspondant
au gradient géothermique durant les phases de remplissage et de stabilisation du puits,
ces dernières pouvant conduire au dépôt et/ou à l'accumulation des composants du pétrole
brut à point de figeage élevé ou à haute viscosité, gênant ou empêchant la mise en
oeuvre correcte du procédé faisant objet du brevet européen n° 0 089 986.
[0064] Avec référence à la figure 1, un système 20 de réchauffage par résistance électrique,
serpentin de vapeur ou de fluide chaud peut être installé dans la partie supérieure
du puits. Il pourra être auto-régulant ou régulé par un dispositif connu se basant
sur la température de sortie de t'effluent par exemple.
[0065] Un septième avantage consiste en ce que l'on peut stabiliser les condensats issus
des unités de récupération (références 9 et ou 6 de la figure du brevet susmentiormé)
placées en surface et en particulier les condensats froids contenant une quantité
importante de méthane et d'éthane. En effet, pour de nombreuses applications, il n'apparaît
pas souhaitable d'injecter dans le fond du puits et, surtout dans le gisement, des
condensats trop légers risquant de générer une production de gaz intempestive, ou
de passer le point de bulle des condensats eux-mêmes durant leur acheminement vers
le fond du puits, entravant ainsi le cheminement des condensats par piégeage du gaz
(vapeur lock).
[0066] Cette stabilisation pourra s'effectuer par une élévation de température et/ou une
baisse de pression de ces condensats par un procédé bien connu avec prélèvement d'une
partie des composants les plus légers et leur réincorporation éventuelle dans l'effluent
en cours de traitement en un point tel qu'il y ait compatibilité de pression ou que
le procédé en soit bénéficiaire. Mais elle pourra aussi s'effectuer, afin de conserver
une quantité et/ou une qualité optimum du condensat, par le remélange avec une partie
de l'effluent liquide pris dans, ou en aval de l'unité de séparation (référence 4
du brevet européen susmentionné).
[0067] En procédant de cette façon il sera, en particulier, possible d'ajuster le point
de bulle du condensat aux variations des conditions thermodynamiques du gisement provenant
de sa déplétion, ou bien d'affiner la solution à des problèmes de relèvement de nappe
d'eau (water conning) ou de rabaissement de nappe de gaz (gaz conning), ou encore
de particulariser la composition du condensat pour résoudre des problèmes de pétrole
à point de figeage élevé. Dans ce dernier cas il peut être souhaitable de dévier une
partie des liquides produits dans l'unité 4 du brevet susmentionné (side stream) et
d'en extraire par des moyens classiques une coupe intermédiaire d'hydrocarbure qui
sera ensuite injectée dans le gisement, remélangée ou non aux condensats, afin d'en
renforcer le pouvoir solubilisant selon l'application, à moins que cette coupe ne
serve de base à la génération d'un solvant plus sélectif propre à résoudre le problème
posé, directement au voisinage des installations objet du brevet susmentionné, dans
le but évident de diminuer les coûts et aléas de transport et éviter les problèmes
d'imcompatibilités physico-chimiques si ledit solvant était généré à partir du pétrole
d'un autre gisement.
[0068] La figure 7 présente un mode de réalisation comportant des variantes d'installation
permettant de réchauffer efficacement le pétrole accumulé dans le puits, durant sa
phase d'éjection, et, conjointement, de générer l'énergie nécessaire à l'évacuation
des liquides jusqu'en surface.
[0069] I1 est réalisé par exemple par la mise en place dans un cuvelage principal 1 d'un
bouchon étanche 3 percé d'un ou plusieurs orifices étanchéifiables 17, 18, placé au-dessus
du niveau de la zone productrice 15.
[0070] L'orifice 17 reçoit un clapet de pied 6 racccordê ou non par une tubulure crépinée
à la tubulure de production 4 équipée elle-même d'un clapet de pied 7.
[0071] L'orifice 18 permet le passage d'une tubulure 5 d'injection de condensats depuis
la surface du sol jusqu'au niveau de la zone productrice. On notera que l'orifice
17 peut être équipé d'un noyau étanche permettant le passage simultané du clapet de
pied 6 et de la tubulure d'injection de condensat 5, ceci afin de simplifier le bouchon
étanche 3 et les procédures de mise en place des différents éléments.
[0072] En surface, le puits est équipé d'une tubulure d'amenée de condensat 13, d'une tubulure
d'évacuation de l'effluent 12, d'une conduite d'amenée d'air ou de mélange air-gaz
ou air-hydrocarbures pulvérisés 44 au travers d'un carburateur d'un modèle connu 45,
cette dernière tubulure pouvant se prolonger à l'intérieur du cuvelage 1 et se terminer
par une crépine 46 répartissant l'air ou le mélange injecté sur une certaine hauteur
dans la partie supérieure du cuvelage principal 1, d'une tubulure d'échappement 47
munie d'une soupape de sécurité contre la pression 48, et finalement d'un moyen d'allumage
49 par arc électrique point chaud ou autre.
[0073] Le fonctionnement de cette installation sera alors le suivant : dès que le niveau
dans le puits a atteint un niveau jugé suffisant 50, il est procédé à l'injection
d'air ou de mélange carburant-air par la tubulure 46. Dès que le volume et surtout
la pression en tête du cuvelage 1 a atteint une valeur susceptible de ne pas mettre
en danger l'ouvrage après explosion il est procédé à l'allumage du mélange par le
dispositif 49. L'explosion amortie par le volume de gaz hydrocarbure sous-jacent et
ne pouvant participer à la combustion par manque de comburant, va créer une surpression
fermant le clapet de pied 6 et chassant une partie des liquides accumulés dans le
cuvelage principal 1 jusqu'en surface par la tubulure 4 au travers du clapet de pied
7. Les liquides ainsi chassés seront réchauffés pendant leur transit dans la tubulure
4 au travers de la zone où la combustion s'est développée.
[0074] Dès que les liquides cessent de couler en surface par la tubulure 4, la tubulure
47 sera ouverte en surface pour permettre l'évacuation des gaz brûlés ainsi que le
remplissage du puits par la pression de la couche. Le puits sera alors prêt pour un
nouveau cycle.
[0075] Si il est accepté une retombée des liquides de la tubulure 4, en fin de chasse, ou
si une partie des gaz peut s'échapper par l'extrémité inférieure de la tubulure 4,
le clapet de pied 7 peut être supprimé tel que représenté sur la figure 7b dans la
vue partielle du fond de puits.
[0076] Avec référence à la figure 7c, si le volume des liquides accumulé dans la partie
basse du cuvelage principal 1 est faible, la réduction de l'espace mort 55 en tête
de puits sera obtenue par la mise en place d'un chemisage 56 étanche à son extrémité
inférieure ou non, ceci dans le but de régler la pression et le volume des gaz de
chasse et créer une enceinte interchangeable dans la partie haute du puits soumise
au contact de la combustion et à une corrosion relativement intense.
[0077] Un ou plusieurs des perfectionnements ci-dessus décrits pourront être utilisés simultanément
selon les condi-i ti:ons du gisement et le problème à résoudre.
1 - Installation de production pour la mise en oeuvre du procédé de production de
gisements d'hydrocarbures, selon la revendication 8 du brevet européen n° 0 089 986,
caractérisée e n ce qu'elle comprend :
- au moins un cuvelage étanche (1) dont la base est en communication avec le gisement
(15) ;
- au moins un bouchon étanche (3), disposé dans la partie inférieure du cuvelage (1)
et réalisant, avec la partie supérieure de celui-ci une capacité (9) ;
- au moins un conduit (14) débouchant dans la partie supérieure de ladite capacité,
ce conduit (14) permettant de réaliser dans la capacité (9) soit une purge de gaz,
soit une injection de gaz sous pression :
- une tubulure d'injection (13) de condensat traversant la capacité et débouchant
dans la base du cuvelage (1) au-delà dudit bouchon (3) ;
- une tubulure de production (4) traversant ladite capacité (9) et éventuellement
ledit bouchon (3), cette tubulure communiquant, dans sa partie supérieure, avec une
tubulure de sortie de l'effluent (12) et dans sa partie inférieure avec le volume
intérieur du cuvelage (1) en aval du bouchon (3) ainsi qu'avec ladite capacité, par
l'intermédiaire d'un système d'obturation permettant d'obtenir un cycle de fonctionnement
comprenant au moins les phases suivantes:
- au cours d'une phase initiale, le système d'obturation laisse le passage de l'effluent
à l'intérieur de la capacité (9) qui dès lors se remplit.
- au cours d'une seconde phase pendant laquelle un gaz sous pression est injecté dans
la capacité (9) par le susdit conduit (14), le système d'obturation empêche le retour
de l'effluent contenu dans la capacité (9), vers le gisement (15), tandis qu'il autorise
son passage vers la tubulure de sortie (12) par la tubulure de production (4) (chasse
à gaz), cette seconde phase comprenant en outre simultanément une injection de condensats
dans le gisement (15), et
- au cours d'une troisième phase le système d'obturation retient éventuellement la
colonne d'effluent dans la tubulure de production (4) et autorise le passage, vers
la capacité (9), de l'effluent mélangé aux condensats injectés dans le gisement, de
sorte qu'un nouveau cycle peut recommencer.
2 - Installation selon la revendication 1, caractérisé en ce que le susdit système
d'obturation comprpnd, dans la partie inférieure de la tubulure de production (4), au moins un clapet
de pied anti-retour (6) situé en aval de l'orifice de communication entre la tubulure
de production (4) et la capacité (9).
3 - Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le susdit système
d'obturation comprend, dans la partie inférieure de la tubulure de production (4),
deux clapets de pied anti-retour (6, 7) disposés en série et en ce que l'orifice de
communication entre la tubulure de production (4) et la capacité (9) est situé entre
les deux clapets (6, 7).
4 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle
comprend des moyens permettant de transmettre le gaz sous pression accumulé dans la
capacité (9) en fin de chasse des liquides, dans un autre puits équipé d'une installation
similaire se trouvant prêt à être chassé jusqu'à l'équilibre des pressions entre les
deux puits.
5 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que
les susdits clapets de pied (6, 7) sont retirables simultanément ou indépendamment
l'un de l'autre, par l'intérieur de la tubulure de production (4), et réancrables
après vérification ou échange en surface.
6 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que
le clapet de pied (7) situé au-dessus de l'orifice de communication entre la tubulure
de production (4) et la capacité (9), ainsi que ladite tubulure de production (4)
peuvent être abaissés pas à pas, selon le but recherché.
7 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que
la tubulure de production (4) comprend un ou plusieurs orifices calibrés, convenablement
répartis, permettant au gaz accumulé dans le haut de la capacité (9) de pénétrer dans
la tubulure (4) durant la chasse des liquides, ceci dans le but de diminuer la densité
moyenne de la colonne de fluide circulant dans la tubulure (4) et de favoriser le
débit.
8 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que
les clapets de pied (6, 7) sont situés en face et même en dessous du niveau du gisement
(15) afin de permettre le soutirage du gisement et en ce que, dans ce cas, la partie
de la tubulure de production comprise entre les deux clapets de pied (6, 7) est raccordée
à la capacité (9) par l'intermédiaire d'un conduit.
9 - Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que, pour permettre
l'inversion des circulations, le cuvelage (1) est obturé par deux bouchons étanches
(3, 31) que traverse la tubulure d'injection de condensats (5), en ce que ces deux
bouchons (3, 31) délimitent une chambre intermédiaire (31') dans laquelle débouche
la tubulure de production (4), en ce que la capacité (9) qui se trouve alors délimitée
par le bouchon supérieur (31) communique avec la chambre intermédiaire (31') au moyen
d'un conduit équipé d'un clapet de pied (7), en ce que le bouchon inférieur (3) comprend
un passage vers le gisement équipé d'un second clapet de pied (6) et en ce que le
cuvelage (1) peut en outre comprendre, dans sa partie supérieure, une conduite de
sortie (14) pouvant servir à l'évacuation de l'effluent et du condensat.
10 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle
comprend en outre un bouchon étanche supplémentaire (32) monté dans la partie supérieure
du cuvelage (1) de manière à séparer la susdite capacité en deux chambres, à savoir,
une chambre supérieure (30) pouvant servir au stockage d'un gaz ou même de liquides
tels que par exemple les condensats et une chambre inférieure remplissant les fonctions
de la susdite capacité (9), ledit bouchon supplémentaire (32) étant traversé par au
moins la tubulure de production (4), la tubulure d'injection des condensats (5) et
par une tubulure traversant la chambre supérieure (30) et servant à l'entrée et à
la sortie du gaz de chasse pour la chambre inférieure (capacité 9), ladite installation
pouvant en outre comprendre une tubulure plongeante (38) permettant d'alimenter ou
de soutirer un gaz dans la chambre supérieure (30) ainsi que de vidanger éventuellement
les liquides existants ou pouvant s'accumuler dans la partie inférieure de la chambre
(30).
11 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle
comprend une vanne automatique ou manuelle permettant d'injecter, de façon continue
ou discontinue, une partie des condensats en tête de cuvelage (1) de façon à éviter
le figeage, en particulier durant les périodes de démarrage, de l'effluent ayant subi
un refroidissement dans la partie supérieure du puits.
12 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle
comprend des moyens de chauffage (20) installés dans la partie supérieure du cuvelage
(1), ces moyens de chauffage pouvant être auto-régulant ou régulés par un dispositif
connu se basant, par exemple, sur la température de sortie de l'effluent.
13 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle
comprend des moyens permettant de stabiliser les condensats, et, en particulier, les
condensats froids contenant une quantité importante de méthane et d'éthane, ces moyens
pouvant effectuer une élévation de température et/ou une baisse de pression des condensats
avec prélèvement éventuel d'une partie des composants les plus légers et leur réincorporation
éventuelle dans l'effluent en cours de traitement, par exemple en un point tel qu'il
y ait compatibilité de pression.
14 - Installation selon la revendication 13, caractérisée en ce que les susdits moyens
effectuent un recyclage du condensat avec une partie de l'effluent liquide.
15 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle
comprend des moyens de réchauffer efficacement l'effluent amendé dans le puits et
de générer conjointement l'énergie nécessaire à l'évacuation des liquides jusqu'en
surface.
16 - Installation selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'elle comprend :
- un cuvelage (1) étanché équipé dans sa partie inférieure d'un bouchon étanche (3)
percé d'au moins un orifice (17) recevant un premier clapet de pied (6) ;
- une tubulure de production (4) s'étendant à l'intérieur du cuvelage et éventuellement
équipée d'un second clapet de pied (7) situé au-dessus du bouchon (3), cette tubulure
pouvant être éventuellement raccordée au premier clapet (6) par exemple par une tubulure
crépinée ;
- une tubulure (5) d'injection de condensats depuis la surface, cette tubulure s'étendant
le long du cuvelage et passant au travers du bouchon (3) ;
- une tubulure (12) d'évacuation de l'effluent raccordée en surface à la tubulure
de production (4) ;
- une tubulure d'amenée de condensat (13) raccordée en surface à la tubulure d'injection
des condensats (5) ;
- une tubulure (44) d'amenée d'air ou de mélange air-gaz ou air-hydrocarbure pulvérisés
au travers d'un carburateur (45), cette tubulure pouvant se prolonger à l'intérieur
du cuvelage et se terminer par une crépine (46) répartissant l'air ou le mélange injecté
sur une certaine hauteur, dans la partie supérieure du cuvelage (1) ;
- une tubulure d'échappement (47) munie d'une soupape de sécurité (48) contre la pression
;
- un moyen d'allumage (49) par un arc électrique, point chaud ou analogue, permettant
de provoquer l'explosion du mélange air-carburant injecté dans le cuvelage (1).
17 - Installation selon la revendication 16, caractérisé en ce que le cuvelage (1)
comprend, dans sa partie supérieure, un chemisage étanche ou non (56) réalisant un
espace mort (55), dans le but de régler la pression et le volume des gaz de chasse
et créer une enceinte interchangeable dans la partie haute du cuvelage (1) soumise
au contact de la combustion et à une corrosion relativement intense.
18 - Procédé pour la mise en oeuvre de l'installation selon l'une des revendications
précédentes.