[0001] La présente invention est relative à une pièce d'horlogerie électronique comprenant
au moins un indicateur d'heures (7), un indicateur de minutes (6) et un organe correcteur
(A,B,C) activable manuellement, ledit organe permettant, quand il est activé, la correction
pas à pas dans un sens ou dans l'autre de l'indication des minutes en réponse à une
première manoeuvre déterminée exercée sur l'organe et la correction rapide dans un
sens ou dans l'autre de ladite indication par fuseaux horaires entiers en réponse
à une seconde manoeuvre déterminée et différente de la première exercée sur l'organe.
[0002] Une pièce d'horlogerie répondant à la définition ci-dessus est connue. Dans les modèles
les plus récents de montres électroniques l'organe correcteur se présente sous la
forme d'une tige couronne rappelant celle des montres mécaniques et à laquelle les
utilisateurs sont les plus habitués. Certains de ces modèles sont conçus pour permettre
une correction de fuseau horaire, c'est-à-dire une modification de l'affichage par
heures entières. Le document CH-A-643 427 G ou son correspondant US-A-4'398'831, décrit
comme connue une solution qui consiste à sélectionner l'information à corriger, heures
et minutes ou fuseau horaire, en tournant la tige dans un sens ou dans l'autre tout
en la maintenant dans sa position non activée, puis à tirer la tige et à la tourner
ensuite à nouveau pour corriger l'information sélectionnée, la rotation dans un sens
ou dans l'autre de la tige permettant alors d'avancer ou de retarder la montre. Le
document cité indique aussi qu'il est connu de modifier l'indication des heures (fuseau
horaire) ou l'indication des minutes en tournant la tige de mise à l'heure respectivement
à vitesse rapide ou à vitesse lente, l'affichage progressant ou régressant selon le
sens de la rotation.
[0003] Cette dernière proposition est intéressante, car elle simplifie les manipulations
de correction qui toutes ont lieu en position activée (ou tirée) de la tige. Le document
cité mentionne cependant qu'il y a risque de la perte d'heure. Ceci est en effet aisément
compréhensible. Si l'on suppose que pour une telle montre on ait d'abord sélectionné
la correction des heures (fuseau horaire) et des minutes en position neutre de la
tige, puis qu'on ait tiré la tige en position de correction et que dans cette position
on veuille pocéder à une correction du fuseau horaire, il faudra tourner la tige à
vitesse rapide. Alors, selon le sens de rotation de la tige, on fera parcourir à l'aiguille
des minutes un tour de cadran complet en avant ou en arrière. Cependant, si le mouvement
de rotation n'a pas été effectué assez rapidement par suite de maladresse ou simplement
d'inattention, on aura fait une correction de minutes non désirée et l'on aura ainsi
perdu l'heure exacte.
[0004] Pour palier l'inconvénient qui vient d'être mentionné, le document cité propose de
corriger l'indication du fuseau horaire quand l'organe de commande se trouve dans
sa position neutre de repos, la correction des minutes pouvant s'effectuer quant la
tige est activée en position de correction. Cette solution manque toutefois de logique
car l'utilisateur doit se souvenir que la correction du fuseau horaire ne peut se
faire que dans une position axiale de la tige qui normalement est réservée à la sélection
des données à corriger. De plus si la position neutre de la tige sert à la sélection
des données par rotation lente, la solution proposée n'évitera pas une correction
intempestive du fuseau horaire si cette tige est tournée rapidement lorsqu'on procède
à ladite sélection.
[0005] Aussi la présente invention se propose-t-elle d'apporter un remède pour éviter la
perte de l'heure dans une montre où la correction des minutes et la correction du
fuseau horaire s'effectuent dans une même position activée de l'organe de correction
et en choisissant la manoeuvre à appliquer audit organe. Pour cela la montre comporte
des moyens pour annuler toutes corrections des minutes qui auraient précédé une correction
du fuseau horaire. De cette façon le fuseau horaire sera toujours corrigé par rapport
au temps réel qui courait quand l'organe de correction a été activé. Ainsi une perte
de l'heure est totalement exclue.
[0006] L'invention sera comprise maintenant à la lumière de la description qui suit et pour
l'intelligence de laquelle on se référera, à titre d'exemple au dessin dans lequel:
La figure 1 est un schéma d'une organisation possible du circuit électronique permettant
la mise à l'heure de la pièce d'horlogerie selon l'invention.
La figure 2a est une représentation de la marche de l'aiguille de minutes quand la
correction pas à pas de ladite aiguille précède la correction du fuseau horaire et
que lesdites corrections ont lieu dans le même sens de marche.
La figure 2b est une représentation de la marche de l'aiguille de minutes quand la
correction pas à pas de ladite aiguille précède la correction du fuseau horaire et
que lesdites corrections ont lieu dans des sens opposés de marche.
La figure 3a est un diagramme de signaux illustrant le fonctionnement du circuit de
la figure 1 quand les corrections ont lieu selon la marche représentée en figure 2a
et
La figure 3b est un diagramme de signaux illustrant le fonctionnement du circuit de
la figure 1 quand les corrections ont lieu selon la marche représentée en figure 2b.
[0007] On l'a dit plus haut, la pièce d'horlogerie selon l'invention possède au moins un
indicateur d'heures et un indicateur de minutes. Pour fixer les idées, ces indicateurs
sont d'une part une aiguille de minutes et d'autre part une aiguille d'heures, cette
dernière étant liée mécaniquement à la première par une minuterie mécanique. La montre
comporte aussi une tige-couronne qui peut prendre deux positions axiales. Une première
position neutre enfoncée permet de sélectionner les données à corriger, ces données
pouvant être entre autres l'heure, une fonction timer, une fonction chronographe,
etc. La sélection s'opère par la rotation de la couronne. Pour rendre visible à l'utilisateur
laquelle des données a été sélectionnée, on peut faire apparaître celles-ci sur un
affichage auxiliaire, par exemple un affichage digital à cristal liquide.
[0008] Si l'on désire corriger l'affichage de l'heure qui est l'objet de la présente invention,
on tire la couronne dans une seconde position active, après avoir sélectionné l'indication
de l'heure. De cette position, si l'on tourne la couronne lentement, dans un sens
ou dans l'autre, on ajoute ou retranche des minutes à l'affichage de l'aiguille des
minutes. Ainsi l'aiguille progressera ou régressera pas à pas, l'utilisateur restant
maître de la correction à apporter. De cette position également si l'on tourne la
couronne rapidement, dans un sens ou dans l'autre, on ajoute ou retranche un fuseau
horaire entier à l'affichage de l'heure, l'aiguille des minutes parcourant alors exactement
un tour de cadran. Ces manipulations sont connues. On se référera pour cela au document
cité plus haut de même qu'au brevet CH-A-632 894 (correspondant au document US-A 4'379'642).
[0009] On l'a déjà dit, la présente invention propose la correction des minutes et la correction
du fuseau horaire dans la même position active de la couronne et cela sans risquer
la perte de l'heure si une correction des minutes a précédé une correction du fuseau
horaire.
[0010] Un schéma possible réalisant le but visé est montré en figure 1. Il comporte comme
cela est connu de l'art antérieur une base de temps 1, telle qu'un oscillateur à quartz
produisant un signal à haute fréquence, par exemple 32 kHz, un diviseur de fréquence
2 composé d'une série de flip-flops branchés en cascade et fournissant à un compteur
de secondes 3 un signal d'impulsions de temps normales dont la fréquence est choisie
ici à 1 Hz. Le compteur de secondes 3 fournit à sa sortie une impulsion de minute
qui, via le circuit OU 4 et le circuit de mise en forme 5, fait avancer l'aiguille
de minutes 6 par pas de une minute. L'aiguille de minutes est entraînée par un moteur
pas à pas capable de marcher dans les deux sens de rotation et dont le sens de marche
dépend du signal présent sur la ligne 8 du circuit de mise en forme 5. Quand la montre
fonctionne normalement, ce signal vaut 1 et l'aiguille de minute progresse dans le
sens horaire.
[0011] La montre comporte encore une tige de commande manuelle rotative à deux positions
axiales l'une de repos et l'autre de travail, non représentée sur la figure 1, qui,
lorsqu'elle pivote, actionne deux commutateurs mécaniques A et B qui génèrent deux
signaux formés chacun d'une suite d'impulsions ayant une fréquence proportionnelle
à la vitesse de rotation de l'organe de commande, et déphasés l'un par rapport à l'autre,
le signe de déphasage dépendant du sens de rotation. Un troisième commutateur C actionné
par la tige de commande lorsqu'elle est déplacée axialement fournit un signal logique
représentatif de la position occupée par la tige. Ces commutateurs décrits en détail
dans le document CH-A-643 427 G cité ci-dessus agissent sur un circuit de commande
9 qui ne sera pas décrit dans le détail ici, d'une part parce qu'il ne fait pas partie
de la présente invention et d'autre part parce qu'il en est abondamment question dans
le document cité.
[0012] Pour la compréhension de ce qui va suivre, on résumera ci-après les diverses fonctions
du bloc 9 en précisant quels sont les signaux qu'il émet sur ses diverses sorties
quand on active le commutateur C et qu'on agit ensuite sur la couronne en faisant
jouer les commutateurs A et B.
1. Quand on tire la tige de la position neutre enfoncée à la position active tirée,
le bloc 9 émet une impulsion dite de remise à zéro sur sa sortie IR (reset).
2. Quand on exerce une rotation lente sur la tige en position axiale tirée (le jeu
des commutateurs A et B produisant par exemple moins de 4 impulsions en 100 msec)
des impulsions isolées apparaissent à la sortie HMC du bloc 9.
[0013] Pendant cette opération, le bloc 9 émet un signal logique 1 sur sa sortie MC qui
est un signal représentatif de la correction pas à pas des minutes.
3. Quand on exerce une rotation rapide sur la tige en position axiale tirée (le jeu
des commutateurs A et B produisant par exemple plus de 4 impulsions en 100 msec) un
signal à fréquence élevée (par exemple 64 Hz et en provenance du diviseur 2), apparaît
à la sortie HMC du bloc 9. Pendant cette opération, le bloc 9 émet un signal logique
1 sur sa sortie FC qui est un signal représentatif de la correction rapide (fuseau
horaire).
4. Quand on tourne la couronne pour déplacer l'aiguille de minutes dans le sens horaire,
le bloc 9 émet un signal logique 1 (up) sur sa sortie SC. Quand on tourne la couronne
pour déplacer l'aiguille de minutes dans le sens antihoraire, le bloc 9 émet un signal
logique 0 (down) sur sa sortie SC. Ces signaux sont émis quelle que soit la vitesse
à laquelle se déplace l'aiguille. Ils sont représentatifs du sens de correction.
5. Le bloc 9 est pourvu d'une entrée stop. Il interrompt l'émission du signal à fréquence
élevée sur sa sortie HMC quand une impulsion de blocage de correction parvient à cette
entrée.
[0014] La figure 1 montre que la sortie HMC (cadence) du bloc 9 est reliée à l'affichage
de la montre via le circuit OU 4 et que la sortie SC (sens) est reliée audit affichage
via le circuit de mise en forme 5 par la ligne 8. Ainsi l'aiguille de minute va se
déplacer pas par pas ou à grande vitesse dans un sens ou dans l'autre, selon la manoeuvre
exercée sur la couronne.
[0015] Selon l'invention la pièce d'horlogerie comporte des moyens pour annuler toutes corrections
des minutes qui auraient précédé une correction du fuseau horaire quand l'organe correcteur
est activé. De cette façon, en réponse à la manoeuvre de rotation rapide de la couronne,
on provoque toujours une correction d'un fuseau horaire entier par rapport au temps
réel qui court à partir du moment où la couronne est disposée en position tirée active.
De cette façon une correction intempestive, non voulue, de quelques minutes n'est
pas prise en compte dans la correction du fuseau horaire qui reste aligné sur l'heure
exacte.
[0016] La figure 1 montre un exemple de moyens permettant d'atteindre le but fixé. Ceux-ci
sont constitués essentiellement d'un compteur- décomteur 10 et d'un circuit 11 associé
au compteur-décompteur 10.
[0017] Le compteur-décompteur 10, par ailleurs bien connu de l'état de la technique, est
chargé par des impulsions HMC parvenant à son entrée CL. Il peut être remis à zéro
si une impulsion est appliquée à son entrée R. Il compte si son entrée U/D (up/down)
est à 1 et décompte si ladite entrée est à zéro. Le compteur
-décompteur utilisé ici a une capacité limitée à 60, c'est-à-dire que partant de zéro
il émet une impulsion 12 de sortie dite de report (carry) quand son entrée CL aura
reçu 60 impulsions qu'il s'agisse d'un comptage (up) ou d'un décomptage (down). Dans
le cas particulier où le compteur-décompteur 10 reçoit sur son entrée CL des premières
impulsions dans le sens de comptage (par exemple 5) puis des secondes impulsions dans
le sens de décomptage, le nombre desdites secondes impulsions étant supérieur au nombre
desdites premières impulsions (par exemple 10), il émettra une impulsion 12 de sortie
dite d'emprunt (borrow) au moment où son contenu passe par zéro. Ceci vaut également
dans le sens inverse décomptage-comptage. Les impulsions de report et d'emprunt 12
se présentent à la sortie du compteur-décompteur sous la même forme et il n'est pas
possible de les distinguer l'une de l'autre sauf par le fait que la première a été
obtenue sans que l'entrée U/D ne change d'état alors que la seconde n'intervient que
lorsqu'il y a eu changement d'état de ladite entrée U/D.
[0018] Le circuit 11 associé au compteur-décompteur comporte essentiellement deux bascules
du type SR 14 et 15. Si une impulsion de remise à l'état (set) est envoyée à l'entrée
S
1, la bascule 14 présente un état logique 1 à sa sortie Q
1 et un état logique 0 à sa sortie Q
1. Il en est de même pour la bascule 15. Inversement si une impulsion de remise à zéro
(reset) est envoyée à l'entrée S
1, la bascule 14 présente un état logique 0 à sa sortie Q
1 et un état logique 1 à sa sortie Q
1. Il en est de même pour la bascule 15. Il faut observer que les bascules SR choisies
ici sont du type maître-esclave (master-slave), c'est-à-dire que la remise à zéro
n'a lieu que sur le second flanc de l'impulsion de commande envoyée sur les entrées
R
1 et R2. Cette particularité permet, comme on le verra par la suite, de faire la distinction
entre une impulsion de report et une impulsion d'emprunt délivrées à la sortie 30
du compteur-décompteur 10.
[0019] Sur les entrées de remise à zéro R
1 et R
2 sont appliquées via une porte OU 16 soit les impulsions 12 se présentant à la sortie
30 du compteur-décompteur 10, soit une impulsion de remise à zéro IR qui prend naissance
quand on active l'organe de correction par son commutateur C. Chaque entrée de remise
à l'état S
1 et S
2 est commandée par une porte ET référencée respectivement par 17 et 18. Ces portes
reçoivent sur leurs entrées les impulsions de correction HMC, le signal représentatif
du sens de correction SC et le signal représentatif de la correction pas à pas des
minutes MC. On observera que le signal SC est appliqué sur la porte 17 tel qu'il apparaît
à la sortie du bloc 9 alors que sur la porte 18 il se trouve inversé par le circuit
inverseur 22. A chaque sortie Q
1 et Q
2 des bascules 14 et 15 est connectée une porte ET référencée respectivement par 19
et 20. Les sorties desdites portes 19 et 20 sont connectées aux entrées d'une porte
OU 21 dont la sortie délivre une impulsion 13 de blocage de correction à l'entrée
stop du bloc 9. Les autres entrées de chacune des portes ET 19 et 20 reçoivent le
signal représentatif du sens de correction SC, le signal représentatif de la correction
rapide (fuseau horaire) FC et les impulsions de sortie 12 émises par le compteur-décompteur
10. On observera également que le signal SC est appliqué sur la porte 20 tel qu'il
apparaît a la sortie du bloc 9, alors que sur la porte 19 ce signal se trouve inversé
par le circuit inverseur 23.
[0020] On va expliquer maintenant le fonctionnement du schéma de la figure 1 en prenant
un exemple pratique de correction du seul fuseau horaire. Lors du passage de l'heure
d'hiver à l'heure d'été, il s'agit d'avancer la montre d'une heure ou si l'on veut,
faire parcourir à l'aiguille de minutes un tour de cadran de 60 minutes dans le sens
de l'avance. Pour cela, après avoir sélectionné la fonction à corriger, on tire la
tige-couronne en position axiale active. L'impulsion IR qui en résulte met à zéro
le compteur-décompteur par son entrée R ainsi que les bascules 14 et 15 par leur entrée
R
1, R
2. A ce moment Q
1, Q
2 sont à 0 et Q
l, Q
2 sont à 1. On imprime ensuite à la couronne une rotation rapide dans le sens nécessaire
à faire avancer l'aiguille de minutes 6 d'un fuseau horaire entier. A la suite de
cette opération, qu'on suppose avoir été faite correctement, la sortie HMC du bloc
9 produit des impulsions à 64 Hz qui commencent à charger le compteur-décompteur 10
dans le sens de l'avance puisque le signal représentatif du sens de correction SC
est au niveau 1. En même temps l'aiguille 6 avance à cadence rapide puisque d'une
part des impulsions à 64 Hz lui parviennent par le circuit OU 4 et que d'autre part
le circuit de mise en forme 5 reçoit un ordre d'avance par la ligne 8. Pendant le
comptage des impulsions les sorties des portes ET 17 et 18 restent à zéro puisque
leur entrée qui reçoit le signal représentatif d'une correction pas à pas MC est à
zéro. Les bascules 14 et 15 ne changent donc pas d'état maintenant ainsi l'état 1
sur les sorties Q
I et Q
2. Toujours pendant ce comptage la porte ET 20 voit ses deux entrées inférieures passer
à 1 puisque les signaux représentatifs du sens de correction SC et du fuseau horaire
FC sont à 1.
[0021] Ainsi les trois entrées inférieures de la porte ET 20 sont à 1 ce qui permet à l'impulsion
12 émise en fin de comptage de passer la porte ET 20 et de fournir à la sortie de
la porte OU 21 une impulsion de blocage de correction 13 qui stoppe les impulsions
à 64 Hz sur la sortie HMC. L'aiguille 6 aura ainsi parcouru une avance de 60 divisions
d'une minute avançant ainsi l'aiguille 7 des heures d'un fuseau horaire. On remarquera
que pendant cette mise à l'heure la porte ET 19 a son entrée inférieure à zéro, le
signal SC étant inversé par le circuit inverseur 23.
[0022] Lors du passage de l'heure d'été à l'heure d'hiver, il s'agit de retarder la montre
d'une heure. Les opérations qui viennent d'être décrites seront les mêmes sauf qu'il
faudra imprimer à la couronne un mouvement de rotation dans le sens inverse. A ce
moment le signal SC présente un état 0 et c'est la porte ET 19 qui conduit de par
l'arrangement symétrique du circuit associé 11.
[0023] La raison d'être du circuit associé 11 ne se justifierait pas si la correction n'affectait
que le fuseau horaire auquel cas on comprend que l'impulsion de sortie 12 du compteur-décompteur
10 pourrait être directement utilisée à stopper l'avance de l'aiguille de minutes.
Cependant comme on s'est fixé pour but de proposer une montre où la mise à l'heure
des minutes pas par pas et le changement de fuseau horaire ont lieu dans la même position
tirée de la couronne, on comprendra qu'il est nécessaire d'annuler toute correction
non voulue de l'aiguille des minutes pas par pas qui aurait précédé une correction
de fuseau horaire, voulue celle-là, si l'on ne veut pas perdre l'heure. Cette annulation
est justement réalisée au moyen de l'arrangement illustré en figure 1.
[0024] Deux cas peuvent se présenter suivant que la correction pas par pas à lieu dans le
même sens ou dans le sens opposé au sens de correction du fuseau horaire. Ils vont
être discutés maintenant à l'aide d'exemples.
a) Corrections dans le même sens
[0025] Il est 4 heures 45 minutes quand on désire avancer l'affichage de la montre d'une
heure. Après avoir sélectionné la double fonction heure-minute à corriger, on dispose
la couronne en position active tirée. Au lieu d'imprimer un mouvement de rotation
rapide à la couronne, on l'actionne trop lentement ce qui a pour résultat d'avancer
l'aiguille de minutes de 5 minutes. Si la montre n'était pas équipée des moyens de
la présente invention, une correction d'un fuseau horaire en avant intervenant après
cette avance de 5 minutes améneraient les aiguilles à indiquer 5 h 50 min au lieu
de 5 h 45 min.
[0026] La figure 2a est une représentation de la marche de l'aiguille de minutes quand la
correction pas à pas de ladite aiguille précède la correction du fuseau horaire et
que lesdites corrections ont lieu dans le même sens de marche. Au départ les aiguilles
d'heures 7 et de minutes 6 indiquent 4 h 45 min. Après une correction erronée en avant
de 5 minutes, l'aiguille de minutes occupe la position 6' et aura avancé de 30° dans
la direction de la flèche 40. A partir de cette position, une correction de fuseau
horaire effectuée dans le même sens fera, selon l'invention, avancer l'aiguille de
55 minutes seulement dans la direction de la flèche 41. La montre indiquera 5 h 45
min: l'aiguille de minutes se retrouvera en position 6 et celle des heures en position
7'.
[0027] On se reportera maintenant à la figure 1 pour expliquer le comportement du schéma
dans le cas considéré. Comme on l'a déjà dit, le bloc 9 émet une impulsion de remise
à zéro IR quand on dispose la couronne en position de correction. le compteur-décompteur
10 est mis à zéro et les sorties Q et Q
2 des bascules 14 et 15 sont au niveau 1.
[0028] On imprime ensuite à la couronne une rotation lente, ce mouvement faisant avancer
l'aiguille de 5 minutes. Le compteur-décompteur 10 aura été incrémenté de 5 impulsions
et l'aiguille 6 aura avancé de 4 h 45 à 4 h 50 (voir aussi fig. 2a). Pendant cette
opération le signal représentatif du sens SC vaut 1, le signal représentatif de la
correction pas à pas MC vaut aussi 1 alors que le signal représentatif du fuseau horaire
FC vaut zéro. La sortie de la porte ET 19 (A
1) reste à zéro car elle reçoit un signal zéro en provenance de l'inverseur 23. Cette
sortie A
1 restera à zéro lors de la correction du fuseau horaire car dans les deux corrections
envisagées ici SC vaut 1 (même sens d'avance). Pendant l'avance pas à pas puis à cadence
rapide la sortie de la porte ET 18 reste à zéro car la sortie de l'inverseur 22 vaut
zéro. Ainsi l'état 1 de la sortie Q
2 de la bascule 15 est conservé. L'entrée inférieure de la porte ET 20 est à 1 et reste
à 1 aussi lors de l'avance à cadence rapide.
[0029] Lorsqu'on imprime à la couronne une rotation rapide, on envoie au compteur-décompteur
10 des signaux à 64 Hz qui continuent à charger le compteur jusqu'à ce que 55 impulsions
ait été introduites. Ces impulsions font aussi avancer l'aiguille 6 de 55 pas. Pendant
cette opération, les trois entrées inférieures de la porte ET 20 sont à 1 car le signal
représentatif du fuseau horaire FC vaut 1. Cette situation permet à la porte ET 20
de transmettre sur sa sortie A
2 l'impulsion 12 caractéristique de la fin du comptage du compteur-décompteur 10, impulsion
qui passe la porte OU 21 et fournit au bloc 9 l'impulsion 13 de blocage de correction
qui interrompt le signal à 64 Hz sur la sortie HMC. L'aiguille 6 aura ainsi parcouru
une avance de 60 divisions d'une minute en deux phases, d'abord de 5 minutes puis
de 55 minutes. Par rapport à l'heure réelle, les 5 impulsions supplémentaires auront
ainsi été annulées et seul le fuseau horaire aura été vraiment effectué. Dans le cas
considéré ici, on voit que la première impulsion émise par le compteur-décompteur
est celle qui est utilisée comme signal de blocage de correction.
[0030] Dans le cas où la correction de 5 minutes et celle du fuseau horaire auraient été
faites dans le sens antihoraire, l'impulsion 12 de fin de décomptage aurait passé
la porte ET 19 en suivant le même raisonnement que celui qui vient d'être fait et
ceci par le fait du niveau 0 présenté à la sortie SC du bloc 9 et de la symétrie de
construction du circuit associé 11.
[0031] La figure 3a est un diagramme de signaux illustrant le fonctionnement du circuit
de la figure 1 quand les corrections ont lieu selon la marche représentée en fig.
2a. Dans la marge sont reportés les divers symboles utilisés en figure 1. On voit
qu'aux 5 impulsions isolées HMC s'ajoutent 55 impulsions subséquentes ce qui produit
l'impulsion de report 12. A ce moment la coïncidence de cette impulsion avec les états
1 des points 29 SC et FC permet à ladite impulsion de passer la porte ET 20 (A
2) et de stopper le bloc 9 (13). On s'aperçoit que si la correction pas à pas et la
correction rapide de l'affichage ont lieu dans le même sens, le signal de blocage
13 est émis à la première des impulsions émise (12) par le compteur-décompteur.
b) Corrections dans des sens opposés
[0032] La montre affiche 4 heures 45 minutes quand on désire avancer son affichage d'une
heure. Après avoir sélectionné la double fonction heure-minute à corriger, on tire
la couronne en position -active. Cependant, au lieu d'imprimer un mouvement de rotation
rapide à la couronne dans le sens qui convient à une avance rapide de l'aiguille de
minutes, on actionne trop lentement ladite couronne et dans un sens tel qu'on retarde
la montre de 5 minutes. La montre indique alors 4 h 40 min. Sans dispositif pour annuler
la correction erronée, l'affichage va indiquer 5 h 40 min au lieu des 5 h 45 désirées.
[0033] La figure 2b est une représentation de la marche de l'aiguille de minutes quand la
correction pas à pas de ladite aiguille précède la correction du fuseau horaire et
que lesdites corrections ont lieu dans des sens de marche opposés. Au départ, les
aiguilles d'heures 7 et de minutes 6 indiquent 4 h 45 min. Après une correction erronée
en arrière de 5 minutes, l'aiguille de minutes occupe la position 6' et aura reculé
de 30° dans la direction de la flèche 42. A partir de cette position, une correction
du fuseau horaire effectuée dans l'autre sens fera, selon l'invention, avancer l'aiguille
de 65 minutes dans la direction de la flèche 43. La montre indiquera alors 5 h 45
min: l'aiguille de minutes se retrouvera en position 6 et celle des heures en position
7'.
[0034] On se reportera à nouveau à la figure 1 pour expliquer comment on réalise les opérations
indiquées. Comme dans le cas considéré ci-dessus, le bloc 9 émet une impulsion de
remise à zéro sur sa sortie IR quand on dispose la couronne en position de correction.
Ainsi le compteur-décompteur 10 et les bascules 14 et 15 sont remis à zéro ce qui
signifie que les sorties Q et Q
2 sont au niveau logique 1.
[0035] On imprime ensuite à la couronne une rotation lente ce qui fait reculer l'aiguille
de 5 minutes. Le compteur-décompteur 10 aura été chargé de 5 impulsions sur son entrée
CL dans le sens "down" ou de décomptage. Pendant cette opération le signal SC vaut
0, le signal MC vaut 1 et le signal FC vaut 0. Cette situation rend la porte ET 18
passante à la première impulsion en provenance de la sortie HMC du bloc 9 et fait
basculer le circuit 15 qui présente alors un niveau 0 sur sa sortie Q
2' En conséquence toutes les entrées de la porte ET 20 sont à zéro.
[0036] Lorsqu'on imprime à la couronne une rotation rapide dans le sens de comptage, on
envoie au compteur-décompteur des impulsions à 64 Hz qui, au bout de 5 impulsions,
vont faire émettre au compteur-décompteur une impulsion 12 de passage à zéro ou d'emprunt
(borrow) qui se répercute à l'entrée supérieure de la porte ET 20. Avant l'arrivée
de cette impulsion d'emprunt, les deux entrées inférieures de ladite porte ET 20 auront
passé à 1 (FC=l, SC=1). L'impulsion d'emprunt, via le circuit OU 16 remet à zéro la
bascule 15 par son entrée R
2. La sortie C
L passe à 1, mais seulement (et c'est une particularité des bascules 14 et 15) sur
le deuxième flanc de ladite impulsion d'emprunt. Ainsi l'impulsion d'emprunt 12 qui
se présente à l'entrée supérieure de la porte ET 20 se trouve être en avance sur le
passage à 1 de l'entrée de la même porte reliée à la sortie Q
2 de la bascule 15. En conséquence cette impulsion ne peut pas passer la porte ET 20
et ne stoppe en rien le bloc 9 qui continue à fournir un signal à 64 Hz sur sa sortie
HMC. Dès cet instant le compteur-décompteur 10 va se charger jusqu'à sa capacité nominale
et, après 60 impulsions, fournira une impulsion 12 de sortie ou de report sur l'entrée
supérieure de la porte ET 20. Comme toutes les autres entrées sont à 1, l'impulsion
de report passe la porte ET 20 et fournit, à la sortie du circuit OU 21 une impulsion
13 de blocage de correction qui stoppe l'émission du signal à 64 Hz sur la sortie
HMC du bloc 9.
[0037] Pendant les opérations mentionnées ci-dessus, la porte ET 19 reste bloquée en permanence
car elle reçoit sur son entrée inférieure un signal 0 en provenance de l'inverseur
23 (SC=1).
[0038] Dans le cas où la correction de 5 minutes aurait été faite dans le sens horaire et
celle du fuseau dans le sens antihoraire, ce serait la porte ET 19 qui serait passante
et la porte ET 20 qui serait bloquée.
[0039] La figure 3b est un diagramme de signaux illustrant le fonctionnement du circuit
de la figure 1 quand les corrections ont lieu selon la marche représentée en figure
2b. On suppose cependant que la marche lente pas pas dans le sens négatif a déjà été
effectuée et le bord gauche du diagramme commence au moment où l'on entraîne l'aiguille
en cadence rapide. On s'aperçoit que la première impulsion (12) de sortie (borrow)
ne parvient pas à passer la porte ET 20 puisque le signal Q
2 se trouve encore à zéro à ce moment. Cela n'est qu'à la seconde émission d'une impulsion
12 (carry) par le compteur-décompteur que ladite impulsion peut passer la porte ET
20 puisque les points 0
2, SC et FC sont au niveau 1.
[0040] On dira, pour compléter les explications qui viennent d'être données, qu'après la
correction du fuseau horaire, on repousse la tige en position neutre. Si une correction
des minutes est réellement désirée, on procédera à cette correction sans la faire
suivre d'une correction de fuseau. Après avoir repoussé la tige en position neutre,
cette correction des minutes aura réellement été confirmée comme telle. Il faut noter
également que pendant les manoeuvres de correction, la montre continue à montrer le
temps réel, puisque la base de temps continue également à fournir des impulsions minutes
d'avance à l'affichage 6 via le circuit OU 4.
1. Pièce d'horlogerie électronique comprenant au moins un indicateur d'heures (7),
un indicateur de minutes (6) et un organe correcteur (A,B,C) activable manuellement,
ledit organe permettant, quand il .est activé, la correction pas à pas dans un sens
ou dans l'autre de l'indication des minutes en réponse à une première manoeuvre déterminée
exercée sur l'organe et la correction rapide dans un sens ou dans l'autre de ladite
indication par fuseaux horaires entiers en réponse à une seconde manoeuvre déterminée
et différente de la première exercée sur l'organe, caractérisée par le fait qu'elle
comporte des moyens (10,11) pour annuler, quand l'organe correcteur est activé, toutes
corrections des minutes qui auraient précédé une correction de fuseau horaire, de
sorte qu'en réponse à ladite seconde manoeuvre, on provoque toujours une correction
d'un fuseau horaire entier par rapport au temps réel qui court à partir du moment
de l'activation dudit organe correcteur.
2. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les première
et seconde manoeuvres génèrent des impulsions de correction (HMC) pour corriger l'affichage
de l'indicateur des minutes et que lesdits moyens comprennent un compteur-décompteur
(10) dont la capacité correspond au nombre de pas nécessaires pour faire parcourir
à l'affichage un fuseau horaire entier, ledit compteur-décompteur mémorisant lesdites
impulsions de correction et émettant une impulsion de sortie (12) chaque fois qu'il
atteint sa capacité (carry) ou qu'il passe par zéro (borrow), et un circuit (11) arrangé
pour recevoir lesdites impulsions de sortie et pour fournir, en réponse auxdites première
et seconde manoeuvres, un signal de blocage de correction (13) à la première des impulsions
de sortie émise par le compteur-décompteur si la correction pas à pas et la correction
rapide de l'affichage ont lieu dans le même sens et à la seconde des impulsions de
sortie émise par ledit compteur-décompteur si lesdites corrections ont lieu l'une
dans un premier sens et l'autre dans un second sens.
3. Pièce d'horlogerie selon la revendication 2, caractérisée par le fait que la capacité
du compteur-décompteur (10) est de 60, chaque impulsion de correction correspondant
à une minute d'affichage.
4. Pièce d'horlogerie selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le compteur-décompteur
(10) comporte une entrée de remise à zéro (R) qui reçoit une impulsion de commande
(IR) quand l'organe correcteur est activé.
5. Pièce d'horlogerie selon la revendication 2, caractérisée par le fait que ledit
circuit (11) comporte deux bascules SR (14,15) présentant chacune
- une entrée de remise à zéro (R1, R2), sur laquelle sont appliquées via une porte OU (16) soit les impulsions de sortie
(12) du compteur-décompteur, soit une impulsion de remise à zéro (IR) répondant à
l'activation de l'organe correcteur, la remise à zéro de la bascule étant commandée
par le second flanc de l'une ou l'autre desdites impulsions,
- une entrée de remise en l'état (S1,S2) commandée pour chaque bascule par une porte ET distincte (17,18) qui combine les
impulsions de correction (HMC), un signal représentatif du sens de correction (SC)
et un signal représentatif de la correction pas à pas (MC), et
- une sortie (Q1,Q2) reliée pour chaque bascule à une entrée d'une porte ET distincte (19,20) cette dernière
délivrant à sa sortie (A1, A2), via une porte OU (21), le signal de blocage de correction (13), les autres entrées
de ladite porte ET recevant lesdites impulsions de sortie (12) du compteur-décompteur,
ledit signal représentatif du sens de correction (SC) et un signal représentatif de
la correction rapide (FC).