| (19) |
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(11) |
EP 0 178 375 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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08.08.1990 Bulletin 1990/32 |
| (22) |
Date de dépôt: 17.04.1985 |
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| (54) |
Fixation de sécurité d'une chaussure sur un ski
Sicherheitsbindung für einen Schuh auf einem Ski
Safety binding of a boot on a ski
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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AT CH DE FR IT LI |
| (30) |
Priorité: |
19.10.1984 CH 5026/84
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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23.04.1986 Bulletin 1986/17 |
| (73) |
Titulaire: HALDEMANN A.G. |
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CH-6370 Stans (CH) |
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| (72) |
Inventeurs: |
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- Haldemann, Gaston
CH-6362 Fürigen (NW) (CH)
- Wirz, François
CH-1965 Saviese(VS) (CH)
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| (74) |
Mandataire: Micheli & Cie |
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Rue de Genève 122,
Case Postale 61 1226 Genève-Thonex 1226 Genève-Thonex (CH) |
| (56) |
Documents cités: :
EP-A- 0 084 813 EP-A- 0 139 815 FR-A- 2 089 540
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EP-A- 0 111 886 CH-A- 462 668
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention se rapporte à une fixation de sécurité d'une chaussure sur
un ski, et plus particulièrement à une fixation de sécurité comportant des mâchoires
latérales destinées à maintenir en position de service la chaussure sur un ski, ainsi
qu'à une chaussure destinée à coopérer avec cette fixation.
[0002] Le principe des fixations à mâchoires latérales est connu depuis plusieurs années,
notamment par les brevets FR 1.411.638 et FR 2.021.237, mais n'a jusqu'à présent pas
abouti à des réalisations suffisamment fiables pour être commercialisées. Des améliorations
ont été apportées par exemple pour améliorer le dégagement de la chaussure en cas
d'ouverture de sécurité de la fixation, comme décrit dans la demande de brevet FR-A-2.420.358;
la fixation de sécurité divulguée dans ce document comporte des mâchoires dont la
partie portant les griffes d'accrochage est escamotable vers l'extérieur et vers le
bas du ski, afin de faciliter le dégagement de la chaussure, par pivotement de ladite
partie autour d'un axe horizontal paralèlle à l'axe longitudinal du ski. D'autres
modifications ont été apportées pour améliorer le fonctionnement même de ce type de
fixation et leur donner une fiabilité plus grande en cas de chute, comme divulgué
notamment dans le brevet CH 645.030 et les demandes de brevets EP-A-0 084 813 et EP-A-0
085 313 de la présente titulaire.
[0003] Les fixations à mâchoires latérales en général, et celles du type décrit dans le
dernier document précité EP-A-0084813, en particulier présentent en outre les inconvénients
suivants. Les mâchoires latérales comportent des formes en pente ou en coin correspondant
à une empreinte pratiquée dans la semelle de la chaussure ou rapportée sur cette semelle.
Ces formes sont à 3 dimensions, puisque destinées à maintenir la chaussure latéralement,
longitudinalement et verticalement. Ces formes sont donc compliquées et nécessitent
une très grande précision.
[0004] En outre, la faible longueur d'accrochage dans de telles fixations entres les mâchoires
latérales et l'empreinte par rapport à la longueur de la chaussure constitue un grave
inconvénient. En effet, des imprécisions de quelques dixièmes de mm dans les formes
d'accrochage des mâchoires ou de l'empreinte se traduiront par des jeux de plusieurs
mm aux extrémités de la chaussure, ce qui rend la fixation difficilement utilisable
en pratique. C'est la raison pour laquelle, avec de tels systèmes, l'utilisation d'une
empreinte directement de moulage plastique est pratiquement impossible, les tolérances
du moulage plastique n'arrivant pas à garantir le degré de précision nécessaire. De
plus, l'introduction de neige, glace ou autres éléments tels que graviers entre la
semelle de la chaussure et la plaque supérieure de la fixation, modifie les formes
géométriques d'accrochage et crée des jeux très importants aux extrémités de la chaussure,
ce qui conduit à une utilisation pratique non satisfaisante et peu fiable.
[0005] Le but de la présente invention consiste donc à remédier aux inconvénients précités
des fixations à mâchoires latérales connues, de manière à garantir la stabilité d'accrochage
de la chaussure sur la fixation dans toutes les conditions défavorables, c'est-à-dire
même lorsque des éléments extérieurs, tels que neige, glace ou graviers, se trouvent
entre les parties chaussure et fixation, ceci grâce à une auto-compensation des jeux,
celle-ci permettant également d'augmenter très fortement la longueur d'accrochage
et de garantir ainsi une meilleure stabilité.
[0006] La fixation de sécurité selon l'invention, qui vise à atteindre le but précité, comporte
les caractéristiques mentionnées dans la revendication 1.
[0007] Selon une forme d'exécution préférée, chaque mâchoire comporte un doigt d'accrochage
antérieur et un doigt d'accrochage postérieur, ces doigts faisant avec le plan du
ski un angle compris respectivement entre 20 et 35° pour le doigt antérieur et entre
40 et 50° pour le doigt postérieur.
[0008] Un second objet de cette invention consiste en une chaussure destinée à être fixée
sur un ski au moyen de la fixation de sécurité selon l'invention, qui présente les
caractéristiques définies dans la revendication 8.
[0009] Le dessin annexé illustre l'invention schématiquement et à titre d'exemple.
Les figures 1 et 2 sont des vues des mâchoires latérales de la fixation respectivement
de côté partiellement en coupe et en plan, en position de service fermée, dans des
conditions normales.
Les figures 3 et 4 sont des vues en coupe selon les lignes respectivement III-III
et IV-IV de la figure 1.
Les figures 5 et 6 en sont des vues respectivement latérale partiellement en coupe
et en plan, en position de service fermée, en présence d'une surépaisseur de neige
ou de glace.
Les figures 7 et 8 sont des vues en coupe selon les lignes respectivement VII-VII
et VIII-VIII de la figure 4.
Les figures 9 et 10 sont des vues respectivement de dessus et de côté, partiellement
en coupe, d'une forme d'exécution complète de la fixation de sécurité avec talonnière,
la figure 10 illustrant en outre une chaussure de ski selon l'invention maintenue
en position de service par cette fixation.
La figure 11 est une vue en plan de la semelle d'une chaussure de ski selon la figure
10.
Les figures 12 à 15 sont des vues en coupe selon les lignes respectivement XII-XII,
XIII-XIII, XIV--XIV et XV-XV de la figure 10.
[0010] En référence tout d'abord aux figures 1 à 3, la forme d'exécution de l'invention
telle qu'illustrée partiellement consiste en une fixation de sécurité fixée sur la
surface supérieure d'un ski S et comportant deux mâchoires latérales 1. En position
de service fermée, les mâchoires latérales 1 enserrant par leurs griffes respectivement
antérieures 2 et postérieures 2' les rebords latéraux de la portion médiane 3 de la
semelle d'une chaussure de ski C, plus particulièrement les empreintes correspondantes
que présentent ces rebords latéraux. Comme illustré, les griffes ou doigts d'accrochage
antérieurs 2 font avec le plan du ski un angle a d'environ 30°, alors que les doigts
d'accrochage postérieurs 2' font avec ce plan un angle a' d'environ 45°.
[0011] Dans la position ouverte (non montrée), les mâchoires latérales 1 ne maintiennent
par contre plus entre elles la portion médiane 3 de la semelle de la chaussure C.
Le déplacement entre les deux positions respectivement fermée et ouverte décrites
ci-dessus est provoqué par l'action d'un organe élastique d'accumulation d'énergie
(non montré) disposé de préférence en arrière des mâchoires 1, et par l'entremise
par exemple d'une tringle 4 coulissant longitudinalement.
[0012] L'extrémité antérieure de cette tringle d'actionnement 4, dont l'autre extrémité
coopère avec l'organe élastique, est reliée aux mâchoires 1 au moyen de deux paires
de biellettes 5, 6. Chaque paire de biellettes comprend une première biellette droite
5 articulée d'un côté à l'extrémité de la tringle 4 et de l'autre côté sur une seconde
biellette coudée 6, au moyen de tétons d'articulation 7, 8. Cette seconde biellette
est montée pivotante au niveau de sa portion coudée sur un pivot vertical 9 solidaire
de la surface supérieure du ski S et présente une ouverture allongée 10 avec laquelle
coopère un téton d'articulation 11 solidaire de la partie horizontale de la mâchoire
1, de manière à permettre l'ouverture latérale de celle-ci sous l'effet d'un mouvement
de translation de la tringle 4 vers l'avant. Ce mouvement est possible par le fait
que chaque mâchoire 1 est portée par un bras 12 dont l'extrémité postérieure est montée
pivotante sur un pivot vertical 13.
[0013] Plus particulièrement, chaque mâchoire 1 est articulée sur un bras 12 au moyen d'un
téton d'articulation 14 vertical; le pivotement de la mâchoire 1 à l'extrémité du
bras 12 est de plus limité par un épaulement 15 que présente ladite mâchoire à son
extrémité arrière, cet épaulement 15 venant en butée contre le bras 12 en ouverture
de la fixation et ceci après rattrapage d'un jeu de fonctionnement.
[0014] Les figures 4 à 7 illustrent la même fixation que celle des figures 1 à 3, mais dans
le cas où une couche de neige N, de glace ou autres matières (terre, gravier, etc.)
s'est introduite lors du chaussage de la fixation, entre la plaque de base 16 de celle-ci
et la semelle de la chaussure C. Cette épaisseur non souhaitée de neige N tend à soulever
de quelques mm la chaussure C, de telle sorte que les griffes postérieures 2' des
mâchoires 1 sont légèrement écartées vers l'extérieur par la pente que présente la
partie médiane 3 de la semelle de la chaussure, ce qui provoque le pivotement des
mâchoires 1 sur le bras 12 et un déplacement vers l'extérieur des tétons d'articulation
14, les mâchoires 1 formant alors avec les bras 12, un angle obtu.
[0015] Ainsi, même en présence d'une épaisseur indé- sirée de neige N sous la chaussure
C, les griffes 2, 2' des mâchoires latérales 1 restent toujours en contact avec les
empreintes correspondantes de la partie médiane 3 de la semelle de la chaussure C,
et la fixation de celle-ci sur le ski S est donc assurée également dans la situation
précitée. La qualité du serrage et du centrage des griffes sur l'empreinte devient
ainsi indépendante des suré- paisseurs dues à la présence d'éléments extérieurs et
de l'emplacement de ceux-ci.
[0016] L'invention s'applique bien entendu à toutes fixation du type décrit en référence
aux dessins annexés, quel que soit le système mécanique commandant l'ouverture et
la fermeture des mâchoires latérales. Elle s'applique notamment particulièrement bien
aux fixations décrites dans les documents antérieurs de la même titulaire mentionnés
dans la partie introductive.
[0017] Plus particulièrement, le système mécanique d'actionnement peut comprendre une tringle
telle que celle illustrée sur les dessins annexés, c'est-à-dire coulissant longitudinalement,
dont l'extrémité antérieure est reliée aux mâchoires latérales par l'entremise de
deux paires de biellettes, et dont l'autre extrémité coopère avec une bascule soumise
à l'action d'un organe élastique, de telle sorte que cette bascule présente deux positions
stables correspondant aux positions respectivement ouverte et fermée des mâchoires.
[0018] Un tel système est présent dans la réalisation illustrée sur les figures 9 et 10,
qui comporte en outre une talonnière servant d'élément serre-semelle et dont le mécanisme
et le fonctionnement sont analogues à ceux décrits dans la demande co-pendante EP
84.103485.3 de la même titulaire.
[0019] Dans cette réalisation, un seul organe élastique d'accumulation d'énergie, constitué
par exemple par un ressort 17, actionne à la fois les mâchoires latérales 1 et un
élément serre-semelle 18 qui sont couplés mécaniquement l'un à l'autre, ici par l'entremise
notamment de la tringle d'actionnement 4, de telle sorte que l'ouverture, respectivement
la fermeture, de l'un des deux dispositifs provoque l'ouverture, respectivement la
fermeture de l'autre, et réciproquement.
[0020] Le ressort 17 est monté dans un boîtier 19, fixé sur la surface supérieure du ski
S, et sur une tige téléscopique formée de deux parties 20, 20' coulissant l'une dans
l'autre, cette tige 20, 20' étant montée pivotante par son extrémité arrière sur un
axe transversal 21 fixé dans la paroi du boîtier 19. L'extrémité avant de cette tige
téléscopique 20, 20' est articulée au centre d'une bielette droite 22 (axe transversal
d'articulation 23), celle-ci étant à son tour articulée par son extrémité arrière
sur un axe transversal 24 sur lequel est également articulée une extrémité d'une biellette
coudée 25 servant d'organe "bascule". Cette biellette coudée 25 est montée pivotante
par sa portion coudée sur un axe transversal 26 fixé dans les parois du boîtier 19,
coopère par son autre extrémité 27 avec une fourchette 28 que présente l'extrémité
arrière de la tringle d'actionnement 4. Quant à l'autre extrémité de la biellette
droite 22, elle est articulée avec jeu sur un axe transversal 29 solidaire d'un levier
d'actionnement 30, lui-même monté pivotant sur un axe transversal 31 fixé dans les
parois du boîtier 19, ce levier 30 présentant dans sa portion antérieur l'élément
serrese- melle 18, appuyant, dans la position de service illustrée, sur un épaulement
supérieur T du talon de la chaussure de ski C. Sur les figures 9 et 10 sont encore
représentés d'une part un "stopper" ou frein comportant deux bras 32 montés pivotants
sur un axe transversal 33, et d'autre part un organe de chaussage automatique 34 actionné
par le talon de la chaussure de ski et coopérant pour fermer la fixation avec l'organe
"bascule" 25.
[0021] Dans la position de service illustrée sur la figure 10, les doigts d'accrochage avant
2 et arrière 2' coopèrent respectivement avec des formations d'accrochage correspondantes
35, 35' que présente l'empreinte 3 située dans la partie médiane de la semelle de
la chaussure de ski C. Les deux doigts d'accrochage antérieurs 2, faisant un angle
compris entre 20 et 35° avec le plan du ski, garantissent le fonctionnement de la
fixation lors d'un dégagement arrière, alors que les doigts d'accrochage postérieurs
2', faisant avec le plan du ski un angle de 40 à 50°, garantissent eux le fonctionnement
de la fixation en cas de dégagement avant.
[0022] D'une manière générale, les mâchoires et par conséquent les doigts d'accrochage sont
sous l'action du même et unique système de tension. La différence entre les angles
des doigts arrières et avants, et par conséquent la différence d'angle des parties
empreintes de la chaussure respectives, est indispensable pour le bon fonctionnement
de la fixation. En effet, le couple de dégagement en chute arrière doit être plus
important que le couple de dégagement en chute avant. Il est admis en effet que le
couple "chute arrière" doit être entre 25 et 35% plus élevé par rapport au couple
"chute avant". L'accrochage à mâchoires latérales étant central, les différences d'angle
des doigts avants et arrières sont déterminés par les différences de couples, chute
avant et arrière, nécessaires au bon fonctionnement de dégagement de la fixation.
[0023] Sur les mâchoires entre les doigts avant 2 et arrière 2', une ouverture est pratiquée.
Lors du fonctionnement en torsion et à partir de la limite de dégagement la partie
empreinte 3 de la semelle de la chaussure sort des doigts et entre dans l'ouverture,
ce qui permet un dégagement complet de torsion sans nécessiter un déplacement vertical.
[0024] Le système de tension des mâchoires (axe 11) est placé approximativement à mi-distance
dans le sens longitudinal entre les doigts avant 2 et arrière 2' afin de garantir
une répartition égale des efforts de tension sur ces deux doigts.
[0025] Comme on l'a déjà décrit, la mâchoire est composée de deux parties articulées 1,
12. Dans le cas d'un dégagement de torsion par exemple, le système fonctionne normalement
et il y a pivotement de toute la mâchoire autour de l'axe 13. Ce système auto-compensé
agit avec l'articulation (axe 14). En cas d'introduction de neige, glace ou autres
éléments extérieurs, les différences de hauteur sont automatiquement compensées par
la possibilité de la partie mâchoire avant de pivoter autour de l'axe 14 et par conséquent
de maintenir constamment les doigts avant 2 et arrière 2' en contact avec les formations
d'accrochage respectivement avant et arrière 35, 35' de l'empreinte médiane 3 de la
semelle de la chaussure.
[0026] Sur les figures 11 à 15 est illustrée plus en détail mais partiellement, une forme
d'exécution de la semelle d'une chaussure de ski destinée à coopérer avec une fixation
de sécurité selon l'invention.
[0027] Comme on l'a déjà vu précédemment, en référence à la figure 10, la semelle présente
une empreinte 3 dans sa portion médiane, qui comporte de chaque côté deux formations
d'accrochage, respectivement antérieure 35 et postérieure 35'. Ces formations d'accrochage
35, 35' sont plus particulièrement formées par des faces inclinées vers l'intérieur
de la semelle et vers le haut, et faisant avec le plan de la semelle un angle respectivement
p d'environ 30° et β' d'environ 45° (figures 12 et 13). Ces formations sont donc,
comme décrit précédemment, destinées à coopérer en position de service avec les doigts
d'accrochage des mâchoires latérales. Dans l'axe longitudinal de la semelle l'empreinte
3 est reliée aux parties avant et arrière de la semelle par une nervure 36, 36' présentant
en coupe (figures 14 et 15) la forme d'un V ou d'un U.
[0028] L'empreinte 3 avec les formations d'accrochage 35, 35' et les nervures de liaison
36, 36' peut être réalisée soit de fabrication par moulage avec le reste de la semelle,
soit sous la forme d'un élément destiné à être rapporté sur une semelle existante.
[0029] Dans la plupart des fixations de ski connues, la présence de neige ou de glace au-dessous
de la semelle de la chaussure peut provoquer une surcharge sur le système mécanique
d'actionnement, et conduire ainsi à la nécessité d'une force supérieure pour provoquer
l'ouverture de ladite fixation en cas de chute par exemple. Or, ceci est un inconvénient
qui peut empêcher la commercialisation d'une fixation pour des raisons de sécurité.
Par contre, avec la fixation selon l'invention, d'une part il est possible au skieur
de chausser ses skis même dans une situation difficile (par exemple dans la neige
profonde), sans avoir besoin au préalable de nettoyer complètement le dessous de la
semelle de sa chaussure, et d'autre part même en présence d'une couche de neige ou
de glace sous cette chaussure, il n'y a aucune surcharge, donc aucun effort supplémentaire
nécessaire pour provoquer l'ouverture de la fixation en cas de chute par exemple.
1. Fixation de sécurité d'une chaussure (C) sur un ski (S) comportant deux mâchoires
latérales (1) portées par des bras (12) montés pivotants à leur extrémité libre sur
un premier pivot (13) perpendiculaire au plan du ski et déplaçables parallèlement
au plan du ski sous l'action d'un organe élastique (17) entre une position de service
fermée, dans laquelle des doigts d'accrochage (2, 2') que présentent ces mâchoires
coopèrent avec des formations d'accrochage (35, 35') de la semelle de la chaussure,
et une position ouverte dans laquelle celle-ci est libérée, caractérisée par le fait
que chaque mâchoire latérale (1) est articulèe à l'extrémité du bras (12) la portant
sur un second pivot (14) perpendiculaire au plan du ski et présente des moyens destinés
à limiter le pivotement parallèlement au plan du ski et vers l'extérieur de ladite
mâchoire par rapport audit bras.
2. Fixation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que lesdits moyens
de limitation du pivotement sont constitués par un épaulement (15) que présente chaque
mâchoire à son extrémité postérieure et qui est destiné à venir en butée contre le
bras le portant.
3. Fixation selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée par le fait
que chaque mâchoire comporte un doigt d'accrochage antérieur (2) et un doigt d'accrochage
postérieur (2'), ces doigts faisant avec le plan du ski un angle compris respectivement
entre 20 et 35° pour le doigt antérieur et entre 40 et 50° pour le doigt postérieur.
4. Fixation selon la revendication 3, caractérisée par le fait que l'inclinaison du
doigt d'accrochage antèrieur (2) est d'environ 30° et celle du doigt postérieur (2')
d'environ 45°.
5. Fixation selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que chaque
mâchoire est reliée mécaniquement à l'organe élastique d'actionnement (17) par l'entremise
d'une tringle (4) coulissant longitudinalement cettes tringle étant reliée par l'une
de ses extrémités aux mâchoires (1) au moyen de deux paires de biellettes.
6. Fixation selon la revendication 5, caractérisée par le fait que l'autre extrémité
de la tringle coopère avec une bascule soumise à l'action de l'organe élastique, de
telle sorte que cette bascule (25) présente deux positions stables correspondant aux
positions respectivement ouverte et fermée des mâchoires.
7. Fixation selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait qu'elle
comporte une talonnière présentant un élément serre-semelle (18) monté déplaçable
sous l'action du même organe élastique (17) entre une position de service dans laquelle
ledit élément maintient l'extrémité arrière (T) de la semelle de la chaussure sur
le ski (C) et une position ouverte, le tout étant agencé de telle sorte que l'ouverture,
respectivement la fermeture des mâchoires latérales provoque l'ouverture, respectivement
la fermeture, de l'élément serre-semelle, et réciproquement.
8. Chaussure de ski destinée à être fixée sur un ski au moyen de la fixation de sécurité
selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait qu'elle comporte une
semelle dont la partie médiane comprend une empreinte (3) présentant de chaque côté
deux formations d'accrochage (35, 35') destinées à coopérer en position de service
avec les mâchoires latérales (1) de la fixation, une première formation d'accrochage
antérieure (35) présentant une face inclinée vers l'intérieur et vers le haut et faisant
avec le plan de la semelle un angle compris entre 20 et 35°, et une seconde formation
d'accrochage postérieure (35') présentant une face inclinée vers l'intérieur et vers
le haut et faisant avec le plan de la semelle un angle compris entre 40 et 50°.
9. Chaussure selon la revendication 8, caractérisée par le fait que l'inclinaison
de la formation d'accrochage antérieure est d'environ 30°, alors que celle de la formation
d'accrochage postérieure est d'environ 45°, et par le fait qu'une nervure longitudinale
(36, 36') présentant en coupe la forme d'un V ou d'un U relie l'empreinte médiane
(3) avec les parties avant et arrière de la semelle.
10. Chaussure selon la revendication 8 ou la revendication 9, caractérisée par le
fait que l'empreinte est venue de fabrication par moulage avec la semelle, ou qu'elle
se présente sous la forme d'un élément destiné à être rapporté sur une semelle.
1. Sicherheitsbindung für einen Schuh (C) auf einem Ski (S) der zwei seitliche Klemmbacken
(1) aufweist, die von Armen (12) getragen werden, die schwenkbar an ihrem freien Ende
auf einem ersten Gelenkzapfen (13) senkrecht zur Ebene des Skis und parallel verschiebbar
bzw. verlagerbar zur Ebene des Skis unter der Wirkung eines elastischen Organes (17)
zwischen einer geschlossenen Arbeitsstellung, in der Greiferfinger (2, 2'), mit denen
diese Klemmbacken versehen sind, mit Klemmanordnungen bzw. Kupplungs bzw. Anschlag-Ausbildungen
(35, 35') der Schuhsohle zusammenwirken, und einer offenen Stellung in der diese freigesetzt
ist, angelenkt sind, dadurch gekennzeichnet, daß jeder seitliche Klemmbacken (1) am
Ende des ihn tragenden Armes (12) auf einem zweiten Gelenkzapfen (14) senkrecht zur
Skiebene angelenkt ist und Einrichtungen aufweist, die dazu bestimmt sind, die Verschwenkung
parallel zur Ebene des Skis und nach außen des genannten Klemmbackens in bezug auf
den genannten Arm zu beschränken.
2. Bindung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die genannten Einrichtungen
zur Beschränkung der Verschwenkung aus einer Schulter (15) bestehen, die jeder Klemmbacken
an seinem hinteren Ende aufweist und die dazu bestimmt ist, gegen den sie tragenden
Arm anzuschlagen.
3. Bindung nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß jeder Klemmbacken einen
vorderen Greiferfinger (2) und einen hinteren Greiferfinger (2') auf weist und diese
Finger mit der Ebene des Skis einen Winkel jeweils von zwischen 20 und 35° für den
vorderen Finger und zwischen 40 und 50° für den hinteren Finger bilden.
4. Bindung nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Neigung des vorderen Greiferfingers
(2) etwa 30° und jene des hinteren Fingers (2') etwa 45° beträgt.
5. Bindung nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß jeder Klemmbacken
mechanisch mit dem elastischen Betätigungsorgan (17) unter Zwischenschaltung eines
in Längsrichtung gleitenden Gestänges (4) verbunden ist, das seinerseits an einem
seiner Enden mit den Klemmbacken (1) mittels zweier Paare von Schwingarmen verbunden
ist.
6. Bindung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß das andere Ende des Gestänges
mit einer Wippe zusammenwirkt, die der Wirkung des elastischen Organes unterworfen
ist, sodaß diese Wippe (25) zwei stabile Positionen einnimmt, die jeweils der offenen
und geschlossenen Stellung der Klemmbacken entsprechen.
7. Bindung nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß sie eine
Fersenhalterung aufweist, die mit einem Sohlenklemmelement (18) versehen ist, das
unter der Wirkung des gleichen elastischen Organes (17) zwischen einer Arbeitsstellung,
in der das genannte Element das hintere Ende (T) der Sohle des Schuhs auf dem Ski
(C) festhält, und einer offenen Stellung verschiebbar bzw. verlagerbar ist, wobei
die Anordnung so ausgebildet ist, daß das Öffnen bzw. Schließen der seitlichen Klemmbacken
das Öffnen bzw. Schließen des Sohlenklemmelementes bewirkt und umgekehrt.
8. Skischuh, der dazu bestimmt ist, auf einem Ski mittels der Sicherheitsbindung nach
einem der Ansprüche 1 bis 7 befestigt zu werden, dadurch gekennzeichnet, daß er eine
Sohle besitzt, deren Mittelabschnitt eine Vertiefung (3) aufweist, die auf jeder Seite
mit zwei Klemmanordnungen bzw. Kupplungs- bzw. Anschlag-Ausbildungen (35, 35') versehen
ist, die dazu bestimmt sind, in Arbeitsstellung mit den seitlichen Klemmbacken (1)
der Bindung zusammenzuwirken, wobei eine erste, vordere Klemmanordnung (35) eine nach
innen und oben geneigte Fläche aufweist, die mit der Ebene der Sohle einen Winkel
von zwischen 20 und 35° einschließt, und eine zweite, hintere Klemmanordnung (35')
eine nach innen und oben geneigte Fläche aufweist, die mit der Ebene der Sohle eine
Winkel von zwischen 40 und 50° einschließt.
9. Schuh nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß die Neigung der vorderen Klemmanordnung
etwa 30° beträgt, während die Neigung der hinteren Klemmanordung etwa 45° beträgt
und daß eine in Längsrichtung verlaufende Rippe (36, 36') mit V- oder U-förmigem Querschnitt
die mittlere Vertiefung (3) mit dem vorderen und hinteren Abschnitt der Sohle verbindet.
10. Schuh nach Anspruch 8 oder 9, dadurch gekennzeichnet, daß die Vertiefung während
des Formens der Sohle bei der Herstellung angebracht wird oder daß sie die Form eines
Elementes aufweist, das dazu bestimmt ist, an eine Sohle angefügt zu werden.
1. Safety binding of a boot (C) on a ski (S) comprising two lateral clamps (1) carried
by arms (12) pivotably mounted at their free end on a first pin (13) perpendicular
to the plane of the ski and displaceable parallel to the plane of the ski under the
action of a resilient member (17) between a closed service position, in which gripping
fingers (2, 2') of the clamps coact with gripping formations (35, 35') of the sole
of the boot, and an open position in which this latter is released, characterized
by the fact that each lateral clamp (1) is articulated at the end of the arm (12)
carrying it on a second pin (14) perpendicular to the plane of the ski and comprising
means intended to limit the pivoting motion parallel to the plane of the ski and toward
the outside of said clamp with regards to said arm.
2. Binding according to claim 1, characterized by said means for limiting the pivotment
are constituted by a shoulder (15) of each clamp at its rear end and which is intended
to come into abutment against the arm carrying it.
3. Binding according to claim 1 or to claim 2, characterized by the fact that each
clamp comprises a fore gripping finger (2) and a rear gripping finger (2'), said gripping
fingers making with the plane of the ski an angle comprised respectively between 20
and 35° for the fore and between 40 and 50° for the rear finger.
4. Binding according to claim 3, characterized by the fact that the inclination of
the fore gripping finger (2) is of about 30° and that of the rear gripping finger
(2') of about 45°.
5. Binding according to one of claims 1 to 4, characterized by the fact that each
clamp is mechanically bound to the actuating resilient member (17) through a longitudinally
sliding strip (4), said strip being connected by one of its ends to the clamps (1)
by means of two pairs of small rods.
6. Binding according to claim 5, characterized by the fact that the other end of the
strip is coacting with a crank member submitted to the action of the resilient member,
in such a manner that said crank (25) is presenting two stable positions corresponding
to the respectively open and closed positions of the clamps.
7. Binding according to one of claims 1 to 6, characterized by the fact that it comprises
a heel means presenting a sole gripping element (18) mounted displaceably under the
action of the same resilient member (17) between a service position in which said
element is retaining the rear end (T) of the sole of the boot on the ski (C) and an
open position, the whole being adapted so that the opening, respectively the closing,
of the lateral clamps causes the opening, respectively the closing, of the sole gripping
element, and vice-et-versa.
8. Ski-boot adapted to be fixed on a ski by means of the safety binding according
to one of claims 1 to 7, characterized by the fact that it comprises a sole having
a medial part comprising a shaped portion (3) presenting on each side two gripping
shaped formations (35, 35') adapted to cooperate in service position with the lateral
clamps (1) of the binding, a first fore gripping formation (35) having an inwardly
and upwardly inclined face and making with the plane of the sole an angle comprised
between 20 and 35°, and a second rear gripping formation (35') presenting an inwardly
and upwardly inclined face and making with the plan of the sole an angle comprised
between 40 and 50°.
9. Boot according to claim 8, characterized by the fact that the inclination of the
fore gripping formation is of about 30°, whereas that of the rear gripping formation
is of about 45°, and by the fact that a longitudinal rib (36,36') having the shape
of a V or of a U in cross-section is linking the medial shaped portion (3) with the
fore and rear parts of the sole.
10. Boot according to claim 8 or to claim 9, characterized by the fact that the shaped
portion is made of manufacture by moulding with the sole, or that said shaped portion
is under the form of an element adapted to be attached to a sole.