[0001] La présente invention concerne un procédé de traitement de l'humidité des murs. Ce
procédé traite l'humidité ascendante provenant du sol et qui débute par un phénomène
de capillarité, bientôt amplifié par le fait bien connu (Reuss
1908) de l'établissement d'une pile naturelle dans la maçonnerie entre la partie sèche
et la partie humide.
[0002] D'où l'idée ingénieuse d'interposer sur le parcours de ces remontées un obstacle
métallique dont le rôle est d'inverser le sens du courant et donc de stopper l'effet
de pompe. L'humidité se trouve ainsi renvoyée vers le sol.
[0003] Avec ou sans source d'énergie extérieure divers procédés ont été utilisés.
[0004] Les procédés qui nécessitent un branchement sur une source extérieure de courant
électrique supportent l'inconvénient de l'électro-érosion, d'où détérioration rapide
possible.
[0005] Les procédés dits passifs eux-mêmes ne sont pas à l'abri de l'électro-érosion lorque
les anodes en cuivre sont utilisés, et l'emploi d'autres métaux ne les met pas à l'abri
des causes d'échec que constituent les variations du géomagnétisme et les très importantes
variations de potentiel possibles en un même point de l'air ambiant, qui peuvent à
la limite subir des inversions dans les zones de faible hauteur au-dessus du sol.
De même ces procédés restent sensibles aux champs parfois intenses créés par les conducteurs
électriques circulant à diverses hauteurs sur et dans les murs, par les appareil ménagers
et audio-visuels.
[0006] Du fait de l'obligation de mise la terre des installations électriques se produisent
des phénomènes dits "courant vagabonds", susceptibles d'inverser la polarité dans
certaines installations d'assèchement des murs:
[0007] Les thermocouples échappent à cet inconvénient, en particulier dans le montage prévu
dans le procédé décrit
[0008] De même, dans les thermocouples ici utilisés, l'inversion de polarité n'est susceptible
de se produire que pour des températures de l'ordre de 500 à 600 degrés Celsius, ce
qui se situe très loin des conditions d'utilisation dans les immeubles traités par
le procédé.
[0009] Selon la présente invention on a obtenu un résultat surprenant par un procédé ne
nécessitant pas d'apport d'énergie extérieure tout en assurant un pôle négatif irréversiblement
fixé au sol quels que soient les champs environnants, une différence de potentiel
suffisante pour inverser en toute circonstance l'effet de pile dans les murs et enfin
en créant un champ capable d'agir efficacement sur les ions diffus dans la maçonnerie.
[0010] Le procédé de l'invention est basé sur des lois physiques connues :
Il existe une différence de potentiel entre les deux extrémités d'une chaîne ouverte
de coducteurs si cette chaîne est dissymétrique. Les deux métaux en contact ne possèdent
pas la même proportion d'électrons libres. Pour une température donnée l'un est riche
en électrons, l'autre est pauvre. Il va donc y avoir passage d'électrons d'un métal
à un autre jusqu'à ce que la surface de séparation entre les deux conducteurs atteigne
un certain état électrique (qui pour un température donnée dépend des métaux en contact).
A ce moment les électrons ne passent plus ; le métal qui a perdu des électrons s'est
électrisé positivement, celui qui a gagné des électrons (aux dépens de l'autre) s'est
électrisé négativement et il existe, en conséquence une différence de potentiel aux
extrémités. Si la température s'élève, l'agitation électronique est plus grande et
la différence de potentiel augmente d'une façon caractéristique selon la nature des
métaux en présence. Nous avons formé un thermocouple. Cet effet est du à deux phénomènes
d'importance inégale :
- L'effet Volta:
[0011] Lorsque deux conducteurs métalliques sont en contact et en équilibre thermique, il
existe entre-eux une différence de potentiel qui dépend de la nature des métaux et
de la température de la jonction. Cette tension peut être de l'ordre du volt
- L'effet Thomson : Entre deux points d'un conducteur existe une différence de potentiel
de quelques mianvolts si les températures sont inégales.
[0012] Le procédé comporte l'utilisation, par exemple, des thermocouples suivants : - fer-constantan
Type J
- cuivre-constantan Type T
- chrome-alumel Type K
- chrome-constantan Type E
[0013] Les couleurs de référence sont de type français :
- extérieur et négatif : noir
- positif : jaune (Normes NF E 18001 de 1958)
[0014] Cette conformité permet d'assurer la reproductibilité des effets de thermocouple.
Il est bien évident que le thermocouple doit résister à l'environnement De ce fait
les thermocouples utilisés subissent un habillage de plastique, ou de vernis où des
revêtements les plus adaptés à ce même environnment, et ils peuvent être reliés entre-eux.
[0015] Les thermocouples avant leur introduction dans la maçonnerie ne nécessitent pas de
mesures électriques des potentiels régnant dans les murs (figure 3). Ils sont introduits
dans des trous forés obliquement jusque dans les fondations à des distances variant
de 25 à 50 , en moyenne 40 cm, ou bien dans des saignées verticales. Ils sont ensuite
scellés par le bouchage du trou (par remplissage ou sous basse pression) par un ciment
hygroscopique. Ce ciment, suivant les circonstances, peut-être additionné de produits
insecticides, bactéricides ou fongicides.
[0016] Le ciment augmente la rapidité du contact, assure le maintien de celui-ci et contribue
à renforcer la résistance de la maçonnerie.
[0017] Ainsi installé, ie thermocouple assure en permanence l'établissement d'une champ
électromagnétique. Ce champ, en un point A dont la distance au thermocouple (supposé
réduit à un fil F) est égal à r, est donné par la formule (1 étant la charge linéique)
:

[0018] Le distribution du champ autour du thermocouple est de forme cylindrique.
[0019] Le potentiel V, à la distance r d'un cylindre plein D de rayon a portant la charge
volumique p est donné par la formule : V = Va (1 + 2 ln ( r/a)
pour r > a
[0020] ceci en fonction du potentiel à Va la surface du cylindre.
[0021] Les ions diffus à l'intérieur de la maçonnerie sont en solution dans un solvant polaire,
l'eau, dont les molécules possèdent un moment électrique permanent. Les molécules
du solvant s'alignent le long des lignes de champ de l'ion et se déplacent vers la
région où le champ est le plus intense. Elles tendent ainsi à s'agglutiner autour
de l'ion, qui est dit solvaté. Le dipôle, aligné le long d'une ligne de champ, est
entrainé le long de cette ligne de champ vers la région où ce champ est le plus intense,
emportant avec lui sa couronne de solvant polaire, ici l'eau du mur. Ce processus
d'entrainement est très supérieur aux forces inter-dipôles, dites de Van der Waals,
qui sont de l'ordre de l/r
7.
[0022] Le procédé décrit place le transfert électronique dans la majorité des cas, dans
un système qui se trouve fortement influencé par le principe d'exclusion de PAULI.
A cause de leur grande mobilité les électrons forment autour des ions positifs un
écran qui s'adapte instantanément aux déplacements de ces derniers. On évite, en général,
le transfert par sphère exteme selon lesquels deux ions partagent le même ligand au
cours du transfert électronique au profit du transfert par sphère interne qui s'effectue
au cours de la collision entre deux complexes.
[0023] Insensible à l'électro-érosion du fait de son revêtement, à chaque augmentation de
la température (chauffage, ensoleillement, canalisations d'eau chaude, etc...) le
thermocouple voit augmenter le différences de potentiel existant entre l'anode et
la cathode, et son efficacité sur les solutions ioniques du mur augmente d'autant
[0024] Voici dont un procédé qui repose sur des bases physiques bien établies, insensibles
aux influences extérieures qui sont la cause d'échecs dans d'autrs formes d'intervention
contre l'humidité des murs. Son activité est entretenue par le thermocouple de façon
pratiquement indéfinie, ce qui accélère sensiblement le processus d'assèchement des
murs, sans touefois mettre en danger la solidité de la maçonnerie comme dans l'apport
brutal d'énergie électrique extérieure.
[0025] La constitution des thermocouples en barres de sections diverses, tubes, faisceaux
de baguettes ou de fils, résesux, lui permet de s'adapter à tous les problèmes à résoudre.
[0026] Les thermocouples introduits dans des trous ou fentes creusés jusqu'aux fondations,
sont contenus tout entiers dans la maçonnerie et ne nécessitent pas d'être reliés
à des sondes au niveau du sol. Ils peuvent être utilisés sur tous les types de murs,
minces, épais ou très épais, dans les parois extérieures et intérieures. Comme dans
les sou- sols et caves. Ils peuvent être reliés à des appareils de mesures.
[0027] Le mode de réalisation pratique de la présente invention sera explicité plus clairement
dans la description qui va suivre, à titre non limitatif en référence aux dessins
annexés.
La figure 1 représente le stade initial d'entrée d'eau dans les murs, par capillarité
et osmose
No. 1 - terrain humide
No. 2 - sous-sol
No. 3 - mur et fondation
No. 4 - voies de pénétration de l'eau par capillarité et osmose.
La figure 2 représente une coupe en élévation d'un mur implanté dans le sol :
No. 1 - terrain humide
No. 2 - mur ayant déjà subi l'entrée d'eau par capillarité
No. 3 - voie d'ascension de l'eau dans le mur par l'effet de la différence de potentiel
entre la partie haute et la partie basse du mur.
La figure 3 représente le mode le plus courant d'implantation du thermocouple dans
le mur.
[0028] Le champ du thermocouple va inhiber le fonctionnement de l'effet de pompe de l'humidité
en dérivant la différence de potentiel :
No. 1 - terrain humide
No. 2 - trou foré dans le mur jusqu'aux fondations
No. 3 - thermocouple.
[0029] RESULTATS : Sur des murs d'épaisseurs et de type de construction divers, le degré
d'humidité qui variait de 13,5 à 16,8 % en poids a été ramené à des taux de 1,5 à
3,6 % dans les laps de temps situés entre
3ux mois et demi et quatre mois en assurant simplement une "respiration" du mur et
une bonne ventilation. Nous attirons l'attention sur le fait que ce procédé, privant
d'eau les termites et les chassant par injection d'insecticides mélangés au mortier
de rebouchage constitue un excellent et peu coûteux moyen de lutte contre ces insectes
dont l'aire d'action néfaste ne cesse de s'étendre en FRANCE.
1. Procédé de traitement de l'humidité ascendante des murs, caractérisé en ce qu'il
consiste en l'utilisation de thermocouples introduits dans des trous ou fentes en
combinaisons de ces deux cavités dans la maçonnerie, obliques ou verticales, creusées
jusqu'aux fondations.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les thermocouples sont
isolés et/ou reliés entre-eux, éventuellement reliés à des appareils de mesure, sans
liaison aucune à des sondes telluriques et sont contenus entièrement dans les murs.
3. Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les thermocouples
son protégés contre l'électro-érosion par des plastiques, vernis ou autres revêtements
appropriés.
4. Procédé selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le fait qu'il est utilisable
sur tous les types de murs quelle que soit leur épaisseur, minces, épais ou très épais.
5. Procédé selon les revendications 1, 2, 3 et 4, caractérisé par le fait que sont
utilisé des thermocouples du type :
a) fer-constantan Type J
b) cuivre-constantan Type T
c) chrome-alumel Type J
d) chrome-constantan Type E (Normes NF E 18001 de 1958), ou tout autre composition
de thermocouples.
6. Procédé selon les revendications 1, 2, 3, 4 et 5, caractérisé par le fait que les
thermocouples peuvent être sous forme de :
- barreaux pleins de sections diverses
- réseaux
- tubes
- faisceaux de baguettes
- faisceaux de fils.