(19)
(11) EP 0 179 739 A2

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
30.04.1986  Bulletin  1986/18

(21) Numéro de dépôt: 85810474.8

(22) Date de dépôt:  17.10.1985
(51) Int. Cl.4E01F 9/01
(84) Etats contractants désignés:
CH DE FR GB LI

(30) Priorité: 20.10.1984 CH 5020/84

(71) Demandeur: L. Ellgass S.A.
CH-1030 Bussigny (CH)

(72) Inventeur:
  • Ellgass, Louis
    CH-1470 Estavayer-le-lac (CH)

(74) Mandataire: Kerr, Andrew 
Postfach 444 Finkelerweg 44
4144 Arlesheim
4144 Arlesheim (CH)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Portique mobile pour signalisation routière verticale


    (57) La portique comprend deux montants reliés de manière articulée à une poutre transversale. Cette dernière peut être soulevée ou abaissée au moyen de dispositifs de levage disposés sur les montants et est réglable en longueur, du fait qu'elle est constituée par trois portions qui s'engagent télescopiquement les unes dans les autres. Les deux montants peuvent être rabattus l'un vers l'autre, de sorte que le portique assemblé peut être transporté sur un véhicule. Le portique peut être érigé en tout point d'une route à plusieurs pistes sans outils spéciaux et est susceptible d'être monté rapidement et de manière temporaire pour porter des signaux routiers verticaux.




    Description


    [0001] La présente invention a pour objet un portique mobile pour la signalisation routière verticale, en particulier pour routes à plusieurs pistes, comprenant deux montants et une poutre transversale horizontale.

    [0002] Les signaux verticaux, tels que signaux de direction, de danger, d'interdiction et feux optiques de signalisation sur les autoroutes et les routes à plusieurs pistes, sont placés au-dessus de la chaussée pour que les conducteurs qui utilisent les pistes, notamment les pistes intérieures, puissent er prendre connaissance facilement. C'est pour cette raison que ces signaux sont montés sur des portiques fixes, encastrés dan- le sol et enjambant les pistes.

    [0003] Jusqu'à ce jour, aucune solution satisfaisante n'a été proposée pour établir une signalisation temporaire. Si la signalisation doit être modifiée sur les portiques fixes, cette opération doit être faite à l'aide d'un véhicule à plate-forme, opération qui nécessite un arrêt prolongé de la circulation, voire un détournement de cette dernière.

    [0004] La présente invention a pour but de fournir un portique mobile permettant une signalisation routière temporaire avec un temps d'arrêt minime de la circulation pour sa mise en place.

    [0005] Le portique objet de l'invention est caractérisé en ce que les montants sont munis de dispositifs de levage pour soulever ou abaisser la poutre transversale horizontale, en ce que les montants sont constitués par des mâts qui, lorsque la poutre transversale horizontale est abaissée, peuvent être rabattus l'un vers l'autre, et en ce que la poutre transversale horizontale est faite de portions qui s'engagent télescopiquement. Le: portions de cette poutre peuvent s'engager les unes dans les autres ou les unes sur les autres.

    [0006] Dans une forme d'exécution préférée de l'invention, la poutre transversale horizontale est reliée de manière articulé aux montants, les articulations étant assurées par des contreventements. Le dispositif de levage est muni, de préférence, d'un frein parachute qui fonctionne automatiquement lors de la rupture du câble. De préférence également, les extrémités inférieures des montants sont munies de traverses porteuses de roues et de béquilles réglables.

    [0007] Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du portique mobile objet de l'invention.

    La fig. 1 est une vue complète en perspective du portique monté,

    la fig. 2 est une vue en perspective d'une partie du dispositif de levage, et

    la fig. 3 est une vue schématique de la suite des opérations pour ériger le portique.



    [0008] Le portique mobile représenté dans la fig. 1 comprend deux montants 11, 12 et une poutre transversale horizontale 13 s'étendant entre les deux montants. Le montant 11 constitue un màt double 14 fait de deux tubes profilés 15, 16, de même longueur et de section rectangulaire. Les tubes 15, 16 sont reliés à une traverse 17, de préférence par soudure. La traverse 17 est munie, à ses extrémités libres, de roues non orientables 18. De plus, elle présente des béquilles réglables 19 qui permettent de soulever les roues 18 de mettre le tout de niveau et d'empêcher le portique de rouler.

    [0009] Le màt double 14 est muni d'un dispositif de levage comprenant un chariot 21, un treuil 22 à câble 23 et des galets de renvoi 24 montés sur la tête du mât.

    [0010] Le chariot 21 est représenté en détail à la fig. 2. Il est fait de deux tronçons de tubes rectangulaires 25, 26 qui sont dimensionnés de manière qu'ils puissent coulisser sur les tubes 15, 16. Chaque tronçon comprend deux parois latérales 27, 28, une paroi frontale 29 et une paroi dorsale 31. Les deux parois latérales 27, 28 ont une distance entre elles telle qu'il subsiste un très petit espace, par exemple 5 mm, avec le tube 15. La paroi frontale 29 et la paroi dorsale 31 sont plus espacées, pour une raison qui ressortira par la suite.

    [0011] Les tronçons de tubes 25,26 sont parallèles et disposés à une distance qui correspond à celle des deux tubes profilés 15, 16 du màt 14. Les tronçons de tube 25, 26 sont reliés, par leurs extrémités supérieures et par paires, aux parois latérales 27, 28, par exemple par soudure, par des pattes 32 qui se projettent au-delà de la paroi frontale. Les pattes 32 sont percées de trous 33 pratiqués de manière qu'ils soient alignés. Les extrémités inférieures des tronçons de tubes 25, 26 portent des pattes 34, disposées par paires, qui sont soudées de manière identique à celles des extrémités supérieures et dont les perçages 35 sont alignés.

    [0012] Des paires de galets de roulement 36 sont disposés à l'intérieur de chaque tronçon de tube, à proximité de ses extrémités supérieure et inférieure, galets qui sont parallèles aux parois frontale 29 et dorsale 31 et disposés à peu de distance de ces dernières. Les galets 36 sont faits de douilles 37 montées rotatives sur des goujons 38 qui s'étendent à angle droit entre les parois latérales 27, 28. La distance entre les galets de chaque paire est égale à la distance hors tout du mât double 14. Lesdits galets servent à diminuer le frottement entre le chariot 21 et le mât 14.

    [0013] Le câble 23 est fixé, par une de ses extrémités, au chariot 21, passe sur les poulies de renvoi 24 et s'enroule sur le treuil 22. En enroulant ou en déroulant le câble 23, le chariot 21 est soulevé ou abaissé sur le mât.

    [0014] Le montant 12 est simple et ne comprend qu'un seul mât 39 fixé rigidement sur une traverse 41. La traverse 41 du montant 12 comprend, comme pour le montant 11, des roues 42 et des béquilles réglables 43. Le montant 12 est muni d'un dispositif de levage constitué par un chariot 44, un treuil 45 avec câble 46 et des galets de renvoi 47. La seule différence existant entre le chariot 44 et le chariot 21 est qu'il ne comprend qu'un tronçon de tube au lieu de deux. Pour le reste, sa construction est identique à celle du chariot 21.

    [0015] Les roues 42 sont, au contraire des roues 18, montées dans des chapes et sont orientables autour d'arbres verticaux.

    [0016] La poutre transversale horizontale 13 qui relie les deux montants 11, 12 est faite de plusieurs tubes. Les tubes peuvent avoir des sections de toutes sortes, par exemple de sections rectangulaires ou rondes. La portion médiane 48 est constituée par deux tubes identiques de section rectangulaire disposés parallèlement et reliés entre eux, de préférence par des brides permettant l'extension des deux éléments mais aussi par soudure. Ces deux tubes peuvent être fermés à une de leurs extrémités et les ouvertures des autres extrémités sont opposées. Pour le rattrapage de longeur d'entre axe on peut utiliser des cables tendeurs 59 dont une est en forme d'une chaîne.

    [0017] Les deux portions laterales 49, 51 de la poutre transversale horizontale 13 sont faites de tubes de section rectangulaire, dont le profil externe est adapté au profil interne de la portion médiane 48, de sorte que les portions latérales 49, 51 peuvent être introduites et coulisser dans la portion médiane 48. Grâce à cette disposition, la longueur de la poutre transversale horizontale 13 peut être réduite de plus d'un tiers de sa longueur totale.

    [0018] Des vis de réglage 52 sont disposées à proximité des extrémités ouvertes des tubes de la portion médiane 48, vis qui sont guidées perpendiculairement dans des taraudages des tubes de la portion médiane 48 et grâce auxquelles il est possible de bloquer les portions latérales 49, 51 et empêcher tout jeu entre la portion médiane et les portions latérales.

    [0019] La portion médiane 48 présente, en outre, des perçages 53 qui traversent les deux tubes, perçages qui, dans des positions déterminées des portions latérales 49, 51, sont alignés avec des trous (non visibles) prévus dans les extrémités de la portion médiane, de sorte que certaines positions peuvent être choisies à l'avance et assurées par des goupilles 54.

    [0020] Les portions latérales présentent, à leurs autres extrémités, également des perçages (non visibles), dans lesquels on enfile des goupilles ou des tenons 55 pour les assembler aux pattes 34 des chariots 21, 44. La largeur des portions latérales détermine la distance entre lesdites pattes.

    [0021] Les pattes 32 disposées aux extrémités supérieures des chariots sont destinées à la fixation de contreventements 56, contreventements qui, à leurs autres extrémités, sont reliés par des goupilles passant dans des trous correspondants des portions latérales. Les trous dans les portions latérales sont, de préférence, renforçés par des fourrures.

    [0022] Un second contreventement est constitué par un câble 57 qui s'étend sous la poutre transversale horizontale 13, entre les extrémités des portions latérales et qui est tendu, en pas sant dans des étais, sous la poutre transversale horizontale.

    [0023] Les deux tubes rectangulaires 25, 26 du chariot 21, de même que le tube du chariot 44, sont munis de freins parachutes (non représentés) qui, lors de la rupture du câble 23 ou 46, bloquent le chariot correspondant dans sa position. Ces freins sont munis de dispositifs de blocage connus, dispositifs qui assurent la retenue du chariot dès la rupture du câble correspondant.

    [0024] Les diverses pièces du portique sont en acier zingué. La largeur du portique, à l'état monté, est de 14,5 m au maximum et est donc susceptible d'être utilisé pour des routes à troi- pistes avec bande d'arrêt d'urgence. La hauteur libre au-desus de la chaussée est de 4,5 m et la hauteur totale est d'environ 6 m. Ces données ne sont cependant pas limitatives. Le chargement et le montage du portique peut être effectué par quatre ouvriers, sans outillage et matériel spéciaux.

    [0025] Les goupilles 55 qui relient les portions latérales 49, 51 de la poutre transversale horizontale 13 aux chariots 21, 44 ont une fonction bien déterminée. Elles servent d'axes de pivotement pour le pliage du portique. Lorsque les contreventements 56 sont libérés après retrait des goupilles, les mâts peuvent être rabattus, et lorsque la portion médiane est raccourcie, on obtient la position de transport du portique. Les différentes opérations et positions sont visibles dans la fig. 3 qui montre la suite des opérations de montage du portique.

    [0026] Dans la fig. 3a, le portique complètement replié est représenté chargé sur la plate-forme d'un véhicule 59, par exemple un camion. Le montant double 11 est situé à l'arrière du véhicule, c'est-à-dire, du côté du déchargement. Tout d'abord. le montant double 11 est tiré vers l'arrière d'environ 1,2 m (position montrée en pointillés). Le chariot est bloqué au moyen du treuil et le montant double est dressé (fig. 3b). La portion médiane 48 de la poutre transversale est soutenue par un chevalet 61. Ensuite, le montant double 11 est tiré vers l'arrière pour que la portion latérale 49 sorte de la portion médiane d'une distance suffisante pour que le contreventement 56 puisse être fixé à ladite portion latérale (fig. 3c). La portion latérale 49 est retirée de la portion médiane de la longueur désirée (fig. 3d) et est bloquée par une goupille 54 et une des vis de réglage 52. Le montant double 11 est ensuite tiré vers l'arrière pour que la partie.restante du portique re- pose sur le chevalet 61 (fig. 3e). Les opérations décrites ci-dessus sont rénétées pour le montant simple 12. Enfin, les câbles et 57a sont montés et tendus 57 (fig. 3f) et la poutre transversale horizontale 13 est soulevée à la hauteur désirée au moyen des treuils 22, 45.

    [0027] Toutes les opérations décrites ci-dessus sont effectuées sur la bande d'arrêt d'urgence en plaçant le portique parallê- lement aux pistes. Une fois le montage terminé, la circulation et les panneaux de signalisation posées est arrêtée pour quelques secondes et le portique est tourné en traversant les pistes. Une fois en place, le portique est assuré par deux ou plusieurs câbles d'ancrage par montant, cà- bles qui s'étendent des têtes des mâts vers le sol.

    [0028] La fig. 3g montre la position adoptée pour déplacer le portique sur ses propres roues et le remorquer, même sur de grandes distances. Pour cela, seuls les contreventements 56 sont retirés des portions latérales 49, 51, de sorte que les montants peuvent être rabattus partiellement l'un vers l'autre pour que la hauteur du portique ne dépasse pas les normes fixées pour les passages sous les ponts.

    [0029] N'importe quel moyen connu peut-être utilisé pour soulever la poutre transversale horizontale. Ladite poutre peut, par exemple, être soulevée par moyen d'un moteur ou d'un système manuelle. Des systèmes operés par moteur peuvent-être mise en action par des moteurs éléctriques ou par des systèmes hydrauliques utilisant des pistons. Un système manuel typique utilisera des câbles et une manivelle. Pour des routes très larges, un troisième mât pourra s'avérer nécessaire afin der fournir un support adéquat pour la poutre transversale horizontale.


    Revendications

    1. Portique mobile pour signalisation routière verticale, comprenant deux montants et une poutre transversale horizontale, caractérisé en ce que les montants (11, 12) sont munis de moyens de levage (21-24, 44-47) pour soulever ou abaisser la poutre transversale horizontale (13), en ce que les montants sont constitués par des mâts (14, 39) qui, lorsque la poutre transversale horizontale est abaissée, peuvent être rabattus l'un vers l'autre, et en ce que la poutre transversale horizontale (13) est faite de portions (48-51) qui s'engagent télescopiquement les unes dans les autres.
     
    2. Portique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la poutre transversale horizontale (13) et les montants (11, 12) sont reliés de manière articulée entre eux et en ce que des contreventements (56) sont prévus pour renforcer les articulations.
     
    3. Portique selon la revendication 1, caractérisé en ce que les dispositifs de levage (21-24, 44-47) sont des cables et sont munis de freins parachutes en cas de rupture des câbles.
     
    4. Portique selon la revendication 1, caractérisé en ce que les extrémités inférieures des mâts (14, 39) sont reliés de manière rigide à des traverses (17, 41) disposées perpendiculairement à la poutre transversale horizontale (13).
     
    5. Portique selon la revendication 4, caractérisé en ce que les traverses sont munies de roues (18, 42).
     
    6. Portique selon la revendication 5, caractérisé en ce que les roues d'une des traverses sont orientables.
     
    7. Portique selon la revendication 5, caractérisé en ce que des béquilles réglables (19, 43) sont prévues sur les traverses.
     




    Dessins