[0001] La présente invention concerne un procédé pour la préparation et le traitement de
matériaux de garnissage à l'état divisé et de faible densité, de structure floconneuse
et destinés plus spécialement à la réalisation d'enveloppes de protection souples
à usage corporel.
[0002] L'invention concerne plus particulièrement la préparation, le traitement et la mise
en condition de matériaux tels que le duvet destinés à la réalisation d'enveloppes
de protection thermique corporelles telles que édredons, couettes, anoraks, vêtements
d'hiver, sacs de couchage etc...
[0003] L'invention concerne donc essentiellement la préparation et le traitement de matériaux
de garnissage pour articles de protection à haut pouvoir isolant ou pouvoir « adiathermique
» et utilisant des duvets naturels prélevés essentiellement sur des animaux aquatiques.
[0004] On sait que le duvet est un flocon d'aspect sphérique à noyau central, d'où s'épanouissent
une multitude de filaments, eux-mêmes poilus, lui permettant d'emprisonner une quantité
d'air égale à la totalité de son volume. Un flocon contient plus de 1 000 réservoirs
d'air. C'est un élément naturel, prélevé sur la peau des animaux aquatiques, dont
il assure la protection thermique du corps.
[0005] D'une très grande légèreté, il est doté du plus haut pouvoir d'isolation existant
actuellement, il sert à fabriquer des articles isolants : vêtements, couettes, édredons,
sacs de couchage etc...
[0006] Le duvet se différencie de la plume par son absence de tige rigide, par sa légèreté
et sa propriété d'emmagasiner l'air.
[0007] A la différence du duvet précédemment décrit, la plume qui compose le plumage extérieur
des oiseaux présente une hampe ou axe primaire, avec son tube corné, que surmonte
la tige accompagnée de ses barbes plantées latéralement. Les barbes se décomposent
en barbules et en barbicelles.
[0008] La plume de volaille est très plate. Elle est parfois utilisée dans le rembourrage
des coussins et oreillers de qualité médiocre. Elle ne contient pas d'air.
[0009] La plume d'animaux aquatiques (eider, oie ou canard) est arquée, elle sert de garnissage
en literie : lits de plumes, oreillers, traversins, coussins (on se couche dessus).
Elle ne contient pas d'air, mais possède un excellent pouvoir de compressibilité.
[0010] Dans les techniques actuellement utilisées, le duvet subit, après prélèvement sur
les animaux morts ou vifs, diverses opérations de dégraissage, lavage, essorage, étuvage
et traitements à l'aide de divers produits destinés à assurer la conservation et à
lui donner une couleur agréable (azurant optique) après quoi il sera comprimé à 10
pour assurer son stockage, son transport sur terre et jusqu'à 50 pour l'export par
voie maritime.
[0011] Les fabricants d'articles en duvet utilisent donc une matière première qui a subi
des détériorations dues à un excès de compression, les duvets s'enchevêtrant les uns
dans les autres et les filaments se séparant du flocon, créant des poussières qui
diminuent le volume d'air immobilisé et provoquent des gênes respiratoires et réactions
allergiques des utilisateurs.
[0012] De plus, il a été observé que le duvet naturel subit considérablement les conséquences
du foid (qui le fait rétracter) et de l'humidité (qui ramollit sa structure) de telle
sorte qu'en période d'hiver, lorsque l'atmosphère des ateliers présente une hygrométrie
élevée, il devient nécessaire d'augmenter fortement le poids de garnissage des articles
pour conserver le volume normal. En effet, un duvet neuf contient 55 % d'eau, une
balle de duvet prend 15 à 20 % d'humidité sur une seule nuit et il n'est pas rare
de constater des taux hygrométriques matière de l'ordre de 90 % en hiver.
[0013] Il apparaît donc des constatations qui précèdent que le pouvoir de garnissage, lors
de la réalisation, et le pouvoir isolant, lors de l'utilisation, du matériau constitué
par le duvet, reste largement tributaire de sa sensibilité à l'humidité.
[0014] C'est d'ailleurs une constatation d'expérience courante qu'une couverture d'isolation
corporelle (un sac de couchage, un anorak ou tout vêtement) a un pouvoir isolant et
de protection thermique beaucoup plus efficace et élevé lorsqu'elle est utilisée à
l'état sec.
[0015] Or c'est précisément lorsque les conditions extérieures sont à leur maximum d'agressivité
(froid humide) que la couverture de protection perd une partie de son efficacité étant
donné sa sensibilité à l'humidité.
[0016] Il est donc souhaitable de pouvoir bénéficier de structures de protection corporelle
qui, tout en bénéficiant d'un coefficient d'isolation élevé, soient largement soustraites
à l'influence de l'humidité de façon à présenter une barrière et une défense efficaces
contre le froid, aussi bien dans des conditions humides, plus particulièrement agressives,
que dans les conditions d'un froid sec.
[0017] Le procédé conformément à la présente invention, vise précisément à améliorer et
à accroître considérablement le pouvoir d'isolation du matériau utilisé par accroissement
dimensionnel du volume des flocons unitaires qui sont bloqués dans leur structure
dimensionnelle accrue tandis qu'ils sont rendus très largement insensibles à l'humidité
extérieure.
[0018] Il est connu (comme évoqué précédemment) de traiter le duvet avant son utilisation,
de façon à lui conférer diverses propriétés permettant d'améliorer son aptitude à
la conservation et sa résistance à des agents de vieillissement tels que les parasites.
[0019] On a également prévu selon le brevet d'invention français n° 7 620 744 d'incorporer
dans le liquide de nettoyage de plumes des produits tels que des résines synthétiques
; mais ce traitement qui est effectué en phase liquide (et qui concerne des plumes)
est inapte à améliorer le volume des éléments unitaires et reste sans effet sur la
protection hygrométrique.
[0020] Les brevets américains 2 715 086 et 2 714 767 concernent également des traitements
de plumes qui peuvent recevoir un revêtement de cire, résine ou d'élastomère pour
améliorer leur pouvoir de remplissage ; mais ce traitement est prévu pour des plumes
précisément en vue de rapprocher leurs propriétés de celles des duvets ; et le traitement
reste sans incidence sur la structure dimensionnelle du produit.
[0021] Le brevet américain 2 714 767 décrit une cage en forme de tambour et un traitement
de plumes introduites dans la cage pour recevoir un revêtement de cire ou de résine
élastomère.
[0022] Le brevet américain 2 739 391 décrit encore une machine pour le séchage et l'expansion
de plumes qui reçoivent également une charge électrostatique.
[0023] La présente invention permet quant à elle un accroissement du volume de chaque flocon
unitaire emprisonnant une plus grande quantité d'air dans un même poids de matière
et permettant de multiplier l'efficacité du produit ainsi traité.
[0024] Un autre but non moins important de l'invention est de stabiliser le duvet dans la
structure dimensionnelle qui lui aura été ainsi conférée.
[0025] Et cette stabilité mécanique du duvet s'accompagne d'une insensibilisation du matériau
aux influences néfastes d'une ambiance humide en conférant au produit la capacité
de résister à la pénétration d'humidité dans le volume d'air emprisonné à l'intérieur
de la structure des flocons.
[0026] De plus, le traitement selon l'invention permettra l'entretien des structures de
protection (couettes, sacs de couchage, anoraks) dans des conditions améliorées et
simplifiées en permettant un accroissement de la durée de vie de l'article.
[0027] Enfin, l'invention permettra de conférer à des duvets de qualité moindre, par exemple
des duvets de second choix ou des duvets usagés, des propriétés rénovées de résistance
thermique par modification de leurs structures dimensionnelles et leur résistance
à l'humidité.
[0028] A cet effet l'invention concerne un procédé de traitement de flocons de duvet destinés
à garnir les structures de protection corporelle, le procédé permettant de fixer les
flocons dans un état dans lequel chaque flocon atteint son volume maximum et par conséquent
ses propriétés d'isolation maximum et ledit traitement est caractérisé en ce qu'il
comporte la succession des opérations suivantes :
- on introduit les flocons de duvet en suspension dans une enceinte ;
- on insuffle un courant d'air chaud à la base de cette enceinte tandis que l'air
est évacué au sommet ;
- on élève progressivement la température de l'air à 100 °C et jusqu'à ce que le degré
hygrométrique moyen de l'air emprisonné à l'intérieur de chaque flocon de duvet individuel
ait été réduit à un niveau compris entre 20 et 25 %, correspondant à un état dans
lequel les filaments des flocons sont amenés dans une position sensiblement radiale
;
- on insuffle dans ladite enceinte une résine de revêtement dans un solvant organique,
à l'état de brouillard pour permettre aux flocons de duvet maintenus en suspension
d'être revêtus régulièrement sur leur surface ;
- on évacue en même temps les solvants au sommet de l'enceinte ;
- on insuffle un courant d'air chaud à la base de ladite enceinte de façon à permettre
la polymérisation de la résine de revêtement et on permet ainsi la stabilisation du
duvet dans la position radiale des filaments correspondant à l'expansion maximum de
chaque flocon.
[0029] De préférence, la résine d'enrobage a une tension superficielle élevée par rapport
à l'eau et est choisie, notamment, parmi les résines fluorées ou les résines à base
de silicone.
[0030] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
qui suit et qui est donnée en rapport avec une forme de réalisation particulière présentée
à titre d'exemple.
La figure 1 représente une vue schématique d'un flocon de duvet unitaire tel qu'utilisé
dans le cadre de la mise en oeuvre de la présente invention et vu avant le traitement
de l'invention.
La figure 2 représente le même flocon unitaire après traitement.
La figure 3 représente une vue schématique en perspective et arraché partiel d'un
appareil pour la mise en oeuvre du traitement conforme à l'invention.
Les figures 1 et 2 montrent la structure dimensionnelle du flocon unitaire respectivement
avant traitement (figure 1) et après le traitement (figure 2).
[0031] On voit que le traitement thermique selon l'invention, et dont les phases opératoires
seront décrites ci-après, a permis de modifier la structure dimensionnelle du flocon
qui s'est considérablement dilaté sous l'effet de la chaleur.
[0032] Les filaments multiples qui composent le flocon se trouvent dans l'état initial largement
entremêlés et tassés sur eux-mêmes en réduisant par conséquent le volume total qu'ils
occupent à partir du noyau central ; ceci correspond à l'état naturel du duvet lors
de son utilisation vivante sur le corps de l'animal porteur, le duvet étant alors
largement imprégné des huiles naturelles exsudées par le corps de l'animal et se trouvant
nécessairement comprimées par les couches supérieures du plumage.
[0033] Et cet état comprimé se trouve ensuite souvent aggravé par les étapes de traitement
du duvet en phase liquide suivi de sa compression pour les besoins du transport.
[0034] Le traitement thermique qui sera décrit ci-après permet de développer les filaments
qui reprennent une position générale sensiblement radiale depuis le noyau central
en se détendant et en permettant alors aux flocons de duvet d'occuper un espace volumique
correspondant sensiblement à une sphère dont le rayon correspondrait à la longueur
moyenne des filaments.
[0035] Et on voit que dans cette modification structurelle, qui va se trouver stabilisée
et cristallisée par le traitement ultérieur, permet aux flocons d'acquérir un volume
accru dans une proportion comprise entre 30 et 50 % par rapport au volume initial.
[0036] Il suit que la masse d'air constituant la matière activement isolante de la garniture,
se trouve accrue dans les mêmes proportions.
[0037] De sorte qu'une même quantité de duvet (en poids) après le traitement de l'invention,
occupe un volume de 30 à 50 % supérieur et possède en conséquence un pouvoir isolant
accru dans les mêmes proportions.
[0038] Le traitement opératoire selon l'invention débute par une phase de déshydratation.
[0039] La déshydratation thermique s'effectue dans le même appareil servant ultérieurement
à la phase suivante de stabilisation par enrobage d'un matériau de revêtement.
[0040] Selon la figure 1, un exemple d'appareil utilisé dans le cadre de la mise en oeuvre
de l'invention comporte une enceinte 1 pourvue d'une entrée 2 à sa base et d'une ouverture
d'évacuation 3 au sommet, et constituée d'un caisson.
[0041] A l'intérieur de cette enceinte est monté un tambour rotatif 4 dont les parois latérales
5 sont pleines ou de préférence constituées de plaques de verre, coopérant avec des
parois latérales en verre de l'enceinte 1 en permettant ainsi une visibilité à l'intérieur
du cylindre pour permettre le contrôle des opérations. Des ouvertures d'accès sont
prévues (mais non représentées au dessin). Les parois périphériques 6,6',7,7' du tambour
sont constituées d'une structure ajourée, par exemple une tôle perforée ou un grillage
(par exemple en métal déployé).
[0042] De sorte que l'espace intérieur du tambour est ainsi en communication avec la phase
gazeuse régnant au sein de l'enceinte 1.
[0043] Des palettes radiales 8,8',9,9' sont disposées vers la périphérie du tambour pour
améliorer le brassage de la matière.
[0044] A la base et par l'entrée 2 est insufflé un courant d'air chaud porté progressivement
à 100° et provenant d'une soufflerie ou d'une source de chauffage (non représentée)
; l'air chaud est évacué au sommet 3 et il peut être avantageusement recyclé après
passage sur des moyens permettant l'élimination de l'humidité et réchauffement.
[0045] En fin d'opération le taux hygrométrique moyen de l'air emprisonné au sein de chaque
flocon du duvet a été ramené à un niveau compris entre 20 et 25 % correspondant à
l'état dimensionnel du duvet tel que représenté à la figure 2.
[0046] On comprend que le tambour est entraîné en rotation par des moyens conventionnels
autour du moyeu 10 ; la rotation lente permet un brassage continu des flocons de duvet
introduits au sein du tambour ; les flocons retombent lentement vers le bas où ils
sont repris par les palettes 8,8' etc... et remontés vers la partie supérieure d'où
ils s'échappent par gravité pour retomber lentement vers le bas en rencontrant le
courant d'air chaud ascendant auquel ils abandonnent régulièrement peu à peu leur
humidité.
[0047] Dans la phase ultérieure correspondant au traitement d'hydrofugation, le duvet reste
présent en suspension dans le tambour toujours entraîné en rotation lente (un à deux
tours par minute).
[0048] Dans cette phase le courant d'air chaud 2 ascendant a été arrêté et on utilise la
tubulure d'injection 11 qui occupe l'axe central du tambour et qui débouche sur l'extérieur
en 12 raccordée à une source sous pression, pour insuffler à l'intérieur du volume
du tambour à l'état de brume ou de brouillard la solution constituée d'une résine
de revêtement dans un solvant.
[0049] La tubulure axiale intérieure 11 est munie à cet effet de buses d'éjection 13,13'
qui répandent dans l'espace intérieur du tambour un brouillard constitué de la résine
en solution.
[0050] Celle-ci est alimentée depuis la tubulure extérieure 12 sous forte pression (3 à
10 kilos par cm
2).
[0051] Pendant cette période le duvet en suspension et entraîné dans les tourbillons liés
au mouvement lent du tambour s'imprègne régulièrement et en surface des particules
de solutions, au niveau des filaments individuels du duvet.
[0052] On choisira de préférence des solvants à évaporation rapide, les solvants étant évacués
par la sortie supérieure 3.
[0053] On utilisera de préférence des résines d'hydrofugation choisies dans le groupe comportant
les résines fluorées et les résines à base de silicone.
[0054] La proportion de résines pour 20 kilos de duvet sera de l'ordre de 40 à 50 grammes
dans un litre de solvant.
[0055] En fin de traitement lorsque sensiblement tout le solvant est éliminé, la résine
étant déposée et constituant un film superficiel le long des filaments constituant
chaque flocon, le traitement se termine par la phase de polymérisation au cours de
laquelle de l'air porté à 130° est insufflé dans l'enceinte contenant le tambour,
tout en continuant le mouvement de rotation et d'agitation lent du mélange.
[0056] On obtient ainsi un ensemble parfaitement homogène dans lequel tous les flocons unitaires
ont sensiblement la même structure et le même revêtement.
[0057] A la température de 130° la résine se polymérise, les liaisons chimiques qui s'établissent
pour obtenir les chaînes à haut poids moléculaire conférant au film de résine sa structure
mécanique définitive permet de cristalliser le flocon dans l'état expansé auquel la
phase précédente de déshydratation et d'élévation thermique aura permis d'aboutir.
[0058] En fin d'opération on laisse l'ensemble se refroidir pour obtenir un duvet expansé,
développé et stabilisé dans cette structure dimensionnelle gonflée et dont le taux
hygrométrique est ramené à un taux de 25 % maximum.
[0059] Et ce taux sera ensuite maintenu quels que soient les conditions d'utilisation et
le milieu ambiant dans lequel l'article et le duvet de garnissage qu'il contient,
seront placés.
[0060] En effet, la présence du film de résine hydrofugeant sur les filaments, grâce à la
tension superficielle élevée du film de résine par rapport à la vapeur d'eau, permet
au duvet de repousser l'air chargé d'humidité ambiant, l'air sec contenu dans les
espaces interstitiels compris entre les filaments de chaque flocon restant en place
sans échange hygrométrique.
[0061] Le produit ayant subi le traitement est alors immédiatement utilisé pour le garnissage
des produits et articles finis d'utilisation tels que couettes, sacs de couchage,
anoraks etc...
[0062] Le duvet ainsi utilisé et qui aura subi le traitement décrit précédemment présente
une augmentation de volume variant de 30 à 40 % selon les qualités ; ceci signifie
que pour obtenir la même isolation on peut utiliser une quantité de matière 30 à 50
% inférieure ; ce qui représente un économie pouvant aller jusqu'à 50 % dans le prix
de la matière première.
[0063] Dans ces conditions la mise en oeuvre du procédé selon l'invention permet d'obtenir,
dans la fabrication d'articles de protection corporelle garnis de duvet, des prix
de revient extrêmement compétitifs joints à une rentabilité exceptionnelle.
[0064] Les expérimentations ont permis de constater que le duvet de garnissage ayant subi
le traitement selon l'invention conserve son volume même s'il est stocké en milieu
humide ; à cette fin des essais ont été conduits pendant plusieurs mois dans une ambiance
contenant plus de 90 % d'humidité.
[0065] L'article garni du duvet selon l'invention échappe aux contraintes du froid qui risqueraient
de diminuer son volume et son pouvoir d'isolation, tout comme il échappe aux contraintes
de l'humidité réduisant fortement son pouvoir isolant et qui entraineraient aussi
des risques de moisissure.
[0066] L'article réalisé selon l'invention n'a plus besoin d'être aéré chaque jour (pour
évacuer l'humidité stockée au contact corporel) puisque l'article résiste à l'absorption
d'humidité.
[0067] Il suffit donc de l'aérer une seule fois par semaine et alors il peut même être aéré
même en milieu humide, par exemple par temps de brouillard.
[0068] L'article peut être exposé au soleil car les filaments grâce à la pellicule de résine
de revêtement sont largement protégés des radiations dans l'ultraviolet.
[0069] Le produit de garnissage, grâce au traitement de l'invention, est rendu inattaquable
par les vermines et les parasites.
[0070] Le procédé de l'invention en stabilisant le duvet dans sa structure évite la formation
d'éléments se détachant des filaments et qui constituent des poussières ; on évite
ainsi les gênes respiratoires chez les sujets et utilisateurs sensibilisés.
[0071] Dans le cas d'utilisation du duvet selon l'invention pour la réalisation d'articles
et garnitures de literie, on évite le développement des acariens parasites vivant
dans la literie et se nourrissant des débris de duvet.
[0072] On sait que la présence de ces parasites est souvent une source de réaction allergique
chez certains sujets, dans ces conditions l'utilisation d'une couverture de protection
utilisant le garnissage selon l'invention permettra l'élimination de cet inconvénient.
[0073] La durée de vie de l'article comportant le garnissage selon l'invention se trouve
fortement augmentée en raison des apports effectués par le traitement ; on obtient
en effet une plus grande résistance mécanique à la compression et l'annulation des
contraintes liées à l'humidité, aux parasites et à la dévitalisation, notamment sous
l'effet des radiations solaires.
[0074] L'article selon l'invention représente encore des propriétés de parfaite résistance
aux nettoyages à sec répétés ou aux nettoyages à l'eau.
[0075] Le procédé selon l'invention permet avantageusement, non seulement l'amélioration
considérable des propriétés et des qualités de duvet neuf, mais il permet également
la récupération et la rénovation de duvets dits « duvets couchés ».
[0076] Le duvet couché qui est d'un prix marchand de 4 à 5 fois inférieur au duvet neuf
peut retrouver, grâce au procédé de l'invention, les mêmes propriétés et les mêmes
qualités que le duvet neuf, ce qui permet la récupération de duvet ancien et une économie
considérable de matière première.
[0077] Des essais et contrôles conduits par le demandeur ont permis de comparer le pouvoir
adiathermique du duvet traité conformément à l'invention par rapport à un duvet conventionnel.
[0078] Les essais ont été effectués selon la norme NF G 07 107.
[0079] Le pouvoir adiathermique sur une couette de référence garnie de duvet conventionnel
à raison de 600 grammes au mètre carré a été établi à PA = 88,2 %
[0080] Les mêmes essais ont permis de constater qu'une couette garnie du duvet ayant subi
le. traitement selon l'invention présentait les coefficients suivants en fonction
des taux de garnissage :

[0081] On voit que pour obtenir sensiblement le même pouvoir adiathermique, on utilise dans
le cas d'une couette garnie du duvet selon l'invention une quantité de moitié inférieure
par rapport à la quantité nécessaire en utilisant le duvet conventionnel.
[0082] Le procédé de l'invention, qui a été décrit ci-dessus et illustré à la figure 3 par
charges unitaires, peut également être réalisé en continu.
[0083] Le tambour 4 peut être alors réalisé en grande longueur et selon un axe légèrement
incliné ; le duvet introduit à la partie la plus élevée se trouverait déchargé à la
partie la plus basse après avoir traversé lentement le cylindre passant dans une première
phase correspondant à une phase de déshydratation dans laquelle il est soumis à un
courant d'air chaud, puis à une phase de revêtement par le brouillard de la solution
de résine suivie de la phase finale de polymérisation par élévation thermique avec
refroidissement final.
1. Verfahren zum Herstellen eines Polstermaterials durch Behandeln von Flaum - oder
Daunenflocken, nämlich für Körperschutzartikel, nach dem die Flocken in einem Zustand
fixiert werden können, in dem jede Flocke ihr Volumenmaximum und folglich ihre maximalen
Isoliereigenschaften erreicht, gekennzeichnet durch die Aufeinanderfolge der nachstehenden
Arbeitsgänge :
- Einführen der in Suspension befindlichen Flocken in einen geschlossenen Raum,
- Einblasen eines Warmluftstroms an der Basis dieses Raums, während die Luft am Scheitel
austritt,
- fortschreitendes Anheben der Temperatur der Luft auf 100°C solange, bis der mittlere
Feuchtigkeitsmeßgrad der im Innern jeder einzelnen Flocke eingeschlossenen Luft auf
ein zwischen 20 und 25 % liegendes Niveau gesenkt worden ist, was einem Zustand entspricht,
in dem die Fasern der Flocken in eine allgemein radiale Stellung gebracht sind,
- Einblasen eines Auftragharzes in einem organischen Lösungsmittel in Nebelform in
den geschlossenen Raum, so daß die in Suspension gehaltenen Flocken gleichmäßig auf
ihrer Oberfläche einen Überzug erhalten können,
- gleichzeitiges Ablassen der Lösungsmittel am Scheitel des Raumes und
- Einblasen eines Warmluftstroms an der Basis des Raums, so daß das Auftragsharz polymerisieren
und dadurch der Flaum in der radialen Stellung der Fasern stabilisiert werden kann,
die der maximalen Ausweitung jeder Flocke entspricht.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Auftragsharz gegenüber
Wasser erhöhte Oberflächenspannungseigenschaften aufweist und daß hierzu Harze verwendet
werden, zu denen fluorierte Harze oder Harze auf Silikonbasis zu rechnen sind.
3. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet,
daß der Überzug geschaffen wird durch Spritzen eines Nebels einer Harzlösung in einem
geeigneten Lösungsmittel unter einem 3 Kg pro cm2 übersteigenden Druck in einem Raum, in dem der Flaum oder die Daunen in Bewegung
und in einem Gasstrom wie Luft suspendiert gehalten werden, und zwar so, daß die Gasphase
auf einer Temperatur eingestellt wird, die zumindest der Polymerisationstemperatur
des Harzes entspricht.
4. Verfahren nach Anspruch 1 oder einem der vorhergehenden Ansprüche 2 oder 3, dadurch
gekennzeichnet, daß der Flaum oder die Daunen in eine Drehtrommel eingeführt und dort
suspendiert gehalten werden, die auf ihrer gesamten Oberfläche mit Löchern versehen
sowie in einem geschlossenen Raum oder einer Kammer aufgestellt ist, wobei Warmluft
an der Basis des Raums oder der Kammer eingeblasen und an dessen bzw. deren Scheitel
abgelassen- wird und wobei die Einblasphase eines Auftragsharzes in einem organischen
Lösungsmittel in Form eines aus dem Harz und dem Lösungsmittel bestehenden Nebels
im Innern der Trommel versprüht wird, die jedoch gleichzeitig in Drehung gehalten
wird.