[0001] Procédé et dispositif pour stabiliser la vitesse de meulage de la périphérie des
verres de lunettes sur une machine comportant une copieuse.
[0002] La présente invention est relative à l'usinage des verres de lunettes sur les machines
à meuler utilisées pour tailler les ébauches.
[0003] Lorsqu'on taille une ébauche, le temps de séjour des différents point de la périphérie
du verre peut varier dans une mesure importante en fonction de la forme du verre à
usiner, ce temps n'étant constant que dans le cas d'un verre de forme circulaire.
[0004] En effet, lors de l'usinage d'une partie rectiligne du contour du verre, le temps
de séjour diminue de façon considérable, car cette partie ne reste qu'un court instant
en contact avec la meule, tandis que les parties d'angles du verre restent en contact
avec la meule pendant un temps qui peut dans certains cas représenter jusqu'à 1/4
du temps de révolution du verre.
[0005] Si on considère la vitesse de variation (la dérivée) des rayons du verre mesurés
sur celui-ci par rapport au centre d'usinage on constate que celle-ci est grande lorsque
le temps de séjour est court et que cette dérivée est faible lorsque le temps de séjour
est long.
[0006] Compte tenu de ce qui précède il apparait qu'il est possible de stabiliser le temps
de séjour des différents points de la périphérie du verre en pilotant le moteur d'entraînement
du verre en rotation au moyen d'informations basées sur la dérivée des rayons.
[0007] L'invention a en conséquence pour but de réaliser un procédé et un dispositif pour
stabiliser ce temps de séjour.
[0008] Elle a pour objet à cet effet un procédé pour stabiliser le temps de séjour des différents
points de la périphérie des verres de lunettes sur la meule d'une machine à meuler
pourvue d'une copieuse, caractérisé en ce qu'on applique les signaux fournis par ladite
copieuse à un circuit électronique adapté pour donner la dérivée des rayons du verre
désiré, on redresse cette sortie et on la soustrait d'un signal correspondant à la
vitesse maximale d'usinage de la machine, et on pilote le moteur d'entraînement du
verre en rotation au moyen du signal de différence ainsi obtenu.
[0009] L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé,
caractérisé en ce qu'il comprend un circuit comprenant un condensateur en série avec
l'entrée d'un amplificateur OP, une résistance en parallèle entre l'entrée et la sortie
de l'amplificateur, un redresseur relié à la sortie dudit circuit, et un amplificateur-soustracteur
dont une entrée est reliée à la sortie du redresseur et dont l'autre entrée est reliée
à un circuit fournissant une tension stabilisée représentant la vitesse maximale d'usinage
de la machine à meuler, la sortie dudit amplificateur-soustracteur étant appliquée
à un dispositif de commande du moteur d'entraînement du verre, comme connu en soi.
[0010] La description qui va suivre, en regard du dessin annexé à titre d'exemple non limitatif,
permettra de bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique.
[0011] Les figures 1 et 2 sont des schémas faisant apparaître le temps de séjour des différents
point de la périphérie d'un verre de lunette de forme carrée sur une bande abrasive
et sur une meule circulaire, respectivement.
[0012] La figure 3 est un schéma d'une machine pour tailler les verres de lunettes comportant
un dispositif de régulation de la vitesse d'usinage suivant l'invention.
[0013] En se référant aux figures 1 et 2, on supposera, pour la clarté de l'exemple, que
la forme à reproduire est un carré F.
[0014] Le verre F, tournant à vitesse constante en sens inverse des aiguilles d'une montre
et la meule M1 (ou M2) tournant dans le sens horaire, on voit immédiatement que chaque
coin du verre F va rester en contact avec la meule M1, constituée par une bande continue
à la figure 1, pendant un temps égal à 1/4 de tour, tandis que chaque côté rectiligne
va rester en contact avec la meule pendant un temps très court, voisin de 0.
[0015] En conservant la même forme de verre à reproduire, mais sur la meule circulaire M2
(figure 2), on voit que le temps de contact entre le verre et la meule M2, pour un
coin, va diminuer tout en restant cependant très long comparativement au temps de
séjour des différents points du côté.
[0016] On voit ainsi que le temps de séjour des différents points de la périphérie d'un
verre à usiner avec la meule n'est constant que dans le seul cas d'un verre circulaire
et que pour toutes les autres formes, ce temps est variable en fonction de la forme
considérée.
[0017] En se référant à la figure 3, la machine à tailler les verres de lunettes comprend
une meule M, un chariot C se déplaçant autour d'un axe A et portant un axe 1 portant
le verre V à tailler et entrainé par un moteur 2.
[0018] La machine comprend également une copieuse désignée dans son ensemble par la référence
3 comportant un dispositif 4 de support et d'entraînement d'une monture 5 en rotation,
un palpeur 6 dont la tête est en contact avec le fond du drageoir, ce palpeur étant
monté sur un support coulissant 7 rappelé élastiquement et relié à un potentiomètre
8, cet ensemble étant connu en soi.
[0019] Suivant l'invention il est prévu un dispositif électronique E comprenant un condensateur
9 en série avec un amplificateur OP 10, une résistance 11 en dérivation de l'amplificateur
10, un redresseur 12 relié à la sortie de l'amplificateur 10, et un amplificateur-soustracteur
13 dont une entrée est reliée à la sortie du redresseur 12 et dont l'autre entrée
est reliée à un circuit 14 fournissant une tension stabilisée de référence.
[0020] Le signal de sortie du potentiomètre 8 représentant le mouvement de la monture 5
est appliqué au circuit comprenant le condensateur 9, l'amplificateur 10 et la résistance
11, et la sortie de l'amplificateur 10 fournit la valeur absolue de la dérivée, c'est-à-dire
la vitesse de variation des rayons du verre désiré mesurée par le palpeur 6 sur la
périphérie interne du drageoir de la monture.
[0021] Cette valeur absolue est redressée par le redresseur 12 et est appliquée à une première
entrée de l'amplificateur-soustracteur 13 dont l'autre entrée reçoit une tension stabilisée
fournie par le circuit 14 et représentative de la vitesse maximale d'usinage de la
machine.
[0022] Le signal de sortie de l'amplificateur 13 est alors appliqué à un dispositif connu,
non représenté, de commande du moteur 2 pour piloter celui-ci et obtenir une stabilisation
du temps de séjour des différents points de la périphérie d'un verre de lunette sur
la meule de la machine.
1. Procédé pour stabiliser le temps de séjour des différents points de la périphérie
d'un verre de lunette sur la meule d'une machine à meuler, pourvue d'une copieuse,
caractérisé en ce que l'on applique les signaux fournis par la copieuse et représentant
la mesure des rayons du verre désiré à un circuit électronique adapté pour donner
la valeur absolue de la dérivée desdits rayons, on redresse cette sortie et on la
retranche d'un signal représentatif de la vitesse maximale d'usinage de la machine
et on pilote le moteur d'entraînement du verre en rotation au moyen du signal de différence
ainsi obtenu.
2. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé
en ce qu'il comprend un circuit comprenant un condensateur (9) en série avec l'entrée
d'un amplificateur OP (10), une résistance (11) en dérivation de l'amplificateur,
un redresseur (12) relié à la sortie dudit amplificateur (10), relié à une entrée
d'un amplificateur-soustracteur (13) dont l'autre entrée est reliée à une source de
tension stabilisée représentative de la vitesse maximale d'usinage de la machine,
la sortie dudit amplificateur-soustracteur étant appliquée à un dispositif de commande,
connu en soi, du moteur (2) d'entraînement du verre en rotation.