(57) L'acier renferme 0, 16 à 20 % de carbone, 1, 20 à 1, 50 % de manganèse, 0,15 à 0,
50% de silicium, jusqu'à 0,035 % de phosphore et de soufre, 0,050 à 0, 075 % de vanadium
ainsi qu'éventuellement 0,007 à 0,030 % d'aluminium. Il présente après traitement
de normalisation, une structure fine à dispersoïdes et une résistance à la traction
supérieure à 700 N/mm
2. Des ronds à tubes obtenus par coulée continue rotative de l'acier sont laminés à
chaud pour donner des tubes sans soudure qui subissent un traitement de normalisation
à 900°C puis un étirage à froid pour l'obtention de tubes de cycles à paroi mince.
[0001] La présente invention concerne un acier faiblement allié au manganèse pour la fabrication
de tubes de cadres de cycle, un tube de cycle fabriqué à partir de cet acier et le
procédé de fabrication de ce tube.
[0002] On connaît, sous la dénomination AFNOR 20M5, un acier faiblement allié au manganèse
dont la composition est en poids : 0,16 à 0,22 % de carbone, 1,10 à 1,40 % de manganèse.
0,15 à 0,35 Z de silicium, moins de 0,035 % de phosphore, moins de 0,035 % de soufre,
le solde étant formé par le fer et les impuretés habituelles.
[0003] On utilise des aciers du type précité pour des tubes de cadres de cycles. Ces aciers
doivent pouvoir être brasés au moment de la fabrication des cadres. On cherche à alléger
au maximum les cadres et on a besoin d'aciers dont la résistance à la traction est
maximum.
[0004] On connaît également des aciers de construction qui renferment outre du manganèse,
une certaine proportion de vanadium généralement voisine de 0,10 % ou un peu supérieure.
De tels aciers de construction n'ont cependant jamais été utilisés pour la fabrication
de tubes de cycles et leurs structures et propriétés n'ont jamais été adaptées à une
telle utilisation sous forme de tubes minces pouvant être brasés pour la fabrication
de cadres de cycles.
[0005] Le but de l'invention est donc de proposer un acier faiblement allié au manganèse
pour tubes de cycles qui comporte, en poids, 0,16 à 0,20 Z de carbone, 1,20 à 1,50
% de manganèse, 0,15 à 0,50 % de silicium, moins de 0,035 % de phosphore, moins de
0,035 % de soufre, jusqu'à 0,20 % de nickel, jusqu'à 0.20 X de chrome, jusqu'à 0,05
% de molybdène, le solde étant formé par le fer et les impuretés habituelles dont
la proportion est maintenue à un niveau très bas, cet acier ayant une grande résistance
à la traction, une très bonne aptitude à la déformation à chaud et à froid, une grande
résistance à la fatigue et de bonnes propriétés de brasage.
[0006] Dans ce but, l'acier suivant l'invention comporte en outre 0,05 à 0,075 % de vanadium
et présente, après traitement de normalisation, une structure à dispersoides et une
résistance à la traction su-
périeure à
700 N/mm2.
[0007] L'objet de l'invention est également de proposer, à titre de produit nouveau, un
tube de cycle fabriqué avec l'acier suivant l'invention.
[0008] L'objet de l'invention est également de proposer un procédé de fabrication d'un tel
tube de cycle.
[0009] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
qui va suivre.
[0010] L'acier suivant l'invention nécessite une méthode d'élaboration particulière qui
permette de limiter à un minimum la teneur en impuretés et en éléments résiduels.
En particulier, le phosphore et le soufre sont limités à des valeurs très faibles
inférieures à 0,035 X et de préférence inférieures à 0,025 %. Pour cela, l'acier est
élaboré par conversion à l'oxygène d'une fonte hématite, avec brassage du bain par
un gaz inerte.
[0011] L'acier obtenu est ensuite coulé par le procédé de la coulée continue rotative, sous
forme de barres rondes qui possèdent ainsi des propriétés remarquables pour la fabrication
de tubes sans soudure.
[0012] La composition visée pour l'acier est la suivante : carbone : 0,18 %, silicium :
0,35 %, manganese : 1,30 %, vanadium : 0,060 %, phosphore et soufre : inférieurs à
0,025 Z.
[0013] De l'aluminium peut être ajouté sous forme de fils, en lingotière, la teneur visée
en aluminium étant de 0,020 %. On admettra cependant une teneur en aluminium comprise
entre 0,007 et 0,030 %. L'aluminium permet de stabiliser la structure à grains fins
de l'acier, sans avoir de rôle désoxydant.
[0014] De façon préférentielle, par rapport aux intervalles un peu plus large donnés, l'acier
selon l'invention doit contenir : carbone : 0,16 à 0,19 %. silicium : 0,33 à 0,40
%, manganese : 1,28 à 1,35 %. vanadium : 0,050 à 0,070 %, aluminium : 0,010 à 0,030
%, phosphore et soufre : inférieurs à 0,25 %.
De plus, le chrome doit être limité à
[0015] 0,20 %, le nickel à 0,20 % et le molybdène à 0,050 %.
[0016] L'acier peut en outre contenir des éléments résiduels tels que le cuivre et l'étain
dans des teneurs tolérées inférieures à 0.10 % et 0,010 % respectivement.
[0017] Pour contrôler l'élaboration et l'obtention des propriétés mécaniques souhaitées,
on prélève des échantillons sur certaines portions de la barre coulée, ces échantillons
étant ensuite forgés et étant soumis à une analyse de leur composition et ainsi qu'à
un examen micrographique. La résistance à la traction est également mesurée sur les
échantillons forgés.
[0018] Dans le cas d'un acier selon l'invention à 0,18 % de carbone, 0,35 / de silicium,
1,3 % de manga- nése, 0,060 % de vanadium et 0,020 % d'aluminium, on observe sur les
échantillons forgés, après normalisation à 900°C et refroidissement à l'air, une structure
très fine à dispersoides qui permet l'obtention des caractéristiques mécaniques souhaitables.
[0019] La résistance à la traction est voisine de
800 N/mm
2. Cette résistance se compare très favorablement à la résistance à la traction obtenue
avec les aciers du type 20M5 après trempe et revenu, cette résistance étant de l'ordre
de 620 N/mm
2.
[0020] Les aciers selon l'invention qui ont des teneurs en éléments d'alliage comprises
dans les intervalles revendiqués, présentent, après traitement de normalisation, une
résistance à la traction qui n'est jamais inférieure à 700-710 N/mm
2.
[0021] Pour la production de tubes de cadres de cycles, la barre coulée en continue est
découpée sous forme de tronçons d'une longueur minimale de 2 m puis refroidie.
[0022] Les ronds à tube obtenus peuvent être par la suite réchauffés puis transformés en
tubes sans soudure par laminage. Ces tubes subissent un traitement de normalisation
au voisinage de 900
* qui permet de développer une structure fine à dispersoides et une résistance à la
traction de l'ordre de 80
0 N/mm
2.
[0023] Ces tubes sans soudure sont ensuite étirés à froid pour être transformés en tubes
minces de cadres de cycles. L'augmentation considérable de la résistance à la traction
de l'acier permet d'alléger les tubes, à résistance égale. Cet allégement est un avantage
appréciable dans le cas de la fabrication de cycles de faible poids.
[0024] Outre leur très bonne résistance à la traction, les tubes de cycles obtenus ont une
très grande résistance à la fatigue et de bonnes propriétés de brasage, du fait qu'ils
permettent des surchauffes allant jusqu'à 1100°C sans altération de leurs propriétés
mécaniques.
[0025] Ces propriétés font de l'acier suivant l'invention un matériau de grande qualité
pour la construction des cadres de cycles.
1.- Acier faiblement allié au manganèse pour tubes de cycles renfermant, en poids,
0,16 à 0,20 % de carbone, 1,20 à 1,50 % de manganèse, 0,15 à 0,50 X de silicium, jusqu'à
0,035 % de phosphore, jusqu'à 0,035 % de soufre, jusqu'à 0,20 % de nickel, jusqu'à
0,20 % de chrome, jusqu'à 0,05 % de molybdène, le solde étant formé par le fer et
les impuretés habituelles dont la proportion est maintenue à un niveau très bas, caractérisé
par le fait qu'il comporte en outre 0,050 à 0,075 % de vanadium et qu'il présente,
après traitement de normalisation, une structure fine à dispersoides et une résistance
à la traction supérieure à 700 N/mm2.
2.- Acier faiblement allié suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il
comporte en outre, 0,007 % à 0,030 % d'aluminium.
3.- Acier faiblement allié suivant la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il
comporte 0,16 à 0,19 % de carbone, 0,33 à 0,40 % de silicium, 1,28 à 1,35 % de manganese,
0,050 à 0,070 % de vanadium, 0,010 à 0,030 % d'aluminium, moins de 0,025 % de phosphore,
moins de 0,025 % de soufre, jusqu'à 0,20 % de chrome, jusqu'à 0,050 % de molybdène,
jusqu'à 0,20 % de nickel, moins de 0,10 % de cuivre et moins de 0,010 % d'étain.
4.- Acier faiblement allié suivant la revendication 3, caractérisé par le fait qu'il
renferme sensiblement 0,18 % de carbone, 0,35 % de silicium, 1,30 % de manganèse,
0.060 % de vanadium, 0,020 % d'aluminium, moins de 0,025 % de phosphore et moins de
0,025 % de soufre.
5.- Tube pour cadres de cycles à parois minces et à bonne résistance mécanique, étiré
à froid, caractérisé par le fait qu'il est en acier faiblement allié contenant 0,16
à 0,20 % de carbone, 1,20 à 1,50 % de manganèse, 0,15 à 0,50 % de silicium, moins
de 0,035 % de phosphore et moins de 0,035 % de soufre, ainsi que 0,050 à 0,075 % de
vanadium, à structure fine à dispersoides ayant une résistance à la traction supérieure
à 700 N/mm2.
6.- Procédé de fabrication d'un tube de cycle suivant la revendication 5. caractérisé
par le fait :
- qu'on élabore un acier ayant la composition indiquée, à partir de fonte hématite,
par conversion à l'oxygène avec brassage par du gaz inerte,
- qu'on coule cet acier sous forme de barres rondes, par le procédé de coulée continue
rotative, avec addition d'aluminium dans la lingotière,
- qu'on découpe la barre obtenue sous forme de ronds à tube,
- qu'on lamine à chaud les ronds à tube pour réaliser des tubes sans soudure,
- qu'on effectue un traitement de normalisation sur les tubes sans soudure, au voisinage
de 900°C, suivi d'un refroidissement à l'air,
- qu'on étire à froid les tubes sans soudure pour réaliser des tubes de cycles de
faible épaisseur.