[0001] L'invention a pour objet un procédé de fabrication d'un multidétecteur. Elle concerne
également le multidétecteur obtenu par ce procédé.
[0002] Les muttidétecteurs concernés sont essentiellement des multidétecteurs à chambres
d'ionisation. Ils sont du type de ceux utilisés dans les tomodensitomètres à rayons
X. Un multidétecteur à chambres d'ionisation comporte une pluralité de chambres, adjacentes
les unes aux autres, et séparées entre elles par des cloisons métallisées formant
électrode : altemativement anode ou cathode. Toutes ces chambres sont remplies d'un
gaz ionisable (Xenon par exemple). Lorsque le gaz contenu dans une chambre est excité
par un rayonnement X, il s'ionise et donne naissance à un courant d'ionisation entre
les électrodes situées de part et d'autre de cette chambre. L'intensité du courant
d'ionisation révèle l'intensité du rayonnement X excitateur. Si on connaît l'intensité
d'un rayonnement X émis, on peut en déduire la densité d'absorption radiologique d'une
zone d'un milieu traversée par une partie de rayonnement Pour cela on mesure, après
franchissement du milieu, l'intensité de cette partie de rayonnement quand elle aboutit
à une chambre situées à l'aplomb de cette zone. Les dispositions adjacentes des chambres
du muttidétecteur permettent de dresser une cartographie des densités d'absorption
radiologique des zones adjacentes du milieu examiné.
[0003] Un des facteurs les plus importants de l'intensité du courant d'ionisation est la
largeur d'une chambre : la distance qui sépare les deux électrodes, ou cloisons, de
cette chambre. Afin de rendre homogènes entre elles les mesures de courant d'ionisation
dans toutes les chambres, il convient de réaliser des chambres d'ionisation de largeurs
égales. Dans ce but, on utilise des supports céramique dans lesquels on effectue par
sciage des rainures adjacentes les unes aux autres. Les cloisons sont ensuite glissées
une à une dans ces rainures pour déterminer les chambres. Ce procédé comporte un inconvénient
: pour pouvoir glisser les cloisons - électrodes dans les rainures il faut que les
rainures soient suffisament surdimens
ionnées par rapport aux épaisseurs des cloisons. Ce surdimensionnement nécessaire est
génant pour la précision de la mise en place des cloisons.
[0004] Dans l'état actuel de la technique, les tomodensitomètres sont munis de multidétecteur
comportant environ mille chambres d'ionisation. Réparties sur environ 1 mètre, et
une fois déduite l'épaisseur des cloisons, la largeur des chambres vaut environ 0,5
mm. Si l'on veut obtenir une bonne homogénéité de la largeur des chambres, il convient
que cette largeur ne puisse pas varier de plus ou moins 10%. Il en résulte que le
sciage des rainures doit s'effectuer avec une précision supérieure ou égale à 5% de
la largeur d'une chambre (deux fois 5% = 10%, parce qu'il y a deux cloisons par chambres).
Ceci conduit à des tolérances d'usinage de l'orde de 20 microns. Ces tolérances d'usinage
nécessitent un matériel couteûx.
[0005] Par ailleurs il est impossible de réaliser des supports cérmique de grande taille.
En général pour réaliser un muftidétecteur d'environ 1 mètre de long il faut aligner
bout a bout trois segments d'environ 300 mm chacun. L'installation de ces segments
est délicate étant donné que le système d'organisation des chambres se continue même
au passage d'un segment à l'autre. Ceci fait que la tolérance d'assemblage d'un segment
avec un autre doit se faire avec la même précision que celle qui a prévalu pour l'usinage
des rainures. Il est courant que des opérateurs travaillent à la loupe binoculaire
pour ajuster cet assemblage des segments. D'autre part. il est impossible de coller
ces segments l'un au bout de l'autre. En effet, le collage exerce des forces sur les
morceaux collés, ce qui fait qu'en définitive on n'est pas maître de l'écartement
des pièces ainsi rapprochées. En dernier lieu enfin, la fabrication des supports des
cloisons est encore compliquée par le fait qu'il est nécessaire de réaliser des anneaux
de garde. Ces anneaux de garde, qui sont des bandes métalliques disposées orthogonalement
aux cloisons dans le support, servent à capter des courants parasites d'ionisation.
Dans l'état actuel de la technologie, chaque segment du support est lui même composé
de quatre éléments allongés, accolés les uns aux autres. Avant que ces quatre éléments
ne soient accolés, leur des est recouvert d'une couche de laque d'argent qui sert
d'électrode conductrice et qui joue le rôle d'anneau de garde. L'usinage des rainures
n'est entrepris sur un segment qu'après que les quatres éléments qui le constituent
ont été réunis par collage. Il est nécessaire de remarquer que l'opération de rainurage
si délicate doit être entreprise alors autant de fois qu'il y a de multidétecteurs
à construire.
[0006] La présente invention a pour objet de remédier aux inconvénients cités en supprimant
pour la fabrication des multidétecteurs, l'opération de rainurage. La mise en place
des cloisons-électrodes dans t'invention est effectuée en une seule fois, au moyen
d'un outil spécialisé qui maintient en même temps toutes les électrodes. Les embases
des cloisons hérissent une face de cet outil. Ces embases sont alors plongées, toutes
en même temps, dans un bain de résine durcissable par polymérisation. Dès que la résine
a durci, l'outil est retiré : les cloisons sont maintenues les unes par rapport aux
autres. La précision de l'écart entre cloisons adjacentes est alors déterminée par
la structure de l'outil utilisé. Dans cette solution l'outil est réutilisable et,
par conséquent, il n'y a pas lieu de recommencer l'opération délicate du rainurage.
Une opération d'un même ordre de précision est entreprise une fois pour toute, c'est
celle qui sert à fabriquer l'outil.
[0007] Le bain de résine durcissable doit être contenu dans un moule. Or il est apparu qu'au
moment du démoulage la couche de résine qui maintient les embases des cloisons se
brise. En effet, ce support des cloisons est de grande taille tout en étant relativement
peu épais : il est donc fragile. D'autre part les efforts différentiels, supportés
par la résine d'une part et par le moule d'autre part lors de l'opération de polymérisation
thermique de la résine ne permettent pas de réaliser des supports monoblocs. Dans
l'invention on résoud ce problème en remplaçant le moule par un socle en résine époxyde
ou en un autre matériau similaire (composite par exemple). Le socle est alors taillé
dans un bloc de résine époxyde plus important Le moule fait ensuite partie intégrante
du support
[0008] La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'un muttidétecteur
à chambres d'ionisation munies de cloisons métallisées caractérisé en ce qu'il comporte
les étapes suivantes :
- on taille dans un monobloc de résine un socle de même forme que le multidétecteur
à réaliser,
- on arrange toutes les cloisons dans un outil de forme générale adéquate, de telle
manière que les embases de ces cloisons en émergent,
- on répand sur le socle de la résine à polymériser,
- on approche l'outil près du socle, et on l'y maintient pendant la polymérisation
de la résine, pour que les cloisons qui plongent dans la résine soient soudées au
socle.
[0009] L'invention a également pour objet un multidétecteur à chambres d'ionisation munies
de cloisons métallisées caractérisé en ce qu'il comporte au moins un socle en résine
auquel les cloisons sont soudées par de la résine.
[0010] La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit
et à l'examen des figures qui l'accompagnent Cette description n'est donnée qu'à titre
indicatif et nullement limitatif à l'invention. Sur les figures les mêmes repères
désignent les mêmes éléments. Elles montrent :
- Figures 1 à 7 : les étapes du procédé de fabrication de l'invention;
- Figures 8 et 9 : une représentation schématique d'un outil pour la mise en oeuvre
de l'invention.
[0011] La figure 1 représente un bloc 1 de résine époxyde exempt de bulles d'air parce qu'à
base de résine polymérisée sous pression. D'une manière préférrée dans l'invention
la qualité de la résine est choisie avec un coefficient d'amortissement favorable
à la microphonie. Le bloc 1 est suffisamment grand pour qu'on puisse y tailler un
socle 2 de largeur e, d'épaisseur b et le longueur L D'une manière préférée l'épaisseur
du bloc 1 sera égal à h également. La taille peut se faire préférentiellement par
fraisage. Cette manière de faire qui a pour résultat de ne soumettre le socle 2 à
aucune contrainte mécanique est propice à obtenir des socles de toutes les formes
désirées. En particulier le socle 2 aura la forme d'une portion de couronne centrée
sur un centre 3. Dans un exemple où le multidétecteur à fabriquer doit être utilisé
dans un tomodensitomètre du génie médical, l'angle d'ouverture
4 de la portion de couronne vaut sensiblement 41°40. Dans cet exemple la longeur L
vaut environ 1 mètre, l'épaisseur vaut de 5 à 10 mm, et la largeur evaut 50 mm. Dans
l'application évoquée il est prévu de disposer une source ponctuelle de rayons X à
l'endroit du centre 3. Cette source rayonne un faisceau en éventail d'ouverture angulaire
sensiblement égale à l'angle 4. La source et le multifétecteur sont prévus pour être
installés sur un tomodensitomètre de la troisième génération : un tomodensitomètre
à rotation.
[0012] Les figures 2 à 4, montrent une manière préférée de réalisation des anneaux de garde.
La figure 2a est une coupe selon un plan radial 5 du socle 2 montré en perspective
sur la figure 2b. Cette figure 2a montre le socle 2 muni à sa base d'une couche 6
représentant une armature pour renforcer la solidité mécanique de ce socle. Dans un
exemple cette armature 6 comporte deux feuilles 7 et 8 de résine époxyde enserrant
une structure en nid d'abeille 9. Cette structure en nid d'abeille est vue en coupe.
Elle peut être réalisée également en résine époxyde. La structure en nid d'abeille
est orientée perpendiculairement aux feuilles 7 et 8, elle supporte parfaitement les
contraintes de dilatation imposée par le socle 12. Elle les supporte d'autant mieux
d'ailleurs que la structure 9 est également en résine. L'armature 6 peut être supprimée
en choisissant par exemple pour le bloc 1 une résine chargée en fibres de verre. Dans
le socle 2 on réalise trois rainures longitudinales numérotées 10 à 12. Par exemple,
elles sont espacées des unes des autres d'environ 16 mm et leur profondeur vaut 1
mm environ. La tolérance de réalisation de ces rainures est peu exigente.
[0013] Les rainures 10 à 12 peuvent servir à mettre en place des anneaux de garde. La mise
en place de ces anneaux est représentée sur les figures 3. La figure 3b représente
un anneau de garde 13 en forme de goulotte courbe épousant la forme générale du détecteur.
La profondeur de ces goulottes, dans un exemple, vaut 8 mm. La figure 3a représente
une coupe selon un plan 5 du socle 2 une fois que des anneaux de garde numéroté 13
à 16 y ont été placés. Ces anneaux de garde sont séparés les uns des autres par des
bandes isolantes numérotées 17 à 19 réalisées en résine époxyde. Les bandes 17 à 19
ont une épaisseur légèrement inférieur à la largeur des rainures 10 à 12. Elles y
sont facilement engagées. Dans la réalisation préférée, où les anneaux de garde sont
en forme de goulotte, les têtes de ces goulottes s'élèvent au-dessus des bords supérieurs
des bandes de résine placées sur chant dans les rainures. Dans un exemple cette différence
de hauteur vaut environ 1 mm, sa justification sera étudiée plus loin. D'une manière
préférée les goulottes sont réalisées en cuivre écroui (par exemple d'épaisseur 0,3
mm) ce qui leur confère une certaine rigidité utile lors de leur mise en place. Pour
éviter que ces goulottes ne glissent au-dessus du socle 2 elles peuvent y être fixées
par des pions tels que 20 régulièrement espacés tout au long de la goulotte. La tolérance
de fabrication des goulottes est du même ordre que celle qui préside à la réalisation
des rainures 10 à 12. Elle permet en tous cas de réaliser les goulottes par pressage
de feuilles de cuivre.
[0014] Pour constituer le socle du multidétecteur on peut par exemple enrober les anneaux
de garde. A ce stade du procédé il y a deux solutions possibles. Ou bien on dépose
une couche de résine à polymériser sur les parois des goulottes : à l'intérieur et
à l'extérieur des goulottes. Ou bien on enrobe les goulottes en les noyant dans de
la résine à polymériser. Dans les deux cas on fait polymériser la résine avant de
passer à la phase suivante. Dans la deuxième solution qui est la solution préférrée,
on retaille la résine à l'intérieur des goulottes par fraisage. La figure 4 résume
ces opérations. On y distingue le socle 2 ainsi que le rappel, en traitspoints, de
l'ancien niveau supérieur de ce socle. La résine polymérisée affleure maintenant à
un niveau référencé 21. Ce niveau, aussi appelé table, est plus bas que les sommets
des goulottes d'environ de 0,5 mm. On distingue encore, en pointillés à l'intérieur
de chaque goulotte la hauteur jusqu'à laquelle la résine a été appliquée avant l'opération
préférée du retaillage.
[0015] Avec un outil, qui sera étudié ultérieurement, on approche en même temps toutes les
électrodes du socle ainsi préparé. La figure 5 représente dans un plan tel que 5 une
cloison 22 approchée au-dessus du socle 2. Les cloisons 22 sont munies d'embases ou
de pattes telles que 23 à 26. Ces pattes sont situées sur deux bords opposés des cloisons.
Seules les pattes 23 et 24, situées sur un même bord sont approchées du socle 2. Ces
pattes sont munies à mi-hauteur de trous tels que 27. Une fois que les pattes (ici
23 et 24) sont introduites à l'intérieur des goulottes (ici 14 et 16) du socle, ou
éventuellement au préalable, on coule une résine non encore polymérisée jusqu'à une
hauteur passant sensiblement entre le milieu et les bords supérieurs des trous 27
des pattes et par le niveau 21 de la table. L'électrode 22 représentée est une électrode
d'une polarité donnée : par exemple une anode. Les deux électrodes adjacentes à cette
électrode et qui forment avec elle deux chambres d'ionisation adjacentes sont de polarité
inversée : par exemple des cathodes. Elles ne sont pas représentées, mais une se trouve
dans un plan plus profond et l'autre se trouve dans un plan plus proche de l'observateur
de la figure. Elles comportent également deux pattes. Celles-ci sont prévues pour
s'engager respectivement dans les goulottes 13 et 15. Comme toutes les électrodes
sont mises en place en même temps il est tout à fait intéressant de couler de la résine
non encore polymérisée en même temps dans toutes les goulottes.
[0016] Les pattes des embases des cathodes comportent également des trous tels que 27. La
justification de ces trous est de mettre en place un système de vases communicants
au-dessus de la couche de résine en cours de polymérisation. De cette manière on évite
la remontée de résine par capilarité le long des cloisons. Cette résine à polymériser
emplit les goulottes comme indiqué à nouveau par des stries sur la figure 5. Elle
affleure à nouveau au niveau repéré 21 évoqué précédemment. Il est important que ce
niveau 21 soit inférieur au sommet des goulottes formant anneaux de garde. En effet
les courants de fuite qui se propagent dans la résine sont essentiellement des courants
de surface. Il est donc important de ne pas mettre en relation des résines au contact
de cloisons-anodes avec des résines au contact de cloisons-cathodes. C'est la raison
pour laquelle d'une manière préférée dans l'invention les anneaux de garde ont la
forme de goulottes dont les têtes émergent au-dessus du niveau 21.
[0017] Une fois que les opérations ont été réalisées, on les réentreprend toutes pour réaliser
un autre socle adhérent aux embases du bord opposé des cloisons. Sur la figure 6,
un deuxième socle 28 en tous points comparable au socle 2 est approché sous le muitidétecteur
pour que les autres embases y soient collées. On remarque sur cette figure que le
socle 2 est déjà solidaire du multidétecteur. La figure 6 représente également un
dispositif d'alimentation haute tension des goulottes formant anneaux de garde. Un
générateur 29 alimente les goulottes 13 à 16 et 30 à 33 à des tensions proche de la
tension de polarisation, d'anode ou de cathode, à laquelle est soumise chacune des
cloisons 22 par sa connexion 60. Sur la figure 6, les pattes 23 à 26 de la cloison
22 plongent dans de la résine contenue dans les goulottes respectivement 16, 14, 33
et 31. Toutes ces goulottes sont maintenues à un même potentiel ; elles sont toutes
raccordées à une seule borne du générateur 29. Il en est de même pour les goulottes
15, 13, 32 et 30 qui sont raccordées ensemble à une autre borne du générateur 29 puisque
la résine qu'elles contiennent maintient des cloisons de polarité inverse de celle
de la cloison 22.
[0018] Bien que la réalisation des anneaux de garde sous la forme de bandes métalliques
seulement noyées dans le fond des socles 2 ou 28 soit suffisante pour capter les courant
de fuite en volume dans la résine, la disposition selon laquelle les sommets des goulottes
effectuent une partition de la surface de la résine est propice à bien capter les
courants de fuite de surface. Il est remarquable que cette protubérance des sommets
des goulottes n'est pas envisageable dans un procédé de l'état de la technique décrit
où, après mise en place des couches de laque d'argent, on effectue le rainurage. Ce
rainurage entame bien entendu à l'endroit des rainures les couches de laque d'argent
Il ne permet donc pas d'éliminer les courants de fuite de surface. Dans la technique
évoquée les sommets des goulottes se trouvaient en dessous de la base des pattes des
cloisons pour que celles-ci puissent coulisser dans les rainures. C'est-à-dire que
ces sommets étaient en-dessous du niveau 21 jusqu'auquel est répandue la résine pour
qu'elle agrippe les cloisons. On remarque que les opérations consistant à mettre en
place des goulottes, à les enrober avec de la résine, puis à y souder avec de la résine
les embases des électrodes, réussissent parce que les goulottes sont maintenues dans
un socle qui accepte les mêmes dilatation qu'elles : c'est-à-dire le socle en résine
de l'invention. Les goulottes en elle mêmes ne provoquent pas d'effort différentiels.
Elles sont fines et de plus sont fixées par des pions au socle qui les entraîne dans
ses propres déformations.
[0019] La figure 7 rapelle le dispositif auquel aboutit le procédé de fabrication selon
l'invention. Ce dispositif est un multidétecteur comportant des cloisons telles que
22 réunies et maintenues entre elles par deux socles respectivement 2 et 28 réalisés
essentiellement en résine époxyde. On y distingue également, à la partie inférieure
droite des sommets tels que 34 de goulottes qui émergent hors de la résine.
[0020] La figure 8 représente un exemple d'outil utilisé pour le maintien des cloisons avant
que leurs embases ne soient plongées dans la résine à polymériser contenue dans les
goulottes. La figure 9 montre, en coupe selon une direction radiale telle que 35,
que l'outil comporte deux machoires 36 et 37 qui enserrent les cloisons. On remarque
bien que les embases des cloisons sont protubérantes au delà du plan de l'outil. Les
deux machoires sont mobiles et peuvent être rapprochées l'une de l'autre par tous
moyens, par exemple en vissant deux papillons filetés 38 et 39 autour de boulons 40
et 4
1 qui servent à assembler les deux machoires. Les deux boulons sont parallèles l'un
à l'autre. Ils imposent un déplacement colinéaire des deux mac
hoires. Ce déplacement est rappelé sur la figure 8 par les flèches 42 et 43. La figure
8 représente un outil servant à la réalisation d'un multidétecteur courbe. L'angle
au centre 44 de ce multidétecteur dans un exemple vaut 41°40. L'outil peut parfaitement
être adaptée à la réalisation d'une multidétecteur qui serait droit Pour tenir les
cloisons 22 chaque machoires 36 et 37 est pourvue d'encoches respectivement 45 et
46. Lorsque l'on exerce une action tendant à rapprocher les deux machoires, les bords,
respectivement 51 et 52 de la chaque cloison, viennent se plaquer contre les fonds
des encoches.
1. Procédé de fabrication d'un multidétecteur à chambres d'ionisation munies de cloisons
(22) métallisées, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes :
- on taille (figure 1) dans un monobloc (1) de résine un socle (2) de même forme que
le muitidétecteur à réaliser,
- on arrange (figure 8) toutes les cloisons dans un outil de forme générale adéquate
de telle manière que des embases (23 - 26) de ces cloisons en émergent (figure 9);
- on répand (figure 5) sur le socle de la résine à polymériser,
- on approche l'outil près du socle et on l'y maintient pendant la polymérisation
de la résine pour que les cloisons qui plongent dans la résine soient soudées au socle
(figure 7).
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on taille le socle en
portion de couronne (3).
3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'après
la taille,
- on dépose (figure 2a - 2b) sur le socle des bandes (13 - 16) métallisées, adjacentes
les unes aux autres, de même forme que le socle et destinées à jouer un rôle d'anneau
de garde,
- et en ce qu'on enrobe (figure 4) par polymérisation ces bandes avec de la résine
époxyde.
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que pour enrober on noie les
bandes dans de la résine à polymériser et en ce que l'on retaille cette résine après
polymérisation (figure 4).
5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que pour enrober on dépose
une couche de résine à polymériser sur les parois des bandes.
6. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on fixe (20) les bandes
au socle avant de les enrober.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que
l'on donne aux bandes une forme de goulotte (figure 3b) et en ce qu'on limite (21)
l'enrobage à la partie inférieure des goulottes de telle manière que leurs sommets
ne soient pas enrobés.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé en ce qu'
avant d'enrober on effectue dans le socle des rainures (10 - 12) parallèles aux bandes
et en ce qu'on élève sur chant, dans ces rainures, des feuilles (17 - 19) de résine
déjà polymérisée.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que l'on
réentreprend les mêmes opérations pour souder d'autres embases des cloisons à un autre
socle (28).
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9 caractérisé en ce qu'avant
d'arranger les cloisons dans l'outil on exécute des trous (27) dans les embases de
ces cloisons.
11. Multidétecteur à chambres d'ionisation munies de cloisons métallisées, caractérisé
en ce qu'il comporte au moins un socle (2) en résine auquel les cloisons (22) sont
soudées par de la résine (figure 7).
12. Multidétecteur selon la revendication 11, caractérisé en ce que le socle comprend
des anneaux (13 - 16) de garde noyés dans le socle, les anneaux étant en forme de
goulottes (figure 3b) dont les sommets (figure 4) dépassent (21) du socle.