[0001] L'invention concerne les boîtiers de montre- bracelet permettant à leur porteur de
lire l'heure en position du bras coudé de façon naturelle, mais sans devoir, en outre,
tourner le poignet.
[0002] Replier l'avant-bras et tourner simultanément le poignet sont, il est vrai, des mouvements
effectués instinctivement par le porteur d'une montre-bracelet, lorsque celui-ci veut
savoir l'heure qu'il est à un certain moment. Le second mouvement - rotation du poignet
- n'est cependant pas toujours aisé, voire possible. C'est souvent les cas quand la
main - gauche, en général - est occupée à tenir un outil ou le volant d'une voiture,
par exemple. C'est pourquoi certains porteurs de montrebracelet placent leur montre,
par convenance ou par snobisme, non à l'endroit normal: sur le poignet; mais sur le
côté de ce dernier. Cette position de la montre n'est toutefois pas très stable, en
raison du fond plat de son boîtier. Selon les mouvements effectués par le porteur,
la montre tourne autour du poignet et revient bientôt dans sa position normale le
poignet ou glisse sous celui-ci.
[0003] On connaît des boîtiers dont la face externe du fond est très incurvée selon une
surface cylindrique, afin de plaquer la montre contre le côté du poignet (CH-A-204,916,
CH-A-205,244, CH-A-500,529, FR-A-2,449,915, DE-U-7,410,210). A moins que le bracelet
n'enserre fortement le poignet, ce qui serait gênant, la position de ces boîtiers
autour du poignet n'est pas stable. De plus, cette solution entraîne une augmentation
d'épaisseur considérable, en particulier si on veut utiliser un mouvement aux dimensions
en rapport avec celles du boîtier. On connaît toutefois des boîtiers destinés à être
appliqués contre le côté du poignet, qui ne sont pas effectés d'une augmentation d'épaisseur
(DE-U-7,439,929). Ceuxi-ci présentent des sections extrêmes fortement incurvées, destinées
à s'appliquer contre les arêtes internes, supérieure et inférieure du poignet. En
dépit de cette disposition, leur position autour du poignet n'est vraiment stable
que si le bracelet est tendu autour de ce dernier. Par ailleurs, ne présenter que
le bracelet sur la face supérieure du poignet, la plus exposée à la vue des tiers,
ne convient pas aux personnes fières d'exhiber leur montre. Enfin, la position d'une
montre à affichage analogique sur le côté du poignet n'est pas idéale pour lire l'heure
sans rotation du poignet. La position la plus favorable à cet effet est une position
intermédiaire entre le côté et la face supérieure du poignet.
[0004] Il existe, il est vrai, des boîtiers de ce genre qui évitent un surcroît d'épaisseur.
Il faut toutefois y loger des mouvemenbts dont les mobiles sont disposés sur plusieurs
plans, de façon à épouser la cambrure du boîtier (CH-A-60,360, CH-A-66,766). L'inconvénient
de mouvements aussi éloignés des standards actuels est évident.
[0005] On connaît aussi de boîtiers qui, tout en faisant apparaîte les organes indicateurs
de l'heure dans- la position la plus favorable pour permettre une lecture dans une
position de l'avant-bras uniquement coudé, stabilisent, en outre, la position de la
montre autour du poignet par le fait qu'ils s'étendent non seulement sur le côté du
poignet, mais aussi sur la majeure partie de sa face supérieure (CH-B-526,144).
[0006] Comme la supérieure de ces boîtiers est cylindrique circulaire, ils sont derechef
l'inconvénient d'être nettement plus épais que les boîtiers conventionnels. En outre,
bien que les organes indicateurs du mouvement logé dans ces boîtiers soient entraînés
par des axes centraux du mouvement, comme dans les montre à affichage analogique,
l'affichage est digital. D'autre part, comme l'écartement de ces organes indicateurs
est nettement plus important que celui des aiguilles usuelles des montres à affichage
analogique, la longueur des axes portant ces organes indicateurs s'éloigne des standards.
Enfin, la présence d'indicateurs des quantièmes et des jours de la semaine entraînés
à partir d'axes centraux implique dans l'agencement du mouvement des écarts des standards
encore bien plus importants.
[0007] On connaît enfin des boîtiers d'épaisseur normale, en forme générale de "V", identique
à celle des boîtiers du DE-U-7,410,210 (JP-A--57,006,380). Au lieu de ne prévoir qu'un
affichage digital dans un étroite section intermédiaire à la base du "V", qui prend
place contre le côté du poignet, ces derniers boîtiers connus ont un affichage, qui
peut être analogique, dans le jambage supérieur du "V". Dans cette position, l'heure
peut être lue dans les conditions optimales en coudant simplement l'avant-bras, sans
tourner le poignet. Toutefois, dans ce cas également c'est le bracelet qui apparaît
principalement sur la face supérieure du poignet. En outre, le boîtier n'est vraiment
stabilisé dans la position voulue que si le bracelet est tendu autour du poignet.
[0008] La présente invention vise à créer un boîtier dont l'épaisseur n'excède pas celle
des boîtiers conventionnels des montres-bracelets, dans lequel un mouvement standard
avec cadran et aiguilles conventionels puisse être monté de la façon usuelle et qui
présente ces organes indicateurs dans la position autour du poignet la plus favorable
pour permettre la lecture de l'heure en coudant simplement l'avant-bras, cette position
étant parfaitement stabilisée, même si le bracelet entoure librement le poignet, sans
exercer de pression gênante sur ce dernier.
[0009] Le boîtier défini par la revendication remplit ces conditions. Il n'a manifestement
pas partout la même cambrure. S'il est très incurvé dans la section qui va être plaquée
contre le côté du poignet, celle destinée à s'étendre sur la face supérieure de celui-ci
est, en revanche, pratiquement plate. Cela permet de choisir l'emplacement du logement
destiné à recevoir le mouvement de la montre là où il est encore possible de monter
ou mouvement standard sans entraîner un surcroît disgracieux de l'épaisseur du boîtier
et où le cadran de la montre - bras coudé - soit néanmoins dans le champ visuel de
son porteur, sans nécessiter, en outre, une rotation du poignet. De plus, toute rotation
de ce boîtier autour du poignet est exclue, en raison de sa forme. Enfin, comme ce
boîtier s'étend sur la majeure partie de la face supérieure du poignet, celle qui
est exposée à la vue des tiers, il peut être décoré de façon aussi originale qu'attrayante
à cet endroit.
[0010] Une forme d'exécution du boîtier selon l'invention et quelques variantes sont décrites
ci-après à simple titre d'exemple et en référence au dessin.
La Fig. 1 est une vue en perspective de cette forme d'exécution.
La Fig. 2 est une vue en coupe d'une variante.
[0011] La boîtier 1 (Fig. 1) comprend trois sections: une première section extrême la, très
incurvée cylindri- quement, qui est destinée à s'appliquer contre le côté du poignet;
une autre section extrême 1b pratiquement plate, qui est destinée à s'étendre sur
la majeure partie de la face supérieure du poignet, et une section intermédiate 1c
qui raccorde les deux autres sections l'une à l'autre. Ces trois sections forment
naturellement un seul corps rigide.
[0012] La face dorsale 11 de la section etrême 1b est plane. Celle, 12, de la section extrême
la présente une portion une portion plane 13, qui est approximativement perpendiculaire
à la face dorsale 11, ce qui assure la stabilité du boîtier décrit autour du poignet,
même si le bracelet n'est pas tendu autour de ce dernier. La longueur de la section
extrême 1 b est approximativement égale à celle de la section intermédiate 1 c, qui
contient le mouvement. Ainsi cette section extrême 1 b va occuper, sur le face supérieure
du poignet, pratiquement la place des montres portées généralement à cet endroit.
Enfin, la section intermédiaire 1c fait un angle obtus avec la section extrême 1b.
De cette façon, la section 1c va reposer sur l'arête interne supérieure du poignet
où les sections 1 a et 1 b vont la stabiliser, en dépit du fait que, en elle-même,
elle est dans une position tout à fait instable, en raison de sa forme plate.
[0013] Un logement 2 (Fig. 2) est aménagé dans la section le du boîtier 1. Ce logement 2
est destiné à recevoir un mouvement standard 3 de montre. Le cadran 4 se trouve ainsi
dans une position oblique par rapport à la section 1 du boîtier. Lorsque le bras est
simplement coudé, le cadran 4 est dans le champ visuel du porteur de la montre, sans
que celui-ci doive, en plus, tourner le poignet. Un automobiliste voit par conséquent
l'heure indiquée par les aiguilles 5 sans lâcher sont volant. Il en va de même pour
l'ouvrier qui tient dans la main gauche un outil ou une pièce sur laquelle il travaille
de la main droite.
[0014] Au droite du logement 2, dans la section 1c, la face dorsale 6 du boîtier est quasiment
plate. Ainsi, la partie du boîtier 1 formant le fond du logement 2 a pratiquement
la même épaisseur que le fond des boîtiers usuels connus (FR-A-2,110,436), destinés
à être portés sur la face supérieur du poignet. A l'emplacement décrit du mouvement
3, le boîtier 1 n'a donce pas besoin d'être fait plus épais que ceux portés sur le
poignet. Dans ca ces, le mouvement de la montre est emboîté depuis le côté cadran
de façon conventionnelle. Au lieu que le fond du logement 2 soit constitué par un
opercule venue de fabrication en une pièce avec le corps 1 a, 1b, 1c du boîtier 1,
il pourrait naturellement aussi an être indépendant et être fixé à ce corps par des
vis, comme cela est connu (US-A-3,719,038). Cela permettrait d'embroîter le mouvement
depuis le côté fond du boîtier.
[0015] Les sections 1 a et 1 du boîtier 1 peuvent être creuses et recevoir par exemple des
éléments ou des dispositifs associés au mouvement 3, tels qu'une ou plusieurs piles,
de générateurs de sons, des commandes de fonctions accessoires du mouvement 3.
[0016] La variant représentée à la Fig. 2, se distingue de la forme d'exécution décrite
ci-dessus uniquement par un second logement 7 aménagé dans la section 1 b du boîtier
1 et débouchant dans sa face supérieure. Ce logement 7 peut être garni d'un dispositif
étranger à l'indication de l'heure, tel que calculatrice, baromètre, thermomètre,
boussole ou récepteur. Ce second logement pourrait aussi être agencé de façon à pouvoir
être obturé par une plaquette personnalisant la montre, ainsi que cela a déjà été
fait (EP-A-0,072,350), par exemple en portant le signe zodiacal, les initiales, les
armoiries de son porteur ou tout autre motif décoratif, au choix de ce dernier.
[0017] A ses deux extrémités, le boîtier 1 est pourvu de façon connue d'organes permettant
de lui accrocher une bracelet conventionnel. Comme dans le cas des montres portées
sur la face supérieur du poignet, ce bracelet comprendra deux brins 8, 9 et un fermoir
10. Afin que ce dernier prenne place, comme d'habitude, sous le poignet, les deux
brins 8, 9 auront des longueurs différentes.
Uhrengehäuse, das Befestigungsorgane für einen Armband, und eine zur Aufnahme in gebräuchlicher
Weise eines Standarduhrwerks (3) mit konventionellen Zifferblatt und Zeigern dienende
Ausnehmung (2) aufweist, und das einen starren Körper (1a, 1b, 1c) besitzt, dessen
Dicke annähernd derjenigen gleich ist, der konventionellen Uhrengehäuse für das gegebene
Standarduhrwerk, wobei dieser starre Körper (1a, 1b, 1c) zwei Endteile (1a, 1b) und
einen mittleren, annähernd flachen Teil aufweist, in welchem die genannte Ausnehmung
(2) ausgebildet ist, wobei einer (1a) der Endteile eine Wölbung besitzt die derjenigen
der inneren Seite des Handgelenks angepasst ist, dadurch gekennzeichnet,
- dass der andere Endteil (1 b) eine flache Rückseite (11) und eine Länge aufweist,
die mindestens annähernd gleich der des mittleren Teils (1c) ist, damit er bestimmt
sei, sich auf dem Hauptteil der Breite der oberen Fläche des Handgelenks zu erstrecken,
- dass der mittlere Teil (1c) mit dem genannten anderen Endteil (1b) einen stumpfen
Winkel einschliesst, damit er auf die obere innere Kante des Handgelenks zu liegen
kommt,
- und dass die Rückseite (12) des genannten - eines (1a) der genannter Endteile einen
flachen Abschnitt (13) besitzt, der senkrecht auf der flachen Rückseite (11) des genannten
anderen Endteil (1b) steht.