[0001] La présente invention a pour objet un mécanisme d'assistance à la fermeture d'une
porte d'un véhicule automobile, adapté pour être disposé dans cette porte.
[0002] Depuis quelque temps en effet, se fait sentir- le souhait d'une partie des conducteurs
de véhicules automobiles, de voir équiper les portes des véhicules de mécanismes d'assistance
à la fermeture de celles-ci, dans la phase finale de la fermeture. Un tel mécanisme
présente l'avantage d'éviter à l'usager de devoir faire "claquer" sa portière pour
la fermer convenablement.
[0003] L'invention a donc pour but de proposer un tel mécanisme, dont la structure ne soit
pas trop compliquée, d'un coût relativement modéré et qui de plus présente la sécurité
nécessaire au cas où un corps étranger introduit entre la porte et le châssis, empêche
la fermeture complète de la porte.
[0004] Suivant l'invention, le mécanisme d'assistance à la fermeture d'une porte comprend
- un levier monté basculant autour d'un axe fixe à l'une de ses extrémités,
- une fourchette montée rotativement autour d'un axe solidaire de l'extrémité opposée
du levier et agencée pour pouvoir recevoir une gâche fixée à un pied-milieu faisant
partie de la carrosserie du véhicule, cette fourchette étant munie d'un organe élastique
la rappelant dans sa position de dégagement de la gâche,
- un moyen de verrouillage de la fourchette sur la gâche durant le basculement du
levier le verrouillage s'effectuant avant basculement du levier;
- et une came montée rotative autour d'un axe fixe parallèle aux axes de basculement
du levier et de la fourchette, susceptible d'être entrainée en rotation par un moteur
automatiquement déclenché par 1 le verrouillage précité de la fourchette au début
de la course de fermeture de la porte, cette came étant profilée pour pouvoir coopérer
avec le levier afin de la faire basculer contre la sollicitation antagoniste d'un
organe élastique de rappel tendant à maintenir le levier en appui sur la came.
[0005] On comprend donc que ce mécanisme entre en action à partir du moment où la fourchette,
qui comprend un crochet approprié, vient s'engager contre la gâche fixe du pied-milieu,
ce qui déclenche le verrouillage de cette fourchette et par là même la mise en route
du moteur d'entrainement de la came, dont la rotation fait basculer le levier. Ce
dernier étant en prise avec la gâche fixe par la fourchette, entraine donc la rotation
de la porte qui termine son mouvement de fermeture, jusqu'à ce qu'il ait basculé d'un
angle prédéterminé correspondant à la fermeture complète de la porte avec surcourse
pour être sûr du bon verrouillage de la serrure.
[0006] Suivant une particularité de l'invention, le moyen de verrouillage de la fourchette
sur la gâche est un cliquet articulé sur un axe parallèle à l'axe de rotation de la
fourchette et voisin de celui-ci, et ce cliquet est équipé d'un ressort qui le sollicite
dans l'une ou l'autre de deux positions stables, dans l'une desquelles la fourchette
est déverrouillée par rapport au cliquet.
[0007] La première de ces deux positions stables est occupée par le cliquet lorsque la porte
est ouverte, tandis que la deuxième est prise par le cliquet à la fin du mouvement
de fermeture de la porte.
[0008] Lorsque l'on veut ouvrir la porte, la gâche reste engagée dans la fourchette tandis
que celle-ci et son levier de support basculent jusqu'à venir en contact à nouveau
avec la came. A ce moment, la fourchette pivote sous l'action de son organe élastique
de rappel, et libère la gâche de sorte que la porte peut être ouverte normalement.
[0009] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description
qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés qui en illustrent une forme
de réalisation à titre d'exemple non limitatif :
- la Figure 1 est une vue schématique en perspective d'une porte de véhicule automobile
susceptible d'être équipée d'un mécanisme d'assistance à la fermeture selon l'invention,
et de la partie correspondante de la carrosserie du véhicule, la porte étant ouverte;
- la Figure 2 est une vue mi-coupe, mi- élévation dans un plan vertical médian d'une
forme de réalisation du mécanisme d'assistance selon l'invention, deux positions différentes
possibles de ce mécanisme étant représentées . l'une en traits continus et l'autre
en traits interrompus;
- la Figure 3 est une vue de dessus partielle du mécanisme de la Figure 2;
- la Figure 4 est une vue analogue à la Figure 2 montrant deux autres positions possibles
des différentes pièces du mécanisme durant un cycle de fermeture de la porte équipée
d'un tel mécanisme;
- la Figure 5 est une vue en élévation latérale du mécanisme, prise suivant la flèche
K de la Figure 2, la came n'étant pas représentée;
- la Figure 6 est une vue en élévation extérieure de l'ensemble du mécanisme des Figures
2 à 5, la Figure 7 est une vue en élévation de côté suivant la flèche L de la Figure
6 de ce même mécanisme, tandis que la Figure 8 est une vue en élévation arrière du
mécanisme des Figures 6 et 7, prise du côté intérieur de la porte;
- la Figure 9 est un diagramme illustrant les efforts développés par le mécanisme
durant un cycle de fermeture de la porte, les efforts étant représentés en ordonnées
et la longueur de la course en abscisses.
[0010] Les objectifs de l'invention, atteints par la mise en oeuvre du mécanisme d'assistance
qui sera décrit ci-après, sont les suivants :
a) Assister la fermeture d'ouvrants de véhicules (sur 40 mm) par un système électromécanique
le plus petit et le plus simple possible, monté en plus d'une serrure classique et
sans aucune liaison avec celle-ci; Î
b) Ne pas entraver le fonctionnement de la porte en cas d'usage classique (claquement)
ou panne de mécanisme;
c) Assurer par lui-même mécaniquement la sécurité nécessaire. Ce dernier point peut
être ainsi explicité :
- il faut un effort important pour comprimer le joint de porte;
- pour que le mécanisme soit sans danger, il ne faut pas qu'un corps étranger se trouvant
dans la feuillure de porte ou introduit en cours de fermeture soit soumis à un effort
trop important;
- or, l'effort important n'est nécessaire que dans les derniers millimètres de la
course alors qu'il n'est plus possible que subsiste ou s'introduise un corps étranger
dans la feuillure;
- d'où le diagramme effort-course recherché, illustré à la Figure 9. ;
[0011] On voit à la Figure 1, un porte avant 1 d'un véhicule automobile en position ouverte,
ainsi qu'un pied milieu 2 de la carrosserie du véhicule, correspondant à cette porte.
Le pied 2 est équipé d'une gâche fixe 3, qui fait saillie vers l'avant du véhicule
de manière à pouvoir être introduite dans une fente correspondante 4 ménagée à la
partie supérieure d'un mécanisme 5 d'assistance à la fermeture de la porte 1, logé
dans la tranche de celle-ci située en regard de la gâche 3 lorsque la porte 1 est
fermée.
[0012] Le pied-milieu 2 contient, au-dessous de la gâche 3, une butée 6 sollicitée élastiquement
par un ressort 7 dans une position où sa tête fait saillie vers l'avant par rapport
au pied 2, cette tête étant convenablement arrondie de façon à délimiter une surface
curviligne qui permet, par une poussée latérale exercée sur cette tête saillante,
d'escamoter celle-ci à l'intérieur du pied 2 contre la force de rappel du ressort
7. Le rôle de la butée escamotable 6 sera explicité ci-après.
[0013] Le mécanisme 5 sera maintenant décrit en se référant aux Figures 2 à 8.
[0014] Ce mécanisme comprend :
- un levier 8 monté basculant autour d'un axe fixe 9 traversant l'une de ses extrémités,
son extrémité inférieure dans l'exemple décrit;
- une fourchette 11 montée rotativement autour d'un axe 12 solidaire de l'extrémité
opposée du levier 8, donc l'extrémité supérieure dans cet exemple, et qui est agencée
pour pouvoir recevoir la gâche 3, cette fourchette 11 étant munie d'un organe élastique
constitué d'un ressort 13 qui la rappelle constamment dans sa position de dégagement
de la gâche 3;
- un moyen de verrouillage de la fourchette 11 sur la gâche 3 durant le basculement
du levier 8 au début de la course de fermeture de la porte 1, ce moyen étant dans
l'exemple décrit un cliquet 14 articulé sur un axe 15 parallèle à l'axe 12 et à l'axe
9, et voisih: de l'axe 12 de rotation de la fourchette. Le cliquet 14 est équipé d'un
ressort 16 qui le sollicite dans l'une ou l'autre de deux positions stables dans l'une
desquelles la fourchette 11 est déverrouillée par rapport au cliquet 14, tandis qu'elle
est verrouillée ou en attente de verrouillage dans la seconde position stable.
- et une came 17 montée rotative autour d'un axe fixe 18 parallèle aux axes 9, 12
et 15, et susceptible d'être entrainée en rotation par un moteur électrique 10, (visible
aux Figures 6 à 8), dans le sens anti-horaire symbolisé par la flèche R aux Figures
2 et 4.
[0015] La fourchette 11 délimite un crochet à deux branches 11a, 11b séparées par une ouverture
19 qui peut recevoir la gâche 3. La branche 11b est pourvue d'une patte transversale
11c adaptée pour glisser sur une rampe de guidage 21 formée sur le bord supérieur
de l'un 22 de deux flasques verticaux 22, 23, parallèles entre eux et entre lesquels
sont disposés le levier 8, la came 17, la fourchette 11 et le cliquet 14. Les deux
flasques 22, 23 supportent les axes de rotation 9 du levier 8 et 18 de la came 17.
Les axes 12 et 15 sont supportés, à leurs extrémités, par deux plaques parallèles
8a, 8b montées basculantes autour de l'axe 9 et reliées par des pièces transversales
dont l'une seulement 24 est visible aux dessins.
[0016] La courbe de la rampe de guidage 21 a un contour curviligne convexe, et est déterminée
de façon à permettre le dégagement de la gâche 3 en cas de panne en cours de fonctionnement,
quelle que soit la position du levier 8 tout en limitant le basculement de la fourchette
11 pour écarter le risque d'interférence avec la came 17. Cette courbe est sensiblement
un arc de cercle dont le centre se trouve à l'extérieur du mécanisme. Le levier 8
est équipé d'un galet 25 de roulement porté par un tourillon 26 disposé entre des
axes 9 et 15, et supporté à ses extrémités par les plaques 8a, 8b. Un organe élastique
constitué par un ressort hélicoïdal 27 coaxial à l'axe 9, et dont une extrémité 27a
est ancrée dans le fond 28 reliant les flasques 22, 23 tandis que son autre extrémité
27b est ancrée dans la plaque 8a, sollicite constamment le levier 8 en rotation dans
le sens qui maintient son galet 25 en appui contre le profil de la came 17 (position
représentée en traits pleins à la Figure 2).
[0017] Le profil de la came 17, réalisé de façon que celle-ci fournisse un travail par degré
constant, comporte quatre portions consécutives s'étendant comme suit dans le sens
contraire à son sens de rotation R (Figure 2): une première portion AB, s'étendant
sur 90
*, dont le rayon croit régulièrement de A à 8, une seconde portion BC, qui s'étend
sur un secteur angulaire compris entre 90°et 245° environ, dont le rayon de courbure
ne croit que légèrement de B à C, une portion CD comprise entre 245° et 320°, et une
zone terminale DA de 320° à 360°. Le point C correspond à la position de fermeture
normale de la porte, tandis le point D correspond à une course supplémentaire ou "surcourse"
au-delà du point de fermeture C. Les trois premiers secteurs angulaires sont des zones
de travail : avance rapide, effort faible (AB), montée progressive de l'effort (BC),
effort maximum (CD), le quatrième secteur DA formant la chute.
[0018] La came 17 est percée d'un logement 29 adapté pour recevoir la tête de la butée escamotable
6 lorsque la came 17 se trouve dans la position angulaire où son logement 29 est situé
en regard de la butée 6. La partie saillante de celle-ci est arrondie comme déjà indiqué,
pour permettre soit son retrait à l'intérieur du pied-milieu 2 lorsque la came vient
se placer devant le pied 2, soit son insertion dans le logement 29 lorsque la came
17 est dans la position angulaire appropriée par rapport à la butée 6.
[0019] La fourchette 11 est pourvue d'un cran 20 de verrouillage par un bec 14a correspondant
du cliquet 14.
[0020] Le ressort 13 de rappel de la fourchette 11 est ancré par l'une de ses extrémités
dans la partie supérieure de la plaque 8a, et par son autre extrémité dans la fourchette
11, comme on le voit clairement à la Figure 5. De son côté, le ressort 16 de rappel
du cliquet 14 est ancré par l'une de ses extrémités dans ce dernier, et par son autre
extrémité dans la plaque 8b.
[0021] Le mécanisme est également équipé, suivant une particularité de l'invention, d'une
butée 31 fixée, dans cet exemple, au flasque 22, formée d'une languette élastique
munie d'une patte terminale 32 qui fait saillie intérieurement entre les flasques
22 et 23 (Figures 2 et 3) à leurs parties supérieures et sensiblement en regard de
l'emplacement du cliquet 14 en fin de fermeture de la porte 1. La patte terminale
32 est adaptée pour s'effacer élastiquement sous la poussée d'une languette tranversale
33 du cliquet 14 lors du basculement de ce dernier pendant la course.de fermeture
de la porte 1 (position en traits mixtes sur la Figure 3), puis pour former butée
anti-retour pour le cliquet 14 lorsque la languette 33 a dépassé ladite partie saillante
32. (Position 33a sur la Figure 3).
[0022] Du côté extérieur de la porte 1, le mécanisme 5 est fermé par une paroi transversale
34, et du côté intérieur de la porte par une paroi transversale 35, ces deux parois
34, 35 reliant les flasques 22, 23 pour former, avec le fond 28, un boitier ouvert
à son extrémité supérieure (Figure 6). La liaison du flasque 22 avec le boîtier est
assurée par des sertissages S
1, S
2, S
3 (Figure 8), trois trous 30 étant prévus pour la fixation sur la porte 1. Le flasque
extérieur 23 est percé d'une lumière 20 par laquelle on voit la came 17 et son logement
29 (Figure 6), et le moteur 10 d'entrainement de la came 17 est fixé au flasque arrière
22 par des boulons et des écrous 36 (Figures 7 et 8).
[0023] L'ensemble du mécanisme d'assistance 5 est dimensionné pour pouvoir être logé dans
la portière 1 en affleurant le bord extérieur de celle-ci par le flasque 23, la lumière
20 de celui-ci étant ouverte vers l'intérieur du véhicule afin que la tête de la butée
escamotable 6-puisse s'y engager ainsi que dans le logement 29.
[0024] Le cycle de fonctionnement du mécanisme qui vient d'être décrit est le suivant.
[0025] La porte 1 du véhicule étant supposée complètement ouverte, l'usager tire la porte
pour la fermer (flèche F sur la Figure 1). A environ 40 mm de la pleine fermeture,
le mécanisme 5 prend la porte 1 en charge et achève la fermeture de manière suivante.
[0026] Ce mécanisme est, au début de son cycle de fonctionnement, dans la position illustrée
en traits continus à la Figure 2 et référencée 5.1 : le galet 25 est maintenu appliqué
contre le profil de la came 17 sensiblement au niveau du point A, par le ressort de
rappel 27 du levier 8, la came 17 n'étant pas actionnée par le motoréducteur 10; la
fourchette 11 est en position de dégagement de la gâche 3, son-crochet 11a étant en
position basse, tandis que sa branche 11b arrive au contact de la gâche 3, la patte
transversale 11c étant en appui sur le début de la rampe de guidage 21, le ressort
13 maintenant la fourchette 11 dans cette position. Le cliquet 14 a son bec 14a déverrouillé
par rapport au cran correspondant 20 de la fourchette 11, et est maintenu dans cette
première position stable par son ressort de rappel 16.
[0027] La gâche 3 prend appui sur le doigt arrière de la fourchette 11 constituée par sa
branche 11b, et la fait basculer, ainsi que l'ensemble de la fourchette 11, dans sa
position référencée 11.2 à la Figure 4, tandis que le levier 8 est retenu dans sa
position angulaire initiale par son ressort de rappel 27. De ce fait, le cran de verrouillage
20, agencé sur la fourchette 11 de l'autre côté de son axe 12 par rapport au doigt
11b, s'abaisse, passe au-dessous du bec 14a du cliquet 14, de sorte que ce bec vient
s'appliquer sur le cran 20 et verrouille la fourchette dans sa position 11.2, celle
du cliquet 14 étant re- férencée 14.2 (Figure 4). Le ressort 16 maintient le cliquet
14 dans cette position de verrouillage de la fourchette 11.2.
[0028] Ce verrouillage de la fourchette 11.2 par le cliquet 14.2 commande la mise sous tension
du motoréducteur 10, qui entraine en rotation la came 17, laquelle commence à tourner
dans le sens anti-horaire R. De ce fait, le secteur AB du profil de la came 17 fait
basculer le levier 8 vers la droite (Figure 2) par l'intermédiaire du galet de roulement
25, de sorte que ce basculement, qui se poursuit tandis que le profil de la came 17
repousse le galet 25 jusqu'à l'arrivée du point D au contact de celui-ci, tire la
porte 1 jusqu'à une position située légèrement au-delà de sa position de pleine fermeture
en exécutant donc une "surcourse". La position du levier 8, de la fourchette 11 et
du cliquet 14 au terme de cette "surcourse" est illustrée en traits mixtes à la Figure
2 et référencée 5.3 (pour l'ensemble des pièces mobiles), 11.3, 8.3 et 14.3, la gâche
3 étant par commodité également représentée dans cette position, engagée à l'intérieur
de l'ouverture 19 de la fourchette 11.3. La fermeture normale de la porte 1 correspond
au passage du point C de la came 17 sur le galet 25, tandis que la "surcourse" au-delà
de cette fermeture normale correspond au défilement du secteur CD sur le galet 25.
[0029] Lorsque le point C arrive sur le galet 25, la patte transversale 33 du cliquet 14
se trouve dans sa position référencée 33b à la Figure 3, dans laquelle elle glisse
sur la partie saillante 32 de la butée éclipsable 31, qu'elle repousse élastiquement
vers l'extérieur. La languette 33 continuant à glisser sur la patte 32 pendant le
défilement du secteur CD sur le galet 25, dépasse l'extrémité de la patte 32 derrière
laquelle elle vient donc se placer en position 33a (Figure 3), tandis que la patte
32 revient élastiquement dans sa position représentée en traits continus à la Figure
3, où elle forme butée s'opposant au retour en arrière de la languette 33a et du cliquet
14.3, dont le bec 14a est toujours appliqué sur le cran 20 de la fourchette 11 ainsi
maintenue verrouillée.
[0030] La came 17 poursuit sa rotation jusqu'au retour à sa position illustrée en traits
continus à la Figure 2, dans laquelle le logement 29 vient se placer en regard de
la butée 6, qui s'y introduit automatiquement sous l'action de son ressort de rappel
7, la came 17 étant alors bloquée dans cette position angulaire.
[0031] Durant cette dernière partie de la course de la came 17, le levier 8 est sollicité
en sens inverse par son ressort 27, et revient de la valeur de la "surcourse", plus
le jeu entre la gâche 3 et son logement 19 dans la fourchette 11 pour occuper sa position
finale 8.4 illustrée à la Figure 4, de même que la fourchette 11.4 et le cliquet 14.4.
(La position de l'ensemble des pièces mobiles est référencée 5.4). Ce retour en arrière
du levier 8 provoque le déverrouillage de la fourchette 11 par le cliquet 14, dont
le bec 14a est en effet en butée contre la patte 32 de la butée éclipsable 31. Le
retour en arrière du levier 8 oblige donc le cliquet 14 à basculer vers le bas autour
de son axe 15, ce qui dégage le bec 14a du cran 20 de la fourchette 11, comme visible
à la Figure 4. Bien entendu pendant ce temps, la gâche 3 reste dans la fourchette
11, et empêche le levier 8 de revenir à sa position initiale sous l'action de son
ressort de rapel 27. L'ensemble du mécanisme est alors dans sa position définitive
correspondant à la fermeture normale de la porte 1, le motoréducteur 10 alimenté par
une temporisation, étant arrêté au bout d'un laps de temps suffisant pour fermer la
porte.
[0032] Si maintenant l'usager veut ouvrir la porte 1, la gâche 3 est déplacée par le pivotement
de la porte dans le sens symbolisé par la flèche G à la Figure 4. La fourchette 11
et le levier B accompagnent ce déplacement angulaire de la gâche 3 vers la came 17,
jusqu'à ce que le galet 25 revienne au contact de celle-ci. La fourchette 11 peut
alors basculer autour de son axe 12 sous l'action de son ressort 13 pour revenir jusqu'à
sa position représentée en traits continus à la Figure 2, dans laquelle la gâche 3
est dégagée de la fourchette. Corrélativement, le cliquet bascule de sa position 14.4
à sa position initiale 14, dans laquelle il ne verrouille pas la fourchette 11. La
porte 1 s'éloigne de la gâche 3, et le mécanisme 5 est prêt pour une nouvelle fermeture
suivant le cycle précédemment décrit.
[0033] En cas de panne du moteur 10 durant un cycle, il suffit de terminer manuellement
la fermeture avec surcourse pour déverrouiller le cliquet 14 et utiliser la porte
de façon classique.
[0034] On a représenté à la Figure 9 un diagramme montrant un exemple numérique des efforts
développés (Newton en ordonnées) en fonction de la longueur de la course de la porte
(en mm en abscisses), ce diagramme correspondant aux valeurs numériques mentionnées
précédemment pour le profil de la came 17. Cependant, les trois segments rectilignes
AB, BC, CD portés sur la Figure 9 correspondent aux valeurs d'efforts maximum prévues
pour le mécanisme : ceci signifie que si la fermeture de la porte rencontre une résistance
inattendue, dépassant la valeur maximum prévue suivant les sections successives AB....,
la fermeture s'arrête automatiquement par sécurité. Au-dessous de cette courbe maximum
AD, a été représentée une courbe réelle A'B'C'D' d'un cycle de fermeture, la ligne
en traits pointillés correspondant aux efforts moyens développés d'une extrémité à
l'autre de cette courbe réelle. En cas de résistance inattendue pendant la première
partie A'-B' de la course de fermeture, entrainant un pic P' qui dépasse la valeur
maximum prévue de 60 N (par exemple si une personne a laissé son doigt entre la porte
et le pied milieu 2), le mécanisme s'arrête automatiquement. Ceci est rendu possible
par le fait que dans cette première partie du cycle, l'effort maximum développé est
faible, c'est-à-dire dans l'exemple décrit, inférieur à 6 daN, ce qui évite de munir
la porte d'un système de sécurité supplémentaire.
[0035] Au-delà du point B, c'est-à-dire à partir de 30 mm de course, l'effort de fermeture
augmente rapidement (section BC) jusqu'à une valeur importante (75 daN) d'un palier
CD qui correspond à la "surcourse". Mais pendant cette fin de course BD, il n'est
plus possible d'introduire un corps étranger entre la porte 1 et le pied milieu 2,
ou entre la caisse et le bord opposé de la porte, ce qui écarte tout risque d'accident.
[0036] Le profil de la came 17 est déterminé de façon que celle-ci fournisse un travail
par degré de rotation qui soit constant au cours du cycle, et permette donc l'utilisation
d'un moteur 10 de puissance minimum.
[0037] On donnera ci-après un exemple numérique de détermination du profil de la came 17
pour que celle-ci fournisse un travail constant par degré de rotation.
[0038] La came 17 doit reproduire le diagramme effort-course de la Figure 9, pour une rotation
de 300°. Le travail à fournir est représenté par l'aire située entre l'axe Ox des
abscisses, et la courbe maximum ABCD. Les calculs de détermination du profil de la
came 17 correspondant à cet exemple sont fournis ci-dessous, les angles successifs
θ 1, θ 2' et θ
3 correspondant aux secteurs angulaires successifs AB, BC, CD.

lère phase :


2e phase :


3e phase :


[0039] L'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et peut comporter des
variantes d'exécution. Ainsi il est évident que le profil de came ci-dessus n'a été
donné qu'à titre d'exemple indicatif, et peut être modifié en fonction des caractéristiques
mécaniques désirées pour le mécanisme. De même, le cliquet 14, le levier 8 et la fourchette
11 peuvent être réalisés de manière différente de celle décrite, dans la mesure où
des résultats équivalents sont obtenus.
1 - Mécanisme d'assistance à la fermeture d'une porte (1) d'un véhicule automobile,
adapté pour être disposé dans cette porte, caractérisé en ce qu'il comprend :
- un levier (8) monté basculant autour d'un axe fixe (9) à l'une de ses extrémités,
- une fourchette (11) montée rotativement autour d'un axe (12) solidaire de l'extrémité
opposée du levier (8)et agencée pour pouvoir recevoir une gâche (3) fixée à un pied-milieu
(2) faisant partie de la carrosserie du véhicule, cette fourchette(11) étant munie
d'un organe élastique (13) la rappelant dans sa position de dégagement de la gâche
(3),
- un moyen (14) de verrouillage de la fourchette (11) sur la gâche (3) durant le basculement
du levier (8) le verrouillage s'effectuant avant le basculement du levier,
- et une came (17) montée rotative autour d'un axe fixe (18) parallèle aux axes (9,
12) de basculement du levier (8) et de la fourchette (11), susceptible d'être entrainée
en rotation par un moteur
(10) automatiquement déclenché par le verrouillage précité de la fourchette (11) au
début de la course de fermeture de la porte (1), cette came (17) étant profilée pour
pouvoir coopérer avec le levier (8) afin de le faire basculer contre la sollicitation
antagoniste d'un organe élastique (27) de rappel tendant à maintenir le levier (8)
en appui sur la came (17).
2 - Mécanisme selon la revendication 1, caractérisé en ce que la fourchette (11) articulée
sur le levier (8) comporte un doigt (11b) pourvu d'une patte transversale (11c) adaptée
pour glisser sur une rampe (21) de guidage formée sur le bord supérieur de l'un (22)
de deux flasques verticaux (22, 23) parallèles entre lesquels sont disposés le levier
(8), la came (17), la fourchette (11), et qui supportent les axes (9, 18) de rotation
du levier (8) et de la came (17), la rampe de guidage (21) étant curviligne et s'étendant
sur un arc de cercle correspondant à la course de fermeture du levier (8).
3 - Mécanisme selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le moyen
de verrouillage de la fourchette (11) sur la gâche (3) est un cliquet (14) articulé
sur un axe (15) parallèle à l'axe de rotation (12) de la fourchette (11) et voisin
de celui-ci, et ce cliquet (14) est équipé d'un ressort (16) qui le sollicite dans
l'une ou l'autre de deux positions stables, dans lesquelles la fourchette (11) est
déverrouillée par rapport au cliquet (14).
4 - Mécanisme selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la came
(17) coopère avec un galet de roulement (25) solidaire du levier (8) et appliqué sur
un profil de la came (17) réalisé de façon que son moteur d'entrainement (10) développe
un travail constant par degré de rotation, par exemple un effort faible de 0 à 90°
de rotation pendant la plus grande partie de la course de fermeture, un effort important
de 90* à 250° pour développer l'effort de fin de fermeture de la porte (1) jusqu'à une "surcourse"
terminale (CD) au-delà du point de fermeture effectif (C). cette rotation étant suivie
d'un retour en arrière du levier (8) de quelques degrés à partir de sa "surcourse"
jusqu'à sa position définitive donnée par la prise en relais de la porte par la serrure,
tandis que la partie terminale (DA) du profil de la came (17) est telle que ce profil
s'écarte du galet de roulement (25).
5 - Mécanisme selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la came
(17) est percée d'un .logement (29) adapté pour recevoir une butée escamotable (6)
montée dans le pied milieu (2) correspondant à la porte (1), rappelée élastiquement
en position saillante par rapport au pied (2) et profilée pour s'escamoter d'abord
dans le pied au début de la fermeture de la porte, sous la poussée de la came (7),
puis pour venir se loger élastiquement dans le logement (29) de la came (17) lorsque
celle-ci parvient à sa position angulaire correspondant à la fermeture de la porte
(1).
6 - Mécanisme selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce qu'il comprend
une butée (31) fixée à l'un (22) des flasques, faisant saillie intérieurement entre
ceux-ci à leur partie supérieure sensiblement en regard de l'emplacement du cliquet
(14) en fin de la fermeture de la porte, et adaptée pour s'effacer élastiquement sous
la poussée d'une languette transversale (33) du cliquet (14) lors du basculement de
ce dernier, puis pour former butée anti-retour pour le cliquet (14) lorsque la languette
(33) a dépassé ladite butée (31), cette butée anti-retour provoquant le basculement
du cliquet (14) lors du retour en arrière du levier (8) à partir de sa position (D)
de "surcourse", de sorte que le cliquet (14) s'échappe alors de la butée (31), déverrouille
la fourchette (11), et vient sous l'effet de son ressort de rappel (16) dans sa seconde
position stable.