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(11) |
EP 0 191 485 B1 |
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FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
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Mention de la délivrance du brevet: |
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13.11.1991 Bulletin 1991/46 |
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Date de dépôt: 13.02.1986 |
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Dispositif d'homogénéisation d'un fluide transporté dans une canalisation
Homogenisierungsanlage für eine in einer Kanalisation transportierte Flüssigkeit
Homogenizing device for a fluid transported in a conduit
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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BE CH DE FR GB IT LI NL |
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Priorité: |
14.02.1985 FR 8502104
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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20.08.1986 Bulletin 1986/34 |
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Titulaire: NEYRTEC SA |
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F-38800 Pont de Claix (FR) |
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Inventeurs: |
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- Woillez, Jacques
F-38100 Grenoble (FR)
- Hayward, Pierre
F-92210 Saint Cloud (FR)
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| (74) |
Mandataire: Weinmiller, Jürgen et al |
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Postfach 24 82336 Feldafing 82336 Feldafing (DE) |
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Documents cités: :
EP-A- 0 060 634 FR-A- 1 052 849 US-A- 3 367 542
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DE-A- 2 839 064 GB-A- 2 117 261 US-A- 3 391 908
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention concerne l'homogénéisation d'un fluide transporté dans une
canalisation, et comportant deux phases non miscibles dont l'une est dispersable dans
l'autre, qui est continue. Elle s'applique lorsque ces deux phases non miscibles présentent
des densités différentes. Il s'agit par exemple d'homogénéiser un mélange de pétrole
et d'eau circulant dans une canalisation de transport horizontale. L'eau constitue
la phase dispersable. Elle se présente souvent dans un tel fluide sous la forme de
paquets qui se rassemblent en partie basse. L'homogénéisation consiste à diviser ces
paquets en gouttes réparties dans le volume du fluide, ceci notamment pour permettre
une mesure correcte de sa teneur en eau.
[0002] Une telle mesure se fait en effet habituellement sur des échantillons prélevés périodiquement
et automatiquement dans la canalisaton, et, pour que la mesure effectuée sur les échantillons
représente la composition de l'ensemble du lot de fluide (cargaison), il est d'abord
nécessaire que ce lot soit homogène conformément à la norme ISO 3171. Or les composants
d'un tel mélange tendent à se séparer naturellement au moins lorsque sa vitesse de
circulation est petite, par exemple inférieure à 1 m/s. Un dispositif d'homogénéisation
doit donc intervenir un peu en amont du point où les échantillons sont prélevés. Par
ailleurs, la taille des gouttelettes de la phase dispersée a de l'importance pour
la mesure. Dans le cas d'une conduite de pétrole transportant aussi un peu d'eau il
faut que le mélange parvenant au dispositif de mesure soit un pétrole contenant plusieurs
gouttelettes d'eau par cm³ de mélange, avec un diamètre de gouttelette compris entre
2 et 0,5 mm au plus.
[0003] Une homogénéisation peut par ailleurs être utile dans les cas suivants :
- quand une canalisation transporte un fluide polyphasique dont les phases ont tendance
à se séparer (du fait de la gravité par exemple) et que cette séparation cause une
gène à l'exploitation, une usure ou une corrosion anormales des conduites,
- en amont du point de raccordement d'une canalisation secondaire alimentant un utilisateur
du fluide transporté, ceci pour que cet utilisateur reçoive un produit dont les deux
phases sont dans les bonnes proportions,
- quand on veut mélanger en ligne, à des fins de fabrication d'un produit, deux constituants
liquides.
[0004] On connaît déjà, par exemple par les brevets britanniques n° 2.030.96 (JISKOOT Autocontrol
Ltd) et européen n° 0060634 (Moore, Barrett and Redwood Ltd), divers procédés d'homogénéisation
d'un fluide transporté dans une canalisation.
[0005] Le procédé selon le brevet européen n° 0060634 comporte les opérations suivantes
qui sont communes, quant à certains de leurs effets, à ce procédé connu et au procédé
selon l'invention :
- on aspire dans une conduite de soutirage une fraction minoritaire du débit du fluide
qui circule dans cette canalisation de transport
- on pressurise le fluide ainsi aspiré (dans une pompe de circulation disposée en sortie
de la conduite de soutirage),
- et on fournit le fluide ainsi pressurisé à des buses d'injection de manière à former
dans cette canalisation de transport des jets transversaux créant des tourbillons.
[0006] Ce procédé connu a été conçu pour réaliser l'homogénéisation par brassage du mélange.
Il est notamment applicable au transport de pétrole mélangé d'eau. Il permet d'obtenir
une certaine homogénéisation mais présente les inconvénients suivants :
- d'une part la puissance de la pompe de circulation doit être élevée en raison en particulier
de la nécessité d'injecter un débit représentant une fraction relativement importante
du débit total pour que le brassage induit soit suffisant,
- d'autre part il ne permet pas de dissocier la phase à disperser en gouttelettes de
dimensions bien connues et suffisamment petites, ce qui ne garantit pas contre une
décantation ou une coalescence ultérieures trop rapides des gouttes de la phase dispersée,
ni par conséquent contre le risque de fausser la mesure par échantillonnage.
[0007] La présente invention a pour buts d'obtenir d'améliorer l'homogénéisation et/ou de
limiter la puissance de pompage nécessaire.
[0008] L'amélioration de l'homégénéisation peut s'exprimer de deux manières :
- d'une part la taille des gouttes de la phase dispersée est diminuée,
- d'autre part les gouttes de petite taille ou gouttelettes ainsi formées sont bien
dispersées et leur nombre par cm³ de mélange est relativement uniforme.
[0009] La limitation de puissance de pompage peut s'exprimer par le fait que la puissance
demandée à la pompe de circulation pour obtenir une telle homogénéisation améliorée
n'est pas sensiblement plus importante que celle nécessaire selon les procédés connus.
[0010] Par ailleurs la présente invention vise à atteindre ces buts sans que le dispositif
utilisé pour cela présente un encombrement longitudinal gênant.
[0011] Ces buts sont atteints selon l'invention par le procédé tel qu'il est défini dans
la revendication 1. En ce qui concerne certaines caractéristiques de mise en oeuvre
préférée de ce procédé, référence est faite aux sous-revendications.
[0012] Ces choix sont faits notamment à partir des considérations suivantes :
Pour dissocier une phase en gouttelettes de dimensions connues, il faut dissiper
une énergie E par unité de volume du produit et le diamètre d des gouttelettes est
une fonction directe de E. Or un jet qui débouche dans un milieu liquide dissipe,
par unité de volume transporté par ce jet, une puissance fonction de la vitesse V
du jet et de son diamètre D. La puissance de la pompe de circulation et les caractéristiques
des conduits et des buses doivent donc être choisies de façon qu'on obtienne pour
le jet les valeurs de V et de D telles que les gouttes formées avec la phase dspersée
aient le diamètre voulu ou un diamètre plus petit.
[0013] Par ailleurs l'énergie dissipée par unité de volume et par suite l'efficacité de
la dissociation sont accrues si on utilise des jets concourants ou des jets arrêtés
brutalement par un obstacle fixe.
[0014] Il est important que la dissipation d'énergie au voisinage des jets de pulvérisation
intéresse vraiment les deux phases : si le jet ne comportait qu'une phase, au moment
de la réinjection dans la conduite, une partie de son énergie pourrait se dissiper
dans une phase sans avoir d'effet sur la dissociation en gouttelettes. Un mélange
interne par aspiration en zone enrichie est donc utile préalablement au débouché du
jet, de même qu'une dispersion préalable de la phase dispersable.
[0015] A l'aide des figures schématiques ci-jointes on va décrire ci-après, à titre non
limitatif, comment l'invention peut être mise en oeuvre. Lorsqu'un même élément est
représenté sur plusieurs figures il y est désigné par le même signe de référence.
[0016] La figure 1 représente une vue d'un dispositif de mise en oeuvre du procédé selon
l'invention en coupe par un plan passant par l'axe de la canalisation de transport.
[0017] La figure 2 représente une vue du même dispositif en coupe par un plan II-II représenté
sur la figure 1, et perpendiculaire à l'axe de la canalisation de transport.
[0018] Le dispositif d'homogénéisation décrit ci-après est applicable à un mélange transporté
de pétrole et d'eau. Il comporte les éléments précédemment mentionnés.
La conduite de soutirage 4 aspire une fraction du débit du fluide à homogénéiser dans
la canalisation de transport 2 qui est cylindrique et présente un axe horizontal 1.
La pompe de circulation 6 est entrainée par un moteur non représenté pour pressuriser
le fluide ainsi aspiré. La conduite d'injection ramene le fluide ainsi pressurisé
dans la canalsation de transport. Elle comporte un tronçon 8 en sortie de la pompe
6, les deux couronnes d'injection circulaires 10 et 12 disposées dans la canalisation
de transport 2, coaxialement à celle-ci, une rampe d'injection 14 en amont de ces
couronnes, et des tubulures 16 et 18 alimentant la couronne intérieure 12 et la rampe
14 à partir de la couronne extérieure 10. Cette dernière est alimentée directement
par le tronçon 8. Son diamètre est le plus grand qui permette de la loger aisément
dans la conduite 2. La couronne intérieure 12 est disposée un peu en aval de la couronne
extérieure et présente un diamètre approximativement moitié. Ces deux couronnes portent
lesdites buses de pulvérisation 20, 22, 24 comme précédemment indiqué. La rampe 14
s'étend selon un arc de cercle coaxial au bas de la canalisation 2 et porte lesdites
buses de prémélange 26.
[0019] L'entrée 4a de la conduite de soutirage 4 est au bas de la canalisation 2 en amont
des couronnes et rampes d'injection 10, 12 et 14 et elle est munie d'un guide d'entrée
4b.
[0020] Dans le cas d'une canalisation 2 présentant un diamètre de 76 cm et transportant
un pétrole de viscosité moyenne voisine de 0,1 poise mélangé d'une faible proportion
d'eau, variant par exemple autour de 10 %, chaque buse peut présenter, par exemple,
un diamètre de 9 mm, et être alimentée sous une pression suffisamment élevée au-dessus
de celle dans la canalisation de transfert, pour fournir une vitesse de sortie de
buse de 15 à 20 mètres par seconde.
[0021] Le nombre de buses 20 de la couronne extérieure est de 12, de même que celui des
buses 22 de la couronne intérieure opposées aux précédentes pour former lesdites paires
extérieures. La couronne intérieure porte de plus trois paires intérieures de buses
24 opposées les unes aux autres, et selon une direction commune de jets horizontale
et perpendiculaire à la canalisation 2.
[0022] La couronne extérieure est formée par incurvation d'un tube de diamètre 60 mm. La
couronne intérieure présente un diamètre externe de 40 cm et est formée d'un tube
de diamètre 80 mm.
[0023] Le nombre des buses de prémélange est cinq.
[0024] Pour permettre une extraction et une réinstallation facile de l'ensemble formée par
la conduite d'injection avec ces couronnes et rampes, comme précédemment indiqué,
cette conduite est fixée à un couvercle 27 venant obturer un "trou d'homme" 28 présentant
la forme d'un tube cylindrique d'axe vertical coupant l'axe 1 de la canalisation de
transport, et de même diamètre. Ce tube est constitué de tôle d'acier comme cette
canalisation, avec soudure selon la ligne 30 d'intersection des deux. La conduite
8 se raccorde à la sortie de la pompe 6 par un raccord amovible 32.
1. Procédé d'homogénéisation pour homogénéiser un fluide qui circule dans une canalisation
de transport et qui comporte deux phases non miscibles dont l'une est dispersable
sous la forme de paquets, gouttes ou gouttelettes dans l'autre qui est continue, ce
procédé comportant les opérations suivantes :
- on aspire et pressurise une fraction du débit du fluide à homogénéiser,
- et on fournit le fluide ainsi pressurisé à des buses d'injection (20, 22, 24, 26)
de manière à former dans ladite canalisation de transport des jets transversaux correspondants
créant des tourbillons,
- ce procédé étant caractérisé par le fait que l'on dispose certaines au moins desdites
buses d'injection, dites buses de pulvérisation (20, 22, 24), de manière que les jets
correspondants, dits jets de pulvérisation, forment les barreaux d'une grille qui
barre ladite canalisation de transport (2) en forçant tout dit paquet de la phase
dispersable à passer à une distance d'un de ces barreaux qui soit au plus inférieure
au quart du diamètre de cette canalisation, les longueurs de ces barreaux à partir
des buses de pulvérisation étant choisies sensiblement inférieures au diamètre de
cette canalisation de manière que ces jets conservent jusqu'à l'extrémité de ces barreaux
une vitesse suffisante pour assurer la pulvérisation d'un dit paquet passant à une
telle distance.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le diamètre d'ouverture
desdites buses de pulvérisation (20, 22, 24) est compris entre 0,5% et 6% du diamètre
hydraulique équivalent de ladite canalisation de transport, la vitesse initiale desdits
jets de pulvérisation étant comprise entre 5 et 60 m/s, de manière à permettre à ces
jets de pulvériser efficacement les paquets de ladite phase dispersable sur la longueur
desdits barreaux, le nombre de ces jets et leur répartition dans une surface de pulvérisation
contenant ladite grille étant tels que chaque point de cette surface se trouve à une
distance d'au moins un desdits barreaux inférieure à 15 fois environ le diamètre de
la buse de pulvérisation correspondante, la longueur de ce barreau étant inférieure
à 20 fois le diamètre de cette buse.
3. Procédé selon la revendication 2, applicable au cas où ladite phase dispersable est
de l'eau et ladite phase continue une huile et caractérisé par le fait que le diamètre
d'ouverture desdites buses de pulvérisation (20, 22, 24) est compris entre 1% et 3%
de celui de ladite canalisation de transport (2), la vitesse initiale desdits jets
de pulvérisation étant comprise entre 10 et 30 m/s, leur nombre étant compris entre
10 et 50, environ.
4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, lorsque ladite canalisation
de transport est sensiblement horizontale et lorsque les deux dites phases ont des
densités différentes, on forme des jets de prémélange dirigés vers l'intérieur de
la canalisation de transport (2) en partant d'une zone enrichie par la gravité en
ladite phase dispersable, ces jets étant moins nombreux que lesdits jets de pulvérisation
(20, 22, 24) et étant formés en amont de ceux-ci.
5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le nombre desdits jets
de prémélange est compris entre 10% et 20% environ de celui desdits jets de pulvérisation,
ces jets de prémélange étant disposés à une distance vers l'amont desdits jets de
pulvérisation comprise entre 100% et 50% environ du diamètre de la canalisation de
transport (2).
6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'on aspire ladite fraction
du débit dans une conduite de soutirage (4) dont l'entrée (4a) se trouve dans ladite
zone enrichie, et on forme lesdits jets de prémélange en aval de cette entrée de manière
à mettre en suspension une fraction de la phase dispersable éventuellement non aspirée
dans cette conduite.
7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lorsque ladite canalisation
de transport est sensiblement horizontale et lorsque les deux dites phases ont des
densités différentes, on aspire ladite fraction du débit dans une conduite de soutirage
dont l'entrée (4a) se trouve dans une zone enrichie par la gravité en ladite phase
dispersable, et on dispose certains au moins desdits jets de pulvérisation pour être
arrêtés les uns par les autres, de manière que la force subsistante de ces jets pulvérise
en gouttelettes les gouttes de la phase dispersée qu'ils contiennent.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que lesdites buses (20,
22, 24) et jets de pulvérisation forment des paires de buses (20, 22) et des paires
correspondantes de jets constituées chacune de deux jets opposés.
9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites buses de pulvérisation
(20, 22, 24) sont alimentées par une conduite d'injection (10, 12, 16) comportant
deux parties (10, 12) situées dans ladite canalisation de transport (2) et décalées
selon la longueur de cette canalisation, de manière à ménager au fluide transporté
une section de passage suffisante malgré l'encombrement de cette canalisation par
cette conduite.
10. Procédé selon les revendications 8 et 9 prises en combinaison, caractérisé par le
fait que l'on fixe et on alimente lesdites buses de pulvérisation (20, 22, 24) sur
et par deux couronnes d'injection - tubulaires (10, 12) constituant les deux dites
parties de ladite conduite d'injection (8, 10, 12, 14, 16, 18) et disposées coaxialement
dans ladite canalisation de transport (2), à savoir une couronne extérieure (10) de
diamètre voisin de celui de cette canalisation et une couronne intérieure (12) de
diamètre inférieur à la moitié de celui de cette canalisation, certaines desdites
paires de buses étant des paires extérieures formées chacune d'une buse extérieure
(20) portée par la couronne extérieure et d'une buse intérieure portée par la couronne
intérieure, certaines autres de ces paires étant des paires intérieures formées chacune
de deux buses (24) portées par la couronne intérieure.
1. A process for homogenizing a fluid which flows through a pipe line and which comprises
two immiscible phases, one of which is dispersible in the other in the form of bales,
drops or droplets, while the other is continuous, said process including the following
operations:
- a fraction of the fluid to be homogenized is sucked off and pressurized,
- and the fluid thus pressurized is fed to injection nozzles (20, 22, 24, 26), so
as to form inside said pipe line corresponding transverse jets which create vortexes,
- said process being characterized in that at least certain ones of said injection
nozzles, referred to as disintegrating nozzles (20, 22, 24) are disposed in such a
manner that the corresponding jets, referred to as disintegrating jets, form the bars
of a grid which bars said pipe line (2) in forcing each said bale of the dispersible
phase to pass at a distance from one of said bars which is smaller than one quarter
of the diameter of the pipe line, with the lengths of said bars beginning at the disintegrating
nozzles being chosen substantially shorter than the diameter of said pipe line, so
that said jets maintain a speed up to the end of said bars which is sufficient for
ensuring the disintegration of a bale passing at such a distance.
2. A process according to claim 1, characterized in that the diameter of the opening
of said disintegrating nozzles (20, 22, 24) ranges from 0,5% to 6% of the equivalent
hydraulic diameter of the pipe line, the initial speed of said disintegrating jets
ranging from 5 to 60 meters per second, so as to allow each of said jets to efficiently
disintegrate the bales of said dispersible phase along the length of said bars, the
number of said jets and their distribution across said disintegration surface being
such that each point of said surface is situated at a distance from at least one of
said bars which is less than approximately 15 times the diameter of the corresponding
disintegrating nozzle, the length of the bar being less than 20 times the diameter
of said nozzle.
3. A process according to claim 2, applicable to the case where said dispersible phase
is water and said continuous phase is oil, characterized in that the opening diameter
of said disintegrating nozzles (20, 22, 24) ranges from 1% to 3% of the diameter of
said pipe line (2), the initial speed of said disintegrating jets ranging from 10
to 30 meters per second and their number ranging from 10 to 50, approximately.
4. A process according to claim 1, characterized in that in case where said pipe line
runs substantially horizontally and where the two phases have different densities,
premixing jets are made, which are directed toward the interior of the pipe line (2)
and which originate in a zone, which is enriched by gravity in the dispersible phase,
said jets being less numerous than said disintegrating jets (20, 22, 24) and being
formed upstresam of these latter jets.
5. A process according to claim 4, characterized in that the number of said premixing
nozzles (26) coonstitutes about 10% to 20% of the number of the disintegrating nozzles,
these premixing nozzles being disposed upstream of said disintegrating nozzles at
a distance therefrom which is comprised approximately between 100% and 50% of the
diameter of the pipe line (2).
6. A process according to claim 4, characterized in that said fraction of the total flow
is sucked into a tapping-conduit (4), whose inlet (4a) is situated in said enriched
zone, and said premixing jets are formed downstream of said inlet, so as to suspend
a fraction of the dispersible phase that has possibly not been sucked said conduit.
7. A process according to claim 1, characterized in that in case where said pipe line
runs substantially horizontally and where the two phases have different densities,
said fraction of the total flow is sucked into a tapping conduit (4), whose inlet
(4a) is situated in a zone, which is enriched by gravity in the dispersible phase,
and at least certain ones of said disintegrating nozzles are disposed in counter-direction
to each other, such that the remaining force of said disintegrating jets comminutes
the drops of said dispersed phase, which are contained therein, into droplets.
8. A process according to claim 7, characterized in that said nozzles (20, 22, 24) and
disintegrating jets form pairs of nozzles (20, 22) and corresponding pairs of jets,
constituted each of two opposing nozzles.
9. A process according to claim 1, characterized in that said disintegrating nozzles
(20, 22, 24) are fed by an injection conduit (10, 12, 16) comprising two parts (10,
12) which are located within said pipe line (2) and offset along the length of the
pipe line, so as to arrange a passage section large enough for the conveyed fluid,
notwithstanding the congestion caused by said conduit in the pipe line.
10. A process according to claims 8 and 9 taken in combination, characterized in that
said disintegrating nozzles (20, 22, 24) are fixed on two tubular injection rings
(10, 12) and said nozzles are fed through said rings constituting the two said parts
of said injection conduit (8, 10, 12, 14, 16, 18) and being disposed coaxially within
said pipe line (2), with said parts being constituted of an outer ring (10) whose
diameter is close to the diameter of said pipe line, and an inner ring (12) whose
diameter is less than half of the diameter of said pipe line, certain of the said
pairs of nozzles being outer pairs, made up of an outer nozzle (20), carried by the
outer ring, and an inner nozzle, carried by the inner ring, whereas certain other
ones of said pairs are inner pairs, each made of two nozzles (24) carried by the inner
ring.
1. Homogenisierungsverfahren zum Homogenisieren eines durch eine Förderleitung strömenden
Fluids, das zwei nicht mischbare Phasen aufweist, von denen die eine in Form von Klumpen,
Tropfen oder Tröpfchen in der anderen, kontinuierlichen Phase dispergierbar ist, wobei
das Verfahren folgende Schritte aufweist:
- man saugt eine Teilmenge der zu homogenisierenden Fluidmenge ab und setzt sie unter
Druck,
- und man liefert das so unter Druck gesetzte Fluid an Einspritzdüsen (20, 22, 24,
26), derart, daß in der Förderleitung entsprechende quer gerichtete Düsenstrahlen
gebildet werden, die Wirbel erzeugen,
- dadurch gekennzeichnet, daß man mindestens bestimmte der Einspritzdüsen, Zerstäubungsdüsen
(20, 22, 24) genannt, derart anbringt, daß die entsprechenden Düsenstrahlen, Zerstäubungsstrahlen
genannt, Stäbe eines Gitters bilden, das die Förderleitung (2) versperrt, indem es
die Klumpen der dispergierbaren Phase zwingt, in einem Abstand zu einem dieser Stäbe
vorzufließen, der kleiner als maximal ein Viertel des Durchmessers dieser Leitung
ist, wobei die an den Zerstäubungsdüsen beginnende Länge der Stäbe im wesentlichen
kleiner als der Durchmesser dieser Leitung ist, so daß die Düsenstrahlen bis zum Ende
der Stäbe eine Geschwindigkeit beibehalten, die ausreicht, um die Zerstäubung eines
in einem solchen Abstand vorbeifließenden Klumpens zu bewirken.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Öffnungsdurchmesser der
Zerstäubungsdüsen (20, 22, 24) zwischen 0,5% und 6% des äquivalenten hydraulischen
Durchmessers der Förderleitung liegt, wobei die Anfangsgeschwindigkeit der Zerstäubungsstrahlen
zwischen 5 und 60 m/s beträgt, derart, daß die Strahlen die Klumpen der dispergierbaren
Phase wirksam über die Länge der Stäbe zerstäuben, wobei die Anzahl dieser Strahlen
und ihre Verteilung über eine das Gitter enthaltende Zerstäubungsoberfläche so gewählt
ist, daß sich jeder Punkt der Oberfläche in einem Abstand zu mindestens einem der
Stäbe befindet, der kleiner als ungefähr das 15-fache des Durchmessers der entsprechenden
Zerstäubungsdüse ist, während die Länge der Stäbe kleiner als das 20-fache des Durchmessers
dieser Düse ist.
3. Verfahren nach Anspruch 2, anwendbar auf den Fall, in dem die dispergierbare Phase
Wasser und die kontinuierliche Phase Öl ist, dadurch gekennzeichnet, daß der Öffnungsdurchmesser
der Zerstäubungsdüsen (20, 22, 24) zwischen 1% und 3% des Durchmessers der Förderleitung
(2) beträgt, wobei die Anfangsgeschwindigkeit der Zerstäubungsstrahlen zwischen 10
und 30 m/s und ihre Anzahl ungefähr zwischen 10 und 50 beträgt.
4. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß, wenn die Förderleitung im
wesentlichen waagrecht verläuft und die beiden Phasen eine unterschiedliche Dichte
haben, man Vormischdüsenstrahlen bildet, die, beginnend in einer mit der dispergierbaren
Phase durch Schwerkraft angereicherten Zone, auf das Innere der Förderleitung (2)
gerichtet sind, wobei diese Strahlen weniger zahlreich als die Zerstäubungsstrahlen
(20, 22, 24) sind und stromaufwärts der letzteren gebildet werden.
5. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Anzahl der Vormischdüsenstrahlen
ungefähr zwischen bei 10% bis 20% der Anzahl der Zerstäubungsdüsenstrahlen liegt,
wobei die Vormischdüsenstrahlen in einem Abstand zum stromaufwärts beginnenden Abschnitt
der Zerstäubungsstrahlen angeordnet sind, der ungefähr zwischen 100% und 50% des Durchmessers
der Förderleitung (2) beträgt.
6. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß man die Teilmenge in eine Entnahmeleitung
(4) saugt, deren Einlaß (4a) sich in der angereicherten Zone befindet, und daß man
die Vormischstrahlen stromabwärts dieses Einlasses bildet, so daß ein Teil der dispergierbaren
Phase, der möglicherweise nicht in die Entnahmeleitung gesaugt wurde, in Suspension
bringt.
7. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß, wenn die Förderleitung im
wesentlichen waagrecht verläuft und die beiden Phasen eine unterschiedliche Dichte
haben, man die Teilmenge in eine Entnahmeleitung (4) saugt, deren Einlaß (4a) sich
in einer durch die Schwerkraft mit der dispergierbaren Phase angereicherten Zone befindet,
und daß man mindestens bestimmte der Zerstäubungsdüsenstrahlen in einer sich gegenseitig
abstoppenden Weise anordnet, derart, daß die restliche Kraft dieser Strahlen die in
ihnen enthaltenen Tropfen der dispergierten Phase in Tröpfchen zerstäubt.
8. Verfahren nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Düsen (20, 22, 24) und
Zerstäubungsstrahlen Düsenpaare (20, 22) und entsprechende Zerstäubungsstrahlpaare
bilden, wobei jedes Paar aus zwei einander gegenüberstehenden Strahlen besteht.
9. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Zerstäubungsdüsen (20,
22, 24) durch eine Einspritzleitung (10, 12, 16) versorgt werden, die zwei in der
Förderleitung (2) liegende und in Längsrichtung der Leitung versetzte Abschnitte (10,
12) aufweist, derart, daß für das beförderte Fluid ein trotz der Behinderung der Förderleitung
durch die Einspritzleitung ausreichender Strömungsquerschnitt geschaffen wird.
10. Verfahren nach den beiden Ansprüchen 8 und 9, dadurch gekennzeichnet, daß man die
Zerstäubungsdüsen auf zwei rohrförmigen Einspritzkränzen (10, 12) befestigt und sie
durch diese Kränze speist, wobei diese die beiden Abschnitte der Einspritzleitung
(8, 10, 12, 14, 16, 18) bilden und koaxial in der Förderleitung (2) angeordnet sind,
nämlich ein äußerer Kranz (10) mit einem ungefähr dem Durchmesser der Förderleitung
angenähert entsprechenden Durchmesser und einem inneren Kranz (12) mit einem Durchmesser,
der kleiner als die Hälfte desjenigen der Förderleitung ist, wobei bestimmte Düsenpaare
äußere Paare sind, die jeweils aus einer äußeren, vom äußeren Kranz getragenen Düse
(20) und einer inneren, vom inneren Kranz getragenen Düse gebildet werden, während
andere Düsenpaare innere Paare sind, die jeweils aus zwei (24) vom inneren Kranz getragenen
Düsen gebildet werden.

