[0001] La présente invention est relative à un procédé de production de froid et/ou de chaleur,
à partir d'une source de chaleur, mettant en oeuvre un nouveau fluide de travail selon
un cycle comprenant un éjecteur (des moyens d'éjection), selon la première partie
de la revendicationl.
[0002] Le procédé peut être utilisé dans le domaine du chauffage de locaux ou de la réfrigération.
Le principe du cycle avec éjecteur connu dans l'art antérieur est brièvement résumé
comme suit.
[0003] Un fluide moteur à haute pression et haute température provenant d'un bouilleur est
détendu dans la première section d'un éjecteur. La détente provoque la mise en vitesse
de ce fluide qui est capable d'entraîner un deuxième fluide issu d'un évaporateur.
Les deux fluides sont mélangés et pénètrent dans la deuxième section de l'éjecteur.
En réduisant leur vitesse ou énergie cinétique leur pression est augmentée pour atteindre
celle régnant dans le condenseur. Une source thermique apporte de la chaleur à haute
température TB au bouilleur, une deuxième source thermique qui peut être le milieu
ambiant apporte de la chaleur à basse température TE à l'évaporateur, enfin la somme
de ces deux chaleurs est récupérable au condenseur à une température intermediaire
TC. Le fluide issu du condenseur est en partie détendu et de nouveau évaporé à la
température TE, et en partie élevé en pression par l'intermédiaire d'une pompe et
vaporisé au bouilleur à la température TB.
[0004] Un procédé de ce type est décrit dans US-A-4 248 049. Selon ce procédé connu:
a) on soumet un fluide de travail (F) à l'état gazeux à une étape de condensation
sous une pression (PC) en transmettant la chaleur de condensation du fluide (F) à
un fluide extérieur,
b) on soumet la totalité du condensat résultant à un abaissement de pression, et on
lui fournit de la chaleur sous cette pression abaissée (PE) pour obtenir une fraction
vaporisée (F1) et une fraction (F2) en phase liquide,
c) on élève la pression de la fraction (F2) jusqu'à une pression (PB) plus élevée
que la pression (PC) de l'étape (a) et on fournit de la chaleur à ladite fraction
(F2), de manière à obtenir la fraction (F2) en phase vapeur et
d) on soumet la fraction (F2) en phase vapeur, issue de l'étape (c), à une détente
dans des moyens d'éjection et on entraîne par cette détente la fraction (F1) en phase
vapeur issue de l'étape (b), de manière à mélanger ces deux fractions et à reconstituer
le fluide (F) à l'état gazeux, à la pression (PC) de l'étape (a).
[0005] Le présent procédé est caractérisé en ce que
(i) ledit fluide (F) comprend un mélange non-azéotropique de 5-95 % en fraction molaire
d'un premier constituant et de 95-5 % en fraction molaire d'un second constituant
miscible en phase liquide au premier constituant, les constituants dudit mélange étant
chimiquement distincts et capables de s'évaporer et de ne pas cristalliser dans les
conditions du procédé, et
(ii) on soumet la totalité du condensat résultant de l'étape (a) au passage dans une
zone de vaporisation partielle, de manière à obtenir après passage dans ladite zone,
une fraction vaporisée (F1) enrichie en constituant le plus volatil du mélange et
une fraction liquide (F2) enrichie en constituant le moins volatil du mélange, et
on sépare les fractions (F1) et (F2).
[0006] La différence entre les températures normales d'ébullition des deux constituants
est, par exemple, de 10 à 150°C.
[0007] Les fractions F1 et F2 peuvent représenter respectivement 5-95 % et 95-5 % en mole
du mélange F, de préférence 20-80 % et 80-20 %.
[0008] De préférence l'un des constituants est l'eau (80-95 % en mole) et l'autre constituant
(5-20 % en mole) peut être, par exemple, un alcool, une cétone, l'ammoniac, une amine
ou un amide ou tout autre composé soluble dans l'eau dont le point d'ébullition normale
est compris entre 100 et - 50°. Un autre mélange utilisable comprend deux hydrocarbures
halogénés distincts ou un hydrocarbure et un hydrocarbure halogéné.
[0009] Le présent procédé permet un fonctionnement de longue durée sans intervention, comme
par exemple le chauffage de locaux domestiques. Un mélange, par exemple, eau-alcool
permet en effet d'obtenir simultanément la stabilité thermique nécessaire à la longévité,
une basse pression acceptable au niveau de l'évaporateur, l'absence de corrosion,
l'absence de risque de cristallisation et une simplicité mécanique indispensable à
la longévité. En effet, le fluide F, lorsque par exemple l'un des constituants est
l'eau, présente le premier avantage d'être un mélange de fluides chimiquement et thermiquement
stables dans la gamme de température comprise entre celle régnant à l'évaporateur,
par exemple 0°C a -5°C, et celle régnant au bouilleur, par exemple 150- 180° C.
[0010] Un autre avantage est l'augmentation de la pression à l'évaporateur en comparaison
d'un système utilisant de l'eau comme fluide unique de travail. En effet, aux basses
températures de l'évaporateur (vers 0° C), la pression de vapeur saturante de l'eau
est très faible (proche de 600 Pascals). L'eau, quand elle est utilisée seule, nécessite
donc des systèmes dont le volume doit être largement dimensionné pour éviter toute
perte de charge entre les différents éléments. L'augmentation de la pression de travail
permet la réduction du volume du système et se traduit par un coût d'investissement
inférieur.
[0011] Un autre avantage est la possibilité de sélectionner des mélanges non corrosifs,
tels que les solutions eau-ammoniac, eau-alcool ou eau- cétone, par exemple. Les matériaux
de construction courants comme l'acier au carbone ou le cuivre peuvent être utilisés
selon les fluides retenus sans faire appel à l'acier inoxydable ou à des revêtements
de matériaux coûteux comme agents de protection contre la corrosion.
[0012] Un autre avantage, lorsque l'un des constituants est l'eau, est l'emploi d'un fluide
de travail dont les propriétés thermodynamiques sont proches de celles de l'eau si
celle-ci est le constituant principal mais sans crainte de cristallisation.
[0013] En cas de fonctionnement en pompe à chaleur, on préfère les mélanges dont le point
de cristallisation est inférieur à -5° C, température couramment observée à l'évaporateur
lorsque l'air ambiant est à une température proche de 0°C. Ceci est un avantage décisif
par rapport aux systèmes à absorption utilisant le couple-eau- bromure de lithium
dans lequel le fluide de travail est l'eau pure, ce qui limite à 0°C la température
la plus basse de fonctionnement de l'évaporateur.
[0014] Un autre avantage est la simplicité mécanique de l'éjecteur qui permet une compression
du fluide de travail sans organe mécanique mobile tel que celui utilisé dans les pompes
à chaleur classiques à compresseur à membrane, à piston ou à vis. Le compresseur est
souvent la cause d'une moindre fiabilité de l'ensemble et nécessite de plus une lubrification
adaptée qui peut perturber les équilibres des fluides de travail.
[0015] Un autre avantage est la réduction des irréversibilités thermodynamiques du système
par l'emploi du type de fluide de travail proposé. Un tel type de fluide présente
la particularité de passer de l'état liquide à l'état vapeur (et inversement) avec
variation de température lorsque la pression reste sensiblement constante. De ce fait
il est possible de réaliser un échange thermique à contre courant entre les fluides,
limitant l'écart thermique entre ces fluides.
[0016] Ces avantages se trouvent réunis dans le présent procédé. Les figures 1 à 4 décrivent
divers modes de réalisation de l'invention.
[0017] Un premier mode de réalisation, illustré par la Figure 1, est décrit ci-après.
[0018] Le fluide de travail F constitué d'un mélange non-azéotropique d'eau et d'un produit
soluble dans l'eau sort par la conduite 1 du condenseur (C) à l'état liquide, à la
température TC et la pression PC.
[0019] Le fluide F est conduit par la canalisation 1 à l'organe de détente D qui abaisse
la pression du fluide F à PE. Un début de vaporisation peut éventuellement se produire
dans la conduite 3. Le fluide F est partiellement vaporisé dans l'évaporateur EV par
apport thermique d'un fluide externe entrant par la conduite 10 et sortant par la
conduite 11. Une circulation à contre-courant du fluide interne F et du fluide externe
est préférable pour augmenter les performances énergétiques du cycle. Cependant l'évaporation
du fluide de travail F peut être réalisée également dans un évaporateur d'un autre
type, par exemple un évaporateur à air à courants de fluides croisés. Le fluide F,
qui sort par la conduite 4 est fractionné dans le ballon R en une fraction vapeur
F1 et une fraction liquide F2, évacuées respectivement par les conduites 5 et 7.
[0020] Selon le principe connu de fonctionnement de l'éjecteur le fluide gazeux F1 introduit
par le conduit 5 est aspiré par le fluide gazeux F2 à
[0021] haute pression de la canalisation 9, mélangé à celui-ci et ressort par le conduit
6 à une pression intermédiaire entre celles régnant dans les conduites 9 et 5 respectivement.
Il y a un effet de compression du fluide F1 introduit par la conduite 5, le travail
de compression provenant de la détente du fluide F2 introduit par la conduite 9. Le
mélange résultant (conduite 6) est à une pression PC supérieure à PE.
[0022] Dans le conduite 6, le fluide F, dont le débit massique et la composition globale
sont les mêmes que celles du fluide F issu du condenseur C, est en phase vapeur. Par
échange thermique avec un fluide externe circulant entre les conduits 12 et 13, les
chaleurs introduites dans le système à l'évaporateur EV et au bouilleur B sont cédées
au fluide externe par la condensation et le refroidissement du fluide de travail.
Ce fluide de travail F étant composé d'un mélange non-azéotropique de fluides, la
condensation n'est pas isotherme et une circulation à contre-courant est préférable
lors de l'échange thermique avec le fluide externe.
[0023] Le cycle est complété par la circulation dans les conduits 7 et 8 et la pompe P d'une
fraction F2 du fluide F, issue du ballon R. Ce fluide F2, à l'état liquide, est porté
dans le bouilleur B à une pression PB supérieure à PC et à une température élevée
TB qui permet la transformation du fluide F2 en une phase gazeuse amenée par le conduit
9 à l'éjecteur.
[0024] La phase liquide recueillie dans le réservoir R est, selon les lois de la thermodynamique,
en équilibre de température et de pression avec les conditions de sortie d'évaporateur.
Celà signifie en particulier que la phase liquide est enrichie en constituant le moins
volatil du mélange non-azéotropique formant le fluide de travail. La température du
bouilleur nécessaire à la vaporisation du fluide moteur F2 est plus élevée. permettant
ainsi l'accroissement du rendement thermodynamique du système.
[0025] Un autre mode de réalisation (illustré par la figure 2) est caractérisé par l'adjonction
simultanée d'un réservoir R en sortie de l'évaporateur (assurant la séparation des
phase liquide et vapeur) et d'un échangeur E1 sur la ligne 1 pour le transfert thermique
entre le liquide chaud issu du condenseur et la vapeur froide issue du réservoir R.
[0026] Un autre mode de réalisation (illustré par la figure 3) est caractérisé par l'adjonction
simultanée du réservoir R en sortie d'évaporateur et de l'échangeur E1 permettant
le transfert thermique entre le liquide issu du condenseur et la phase liquide froide
issue du réservoir R et portée à haute pression par la pompe P.
[0027] La figure 4 illustre le principe d'un mode de réalisation caractérisé par l'ajonction
d'un réservoir R1 en sortie de l'évaporateur, d'un réservoir R2 en sortie du condenseur
et d'un échangeur E1 pour le sous-refroidissement du condensat issu du condenseur.
[0028] Un tel mode de réalisation permet en particulier une auto-adaptation du système aux
contraintes opératoires variables en puissance et en niveau de température. Les compositions
des phases liquides et gazeuses dans les deux réservoirs R1 et R2 sont en effet liées
aux conditions de température, pression et volume internes ainsi qu'au respect des
masses des constituants initialement introduits dans le système.
1. Procédé de production de froid et/ou de chaleur mettant en oeuvre un fluide de
travail (F), dans lequel:
a) on soumet un fluide de travail (F) à l'état gazeux à une étape de condensation
sous une pression (PC) en transmettant la chaleur de condensation du fluide (F) à
un fluide extérieur,
b) on soumet la totalité du condensat résultant à un abaissement de pression, et on
lui fournit de la chaleur sous cette pression abaissée (PE) pour obtenir une fraction
vaporisée (F1) et une fraction (F2) demeurée en phase liquide,
c) on élève la pression de la fraction (F2) jusqu'à une pression (PB) plus élevée
que la pression (PC) de l'étàpe (a) et on fournit de la chaleur à ladite fraction
(F2), de manière à obtenir la fraction (F2) en phase vapeur et
d) on soumet la fraction (F2) en phase vapeur, issue de l'étape (c), à une détente
dans des moyens d'éjection et on entraîne par cette détente la fraction (F1) en phase
vapeur issue de l'étape (b), de manière à mélanger ces deux fractions et à reconstituer
le fluide (F1) à l'état gazeux, à la pression (PC) de l'étape (a), caractérisé en
ce que:
(i) ledit fluide (F) comprend un mélange non-azéotropique de 5-95 % en fraction molaire
d'un premier constituant et de 95-5 % en fraction molaire d'un second constituant
miscible en phase liquide au premier constituant, les constituants dudit mélange étant
chimiquement distincts et capables de s'évaporer et de ne pas cristalliser dans les
conditions du procédé, et
(ii) on soumet la totalité du condensat résultant de l'étape (a) au passage dans une
zone de vaporisation partielle, de manière à obtenir après passage dans ladite zone,
une fraction vaporisée (F1) enrichie en constituant le plus volatil du mélange et
une fraction liquide (F2) enrichie en constituant le moins volatil du mélange, et
on sépare les fractions (F1) et (F2).
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la fraction en phase liquide (F2)
à la pression (PB), avant d'être soumise à la vaporisation de l'étape (c), est mise
en contact d'échange thermique avec la phase liquide de condensation du fluide (F),
avant abaissement de la pression de cette dernière.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel la fraction vaporisée (F1),
avant d'être envoyée aux moyens d'éjection, est mise en contact d'échange thermique
avec la phase liquide de condensation du fluide (F), avant abaissement de la pression
de cette dernière.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel le fluide
de travail (F) est constitué d'un mélange non-azéotropique contenant 80-95 % (en fraction
molaire) d'eau et 5-20 % d'au moins un composé soluble dans l'eau dont le point d'ébullition
normale est compris entre 100° C et - 50'C.
5. Procédé sel on l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel le fluide
de travail (F) est constitué d'un mélange d'eau et d'au moins un alcool.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel le fluide
de travail (F) est constitué d'un mélange d'eau et d'ammoniac.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel le fluide
de travail (F) est constitué d'un mélange d'eau et d'au moins une cétone.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel les fractions
F1 et F2 représentent respectivement 20-80 % et 80-20 % en mole du mélange F.
1. A cold and/or heat production process using a working fluid (F) and comprising:
a) subjecting a working fluid (F) in the gaseous state to a condensation stage under
a pressure (PC) by transmitting the condensation heat of fluid (F) to an outer fluid,
b) subjecting the total resulting condensate to a pressure drop and supplying heat
under the lowered pressure (PE) in order to get a vaporized fraction (F1) and a fraction
(F2) in the liquid phase,
c) increasing the pressure of fraction (F2) to a pressure (PB) which is higher than
pressure (PC) of stage (a) and supplying heat to the said fraction (F2) in order to
obtain said fraction F2 in the vapor phase and
d) subjecting fraction (F2) in the vapor phase, obtained at stage (c), to a release
in ejection means, which produces the carrying over of fraction (F1) in the vapor
phase, obtained at stage (b), so that both fractions are blended and fluid (F) in
the gaseous state of stage (a), at a pressure (PC), can be reconstituted,
characterized by the following features:
(i) the said fluid (F) comprises a non-constant boiling mixture with 5-95 % by molar
fraction of a given constituent and 95-5 % by molar fraction of another constituent
miscible in the liquid phase with the first constituent, the constituents of the said
mixture being chemically distinct, able to evaporate and not to crystallise in the
process conditions
(ii) the total condensate resulting from stage (a) is sent through a partial vaporisation
zone, in order to obtain a vaporized fraction (F1) enriched in the most volatil constituent
of the mixture and a liquid fraction (F2) enriched in the least volatil constituent
of the mixture; fractions (F1) and (F2) are then separated.
2. The process of claim 1 wherein the fraction in the liquid phase (F2) at pressure
(PB) is brought into a heat exchange contact, before being subjected to stage (c)
vaporisation, with the condensation liquid phase of fluid (F), before the pressure
drop of the said phase.
3. The process of claim 1 or 2 wherein the vaporized fraction (F1) is brought into
a heat exchange contacts before being sent to the ejection means with the condensation
liquid phase of fluid (F), before the pressure drop of the said phase.
4. The process of one of claims 1 to 3 wherein the working fluid (F) is composed of
a non-constant boiling mixture with 80-95 % (molar fraction) of water and 5-20 % (molar
fraction) of at least one water soluble compound the normal boiling point temperature
of which is comprised between 100 and -500 C.
5. The process of one of claims 1 to 4 wherein the working fluid (F) is composed of
a mixture of water and at least one alcohol.
6. The process of one of claims 1 to 4 wherein the working fluid (F) is composed of
a mixture of water and ammonia.
7. The process of one of claims 1 to 4 wherein the working fluid (F) is composed of
a mixture of water and at least one ketone.
8. The process of one of claims 1 to 7 wherein the fractions F1 and F2 respectively
represent 20-80 % and 80-20 % by mol of the mixture F.
1. Verfahren zur Herstellung von Kälte und/oder von Wärme bei Verwendung eines Arbeitsfluides
(F), in welchem:
a) man ein Arbeitsfluid (F) in gasförmigem Zustand einer Stufe der Kondensation unter
einem Druck (PC) unterwirft unter Übertragung der Kondensationswärme des Fluids (F)
auf ein äußeres Fluid,
b) man die Gesamtheit des resultierenden Kondensates einer Druckminderung unterwirft
und man es mit Wärme versorgt unter diesem reduzierten Druck (PE) zum erhalten einer
verdampften Fraktion (F1) und einer in flüssiger Phase zurückbleibenden Fraktion (F2),
c) man den Druck der Fraktion (F2) erhöht, bis zu einem Druck (PB) der höher ist als
der Druck (PC) der Stufe (a) und man der genannten Fraktion (F2) Wärme zuführt, in
der Weise, um die Fraktion (F2) in dampfförmiger Phase zu erhalten, und
d) man die Fraktion (F2) in Dampfphase, die von der Stufe (c) ausgeht, einer Entspannung
in Ejektionsmitteln unterwirft, und man durch diese Entspannung die Fraktion (F1)
in gasförmiger Phase, die von der Stufe (b) ausgeht, mitreißt, in der Weise, daß diese
beiden Fraktionen gemischt werden und das Fluid (F) in gasförmigem Zustand beim Druck
(PC) der Stufe (a) wiederhergestellt wird,
dadurch gekennzeichnet, daß
(i) genanntes Fluid (F) ein nicht azeotropes Gemisch von 5 bis 95 % an molarem Anteil
eines ersten Bestandteils und von 95 bis 5 % an molarem Anteil eines zweiten Bestandteils,
in flüssiger Phase mischbar mit dem ersten Bestandteil, enthält, wobei die Bestandteile
genannter Mischung chemisch unterschieden sind und geeignet sind zu verdampfen, und
sich nicht zu kristallisieren unter den Bedingungen des Verfahrens und
(ii) man die Gesamtheit des resultierenden Kondensates der Stufe (a) einem Übergang
in eine Zone partieller Verdampfung unterwirft, in der Weise, um nach Übergang in
die genannte Zone eine verdampfte Fraktion (F1) zu erhalten, die angereichert ist
am flüchtigeren Bestandteil des Gemisches und eine flüssige Fraktion (F2), angereichert
am weniger flüchtigen Bestandteil des Gemisches, und man die Fraktionen (F1) und (F2)
trennt.
2. Verfahren gemäß Anspruch 1, in welchem die Fraktion in flüssiger Phase (F2) beim
Druck (PB), bevor sie der Verdampfung der Stufe (c) unterworfen wird, in thermischen
Austauscherkontakt gebracht wird, mit der flüssigen Kondensationsphase des Fluides
(F), vor Reduzierung des Druckes dieses letzteren.
3. Verfahren gemäß Anspruch 1 oder 2, in welchem die verdampfte Fraktion (F1), bevor
sie zu den Ejektionsmitteln geschickt wird, in thermischen Austauscherkontakt gebracht
wird mit der flüssigen Kondensationsphase des Fluides (F), vor Erniedrigung des Drucks
dieser letzteren.
4. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 3, in welchem das Arbeitsfluid (F) besteht
aus einer nicht azeotropen Mischung enthaltend 80 bis 95 % (in molarem Anteil) an
Wasser und 5 bis 20 % von wenigstens einer Verbindung löslich im Wasser, deren normaler
Verdampfungspunkt liegt zwischen 100°und -50°C.
5. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 4, in welchem das Arbeitsfluid (F) besteht
aus einer Mischung von Wasser und wenigstens einem Alkohol.
6. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 4, in welchem das Arbeitsfluid (F) besteht
aus einer Mischung von Wasser und Ammoniak
7. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 4, in welchem das Arbeitsfluid (F) besteht
aus einer Mischung von Wasser und wenigstens einem Keton.
8. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 7, in welchem die Fraktionen (F1) und
(F2) 20 bis 80 % bzw. 80 bis 20 % in Molen des Gemisches (F) darstellen.