[0001] La présente invention est relative à un matériau isolant électrique souple et à son
procédé de fabrication, le matériau précité étant plus spécialement adapté de par
ses performances à une utilisation dans le domaine de la construction des machines
électriques et en électro-mécanique en général.
[0002] Dans le domaine technique de la construction électrique ou électro-mécanique on utilise
actuellement des isolants souples destinés à assurer l'isolation de conducteurs ou
groupes de conducteurs insérés dans les encoches des pièces polaires des machines
tournantes notamment, ces isolants souples en forme de feuilles ou de rubans de dimensions
appropriées étant par exemple destinés à assurer la séparation et l'isolation de groupes
de conducteurs constituant chacuns une phase de l'enroulement du moteur ou de la machine
tournante.
[0003] Parmi les isolants souples utilisés à ce jour, on connaît des produits dits complexes
comportant un support, généralement un film polyester, sur les faces duquel sont déposés
des feutres de polyester, des papiers calandrés ou non tels des polyamides aromatiques,
ou des mats tels que des mats de verre ou tissu de verre le tout étant éventuellement
imprégné d'une résine par vernissage.
[0004] D'autres matériaux souples,isolants, sont constitués à partir d'un support, généralement
un film de polyester, verni au moyen d'une résine organique,et sont surtout utilisés
pour permettre en fait la thermosou- dabilité du support.
[0005] Des matériaux de la première catégorie qui sont normalement disponibles dans le commerce
ont fait notamment l'objet d'une description, relativement à leur procédé de mise
en oeuvre, dans le brevet d
'i
n- vention n° 881 120 déposé en France le 6 Décembre
196
1.
[0006] Certains des matériaux précédemment décrits présentent notamment les inconvénients
suivants :
. mauvaise résistance à de nombreux agents chimiques ou aux solvants des vernis d'imprégnation
utilisés lors de l'imprégnation des circuits électriques des moteurs en raison de
clivages des complexes obtenus par contre-collage notamment ou de la dissolution de
la résine de vernissage,
. absorption d'humidité des couches contrecollées parfois bien supérieure à celle
du support,
. propriétés diélectriques de surface de ces matériaux parfois médiocres conduisant
notamment, à des performances modestes en ce qui concerne le risque de contournement
du matériau isolant dans des conditions sévères d'utilisation,
. faible pouvoir d'évacuation des calories par ce type de matériau.
[0007] La présente invention permet de remédier aux inconvénients précités par la mise en
oeuvre d'un procédé de fabrication d'un matériau et d'un matériau dont les performances
sont sensiblement améliorées.
[0008] Le procédé de fabrication d'un matériau isolant électrique souple consiste à déposer
sur un support souple une résine chargée avec des charges minérales en vue d'améliorer
les propriétés thermiques et diélectriques de ce dernier.
[0009] Le matériau isolant électrique souple ainsi obtenu comporte une âme centrale, ou
support souple, et un revêtement de l'âme centrale formé par une couche de résine
constituée d'un matériau organique chargé avec une poudre minérale.
[0010] L'invention trouve application dans le domaine de la construction électrique ou électro-mécanique,
mais également dans le domaine de la construction d'appareils électroniques, notamment
en électronique industrielle.
[0011] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description et à l'observation
des dessins ci-après dans lesquels :
- la figure 1 représente un agencement général illustratif des différentes phases
du procédé de l'invention,
- la figure 2 représente respectivement en 2a, 2b une vue en coupe d'un film de matériau
isolant électrique de l'invention et une vue agrandie d'une partie de cette coupe.
[0012] Le procédé de fabrication d'un matériau isolant électrique souple de l'invention
sera tout d'abord décrit au moyen de la figure 1. Ce procédé consiste à déposer sur
un support souple une résine chargée avec des charges minérales en vue d'améliorer
les propriétés thermiques et diélectriques de ce dernier. Sur la figure 1, le procédé,
de manière non limitative, est représenté sous la forme d'un procédé de fabrication
en continu. Le support souple S constitué sous forme d'un rouleau d'alimentation A
et formé selon une bande est engagé de manière classique dans un ensemble d'en- trainement
constitué par des rouleaux d'entrainement RE et des rouleaux de guidage RG. Tout au
long du trajet de la bande constituant le support, différents postes sont prévus permettant
la réalisation des différentes étapes du procédé, ci-après explicitées.
[0013] Afin d'assurer une adhérence parfaite de la résine chargée sur le support S, le support
est,préa- labement au dépôt de la résine, traité de manière à rendre les faces du
support suffisamment rugueuses. Sur la figure 1, ce traitement est noté T. Ce traitement
peut être soit par exemple un traitement mécanique, soit un traitement électrique.
Un traitement électrique sera cependant préféré à un traitement mécanique. Dans le
cas d'un traitement électrique, le traitement effectué est un traitement du type traitement
à effet CORONA. La tension appliquée sur les électrodes de traitement par effet CORONA,
est déterminée en fonction de l'épaisseur du support S ou bande, et en fonction de
la vitesse de défilement de celle-ci. De manière avantageuse, l'épaisseur du support
est déterminée en fonction de la nature de celui-ci. Dans le cas d'un support constitué
par un matériau plastique tel qu'un polyester (polytérephtalate d'étylène glycol),
l'épaisseur e du support peut être comprise entre 23 µm et 350 µm.
[0014] A titre d'exemple non limitatif, d'autres matériaux peuvent être utilisés pour constituer
le support. Ainsi, celui-ci peut être constitué par un tissu de verre d'épaisseur
e comprise entre 5/100 de mm et 35/100 de mm, la réalisation d'un support en tissu
de verre permettant une amélioration des propriétés mécaniques du matériau final,
en ce qui concerne la résistance au vieillissement.
[0015] Le support peut également être constitué par un papier polyamide aromatique normalement
disponible dans le commerce. Dans ce cas, l'épaisseur du papier peut être choisie
entre 5/100 de mm et 13/100 de mm par exemple.
[0016] Le support S peut également être constitué par un matériau du type film de polymère
fluoré commercialisé par la Société HOECHSTsous la référence L 601. L'épaisseur du
support dans ce dernier cas, peut être prise entre des limites variant de 50 mm à
100 µm. Ce dernier matériau, en raison de sa meilleure tenue en température, 170°C
en continu, pourra être choisi pour la réalisation d'un matériau isolant souple à
tenue en température améliorée.
[0017] Après le traitement mécanique ou électrique précité, la bande est dirigée vers un
ensemble d'enduction noté E permettant d'effectuer le dépôt de la résine sur le support.
Préalablement au dépôt proprement dit., la résine est formée par un complexe obtenu
par mélange d'un matériau liant organique et d'une poudre minérale.
[0018] A titre d'exemple non limitatif, le matériau organique est constitué par un matériau
polymérisable à base de matériau acrylique, de polyuréthane, d'époxydes ou de silicone.
[0019] La poudre minérale est de préférence finement divisée, et de granulométrie inférieure
à 40 µm. Les valeurs de granulométrie précitée permettent une meilleure homogénéité
du matériau final. La poudre minérale peut être constituée par de la poudre de mica
laquelle présente l'avantage de ne pas engendrer de phénomène d'absorption des produits
constitutifs de la résine, phénomène toujours préjudiciable aux qualités mécaniques
et en définitive électriques du matériau isolant. La poudre de mica peut cependant
être remplacée par des billes de verre de même granulométrie.
[0020] Des agents de couplage peuvent en outre être ajoutés à la résine organique afin de
permettre une parfaite liaison entre celle-ci et les charges minérales. Les agents
de couplage peuvent être constitués par des silanes, dérivés carbonés du silicium,
et assurent une meilleure liaison entre les grains de la poudre minérale et la résine.
[0021] La résine peut être préparée avantageusement mais de manière non nécessaire, à partir
d'un solvant constitué par exemple par des hydrocarbures aromatiques. La résine, une
résine polyuréthane par exemple, est tout d'abord dissoute dans le solvant. Les agents
de couplage précédemment cités sont ajoutés à la solution. Enfin, la charge minérale
est ajoutée à l'ensemble, la résine étant prête pour application sur le support. A
titre d'exemple non limitatif, pour une quantité en poids de solvant, une quantité
de résine polyuréthane comprise entre 80 et 30 % du poids du solvant sera dissoute
dans le solvant et une quantité complémentaire de poudre minérale telle que le mica,comprise
entre 20 et 70 % en poids de solvant,sera ensuite ajoutée.
[0022] On a ainsi constaté au cours des essais de fabrication de matériaux isolants de l'invention
que le choix des pourcentages en poids de résine et de poudre minérale permettait
d'influer sur les propriétés mécaniques et thermiques du matériau final obtenu. Ainsi,
l'augmentation en pourcentage de poudre minérale,telle que le mica, a pour effet d'augmenter
la rigidité de l'ensemble. La diminution du pourcentage de poudre minérale a au contraire
pour effet d'augmenter la souplesse du matériau final.
[0023] Après les préparatifs précités, la résine chargée est prête à être déposée sur les
faces du support.
[0024] Ainsi que représenté en figure 1, la résine préalablement préparée,est introduite
dans l'ensemble d'enduction référencé E de manière à former un bain dans lequel la
bande constituant support est introduite et déplacée. Le dépôt de la résine chargée
est ainsi effectué par enduction. Ce dépôt peut en outre sans inconvénient être effectué
de manière plus courante par projection ou au moyen d'une râcle. Dans le mode de réalisation
du procédé représenté en figure 1, la bande sur laquelle la résine chargée a été déposée
par traversée du bain, est ensuite introduite dans une filière référencée F. La filière
F permet de déterminer l'épaisseur de résine chargée qui sera effectivement conservée
sur chaque face de la bande. A titre d'exemple non limitatif, cette épaisseur pour
chaque face, peut êtreprise égale à 50 µm et avantageusement comprise entre 20 µm
et 200 um.
[0025] On a également constaté, que l'épaisseur finale de la couche de résine chargée appliquée
sur les faces de la bande, détermine les propriétés mécaniques du matériau final.
Le support étant de manière générale,en particulier lorsqu'il est constitué par du
polyester, plus rigide que la résine chargée, l'épaisseur des couches de résine chargée
appliquée sur les faces du support sera choisie faible, c'est-à-dire au voisinage
de la valeur de 20 µm précitée, lorsque le matériau final sera destiné à des applications
dans lesquelles un isolant plus rigide est recherché. Au contraire, l'épaisseur des
couches de résine chargée appliquée sur les faces du support sera choisie au voisinage
de la valeur limite supérieure de 200 gm, lorsque le matériau final sera destiné à
des applications dans lesquelles un isolant plus souple est recherché.
[0026] Le support S muni de son revêtement de résine chargée, d'épaisseur appropriée sur
chacune de ses faces, est ensuite polymérisé à chaud dans un ensemble de polymérisation
noté P sur la figure 1. L'ensemble de polymérisation P est par exemple constitué par
un ensemble modulaire, chacun des modules étant susceptible de porter et de maintenir
une portion déterminée de bande à une température déterminée pendant un temps déterminé,
fonction de la vitesse de défilement de la bande. A titre d'exemple de réalisation,
le premier module permet de porter la bande revêtue de résine à une température de
100°C. Des ensembles successifs permettent, par paliers successifs de température
de l'ordre de 2O°C,de porter la bande au niveau d'un module final à une température
de l'ordre de 200°C. Au cours de la polymérisation, le solvant présent dans les couches
de revêtement, lorsque ce solvant a été utilisé, est éliminé par évaporation au niveau
du premier module de polymérisation. La bande munie de son revêtement de résine chargée
est ensuite portée progressivement par palier de 20°C, à la température de 180°C à
laquelle la polymérisation proprement dite est commencée, cette dernière étant achevée
dans le module final à la température de 200°C. Le matériau final peut être après
refroidissement conditionné sous forme de rouleau de stockage, référencé ST sur la
figure 1. L'élévation progressive de température de la phase de polymérisation, permet
d'éviter le phénomène de bullage, c'est-à-dire de création de bulles de gaz au sein
même du matériau isolant. La polymérisation proprement dite rend la résine thermodurcie,
laquelle au niveau du matériau final résiste aux vernis d'imprégnation utilisés dans
la construction des moteurs ou machines électro-mécaniques, et résiste en outre à
l'échauffement de ceux- ci pendant leur fonctionnement. A titre d'exemple non limitatif,
le temps de maintien de la bande revêtue de couche de résine d'épaisseur 50 um par
face à la température de 200°C au niveau du dernier module de polymérisation, est
de l'ordre de 1 mn pour une vitesse de défilement de bande de 5 m/mn.
[0027] Le matériau isolant électrique souple de l'invention sera maintenant décrit au moyen
des figures 2a et 2b. Ainsi que représenté en figure 2a, le matériau réalisé sous
forme de film comporte une âme centrale 1 ou support souple. Bien entendu, le matériau
peut également être produit sous forme de feuilles c'est-à-dire de bande de largeur
suffisante, la bande étant ensuite débitée en feuilles ou en pièces de formes diverses.
Un revêtement de l'âme centrale 1, est formé par une couche supérieure 2 et inférieure
3 de résine constituée par le ou les matériaux organiques chargés avec une poudre
minérale tel que décrit précédemment. L'âme centrale 1 est constituée par un matériau
plastique tel qu'un polyester (polytérephtalate d'éthylène glycol) ou par un tissu
de verre, un polyamide aromatique ou un matériau polymère fluoré. Les couches supérieure
2 et inférieure 3 sont constituées par un matériau organique tel qu'un matériau polymérisable
à base de matériau acrylique, de polyuréthane, d'époxydes ou de silicone. Les couches
supérieure et inférieure 2 et 3 comportant des inclusions formées par la poudre minérale,
laquelle est constituée par de la poudre de mica ou des billes de verre de granulométrie
inférieure à 40 µm. Ainsi qu'il apparait en outre en figure 2b, les inclusions 20
de la couche supérieure 2 ou les inclusions 30 de la couche inférieure 3 sont entourées
par une couche mince formée par l'agent de liaison assurant le couplage entre le matériau
organique et la poudre minérale. La couche mince 21 est une couche monomoléculaire
ou sensiblement monomoléculaire, formée sur toute la surface du grain, formant inclusion,
et tapissant celui-ci. La couche mince formée au niveau de chaque inclusion par l'agent
de liaison, empêche que des substances chimiques étrangères puissent s'introduire
dans les interstices pouvant toujours exister entre les grains de la poudre minérale
et la résine.
[0028] Les couches supérieure et inférieure 2 et 3 permettent ainsi de protéger le support
constitué par exemple par un film polyester de l'atteinte de la chaleur et permettent
ainsi d'augmenter la durée de vie du support et du matériau final. A titre d'exemple,
un test de vieillissement connu sous le nom de test de l'électrode courbe a été effectué
dans les conditions précisées par la note éditée par le Comité Elec- tro-technique
International, sous la référence n° 370 année 1971. Ce test effectué sur un matériau
final comportant un support du type film polyester a permis de constater une tenue
en température nettement supérieure à 145°C du matériau final sur une durée, en continu,
de 20 000 heures, alors que dans des conditions analogues d'essai, la tenue en température
du polyester nu ne durasse pas 130°C.
[0029] En outre, des divers types de matériaux réalisés au moyen du procédé de l'invention,
permettent une meilleure évacuation des calories, en raison de la présence dans la
résine des charges minérales.
[0030] Il a en outre été observé une amélioration sensible des propriétés diélectriques
de surface du matériau final de l'invention. Des échantillons des différents matériaux
réalisés selon le procédé précédemment décrit, ont été soumis à un test de résistance
au cheminement électrique, c'est-à-dire à un test de contournement de l'isolant, constitué
en feuilles, par des lignes de courant. Toutes choses égales par ailleurs, il a été
observé, par rapport auxmatériauxisolants souplesde la technique antérieure obtenus
par contre-collage, que lestensionsélectriques nécessaires pour provoquer le contournement
étaient nettement supérieures aux tensions provoquant,dans les mêmes conditions, le
contournement des matériaux de l'art antérieur. Cette amélioration des propriétés
diélectriques de surface du matériau isolant souple de l'invention, est due à la présence
des charges minérales dans la résine, lesquelles provoquent une augmentation notable
de la résistance au cheminement électrique.
1. Procédé de fabrication d'un matériau isolant électrique souple, caractérisé en
ce qu'il consiste à déposer sur un support souple une résine chargée avec des chartes
minérales en vue d'améliorer les propriétés thermiques et diélectriques de ce dernier.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le support est, préalablement
au dépôt de la résine, traité électriquement.
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le support est préalablement
au dépôt de la résine traité mécaniquement.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, préalablement
au dépôt, la résine est formée par un complexe obtenu par mélange d'un matériau liant
organique et d'une poudre minérale.
5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la poudre minérale est
finement divisée, de gra- nulomérie inférieure à 40 µm.
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que des agents de couplage
sont ajoutés à la résine organique afin de permettre une parfaite liaison entre celle-ci
et les charges minérales.
7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dépôt
de la résine sur le support est effectué par enduction.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que, suite au dépôt de la résine
sur le support, l'ensemble constitué par le support revêtu de résine est polymérisé
à chaud.
9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que ladite polymérisation à
chaud est effectuée progressivement par paliers de température compris entre 100°C
et 200°C.
10. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le choix
de la nature de la résine déposée, du taux de charge en poudre minérale, de l'épaisseur
du dépôt, des variations de température de polymérisation et du temps de polymérisation
est effectué pour obtenir un degré de souplesse variable du produit final en vue d'utilisations
diverses de celui-ci.
11. Matériau isolant électrique, souple, caractérisé en ce qu'il comporte :
- une âme centrale (1), ou support souple,
- un revêtement (2,3) de l'âme centrale formé par une couche de résine constituée
d'un matériau organique chargé avec une poudre minérale dans des proportions déterminées.
12. Matériau isolant souple selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'âme
centrale (1) est constituée par un matériau plastique tel que un polyester (polytérephtalate
d'éthylène glycol).
13. Matériau isolant souple selon l'une des revendications 11 ou 12, caractérisé en
ce que le matériau organique est constitué par un matériau polymérisable à base de
matériau acrylique, de polyuréthane, d'époxydes ou de silicone.
14. Matériau isolant souple selon l'une des revendications 11 à 13, caractérisé en
ce que la poudre minérale est une poudre de mica de granulométrie inférieure à 40
µm.
15. Matériau isolant souple selon l'une des revendications 11 à 14, caractérisé en
ce que ledit revêtement formé par une couche de résine comporte en outre un agent
de liaison ou de couplage entre le matériau organique et la poudre minérale.