(19)
(11) EP 0 194 163 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
10.09.1986  Bulletin  1986/37

(21) Numéro de dépôt: 86400011.2

(22) Date de dépôt:  06.01.1986
(51) Int. Cl.4H01F 29/14
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE FR GB IT LI NL SE

(30) Priorité: 16.01.1985 CA 472204

(71) Demandeur: HYDRO-QUEBEC
Montréal Québec H2Z 1A4 (CA)

(72) Inventeur:
  • Bolduc, Léonard
    Ste-Julie Quebec, J0L 2C0 (CA)

(74) Mandataire: Peuscet, Jacques 
SCP Cabinet Peuscet et Autres, 68, rue d'Hauteville
75010 Paris
75010 Paris (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Inductance variable auto-controlée à entrefers, et système électrique comprenant une telle inductance


    (57) L'inductance variable comprend un noyau magnétique (1) muni d'une jambe centrale (2) et de deux jambes externes (3,4) ayant toutes trois une première et une seconde extrémité. Les premières extrémités sont reliées en un premier point commun (34) du noyau magnétique et les secondes extrémités en un second point commun (35) de ce noyau. Deux enroulements primaires (10a, 10b) disposés respectivement autour des deux jambes externes sont reliés en série et alimentés par un courant alternatif, tandis que deux enroulements de contrôle (11a, 11b) également reliés en série sont respectivement superposés aux deux enroulements primaires. Le courant alternatif des enroulements primaires (10a, 10b) est redressé par un pontde diodes (12) pour alimenter en courantcontinu les enroulements decontrôle. Lesens des différents enroulements ainsi que leurs interconnexions sont sélectionnés de telle sorte que les courants alternatif et continu induisent dans l'une des deux jambes externes des flux magnétiques alternatif et continu qui s'additionnent ou qui s'opposent, et dans l'autre de ces deux jambes des flux magnétiques alternatif et continu qui s'opposent ou qui s'additionnent, respectivement, selon les alternances positives ou négatives du courant alternatif. Chaque jambe externe comporte un entrefer (7, 8) traversé par le flux magnétique résultant induit dans cette jambe et disposé de préférence au centre desenroulements primaire et de contrôle correspondants.




    Description


    [0001] La présente invention est relative à un appareillage électrique de puissance, soit une inductance variable du type comprenant un noyau magnétique à trois jambes, un bobinage d'entrée ou primaire alimenté en courant alternatif, et un circuit de contrôle à courant continu.

    [0002] Conventionnellement, le bobinage primaire d'une telle inductance variable comprend au moins un enroulement dans lequel circule un courant alternatif qui induit un flux magnétique alternatif de même intensité à l'intérieur de deux des trois jambes du noyau magnétique. De son côté, le circuit de contrôle est soumis à un courant continu qui induit un flux magnétique continu de même intensité dans ces deux jambes. Les flux alternatif et continu s'additionnent dans l'une des deux jambes et s'opposent dans l'autre, et vice versa selon les alternances positives ou négatives du courant alternatif. La fonction du flux magnétique continu induit dans chacune des deux jambes est de saturer plus ou moins profondément le noyau magnétique pour ainsi déterminer la perméabilité de celui-ci au flux alternatif et par le fait même l'impédance du bobinage primaire. Cette impédance peut donc être variée en modifiant l'intensité du courant continu du circuit de contrôle de manière à modifier l'intensité du flux magnétique continu induit dans les deux jambes. Plusieurs systèmes ont été proposés pour ajuster l'intensité de ce courant continu de manière à obtenir une caractéristique de fonctionnement désirée de l'inductance variable, certains redressant le courant alternatif du bobinage primaire pour alimenter le circuit de contrôle avec ce courant redressé.

    [0003] Ces inductances variables connues ont le désavantage d'avoir une caractéristique de fonctionnement qui est très sensible à toute variation dans les propriétés intrinsèques du matériau constituant le noyau magnétique et dans la construction de ce noyau, à l'échauffement ou au moindre déplacement dans le noyau magnétique et aussi à l'effet lié à la fréquence. De plus, de telles inductances de l'art antérieur ne permettent pas d'obtenir une caractéristique de fonctionnement pour laquelle serait possible une plage de variation optimale du courant alternatif dans le bobinage primaire et donc de la puissance réactive de l'inductance variable en réponse à une faible variation de la tension aux bornes de ce bobinage primaire à un niveau de tension donné, ce qui serait très utile pour une application de l'inductance variable par exemple à la régulation de tension alternative.

    [0004] Le but principal de la présente invention est donc d'éliminer les différents inconvénients énumérés ci-dessus en introduisant un entrefer dans chacune des deux jambes du noyau magnétique où les flux magnétiques alternatif et continu s'additionnent ou s'opposent.

    [0005] Plus particulièrement, la présente invention propose une inductance variable comprenant:

    un noyau magnétique muni de trois jambes ayant chacune une première et une seconde extrémité, ces premières extrémités étant reliées en un premier point commun du noyau magnétique, et ces secondes extrémités étant reliées en un second point commun de ce noyau magnétique;

    un bobinage primaire alimenté par un courant alternatif;

    un bobinage de contrôle; et

    des moyens pour alimenter le bobinage de contrôle avec un courant continu ayant une intensité qui varie en fonction d'un paramètre électrique relié au fonctionnement de l'inductance variable;



    [0006] le bobinage primaire et le bobinage de contrôle étant disposés par rapport au noyau magnétique de manière à ce que les courants alternatif et continu induisent dans une première desdites trois jambes un flux magnétique alternatif et un flux magnétique continu qui s'additionnent ou qui s'opposent selon que le courant alternatif passe par une alternance positive ou négative, respectivement, et dans une seconde desdites trois jambes un flux magnétique alternatif et un flux magnétique continu qui s'opposent au qui s'additionnent selon que le courant alternatif passe par une alternance positive ou négative, respectivement, le flux magnétique continu induit dans chacune des première et seconde jambes ayant une intensité qui varie avec l'intensité du courant continu pour ainsi varier l'impédance du bobinage primaire;

    [0007] la première jambe comportant un entrefer traversé par le flux magnétique résultant induit dans cette première jambe, et la seconde jambe comportant un entrefer traversé par le flux magnétique résultant induit dans cette seconde jambe.

    [0008] Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le paramètre électrique est l'intensité du courant alternatif alimentant le bobinage primaire, et les moyens d'alimentation en courant continu comportent un pont de diodes reliant en série le bobinage primaire et le bobinage de contrôle, pour ainsi redresser le courant alternatif alimentant le bobinage primaire et alimenter le bobinage de contrôle avec ce courant redressé (opération en autocontrôle).

    [0009] Selon un autre mode de réalisation préféré de l'invention, le bobinage primaire comporte un premier enroulement et un second enroulement connectés en série, enroulés autour des première et seconde jambes, respectivement, et alimentés par le courant alternatif de telle sorte que ce courant alternatif induise dans la première jambe un premier flux magnétique alternatif et dans la seconde jambe un second flux magnétique alternatif, ces premier et second flux magna- tiques alternatifs s'additionnant dans la troisième desdites trois jambes, et le bobinage de contrôle comprend un troisième enroulement superposé au premier enroulement, et un quatrième enroulement superposé au second enroulement, ces troisième et quatrième enroulements étant connectés en série, enroulés autour des première et seconde jambes, respectivement, et alimentés par le courant continu de telle sorte que ce courant continu induise un flux magnétique continu circulant dans un circuit magnétique fermé défini par les première et seconde jambes.

    [0010] De préférence, les premier et troisième enroulements sont disposés autour de la première jambe de manière à ce que l'entrefer de cette première jambe se retrouve au centre de ces premier et troisième enroulements, et les second et quatrième enroulements sont également disposés autour de la seconde jambe de manière à ce que l'entrefer de cette seconde jambe se retrouve au centre de ces second et quatrième enroulements.

    [0011] L'inductance variable peut également comprendre un bobinage de polarisation monté sur le noyau magnétique et alimenté en courant continu, ainsi qu'une inductance de valeur fixe reliée en série avec le bobinage de contrôle.

    [0012] Les avantages et autres caractéristiques de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation préféré de celle-ci, donné à titre d'exemple non-limitatif seulement avec référence aux dessins annexés dans lesquels:

    La Figure la) représente une inductance variable autocontr6lée à entrefers selon l'invention, munie d'un noyau magnétique à trois jambes;

    La Figure lb) illustre une section possible pour les trois jambes du noyau magnétique de l'inductance de la Figure la);

    La Figure lc) est le circuit équivalent de l'inductance variable autocontrôlée à entrefers de la Figure la);

    Les Figures 2, 3, 4 et 5 montrent différentes courbes de fonctionnement, réelles ou idéales, de l'inductance variable de la Figure la);

    Les Figures 6a) et 6b) illustrent sous forme de circuits équivalents, l'addition de composants permettant un ajustement des caractéristiques de fonctionnement de l'inductance variable de la Figure la);

    La Figure 7 représente une superposition d'enroulements autour de deux jambes du noyau magnétique de l'inductance selon l'invention;



    [0013] Les Figures 8a), 8b) et 8c) montrent pour une application à la régulation de tension des façons de modifier les caractéristiques d'opération de l'inductance variable; et

    [0014] La Figure 9 illustre une application de l'inductance variable à la régulation de tension alternative dans le cas d'une alimentation par couplage capacitif, par exemple par fil de garde.

    [0015] L'inductance variable comporte, tel qu'illustré à la Figure la) des dessins, un noyau magnétique identifié de façon générale par la référence 1 et formé d'une jambe centrale 2 et de deux jambes externes 3 et 4, toutes trois disposées substantiellement dans un même plan de façon à faciliter la construction du noyau magnétique 1. Les trois jambes ont leurs premières extrémités reliées en un premier point commun 34 et leurs secondes extrémités en un second point commun 35. Le noyau magnétique est avantageusement constitué de tôles superposées les unes aux autres et parallèles au plan dans lequel sont situées les trois jambes. Ces tôles sont identifiées par la référence 20 sur la Figure lb) qui représente la section des jambes 2 à 4 prise pour fins d'exemple selon l'axe A-A de la Figure la). Le nombre et l'épaisseur des tôles 20 formant les différentes jambes du noyau magnétique 1 peuvent bien entendu être choisis selon les critères habituels de conception de tels noyaux magnétiques.

    [0016] Tel que représenté à la Figure lb), la jambe centrale 2 et les jambes externes 3 et 4 ont une section de même surface et cruciforme quasi circulaire.

    [0017] Cependant, bien qu'il importe que la section des jambes externes 3 et 4 soit de même surface, la section de la jambe centrale 2 peut avoir une surface égale ou plus grande que celle de la section des jambes 3 et 4. Ces trois jambes 2 à 4 peuvent également avoir une section carrée ou rectangulaire.

    [0018] Pour des raisons qui deviendront évidentes à la lecture de la description qui suit, il est important que les tôles 20 du noyau magnétique soient réalisées en un acier magnétique ou en tout autre matériau magnétique ayant une courbe de magnétisation avec un genou prononcé. Pour éviter les phénomènes de saturation partielle dans la région des jonctions de ces tôles 20, qui ont pour effet d'allonger le genou de la courbe de magnétisation, il faut réunir les tôles par des jonctions à 45° et en au moins trois paliers, tel qu'illustré par exemple en 5 et 6 sur la Figure la).

    [0019] Se référant de nouveau à cette Figure la), la jambe externe 3 du noyau comporte en son centre un entrefer 7 tandis que la jambe externe 4 a en son centre un entrefer 8, ces deux entrefers 7 et 8 ayant une longueur identique.

    [0020] Un premier bobinage qu'il convient ici d'appeler bobinage primaire est alimenté en courant alternatif par une source électrique alternative 9 et comporte un premier enroulement 10a disposé autour de la jambe externe 3 et un second enroulement 10b disposé autour de la jambe externe 4. Un bobinage de contrôle comprend un premier enroulement lla superposé à l'enroulement 10a et un second enroulement llb superposé à l'enroulement lOb. Les enroulements 10a et 10b ayant un même nombre de tours sont reliés en série, ainsi que les enroulements lIa et llb ayant aussi un même nombre de tours. D'une manière avantageuse, les enroulements 10a et lla sont positionnés autour de la jambe externe 3 pour que l'entrefer 7 se retrouve en leur centre. De la même façon, les enroulements 10b et llb sont positionnés autour de la jambe externe 4 de façon à ce que l'entrefer 8 se retrouve en leur centre. Cette disposition des enroulements est avantageuse en ce qu'elle diminue considérablement les flux de fuite autour des entrefers.

    [0021] Un pont de redressement 12 à double alternance formé de quatre diodes redresse le courant alternatif circulant dans le bobinage primaire afin d'alimenter le bobinage de contrôle avec ce courant redressé qu'il convient d'appeler courant continu, pour ainsi obtenir un fonctionnement en autocontr6le de l'inductance variable.

    [0022] En fait, ce pont de redressement 12 relie directement en série les bobinages primaire et de contrôle entre les bornes de la source 9 de sorte que le courant alternatif du bobinage primaire puisse être redressé pour alimenter le bobinage de contrôle. L'amplitude du courant continu circulant dans les enroulements lla et llb connectés en série est donc fonction de l'amplitude du courant alternatif circulant dans les enroulements 10a et 10b aussi reliés en série.

    [0023] Le sens des enroulements lla et llb ainsi que leur interconnexion en série sont choisis de sorte que le courant continu du bobinage à contrôle induise un flux magnétique continu qui circule dans un circuit magnétique fermé défini par les jambes externes 3 et 4. Donc, aucun flux magnétique continu ne résulte dans la jambe centrale. Le flux magnétique continu généré par les enroulements lla et llb dans les deux jambes externes 3 et 4 est identifié par les flèches 13 et 14, respectivement. La fonction de ce flux magnétique induit est de saturer plus ou moins profondément le noyau magnétique 1, entraînant en conséquence une diminution de l'impédance du bobinage primaire et une augmentation du courant alternatif de ce bobinage, et ce jusqu'à un point stable.

    [0024] Durant chaque alternance positive du courant alternatif circulant dans le bobinage primaire, les enroulements 10a et 10b génèrent respectivement des flux magnétiques alternatifs identifiés par les flèches 15 et 16. Ces flux alternatifs 15 et 16 s'additionnent dans la jambe centrale 2 tel qu'illustré en 17.

    [0025] A l'intérieur de la jambe magnétique externe 3, le flux magnétique continu 13 s'oppose au flux magnétique alternatif 15 pour donner la résultante de flux magnétique identifié par la flèche 18. Au contraire, à l'intérieur de la jambe externe 4, les flux magnétiques continu 14 et alternatif 16 s'additionnent. Cette addition de flux magnétique est illustrée par les flèches 19.

    [0026] Bien entendu, la superposition de flux magnétiques alternatif et continu décrite ci-dessus se produit lors de chaque alternance positive du courant alternatif délivré par la source 9. Il peut être facilement déduit qu'un phénomène inverse se produit lors de chaque alternance négative du courant alternatif circulant dans les enroulements 10a et lOb puisque dans ce cas, les flux magnétiques alternatifs induits par ces enroulements 10a et 10b dans les jambes externes 3 et 4, sont en sens contraire.

    [0027] Il est à noter que même dans le cas où la jambe centrale 2 du noyau magnétique 1 a une section de même surface que chacune des deux jambes externes 3 et 4, elle ne peut se saturer dû à la répartition du flux magnétique décrite ci- haut, au flux rémanent et au fait que les autres jambes du noyau magnétique en se saturant autoriseront des flux de fuite qui ne parviendront pas à la jambe centrale 2.

    [0028] La Figure lc) représente le circuit équivalent de l'inductance variable autocontrôlée à entrefers de la Figure la). L'impédance du circuit primaire(comportant les enroulements 10a et 10b reliés en série) peut être représentée par une résistance RP en série avec une impédance réactive ωLP tandis que l'impédance du bobinage de contrôle (enroulements lla et llb en série) peut être représentée par une résistance R en série.avec une impédance réactive ωLs, où Lp représente la valeur d'inductance du circuit primaire comportant les enroulements 10a et 10b reliés en série, L la valeur d'inductance des enroulements lla et llb en série, et w la fréquence angulaire 2πf à la fréquence f du courant alternatif du bobinage primaire. Le courant ip est le courant alternatif qui circule dans le bobinage primaire et le courant is représente le courant continu circulant dans le bobinage de contrôle et provenant du redressement du courant ippar le pont de redressement 12. Il est à noter que le courant i circule toujours dans la même direction puisqu'il correspond au courant redresse délivré par le pont de redressement 12. Ici, l'indice p est associé au bobinage primaire tandis que l'indice s est associé au bobinage de contrôle.

    [0029] Tel qu'illustré à la Figure lc), l'enroulement lla du bobinage de contrôle a un nombre de tours égal à n fois le nombre de tours de l'enroulement 10a du bobinage primaire, n étant légèrement supérieur à 1. De la même façon, l'enroulement llb a un nombre de tours égal à n fois le nombre de tours de l'enroulement 10b.

    [0030] Comme le rapport n du nombre de tours des enroulements lla et llb du bobinage de contrôle et du nombre de tours des enroulements 10a et 10b du bobinage primaire est légèrement plus grand que 1, et que le courant continu de contrôle i redressé circulant dans les enroulements lla et llb est toujours égal ou plus grand en module que le courant alternatif ip, le flux magnétique résultant dans chaque jambe externe 3 ou 4 est toujours de même polarité, soit de la polarité imposée par le courant continu is en induisant un flux magnétique correspondant (voir les flèches 18 et 19 de la Figure la), en l'absence d'enroulements de polarisation qui peuvent être ajoutés comme on le verra plus loin.

    [0031] Le circuit magnétique de la jambe externe 3 étant identique à celui de la jambe externe 4, les flux magnétiques se comportent de la même façon dans l'une et l'autre de ces deux jambes, mais avec un décalage angulaire de 180°. Puisque le flux magnétique évolue dans chaque jambe suivant un cycle mineur d'hystérésis, la courbe du flux magnétique en fonction du courant i effectif dans l'inductance variable n'est pas la même au cours de la descente et au cours de la montée de ce courant. La Figure 2 illustre un tel cycle mineur d'hystérésis.

    [0032] Si l'on part de is =ip =imax, imax étant la valeur crête dn courant alternatif ip, le flux magnétique fl(nis+ i ) dans l'une des jambes externes 3 et 4 diminuera à mesure que le courant alternatif ip s'approchera de la valeur -imax. Pendant ce temps, le flux magnétique f2 (nis- i ) dans l'autre des jambes externes augmentera selon une portion de courbe différente vers la valeur de flux magnétique f2 [(n+1)imax]. Le cycle mineur d'hystérésis de la Figure 2 évolue donc pour des valeurs de courant i situées entre (n-1)imax et (n+1)imax. ic représente le courant coercitif et f le flux rémanent.

    [0033] Dans les explications qui suivent, nous utiliserons des courbes modèles idéales sectionnellement linéaires. Il sera aussi brièvement discuté de quelle manière corriger les résultats ainsi obtenus pour tenir compte des courbes réelles, c'est-à-dire du cycle mineur d'hystérésis et de l'arrondi du genou de la courbe de magnétisation.

    [0034] La Figure 3 illustre une courbe de magnétisation sectionnellement linéaire représentant la tension f(i) en fonction du courant i, f(i) étant la tension crête à la fréquence f du courant alternatif ip requise pour atteindre un niveau d'induction B, selon la relation f(i) = NωBA, où w a déjà été défini, N est le nombre de tours du bobinage portant le courant alternatif et A la section de noyau magnétique efficace qui porte le flux magnétique. Il est évidemment désirable d'obtenir une courbe se rapprochant le plus possible de celle de la Figure 3 pour le fonctionnement de l'inductance variable autocontrôlée à entrefers. La première section linéaire de la demi-courbe supérieure de la Figure 3 évolue de i = 0 jusqu'à i = io selon une pente ωL1 tandis que la seconde section linéaire a une pente ωL2 pour des courants i plus grands que io, le courant au genou de la demi-courbe de la Figure 3.

    [0035] Une caractéristique intéressante du fonctionnement de l'inductance variable est en régime permanent sa tension crête d'opération Vo en fonction du courant crête imax' En considérant les résistances R p et Rs négligeables devant les impédances réactives ωLp + 2wL2 et ωLs + 2n ωL2, les tensions en conduction aux bornes des diodes négligeables devant la tension crête d'opération V de l'inductance variable, l'angle de phase nul au temps d'enclenchement, et le flux magnétique à la descente f1(nis + ip) identique à celui à la montée f2(nis- ip), c'est-à-dire sans cycle d'hystérésis, il peut être démontré mathématiquement qu'en régime permanent et dans le cas où la demi-courbe de magnétisation est formée de deux segments linéaires, comme à la Figure 3, la courbe de la tension crête V en fonction du courant crête imax évolue sur trois segments linéaires de pentes différentes. La Figure 4 illustre cette courbe de V en fonction de imax.

    [0036] La première section linéaire de la demi-courbe supérieure de la Figure 4 pour 0 < imax ≤io/(n+1) a une pente (ωLp + 2ωL1). La tension Vo évolue donc en fonction de cette pente de zéro jusqu'à (ωLp + 2ωL1)io/(n+1).

    [0037] La seconde section linéaire de la demi-courbe de la Figure 4 pour io/(n+1)≤ imax≤io/(n-1) a une pente:



    [0038] La valeur de la tension crête d'opération Vo évolue donc linéairement de Vo = (ωLp + 2ωL1)io/(n+1) jusqu'à Vo= (ωLp+ 2ωL2) io/(n-1), lorsque le courant imax varie de io/(n+1) à io/(n-1), selon cette pente m.

    [0039] Dans la région où le courant imax≥iQ/(n-1), une troisième section de la demi-courbe de la Figure 4 a une pente (ωLp + 2ωL2) selon laquelle évolue Vo en fonction de i max.

    [0040] Les différentes pentes des sections linéaires de la demi-courbe de la Figure 4 démontrent que la tension crête d'opération de l'inductance V dépend de l'impédance réactive d'entrée du bobinage primaire (ωLp)et non de l'impédance réactive du bobinage de contrôle ωLs. Cette conclusion est tout à fait générale et s'applique aussi bien à une courbe de magnétisation modèle telle qu'illustrée à la Figure 3, qu'à un cycle mineur d'hystérésis tel qu'illustré à la Figure 2.

    [0041] A partir de l'expression de la pente m, on peut déduire qu'un choix judicieux du rapport de tours n permet de modifier comme on le désire la pente de la tension V en fonction du courant pour les valeurs de imax situées entre io/(n+1) et io/(n-1).

    [0042] En effet, pour

    la pente m est nulle et on obtiendra une valeur de la tension constante en fonction du courant i max pour la section linéaire centrale de la demi-courbe de la Figure 4, soit Vo = (ωL1- ωL2)io.

    [0043] Il est à noter que la valeur de la tension Vo =(ωL1- ωL2)io correspond sur la courbe de la Figure 3 au point d'intersection de l'axe vertical f(i) avec le prolongement de la section de pente ωL2.

    [0044] Lorsque l'on désire obtenir une pente m positive ou négative, il suffit de modifier de façon appropriée le rapport de nombre de tours n. La pente m est d'autant plus sensible à la valeur de n, que (ωLP + 2ωL2) / (ωLP + 2ωL1) est petit. Même en modifiant la pente m, l'on constate que le point d'intersection 21 entre l'axe vertical V et le prolongement de la section linéaire centrale de la demi-courbe de la Figure 4 est toujours le même. Il est à noter que le même phénomène se produit sur la demi-courbe inférieure de la Figure 4.

    [0045] En utilisant le modèle de la Figure 3 et en procédant au développement en séries de Fourier d'expressions obtenues mathématiquement pour représenter le courant alternatif ip dans le bobinage primaire de l'inductance variable, il est possible de retrouver le contenu harmonique de ce courant i . Aux deux extrémités de la plage de courant ip, soit pour 0 ≤ imax < io/(n+1), et imax ≥ io/(n-1), ip est sinusoidal et ne contient donc que la fondamentale. C'est donc dans l'intervalle entre ces deux extrêmes qu'il y a lieu de procéder à l'analyse harmonique du courant i . Une telle analyse nous démontre que le courant ip a un fort contenu harmonique sauf lorsque sa crête atteint une valeur donnée par l'expression:

    Il est alors parfaitement sinusoïdal. Ces résultats sont importants. En effet, alors que pour un courant crête imax donné, l'amplitude de la tension Vo est indépendante de wLs tel que vu précédemment, il est possible de modifier la forme du courant pour la rendre sinusoïdale en ajustant précisément cette valeur de ωLs. Ceci peut s'avérer parti- culièrement utile quand on ne veut pas avoir trop d'harmoniques à un courant i max et à une tension V 0 pré-établis, par exemple en régime normal ou nominal. Cette valeur de l'impédance réactive wLs peut être ajustée en introduisant une inductance 22 de valeur fixe dans le circuit de contrôle, c'est-à-dire en série avec les enroulements lla et llb, tel que représenté à la Figure 6a). Si ceci n'est pas suffisant, on peut utiliser de la filtration. Dans un système triphasé, on pourra bénéficier de l'avantage de certains types de raccordement, par exemple un raccordement en triangle de trois inductances variables autocontrôlées à entrefers selon l'invention.

    [0046] Comme il ne sera jamais possible de réaliser précisément la courbe de magnétisation utilisée comme modèle et illustrée en Figure 3, ainsi que la courbe de la tension V en fonction du courant imax de la Figure 4, il y a lieu de discuter brièvement des corrections à apporter à la théorie pour qu'elle s'adapte mieux à la réalité.

    [0047] Tel que précisé auparavant, le flux magnétique n'évolue pas selon la courbe de magnétisation utilisée comme modèle, mais plutôt selon des cycles mineurs d'hystérésis ayant leur sommet à (n+1) i max et leur limite inférieure à (n-1) imax. Le flux magnétique dans une jambe externe après être allé vers un maximum qui peut correspondre à une saturation très profonde, à (n+1)imax, revient vers une valeur beaucoup plus petite, celle où le courant a la valeur (n-1)imax. Pendant ce temps, le flux magnétique dans l'autre jambe externe remonte en passant de sa valeur à (n-1)imax à sa valeur à (n+1)imax. De cette façon, même si on peut considérer sans grande erreur que le flux magnétique à (n+1)imax appartient à la courbe de magnétisation modèle, il n'en est pas du tout de même pour le flux à (n-1)imax qui, lui, appartient plutôt à la courbe de descente du flux magnétique sur le cycle d'hystérésis à la fréquence du courant alternatif ip ayant son sommet à (n+1)imax. La prévision du flux magnétique à (n-1)imax devient de ce fait très difficile, puisque très sensible à l'arrangement des tôles 20 du noyau 1, à la qualité du matériau magnétique, à tout déplacement même produit par l'échauffement des bobinages et au flux atteint à (n+1)imax, en plus de l'effet lié à la fréquence. Comme i1 sera discuté plus en détail ci-après, c'est pour réduire ces différents inconvénients et pour augmenter la plage de régulation en tension à un niveau de tension déterminé que les entrefers 7 et 8 ont.été introduits dans les deux jambes externes 3 et 4 du noyau magnétique. En réduisant la pente ωL1, par l'introduction d'un entrefer, on fait sinon disparaître du moins diminuer considérablement l'influence des phénomènes énumérés ci-dessus. Il reste à tenir compte du courant coercitif i , à la fréquence du courant i , pour un certain degré de saturation atteint, et du flux rémanent qui en résulte sous la pente ωwL1, quand il y a un entrefer. Sous une forme simplifiée, la Figure 5 illustre la nouvelle courbe de magnétisation modifiée qui tient compte du flux rémanent et du champ coercitif. Nous négligeons ici l'effet dû au flux rémanent qui a tendance à continuer à augmenter en fonction de la saturation, augmentant ainsi la pente ωL1.

    [0048] Un développement mathématique approprié démontre que la tension d'opération crête Vo de l'inductance variable à entrefers fonction de imax est réduite de (ωL1- ωL2)ic en raison du champ coercitif. Il en est de même de la plage intermédiaire de courant de la demi-courbe supérieure de la Figure 4 qui devient (io- ic)/(n +1) ≤ imax ≤ (io- ic)/(n- 1), ainsi que pour toutes les autres expressions dans lesquelles i est remplacé par (i - ic). On ne tient pas compte ici de la modification apportée à la forme du courant par le fait que la machine opère suivant des cycles mineurs d'hystérésis.

    [0049] Les Figures 6a) et 6b) montrent un bobinage de polarisation comprenant des enroulements 23a et 23b disposés autour des jambes externes 3 et 4, respectivement. Ces enroulements 23a et 23b sont raccordés en série et enroulés autour des jambes 3 et 4 de la même façon que les enroulements de contrôle lla et llb pour générer un flux magnétique continu dans le circuit magnétique fermé défini par les jambes externes 3 et 4 en réponse à un courant continu de polarisation ipol, et ce dans le même sens ou dans un sens contraire par rapport au flux magnétique continu généré par les enroulements lla et llb, selon le sens du courant ipol. Ces enroulements 23a et 23b peuvent être alimentés comme à la Figure 6a) par une source de courant continu réglable 24 ou une source de tension continue réglable à travers une résistance 25. Il y a intérêt à ajouter dans ce circuit une inductance de lissage. Une autre possibilité illustrée à la Figure 6b) consiste à disposer sur le noyau magnétique 1 un bobinage supplémentaire comprenant deux enroulements 26a et 26b enroulés autour des jambes 3 et 4 respectivement et qui produisent un courant redressé par les diodes 27 et 28 et appliqué aux enroulements 23a et 23b à travers une résistance ajustable 29 prévue pour régler l'intensité de ce courant redressé pour ainsi fournir à ces enroulements 23a et 23b leur courant continu ipol. Une inductance de lissage 30 peut aussi être ajoutée pour fournir un courant continu ipol plus constant. Ce courant de polarisation ipol joue dans les équations exactement le même rôle que le courant coercitif i . Comme il peut être de l'une ou l'autre polarité, il peut servir à niveler les effets du courant coercitif i , ou de façon générale à ajuster la tension crête d'opération Vo au niveau requis.

    [0050] Pour améliorer la forme d'onde, les différents enroulements sont avantageusement superposés comme à la Figure 7 sur les jambes 3 et 4 afin que les entrefers soient en leur centre. L'enroulement de polarisation 23a est bobiné en premier lieu sur la jambe 3 et, s'il y a lieu, l'enroulement 26a et par la suite par ordre l'enroulement primaire 10a, et l'enroulement de contrôle lla. De la même façon, l'enroulement de polarisation 23b est bobiné en premier lieu sur la jambe 4,puis l'enroulement 26b, s'il y a lieu, et par la suite par ordre l'enroulement primaire lOb, et l'enroulement de contrôle llb.

    [0051] Dans le modèle utilisé de la Figure 3, la demi-courbe de magnétisation est représentée par deux segments de droite de pente ωL1 et ωL2, ce qui entraine des changements brusques dans la représentation de la tension Vo fonction du courant imax lorsque (n + 1)imax traverse le courant io et par la suite quand (n - 1) imax traverse la même valeur du courant. En réalité, le genou de la courbe de magnétisation est toujours arrondi. Il en résulte un arrondi similaire quand (n + 1) imax passe de la pente ωL1 à la pente wL2. Lorsque (n-1) imax arrive à son tour dans cette région, il se produit un arrondi de courbure inverse. De plus, la courbure de ce dernier arrondi sera beaucoup plus faible puisque (n-1) imax, pour n légèrement plus grand que 1 ne progresse que lentement par rapport au courant imax. Ces deux arrondis et particulièrement le dernier ont pour effet de réduire la plage de variation du courant imax en fonction de la tension V mise en évidence par la section intermédiaire de pente m de la demi-courbe de la Figure 4. C'est justement pour cette raison qu'il y a intérêt, tel que mentionné auparavant, à utiliser des matériaux magnétiques qui présentent un genou de magnétisation abrupte. Il y a surtout intérêt à construire le noyau 1, et à joindre ses tôles 20 de façon à ne pas allonger ce genou.

    [0052] Examinons maintenant plus en détail les effets des entrefers 7 et 8. L'introduction d'un entrefer identique dans chacune des deux jambes externes 3 et 4 a pour effet de diminuer les pentes ωL1 et wL2 de la courbe de magnétisation de la Figure 3 et du cycle mineur d'hystérésis illustré à la Figure 2, particulièrement celle de pente élevée rencontrée à bas niveau d'induction, soit ωL1. La formule approximative utilisable est la suivante:

    où ωL est l'impédance de l'enroulement bobiné sur la jambe 3 ou 4 du noyau en ohms, N est le nombre de tours de l'enroulement, Af est la section utile de la jambe (3 ou 4), a est la longueur de l'entrefer en mètres, ℓf est la longueur du circuit magnétique vu sur une jambe (3 ou 4) en mètres, ω est la fréquence angulaire, µair est égal à 4πX10-7, et µfair est la perméabilité relative du matériau formant le noyau magnétique.

    [0053] En saturation très profonde, c'est plutôt l'impédance de la bobine dans l'air qui est apparente. Cette impédance dans le cas d'un solénoide peut être évaluée par la formule approximative:

    où ωL est l'impédance de l'enroulement dans l'air en ohms, D est le diamètre moyen de l'enroulement en mètres, ℓ est la longueur de l'enroulement (solénoide) en mètres, et les autres paramètres sont tels que définis plus haut. Une formule de calcul plus précise peut parfois s'avérer nécessaire.

    [0054] C'est en fait cette dernière impédance qui sert- à calculer l'évolution de la tension V en fonction de imax pour imax ≥ io/(n-1) alors que c'est la première expression qui servira dans la région imax ≤ io/(n+1).

    [0055] L'introduction d'un entrefer a l'avantage de réduire considérablement la sensibilité de l'inductance à toute modification du cycle mineur d'hystérésis. En effet, à pente très abrupte, le flux magnétique à (n-1)imax peut changer grandement sous la moindre variation de courbe. Puisque l'impédance ωL1 est réduite de façon importante par les entrefers, ce phénomène est atténué. De même, l'ajustement sur n pour obtenir un statisme donné deviendra moins critique comme on peut le voir à partir des équations (1) et (2). L'introduction d'entrefers dans les jambes extrêmes 3 et 4 permet donc de maîtriser les caractéristiques d'opération de l'inductance autocontrôlée et par conséquent de construire des inductances à caractéristiques similaires et les ajuster de façon à obtenir une plage de varistion beaucoup plus importante du courant et donc de la puissance réactive que l'inductance peut absorber pour une faible variation.de tension et ce, à un niveau de tension préétabli. Le principal problème rencontré par le passé était justement le trop grand degré d'incertitude quant à ce niveau d'opération en tension.

    [0056] Des entrefers dont la dimension a été bien choisie permettront donc de masquer les petites diversités dues à des variantes dans le montage du noyau magnétique i ou dans la qualité des tôles 20.

    [0057] L'inductance à entrefers a cependant l'inconvénient d'avoir un plus haut taux d'harmoniques dans son courant ip à la différence de machines connues. Cependant, l'inductance de valeur fixe 22 (Figure 6a) permet d'obtenir un point d'opération où le courant ip est sinusoidal. Tel que déjâ mentionné, la filtration ou encore un raccordement en triangle dans un système triphasé pourra diminuer ce taux d'harmoniques.

    [0058] Il est à noter ici que les résistances demeurent faibles devant les impédances réactives, même en saturation, et par conséquent l'influence des résistances sera négligeable ainsi que celle de leur augmentation due à l'échauffement des bobinages.

    [0059] Les conditions transitoires, c'est-à-dire le temps de réponse sera brièvement discuté ci-après.

    [0060] Pour la plage de courant imax ≤ io/(n+1),il peut être démontré mathématiquement que si l'inductance opère à une tension crête V et que son courant crête initial est alors imax <io (n+1) et que soudainement il se produit une augmentation de tension ΔV, le courant après un demi- cycle, si ωL1 est grand et n légèrement plus grand que 1, ne sera pas éloigné de la valeur finale.

    [0061] Concernant la plage de io/(n+1)≤imax ≤ io/(n-1) le temps de réponse est d'autant plus rapide que (ωLs + ωLP + 4ωL2) est petit. On constate également qu'une grande valeur de ωLs ralentit la transition. Donc, l'introduction de l'inductance de valeur fixe 22 (voir Figure 6a) augmentera le temps de réponse qui demeurera quand même rapide.

    [0062] En dernier lieu, pour la plage de courant imax ≥ io/(n-1), le temps de réponse sera d'autant plus rapide que (ωLs + 2n wL2) se rapproche de (ωLp + 2ωL2).

    [0063] Dans tous les cas, le temps de réponse sera très rapide, de l'ordre de quelques demi-cycles.

    [0064] Il convient ici de mentionner que dans certaines applications une inductance fixe 32, un condensateur 33, ou une inductance fixe 36 en série avec un condensateur 37 peuvent être reliés en parallèle avec l'inductance variable autocontrôlée à entrefers selon l'invention 31 de manière à ce que l'ensemble donne une caractéristique de fonctionnement désirée, tel qu'illustré aux Figures 8a) à 8c).

    [0065] L'inductance variable autocontrôlée à entrefers selon l'invention constitue un élément passif relativement simple de régulation de tension alternative par absorption autocontrôlée de puissance réactive, à un niveau de tension Vo donné situé sur la section de courbe de pente m de la Figure 4.

    [0066] L'inductance variable autocontrôlée à entrefers présente donc un intérêt marquant pour la régulation de tension à un niveau donné par absorption autocontrôlée de puissance réactive. Elle peut être utilisée comme inductance shunt variable, ou encore comme compensateur statique.

    [0067] Une application particulièrement intéressante est la régulation de la tension alternative de charge dans l'alimentation par fil de garde, ou de façon plus générale dans l'alimentation par source capacitive (couplage capacitif). La Figure 9 représente une telle source capacitive ayant pour circuit équivalent une source 38 de tension V (qui, par exemple, peut être une ligne de transport d'énergie électrique) et un ensemble de condensateurs 39 de valeur C. Cette source alimente une charge résistive R. Une inductance variable autocontrôlée à entrefers selon l'invention 31 est reliée en parallèle avec la charge R. Un courant ic circule dans l'ensemble 39, un courant iL dans l'inductance 31 et un courant iR dans la charge R. Une tension Vc apparaît aux bornes de l'ensemble 39 et une tension VL aux bornes de la charge R et de l'inductance 31.

    [0068] La théorie démontre qu'en variant convenablement la valeur de l'inductance 31 en fonction de la valeur de la charge R, il est possible de maintenir constante la tension VL aux bornes de la charge R dans une plage donnée. Avec l'inductance variable autocontrôlée à entrefers décrite ci-dessus, il est possible de maintenir constante la valeur de VL en choisissant la pente m (voir Figure 4) nulle. Il est même possible, en modifiant de façon appropriée la pente m (voir Figure 4) par un ajustement du nombre de tours des enroulements de contrôle lla et llb (Figure 1a) ), de permettre une régulation positive de la tension VL en fonction de la charge (tension aux bornes de la charge R qui augmente avec cette charge), pour ainsi obtenir un transfert de puissance active optimal de la source 38 à la charge R.

    [0069] Bien que la présente invention ait été décrite par le biais d'un mode de réalisation préféré de l'inductance variable, il doit être noté que toute modification à ce mode de réalisation ainsi que toute autre application de l'inductance variable peuvent être réalisées, à condition de respecter l'étendue.des revendications annexées, sans sortir du cadre de la présente invention.


    Revendications

    1. Inductance variable comprenant:

    un noyau magnétique muni de trois jambes ayant chacune une première et une seconde extrémité, lesdites premières extrémités étant reliées en un premier point commun du noyau magnétique, et lesdites secondes extrémités étant reliées en un second point commun de ce noyau magnétique;

    un bobinage primaire alimenté par un courant alternatif;

    un bobinage de contrôle; et

    des moyens pour alimenter le bobinage de contrôle avec un courant continu ayant une intensité qui varie en fonction d'un paramètre électrique relié au fonctionnement de l'inductance variable;

    ledit bobinage primaire et ledit bobinage de contrôle étant disposés par rapport au noyau magnétique de manière à ce que lesdits courants alternatif et continu induisent dans une première desdites trois jambes un flux magnétique alternatif et un flux magnétique continu qui s'additionnent ou qui s'opposent selon que ledit courant alternatif passe par une alternance positive ou négative, respectivement, et dans une seconde desdites trois jambes un flux magnétique alternatif et un flux magnétique continu qui s'opposent ou qui s'additionnent selon que ledit courant alternatif passe par une alternance positive ou négative, respectivement, le flux magnétique continu induit dans chacune desdites première et seconde jambes ayant une intensité qui varie avec l'intensité dudit courant continu pour ainsi varier l'impédance du bobinage primaire;

    ladite première jambe comportant un entrefer traversé par le flux magnétique résultant induit dans cette première jambe, et ladite seconde jambe comportant un entrefer traversé par le flux magnétique résultant induit dans cette seconde jambe.


     
    2. Inductance variable selon la revendication 1. caractérisé en ce que lesdites trois jambes sont situées substantiellement dans un même plan et incluent deux jambes externes ainsi qu'une jambe centrale disposée entre les deux jambes externes.
     
    3. Inductance variable selon la revendication 2, caractérisée en ce que lesdites première et seconde jambes du noyau magnétique sont constituées par lesdites deux jambes externes.
     
    4. Inductance variable selon la revendication 2, caractérisée en ce que le noyau magnétique est formé de tôles superposées parallèles audit plan et jointes les unes aux autres par des jonctions à 45° et en au moins trois paliers pour ainsi éviter toute saturation partielle du noyau magnétique.
     
    5. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdites trois jambes du noyau magnétique ont chacune une section de même forme et de même surface.
     
    6. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdites première et seconde jambes du noyau magnétique ont une même longueur, en ce que les première et seconde jambes ont chacune une section de même surface, et en ce que les entrefers de ces première et seconde jambes ont une même longueur.
     
    7. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'entrefer de ladite première jambe est situé sur cette première jambe à mi-chemin entre lesdits premier et second points communs du noyau magnétique, et en ce que l'entrefer de ladite seconde jambe est situé sur cette seconde jambe à mi-chemin entre lesdits premier et second points communs du noyau magnétique.
     
    8. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdites jambes ont toutes trois une section cruciforme et quasi circulaire.
     
    9. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit noyau magnétique est réalisé en un matériau magnétique ayant une courbe de magnétisation avec un genou prononcé.
     
    10. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit paramètre électrique est l'intensité du courant alternatif alimentant le bobinage primaire.
     
    11. Inductance variable selon la revendication 10, caractérisée en ce que lesdits moyens d'alimentation en courant continu comportent des moyens pour redresser le courant alternatif alimentant le bobinage primaire et pour alimenter le bobinage de contrôle avec ledit courant redressé.
     
    12. Inductance variable selon la revendication 11, caractérisée en ce que les moyens de redressement et d'alimentation comportent un pont de diodes reliant en série le bobinage primaire et le bobinage de contrôle.
     
    13. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce que le bobinage primaire comporte un premier enroulement et un second enroulement connectés en série, enroulés autour desdites première et seconde jambes, respectivement, et alimentés par ledit courant alternatif de telle sorte que ce courant alternatif induise dans la première jambe un premier flux magnétique alternatif et dans la seconde jambe un second flux magnétique alternatif, ces premier et second flux magnétiques alternatifs s'additionnant dans la troisième desdites trois jambes.
     
    14. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce que le bobinage de contrôle comprend un premier enroulement et un second enroulement connectés en série, enroulés autour desdites première et seconde jambes, respectivement, et alimentés par ledit courant continu de telle sorte que ce courant continu induise un flux magnétique continu circulant dans un circuit magnétique fermé défini par lesdites première et seconde jambes.
     
    15. Inductance variable selon la revendication 13, caractérisée en ce que le bobinage de contrôle comprend un troisième enroulement et un quatrième enroulement connectés en série, enroulés autour des première et seconde jambes, respectivement, et alimentés par ledit courant continu de telle sorte que ce courant continu induise un flux magnétique continu circulant dans un circuit magnétique fermé défini par lesdites première et seconde jambes.
     
    16. Inductance variable selon la revendication 15, caractérisée en ce que ledit paramètre électrique est l'intensité du courant alternatif alimentant lesdits premier et second enroulements connectés en série, et en ce que lesdits moyens d'alimentation en courant continu comprennent des moyens pour redresser ce courant alternatif, et pour alimenter avec ledit courant redressé les troisième et quatrième enroulements connectés en série.
     
    17. Inductance variable selon la revendication 15, caractérisée en ce que les premier et troisième enroulements sont superposés, en ce que les second et quatrième enroulements sont également superposés, en ce que les premier et troisième enroulements sont disposés autour de ladite première jambe de manière à ce que l'entrefer de cette première jambe se retrouve au centre de ces premier et troisième enroulements, et en ce que les second et quatrième enroulements sont disposés autour de ladite seconde jambe de manière à ce que l'entrefer de cette seconde jambe se retrouve au centre de ces second et quatrième enroulements.
     
    18. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte une inductance de valeur fixe reliée en série avec ledit bobinage de contrôle.
     
    19. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce que le bobinage de contrôle comporte un premier enroulement et un second enroulement reliés en série, et en ce que ladite inductance variable comprend une inductance de valeur fixe reliée en série avec lesdits premier et second enroulements du bobinage de contrôle.
     
    20. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un bobinage de polarisation monté sur le noyau magnétique et alimenté en courant continu.
     
    21. Inductance variable selon la revendication 20, caractérisée en ce que ledit bobinage de polarisation est alimenté par une source de courant continu.
     
    22. Inductance variable selon la revendication 20, caractérisée en ce que ledit bobinage de polarisation est alimenté en courant continu par un bobinage supplémentaire monté sur le noyau magnétique, ledit bobinage supplémentaire alimentant le bobinage de polarisation à travers des moyens de redressement et des moyens d'ajustement de l'intensité du courant continu alimentant ce bobinage de polarisation.
     
    23. Inductance variable selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'elle comporte un cinquième enroulement et un sixième enroulement reliés en série, enroulés autour desdites première et seconde jambes, respectivement, et alimentés en courant continu de telle sorte que ces cinquième et sixième enroulements gênèrent un flux magnétique de polarisation qui circule dans le circuit magnétique fermé défini par lesdites première et seconde jambes.
     
    24. Inductance variable selon la revendication 23, caractérisée en ce que lesdits premier, troisième et cinquième enroulements sont superposés, en ce que lesdits second, quatrième et sixième enroulements sont également superposés, en ce que lesdits premier, troisième et cinquième enroulements sont disposés autour de ladite première jambe de manière à ce que l'entrefer de cette première jambe se retrouve au centre de ces premier, troisième et cinquième enroulements, et en ce que lesdits second, quatrième et sixième enroulements sont disposés autour de ladite seconde jambe de manière à ce que l'entrefer de cette seconde jambe se retrouve au centre de ces second, quatrième et sixième enroulements.
     
    25. Inductance variable selon la revendication 15 caractérisée en ce que le troisième enroulement a un nombre de tours égal à n fois le nombre de tours du premier enroulement, et le quatrième enroulement a un nombre de tours égal à n fois le nombre de tours du second enroulement, n étant légèrement supérieur à 1.
     
    26. Un système électrique comprenant une charge électrique, une source capacitive pour appliquer une tension alternative à ladite charge, et une inductance variable reliée en parallèle avec la charge électrique pour réaliser une régulation de la tension alternative appliquée à cette charge, ladite inductance variable comprenant:

    un noyau magnétique muni de trois jambes ayant chacune une première et une seconde extrémité, lesdites premières extrémités étant reliées en un premier point commun du noyau magnétique, et lesdites secondes extrémités étant reliées en un second point commun de ce noyau magnétique;

    un bobinage primaire alimenté par un courant alternatif fourni par ladite source capacitive;

    un bobinage de contrôle; et

    des moyens pour alimenter le bobinage de contrôle avec un courant continu ayant une intensité qui varie en fonction d'un paramètre électrique relié au fonctionnement de l'inductance variable;

    ledit bobinage primaire et ledit bobinage de contrôle étant disposés par rapport au noyau magnétique de manière à ce que lesdits courants alternatif et continu induisent dans une première desdites trois jambes un flux magnétique alternatif et un flux magnétique continu qui s'additionnent ou qui s'opposent selon que ledit courant alternatif passe par une alternance positive ou négative, respectivement, et dans une seconde desdites trois jambes un flux magnétique alternatif et un flux magnétique continu qui s'opposent ou qui s'additionnent selon que ledit courant alternatif passe par une alternance positive ou négative, respectivement, le flux magnétique continu induit dans chacune desdites première et secondes jambes ayant une intensité qui varie avec l'intensité dudit courant continu pour ainsi varier l'impédance du bobinage primaire;

    ladite première jambe comportant un entrefer traversé par le flux magnétique résultant induit dans cette première jambe, et ladite seconde jambe comportant un entrefer traversé par le flux magnétique résultant induit dans cette seconde jambe.


     
    27. Inductance variable selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'une impédance réactive est reliée en parallèle avec ladite inductance variable pour obtenir une caractéristique de fonctionnement désirée donnée par l'ensemble formé par l'impédance réactive et ladite inductance variable.
     
    28. Inductance variable selon la revendication 27, caractérisée en ce que l'impédance réactive comporte un condensateur.
     
    29. Inductance variable selon la revendication 27, caractérisée en ce que l'impédance réactive comporte une inductance.
     
    30. Inductance variable selon la revendication 27, caractérisée en ce que l'impédance réactive comprend un condensateur relié en série avec une inductance.
     




    Dessins






















    Rapport de recherche