[0001] La présente invention concerne une semelle de fer à repasser, notamment à vapeur.
[0002] L'invention vise également les fers à repasser, comportant une telle semelle.
[0003] Les semelles de fer à repasser, à sec ou à vapeur, sont actuellement réalisées en
alliage d'aluminium moulé notamment par injection sous pression (voir par exemple
FR-E-57 460 et US-A-3 333 955).
[0004] Ces alliages d'aluminium présentent une dureté relativement faible, de sorte que
la surface des semelles de fer à repasser est facilement rayée lors du repassage d'articles
textiles comportant des objets durs tels que boutons, fermetures éclair, agrafes,
etc.
[0005] Ces rayures provoquent une usure de la semelle qui a pour effet d'augmenter le coefficient
de glissement de celle-ci par rapport aux articles textiles à repasser en rendant
ainsi le repassage de plus en plus pénible pour l'utilisateur.
[0006] Par ailleurs, ces semelles en alliage d'aluminium deviennent, en fonction de l'usage,
de plus en plus sensibles au tachage dû à l'oxydation provoquée notamment par la vapeur
d'eau et aux matières organiques carbonisées provenant des articles textiles.
[0007] Ces taches salissent les articles textiles si la semelle de fer à repasser n'est
pas fréquemment nettoyée.
[0008] Bien entendu, la présence de rayures à la surface de la semelle du fer favorise l'adhérence
de ces taches et celles-ci deviennent très difficiles à nettoyer lorsque la semelle
est fortement rayée.
[0009] Actuellement, les mesures suivantes sont adoptées pour limiter la formation de rayures
sur les semelles de fers à repasser:
- les fers à repasser sont livrés aux utilisateurs avec une protection provisoire
qui met la semelle à l'abri des chocs mécaniques engendrés lors de la manutention
et du transport; cette mesure grève le prix de revient des fers,
- les semelles sont réalisées en alliage d'aluminium renfermant du magnésium, qui
est plus dur mais plus onéreux que les alliages d'aluminium plus courants renfermant
du silicium,
- la surface de la semelle subit un polissage soigné pour réduire le plus possible
son coefficient de glissement par rapport aux articles à repasser; cette opération
est également coûteuse.
[0010] Le mode de réalisation précité d'une semelle conventionnelle en alliage d'aluminium
moulé d'une seule pièce constitue une bonne solution du problème de la fixation de
la résistance tubulaire de chauffage à la semelle du fer à repasser, et il permet
d'obtenir un bon échange thermique entre la résistance de chauffage et l'alliage d'aluminium,
sans aucune déformation de la semelle.
[0011] Par ailleurs, il est connu de déposer une couche d'émail sur un fer a repasser. Cette
idée à été décrite dès 1924 dans le FR-575 630, qui est toutefois muet sur la nature
de la semelle.
[0012] La fixation d'une résistance électrique tubulaire à une tôle laminée en alliage d'aluminium
présente des difficultés. En effet, la demanderesse a constaté que si l'on fixe, par
exemple par soudage, une résistance tubulaire de chauffage sur une tôle métallique
en aluminium, cette dernière se déforme sous l'effet du gradient thermique qui lui
est imposé.
[0013] Ainsi, une tôle métallique est compatible avec une résistance plane mince de chauffage,
mais pas avec une résistance tubulaire.
[0014] Par ailleurs, l'inconvénient le plus important présenté par les alliages d'aluminium
moulés est que l'on ne peut pas appliquer, en pratique, un revêtement d'émail sur
leur surface extérieure.
[0015] Le but de la présente invention est de remédier à tous les inconvénients précités.
[0016] L'invention vise ainsi une semelle de fer à repasser, notamment à vapeur, présentant
sur sa face extérieure une couche d'émail, et comportant une première partie, réalisée
en alliage d'aluminium moulé, dans laquelle est noyée une résistance tubulaire de
chauffage. Suivant l'invention, cette semelle est caractérisée en ce qu'elle comporte
en outre une seconde partie, constituée d'une tôle d'aluminium laminée, fixée directement
à la surface de la première partie voisine de ladite tôle, la face extérieure de la
tôle laminée étant recouverte d'un revêtement d'émail réalisé à partir d'une composition
de fritte d'émail frittable à une température comprise entre 500 et 600° C.
[0017] Grâce à ce revêtement d'émail, on augmente considérablement la dureté de la semelle,
de sorte que celle-ci résiste remarquablement bien à l'abrasion provoquée par les
parties métalliques des articles textiles.
[0018] De plus, ce revêtement d'émail protège efficacement la semelle à l'égard de l'oxydation
provoquée par la vapeur d'eau et autres produits chimiques.
[0019] Par ailleurs, les taches provoquées par le calcaire engendrées par l'évaporation
de l'eau ou par la carbonisation des matières organiques provenant des articles repassés,
n'offrent aucune prise sur le revêtement d'émail, de sorte que la semelle est aisément
nettoyable.
[0020] D'autre part, on a constaté que le revêtement d'émail permettait de réduire de façon
substantielle le coefficient de glissement de la semelle sur les articles à repasser,
ce qui permet aux utilisateurs de repasser sans effort. Cette propriété est surprenante
étant donné qu'elle ne résulte pas des propriétés connues des revêtements d'émail.
C'est ce qui explique d'ailleurs la raison pour laquelle des revêtements d'émail n'ont
jamais été utilisés pour améliorer le coefficient de glissement. En outre, ce revêtement
d'émail résiste aux chocs mécaniques et permet par conséquent d'éviter l'emploi d'une
protection provisoire. Il permet également d'utiliser pour la semelle des alliages
moins coûteux et de remplacer le polissage coûteux de la semelle, par une simple abrasion
mécanique à l'aide d'une toile abrasive.
[0021] Le revêtement d'émail permet ainsi, non seulement de prolonger la durée de vie du
fer à repasser, de rendre son utilisation et son nettoyage plus aisés, mais permet
également de diminuer le coût de ce fer à repasser.
[0022] La première partie de la semelle peut être réalisée en alliage d'aluminium, moulé
par exemple par injection sous pression, sous vide ou moulé en coquille et renfermant
du silicium. Ce type d'alliage d'aluminium est économique, mais relativement mou.
Le revêtement d'émail confère toutefois à la surface de la semelle une dureté largement
suffisante.
[0023] Ces alliages d'aluminium moulés présentent la particularité qu'il subsiste au sein
de l'alliage des microbulles d'air. Dans les semelles classiques, non revêtues d'émail,
la présence de ces microbulles d'air n'est pas néfaste.
[0024] Toutefois, l'expérience a montré que si on applique sur ces semelles un émail classique
pour aluminium frittable à une température de l'ordre de 600° C, bien que le revêtement
d'émail présente une bonne adhérence, on obtient un taux de refus très élevé, ce que
la demanderesse explique de la façon suivante: lorsqu'on chauffe la semelle à une
température supérieure à 350°C, les microbulles d'air précitées s'échappent de l'alliage.
A partir de 500° C ce phénomène est suffisant pour cloquer le revêtement d'émail.
De plus, au-delà de cette température, on constate une déformation des semelles.
[0025] Selon une caractéristique importante de la présente invention, l'inconvénient précité
est supprimé en appliquant le revêtement d'émail sous forme d'une fritte d'émail frittable
à une température comprise entre 500°C et 600°C, non pas directement sur l'alliage
d'aluminium moulé, mais sur la seconde partie, constituée d'une tôle d'aluminium laminée
fixée à l'alliage d'aluminium précité.
[0026] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description
ci-après.
[0027] Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs:
- la figure 1 est une vue en coupe transversale d'une semelle de fer à repasser comportant
un revêtement d'émail,
- la figure 2 est une coupe à grande échelle et partielle d'un revêtement d'émail
composé de deux couches,
- la figure 3 est une vue analogue à la figure 1 concernant une réalisation conforme
à l'invention.
[0028] Dans la réalisation de la figure 1, la semelle 1 de fer à repasser est en alliage
d'aluminium moulé par injection sous pression, sous vide ou en coquille. tel que l'AS9U3,
de l'AS9G, de l'AU4G, de l'AS12 ou de l'AG5 (A désigne l'aluminium, S le silicium,
U le cuivre et G le magnésium). Dans l'alliage d'aluminium de la semelle 1, est noyée
par surmoulage, une résistance tubulaire blindée de chauffage 2.
[0029] Le bossage 3 entourant la résistance 2 délimite une chambre intérieure 4 de vaporisation
et une chambre périphérique 5 de distribution de la vapeur. Ces deux chambres 4, 5
sont destinées à être recouvertes par un capot étanche non représenté. La chambre
périphérique 5 de distribution de la vapeur,débouche à l'extérieur par des canaux
6 de distribution de la vapeur traversant la semelle 1.
[0030] La surface 7 de la semelle à qui est destinée à être appliquée sur les articles à
repasser, est recouverte par un revêtement d'émail 8.
[0031] Ce revêtement d'émail 8 est réalise en projetant sur la surface 7 de la semelle,
une barbotine de fritte d'émail qui est ensuite séchée puis cuite pour faire vitrifier
les particules minérales (Si02 et autres oxydes métalliques) contenues dans cette
barbotine.
[0032] Pour éviter le phénomène de cloquage et la déformation de la semelle évoqués plus
haut, dûs à la libération de l'air des microbulles d'air emprisonnées dans l'alliage
d'aluminium, on peut utiliser une fritte d'émail frittable à une température inférieure
à 500°C telle que la fritte commercialisée par la société FERRO sous la dénomination
GL 43 - 48 qui fritte à 480 - 490°C. L'épaisseur du revêtement d'émail 8 est généralement
comprise entre 20 et 100 microns.
[0033] Toutefois, l'adhérence du revêtement d'émail 8 reste insuffisante.
[0034] Le revêtement d'émail peut être formé de deux couches d'émail 8a, 8b (voir figure
2) cuites simultanément conformément au procédé décrit dans la demande de brevet français
n° 8 306 178 du 15 avril 1983 au nom de la demanderesse, en remplaçant la fritte d'émail
décrite dans cette demande de brevet par celle mentionnée plus haut qui fritte à 480
- 490° C.
[0035] Au moins la couche extérieure 8b peut renfermer des pigments colorés 9 (voir figure
2) ou peut être appliquée par sérigraphie si l'on veut former un motif ou un décor
sur la surface de la semelle 1.
[0036] On a constaté par ailleurs que le revêtement d'émail 8 n'avait, compte tenu de sa
minceur, aucune influence néfaste sur la conductibilité thermique de la semelle. Ainsi,
il est inutile de charger ce revêtement d'émail de particules conductrices.
[0037] Pour remédier aux difficultés posées par le phénomène de micro-bullage évoqué ci-dessus,
on peut utiliser, pour réaliser la semelle, une tôle d'alliage d'aluminium laminée.
[0038] La figure 3 décrit un exemple de semelle de fer à repasser utilisant une tôle d'alliage
d'aluminium laminée.
[0039] Dans la réalisation de cette figure 3, la tôle d'alliage laminée 1a est assemblée
avec une partie supérieure 1b réalisée par injection, comme dans le cas de la réalisation
selon la figure 1. Cet assemblage peut être effectué par exemple par frappe à chaud.
[0040] Le revêtement d'émail 8c applique sur 1a surface de la tôle d'alliage d'aluminium
la peut être obtenu à partir d'une composition d'émail classique pour aluminium, frittable
à une température comprise entre 500 et 600°C. Il conviendrait bien entendu que l'ensemble
supporte cette température.
1. Semelle de fer à repasser, notamment à vapeur, présentant sur sa face extérieure
une couche d'émail et comportant une première partie (3), réalisée en alliage d'aluminium
moulé, dans laquelle est noyée une résistance tubulaire de chauffage (2), caractérisée
en ce qu'elle comporte en outre une seconde partie (1a), constituée d'une tôle d'aluminium
laminée, fixée directement à la surface de la première partie (3) voisine de ladite
tôle, la face extérieure de la tôle laminée étant recouverte d'un revêtement d'émail
réalisé à partir d'une composition de fritte d'émail frittable à une température comprise
entre 500 et 600° C.
2. Semelle conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que le revêtement d'émail
comprend deux couches (8a, 8b) au moins la couche extérieure (8b) renfermant des pigments
de coloration.
3. Semelle conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la surface
(7) de la semelle (1) est abrasée, mais non polie.
4. Semelle conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la surface
de la semelle comporte une sous-couche d'accrochage du revêtement d'émail cette sous-couche
étant réalisée par chromatation.
1. Sohle für Bügeleisen, insbesondere Dampfbügeleisen, die auf ihrer Außenseite eine
Emailschicht aufweist und einen als Gußteil aus einer Aluminiumlegierung ausgeführten
ersten Teil (3) umfaßt, in den ein rohrförmiger Heizwiderstand (2) eingebettet ist,
dadurch gekennzeichnet, daß sie weiters einen von einem Aluminiumwalzblech gebildeten
zweiten Teil (1a) umfaßt, der direkt an der dem genannten Blech benachbarten Fläche
des ersten Teils (3) befestigt ist, wobei die Außenseite des Walzblechs mit einem
Emailbelag beschichtet ist, der aus einer bei einer Temperatur zwischen 500° und 600°C
sinterbaren Emailfrittezusammensetzung hergestellt ist.
2. Sohle nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Emailbelag zwei Schichten
(8a, 8b) umfaßt, wobei zumindest die äußere Schicht (8b) Farbpigmente enthält.
3. Sohle nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Oberfläche (7) der
Sohle (1) geschliffen, jedoch nicht poliert ist.
4. Sohle nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Oberfläche
der Sohle eine Haftschicht für den Emailbelag aufweist, welche Haftschicht durch Chromatieren
aufgebracht ist.
1. A baseplate for an iron, more particularly a steam iron, the outer surface of which
has a coating of enamel, and comprising a first part (3), made of cast aluminium alloy
in which a tubular heating resistance (2) is embedded, characterised in that it also
comprises a second part (1a) formed by a rolled aluminium sheet fixed directly to
the surface of the first part (3) adjacent said sheet, the outer surface of the rolled
sheet being covered by an enamel coating produced from an enamel frit composition
frittable at a temperature of between 500 and 600° C.
2. A baseplate according to claim 1, characterised in that the enamel coating comprises
two layers (8a, 8b), at least the outer layer (8b) containing colouring pigments.
3. A baseplate according to claim 1 or 2, characterised in that the surface (7) of
the baseplate (1) is abraded but not polished.
4. A baseplate according to any one of claims 1 to 3, characterised in that the surface
of the baseplate has a keying undercoat for the enamel coating, said undercoat being
made by chromatation.