[0001] L'invention est relative à un disjoncteur électrique basse tension ayant :
-un premier pôle P et un deuxième pôle N, le premier pôle P comprenant une première
paire de contacts, des premières bornes d'entrée et de sortie et un premier circuit
de connexion desdites premières bornes, dans lequel est insérée ladite première paire
de contacts, et le deuxième pôle N comprenant une deuxième paire de contacts, des
deuxièmes bornes d'entrée et de sortie et un deuxième circuit de connexion desdites
deuxièmes bornes, dans lequel est insérée ladite deuxième paire de contacts,
-un premier mécanisme de commande d'ouverture et de fermeture manuelle et/ou d'ouverture
automatique sur défaut de ladite première paire de contacts,
-une électrode disposée à proximité et écartée de ladite première paire de contacts
pour être isolée de ces derniers contacts en position de fermeture et pour capter
un arc tiré lors de l'ouverture de ladite première paire de contacts sur défaut,
-un circuit de shuntage connectant ladite électrode audit deuxième circuit de connexion
en un point intermédiaire entre ladite deuxième borne d'entrée et ladite deuxième
paire de contacts pour créer une liaison de court-circuit entre lesdits premier et
deuxième circuits de connexion et shunter ladite deuxième paire de contacts, dès la
commutation de l'arc sur ladite électrode et limiter le courant de défaut passant
par ladite deuxième paire de contacts.
[0002] Le document US-A-2 924 752 décrit un disjoncteur tripolaire à effet shunt, qui assure
une protection efficace des câbles et des récepteurs en aval du disjoncteur en créant
un court-circuit interne au disjoncteur lors de l'ouverture de celui-ci. Le court-circuit
apparat sur les trois phases et les trois paires de contacts sont soumises au courant
de court-circuit et sont équipées de chambres de coupure. L'intérêt d'un tel disjoncteur
est limité.
[0003] La présente invention part de la constatation que l'effet shunt de protection des
câbles est utilisable dans certains cas pour la protection d'éléments du disjoncteur,
qui peuvent alors être simplifiés ou agencés pour réaliser des fonctions additionnelles.
[0004] Le disjoncteur selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte un deuxième
mécanisme de commande d'ouverture et de fermeture de ladite deuxième paire de contacts,
agencé pour conférer à ladite deuxième paire de contacts une tenue électrodynamique
notablement inférieure à celle de ladite première paire de contacts, ledit disjonctuer
étant bipolaire.
[0005] L'invention est décrite ci-après comme étant appliquée à un disjoncteur de protection
d'une installation monophasée, alimentée par la phase et le neutre, mais elle est
applicable à des installations biphasées.
[0006] La commutation de l'arc sur l'électrode provoque un véritable court-circuit d'une
intensité supérieure à celle du court-circuit en aval, mais il présente l'avantage
de shunter ce circuit en aval et de protéger efficacement les récepteurs de l'installation
et les composants du disjoncteur en aval du circuit shunt. Le circuit shunt connecte
directement les bornes d'entrée de phase et de neutre et ne comporte que la chambre
d'extinction d'arc associée aux contacts de phase, de façon à protéger les contacts
de neutre du disjoncteur par une impédance judicieusement dimensionnée. Il convient
de noter que seule une ouverture sur court-circuit provoque un arc suffisamment intense
pour être commuté sur l'électrode créant le court-circuit dans le circuit shunt. Lors
d'une commande manuelle d'ouverture du disjoncteur, pour une coupure du courant nominal
ou d'une valeur légèrement supérieure, l'arc ou l'étincelle s'éteint avant la commutation
sur l'électrode. La tenue électrodynamique des contacts de neutre peut être notablement
inférieure à celle des contacts de phase et ils peuvent être simplifiés et actionnés
par un mécanisme élémentaire..
[0007] Les contacts de neutre peuvent être utilisés pour réaliser une télécommande ou un
contacteur en actionnant le mécanisme par un électro-aimant.
[0008] L'électrode de commutation peut être associée au contact fixe de phase, c'est-à-dire
être agencée pour capter la racine d'arc tiré sur le contact fixe ou inversement être
associée au contact mobile, le fonctionnement étant bien entendu identique. En prenant
soin d'ouvrir les contacts de neutre légèrement en retard des contacts de phase, et
éventuellement de les fermer juste avant la fermeture des contacts de phase, on évite
tout risque de soudure des contacts de neutre, qui sont parfaitement protégés par
le circuit shunt, et il est possible de réduire la pression de contact et de supprimer
le dispositif d'exiraction du contact mobile de neutre assurant son ouverture rapide,
ainsi que la chambre d'extinction d'arc. Dans le cas d'un disjoncteur télécommandé,
la suppression de la chambre d'extinction d'arc libère un emplacement suffisant au
logement de la bobine de l'électro-aimant de télécommande. Le disjoncteur comporte
avantageusement deux compartiments ou deux pôles accolés, l'un réservé au circuit
de phase et l'autre au circuit de neutre. L'électro-aimant de télécommande est logé
dans la partie du circuit de neutre, des bornes de connexion des fils de commande
étant agencées sur cette partie. L'invention est bien entendu utilisable sur un disjoncteur
dépourvu d'une télécommande, les contacts de neutre étant alors avantageusement incorporés
dans un espace disponible dans le pôle de phase. La liaison entre le pôle de phase
et de neutre peut être avantageusement réalisé par un accouplement des deux mannettes.
[0009] L'invention est applicable à un disjoncteur dont les pôles de phase et de neutre
sont indépendants, les contacts de neutre servant par exemple uniquement à une télécommande.
Le boîtier est avantageusement du type miniature modulaire.
[0010] Le disjoncteur selon l'invention est associé ou comporte un contacteur, par exemple
statique, connecté en série ou incorporé dans le disjoncteur pour constituer les contacts
de neutre, pour ouvrir ou fermer le circuit de distribution en fonctionnement normal,
ledit contacteur étant protégé par le circuit shunt, en cas de court-circuit. En incorporant
le contacteur au disjoncteur, on dispose d'un appareil, qui peut être facilement télécommandé,
tout en assurant la protection du circuit commandé. Le contacteur peut être agencé
pour assurer un gand nombre de manoeuvres, le circuit shunt dérivant instantanément
tout courant de court-circuit susceptible d'endommager le contacteur, par exemple
un triac ou alternistor.
[0011] La parfaite protection du circuit aval par le disjopcteur selon l'invention permet
un nouveau type de commande d'ouverture du disjoncteur par création ou simulation
d'un court-circuit. Ce court-circuit provoque bien entendu le déclenchement du disjoncteur
par le déclencheur électromagnétique, avec intervention du circuit shunt pour protéger
le circuit de simulation, qui comporte avantageusement une résistance de limitation
du courant de court-circuit à une valeur juste suffisante au déclenchement instantané
du disjoncteur. Le circuit de simulation voit le courant pendant une très courte période,
ce qui permet l'emploi de composants simples, par exemple d'un triac ou thyristor
de commande d'ouverture ou de fermeture du circuit de simulation. L'ordre peut émaner
d'un circuit électronique assurant une télécommande ou une protection additionnelle,
par exemple une protection différentielle. A cet effet, le disjoncteur comporte un
transformateur différentiel mesurant tout déséquilibre entre le courant de phase et
le courant de neutre pour émettre un signal de commande de fermeture du circuit de
simulation, lors d'un défaut à la terre.
[0012] Toutes ces variantes peuvent être combinées entre elles selon les applications du
disjoncteur, qui sont quasi universelles.
[0013] D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description
qui va suivre de différents modes de mise en oeuvre de l'invention, donnés à titre
d'exemples non limitatifs et représentés aux dessins annexés, dans lesquels :
-la figure 1 est une vue en plan d'un disjoncteur selon l'invention ;
-les figures 2 et 3 sont des coupes respectivement selon les lignes II-II et III-III
de la figure 1 ;
-la figure 4 représente le schéma électrique du disjoncteur selon la figure 1;
-la figure 5 est une vue identique à celle de la figure 4, illustrant une variante
de réalisation ;
-la figure 6 est une vue analogue à celle de la figure 2, montrant un mode de mise
en oeuvre différent ;
-les figures 7, 8 et 9 sont des vues analogues à celle de la figure 4, illustrant
trois autres variantes de réalisation.
[0014] Sur les différentes figures, les mêmes numéros de repère sont utilisés pour désigner
des pièces analogues ou indentiques.
[0015] Sur les figures, un disjoncteur miniature du type modulaire, commercialement dénommé
MUL-TI 9, comporte un boîtier isolant 10 susceptible d'être fixé sur un rail DIN symétrique.
Le boîtier 10 peut être subdivisé en deux compartiments 12, 14, par une cloison transversale
16 ou être constituée de deux boîtiers indépendants accolés, notamment deux boîtiers
unipolaires ayant une largeur standard de 18 mm. Dans le compartiment 14 est logé
le circuit de phase du disjoncteur, représenté - schématiquement en coupe sur la figure
2. L'agencement général correspond à celui décrit dans la demande de brevet français
n° 84 10995, déposée le 9 juillet 1984, mais il est clair que l'invention est applicable
à tout autre type de disjoncteur. Sur la figure 2, on reconnaît la borne d'entrée
18 du circuit de phase et sur la face opposée la borne de sortie 20 de ce circuit,
ainsi que le déclencheur électromagnétique 22, le bilame 24, le contact fixe 26 et
le contact mobile 28. Le circuit de phase comporte, connectés en série, la borne d'entrée
18, la bobine du déclencheur magnétique 22, le contact fixe 26, le contact mobile
28, une tresse 30 de connexion au bilame 24 et la borne de sortie 20. Sur la face
avant du boîtier 10 est disposée une manette de commande 32, qui actionne un méchanisme
désigné par le repère général 34 ayant un verrou de déclenchement 36 susceptible d'être
actionné par le déclencheur 22 et le bilame 24. Une chambre de coupure 38 est logée
dans la partie inférieure du boîtier 10, la tôle inférieure de la chambre 38 se prolongeant
par une électrode 40 agencée en guide d'arc. Au contact fixe 26 est associé un contact
d'arc 42 en forme de lame élastique évitant une séparation des contacts principaux
26, 28 avec formation d'un arc. Il est inutile de décrire le fonctionnement de cet
ensemble, l'arc tiré entre les contacts 28, 42, lors de la séparation étant commuté
rapidement sur l'électrode 40 et soufflé dans la chambre d'extinction ou de coupure
38. La seule différence notable avec les disjoncteurs standard, notamment celui décrit
dans la demande de brevet précitée, est l'absence d'une connexion entre l'électrode
40 et la borne de sortie 20. Selon l'invention, l'électrode 40 est reliée par une
tresse 43 à une borne d'entrée 44 du compartiment de neutre 12. La tresse 43 traverse
par exemple un orifice ménagé dans la cloison de séparation 16 ou les parois accotées
des deux bomers, dans le cas d'un système modulaire. La tresse 43 peut être utilement
supprimée si une unique pièce découpée/pliée constitue à la fois l'électrode 40 et
la borne d'entrée 44.
[0016] En se reportant maintenant à la figure 3, qui représente le circuit de neutre, logé
dans le compartiment 12, on voit que la borne d'entrée de neutre 44 est connectée
à la tresse 43 et à un contact fixe 46 qui coopère avec un contact mobile 48, relié
par une tresse 50 à la borne de sortie de neutre 52. Le contact mobile 48 est relié
par un étrier 54 à une manette 56 de commande manuelle accouplée par une liaison à
jeu 58 à la manette adjacente 32. Le mécanisme, qui n'est pas décrit en détail, est
agencé pour qu'un pivotement des manettes 56, 32, provoque une séparation des contacts
de phase 28, 26, 42, avant la séparation des contacts de neutre 46, 48. Un pivotement
inverse des manettes accouplées 56, 32, provoque la fermeture des contacts de neutre
46, 48, avant celle des contacts de phase 28, 26, 42. Lors d'un court-circuit détecté
par le déclencheur magnétique 22, ce dernier libère le verrou 36, autorisant un pivotement
du contact mobile de phase 28 sous l'action d'un ressort (non représenté) engendrant
la séparation des contacts 28, 26,42, et la formation d'un arc. La racine de l'arc
ancrée sur le contact mobile de phase 28 commute rapidement sur l'électrode 40 en
créant la fermeture d'un circuit de shunt comprenant la tresse 43. Le courant entrant
à un instant donné par la borne d'entrée de phase 18 parcourt le contact fixe 42,
l'arc s'étendant entre ce contact et l'électrode 40 et la tresse 43 pour sortir par
la borne d'entrée de neutre 44 en créant un court-circuit interne d'un trajet très
court. Le circuit shunt est interrompu par l'extinction de l'arc dans la chambre 38.
Il est clair que les récepteurs et les câbles alimentés par le disjoncteur 10 sont
parfaitement protégés par la commutation rapide de l'arc et le transfert du courant
dans le circuit shunt. Lors d'une manoeuvre manuelle du disjoncteur 10, en l'occurrence
pour une interruption du circuit parcouru par un courant inférieur ou quelque peu
supérieur au courant nominal, l'arc ou l'étincelle tiré entre les contacts de phase
26, 28, 42, s'éteint avant tout transfert sur l'électrode 40, ce qui évite la création
d'un court-circuit en fonctionnement normal ou en cas de surcharge.
[0017] Dans le compartiment 12 est logé un actionneur électromagnétique 60, par exemple
dans l'emplacement libéré par la suppression de la chambre de coupure et du déclencheur
magnétique. Cet actionneur 60 comporte un poussoir 62 susceptible de coopérer avec
des butées 64, 66, ménagées sur le corps de la manette 56. Les butées 64, 66, sont
séparées par une saillie en V 68 disposée dans la partie médiane, poussant le poussoir
62 sélectivement vers la gauche ou vers la droite pour coopérer sélectivement avec
les butées 64, 66. A cet effet, l'actionneur 60 est monté à pivotement sur un pivot
70 et sollicité par une lame élastique 72 en position droite. L'actionneur comporte
une bobine (non représentée) dont les fils d'alimentation 74 sont connectés à des
bornes 75 permettant une télécommande de l'actionneur 60. L'ensemble actionneur 60,
butées 64, 66, est d'un type bien connu dans les télérupteurs permettant par excitation
de la boine de l'actionneur 60, un basculement de la manette 56, respectivement vers
la droite, et vers la gauche, à chaque nouvelle impulsion. Lors d'une télécommande,
il est avantageux de supprimer la liaison à jeu 58 entre les deux manettes de commande
32, 56, de manière à actionner uniquement les contacts de neutre. Il est clair que
l'actionneur 60 du type télérupteur peut être remplacé par un actionneur du type contacteur
amenant la manette ou le mécanisme du disjoncteur 10 en position fermée, lors d'une
alimentation de l'électro-aimant de l'actionneur et le déplacement du mécanisme en
posi- fion ouvert lors de l'interruption du courant d'alimentation de l'actionneur.
Il est inutile de décrire de tels mécanismes qui sont bien connus des spécialistes.
L'utilisation du disjoncteur comme télérupteur ou contacteur est possible grâce à
la protection améliorée des surfaces de contact de neutre, protégées de l'action de
l'arc par la commutation du courant de court-circuit dans le circuit shunt.
[0018] Dans l'exemple de réalisation, illustré dans les figures 1 à 4, le courant est commuté
dans le circuit shunt par un transfert de la racine d'arc ancrée sur le contact mobile
28 sur l'électrode de commutation 40. Il est clair que cette commutation peut être
réalisée d'une manière différente, notamment par un transfert de la racine de l'arc
ancrée sur le contact fixe 26 vers une électrode 40 connectée à la borne d'entrée
de neutre 44. La figure 5 illustre une telle variante de réalisation qui diffère de
celle selon la figure 4 par une inversion des connexions des contacts phase fixe 26
et mobile 28 et une disposition de l'électrode 40 à proximité du contact fixe 26 pour
capter la racine ancrée sur le dernier contact 26. Le fonctionnement est bien entendu
absolument identique à celui décrit ci-dessus. S'il est souhaitable qu'une télécommande
coupe la phase et le neutre, un contact supplémentaire manoeuvré comme le contact
de neutre pourra êtra prévu et inséré dans le circuit électrique de la phase.
[0019] L'invention a été décrite ci-dessus dans son application préférentielle à un disjoncteur
télécommandé, mais elle est utilisable sur des disjoncteurs conventionnels ,à coupure
du neutre et de la phase de la manière illustrée à la figure 6. L'absence d'un dispositif
de télécommande, notamment à actionneur 60, réduit notablement l'encombrement du circuit
de neutre et il est possible de loger les contacts de neutre dans l'espace disponible
à côté de la manette 32 du dispositif de phase. Le circuit de phase est absolument
identique à celui décrit ci-dessus, à l'exception de la suppression du contact d'arc
42, et ne sera pas décrit à nouveau. La manette 32 comporte de plus une biellette
76 de liaison au contact mobile de neutre 78 qui coopère avec un contact fixe de neutre
80. Les contacts de neutre 78, 80, sont reliés à des bornes de neutre (non représentées)
pouvant être disposées à côté des bornes de phase 18, 20, ou tout autre emplacement
approprié. Le fonctionnement reste absolument identique à celui du disjoncteur selon
les figures 1 à 4. La disposition du circuit de neutre dans l'espace disponible dans
le compartiment de phase permet une réduction importante de la largeur du bôitier
10. Il est ainsi possible de respecter le pas modulaire de 18 mm.
[0020] Une autre réalisation intéressante est de disposer le contact de neutre solidaire
au contact de phase, mais isolé électriquement de ce dernier et toujours dépourvu
de système d'extinction d'arc.
[0021] La figure 7, analogue à la figure 4, illustre une variante de réalisation dans laquelle
le circuit shunt 43 relie l'électrode 40 au circuit de neutre par l'intermédiaire
d'une résistance 82 de limitation du courant de court-circuit. La valeur de la résistance
82 doit être faible pour dériver la plus grande partie du courant dans le circuit
shunt 43, la partie restante parcourant le circuit de distribution étant suffisamment
faible pour ne pas détériorer les appareils protégés. Il est clair que cette connexion
du circuit shunt 43 est utilisable avec un schéma du type représenté à la figure 5.
Sur le figure 7 est représenté un circuit de simulation 84 reliant la résistance 82
à la borne de sortie 20 du circuit de phase. Dans le circuit de simulation 84, est
interposé un alternistor 86, par exemple un triac ou tout autre semi-conducteur commandé
par
' une gâchette 88. Il est facile de voir qu'en position de conduction de l'alternistor
86, par exemple commandé par un signal appliqué à la gâchette 88, on crée un court-circuit
entre le circuit de phase et le circuit de neutre passant par le circuit de simulation
84 et la résistacne 82. Ce court-circuit est vu par le déclencheur électromagnétique
22 qui provoque l'ouverture des contacts 26, 28, avec commutation rapide de l'arc
sur l'électrode 40. Dès la commutation de l'arc sur l'électrode 40, le circuit de
simulation 84 est shunté par le circuit shunt 43 et le courant est interrompu de la
manière décrite ci-dessus dans la chambre de coupure 38. La gachette 88 reçoit l'ordre
de déclenchement par tout circuit électronique approprié, notamment de la manière
illustrée à la figure 7, par un relais 90 alimenté par un transformateur différentiel
92. Cette disposition assure une protection différentielle, le transformateur 92 détectant
tout défaut homopolai- re et actionnant le relais 90 qui émet un signal appliqué à
la gâchette 88 pour rendre conducteur l'alternistor 86. La conduction de l'alternistor
86 simule un court-circuit qui provoque l'ouverture du disjoncteur.
[0022] La figure 8 représente le schéma électrique d'une autre variante de réalisation comprenant
un circuit de shuntage 43 à résistance 82 du type illustré à la figure 7. Dans le
circuit de phase entre le contact mobile 28 et la borne de sortie 20, est disposé
un alternistor 94 ayant une gâchette de commande 96. On voit que l'alternistor 94
est connecté en série du circuit aval de distribution raccordé aux bornes de sortie
20, 52, de telle manière qu'une commande de blocage de l'alternistor 94 provoque l'interruption
de l'alimentation de ce circuit aval. Inversement, une conduction de l'alternistor
94 alimente ce circuit aval, l'appareil fonctionnant en contacteur actionné par les
signaux appliqués à la gâchette 96. Lors d'un court-circuit en aval du disjoncteur,
ce dernier déclenche sous l'action du déclencheur électromagnétique 22 avec formation
d'un arc entre les contacts de phase 26, 28, qui se séparent. De la manière décrite
ci-dessus,. l'arc commute sur l'élecrode 40 en provoquant un court-circuit interne
qui shunte le circuit aval et l'alternistor 94. Cet alternistor 94 est ainsi protégé
contre les contraintes thermiques et il peut être du type électronique facilement
commandable. L'altemistor peut constituer les contacts de neutre.
[0023] La figure 9 illustre un appareil comprenant les perfectionnements selon les figures
7 et 8 combinés pour assurer à la fois la fonction disjoncteur par les déclencheurs
magnétiques 26 et thermiques 24, la fonction protection différentielle par le transformateur
différentiel 92 actionnant l'alternistor 86 de simulation d'un court-circuit, et la
fonction contacteur par l'altemistor 94 connecté en série du circuit aval.
[0024] Il est clair que les dispositions décrites plus particulièrement en référence à l'un
des modes de mise en oeuvre sont également applicables aux autres variantes.
1. Disjoncteur (10) électrique basse tension ayant :
-un premier pôle P et un deuxième pôle N, le premier pôle P comprenant une première
paire de contacts (26, 28), des premières bornes d'entrée - (18) et de sortie (20)
et un premier circuit de connexion desdites premières bornes (18, 20) dans lequel
est insérée làdite première paire de contacts (26, 28) et le deuxième pôle N comprenant
une deuxième paire de contacts (46, 48), des deuxièmes bornes d'entrée (44) et de
sortie (52) et un deuxième circuit de connexion desdites deuxièmes bornes (44, 52)
dans lequel est insérée ladite deuxième paire de contacts (46, 48),
-un premier mécanisme (34) de commande d'ouverture et de fermeture manuelle et/ou
d'ouverture automatique sur défaut de ladite première paire de contacts (26, 28)
-une électrode (40) disposée à proximité et écartée de ladite première paire de contacts
(26, 28) pour être isolée de ces derniers contacts en position de fermeture et pour
capter un arc tiré, lors de l'ouverture de ladite première paire de contacts (26,
28) sur défaut,
-un circuit de shuntàge (43) connectant ladite électrode (40) audit deuxième circuit
de connexion en un point intermédiaire entre ladite deuxième borne d'entrée (44) et
ladite deuxième paire de contacts (46, 48) pour créer une liaison de court-circuit
entre lesdits premier et deuxième circuits de connexion et shunter ladite deuxième
paire de contacts (46, 48), dès la commutation de l'arc sur ladite électrode (40)
et limiter le courant de défaut passant par ladite deuxième paire de contacts (46,
48), caractérisé en ce qu'il comporte un deuxième mécanisme (54, 60) de commande d'ouverture
et de fermeture de ladite deuxième paire de contacts (46, 48), agencé pour conférer
à ladite deuxième paire de contacts (46, 48) une tenue électrodynamique notablement
inférieure à celle de ladite première paire de contacts (26, 28), ledit disjoncteur
étant bipolaire.
2. Disjoncteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une seule
chambre - . (38) d'extinction d'arc, associée à ladite première paire de contacts
(26, 28), ladite électrode (40) appartenant à ladite chambre (38) d'extinction d'arc
qui est incorporée dans ladite liaison de court-circuit pour interrompre cette liaison
dès l'exfinc- tion de l'arc dans la chambre (38) d'extinction d'arc.
3. Disjoncteur selon la revendication 1 ou 2, caratérisé en ce qu'il comporte un dispositif
de télécommande (60) associé audit deuxième mécanisme de commande pour une ouverture
et fermeture à distance de ladite deuxième paire de contacts (46, 48).
4. Disjoncteur selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'il comporte
un dispositif de liaison entre ledit premier et ledit deuxième mécanisme pour ouvrir
ladite deuxième paire de contacts (46, 48) après ladite première paire de contacts
(26, 28) lors d'une ouverture sur défaut du disjoncteur.
5. Disjoncteur selon la revendication 1, 2, 3 ou 4, à boîtier modulaire étroit (10)
à circuit de phase P et à circuit de neutre N, caractérisé en ce que ladite première
paire de contacts (26, 28) est insérée dans le circuit de phase P et ladite deuxième
paire de contacts (46, 48) dans le circuit de neutre N.
6. Disjoncteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit bottier (10)
en une ou deux parties comporte une première (14) et une deuxième (12) chambres accolées,
la première chambre (14) contenant ladite première paire de contacts (26, 28), ledit
premier mécanisme et la chambre (38) d'extinction d'arc et la deuxième chambre (12)
contenant ladite deuxième paire de contacts (46, 48) et le deuxième mécanisme.
7. Disjoncteur selon les revendications 3 et 6, caractérisé en ce que le dispositif
de télécommande (60) est logé dans ladite deuxième chambre (12).
8. Disjoncteur selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte un boîtier
unique - (10) ayant une manette (32) de commande manuelle, ladite deuxième paire de
contacts (46, 48) étant logée dans ledit boîtier, à proximité de ladite manette.
9. Disjoncteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
en ce qu'il comporte un premier commutateur, notamment statique, connecté en série
de ladite première paire de contacts (26, 28) et en aval de ces derniers pour être
protégé des courants de court-circuit par ledit circuit shunt.
10. Disjoncteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
en ce qu'il comporte un circuit (84) de simulation d'un court-circuit ayant un deuxième
commutateur (86), notamment statique, dont la fermeture provoque le déclenchement
du disjoncteur, ledit circuit (84) de simulation étant protégé par le circuit shunt.