[0001] L'invention concerne un vêtement destiné à améliorer les conditions de sauvetage
d'un homme tombé à la mer.
[0002] Elle concerne plus précisément un tel vêtement porté par les équipages des bateaux
de pêche tels que des chalutiers.
[0003] Tous les hivers, le monde maritime est endeuillé par des disparitions en mer, et
pas toujours par suite de naufrages. Beaucoup de marins sont perdus, notamment sur
les chalutiers pendant les manoeuvres de virage, de filage du chalut, par mauvais
temps.
[0004] Il n'est pas question pour ces marins dont l'activité à bord est intense et demande
beaucoup d'agilité, de porter des brassières de sauvetage telles qu'il en existe de
nombreux modèles sur le marché, ni de combinaisons de survie trop sophistiquées qui
entraveraient leurs mouvements.
[0005] La présente invention a donc pour but de résoudre ce double problème de l'efficacité
du marin lorsqu'il travaille sur son bateau et de sa récupération lorsqu'il tombe
accidentellement à l'eau. Elle concerne un vêtement qui permet au secours de disposer
de plus de temps pour repérer le naufragé et le sortie de l'eau avant qu'il ne coule.
[0006] L'invention concerne plus précisément un vêtement de travail destiné à améliorer
les conditions de sauvetage d'un homme tombé à la mer, et notamment d'un homme d'équipage
de bateau de pêche, vêtement du type ciré caractérisé en ce que des éléments de flottaison
(11, 12, 13,14) sont disposés dans les zones (A, B, C, D) du vêtement les moins sollicitées
lors des manoeuvres en cours de travail, zones respectivement situées au niveau des
aisselles, de l'épaule , de la nuque et de l'arête dorsale.
[0007] L'invention sera mieux comprise à l'aide des explications qui vont suivre et des
deux figures jointes qui représentent respectivement, vu de face et vu de dos, un
vêtement conforme à l'invention.
[0008] Comme le montrent la figure 1 (vue de face) et la figure 2 (vue de dos), un vêtement
1 conforme à l'invention se présente sous la forme d'une vareuse, ou plus exactement
d'un ciré dont la forme générale est semblable à celle qui est communément revêtue
par les marins les jours de mauvais temps durant leur travail. Elle se compose d'un
corps 2 de vêtement, de manches 3, et d'une capuche 5.
[0009] Conformément à l'invention, un tel vêtement 1 est équipé d'un certain nombre d'éléments
de flottaison dont une des caractéristiques essentielles est d'être disposés de telle
sorte qu'ils se trouvent aux emplacements du vêtement les moins sollicités, et donc
où l'usure est la moins rapide. Il s'agit en l'occurrence de la partie A du vêtement
située sous les aisselles, de la partie B correspondant aux épaules, de la partie
C située à l'arrière de la capuche 5 au niveau de la nuque et de la partie D située
(côté dos) le long de l'axe de symétrie du vêtement, sensiblement parallèle à la colonne
vertébrale de celui qui porte le vêtement.
[0010] Selon une variante de mise en oeuvre donnée à titre d'exemple nullement limitatif,
un vêtement conforme à l'invention peut être réalisé de la manière décrite maintenant.
[0011] Au niveau des parties A, B, C, D décrites précédemment, une double paroi (double
couche de tissu ab) est prévue. Cette double paroi délimite un logement dans lequel
sont introduits des éléments de flottaison 11, 12, 13, 14 correspondant aux zones
A, B, C, D. Ces éléments sont réalisés en un matériau capable de flotter tel que
du polystyrène alvéolé par exemple. Leur dimensionnement est optimisé pour, d'une
part, ne pas gêner les mouvements du marin et, d'autre part, assurer à ce dernier
un minimum de flottabilité qui permet de le maintenir hors de l'eau un temps suffisant
pour que les secours puissent intervenir. Les éléments 11 à 14 se présentent sous
la forme de boudins de flottaison de préférence plutôt larges, plats. Ils sont compartimentés
par des coutures 100 en cas d'accrocs.
[0012] Comme cela a été dit précédemment, on évite de disposer ces éléments 11 à 14 au
niveau des zones les plus sollicitées du vêtement. On sait en effet que les cirés
des marins, et plus particulièrement ceux des marins qui travaillent au chalut,
sont mis à rude épreuve par les filins d'acier, au niveau du ventre 25 et des avant-bras
26, c'est-à-dire à l'extrémité des manches. Ainsi, ces éléments de flottaison 11 à
14 ne risquent pas de gêner le marin dans ses mouvements d'une part, et échappe à
des risques de détérioration trop rapide d'autre part.
[0013] Selon une variante de l'invention, et pour donner encore plus d'aisance au vêtement
conforme à l'invention, des soufflets peuvent être réalisés notamment au niveau de
la capuche 20, voire même des aisselles (non représentés). L'élément flottant 13 prévu
au niveau de la nuque se présente, quant à lui, plus sous la forme d'un coussin que
d'un boudin, ceci dans le but de protéger la tête du marin en toute circonstance,
et d'éviter autant que possible les risques d'évanouissement tout en maintenant la
tête hors de l'eau.
[0014] Selon une autre variante de l'invention, et pour améliorer encore les conditions
de repérage surtout de nuit, on recouvre les parties extérieures du ciré conforme
à l'invention, notamment au niveau des éléments flottants 11 à 14, d'une matière
phosphorescente 30.
[0015] Selon une autre variante de l'invention, une ceinture 41, en nylon par exemple,
est prévue. Elle est glissée à l'intérieur d'un coulisseau 40 lui-même situé à l'intérieur
du vêtement conforme à l'invention. Seules les deux extrémités 42 de cette ceinture
débouchent sur l'extérieur de telle sorte que l'utilisateur puisse faire un noeud
au niveau de son abdomen. Ainsi, en serrant un peu, il constitue une réserve d'air
au-dessus de la ceinture qui, avec les éléments flottants 11 à 14 décrits précédemment,
tend à augmenter encore les chances de sauvetage, pour un court instant certes, mais
chaque instant gagné accroît considérablement celles-ci.
[0016] Selon une autre variante de l'invention, une sangle 51 formant une poignée 50 est
également rendu solidaire de la capuche 5 du vêtement conforme à l'invention. Cette
sangle 51 est destinée , par l'intermédiaire de la poignée 50, à servir de point d'agrippage
pour les sauveteurs. Afin de ne pas risquer de blesser le naufragé, elle suit de préférence,
comme le montre le pointillé 51, la couture dorsale du ciré jusqu'au niveau des reins,
de telle sorte que l'effort de traction résultant de la prise en charge du naufragé
au niveau de la poignée 50, se répercute sur toute la longueur de la sangle 51, l'effort
est ainsi réparti et permet d'éviter les risques d'accident supplémentaire au niveau
de la colonne vertébrale.
[0017] Enfin, pour parfaire cet équipement, un moyen de repérage sonore tel qu'un sifflet
60 peut être rendu solidaire du vêtement et accessible facilement au naufragé qui
peut ainsi signaler sa détresse et sa présence.
[0018] Un tel vêtement 1 conforme à l'invention n'est peut-être pas véritablement un vêtement
de survie, mais constitue tout de même une garantie non négligeable pour le marin,
car, en cas d'accident,il permet à ce dernier de surnager suffisamment longtemps
pour que les secours s'organisent, et que ses coéquipiers puissent le suivre à la
trace et le saisir pour le hisser à nouveau à bord.
[0019] La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent
d'être décrits, elle est au contraire susceptible de modifications et de variantes
qui apparaîtront à l'homme de l'art.
1 - Vêtement (1) de travail destiné à améliorer les conditions de sauvetage d'un homme
tombé à la mer, et notamment d'un homme d'équipage de bateau de pêche, du type ciré,
caractérisé en ce que des éléments de flottaison (11, 12, 13, 14) sont disposés dans
les zones (A, B, C, D) du vêtement les moins sollicitées lors des manoeuvres en cours
de travail, zones respectivement situées au niveau des aisselles, de l'épaule de
la nuque,et de l'arête dorsale.
2 - Vêtement selon la revendication 1, caractérisé en ce que, au niveau (A, B, C,
D) est prévue une double paroi (ab) formant des logements destinés à recevoir des
éléments flottants (11 à 14).
3 - Vêtement selon la revendication 2, caractérisé en ce que ces éléments flottants
(11 à 14) sont réalisés en polystyrène alvéolé.
4 - Vêtement selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que ces logements
sont compartimentés par des coutures (100).
5 - Vêtement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que des
soufflets (20) sont prévus pour donner de l'aisance au vêtement.
6 - Vêtement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'un
coulisseau (40) est prévu à l'intérieur du vêtement, au niveau de la taille, dans
lequel est glissé un fil (41) dont les extrémités (42) sont destinées à être nouées
pour délimiter une réserve d'air contribuant à la flottaison.
7 - Vêtement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une
sangle (51) est rendue solidaire du vêtement le long de l'arête dorsale et se termine
par une poignée (50) placée sur la capuche (5).
8 - Vêtement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'un
revêtement phosphorescent (30) est appliqué sur les zones (A, B, C, D).
9 - Vêtement selon l'une des revendicationa précédentes, caractérisé en ce qu'un
moyen d'alarme sonore (50) est solidaire du vêtement et accessible au naufragé pour
signaler sa position.