(19)
(11) EP 0 209 434 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
21.01.1987  Bulletin  1987/04

(21) Numéro de dépôt: 86401399.0

(22) Date de dépôt:  25.06.1986
(51) Int. Cl.4A61F 13/15, B63C 9/093, B63C 9/115
(84) Etats contractants désignés:
BE DE GB IT NL SE

(30) Priorité: 26.06.1985 FR 8509975

(71) Demandeur: Bochard, Roland
F-29112 Concarneau (FR)

(72) Inventeur:
  • Bochard, Roland
    F-29112 Concarneau (FR)

(74) Mandataire: Kügele, Bernhard et al
NOVAPAT-CABINET CHEREAU 63 bis, boulevard Bessières
75017 Paris
75017 Paris (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Vêtement destiné à améliorer les conditions de sauvetage d'un homme tombé à la mer, et notamment, d'un homme d'équipage de bateau de pêche


    (57) L'invention concerne un vêtement destiné à amélio­rer les conditions de sauvetage d'un homme tombé à la mer, notamment d'un marin dans l'exercice de son travail.
    Dans les parties (A, B, C, D) d'un ciré, les moins exposées à l'usure, on dispose des éléments flottants (11 à 14). Une ceinture (41) délimite une réserve d'air, tandis qu'un revêtement phosphorescent (30) recouvre ces par­ties (A, B, C, D) du vêtement. Une sangle se terminant par une poignée (50) permet aux sauveteurs d'agripper le naufragé. Enfin, un sifflet (60) permet à ce dernier de signaler sa position de manière sonore.
    L'invention s'applique à tous les vêtements de travail que revêtent par gros temps, les marins exerçant leur métier sur un bateau de pêche notamment.




    Description


    [0001] L'invention concerne un vêtement destiné à amélio­rer les conditions de sauvetage d'un homme tombé à la mer.

    [0002] Elle concerne plus précisément un tel vêtement por­té par les équipages des bateaux de pêche tels que des chalutiers.

    [0003] Tous les hivers, le monde maritime est endeuillé par des disparitions en mer, et pas toujours par suite de naufra­ges. Beaucoup de marins sont perdus, notamment sur les chalu­tiers pendant les manoeuvres de virage, de filage du chalut, par mauvais temps.

    [0004] Il n'est pas question pour ces marins dont l'activi­té à bord est intense et demande beaucoup d'agilité, de porter des brassières de sauvetage telles qu'il en existe de nombreux modèles sur le marché, ni de combinaisons de survie trop sophis­tiquées qui entraveraient leurs mouvements.

    [0005] La présente invention a donc pour but de résoudre ce double problème de l'efficacité du marin lorsqu'il travaille sur son bateau et de sa récupération lorsqu'il tombe acciden­tellement à l'eau. Elle concerne un vêtement qui permet au secours de disposer de plus de temps pour repérer le naufragé et le sortie de l'eau avant qu'il ne coule.

    [0006] L'invention concerne plus précisément un vêtement de travail destiné à améliorer les conditions de sauvetage d'un homme tombé à la mer, et notamment d'un homme d'équipa­ge de bateau de pêche, vêtement du type ciré caractérisé en ce que des éléments de flottaison (11, 12, 13,14) sont disposés dans les zones (A, B, C, D) du vêtement les moins sollicitées lors des manoeuvres en cours de travail, zones respectivement situées au niveau des aisselles, de l'épaule , de la nuque et de l'arête dorsale.

    [0007] L'invention sera mieux comprise à l'aide des expli­cations qui vont suivre et des deux figures jointes qui re­présentent respectivement, vu de face et vu de dos, un vête­ment conforme à l'invention.

    [0008] Comme le montrent la figure 1 (vue de face) et la figure 2 (vue de dos), un vêtement 1 conforme à l'invention se présente sous la forme d'une vareuse, ou plus exactement d'un ciré dont la forme générale est semblable à celle qui est communément revêtue par les marins les jours de mauvais temps durant leur travail. Elle se compose d'un corps 2 de vêtement, de manches 3, et d'une capuche 5.

    [0009] Conformément à l'invention, un tel vêtement 1 est équipé d'un certain nombre d'éléments de flottaison dont une des caractéristiques essentielles est d'être disposés de tel­le sorte qu'ils se trouvent aux emplacements du vêtement les moins sollicités, et donc où l'usure est la moins rapide. Il s'agit en l'occurrence de la partie A du vêtement située sous les aisselles, de la partie B correspondant aux épaules, de la partie C située à l'arrière de la capuche 5 au niveau de la nuque et de la partie D située (côté dos) le long de l'axe de symétrie du vêtement, sensiblement parallèle à la colonne vertébrale de celui qui porte le vêtement.

    [0010] Selon une variante de mise en oeuvre donnée à ti­tre d'exemple nullement limitatif, un vêtement conforme à l'invention peut être réalisé de la manière décrite mainte­nant.

    [0011] Au niveau des parties A, B, C, D décrites précédem­ment, une double paroi (double couche de tissu ab) est pré­vue. Cette double paroi délimite un logement dans lequel sont introduits des éléments de flottaison 11, 12, 13, 14 correspondant aux zones A, B, C, D. Ces éléments sont réali­sés en un matériau capable de flotter tel que du polystyrène alvéolé par exemple. Leur dimensionnement est optimisé pour, d'une part, ne pas gêner les mouvements du marin et, d'autre part, assurer à ce dernier un minimum de flottabilité qui per­met de le maintenir hors de l'eau un temps suffisant pour que les secours puissent intervenir. Les éléments 11 à 14 se pré­sentent sous la forme de boudins de flottaison de préférence plutôt larges, plats. Ils sont compartimentés par des coutu­res 100 en cas d'accrocs.

    [0012] Comme cela a été dit précédemment, on évite de dis­poser ces éléments 11 à 14 au niveau des zones les plus sol­licitées du vêtement. On sait en effet que les cirés des ma­rins, et plus particulièrement ceux des marins qui travail­lent au chalut, sont mis à rude épreuve par les filins d'acier, au niveau du ventre 25 et des avant-bras 26, c'est-à-dire à l'extrémité des manches. Ainsi, ces éléments de flottaison 11 à 14 ne risquent pas de gêner le marin dans ses mouvements d'une part, et échappe à des risques de détérioration trop rapide d'autre part.

    [0013] Selon une variante de l'invention, et pour donner encore plus d'aisance au vêtement conforme à l'invention, des soufflets peuvent être réalisés notamment au niveau de la capuche 20, voire même des aisselles (non représentés). L'élément flottant 13 prévu au niveau de la nuque se présen­te, quant à lui, plus sous la forme d'un coussin que d'un boudin, ceci dans le but de protéger la tête du marin en toute circonstance, et d'éviter autant que possible les ris­ques d'évanouissement tout en maintenant la tête hors de l'eau.

    [0014] Selon une autre variante de l'invention, et pour améliorer encore les conditions de repérage surtout de nuit, on recouvre les parties extérieures du ciré conforme à l'in­vention, notamment au niveau des éléments flottants 11 à 14, d'une matière phosphorescente 30.

    [0015] Selon une autre variante de l'invention, une ceintu­re 41, en nylon par exemple, est prévue. Elle est glissée à l'intérieur d'un coulisseau 40 lui-même situé à l'intérieur du vêtement conforme à l'invention. Seules les deux extrémi­tés 42 de cette ceinture débouchent sur l'extérieur de telle sorte que l'utilisateur puisse faire un noeud au niveau de son abdomen. Ainsi, en serrant un peu, il constitue une ré­serve d'air au-dessus de la ceinture qui, avec les éléments flottants 11 à 14 décrits précédemment, tend à augmenter encore les chances de sauvetage, pour un court instant certes, mais chaque instant gagné accroît considérablement celles-ci.

    [0016] Selon une autre variante de l'invention, une san­gle 51 formant une poignée 50 est également rendu solidaire de la capuche 5 du vêtement conforme à l'invention. Cette sangle 51 est destinée , par l'intermédiaire de la poignée 50, à servir de point d'agrippage pour les sauveteurs. Afin de ne pas risquer de blesser le naufragé, elle suit de préférence, comme le montre le pointillé 51, la couture dorsale du ciré jusqu'au niveau des reins, de telle sorte que l'effort de trac­tion résultant de la prise en charge du naufragé au niveau de la poignée 50, se répercute sur toute la longueur de la sangle 51, l'effort est ainsi réparti et permet d'éviter les risques d'accident supplémentaire au niveau de la colonne vertébrale.

    [0017] Enfin, pour parfaire cet équipement, un moyen de repérage sonore tel qu'un sifflet 60 peut être rendu solidai­re du vêtement et accessible facilement au naufragé qui peut ainsi signaler sa détresse et sa présence.

    [0018] Un tel vêtement 1 conforme à l'invention n'est peut-­être pas véritablement un vêtement de survie, mais constitue tout de même une garantie non négligeable pour le marin, car, en cas d'accident,il permet à ce dernier de surnager suffisam­ment longtemps pour que les secours s'organisent, et que ses coéquipiers puissent le suivre à la trace et le saisir pour le hisser à nouveau à bord.

    [0019] La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de modifications et de varian­tes qui apparaîtront à l'homme de l'art.


    Revendications

    1 - Vêtement (1) de travail destiné à améliorer les conditions de sauvetage d'un homme tombé à la mer, et notamment d'un homme d'équipage de bateau de pêche, du type ciré, caractérisé en ce que des éléments de flottaison (11, 12, 13, 14) sont disposés dans les zones (A, B, C, D) du vê­tement les moins sollicitées lors des manoeuvres en cours de travail, zones respectivement situées au niveau des ais­selles, de l'épaule de la nuque,et de l'arête dorsale.
     
    2 - Vêtement selon la revendication 1, caractéri­sé en ce que, au niveau (A, B, C, D) est prévue une double paroi (ab) formant des logements destinés à recevoir des éléments flottants (11 à 14).
     
    3 - Vêtement selon la revendication 2, caractérisé en ce que ces éléments flottants (11 à 14) sont réalisés en polystyrène alvéolé.
     
    4 - Vêtement selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que ces logements sont compartimentés par des coutures (100).
     
    5 - Vêtement selon l'une des revendications pré­cédentes, caractérisé en ce que des soufflets (20) sont prévus pour donner de l'aisance au vêtement.
     
    6 - Vêtement selon l'une des revendications précé­dentes, caractérisé en ce qu'un coulisseau (40) est prévu à l'intérieur du vêtement, au niveau de la taille, dans le­quel est glissé un fil (41) dont les extrémités (42) sont destinées à être nouées pour délimiter une réserve d'air contribuant à la flottaison.
     
    7 - Vêtement selon l'une des revendications précé­dentes, caractérisé en ce qu'une sangle (51) est rendue soli­daire du vêtement le long de l'arête dorsale et se termine par une poignée (50) placée sur la capuche (5).
     
    8 - Vêtement selon l'une des revendications précé­dentes, caractérisé en ce qu'un revêtement phosphorescent (30) est appliqué sur les zones (A, B, C, D).
     
    9 - Vêtement selon l'une des revendicationa pré­cédentes, caractérisé en ce qu'un moyen d'alarme sonore (50) est solidaire du vêtement et accessible au naufragé pour si­gnaler sa position.
     




    Dessins







    Rapport de recherche