[0001] La présente invention concerne une/machine pour former, dans une tôle, des ondes
parallèles et pour souder chacune de ces ondes à ses extrémités longitudinalesdi
[0002] Des tôles pourvues d'onde parallèles dont les lèvres sont soudées à leurs extrémités,
sont notamment utilisées pour constituer des parois de transformateur électrique immergé.
En effet ces transformateurs comportent une cuve destinée à contenir les éléments
électriques et qui est remplie d'un diélectrique liquide qui a la double fonction
d'isoler les bobinages parcourus par le courant et de véhiculer les calories dissipées
par le transformateur en fonctionnement. Pour évacuer ces calories, la cuve est munie
de radiateurs de diverses conceptions. Pour les petites puissances ces radiateurs
sont constitués par des ondulations plus ou moins profondes et rapprochées, ondulations
appelées ondes et faisant partie intégrante des parois verticales de la cuve. Cette
technique est actuellement la plus économique et elle est de plus en plus utilisée.
[0003] Pour fabriquer ces ondes en panneau on utilise actuellement des chaînes de fabrication
semi-automatique, les panneaux à ondes étant fabriqués en plusieurs opérations successives
pour obtenir un ensemble soudé et donc étanche. Ces chaînes de fabrication sont très
lourdes et onéreuses et réservées à de très gros fabricants.
[0004] On connaît par ailleurs, ainsi qu'il est décrit dans le brevet FR-A-2 245 427, une
machine du type précité laquelle comporte une matrice de pliage dont l'empreinte présente,
en section droite transversale, la forme désirée pour chacune des ondes devant être
formées dans une tôle. Cette tôle est amenée à défiler en regard de la matrice et
du côté opposé à cette dernière se trouve un poinçon ou couteau dont la section droite
est un peu plus petite que celle de la matrice. Des moyens sont prévus pour déplacer,
perpendiculairement à la tôle, le poinçon et/ou la matrice de manière que, par suite
du mouvement d'engagement du poinçon dans la matrice, la tôle soit pliée à l'intérieur
de la matrice en formant une onde.
[0005] La présente invention concerne des perfectionnements apportés à une telle machine
dans le but de souder entre elles les lèvres adjacentes extrêmes des deux flancs d'une
onde, afin de fermer latéralement l'intervalle délimité par chaque onde.
[0006] A cet effet cette machine pour former, dans une tôle, des ondes parallèles et pour
souder chacune de ces ondes à ses extrémités longitudinales, comprenant, d'un côté
de la tôle, une matrice de pliage comprenant deux plaques perpendiculaires à la tôle,
délimitant entre elles un espace dans lequel peut être engagé un poinçon ou couteau
perpendiculaire à la tôle et disposé de l'autre côté de celle-ci, des moyens pour
provoquer un déplacement relatif, perpendiculairement à la tôle, de la matrice de
pliage et du couteau de manière à engager progressivement ce couteau dans la matrice
de pliage et à plier ainsi en U la tôle dans la matrice pour former l'onde, est caractérisée
en ce que la matrice de pliage porte, à chacune de ses deux extrémités latérales et
sur les faces internes en regard de ses deux plaques parallèles, une paire d'organes
de cambrage en saillie par rapport aux faces internes des deux plaques parallèles
de la matrice, les deux organes de cambrage d'une même paire étant disposés à l'extérieur
du passage du couteau dans la matrice, de part et d'autre de ce passage, et délimitant
entre eux un intervalle sensiblement égal au double de l'épaisseur de la tôle pour
pincer entre eux, lors du mouvement relatif de la matrice et du couteau, les deux
lèvres extrêmes en regard des flancs de la tôle, et des moyens de soudage portés par
la matrice de pliage et assurant le soudage des deux lèvres de la tôle au voisinage
immédiat de la zone de pincement de celles-ci entre les organes de cambrage.
[0007] Suivant une caractéristique complémentaire de l'invention les organes de cambrage
sont constitués de préférence par des billes montées fixes ou mobiles dans des logements
sphériques ménagés dans les faces internes des deux plaques de la matrice de pliage.
[0008] Suivant une autre caractéristique complémentaire de l'invention les moyens de soudage
comprennent, de préférence, une torche électrique portée par la matrice de pliage,
à l'extérieur des organes de cambrage, l'axe de la buse de sortie de cette torche
s'étendant longitudinalement, c'est-à-dire parallèlement à l'arête de l'onde, en direction
de la zone de pincement entre les deux organes de cambrage et un peu en avant du point
où les deux lèvres des flancs de l'onde viennent en contact l'une avec l'autre, entre
les deux organes de cambrage.
[0009] La machine suivant l'invention offre l'avantage qu'elle permet d'obtenir en une seule
opération des panneaux à ondes soudées à leurs extrémités latérales, d'où un gain
de temps de fabrication et d'encombrement. Par ailleurs cette machine complète, assurant
à la fois le formagede l'onde et le soudage, a un faible volume, son prix de revient
est relativement bas et son réglage est très facile puisqu'il suffit de régler une
seule machine pour faire varier les dimensions du panneau à ondes recherché.
[0010] On décrira ci-après,à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de la
présente invention,en référence au dessin annexé sur lequel :
La figure 1 est une demi-vue en coupe horizontale schématique de la machine de formage
et soudage suivant l'invention.
La figure 2 est une vue en coupe verticale et longitudinale par rapport à l'onde,
faite suivant la ligne II-II de la figure 1.
La figure 3 est une vue en coupe verticale et transversale par rapport à l'onde, faite
suivant la ligne III-III de la figure 2.
La figure 4 est une vue en perspective partielle d'un panneau à ailettes de refroidissement
formées d'ondes parallèles.
Les figures 5,6,7 et 8 sont des vues en élévation schématiques illustrant les diverses
phases de fabrication d'un panneau à ondes parallèles au moyen de la machine suivant
l'invention.
[0011] La machine suivant l'invention est destinée à former, dans une tôle horizontale 1,
des ondes 2 successives, parallèles entre elles et perpendiculaires au plan de la
tôle, ces ondes pouvant constituer, par exemple, des ailettes de refroidissement d'une
paroi d'un transformateur. La machine comprend, comme il est représenté sur les figures
5 à 8, une matrice 3 constituée essentiellement de deux plaques verticales parallèles
4 et 5, cette matrice étant disposée, par exemple, au-dessus de la tôle 1. En dessous
de la tôle 1 et de la matrice 3 est disposé un poinçon ou couteau 6 qui peut être
fixe et porté par un socle 7 comme il est représenté sur le dessin. Des moyens sont
prévus, dans la forme d'exécution non limitative représentée sur le dessin, pour déplacer
verticalement la matrice 3, de manière que le couteau fixe 6 vienne s'engager entre
les plaques verticales parallèles 4,5 de la matrice, en cambrant ainsi la tôle pour
former les ondes parallèles 2. Toutefois il est évident que la matrice 3 pourrait
être fixe, le couteau 6 étant mobile ou bien encore que la matrice 3 et le poinçon
6 pourraient être tous les deux mobiles.
[0012] Si on se réfère maintenant plus particulièrement aux figures 1 à 3, on peut voir
que la matrice 3 porte, à chacune de ses extrémités latérales et sur les faces internes
4a et 5a de ses deux plaques parallèles 4 et 5, des organes de cambrage respectifs
8 et 9 qui, dans cette forme d'exécution non limitative, sont constitués par des billes.
Ces billes sont montées fixes ou mobiles en rotation dans des logements sphériques
ménagés dans les faces internes 4a,5a des deux plaques 4,5 de la matrice. Les billes
8,9 sont disposées à l'extérieur du passage du couteau 6 dans la matrice 3, de part
et d'autre de ce passage, afin de cambrer et d'appliquer l'une contre l'autre les
deux lèvres extrêmes 2a et 2b des deux flancs de chaque onde 2. A cet effet les deux
billes d'une même paire 8 et 9, disposées en regard l'une de l'autre, dans un même
plan horizontal, sont écartées l'une de l'autre de manière à délimiter entre elles
un intervalle de largeur sensiblement égale au double de l'épaisseur de la tôle. De
ce fait, lors du mouvement vertical relatif de la matrice 3 par rapport au couteau
6, les deux billes 8,9 de chaque paire d'organes de cambrage provoquent le rapprochement
progressif et le pincement des deux lèvres 2a,2b de l'onde 2 comme on peut mieux le
voir sur les figures 1 et 3.
[0013] La machine suivant l'invention est pourvue également de moyens permettant d'assurer
le soudage des deux lèvres 2a,2b pratiquement en même temps qu'a lieu leur pincement.
Ces moyens de soudage sont avantageusement constitués par une torche électrique 11
qui est portée par la matrice 3, à l'extérieur des organes de cambrage 8,9. Cette
torche s'étend horizontalement, son axe étant parallèle à l'arête de l'onde 2. La
torche 11 est fixée à l'âme verticale 12a d'un support 12 en forme de chape dont les
ailes verticales 12b enserrent les deux plaques 4,5 de la matrice 3 et sont fixées
aux faces externes de ces plaques au moyen de vis 13. La torche de soudage 11 comporte
une buse de sortie 14 qui s'étend en direction de la zone de pincement entre les deux
billes 8,9, un peu après le point où les deux lèvres 2a,2b de l'onde 2 viennent en
contact l'une avec l'autre, entre les deux billes 8 et 9, comme on peut mieux le voir
sur la figure 3. De ce fait la torche de soudage 11 provoque le début de la fusion
du métal juste un peu après l'application de la pression entre les deux billes 8 et
9.
[0014] On voit, d'après ce qui précède, que la machine suivant l'invention permet de réaliser,
en une seule opération, c'est-à-dire en une seule course du mouvement relatif de la
matrice 3 et du couteau 6, le formage de l'onde 2 et le soudage de ses lèvres latérales
2a et 2b.
[0015] Les figures 5 à 8 illustrent le fonctionnement de la machine. En position de départ,
qui est celle représentée sur la figure 5, la tôle 1 repose, en amont du couteau 6
et de la matrice 3, sur un plateau électromagnétique 15, en position haute, qui peut
être déplacé verticalement par un vérin vertical 16 porté par un chariot 18 déplacé
horizontalement par un vérin horizontal 17. En aval de la matrice 3 et du couteau
6 la tôle 5 repose sur un plateau 19 mobile verticalement sous la commande d'un vérin
vertical 19.
[0016] Pour le formage d'une onde 2, la matrice 3 est abaissée, sous le commande d'un vérin
de presse vertical 21, de manière que ses deux plaques verticales 3,4 viennent s'engager
de part et d'autre du couteau vertical fixe 6, en cambrant la tôle 1 de manière à
former une onde 2 à section droite en forme de U inversé. En fin de descente de la
matrice 3 la tôle se trouve déformée ainsi qu'il est représenté sur la figure 6. Pendant
ce mouvement de descente de la matrice 3 a lieu le pincement et le soudage des ailes
latérales 2a,2b, comme il a été expliqué précédemment. Avant qu'ait lieu la déformation
de la tôle 1, pour la formation de l'onde 2, les plateaux 15 et 19 ont été amenés
dans leurs positions basses, par leurs vérins respectifs 16 et 20. Par ailleurs le
chariot 18 portant le plateau électromagnétique 15 est ramené à sa position "recul"
sous la commande de son vérin 17 relié au vérin de presse commandant la descente de
la matrice 3.
[0017] Une fois le cambrage de la tôle 1 pour la formation de l'onde 2 et le soudage des
lèvres 2a,2b de cette onde réalisés, le vérin de presse 21 provoque la remontée de
la matrice 3 qui se dégage ainsi progressivement de l'onde 2 formée sur le couteau
6. En fin de course ascendante le vérin de presse 21 commande l'alimentation des vérins
16 et 20 par le fond, ce qui provoque la montée du plateau électromagnétique 15 et
celle du plateau arrière 19. Ces plateaux 15 et 16 soulèvent alors la tôle 1 en désengageant
l'onde 2 précédemment formée du couteau 6, comme il est représenté sur la figure 8.
Le vérin 17 est alors alimenté par le nez, sous la commande du vérin de presse, pour
déplacer le chariot 18 et le plateau électromagnétique 15 en direction du couteau
6. Du fait que le plateau électromagnétique 15 est alors excité, il entraîne avec
lui la tôle 1 pour l'amener en position de départ, en vue du pliage d'une nouvelle
onde 2, cette position étant représenté sur la figure 5. Le cycle peut alors recommencer.
1.- Machine pour former, dans une tôle, des ondes parallèles et pour souder chacune
de ces ondes à ses extrémités longitudinales, comprenant, d'un côté de la tôle, une
matrice de pliage comprenant deux plaques perpendiculaires à la tôle, délimitant entre
elles un espace dans lequel peut être engagé un poinçon ou couteau perpendiculaire
à la tôle et disposé de l'autre côté de celle-ci, des moyens pour provoquer un déplacement
relatif, perpendiculairement à la tôle, de la matrice de pliage et du couteau de manière
à engager progressivement ce couteau dans la matrice de pliage et à plier ainsi en
U la tôle dans la matrice pour former l'onde, caractérisée en ce que la matrice de
pliage (3) porte, à chacune de ses deux extrémités latérales et sur les faces internes
(4a,5a) en regard de ses deux plaques parallèles (4,5) , une paire d'organes de cambrage
(8,9) en saillie par rapport aux faces internes (4a,5a) des deux plaques parallèles
(4,5) de la matrice, les deux organes de cambrage (8,9) d'une même paire étant disposés
à l'extérieur du passage du couteau (6) dans la matrice (3), de part et d'autre de
ce passage et délimitant entre eux un intervalle sensiblement égal au double de l'épaisseur
de la tôle pour pincer entre eux, lors du mouvement relatif de la matrice (3) et du
couteau (6), les deux lèvres extrêmes (2a,2b) en regard des flancs de la tôle, et
des moyens de soudage (11) portés par la matrice de pliage (3) et assurant le soudage
des deux lèvres (2e,2b) de la tôle au voisinage immédiat de la zone de pincement de
celles-ci entre les organes de cambrage (8,9).
2.- Machine suivant la revendication 1 caractérisée en ce que les organes de cambrage
(8,9) sont constitués par des billes montées fixes ou mobiles dans des logements sphériques
ménagés dans les faces internes (4a,5a) des deux plaques (4,5) de la matrice de pliage
(3).
3.- Machine suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée en
ce que les moyens de soudage comprennent une torche électrique(11) portée par la matrice
de pliage (3), à l'extérieur des organes de cambrage (8,9), l'axe de la buse de sortie
(14) de cette torche (11) s'étendant longitudinalement, c'est-à-dire parallèlement
à l'arête de l'onde (2), en direction de la zone de pincement entre les deux organes
de cambrage (8,9) et un peu après le point où les deux lèvres (2a,2b) des flancs de
l'onde viennent en contact l'une avec l'autre, entre les deux organes de cambrage
(8,9).
4.- Machine suivant la revendication 3 caractérisée en ce que la torche (11) est fixée
à l'âme verticale (12a) d'un support (12) en forme de chape dont les ailes verticales
(12b) enserrent les deux plaques (4,5) de la matrice (3) et sont fixées aux faces
externes de ces plaques au moyen de vis (13).
5.- Machine suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée en
ce qu'en position de départ, la tôle (1) repose, en amont du couteau (6) et de la
matrice (3), sur un plateau électromagnétique (15), en position haute, qui peut être
déplacé verticalement par un vérin vertical (16) porté par un chariot (18) déplacé
horizontalement par un vérin horizontal (17), et en aval de la matrice (3) et du couteau
(6) la tôle (5) repose sur un plateau (19) mobile verticalement sous la commande d'un
vérin vertical (19).