[0001] La présente invention concerne le domaine technique de l'établissement, du réglage
et de l'enroulement-stockage d'une voile de bateau.
[0002] Une voile de bateau, telle que 1, illustrée par la fig. 1 représentant l'art antérieur,
est maintenue par son guindant sur un mât 2 et par sa bordure sur une bôme 3 portée
à l'avant sur le mât par une articulation 4 et suspendue à l'arrière à une balancine
5 frappée en tête de mât.
[0003] La bôme 3 est soumise à deux types de sollicitations pouvant être qualifiées de tendances
générales verticales. L'une de ces sollicitations, schématisée par les flèches F
1 est dirigée vers le haut et se trouve, sensiblement, répartie de façon uniforme le
long de la bôme. Cette sollicitation est due à l'action du vent sur la voile.
[0004] La seconde, dirigée vers le bas et schématisée par les flèches F
2, correspond à la traction compensatrice de hale-bas tendus entre la bôme 3 et le
pont. Les efforts dans le sens des flèches F
2 sont appliqués à des points d'ancrage 6 qui sont portés par la bôme 3.
[0005] Le nombre et la position des points d'ancrage 6 permettent de compenser les efforts
selon les flèches F et d'équilibrer les contraintes de flexion appliquées à la bôme.
[0006] Pour faciliter la tâche des navigateurs et, notamment, rendre plus rapides et moins
fatiguantes les manoeuvres d'établissement ou de réduction de la surface de voile
en fonction des conditions de navigation, la technique antérieure a proposé de remplacer
une bôme, telle que 3 selon la fig. l, par une bôme enrouleuse 3a, représentée à la
fig. 2. Une telle bôme est associée à un mécanisme 7 d'entraînement en rotation de
la bôme 3a qui est ainsi à même d'assurer l'enroulement sur elle-même de toute ou
partie de la voile 1.
[0007] Si cette construction procure des avantages certains, en revanche, certains inconvénients
sont à porter à son compte.
[0008] Etant donné que la bôme 3a sert de mandrin d'enroulement pour la voile 1, il devient
impossible de lui faire porter également les points d'ancrage 6 selon la fig. 1. Dans
un tel cas, la ou les forces F
2 ne peuvent être appliquées que par un palan d'écoute 9 accroché au collier 8 adapté
à l'extrémité de la bôme 3a pour assurer sa suspension par l'intermédiaire de la balancine
5. Ceci a, toutefois, deux conséquences importantes.
[0009] La première est que la bôme 3a n'est plus reliée au pont par des points de réaction
intermédiaires entre ses extrémités et subit alors une flexion vers le haut, comme
représenté en traits mixtes, sous la sollicitation de la voile 1 dans le sens des
flèches F
1 (fig. 2).
[0010] La seconde, qui est certainement plus préjudiciable, est qu'il n'est plus possible
de choisir les positions des points d'écoute et de hale-bas en fonction de l'architecture
propre du bateau.
[0011] Pour tenter de remédier à ces inconvénients, la technique antérieure préconise d'enfiler
sur la bôme 3a un anneau ou croissant ouvert 10, définissant un diamètre interne supérieur
à celui de la bôme seule, pour permettre l'enroulement sur cette dernière de la voile
1. Un tel croissant ou anneau illustré par la fig. 3 est, généralement, retenu au
collier 8 par une liaison souple, éventuellement de longueur réglable. Le croissant
porte un moyen d'accrochage d'un hale-bas permettant ainsi d'appliquer à une position
intermédiaire de la bôme, comprise entre ses deux extrémités et dépendant du réglage
de la liaison souple, un effort de traction F
2 dirigé vers le bas, soit adapté à la configuration du bateau, soit correspondant
à l'effort de traction vers le haut exercé sur la bôme par la voile 1.
[0012] Lorsque le hale-bas exerce un effort de traction appliqué au croissant, celui-ci
prend appui sur le dessus de la bôme ou sur la voile en partie enroulée, par l'intermédiaire
de galets ou de molettes 10
1 équipant ses extrémités.
[0013] Cette solution, bien qu'apportant remède aux inconvénients mentionnés ci-dessus,
n'est pas satisfaisante, car le croissant relié au palan occupe, par rapport à la
bôme, une orientation angulaire imposée par la direction de traction F
2 exercée par le hale-bas. Dans de nombreux cas donc, la voile 1 passant à travers
l'ouverture de l'anneau ou du croissant subit une inflexion sur l'un des galets qui
la marque et la détériore rapidement, comme cela apparaît à la fig. 3. Cette figure
montre que les deux molettes ou galets 10
1 ont aussi, dans tous les cas, un effet de poinçonnage sur la partie de voile partiellement
enroulée, laquelle subit très rapidement des détériorations d'autant plus préjudiciables
que la navigation s'effectue par gros temps.
[0014] Il peut être considéré que la technique antérieure propose encore une autre solution,
telle que celle faisant l'objet de la demande de brevet déposée en FRANCE sous le
n° 81 20 274.
[0015] Bien que l'objet de cette demande de brevet soit dirigé vers un dispositif enrouleur
et emmagasineur de voile, adapté sur une bôme, il faut noter qu'il divulgue un fourreau
en matière déformable, entourant la bôme sur sensiblement toute sa longueur, délimitant
une fente à bords parallèles pour le passage de la voile et contenant intérieurement
un lest en forme de poutre, uniquement rattaché à l'arrière sur le collier de balancine.
[0016] Dans cette structure, des trous sont prévus dans le fourreau en matière déformable
pour permettre le passage des points d'ancrage fixés sur le lest en forme de poutre.
Des hale-bas peuvent être fixés sur de tels ancrages, de manière que l'effort de traction,
dirigé vers le bas et appliqué au lest en forme de poutre, s.oit réparti sur le fourreau
en matière déformable chargé de transmettre cet effort à des lames ou lattes bordant
la fente du fourreau et qui répercutent cet effort à la bôme en s'appuyant sur le
dessus de cette dernière.
[0017] Dans cette structure, le lest en forme de poutre ne représente pas un organe fonctionnellement
résistant, puisqu'il constitue un organe de répartition de l'effort exercé par les
points d'ancrage sur le fourreau qui le retransmet en le répartissant plus uniformément
sur les lames ou lattes limitant la fente de passage de voile.
[0018] Cette proposition constructive peut être considérée comme répondant au problème posé,
mais ceci à la condition d'équiper la bôme enrouleuse avec le dispositif enrouleur
et emmagasineur objet de cette demande française.
[0019] En d'autres termes, la technique antérieure ne fournit aucune solution pour régler
le problème posé, à partir du moment où il est souhaité pouvoir appliquer et répartir
des forces de traction dirigées vers le bas sur une bôme enrouleuse traditionnelle.
[0020] La présente invention vise à résoudre le problème ainsi posé, en proposant une bôme
enrouleuse composite, constituée de manière à pouvoir assumer la fonction de bôme
enrouleuse traditionnelle, tout en offrant la possibilité de permettre le choix des
points d'ancrage sur les palans de hale-bas en fonction de l'architecture du bateau.
[0021] Compte tenu de ce que la flèche prise par une poutre est proportionnelle à la charge
appliquée mais aussi au cube de sa longueur, on comprend qu'il existe pour chaque
type de poutre une limite de longueur à ne pas dépasser.
[0022] Un autre objet de l'invention est de proposer des moyens simples à mettre en oeuvre
pour multiplier par deux, voire par trois la limite de longueur de la bôme enrouleuse
composite.
[0023] Pour atteindre les buts ci-dessus, la bôme enrouleuse composite, conforme à l'invention
comprend, en outre, une poutre en caisson tubulaire, de section droite transversale
constante et polygonale,choisie de façon à conserver un moment d'inertie transversal
qui .n'est pas inférieur à 1/6 du moment d'inertie vertical et suspendue par ses deux
extrémités pour s'étendre à distance et sous la bôme enrouleuse, ladite poutre en
caisson comportant, en saillie sur sa face longitudinale inférieure, au moins un point
d'ancrage pour un organe de traction.
[0024] Diverses autres caractéristiques et avantages ressortent de la description faite
ci-dessous en référence aux dessins annexés qui montrent, à titres d'exemples non
limitatifs, des formes de réalisation de l'objet de l'invention.
[0025] Les fig. 1 à 3 sont deux élévations et une coupe schématique illustrant des structures
selon l'art antérieur.
[0026] La fig. 4 est une élévation latérale, à plus grande échelle, d'une bôme enrouleuse
composite conforme à l'invention.
[0027] La fig. 5 est une vue transversale, partie en coupe, prise à plus grande échelle
sensiblement selon la ligne V-V de la fig.4.
[0028] La fig. 6 est une élévation partielle illustrant une variante de réalisation de l'un
des éléments constitutifs de la bôme enrouleuse composite.
[0029] La fig. 7 est une coupe-élévation montrant, à plus grande échelle, un autre détail
de réalisation de la bôme enrouleuse composite.
[0030] La fig. 8 est une coupe transversale prise, à plus grande échelle, selon la ligne
VIII-VIII de la fig. 4.
[0031] La fig. 9 est une coupe transversale analogue à la fig. 8 mais montrant, à plus petite
échelle, une variante de réalisation.
[0032] La fig. 10 est une élévation, analogue à la fig. 4, mais illustrant un développement
de l'invention.
[0033] La fig. Il est une coupe transversale prise, sensiblement, selon la ligne XI-XI de
la fig. 10.
[0034] La fig. 12 est une coupe transversale prise, à plus grande échelle, selon la ligne
XII-XII de la fig. Il.
[0035] Les fig. 13 et 14 sont des vues schématiques représentant deux phases particulières
de mise en oeuvre de la réalisation de l'objet de l'invention selon la fig. 10.
[0036] La fig. 15 est un diagramme illustrant certains avantages de mise en oeuvre de l'objet
de l'invention.
[0037] Les fig. 16 et 17 sont des vues transversales schématiques, analogues aux fig. 13
et 14 montrant par comparaison deux autres états particuliers de mise en oeuvre de
l'objet de l'invention.
[0038] La fig. 18 est une vue de dessus schématique illustrant une variante de réalisation
de l'un des éléments constitutifs de l'objet de l'invention.
[0039] La fig. 4 montre une bôme enrouleuse 3a montée, comme rappelé par l'art antérieur
illustré par la fig. 2, sur un mât 2 par son extrémité avant, au moyen d'un cardan
4 associé à un mécanisme 7 d'entraînement en rotation. La bôme 3a est portée, à son
extrémité arrière, par un palier du collier 8 suspendu à la balancine 5.
[0040] La bôme 3a est mise en oeuvre pour l'établissement, le réglage et l'enroulement d'une
voile 1 représentée dans son état entièrement roulé, faisant apparaître un enroulement
hélicoîde formé par la chute 11 de la voile 1.
[0041] La borne enrouleuse composite selon l'invention comprend, outre la bôme 3a décrite
ci-dessus, une poutre 12 en caisson tubulaire qui est suspendue par ses deux extrémités.
La poutre 12 s'étend à distance et sous la bôme enrouleuse 3a en réservant, par rapport
à cette dernière, un intervalle 13 suffisant pour permettre l'enroulement complet
de la voile 1 sur la bôme 3a.
[0042] La suspension de la poutre 12 est assurée à l'avant, par exemple, au moyen d'un étrier
14 (fig. 5) qui est monté dans une gorge 15 présentée par le demi-arbre de cardan
ou de vit-de-mulet. L'étrier 14 est associé à une platine 16 à travers laquelle passe
un organe de fixation 17 coopérant avec l'extrémité correspondante de la poutre 12.
[0043] Une variante de réalisation est illustrée par la fig. 6 selon laquelle la suspension
de l'extrémité avant de la poutre 12 est assurée par un anneau ou une manille 18 engagé
dans deux oeils 19 et 20, respectivement portés par le mât 2 et par l'extrémité correspondante
de la poutre 12.
[0044] La poutre en caisson tubulaire 12 est suspendue, par son extrémité arrière (fig.
7) sur le collier 8 qui comprend un prolongement 20 s'étendant vers le bas, traversé
par un organe de fixation 21 engagé dans l'extrémité correspondante de la poutre 12.
[0045] Les moyens de suspension décrits ci-dessus permettent de maintenir la poutre 12 sous
la bôme 3, quelle que soit la position occupée par cette dernière, tant dans le plan
vertical qu'en déport horizontal.
[0046] La poutre 12 doit posséder un moment d'inertie suffisant pour qu'elle puisse supporter,
sans flèche excessive les efforts de traction F
2 exercés par les hale-bas. Pour atteindre ce résultat tout en limitant et son poids
et son encombrement vertical, la poutre 12 est réalisée selon l'invention pour que
sa section droite transversale soit définie (fig. 8) par deux trapèzes accolés par
leurs grandes bases fictives et possède ainsi deux bases épaisses 22 et 23 reliées
par deux parois latérales minces 24.
[0047] Cette forme a été choisie pour disposer d'un moment d'inertie vertical Iv maximal
tout en conservant un moment d'inertie transversal It suffisant pour éviter le vrillage
de la poutre sollicitée par des forces qui en pratique ne sont pas toujours orientées
dans le même plan en raison du roulis, du tangage, des rafales, des embardées, etc
..
[0048] Selon l'invention, le moment transversal est choisi pour ne pas être inférieur à
1/6 du moment vertical et, de façon pré- férée, le rapportÉ est choisi égal à 3,5.
[0049] Selon l'invention, la poutre 12 comporte avantageusement aussi une moulure interne
25 saillant à partir de la face interne de la base épaisse inférieure 23 et s'étend,
après suspension sous la bôme 3a, de façon que sa base épaisse 22 soit située face
et sensiblement parallèlement à la bôme. Cette moulure 25 permet le perçage facile
ainsi que le taraudage de trous 26 de direction transversale pour le montage d'oeils
27 de traction.
[0050] La poutre 12 peut aussi comporter une moulure 28 saillant à partir de la face interne
de la base épaisse supérieure 22. Cette moulure 28 peut présenter un canal longitudinal
29 aux extrémités duquel il est facile d'exécuter des taraudages pour le montage des
organes 17 et 21 alors constitués par des vis comme représentées aux fig. 7 et 8.
[0051] Selon une autre forme de réalisation, la poutre 12 présente une base 22 dépourvue
de la moulure 28. Dans un tel cas, la suspension de la poutre peut être assurée en
prévoyant à chaque extrémité un bouchon 30 comportant une moulure interne 30a pour
l'exécution des taraudages de réception des vis 17 et 21 (fig. 9).
[0052] On sait que, pour une charge déterminée, la flèche d'une poutre est proportionnelle
au cube de sa longueur. La poutre 12, de section constante, connaît donc une limite
d'utilisation. Pour étendre ce domaine d'utilisation, un développement de l'invention,
illustré par les fig. 10 et 11, consiste à pratiquer, dans les parois latérales 24,
des fenêtres 33 occupant un plan transversal médian perpendiculaire à l'axe de la
poutre 12. Les fenêtres 33 sont pratiquées pour permettre l'engagement libre d'un
anneau ouvert 34 pouvant être enfile sur la bôme 3a en réservant avec cette dernière
un intervalle 35 compatible avec l'épaisseur maximale d'enroulement complet de la
voile 1.
[0053] L'anneau 34 est réalisé de façon, qu'en l'absence de contrainte appliquée à la bôme
3a et à la poutre 12, il soit placé de façon sensiblement coaxiale à la bôme, sans
avoir de contact local avec la périphérie de cette dernière.
[0054] L'anneau 34 peut être réalisé de plusieurs façons différentes, en forme de croissant,
à partir d'une pièce tubulaire ou, encore, d'un profilé, par exemple en "H", comme
illustré par la fig. 12. Dans un tel cas, l'âme 36 relie deux ailes 37 qui s'étendent
sensiblement parallèlement à la périphérie de la bôme enrouleuse 3a.
[0055] Les parties terminales de l'anneau 34 délimitent entre elles une fente 38 et sont
munies de deux patins amovibles 39 dont la fonction apparaît dans ce qui suit.
[0056] L'adaptation de l'anneau 34 à travers les fenêtres 33 est complétée par l'interposition
d'un organe élastique 40 placé sous tension de traction entre l'anneau 34 et la poutre
12. L'organe élastique 40 sollicite l'anneau dans le sens de la flèche f
I (fig. 11), en déplacement angulaire relatif, pour amener la fente 38 en alignement
avec un plan tangent à la bôme 3a sensiblement vertical. Cette position stable de
référence est, par exemple, déterminée par une butée 41 portée par l'anneau 34 pour
coopérer avec la face latérale correspondante 24 de la poutre 12. Pour faciliter le
glissement dans les fenêtres 33, l'anneau 34 est, de préférence, garni d'un revêtement
d'une matière à faible coefficient de frottement, telle que polyamide, époxy, polytétrafluoroéthylène.
[0057] Dans la position d'enroulement sensiblement maximal de la voile 1 sur la bôme 3a,
tel que représenté par la fig. 10, l'anneau 34 occupe la position selon la fig. 11,
sans contact périphérique avec la bôme et la voile, étant donné qu'aucune contrainte
de traction vers le haut n'est imposée à la bôme 3a et qu'aucune contrainte de traction
vers le bas n'est appliquée à la poutre 12.
[0058] Lorsqu'il convient de dérouler la voile 1, le mécanisme 7 est commandé pour faire
tourner la bôme 3a dans le sens de la flèche f
2. La partie de la chute 11 progressivement déroulée se déplace dans le sens de la
flèche f
3, à partir de la position selon la fig. 11 et peut s'engager librement dans la fente
38 qui occupe, par l'action du ressort 40, le plan tangent correspondant. La voile
peut ainsi être facilement déroulée ou enroulée, sans risque de coincement ou de déchirure.
[0059] Le rôle de l'anneau fendu 34 est facile à comprendre à partir des fig. 13 à 15.
[0060] Lorsque pour naviguer une traction F est appliquée en divers points de la poutre
12, celle-ci prend, à partir d'une position neutre selon la fig. 13, une flèche A
proportionnelle à F ainsi que cela est montré par la courbe selon la fig. 15. Cette
flèche croît jusqu'à ce que l'anneau 34 vienne s'appuyer sur la bôme enrouleuse comme
illustré par la fig. 14, ce qui correspond à un effort de traction T
1 sur la fig. 15.
[0061] A partir de ce degré de flexion, la bôme 3a et la poutre 12, solidarisées par l'anneau
34 en leur milieu, forment une poutre composée et fléchissent ensemble en raison inverse
du moment d'inertie total qui se trouve plus que doublé. Le fléchissement de l'ensemble
est considérablement ralenti, ce qui correspond, selon la fig. 15, aux parties B,
C et D de la courbe en relation avec des efforts T , T
3 et
T4.
[0062] Ce ralentissement est même beaucoup plus fort que la fig. 15 ne le fait apparaître,
car sous charge croissante, le fléchissement de la bôme 3a et celui de la poutre 12
se font dans des sens opposés qui se compensent pratiquement.
[0063] La liaison structurelle entre la poutre 12 et la bôme 3a s'établit par l'intermédiaire
de l'anneau et, plus particulièrement, de l'un au moins des patins 39 qui permet de
répartir la pression d'application et d'éviter ainsi la détérioration de la voile,
encore éventuellement partiellement roulée.
[0064] Les fig. 13 et 14 illustrent un cas d'utilisation correspondant à un déroulement
complet de la voile. Dans un tel cas, la voile occupe, normalement, le plan médian
vertical de la bôme à la sortie de la gorge de cette dernière et, par conséquent,
sollicite l'anneau 34 en pivotement angulaire contre l'organe élastique 40 pour maintenir
la fente 38 dans le plan de la voile 1.
[0065] Les fig. 16 et 17 représentent un même cas d'utilisation avec la voile 1 partiellement
roulée sur la bôme et l'anneau 34 placé dans sa position stable par l'action du ressort
40.
[0066] La fig. 18 illustre une variante de réalisation selon laquelle l'anneau 34 est monté
libre de pivoter angulairement par rapport à la poutre 12, sans être relié à cette
dernière par l'organe élastique 40.
[0067] Dans un tel cas, pour que la chute de voile puisse s'engager automatiquement à l'intérieur
de la fente 38 lors du déroulement, il est prévu de faire porter à l'un des patins
39 une rampe d'engagement 42, en forme de segment hélicoïde, s'étendant vers l'avant
sur une longueur axiale supérieure au pas d'enroulement hélicoïdal de la chute 11.
La rampe 42 est portée par le patin 39 qui est le premier rencontré par la voile 1
selon le sens d'enroulement imposé à la bôme 3a par le mécanisme 7. L'anneau 34 comporte
alors deux butées 41, 41a (fig. 11) limitant l'amplitude de déplacement angulaire
par rapport à la poutre 12.
[0068] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés, car diverses modifications
peuvent y être apportées sans sortir de son cadre.
1 - Bôme enrouleuse composite pour voile de bateau, du type comprenant une bôme enrouleuse
traditionnelle (3a) montée à l'avant sur un mât (2) par un cardan (4) associé à un
mécanisme (7) d'entraînement en rotation et portée à l'arrière dans le palier d'un
collier (8) suspendu à une balancine (5) frappée en tête du mât, caractérisée en ce
qu'elle comprend, en outre, une poutre (12) en caisson tubulaire, de section droite
transversale constante et polygonale choisie de façon à conserver un moment d'inertie
transversal qui n'est pas inférieur à 1/6 du moment d'inertie vertical,
. suspendue par ses deux extrémités pour s'étendre à distance et sous la bôme enrouleuse
. et comportant, en saillie sur sa face longitudinale inférieure, au moins un point
d'ancrage (27) pour un organe de traction (9 ).
2 - Bôme enrouleuse composite selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle
comprend une poutre (12) en caisson tubulaire suspendue par son extrémité arrière
sur le collier (8) et par son extrémité avant sur l'arbre de demi-cardan (4) porté
par la bôme-enrouleuse.
3 - Bôme enrouleuse composite selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle
comprend une poutre (12) en caisson tubulaire suspendue par son extrémité arrière
sur le collier (8) et par son extrémité avant sur une articulation (18) portée par
le mât.
4- Bôme enrouleuse composite selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en
ce que la poutre en caisson tubulaire présente une section droite transversale en
forme de deux trapèzes accolés par leurs grandes bases fictives et comporte
- deux parois épaisses (22, 23) parallèles correspondant aux petites bases des deux
trapèzes
- et deux parois latérales minces (24) reliant les parois épaisses, ladite poutre
étant suspendue pour que l'une des parois épaisse soit placée à distance sensiblement
parallèlement sous la bôme.
5 - Bôme enrouleuse composite selon la revendication 4, caractérisée en ce que la
paroi épaisse (23) inférieure comporte à partir de sa surface interne, une moulure
longitudinale saillante (25) servant au vissage d'oeils de traction (27).
6 - Bôme enrouleuse composite selon la revendication 4, caractérisée en ce que la
paroi épaisse supérieure (22) comporte sur sa face interne une moulure (28) présentant
un évidement (29) longitudinal recevant des organes de fixation (17, 21) de moyens
de suspension des parties terminales de la poutre.
7 - Borne enrouleuse composite selon la revendication 4, caractérisée en ce que la
poutre (12) est suspendue par l'intermédiaire de bouchons extrêmes (30).
8 - Bôme enrouleuse composite selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en
ce que la poutre (12) en caisson présente, dans ses parois minces (24)Jdeux fenêtres
(33) alignées selon un plan transversal à l'axe de la poutre et traversées librement
par un anneau ouvert (34) entourant coaxialement la bôme en délimitant, avec cette
dernière et en l'absence de charge de flexion appliquée à la poutre en caisson et/ou
à la bôme, un intervalle annulaire au moins égal à l'épaisseur locale d'enroulement
complet de la voile sur la bôme.
9 - Bôme enrouleuse composite selon la revendication 8, caractérisée en ce que les
parties terminales de l'anneau ouvert (34) sont munies de patins (39) d'appui sur
la bôme.
10 - Bôme enrouleuse composite selon la revendication 8 ou 9, caractérisée en ce que
l'anneau (34) est relié à la poutre en caisson par un organe élastique (40) sollicitant
ledit anneau en déplacement angulaire dans le sens pour lequel là fente (38) qu'il
présente est amenée sensiblement en alignement avec un plan tangeant à la bôme enrouleuse
dans une position stable déterminée par une butée portée par l'anneau pour coopérer
avec la poutre.
Il - Bôme enrouleuse composite selon la revendication 8 ou 9, caractérisée en ce que
l'anneau (34) comporte :
- deux butées (41 et 41a) limitant l'amplitude de déplacement angulaire de l'anneau
(34) et déterminant deux positions stables dans lesquelles la fente de l'anneau est
en alignement, soit avec un plan vertical passant par l'axe de la bôme, soit avec
un plan tangent à cette bôme,
- et une rampe (42) d'engagement et de guidage en direction de la fente qu'il présente,
cette rampe s'étendant axialement sur une longueur supérieure au pas d'enroulement
hélicoide de la chute (11) de voile sur la bôme.