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Etats contractants désignés: |
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AT BE DE GB SE |
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Priorité: |
23.09.1985 LU 86090
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Date de publication de la demande: |
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01.04.1987 Bulletin 1987/14 |
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Titulaire: METALLURGIE HOBOKEN-OVERPELT
Société anonyme dite: |
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B-2710 Hoboken (BE) |
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Inventeurs: |
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- de Vynck, Ivan A.
B-9000 Gent (BE)
- de Backer, Pierre D.E.
B-2610 Wilrijk (BE)
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| (74) |
Mandataire: Saelemaekers, Juul (BE) et al |
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Union Miniere
Patent Department
Leemanslaan 36 B-2250 Olen B-2250 Olen (BE) |
| (56) |
Documents cités: :
FR-A- 1 359 381 GB-A- 936 875 GB-A- 2 117 412 US-A- 3 425 826 US-A- 4 518 418
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FR-A- 1 411 991 GB-A- 1 388 380 GB-A- 2 118 208 US-A- 3 838 288
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- CHEMICAL ABSTRACTS, vol. 67, 1967, page 5339, résumé no. 56614d, Columbus, Ohio, US;
K. SEIICHIRO et al.: "Melting and casting refractory or reactive metals by using a
plasma electron beam"
- CHEMICAL ABSTRACTS, vol. 96, 1982, page 264, résumé no. 73011w, Columbus, Ohio, US;
S. KASHU et al.: "Vacuum plasma electron beam melting of reactive and refractory metals
and their alloys. One step melting of low oxygen content titanium scrap by using VPEB"
- CHEMICAL ABSTRACTS, vol. 99, 1983, page 255, résumé no. 126768u, Columbus, Ohio, US;
M. SUZUE et al.: "Ingot making of tantalum from high-level-oxygen-contents materials
by vacuum plasma electron-beam (VPEB) process"
- CHEMICAL ABSTRACTS, vol. 100, 1984, page 271, résumé no. 72690f, Columbus, Ohio
- JOURNAL OF METALS, index au vol. 18, décembre 1966, pages 1303-1308, The Metallurgical
Society of AIME, New York, US; H.A. WILHELM et al.: "Columbium metal by the aluminothermic
reduction of Cb205"
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[0001] La présente invention se rapporte à un procédé pour préparer du métal affiné, ce
métal étant du tantale ou du niobium, à partir d'un matériau de départ constitué de
ce métal en poudre ou en morceaux contenant des impuretés volatiles, suivant lequel
on transforme d'abord le matériau de départ en du métal coulé brut que l'on soumet
ensuite à au moins une fusion par bombardement d'électrons de manière à produire du
métal coulé affiné.
[0002] Le procédé de l'invention est particulièrement intéressant pour préparer du tantale
de haute pureté à partir de poudres de tantale sodiothermi- ques et de déchets d'anodes
de tantale pour condensateurs.
[0003] Dans un procédé connu du type défini ci-dessus, on transforme d'abord une poudre
de tantale sodiothermique en du tantale coulé brut en compactisant la poudre et en
soumettant la poudre compactisée à une fusion par bombardement d'électrons. Ce procédé
connu présente l'inconvénient que la fusion par bombardement d'électrons est dans
ce cas particulier lente et coûteuse. Ceci est dû au fait que des impuretés sont vaporisées
lors de la fusion, ce qui fait monter la pression dans le four, dans lequel on opère.
Comme ce four requiert un vide très élevé pour qu'il puisse fonctionner, il s'ensuit
qu'on ne peut faire fonctionner le four qu'à environ un tiers de sa puissance et que
malgré cela il s'arrête encore souvent en attendant le rétablissement du vide requis,
ce qui fait que finalement il ne fonctionne réellement qu'une faible fraction du temps.
[0004] Dans un autre procédé connu du type défini ci-dessus, on transforme d'abord une poudre
de tantale sodiothermique en du tantale coulé brut en soumettant la poudre à un dégazage
sous vide dans un four à induction, en compactisant la poudre dégazée et en soumettant
la poudre compactisée à une fusion par bombardement d'électrons (voir p. ex. le brevet
US-A-3 425 826) . Cette fusion peut être effectuée maintenant à une allure normale,
puisque le dégazage sous vide a débarrassé le matériau à fondre de ses impuretés volatiles.
Ce procédé présente néanmoins l'inconvénient d'être coûteux, puisqu'il requiert un
dégazage sous vide et une fusion par bombardement d'électrons pour arriver à du tantale
coulé brut.
[0005] Le but de la présente invention est de fournir un procédé tel que défini ci-dessus,
qui évite les inconvénients des procédés connus.
[0006] Selon l'invention, pour transformer le matériau de départ en du métal coulé brut
on fond ce matériau tel quel ou à l'état compactisé par contact avec un plasma d'un
gaz qui est inerte par rapport au métal. Cette façon de transformer le matériau de
départ en du métal coulé brut est beaucoup moins coûteuse que celles utilisées dans
les procédés connus précités, parce qu'elle ne requiert pas du vide.
[0007] Il est à noter que l'on obtient dans le procédé de l'invention du métal coulé brut,
qui est beaucoup moins pur que celui obtenu dans les procédés connus précités. Cependant,
la Demanderesse a trouvé que ce métal coulé brut relativement impur obtenu comme produit
intermédiaire dans le procédé de l'invention, se laisse aussi facilement transformer
par fusion par bombardement d'électrons en du métal coulé affiné que le métal coulé
brut relativement pur obtenu comme produit intermédiaire dans les procédés connus
précités, ce qui est tout à fait surprenant.
[0008] Dans le procédé de l'invention on utilise de préférence en tant que gaz, qui est
inerte par rapport au métal à fondre, du gaz noble. On obtient de bons résultats avec
un plasma constitué d'argon, d'hélium ou d'un mélange d'argon et d'hélium, par exemple
un mélange présentant un rapport volumique argon : hélium allant de 0,2 à 0,8.
Exemple 1
[0009] Cet exemple se rapporte à la préparation de tantale de haute pureté à partir d'une
poudre de tantale sodiothermique par le procédé de l'invention.
[0010] La poudre de départ présente l'analyse suivante, en ppm : 49 C, 2700 02, 84 N2, 75
H2, 1438 S, 90 Na, 2430 K, 150 Fe.
[0011] La poudre est compactisée en un barreau cylindrique d'un diamètre de 50 mm par compression
isostatique à 45 000 psi.
[0012] Le barreau est fondu dans un four à plasma. Le four est chauffé par trois torches
à plasma, qui sont pointées vers une zone de fusion, les plans verticaux dans lesquels
les torches sont situées formant entre eux des angles de 120°. Les torches sont du
type ARCOS PJ 139 ; elles fonctionnent en mode non-transféré et elles ont chacune
une puissance de 22,5 kW. Entre les torches, utilisées comme électrodes, un courant
alternatif triphasé est superposé afin d'augmenter de 21,7 kW l'énergie contenue dans
le plasma. La puissance totale atteint donc 89.2 kW. Le gaz plasmagène utilisé est
constitué d'un mélange d'argon et d'hélium à 33 % en volume d'argon. Ce gaz est alimenté
à un débit de 55 Ni/minute. Ce même gaz est utilisé pour chasser l'air du four avant
le commencement de l'opération de fusion. Une fois que l'air est chassé du four, on
allume les torches en créant ainsi une zone de fusion très chaude. On amène l'extrémité
inférieure du barreau à fondre dans cette zone de fusion, où sous l'influence de la
haute température du plasma le tantale fond goutte à goutte et on fait descendre le
barreau au fur et à mesure qu'il est fondu. Le tantale fondu s'écoule dans un creuset
en cuivre refroidi, muni d'un fond rétractable. Au fur et à mesure que le creuset
est rempli on abaisse le fond de ce creuset et on forme ainsi un lingot de tantale
brut. La vitesse de fusion est de 25,3 kg de Ta par heure et la consommation d'énergie
de 3,5 kWh/kg de Ta.
[0013] Le tantale coulé brut ainsi obtenu présente l'analyse suivante, en ppm : 13 C, 2100
02, 30 N2, 4 H2, 7 S, < 2 Na. < 5 K, 52 Fe.
[0014] On refond le tantale coulé brut ainsi obtenu dans un four à bombardement d'électrons,
la vitesse de fusion étant de 160 kg de Ta par heure et la consommation d'énergie
de 2,6 kWh/kg de Ta. On obtient ainsi un lingot contenant, en ppm : 14 C, 139 02,
28 N2, 1 H2, < 1 S, < 2 Na, < 5 K, 25 Fe. Ce métal est suffisamment pur pour certaines
applications.
[0015] Si l'on veut obtenir du tantale extra-pur, on refond encore une fois le lingot dans
les mêmes conditions en produisant ainsi un lingot contenant, en ppm : 12 C, 63 02,
20 N2, < 1 H2, < 1 S, < 2 Na. < K.< 10 Fe.
Exemple 2
[0016] Cet exemple se rapporte à la préparation de tantale de haute pureté à partir d'une
poudre de tantale sodiothermique par le procédé de l'art antérieur mentionné ci-dessus
en premier lieu.
[0017] La poudre de départ présente la même composition que celle utilisée dans l'exemple
1 et elle est compactisée en un barreau cylindrique de la même façon que dans l'exemple
1.
[0018] Le barreau est fondu dans un four à bombardement d'électrons. En fondant aussi vite
que possible, la vitesse de fusion est de 10,4 kg de Ta par heure et la consommation
d'énergie de 28,8 kWh/kg de Ta.
[0019] Le tantale coulé brut ainsi obtenu présente l'analyse suivante, en ppm : 8 C, 565
02, 35 N2, < 1 H2, < 1 S, < 2 Na, < 5 K, 35 Fe.
[0020] Une première refusion de ce métal, effectuée dans les mêmes conditions que les refusions
effectuées dans l'exemple 1, fournit du tantale contenant en ppm : 7 C 101 02, 36
N2, < 1 H2, < 1 S, < 2 Na, < 5 K, < 10 Fe.
[0021] Une seconde refusion effectuée dans les mêmes conditions que la première fournit
alors du tantale contenant, en ppm : 5 C, 59 02, 25 N2, < 1 H2, < 1 S, < 2 Na, < 5
K, < 10 Fe.
[0022] Lorsqu'on compare les exemples 1 et 2, on voit que la vitesse de fusion du matériau
de départ compactisé réalisée dans l'exemple 1 est 2,5 fois plus élevée que celle
réalisée dans l'exemple 2, alors que l'énergie consommée pour cette fusion dans l'exemple
1 est 8 fois moins élevée que celle consommée dans l'exemple 2. On voit également
que les métaux obtenus dans les deux exemples par une refusion du tantale coulé brut
au four à bombardement d'électrons ont des compositions comparables et que ceci est
également le cas pour les métaux obtenus par double refusion du tantale coulé brut,
quoique le tantale coulé brut de l'exemple 1 soit beaucoup moins pur que celui de
l'exemple 2 et que toutes les refusions aient été effectuées dans les mêmes conditions.
1. Procédé pour préparer du métal affiné, ce métal étant du tantale ou du niobium,
à partir d'un matériau de départ constitué de ce métal en poudre ou en morceaux contenant
des impuretés volatiles, suivant lequel on transforme d'abord le matériau de départ
en du métal coulé brut que l'on soumet ensuite à au moins une fusion par bombardement
d'électrons de manière à produire du métal coulé affiné, caractérisé en ce que pour
transformer le matériau de départ en du métal coulé brut on fond ce matériau tel quel
ou à l'état compactisé par contact avec un plasma d'un gaz, qui est inerte par rapport
au métal.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise en tant que gaz,
qui est inerte par rapport au métal, du gaz noble.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on utilise du gaz noble
contenant de l'argon.
4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on utilise du gaz noble
contenant de l'hélium.
5. Procédé selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'on utilise comme
gaz noble un mélange d'argon et d'hélium.
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le rapport volumique Ar
: He va de 0,2 à 0,8.
1. A process for the preparation of refined metal, this metal being tantalum or niobium,
from a starting material composed of this metal in the form of powder or pieces containing
volatile impurities, according to which the starting material is first converted into
crude cast metal that is submitted afterwards to at least one electron beam melting
in order to produce refined cast metal, characterized in that, to convert the starting
material into crude cast metal, this material is melted as such or in compacted state
by contact with a plasma of gas that is inert towards the metal.
2. A process according to claim 1, characterized in that a noble gas is used as a
gas that is inert towards the metal.
3. A process according to claim 2, characterized in that a noble gas containing argon
is used.
4. A process according to claim 2, characterized in that a noble gas containing helium
is used.
5. A process according to any of the claims 2 to 4, characterized in that a mixture
of argon and helium is used as a noble gas.
6. A process according to claim 5, characterized in that the volume ratio argon :
helium goes from 0.2 to 0.8.
1. Verfahren zur Herstellung von raffiniertem Metall, wobei das Metall Tantal oder
Niob ist und man von einem aus dem Metall in Pulverform oder in Form von Stücken gebildeten
Ausgangsmaterial, das flüchtige Verunreinigungen enthält, ausgehend, zunächst das
Ausgangsmaterial in rohes Gußmetall überführt, welches man anschließend wenigstens
einem Schmelzen durch Beschuß mit Elektronenstrahlen zur Erzeugung von raffiniertem
Gußmetall unterzieht, dadurch gekennzeichnet, daß man zur Überführung des Ausgangsmaterials
in rohes Gußmetall dieses Material als solches oder in kompaktiertem Zustand durch
Kontakt mit einem Gasplasma schmilzt, das gegenüber dem Metall inert ist.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß man als gegenüber dem Metall
inertes Gas ein Edelgas verwendet.
3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß man ein Argon enthaltendes
Edelgas verwendet.
4. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß man ein Helium enthaltendes
Edelgas verwendet.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 2 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß man als
Edelgas eine Mischung von Argon und Helium verwendet.
6. Verfahren nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß das Volumenverhältnis Argon
: Helium von 0,2 bis 0,8 geht.