[0001] La présente invention concerne la distribution d'une solution, notamment colorée,
destinée au nettoyage et/ou a la désinfection de cuvettes de toilettes, cette solution
colorée étant produite pendant un temps limité à' la suite de l'actionnement de la
chasse d'eau.
[0002] On sait que, pour assurer la désinfection et la désodorisation des cuvettes de toilettes,
on utilise couramment des bâtons de produit actif désinfectant et désodorisant hydrosoluble
disposés à l'intérieur de cages ajourées. Les cages sont associées à des crochets
permettant leur suspension sur le rebord des cuvettes de toilettes.
[0003] Lorsque la chasse d'eau est actionnée, une partie de l'eau de chasse se déverse sur
la cage ajourée et entraîne, par dissolution dans le fond de la cuvette, une partie
des substances actives contenues dans le bâton de produit.
[0004] Par ailleurs, en règle générale, les bâtons de produit actif précités renferment
des colorants permettant de teinter l'eau à chaque utilisation de la chasse. Or, l'emploi
de bâtons colorants présente l'inconvénient qu'à la suite de chaque actionnement de
la chasse, il se produit tout naturellement un égouttage des barreaux de la cage et
du bâton de produit qui y est contenu. L'égouttage du bâton se fait lentement et il
est constitué par des gouttes d'eau qui ont donc longtemps séjourné sur le bâton et
qui sont, de ce fait, fortement chargées en matière à dissoudre. Si le bâton contient
une substance colorante, il en résulte que des gouttes d'eau à concentration croissante
en substance colorante peuvent tomber, parfois pendant plusieurs heures, sur les parois
de la cuvette en laissant subsister - même dans le cas où le colorant n'est pas très
soluble - une traînée colorée peu esthétique, qu'il est difficile, voire impossible,
de faire disparaître, notamment si l'égouttage de la cage a duré très longtemps.
[0005] Pour pallier l'inconvénient susmentionné, on a proposé, dans le brevet français n°
2 42L 374, d'utiliser une cage dont la partie inférieure constitue un réservoir pour
l'eau de chasse, le vidage de ce réservoir s'effectuant au moyen d'une canalisation
coudée formant siphon, dont le coude est disposé au-dessus du fond du réservoir mais
en-dessous du bord supérieur dudit réservoir. Si la chasse d'eau est actionnée, le
niveau du réservoir monte au-dessus du coude de la canalisation de siphon; le siphon
se trouve alors amorcé et il se produit un écoulement d'eau colorée s'échappant hors
du réservoir par ladite canalisation. Lorsque le niveau d'eau à l'intérieur du réservoir
descend au-dessous de l'entrée de la canalisation de siphon, l'air pénètre à l'intérieur
de cette canalisation et provoque le désamorçage du siphon, de sorte que. la hauteur
d'eau qui subsiste à l'intérieur du réservoir arrive sensiblement au niveau de l'entrée
de la canalisation de siphon, mais en-dessous du coude de ladite canalisation. Même
s'il se produit alors un égouttage du bâton désinfectant colorant ou des barreaux
de la cage dans le réservoir, il ne devrait pas y avoir, en principe, d'autres pertes
de liquide coloré, étant donné que la différence de hauteur existant entre l'entrée
de la canalisation coudée du siphon et son coude peut être ajustée de façon à permettre
une augmentation du niveau d'eau due à l'égouttage sans pour autant amorcer le siphon.
[0006] Cependant, le dispositif conforme au brevet français précité est extrêmement onéreux,
car le siphon est disposé dans la cage, ce qui implique un moulage compliqué et/ou
la mise en place de pièces rapportées dans la cage. En outre, une telle réalisation
requiert des cages de volume important, puisque le fond du réservoir est occupé par
la canalisation de siphon et ne peut, en conséquence, recevoir le bâton désinfectant
et colorant.
[0007] Pour bénéficier d'un faible prix de revient, on a alors proposé, dans la demande
de brevet français n° 2 505 381 et dans son certificat d'addition n° 82-06721, de
disposer le siphon à l'extérieur de la cage, ce qui permet d'utiliser une cage facile
à obtenir par moulage. Selon une caractéristique préférée, la canalisation de siphon
est au moins partiellement définie par le crochet de suspension associé à la cage.
Cette demande de brevet français et son certificat d'addition décrivent plusieurs
variantes de réalisation présentant cette caractéristique.
[0008] Toutefois, même dans le cas de la variante présentant la structure la plus simple,
l'encombrement du support de produit désinfectant et colorant dans un plan perpendiculaire
à l'axe de la cage est supérieur à celui d'une cage classique ne présentant pas de
siphon, ce qui rend le support encombrant compte tenu du relief qu'il constitue dans
la cuvette de toilettes. En outre, il subsiste encore le fait que la structure, d'une
part de la cage, d'autre part du crochet, sont compliquées par la présence des éléments
complémentaires qui, au montage, vont permettre de constituer le siphon. Ces inconvénients
ne sont que partiellement résolus par la structure de support proposé dans la demande
de brevet français n° 2 505 902, suivant laquelle la canalisation de siphon est ménagée
pour partie à l'intérieur et pour partie à l'extérieur du réservoir, de sorte que
son encombrement à l'extérieur du réservoir est plus réduit que celui du siphon prévu
dans la demande de brevet français n° 2 505 381 et dans son certificat d'addition
82-06721.
[0009] Certes, la demande de brevet français n° 2 555 216 propose une cage tubulaire à laquelle
est associée une canalisation de siphon faisant partie d'un élément rapporté sur une
extrémité de ladite cage, mais cette solution, qui vise à résoudre le problème de
l'encombrement du support, ne supprime pas pour autant l'existence du siphon.
[0010] Or, il apparaît toutefois dans la pratique que les cages à siphon ne donnent pas
entière satisfaction. En effet, en premier lieu, bien qu'en théorie le siphon doive
permettre de supprimer complètement le phénomène d'égouttage, afin d'empêcher la formation
de traînées colorées, en pratique, on peut observer des pertes de gouttes d'eau colorée;
certes, on peut indiquer que lorsqu'une goutte d'égouttage tombe dans la cuvette,
elle n'est pas, dans ce cas, aussi concentrée que si elle provenait d'une cage non
dotée de siphon, puisqu'elle provient de la solution colorée formée à la suite de
l'aspersion complète de la cage. En second lieu, la réalisation de support comportant
des siphons apparaît , finalement, dans tous les cas, toujours onéreuse, même quand
elle ne nécessite pas d'intervention manuelle de mise en place.
[0011] Vu les inconvénients précités des cages à siphon, la société déposante a cherché
à réaliser une nouvelle cage qui ne comporte plus de siphon mais qui offre toutefois
les avantages liés à ces derniers. Elle a, alors, imaginé de placer le produit dans
le fond d'un récipient ouvert, du type barquette, de telle sorte qu'il y soit maintenu
et de monter ledit récipient à l'intérieur d'une cage ajourée de façon qu'il puisse
pivoter autour d'un axe sensiblement parallèle à son fond. Dans des conditions dans
lesquelles le centre de gravité de l'ensemble constitué par le récipient et le produit
qu'il contient ne se trouve pas situé sur l'axe longitudinal de pivotement du récipient,
ce dernier vient occuper, lors de la mise en place du support dans la cuvette, soit
sa position d'équilibre stable, soit sa position d'équilibre instable (ou des positions
voisines de ces deux positions précitées par suite de l'existence de frottements).
Dans le cas d'une position d'équilibre instable, l'eau, en se déversant sur le support
lors de la manoeuvre de la chasse, fera automatiquement pivoter le récipient pour
le placer dans sa position d'équilibre stable. Dans tous les cas, à l'utilisation,
l'eau de chasse remplit le récipient et permet alors la dissolution d'une partie des
substances actives contenues dans le produit, le trop-plein se déversant par-dessus
le bord supérieur du récipient. S'il se produit, en fin d'opération, un dégouttage
des barreaux de la cage ou de la barquette, les gouttes tombant alors dans le fond
de la cuvette, si elles ne sont pas constituées par de l'eau simplement, ce qui est
le cas si ces gouttes ne transitent pas par l'intérieur du récipient, proviendront
de la solution formée en fin d'aspersion.
[0012] En outre, en dehors de la simplification dans la réalisation et les opérations de
montage en usine du support, qui est due à la suppression du siphon, la présente invention
offre l'avantage complémentaire qu'on peut facilement s'arranger, en raison du montage
pivotant du récipient à l'intérieur de la cage, pour ne pas avoir à orienter, lors
du montage en usine, d'une part, la cage et le récipient l'un par rapport à l'autre,
et, d'autre part, la cage et le crochet l'un par rapport à l'autre.
[0013] La présente invention a donc pour objet le produit industriel nouveau que constitue
un support formé, d'une part, d'une cage ajourée destinée à contenir au moins un produit
hydrosoluble, notamment colorant, utilisé pour la désinfection et la désodorisation
de cuvettes de toilettes, et, d'autre part, d'un crochet permettant la suspension
de la cage ajourée sur le rebord d'une cuvette de toilettes, caractérisé par le fait
que le (ou les) produit(s) hydrosoluble(s) est (ou sont) disposé(s) dans le fond d'un
récipient dans lequel il(s) est (ou sont) maintenu(s), ledit récipient étant ouvert
dans sa région opposée audit fond et étant monté, dans la cage ajourée, de façon à
pouvoir pivoter sur lui-même à l'intérieur de ladite cage ajourée autour d'un axe
sensiblement parallèle au plan moyen dudit fond, le centre de gravité de l'ensemble
constitué par le récipient et le (ou les) produit(s) qu'il contient se situant à une
distance non nulle dudit axe de pivotement du côté du fond du récipient.
[0014] Conformément à un premier mode de réalisation de la présente invention, le (ou les)
produit(s) hydrosoluble(s) se présente(nt) sous la forme d'au moins un bloc obtenu
par solidification in situ dans le récipient d'au moins une formulation coulable à
chaud. Dans ce cas, le récipient porte intérieurement au moins une nervure d'accrochage
destinée à être noyée au moins partiellement dans le (ou les) bloc(s) de produit.
[0015] Conformément à un second mode de réalisation de la présente invention, le (ou les)
produit(s) hydrosoluble(s) est (ou sont) rapporté(s) dans le récipient, celui-ci portant
intérieurement un moyen de support dudit (ou desdits) produit(s) rapporté(s).
[0016] Conformément à un mode particulier de réalisation de la présente invention, chacune
des parois d'extrémité du récipient qui est disposée transversalement à l'axe de pivotement
comporte extérieurement un moyen d'articulation complémentaire d'un moyen porté par
la paroi en regard de la cage. En particulier, chaque paroi d'extrémité du récipient
comporte extérieurement une zone en creux, la paroi de la cage en regard comportant
intérieurement un bossage, ou réciproquement, les bossages et les zones en creux étant
de révolution par rapport à l'axe de pivotement du récipient et présentant des formes
complémentaires. Ainsi, les bossages et les zones en creux associés peuvent présenter
la forme d'une calotte sphérique ou une forme conique.
[0017] Conformément à d'autres caractéristiques particulières de la présente invention,
l'axe de pivotement du récipient est sensiblement horizontal lorsque le support est
dans sa position d'utilisation ; la cage présente un axe longitudinal de symétrie
confondu avec l'axe de pivotement du récipient ; le récipient présente des dimensions
extérieures lui permettant d'occuper la plus grande partie du volume intérieur de
la cage, ce qui constitue une facilité de montage du récipient à l'intérieur de cette
dernière ; le récipient présente une forme géométrique d'ensemble comportant un axe
longitudinal confondu avec l'axe de pivotement dudit récipient, ce dernier pouvant,
en particulier, présenter la forme d'un parallélépipède rectangle allongé dont l'une
des faces longitudinales n'est pas matérialisée; le récipient présente extérieurement
des rainures pour guider l'écoulement du trop-plein dudit récipient ; et la cage ajourée
résulte de l'assemblage de deux demi-cages, le crochet de suspension comportant un
manchon de raccordement coopérant avec la cage dans la zone. de jonction entre les
demi-cages.
[0018] Pour mieux faire comprendre l'objet de la présente invention, on décrira plus en
détail ci-après, à titre indicatif et non limitatif, un mode de réalisation d'un support
conforme à la présente invention, en référence au dessin annexé.
[0019] Sur ce dessin :
- la figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un support conforme à la présente
invention ;
- la figure 2 est une vue en coupe longitudinale du support de la figure 1, à l'état
assemblé et dans sa position d'utilisation, le crochet dudit support n'étant représenté
que partiellement .
- la figure 3 est une vue en coupe transversale selon III-III de la figure 2, la barquette
renfermant le produit colorant hydrosoluble se trouvant dans sa position d'équilibre
stable ;
- la figure 4 est une vue analogue à la figure 3, à la différence que la barquette
est représentée dans sa position d'équilibre instable ;
- la figure 5 est une vue en coupe longitudinale d'une barquette conforme à une variante
de réalisation ;et
- la figure 6 est une vue de dessus de la barquette de la figure 5.
[0020] En se référant aux figures 1 à 4 du dessin, on voit que l'on a représenté par 1 dans
son ensemble, un support constitué, d'une part, par une cage ajourée 2 destinée à
renfermer un produit hydrosoluble 3, à action désodorisante et désinfectante, ledit
produit 3, qui par ailleurs renferme une substance colorante, étant contenu dans une
barquette 4, et, d'autre part, par un crochet 5 destiné à permettre la suspension
de la cage 2 sur le rebord d'une cuvette de toilettes.
[0021] La cage 2 est formée par l'assemblage de deux demi-cages 6, 7 ; elle présente une
forme générale cylindrique et comporte des barreaux 8 parallèles à son axe, raccordés
à chaque extrémité de la cage 2, à un disque 9, et, dans la zone du plan médian tranversal
de la cage 2, à l'un des deux demi-anneaux de raccordement 10, 11 que comporte chaque
demi-cage 6, 7 respectivement. La cage 2 est également munie d'anneaux 12 coaxiaux,
régulièrement espacés le long de ladite cage 2 et disposés perpendiculairement à l'axe
de cette dernière.
[0022] Comme on peut le voir notamment sur la figure 2, le demi-anneau de raccordement 10
de la demi-cage 6 comporte extérieurement, le long de sa bordure libre, un jonc périphérique
13, tandis que le demi-anneau de raccordement 11 de la demi-cage 7 comporte intérieurement,
également le long de sa bordure libre, une gorge annulaire 14. De cette façon, les
demi-cages 6,7 peuvent être solidarisées l'une à l'autre grâce à l'encliquetage du
jonc 13 à l'intérieur de la gorge 14.
[0023] De plus, chaque demi-anneau 10, 11 forme, au voisinage de sa jonction avec la paroi
latérale ajourée de la demi-cage associée 6,7 respectivement, un bourrelet' 15, 16
respectivement, faisant saillie radialement par rapport à ladite paroi latérale ajourée.
En position d'assemblage des demi-cages 6, 7, les bourrelets 15, 16 délimitent un
espace annulaire 17 dont le rôle est indiqué ci-après.
[0024] En outre, chaque disque d'extrémité 9 d'une demi-cage 6, 7 respectivement comporte,
dirigé vers le centre de la demi-cage associée 6, 7 un bourrelet 18 ayant la forme
d'une calotte sphérique d'axe confondu avec l'axe longitudinal de la cage 2. Le rôle
de ces bourrelets 18, qui sont constitués ici par une déformation de la paroi des
disques 9, est indiqué plus loin.
[0025] Le crochet de suspension 5 se compose, d'une part, d'une partie en U 19 destinée
à assurer la suspension du support 1, et, d'autre part, d'une partie qui supporte
la cage ajourée 2, et qui consiste en un manchon de raccordement 20 destiné à coopérer
avec les demi-anneaux 10, 11 des.demi-cages 6, 7.
[0026] La partie en U 19 du crochet 5 comporte deux branches 19a, 19b reliées par une âme
19c. La branche 19a se raccorde au manchon 20 d'une façon sensiblement tangentielle
; l'âme 19c vient se disposer de façon à surplomber le manchon 20 et la branche 19b,
de plus faible longueur que la branche 19a, présente une extrémité libre 19d légèrement
repliée en direction de la branche 19a de manière à faciliter la mise en place du
support 1. Il est également possible de prévoir, au moulage, une zone de pliure de
la branche 19a permettant de replier la partie 19 autour du manchon de raccordement
20, la partie 19d venant se placer à proximité de la jonction entre la branche 19a
et ledit manchon 20. Il en résulte un encombrement réduit du crochet 5, simplifiant
ainsi son conditionnement.
[0027] Le manchon de raccordement 20 comporte intérieurement une nervure 21, qui est interrompue
dans le cas du support 1 représenté sur le dessin, ladite nervure 21 étant destinée
à venir se placer dans l'espace annulaire 17 précité lors de l'encliquetage du manchon
20 sur l'anneau de raccordement constitué lors de l'assemblage des demi-cages 6, 7.
[0028] Le récipient 4, en forme de parallélépipède rectangle allongé, comporte un fond 22
auquel se raccordent deux parois longitudinales opposées 23 et deux parois transversales
opposées 24, ces dernières étant de forme sensiblement carrée. Ce récipient 4 constitue
donc une barquette dans le fond de laquelle est coulé in situ le produit 3 qui est
avantageusement constitué par une formulation contenant un colorant, ou un désinfectant
tel que l'acide trichloro-cyanurique,ou les deux simultanément. Par ailleurs, la bordure
supérieure libre de l'une des parois longitudinales23 du récipient 4 présente une
échancrure en U 25 de faible dimension.
[0029] Chaque paroi transversale 24 comporte extérieurement une zone en creux 26 ayant la
forme d'une calotte sphérique dont l'axe est perpendiculaire à l'axe longitudinale
de symétrie du parallèlépipède que forme le récipient 4. En position d'assemblage
du support 1, les zones en creux 26 reçoivent les bourrelets de forme complémentaire
18 portés par la cage 2, de façon à permettre le montage pivotant du récipient 4 dans
la cage 2, les bourrelets 18 jouant le rôle d'axes coopérant avec les zones 26 qui
jouent le rôle de paliers.
[0030] Par ailleur , comme on peut le voir notamment sur la figure 2, les parois 24 comportent
chacune intérieurement une nervure médiane. 24a s'étendant depuis le fond 22 jusqu'au
voisinage de la bordure libre du récipient 4, ces nervures 24a facilitant l'accrochage
du produit 3 dans ledit récipient 4.
[0031] La fabrication et le montage en usine du support 1 est extrêmement simple ; tous
les éléments qui le composent sont obtenus par moulage d'une matière plastique : les
récipients 4, les crochets 5, les demi-cages 6, 7 étant réalisés en polypropylène.
[0032] Le produit 3 est coulé à chaud en série dans les récipients 4.
*Une fois le produit 3 solidifié, on introduit chaque récipient 4 dans une demi-cage
6 ou 7 et on vient fixer à celle-ci l'autre demi-cage 7 ou 6 ; dans cette opération
de montage, il est inutile de se préoccuper de la position relative des demi-cages
6, 7 et de la position que prend le récipient 4 à l'intérieur de la cage 2 ainsi constituée.
Ensuite, pour chaque ensemble ainsi constitué, on présente un crochet 5 à l'une des
extrémités de la cage 2 et on fait coulisser son manchon 20 jusqu'à ce qu'il s'encliquette
dans l'anneau de raccordement constitué par la réunion des demi-anneaux 10, 11 de
la cage 2. Il n'est nullement besoin non plus, lors de la mise en place de ce crochet
5, de se préoccuper de la position relative qu'il occupe par rapport à la cage 2.
[0033] Lorsque le support 1 est en place dans une cuvette de toilettes, l'axe de la cage
2 étant alors disposé horizontalement, le récipient 4, par suite de son montage pivotant
autour de cet axe et compte tenu du fait que le centre de gravité de l'ensemble récipient
4/ produit 3 se trouve à une distance non nulle dudit axe, tend à prendre l'une ou
l'autre des positions d'équilibre représentées sur les figures 3 et 4 respectivement,
ou une position voisine de ces positions d'équilibre en raison des frottements qui
peuvent exister. Sur la figure 3, on a représenté le récipient 4 dans sa position
d'équilibre stable, dans laquelle le fond 22 dudit récipient 4 se situe au-dessous
de l'axe longitudinal de la cage 2, dans le plan parallèle audit axe ; sur la figure
4, on a représenté la position d'équilibre instable dudit récipient 4, dans laquelle
ledit fond 22 se situe au-dessus de "l'axe précité, toujours dans un plan parallèle
audit axe.
[0034] On peut souligner que même si le récipient 4 ne contenait pas de produit 3, il aurait
également naturellement tendance à prendre, lorsque la cage 2 est disposée avec son
axe horizontal, l'une des positions des figures 3 et 4 ; en effet, du fait que le
récipient 4 est un récipient ouvert, son centre de gravité ne se trouve pas sur l'axe
de pivotement.
[0035] Si, à l'intérieur de la cuvette de toilettes, le récipient 4 se trouve dans la position
qu'il occupe sur la figure 3, lorsque la chasse d'eau est actionnée, l'eau de chasse
se déverse à fort débit sur la cage 2 et elle pénètre, par les ouvertures de ladite
cage 2 à l'intérieur du récipient 4. Ce récipient se remplit alors d'eau fortement
colorée, le trop-plein se déversant alors par dessus l'arête supérieure des parois
23 et 24 du récipient 4. L'eau colorée s'échappe alors par les ouvertures de la cage
2 et tombe dans la cuvette de toilettes. Lorsque le débit-d'eau s'est arrêté, le récipient
4 reste rempli, à sa partie supérieure, d'eau colorée. Dans ces conditions, s'il seproduit
un dégouttage de la cage 2 et que les gouttes d'eau tombent dans le récipient 4, le
trop-plein qui s'échappera alors de ce récipient 4 sera constitué par des gouttes
d'une solution, certes colorée, mais de faible concentration, puisque provenant de
la solution formée au moment de l'aspersion totale. Il n'y a donc pas de dégouttage
du produit proprement-dit, dont on a vu qu'il conduit à la formation de taches, souvent
très difficile à faire disparaître, sur la cuvette des toilettes.
[0036] Si, au moment de la première utilisation du support 1, le récipient 4 se trouve dans
la position qu'il occupe sur la figure 4, l'aspersion d'eau provoquera immédiatement
le pivotement dudit récipient 4, pour le placer dans la position qu'il occupe sur
la figure 3.
[0037] Après la première utilisation du support de la présente invention, le récipient 4
est toujours placé dans la position correcte et peut fonctionner jusqu'à ce que tout
le produit 3 ait été entraîné dans le fond de la cuvette, par suite des manoeuvres
successives de la chasse d'eau.
[0038] En se référant maintenant aux figures 5 et 6 du dessin, on voit que l'on a désigné
par 104, dans son ensemble, une seconde variante du récipient 4 du premier mode de
réalisation. Le récipient 104 ne diffère du récipient 4 que par des détails de réalisation.
Il présente en effet, comme le récipient 4, la forme d'un parallèlépipède allongé,
et comporte un fond 122 auquel se raccordent deux parois longitudinales 123 opposées
et deux parois transversales 124 opposées.
[0039] Les zones en creux 126 pratiquées extérieurement dans les parois 124 présentent une
forme conique dont l'axe est également confondu avec l'axe de pivotement du récipient
104 et qui sont destinés à coopérer avec des bourrelets de forme complémentaire prévus
sur la cage associée.
[0040] Par ailleurs, le récipient 104, comporte intérieurement, deux nervures identiques
124a disposées dans le plan longitudinal médian du récipient î04 et présentant chacune
la forme d'un triangle rectangle se raccordant, d'une part, au fond 122 et, d'autre
part, à la paroi 124.
[0041] Il est également prévu que le récipient 104 comporte deux nervures 127 de faible
hauteur, disposées symétriquement par rapport au plan tranversal médian perpendiculaire
à l'axe longitudinal du récipient 104, ces nervures 127 étant portées par le fond
122 et les deux parois longitudinales opposées 123 de la cage 104.
[0042] On a également prévu de rigidifier les parois 123 en prévoyant sur chacune d'elles,
une déformation vers l'extérieur 128 constituant une nervure médiane de rigidification.
[0043] En outre, chacune des parois 123 comporte, au voisinage de sa jonction avec l'une
des parois 124, un décrochement vers l'intérieur constituant une rainure 129 s'étendant
depuis le fond 122 jusqu'au voisinage de l'arête supérieure de la paroi 123. Par ailleurs,
les rainures 129 sont disposées d'une façon symétrique par rapport au plan transversal
médian du récipient 104. De la sorte, le trop-plein de solution colorée que renfermera
le récipient 104 pourra s'écouler à l'extérieur le long de ces rainures 129.
[0044] Il est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit n'est aucunement
limitatif et pourra donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour
cela du cadre de l'invention.
1. Support formé, d'une part, d'une cage ajourée (2) destinée à contenir au moins
un produit hydrosoluble (3), notamment colorant, utilisé pour la désinfection et la
désodorisation de cuvettes de toilettes, et, d'autre part, d'un crochet (5) permettant
la suspension de la cage ajourée (2) sur le rebord d'une cuvette de toilettes, caractérisé
par le fait que le (ou les) produit(s) hydrosoluble(s) (3) est (ou sont) disposé(s)
dans le fond d'un récipient (4,104) dans lequel il(s) est (ou sont) maintenu(s), ledit
récipient (4,104) étant ouvert dans sa région opposée audit fond et étant monté, dans
la cage ajourée (2),de façon à pouvoir pivoter sur lui-même à l'intérieur de ladite
cage (2), autour d'un axe sensiblement parallèle au plan moyen dudit fond, le centre
de gravité de l'ensemble constitué par le récipient (4,104) et le (ou les) produit(s)
(3) qu'il contient se situant à une distance non nulle dudit axe de pivotement du
côté du fond du récipient (4,104).
2. Support selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le (ou les) produit(s)
hydrosoluble(s) (3) se présente(nt) sous la forme d'au moins un bloc obtenu par solidification
in situ dans le récipient (4,104) d'au moins une formulation coulable à chaud.
3. Support selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le récipient (4,
i04' porte intérieurement au moins une nervure d'accrochage (24a, 124a, 127) destinée
à être noyée au moins partiellement dans le (ou les) bloc(s) de produit (3).
4. Support selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le (ou les) produit(s)
hydrosoluble(s) est (ou sont) rapportés dans le récipient (4,104), celui-ci portant
intérieurement un moyen de support dudit (ou desdits) produit(s) rapporté(s).
5. Support selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que chacune
des parois d'extrémité (24,124) du récipient (4,104) qui est disposée transversalement
à l'axe de pivotement,comporte extérieurement un moyen d'articulation complémentaire
d'un moyen porté par la paroi en regard de la cage (2).
6. Support selon la revendication 5, caractérisé par le fait que chaque paroi d'extrémité
(24,124) du récipient (4,104) comporte extérieurement une zone en creux (26,126) et
que la paroi de la cage (2) en regard comporte intérieurement un bossage (18), ou
réciproquement, les bossages (18) et les zones en creux (26,126) étant de révolution
par rapport à l'axe de pivotement du récipient (4,104) et présentant des formes complémentaires.
7. Support selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les bossages (18)
et les zones en creux (26) associées présentent la forme d'une calotte sphérique.
8. Support selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les bossages (18)
et les zones en creux (126) associées présentent une forme conique.
9. Support selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que l'axe
de pivotement du récipient (4,104) est sensiblement horizontal lorsque ledit support
(1) est dans sa position d'utilisation.
10. Support selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que la cage
(2) présente un axe longitudinal de symétrie confondu avec l'axe de pivotement du
récipient.
11. Support selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que le
récipient (4,104) présente des dimensions extérieures lui permettant d'occuper la
plus grande partie du volume intérieur de la cage (2).
12. Support selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que le
récipient (4,104) présente une forme géométrique d'ensemble comportant un axe longitudinal
confondu avec l'axe de pivotement dudit récipient.
13. Support selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le récipient (4,104)
présente la forme d'un parallélépipède rectangle allongé dont l'une des faces longitudinales
n'est pas matérialisée.
14. Support selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que le
récipient (104) présente extérieurement des rainures (129) pour guider l'écoulement
du trop-plein dudit récipient (104).
15. Support selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé par le fait que la
cage ajourée (2) résulte de l'assemblage de deux demi-cages (6,7) et que le crochet
de suspension comporte un manchon de raccordement (20) coopérant avec la cage (2)
dans la zone de jonction entre les demi-cages (6,7).