[0001] La présente invention concerne un dispositif de commande motorisée pour l'ouverture
et la fermeture d'un portail. Il s'agit plus particulièrement, quoique non exclusivement,
d'un dispositif destiné à un portail extérieur à deux vantaux pivotants et comprenant,
pour actionner chaque vantail, un moteur électrique "tubulaire" monté suivant l'axe
de pivotement vertical du vantail et logé dans la partie supérieure d'un élément vertical
latéral creux du vantail, le stator du moteur étant solidaire du pivot supérieur du
vantail tandis que son rotor est lié en rotation avec un élément du vantail, par l'intermédiaire
d'un réducteur de vitesse.
[0002] Un dispositif de motorisation de ce genre, pour portail à deux vantaux, est déjà
décrit dans le brevet français 2 450 334. L'avantage principal d'un tel dispositif
de motorisation est d'être entièrement logé à l'intérieur des éléments du portail
qu'il doit actionner, en étant notamment intégré à l'intérieur des montants latéraux
des deux vantaux, ces montants ayant une structure tubulaire.
[0003] Dans ce dispositif connu, la commande d'arrêt de chaque moteur, en fin de course
du vantail correspondant dans le sens de l'ouverture ou de la fermeture, est assurée
au moyen d'un limiteur de couple coopérant avec des contacts électriques. De plus,
en début d'ouverture ou en fin de fermeture du portail, interviennent des moyens de
verrouillage électro-magnétiques permettant de libérer ou d'immobiliser les vantaux
par rapport au sol et/ou l'un par rapport à l'autre. Ces moyens de verrouillage situés
en dehors de l'axe de pivotement, compliquent la structure du dispositif, et ils nécessitent,
pour leur alimentation électrique, le passage de câbles électriques dans les montants
et autres éléments des vantaux, ce qui est une solution onéreuse et difficile à mettre
en oeuvre notamment dans le cas de la transformation d'un portail manoeuvré manuellement
en un portail automatique.
[0004] La présente invention vise à éliminer ces inconvénients, en fournissant un dispositif
perfectionné de commande motorisée dans lequel le même mécanisme assure pour chaque
vantail les fonctions d'entraînement en pivotement dans les deux sens, d'arrêt en
fin de course d'ouverture ou de fermeture, et de verrouillage dans les positions extrêmes,
ceci dans un but de simplification constructive, de plus grande fiabilité, de sécurité,
d'économie et d'adaptation rapide en cas de transformation d'un portail manuel.
[0005] A cet effet, l'invention a essentiellement pour objet un dispositif de commande motorisée
pour l'ouverture et la fermeture d'un portail, du genre précisé plus haut, dans lequel
l'arbre d'entraînement du ou de chaque vantail, arbre dont l'axe coïncide avec l'axe
vertical de pivotement du vantail, est accouplé à un élément du vantail par l'intermédiaire
de moyens du genre "came", qui d'une part assurent une liaison en rotation entre l'arbre
d'entraînement et le vantail lorsque ce dernier est libre de pivoter autour de l'axe
précité, et qui d'autre part sont aptes à provoquer un déplacement vertical limité
du vantail, en transformant le mouvement de rotation de l'arbre d'entraînement en
un mouvement de translation de l'élément considéré du vantail suivant l'axe précité,
lorsque cet élément est empêché de pivoter.
[0006] Les moyens de liaison du genre "came", entre l'arbre d'entraînement et un élément
du vantail, sont constitués, dans une première forme de réalisation de l'invention,
d'une part, par au moins un galet monté tournant sur un axe horizontal porté par l'arbre
d'entraînement, et d'autre part, par au moins une double rampe inclinée formant un
"V" inversé et solidaire de l'élément précité du vantail, le ou chaque galet coopérant
avec la double rampe inclinée correspondante de manière à provoquer un soulèvement
limité du vantail, lorsque ce dernier est empêché de pivoter. Ainsi, lorsque le vantail
est libre de pivoter, les galets restent à la pointe supérieure des "V" inversés formés
par les doubles rampes, et toute rotation de l'arbre d'entraînement s'accompagne d'une
rotation de même valeur des rampes, donc du vantail. Par contre, si le vantail est
empêché de pivoter, la rotation de l'arbre d'entraînement, dans un sens ou dans l'autre,
provoque la "montée" des rampes inclinées contre lesquelles sont poussés les galets,
donc le soulèvement du vantail, par une sorte de liaison hélicoïdale.
[0007] Il en résulte que le verrouillage du vantail dans ses positions extrêmes peut être
réalisé mécaniquement, par de simples butées empêchant le pivotement du vantail mais
franchissables dans un sens par le vantail lorsque celui-ci est soulevé. Lors de la
mise en marche du moteur, le mouvement de rotation de l'arbre d'entraînement est,
dans un premier temps, transformé en un soulèvement du vantail qui lui permet d'échapper
à la butée de verrouillage. Dans un second temps, le mouvement de rotation de l'arbre
d'entraînement, qui se poursuit, imprime au vantail un mouvement de rotation dans
le sens de l'ouverture ou de la fermeture. Après franchissement de la butée, le vantail
"retombe" en position "basse", et toute sa rotation s'effectue en position "basse",
dans la forme de réalisation considère. Seulement en fin de rotation, donc à l'arrivée
en position d'ouverture ou de fermeture complète, le vantail se soulève de nouveau
en rencontrant une autre butée, et il retombe finalement dans cette butée.
[0008] Dans ce cas, le dispositif comprend encore, avantageusement, un contact électrique
de fin de course, provoquant l'arrêt du moteur, qui est disposé de manière à être
actionné par un élément du vantail après un soulèvement de ce dernier sur une hauteur
prédéterminée. L'arrêt du moteur lorsque le vantail parvient dans une position extrême
peut ainsi être automatiquement commandé, simplement en plaçant sur la trajectoire
du vantail un butoir dont la hauteur est supérieure à la hauteur prédéterminée mentionnée
ci-dessus. Ce butoir constitue pour le vantail un obstacle qui, lorsqu'il est rencontré,
provoque le soulèvement du vantail jusqu'à la hauteur pour laquelle le contact de
fin de course est actionné. Après coupure de l'alimentation du moteur, le vantail
peut revenir de lui-même en position basse, si l'on prévoit un ensemble moto-réducteur
"réversible".
[0009] Le poids du vantail assure une certaine pression minimale des doubles rampes inclinées
sur les galets correspondants. Pour obtenir le couple d'entraînement désiré, et pouvoir
éventuellement ajuster la valeur de ce couple, on prévoit encore des moyens à ressort
qui créent une force supplémentaire d'application des doubles rampes inclinées sur
les galets. Il peut s'agir d'un ressort mécanique, notamment de type hélicoïdal et
coaxial à l'arbre d'entraînement, ou d'un ressort à gaz, formant aussi un amortisseur.
Dans ce dernier cas, le ressort à gaz, coaxial à l'arbre d'entraînement, a son extrémité
supérieure liée audit arbre, et son extrémité inférieure liée à un tube d'axe vertical,
solidaire de la pièce comportant les doubles rampes inclinées.
[0010] Dans le cas de la forme de réalisation définie ci-dessus, le fait que la rotation
du vantail s'effectue en position "basse" peut être gênant, si le vantail risque de
rencontrer des cailloux ou d'autres obstacles présents sur le sol. Cet inconvénient
éventuel est évité par une deuxième forme de réalisation, dans laquelle les moyens
de liaison du genre "came", entre l'arbre d'entraînement et un élément du vantail,
sont constitués, d'une part, par au moins un galet monté tournant sur un axe horizontal
porté par l'arbre d'entraînement et, d'autre part, par au moins une double rampe inclinée
en forme générale de "V" et solidaire de l'élément précité du vantail, la ou chaque
double rampe inclinée étant appliquée sousle galet ou l'un des galets par des moyens
à ressort exerçant sur l'élément précité du vantail une force verticale orientée de
bas en haut et de valeur supérieure au poids du vantail.
[0011] Ainsi, lorsque le vantail est libre de pivoter, celui-ci est soulevé et maintenu
en position "haute" par les moyens à ressort, le ou chaque galet se plaçant à la pointe,
donc au point le plus bas de la double rampe inclinée correspondante en "V". Par contre,
quand le vantail rencontre un obstacle qui l'empêche de pivoter, le galet a tendance
à "monter" sur la rampe, ce qui se traduit par un abaissement de la rampe donc du
vantail, l'abaissement s'effectuant à l'encontre de l'action des moyens à ressort.
Ainsi, le vantail reste soulevé durant toute sa rotation, de sorte qu'il se situe
plus haut par rapport à d'éventuels obstacles présents sur le sol, et en parvenant
contre une butée de verrouillage, ce vantail est automatiquement abaissé par l'effet
de mouvement relatif du galet et de la rampe. Au moment de la mise en action du dispositif,
à partir d'une position d'arrêt sur une butée, l'effet obtenu est inverse : le début
de rotation de l'arbre d'entraînement autorise le soulèvement du vantail sous l'action
des moyens à ressort, et le vantail qui échappe ainsi à la butée peut amorcer son
mouvement de rotation, en restant en position "haute".
[0012] Dans le cadre de cette deuxième forme de réalisation, les moyens de liaison du genre
"came" comprennent encore avantageusement, de part et d'autre de la ou de chaque double
rampe inclinée formant un "V", deux parties secondaires à concavité tournée vers le
haut, moins profondes que la partie principale en "V" et séparées de cette dernière
par des becs. Grâce à ce profil de came particulier, lorsque le galet "monte" le long
de l'une des rampes, il franchit finalement le bec situé au sommet de la rampe pour
"retomber" dans l'une des parties secondaires concaves. Le galet et le profil de came
sont ainsi immobilisés l'un par rapport à l'autre dans une position relative pour
laquelle le vantail est maintenu en position "basse", ce qui assure l'arrêt et le
verrouillage (en coopération avec la butée), dans les positions de fermeture et d'ouverture,
l'immobilisation du vantail dans la butée de verrouillage se faisant de façon sûre,
même en cas de vent.
[0013] Dans tous les cas, la ou les doubles rampes inclinées peuvent être formées sur une
pièce qui présente un passage central traversé par l'arbre d'entraînement, et qui
est liée axialement et en rotation avec l'élément précité du vantail. La pièce pourvue
des rampes inclinées peut être directement solidarisée avec l'élément du vantail,
tel que montant, ou bien être liée en rotation à cet élément par l'intermédiaire d'un
limiteur de couple.
[0014] Dans cette construction, tous les composants du dispositif sont logés à l'intérieur
du vantail plus particulièrement en étant regroupés dans le montant latéral situé
du côté de l'axe de pivotement, au-dessous du pivot supérieur. Le principe de fonctionnement
exige évidemment que le montage de la partie supérieure du vantail, ainsi que le pivot
inférieur, autorisent un mouvement de translation verticale, sur une course de quelques
centimètres, pour permettre le soulèvement du vantail.
[0015] En regroupant ainsi tous les composants, et en assurant par un seul mécanisme les
fonctions d'entraînement en rotation, de fin de course et de verrouillage, le dispositif
de commande motorisée selon l'invention supprime tous les moyens de verrouillage électro-magnétiques
placés à distance, ou autres dispositifs de verrouillage indépendants, et par conséquent
tout passage de câbles électriques dans les éléments des vantaux.
[0016] Le mouvement vertical du vantail permet, par ailleurs, de résoudre les problèmes
de blocage au sol par l'effet du gel en hiver, ou en raison de petits obstacles présents
sur la trajectoire du vantail.
[0017] En outre, la rencontre d'un obstacle imprévu et important au cours du mouvement de
rotation du vantail provoque automatiquement l'arrêt de ce mouvement, en évitant toute
détérioration, et en assurant toute la sécurité souhaitable au cas où l'obstacle serait
constitué par une personne ou par un véhicule.
[0018] La diminution importante du nombre de pièces, par comparaison avec le dispositif
existant évoqué en introduction, permet d'augmenter sensiblement la fiabilité du portail
motorisé, et cette simplification a aussi pour conséquence une réduction de coût de
l'ensemble.
[0019] Enfin, le regroupement de tous les composants nécessaires à la motorisation permet
de transformer de façon simple, rapide, et économique un portail à manoeuvre manuelle
en un portail automatique. A l'inverse, un portail avec dispositif de commande motorisée
selon la présente invention peut être facilement équipé, notamment en ce qui concerne
l'aménagement des butées de verrouillage, de manière à être manoeuvrable aussi manuellement,
notamment en cas de coupure de l'alimentation électrique.
[0020] De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit,
en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs,
deux formes d'exécution de ce dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et
la fermeture d'un portail :
Figure 1 est une vue en perspective d'un portail à deux vantaux, pourvus du dispositif
de motorisation objet de l'invention ;
Figure 2 est une vue en coupe verticale de la partie latérale supérieure d'un vantail,
dans laquelle est logé le dispositif de motorisation dans une première forme d'exécution,
le vantail occupant ici sa position normale ;
Figure 3 est une autre vue en coupe verticale de cette partie suivant la ligne III-III
de figure 2 ;
Figure 4 est une vue en coupe similaire à la figure 2, mais montrant le vantail dans
sa position soulevée ;
Figures 5 à 8 sont des vues très schématiques, illustrant le fonctionnement du dispositif
des figures précédentes et, plus particulièrement, le processus d'arrêt en fin de
course et de verrouillage du vantail, sur une butée adaptée, dans ses positions extrêmes
;
Figure 9 est une vue en coupe verticale similaire à la figure 2, mais relative à une
seconde forme d'exécution du dispositif objet de l'invention ;
Figure 10 est une vue développée de la came du dispositif de figure 9 ;
Figures 11 à 16 sont des vues très schématiques, illustrant le fonctionnement du dispositif
de figure 9, notamment en début et en fin de mouvement d'ouverture.
[0021] Le portail représenté sur la figure 1 comprend deux vantaux 1 et 2 qui sont montés
pivotants, autour d'axes verticaux, par l'intermédiaire de pivots latéraux supérieurs
3 et inférieurs 4, ancrés par exemple dans des poteaux 5 en maçonnerie. Chaque vantail
1 ou 2 possède une ossature rectangulaire formée principalement de deux montants latéraux
tubulaires 6 et 7, reliés entre eux par au moins un élément horizontal supérieur 8
et au moins un élément horizontal inférieur 9. Le garnissage intérieur des vantaux
1 et 2 peut être réalisé par un barreaudage 10 et/ou un remplissage 11, suivant toute
disposition connue. Dans l'exemple considéré, chaque vantail 1 ou 2 décrit un pivotement
d'environ 90°, entre une première position extrême définie par une butée centrale
commune 12 est la position de fermeture, et une seconde position extrême déterminée
par une butée latérale respectivement 13,14, qui est la Dosition d'ouverture complète
(indiquée sommairement par le tracé en traits mixtes), les butées 12,13 et 14 étant
fixées au sol.
[0022] Les deux vantaux 1 et 2 étant équipés de dispositifs de motorisation similaires,
on décrira seulement dans la suite le dispositif associé à l'un de ces vantaux, tel
que le vantail l. Plus particulièrement, on décrira d'abord une première forme d'exécution,
en référence aux figures 2 à 8.
[0023] La motorisation de l'ouverture et de la fermeture du vantail 1 est assuré par un
moto-réducteur électrique "tubulaire" 15, à deux sens de rotation, disposé suivant
l'axe de pivotement vertical 1-6 du vantail 1. Le moto-réducteur 15 est logé dans
la partie supérieure du montant latéral 6 du vantail, au-dessous du pivot supérieur
3, le stator du moteur étant rendu solidaire du pivot supérieur 3.
[0024] Le montant latéral 6 du vantail 1 est monté pivotant autour de l'axe vertical 16,
et aussi coulissant suivant cet axe 16, par l'intermédiaire d'au moins deux bagues
de guidage 17 et 18 entourant le stator du moto-ré ducteur 15. Ce montage permet un
mouvement supplémentaire de translation verticale de l'ensemble du vantail 1, le pivot
inférieur 4 étant réalisé de manière à autoriser ce mouvement de translation.
[0025] L'arbre de sortie 19 du moto-réducteur 15, constituant l'arbre d'entraînement en
rotation du vantail 1, dépasse sous le moto-réducteur 15, suivant l'axe vertical 16.
L'arbre d'entraînement 19 est traversé diamétralement par un axe horizontal 20, sur
lequel sont montés tournants deux galets opposés 21 et 22, de forme extérieure tronconique.
[0026] A l'intérieur du montant latéral tubulaire 6, et au niveau des galets 21 et 22, est
montée une pièce formant came 23, solidarisée avec le montant 6. La pièce 23 présente
un passage central 24 traversé par l'arbre d'entraînement 19, et elle comporte surtout
deux doubles rampes inclinées 25 et 26, diamétralement opposées. Chaque double rampe
25 ou 26 possède une partie montante et une partie descendante, qui se raccordent
à leur partie supérieure de manière à former un "V" inversé, les surfaces de roulement
des rampes étant tournées vers le bas. Les deux galets 21 et 22 coopérent respectivement
avec les deux doubles rampes 25 et 26, chaque double rampe prenant appui sur l'un
des galets qui peut rouler le long de cette double rampe.
[0027] L'arbre d'entraînement 19 forme, à son extrémité inférieure, une chape à laquelle
est liée, par l'intermédiaire d'une goupille 27, l'extrémité supérieure d'un ressort
à gaz 28 disposé lui aussi suivant l'axe vertical 16, à l'intérieur du montant latéral
6. La tige 29 du ressort à gaz 28 se termine, à son extrémité inférieure, par un embout
30 qui est lié, par l'intermédiaire d'un petit axe horizontal 31, à l'extrémité inférieure
d'un tube 32 d'axe vertical, entourant le ressort à gaz 28. L'extrémité supérieure
du tube 32 est rendue solidaire de la pièce formant came 23, donc du montant 6. Le
ressort à gaz 28, agissant de haut en bas sur la pièce 23 par l'intermédiaire du tube
32, tend à appliquer les doubles rampes inclinées 25 et 26 contre les galets respectifs
21 et 22, en tirant le montant 6 vers le bas.
[0028] Ainsi, le propre poids du vantail 1 et l'effort supplémentaire créé par le ressort
à gaz 28 tendent, normalement, à maintenir les deux galets 21 et 22 dans la région
de la pointe des "\"' formés par les doubles rampes 25 et 26, comme le montre plus
particulièrement la figure 2. Le vantail 1 occupe alors sa position normale basse,
également indiquée sur la figure 3. Lorsque le vantail 1 occupe cette position, et
qu'il n'est empêché de pivoter par aucun obstacle, le couple de rotation communiqué
par le moto-réducteur 15 à l'arbre d'entraînement 19 peut être transmis au vantail
1 par l'intermédiaire de l'axe porte-galets 20. des galets 21 et 22, et de la pièce
formant came 23, pour faire pivoter le vantail dans le sens de l'ouverture ou de la
fermeture autour de l'axe 16.
[0029] Au contraire, si un obstacle placé volontairement ou involontairement sur le passage
du vantail 1 s'oppose au pivotement de ce dernier, la mise en marche du moto-réducteur
15, et la rotation de l'arbre d'entraînement 19 qui en résulte, provoquent la "montée"
des rampes inclinées 25 et 26 contre lesquelles sont poussés les galets 21 et 22,
comme le montre la figure 4. La pièce formant came 23 est ainsi déplacée vers le haut,
suivant la flèche 33, avec le montant latéral 6 et l'ensemble du vantail 1.
[0030] Le moto-réducteur 15 possède un contact électrique de fin de course incorporé 34,
qui est actionné par la bague de guidage supérieure 17 du montant 6 si le vantail
1 a été soulevé d'une hauteur prédéterminée h, par exemple égale à 3 centimètres.
A l'instant où la bague 17 vient actionner ce contact 34, l'alimentation électrique
du moto-réducteur 15 est immédiatement interrompue, de sorte que l'arbre d'entraînement
19 ne communique plus, par l'intermédiaire de l' axe porte-galets 20, le couple de
rotation transformé en force de soulèvement par la pièce 23.
[0031] A partir de ce moment, le vantail i revient de lui-même en position basse, sans décrire
aucun pivotement autour de l'axe vertical 16, en raison de la réversibilité du moto-réducteur
15. La descente du vantail 1, à laquelle contribue le ressort à gaz 28, s'accompagne
du retour des deux galets 21 et 22 dans la région de la pointe des "V" formés par
les doubles rampes inclinées 25 et 26.
[0032] Par contre, si le vantail 1 est soulevé seulement d'une hauteur inférieure à la hauteur
prédéterminée h, la bague 17 ne vient pas actionner le contact électrique de fin de
course 34. Ceci se produit au cas où le vantail 1 rencontre sur son passage un obstacle
de hauteur inférieure à la hauteur h ; dans un tel cas, après soulèvement du vantail
1 sur une hauteur égale à celle de l'obstacle, le moto-réducteur 15 continue de transmettre
un couple de rotation au vantail 1 et ce dernier franchit l'obstacle, après quoi il
redescend en position basse et peut encore poursuivre son mouvement de pivotement.
[0033] Par combinaison des diverses séquences particulières décrites ci-dessus, le fonctionnement
d'ensemble du portail s'effectue comme suit, en considérant par exemple le mouvement
d'ouverture du vantail 1, à partir de la position de fermeture dans laquelle le vantail
est arrêté sur la butée centrale 12 :
La mise en marche du moto-réducteur 15, commandée soit par un bouton-poussoir soit
à distance par un émetteur de signaux portatif, provoque tout d'abord le "déverrouillage"
du vantail 1, qui se soulève légèrement, de façon à échapper à la butée centrale 12.
Le vantail 1 est alors mis en rotation et, après franchissement de la butée 12, il
revient dans sa position basse, qu'il conserve normalement durant tout le mouvement
de pivotement autour de l'axe vertical 16, jusqu'à l'approche de la butée latérale
13.
Les figures 5 à 8 illustrent, très schématiquement, ce qui se passe lorsque le vantail
1 parvient à la butée latérale 13 :
Cette butée 13 comporte, au-dessus d'une embase 35 fixée au sol, une partie surélevée
36 et un butoir 37, séparés par une partie évidée 38. La partie surélevée 36 possède,
par rapport à un plan de référence horizontal, une hauteur a inférieure à la hauteur
de soulèvement h du vantail provoquant l'actionnement du contact électrique de fin
de course. Au contraire, le butoir 37 possède une hauteur b supérieure à la hauteur
de soulèvement h précitée.
[0034] En atteignant la butée 13, comme le montre la figure 5, la partie inférieure du vantail
1 vient d'abord buter contre le flanc extérieur de la partie surélevée 36. Le vantail
1, empêché de pivoter par l'obstacle que constitue cette partie 36 de la butée 13,
décrit un premier déplacement vertical, en se soulevant de la hauteur a.
[0035] Après avoir été ainsi soulevé, le vantail 1 est de nouveau entraîné en rotation et
il franchit entièrement la partie surélevée 36, comme indiqué à la figure 6, puis
il "tombe" sur la partie évidée 38, dont la largeur correspond sensiblement à l'épaisseur
du vantail I.
[0036] Le moto-réducteur continuant de fonctionner et ayant toujours tendance à faire pivoter
le vantail 1, ce dernier rencontre alors un nouvel obstacle constitué par le butoir
37. Le vantail 1 est de nouveau soulevé, en glissant contre le flanc du butoir 37,
comme montré à la figure 7. Lorsque le vantail 1 s'est déplacé vers le haut sur la
hauteur h, le contact de fin de course est actionné et commande immédiatement la mise
à l'arrêt du moto-réducteur.
[0037] Le vantail 1 "retombe" alors dans la partie évidée 38, et il se trouve finalement
immobilisé entre la partie surélevée 36 et le butoir 37 - voir la figure 8.
[0038] Lorsque le moto-réducteur est commandé dans le sens de la fermeture du vantail 1,
ce dernier commence par se soulever pour franchir la partie surélevée 36 de la butée
13, puis il "retombe" au-delà de la partie 36 et décrit alors son mouvement de pivotement,
jusqu'à ce qu'il parvienne à la butée centrale 12 qui intervient de manière similaire
à la butée latérale 13.
[0039] Les parties surélevées 36 des butées peuvent être amovibles, pour permettre aussi
la manoeuvre du portail en cas de coupure temporaire de l'alimentation électrique
des moto-réducteurs.
[0040] Le même genre de butées est, bien entendu, utilisable quel que soit l'angle de pivotement
des vantaux 1 et 2.
[0041] On comprend également qu'un obstacle placé involontairement sur le passage d'un vantail
1 ou 2 intervient de la même manière qu'une butée. Si l'obstacle, tel que caillou,
est de faible hauteur, inférieure à la valeur h (toujours par rapport au même plan
de référence), il peut être franchi après un léger soulèvement du vantail. Par contre,
la présence d'un obstacle plus important, tel qu'une pierre, impose un soulèvement
plus important du vantail et provoque l'immobilisation du vantail.
[0042] Le ressort à gaz 28 assure la descente du vantail 1 ou 2 après chaque franchissement
d'obstacle, qu'il s'agisse d'un obstacle placé volontairement (butée) ou involontairement
sur le passée du vantail. Ce ressort 28 s'oppose en outre à l'effet que pourrait avoir
le vent sur la rotation du vantail 1 ou 2, et il s'oppose aussi à un soulèvement manuel
du vantail par une personne mal intentionnée.
[0043] A la place du ressort à gaz 28, on peut employer un ressort hélicoïdal ou un autre
ressort mécanique remplissant les mêmes fonctions.
[0044] Les figures 9 à 16 sont relatives à une autre forme d'exécution ; sur ces figures,
les éléments qui correspondent à ceux précédemment décrits sont désignés par les mêmes
repères.
[0045] Ainsi, la figure 9 montre de nouveau partiellement un vantail 1, comportant du côté
de son articulation un montant latéral tubulaire 6, au sommet duquel se raccorde un
élément horizontal 8. Le vantail 1 est monté pivotant, autour d'un axe vertical 16,
par l'intermédiaire de pivots latéraux, la figure 9 montrant seulement le pivot supérieur
3 ancré dans une partie en maçonnerie 5, telle que poteau.
[0046] Un moto-réducteur électrique "tubulaire" 15, à deux sens de rotation, est disposé
suivant l'axe de pivotement vertical 16 du vantail 1. Le moto-réducteur 15 est logé
dans la partie supérieure du montant 6, au-dessous du pivot supérieur 3, le stator
du moteur étant solidaire de ce pivot 3.
[0047] Le montant 6 du vantail 1 possède une possibilité de coulissement vertical, suivant
l'axe 16, grâce à des bagues de guidage 17 et 18 entourant le stator du moto-réducteur
15. Ce montage coulissant permet un mouvement limité de translation verticale, donc
de soulèvement et d'abaissement de l'ensemble du vantail 1, le pivot inférieur (non
représenté) étant réalisé de manière à ne pas s'opposer à ce mouvement vertical.
[0048] L'arbre de sortie 19 du moto-réducteur 15, constituant l'arbre d'entraînement en
rotation du vantail 1, dépasse sous le moto-réducteur 15, suivant l'axe vertical 16.
L'arbre d'entraînement 19 porte un axe horizontal 20, sur lequel est monté tournant
un galet 21, pouvant présenter une forme extérieure tronconique.
[0049] A l'intérieur du montant latéral tubulaire 6 est montée une pièce 23 formant came,
qui présente un passage central 24 traversé par l'arbre d'entraînement 19. La pièce
23 est liée axialement avec le montant 6, comme indiqué en 39, et elle est aussi liée
en rotation avec ce montant 6, par l'intermédiaire d'un limiteur de couple 40.
[0050] Pour former une came, la pièce 23 comporte, au niveau du galet 21, un évidement dont
le bord inférieur forme, principalement, une double rampe inclinée 25 ayant une allure
générale en "V", c'est-à-dire avec deux rampes de roulement de même pente moyenne
oC mais d'inclinaisons opposées, l'une étant "montante", et l'autre "descendante"
- voir aussi figure 10. Le profil de came comprend encore, de part et d'autre de la
double rampe 25 en "V", deux parties secondaires 41, d'allure incurvée et ayant leur
concavité tournée vers le haut. Les parties 41 sont moins profondes que la partie
principale en "V", et elles sont séparées de cette dernière par des becs 42.
[0051] Comme le montre la figure 10 la came comprend encore, au-dessus de la double rampe
inclinée 25 formant un "V", un bec 43 de forme générale triangulaire et tourné vers
le bas, dont les bords sont sensiblement de même pente aC que la double rampe inclinée
25.
[0052] La figure 10 étant une représentation développée du profil de came, on comprend aisément
que les parties apparaissant comme sensiblement rectilignes sur cette figure ont,
en réalité, une allure hélicoïdale.
[0053] L'arbre d'entraînement 19 comporte un prolongement 44 dirigé vers le bas, auquel
est lié un disque 45. Un ressort hélicoïdal 28, travaillant en compression et coaxial
à l'arbre d'entraînement 19, est appuyé par son extrémité inférieure sur le disque
45, tandis que son extrémité supérieure prend appui sous la pièce 23 formant came,
par l'intermédiaire d'une bague 46.
[0054] Le ressort 28 exerce, sur la pièce 23, une force verticale F orientée de bas en haut,
qui est transmise au montant 6 du vantail 1 en raison de la liaison axiale (en 39)
réalisée entre la pièce 23 et le montant 6. Le ressort 28 est choisi de telle sorte
que la valeur de la force F soit supérieure au poids P du vantail 1. Ainsi, le ressort
28 a une double action : d'une part, il applique fortement la double rampe inclinée
25 ou l'une des parties 41 du profil de came sous le galet 21, et d'autre part, il
tend à soulever l'ensemble du vantail 1.
[0055] Le fonctionnement d'ensemble du portail, illustré très schématiquement par les figures
Il à 16 nécessite en outre l'intervention d'une butée de fermeture 12 et d'une butée
d'ouverture 13. fixées au sol et coopérant avec la partie inférieure du vantail 1.
La butée de fermeture 12 comporte, au-dessus d'une embase 47, un butoir 48 et une
partie surélevée 49 séparés par une partie évidée 50. La butée d'ouverture 13 comporte
de manière similaire, au-dessus d'une embase 35, une partie surélevée 36 et un butoir
37 séparés par une partie évidée 38.
[0056] Le portail étant initialement supposé fermé, le vantail 1 est en position "basse"
et repose dans la partie évidée 50 de la butée de fermeture 12, comme le montre la
figure 11. Cette position est maintenue par l'introduction du galet 21 dans l'une
des parties secondaires concaves 41 du profil de came.
[0057] Pour commander l'ouverture, le moto-réducteur 15 est mis en marche dans un sens provoquant
la mise en rotation de l'arbre d'entraînement 19 selon la flèche 51. Le vantail 1
étant empêché de tourner par la partie surélevée 49, le galet 21 est extrait de la
partie secondaire concave 41, franchit le bec voisin 42 et se met à rouler sur la
partie "descendante" de la double rampe inclinée en "V" 25. En fait, le galet 21 reste
à un niveau constant, et dans le mouvement relatif ainsi créé, c'est le vantail qui
se soulève sous l'action du ressort, comme indiqué par la flèche 52 de la figure 12.
On note qu'au cours de son soulèvement, le vantail 1 glisse le long du butoir 48.
[0058] Le mouvement de soulèvement du vantail 1 se poursuit, jusqu'à ce que le galet 21
parvienne au point le plus bas de la double rampe inclinée en "V". A ce moment, comme
le montre la figure 13, le bord inférieur du vantail 1 se situe plus haut que la partie
surélevée 49 de la butée de fermeture 12.
[0059] L'arbre d'entraînement 19 poursuivant son mouvement de rotation suivant la flèche
51, et le vantail 1 étant désormais libre de pivoter, le mouvement de pivotement du
vantail 1 dans le sens de l'ouverture peut véritablement débuter, comme indiqué par
une flèche 53 sur la figure 14. Pendant tout le mouvement d'ouverture, le vantail
1 pivote à la même vitesse que l'arbre d'entraînement 19, en restant dans sa position
"haute", le galet 21 se maintenant au point le plus bas de la double rampe inclinée
25.
[0060] En fin de mouvement d'ouverture, le vantail 1 atteint la butée de fermeture 13 après
avoir franchi librement la partie surélevée 36, et il vient d'abord heurter le butoir
37 qui empêche la poursuite de la rotation du vantail. Le mouvement de rotation de
l'arbre d'entraînement 19 selon la flèche 51 n'étant pas encore interrompu, le galet
21 va alors rouler sur la partie "montante", de la double rampe inclinée en "V" 25.
En fait, le galet 21 restant à un niveau constant, c'est le vantail 1 qui s'abaisse
alors, en glissant le long du butoir 37, comme indiqué par une flèche 54 sur la figure
15.
[0061] Ce mouvement se poursuivant, le bord inférieur du vantail 1 descend dans la partie
évidée 38 en parvenant plus bas que la partie surélevée 36, ce qui assure un début
de verrouillage. En fin de "montée" du galet 21, celui-ci franchit l'un des becs 42
et "retombe" dans la partie secondaire concave 41 opposée à celle qu'il avait précédemment
quittée - voir figure 16. Le vantail 1 est ainsi arrêté et verrouillé en position
d'ouverture. Le moto-réducteur 15 s'arrête automatiquement grâce à une temporisation,
le limiteur de couple 40 permettant la rotation de l'arbre 19 et de la pièce 23 alors
que le vantail 1 se trouve déjà bloqué.
[0062] On comprend que le processus exactement inverse se déroule lors de la fermeture du
portail, pour laquelle les rôles des deux butées 12 et 13 sont simplement échangés,
le vantail décrivant en position "haute" sa rotation l'amenant en position fermée.
[0063] On notera que, au cas où en début de mouvement d'ouverture ou de fermeture le vantail
1 ne se soulèverait pas sous la seule action du ressort 28, par exemple en raison
du gel, le galet 21 viendrait coopérer avec le bec 43 du profil de came, pour provoquer
positivement le "décollage" du vantail 1.
[0064] Au lieu d'un seul galet 21, on peut prévoir deux galets diamétralement opposés, coopérant
respectivement avec deux profils de came. Il est également possible de supprimer le
limiteur de couple 40 associé à un fonctionnement temporisé, et de prévoir, à la place,
des contacts électriques de fin de course actionnés par le vantail 1 arrivant en position
d'ouverture ou de fermeture.
1. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail,
destiné plus particulièrement à un portail à deux vantaux pivotants (1,2) et comprenant,
pour actionner chaque vantail, un moteur électrique "tubulaire" (15) monté suivant
l'axe de pivotement vertical (16) du vantail (1,2) et logé dans la partie supérieure
d'un élément vertical latéral creux (6) du vantail, le stator du moteur (15) étant
solidaire du pivot supérieur (3) du vantail (1,2) tandis que son rotor est lié en
rotation avec un élément (6) du vantail, par l'intermédiaire d'un réducteur de vitesse,
caractérisé en ce que l'arbre d'entraînement (19) du ou de chaque vantail (1,2), arbre
dont l'axe coïncide avec l'axe vertical (16) de pivotement du vantail, est accouplé
à un élément (6) du vantail par l'intermédiaire de moyens du genre "came" (23), qui
d'une part assurent une liaison en rotation entre l'arbre d'entraînement (19) et le
vantail (1,2), lorsque ce dernier est libre de pivoter autour de l'axe (16) précité,
et qui d'autre part sont aptes à transformer le mouvement de rotation de l'arbre d'entraînement
(19) en un mouvement de translation verticale de l'élément considéré (6) du vantail
(1,2). lorsque ce dernier est empêché de pivoter.
2. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de liaison du genre "came",
entre l'arbre d'entraînement (19) et un élément (6) du vantail (1,2), sont constitués,
d'une part, par au moins un galet (21,22) monté tournant sur un axe horizontal (20)
porté par l'arbre d'entraînement (19), et d'autre part, par au moins une double rampe
inclinée (25.26) formant un "V" inversé et solidaire de l'élément précité (6) du vantail,
le ou chaque galet (21,22) coopérant avec la double rampe inclinée correspondante
(25,26) de manière à provoquer un soulèvement limité du vantail (1,2), lorsque ce
dernier est empêché de pivoter.
3. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend encore des moyens à ressort
(28) qui créent une force d'application supplémentaire de la ou des doubles rampes
inclinées (25,26) sur le ou les galets (21,22), cette force s'ajoutant au poids du
vantail (1,2).
4. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens à ressort sont constitués
par un ressort mécanique, notamment de type hélicoïdal et coaxial à l'arbre d'entraînement
(19).
5. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens à ressort sont constitués
par un ressort à gaz (28), coaxial à l'arbre d'entraînement (19).
6. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de liaison du genre "came",
entre l'arbre d'entraînement (19) et l'élément (6) du vantail (1), sont constitués,
d'une part, par au moins un galet (21) monté tournant sur un axe horizontal (20) porté
par l'arbre d'entraînement (19) et, d'autre part, par au moins une double rampe inclinée
(25) en forme générale de "V" et solidaire de l'élément précité (6) du vantail (1),
la ou chaque double rampe inclinée (25) étant appliquée sous le galet (21) ou l'un
des galets par des moyens à ressort (28) exerçant sur l'élément précité (6) du vantail
(1) une force verticale (F) orientée de bas en haut et de valeur supérieure au poids
(P) du vantail (1).
7. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un vantail
selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens de liaison du genre "came"
comprennent, de part et d'autre de la ou de chaque double rampe inclinée (25) formant
un "V", deux parties secondaires (41), à concavité tournée vers le haut, moins profondes
que la partie principale en "V" et séparées de cette dernière par des becs (42).
8. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que les moyens de liaison du genre
"came" (23) comprennent encore, au-dessus de la ou de chaque double rampe inclinée
(25) formant un "V", un bec (43) de forme générale triangulaire et tourné vers le
bas, dont les bords sont sensiblement de même pente (ç>/,) que la double rampe inclinée
(25).
9. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que la ou chaque
double rampe inclinée (25,26) est formée sur une pièce (23) présentant un passage
central (24) traversé par l'arbre d'entraînement (19), la pièce (23) étant liée axialement
et en rotation (en 39,40) avec l'élément (6) du vantail (1).
10. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon la revendication 9, caractérisé en ce que la pièce (23), comportant la ou les
doubles rampes inclinées (25), est liée en rotation à l'élément (6) du vantail (1)
par l'intermédiaire d'un limiteur de couple (40).
11. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon l'ensemble des revendications 5 et 9, caractérisé en ce que le ressort à gaz
(28), coaxial à l'arbre d'entraînement (19), a son extrémité supérieure liée (en 27)
audit arbre (19), et son extrémité inférieure (30) liée à l'extrémité inférieure d'un
tube (32) d'axe vertical, solidaire de la pièce (23) comportant la ou les doubles
rampes inclinées (25,26).
12. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon l'ensemble des revendications 6 et 9, caractérisé en ce que les moyens à ressort
précités sont constitués par un ressort hélicoïdal (28) travaillant en compression,
coaxial à l'arbre d'entraînement (19), dont l'extrémité inférieure est appuyée sur
un disque (45) lié à un prolongement (44) dudit arbre (29) et dont l'extrémité supérieure
prend appui sous la pièce (23) comportant la ou les doubles rampes inclinées (25).
13. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le ou chaque
galet (21,22), coopérant avec la double rampe inclinée correspondante (25,26), présente
une forme extérieure tronconique.
14. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le montant
latéral (6) du ou de chaque vantail (1,2) situé du côté de l'axe de pivotement (16),
est monté pivotant et aussi coulissant suivant cet axe (16), par l'intermédiaire d'au
moins deux bagues de guidage (17,18) entourant le stator du moteur (15), tandis que
le pivot inférieur (4) du vantail (1,2) est réalisé de manière à autoriser le mouvement
de translation vertical du vantail.
15. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'il comprend
encore un contact électrique de fin de course (34), provoquant l'arrêt du moteur (15),
qui est disposé de manière à être actionné par un élément (17) du vantail (1,2) après
un soulèvement de ce dernier sur une hauteur prédéterminée (h).
16. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon l'ensemble des revendications 14 et 15, caractérisé en ce que le contact électrique
de fin de course (34) est incorpore au moteur (15), et actionné par la bague de guidage
supérieure (17) du montant latéral (6) du vantail (1,2) lorsque ce dernier est soulevé.
17. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon la revendication 15 ou 16, associé à des butées (12,13,14) de verrouillage du
ou des vantaux (1,2) dans leurs positions extrêmes, caractérisé en ce que chaque butée
(12,13,14) comporte une partie surélevée (36) de hauteur (a) inférieure à la hauteur
de soulèvement (h) du vantail provoquant l'actionnement du contact électrique de fin
de course (34), et un butoir (37) de hauteur supérieure à la hauteur de soulèvement
(h) précitée, la partie surélevée (36) et le butoir (37) étant séparés par une zone
évidée (38) dont la largeur correspond sensiblement à l'épaisseur du vantail (1,2).
18. Dispositif de commande motorisée pour l'ouverture et la fermeture d'un portail
selon la revendication 17, caractérisé en ce que la partie surélevée (36) des butées
(12,13,14) est amovible.