Outil d'obturation de la colonne de production d'un puits
[0001] La présente invention se rapporte à un outil d'obturation de la colonne de production
d'un puits contenant un fluide sous pression, cet outil, conçu pour être temporairement
fixé à l'intérieur de la colonne de production ou pour faire partie intégrante de
celle-ci, comprenant une vanne qui peut être actionnée pour fermer ou ouvrir la colonne
de production au passage du fluide du puits.
[0002] On sait que l'un des principaux essais permettant de déterminer la capacité de production
d'un puits d'hydrocarbures consiste à arrêter la production à l'aide d'une vanne et
à enregistrer les variations de pression résultant de la fermeture du puits. On sait
par ailleurs qu'il est avantageux de pouvoir fermer la colonne de production à proximité
immédiate de la zone souterraine productrice, de façon à éliminer certains effets
perturbateurs dus à la compressibilité du fluide présent dans la colonne de production,
qui se manifestent lorsqu'on effectue la fermeture en surface.
[0003] L'invention a pour objet un outil d'obturation pouvant être installé dans la colonne
de production d'un puits pendant la durée des essais effectués sur le puits, la vanne
de cet outil étant d'une manoeuvre aisée malgré la pression considérable qui peut
régner dans le puits et qui s'oppose à l'ouverture de la vanne après qu'elle ait été
fermée.
[0004] Dans ce but, à la vanne d'un outil selon l'invention est couplé un mécanisme hydraulique
composé de deux ensembles cylindre-piston comportant des chambres respectives de volume
variable, de section différente, communiquant entre elles et remplies d'un liquide
hydraulique qui s'y trouve de préférence confiné; le piston du premier ensemble agit
sur la vanne dans le sens de son ouverture sous l'effet de la pression du liquide
hydraulique à laquelle il est soumis, ce piston offrant une face intérieure, en contact
avec le liquide hydraulique, dont la surface est supérieure à la surface de la face
intérieure du piston du second ensemble, de façon à obtenir un effet multiplicateur
sur une force appliquée au piston du second ensemble en vue de commander l'ouverture
de la vanne.
[0005] De plus, il convient que le piston du second ensemble offre une surface extérieure
qui est soumise à la pression du puits en amont de la vanne et qui est supérieure
à la surface de la face intérieure dudit piston. Grâce à cette disposition,-le,, vanne
en situation de fermeture reçoit du piston du premier ensemble, soumis à la pression
du liquide hydraulique qui est supérieure à la pression ambiante régnant dans le puits
où se trouve l'outil, une force dans le sens de son ouverture, qui vient en déduction
de la force que la vanne reçoit directement du fluide sous pression du puits, qui
tend à la maintenir fermée. Ainsi, la vanne est soulagée et son ouverture est obtenue
moyennant l'application d'une force de commande réduite par rapport à la force qui
serait nécessaire en l'absence dudit mécanisme hydraulique, toute mesure d'égalisation
de pression de part et d'autre du clapet préalablement à son ouverture devenant superflue.
Cet effet se conjugue avec l'effet multiplicateur de force précité et conduit à une
nouvelle diminution de la force à appliquer pour obtenir l'ouverture de la vanne.
[0006] Dans une forme d'exécution avantageuse, le piston du second ensemble coulisse dans
le cylindre correspondant suivant la direction de l'axe longitudinal de l'outil et
sa disposition est telle que, lorsqu'il est sollicité vers l'extrémité de l'outil
qui est en haut quand celui-ci est installé dans un puits, il cause une diminution
du volume de la chambre dudit ensemble. Par suite, en appliquant une force de traction
à un câble attaché audit piston et remontant jusqu'à la surface à l'intérieur de la
colonne de production, on fait diminuer le volume de la chambre du second ensemble,
donc augmenter celui du premier ensemble, ce qui cause l'ouverture de la vanne.
[0007] En pratique, la vanne se composera normalement d'un clapet et d'un siège conjugué,
ce clapet étant solidaire du piston du premier ensemble.
[0008] Dans une forme d'exécution préférée, on donne à la structure du mécanisme hydraulique
une configuration coaxiale. Plus précisément, on peut prévoir que le clapet de la
vanne soit solidaire d'une douille cylindrique dont l'axe est parallèle à la direction
de déplacement du clapet et qui porte extérieurement le piston du premier ensemble
sous la forme d'un piston annulaire coulissant dans une douille cylindrique fixe,
formant la paroi latérale du cylindre du premier ensemble et fermée par une cloison
transversale qui est située entre le clapet et le piston et à travers laquelle peut
coulisser de façon étanche la douille solidaire du clapet, cette dernière douille
formant la paroi latérale de la chambre du second ensemble, laquelle communique avec
la chambre du premier ensemble par au moins un orifice percé dans ladite paroi, et
dans laquelle coulisse le piston du second ensemble, ce piston étant solidaire d'une
tige d'actionnement qui peut coulisser de façon étanche à travers le clapet et à laquelle
est attaché un câble tel que le câble précité, susceptible de commander, lorsqu'un
effort de traction lui est appliqué, l'ouverture de la vanne par déplacement du clapet
via ledit mécanisme hydraulique.
[0009] Lorsqu'il s'agit d'un outil amovible fixé temporairement dans .une colonne de production,
on peut prévoir, pour permettre le verrouillage de l'outil au niveau désiré, que la
douille formant la paroi latérale du cylindre du premier ensemble se prolonge au delà
de la cloison qui limite la chambre de cet ensemble par une partie de forme générale
tubulaire, comportant au moins un cliquet et au moins un pêne de verrouillage pouvant
s'escamoter dans ladite partie tubulaire ou en faire radialement saillie pour s'engager
dans une gorge périphérique que comporte un raccord à portée intérieure placé dans
la colonne de production à l'endroit où l'outil doit être mis en station, les mouvements
radiaux dudit cliquet et dudit pêne étant commandés par une pièce tubulaire mobile
dans la direction de l'axe longitudinal de l'outil, disposée coaxialement à l'intérieur
de ladite partie tubulaire et comportant des zones de rayons différents sur lesquelles
prennent appui ledit cliquet et ledit pêne, la position de ces derniers étant tributaire
de la zone respective de la pièce tubulaire qui se trouve en regard.
[0010] De préférence, ladite pièce tubulaire peut prendre trois positions déterminées par
rapport à ladite partie tubulaire, savoir une première position où le cliquet peut
émerger en saillie, sous l'action d'un ressort, et le pêne est rétracté en situation
escamotée, une seconde position où le cliquet est rétracté et le pêne émerge et une
troisième position où le cliquet et le pêne sont rétractés, les passages de la pièce
tubulaire de sa première à sa seconde, puis à sa troisième position étant commandés
par des déplacements longitudinaux de la tige du piston du second ensemble sous l'effet
de tractions successives appliquées au câble attaché à cette tige. Dans la première
position de ladite pièce, le cliquet commande l'arrêt de l'outil dans le raccord à
portée intérieure; dans la seconde position, le pêne y assure le verrouillage de l'outil;
dans la troisième position, l'outil est déverrouillé et peut être remonté.
[0011] Pour obtenir le passage de l'une à l'autre de ces positions de la pièce tubulaire,
on peut prévoir que, la pièce tubulaire étant initialement dans sa première position,
le clapet repousse, à sa première fermeture commandée par la tige dudit piston, ladite
pièce pour l'amener dans sa seconde position. On peut prévoir en outre, pour réaliser
le déverrouillage de l'outil à la fin d'un nombre prédéterminé de cycles d'ouverture/fermeture
de la vanne, que cette même tige de piston soit couplée à un organe d'indexage qui
avance d'un pas à chaque déplacement en va-et-vient de la tige correspondant à un
cycle d'ouverture-fermeture de la vanne, et que cet organe limite la course de la
tige dans le sens correspondant à l'ouverture du clapet jusqu'à ce qu'il ait accompli
un nombre de pas déterminé, après quoi il s'efface pour laisser se prolonger la course
de la tige, celle-ci commandant alors le passage de la pièce tubulaire de sa seconde
à sa troisième position, donc la libération de l'outil pour sa remontée.
[0012] Afin d'imposer au clapet de demeurer ouvert durant cette phase finale de remontée
de l'outil, on peut doter ladite tige et la douille solidaire du clapet d'organes
d'accrochage grâce auxquels elles se verrouillent mutuellement lorsque la tige accomplit
sa course prolongée qui cause le déverrouillage de l'outil, le clapet se trouvant
dès lors maintenu en situation d'ouverture.
[0013] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement
de la description qui va suivre, en regard des dessins annexés, d'un exemple de réalisation
non limitatif.
La figure 1 représente schématiquement, en coupe verticale, un puits dans lequel a
été mis en place un outil d'obturation selon l'invention.
Les figures 2A et 2B représentent, en coupe longitudinale partielle, un outil selon
l'invention, respectivement par moitiés, les deux figures se raccordant suivant la
ligne AA'.
Les figures 3 à 6 représentent, à plus petite échelle, l'outil des figures 2A, 2B
dans différentes phases d'utilisation.
La figure 7 est une vue en section schématique de la partie de l'outil où se trouve
le mécanisme hydraulique d'actionnement de la vanne d'obturation qu'il comporte.
La figure 8 illustre schématiquement le fonctionnement de l'organe d'indexage de l'outil
destiné à limiter le nombre de cycles d'ouverture/fermeture de la vanne.
[0014] On voit sur la figure 1 un puits creusé dans une zone 50 productrice de pétrole et
comportant, dans un tubage 51, une colonne de production 100. Entre l'extrémité inférieure
de cette dernière et le tubage 51 est placé un dispositif d'étanchéité annulaire ou
"packer" 53. Un outil d'obturation 70 selon l'invention est descendu peu au-dessus
du niveau de la zone productrice 50 à l'aide d'un câble 17 auquel il est suspendu.
Ce câble, passant à l'intérieur de la colonne de production 100, en émerge à son sommet
à travers un dispositif d'étanchéité 72 pour aller s'enrouler, via des poulies de
renvoi 73, 74, sur le tambour d'un treuil 75 disposé à la surface du sol. Le câble
17 est un câble électrique qui, outre une fonction mécanique de suspension et d'actionnement
de l'outil 70, assure une fonction de transmission de signaux de mesure vers la surface
à partir de dispositifs qui peuvent être associés à l'outil, tels qu'un manomètre
15 destiné à mesurer la pression au fond du puits, au- dessousde l'outil.
[0015] Dans la description qui suit de l'outil d'obturation 7D, on a supposé que celui-ci
se trouvait en position normale d'utilisation dans un puits vertical.
[0016] L'outil 70 représenté aux figures 2A, 28 comprend une première pièce tubulaire 1,
de grande longueur. Dans la tête 1a de cette pièce, élargie au diamètre interne de
la colonne de production 100 où est descendu l'outil, sont engagées une seconde pièce
tubulaire 2, qui émerge vers le haut, et une troisième pièce tubulaire 3, au-dessous
de laquelle la pièce 1 contient une quatrième pièce tubulaire 4. Une cinquième pièce
tubulaire 5 est en outre prévue, qui traverse le tout suivant l'axe longitudinal Z
de l'outil. Toutes ces pièces peuvent coulisser longitudinalement les unes par rapport
aux autres.
[0017] La tête 1a de la pièce 1 contient des cliquets d'arrêt 11 et des pênes de verrouillage
12 qui peuvent en émerger à sa périphérie par des orifices correspondants pour s'engager
dans une gorge 101 pratiquée dans un raccord à portée intérieure 100a que comporte
la colonne 100 au niveau où doit se placer l'outil. Chaque cliquet d'arrêt 11, muni
d'un ressort 18 qui tend à le faire émerger de la tête 1a de la pièce 1, est orienté
de façon à s'effacer, lors de la descente de l'outil dans la colonne 100, au passage
d'obstacles éventuels sur la paroi interne de celle-ci, mais, lors d'un mouvement
ascendant de l'outil, à s'engager dans une cavité telle que la gorge 101 pour arrêter
l'outil. Afin de ne pas gêner les mouvements de basculement des cliquets 11, la pièce
2 présente, en regard de chacun d'eux, un rayon réduit dans une zone 2a s'étendant
sur une certaine longueur axiale, ce rayon augmentant dans une zone 2b située au-dessous
de cette zone, à laquelle elle se raccorde par un chanfrein, à une valeur telle que,
si cette zone 2b vient, par coulissement de la pièce 2, en regard du cliquet 11 correspondant,
elle oblige ce dernier à basculer en situation effacée à l'intérieur de la tête 1a
de la pièce 1.
[0018] Suivant sa position par rapport à la pièce 1, la pièce 2 offre, en regard de chaque
pêne de verrouillage 12, une zone 2c, une zone 2d ou une zone 2e, la zone 2d située
entre les zones 2c et 2e présentant un plus grand rayon que ces dernières, tel qu'il
oblige le pêne 12 correspondant à émerger de la tête 1a pour s'engager dans la gorge
101, tandis que lorsque l'une des zones 2c et 2e se trouve en regard du pêne 12, celui-ci
prend une position effacée à l'intérieur de la tête 1a. La zone 2d se raccorde aux
zones 2c et 2d par des chanfreins respectifs.
[0019] La pièce 1 se prolonge vers le haut, au delà de sa tête 1a, par un long crochet élastique
1b qui peut venir en prise, suivant la position mutuelle des pièces 1 et 2, soit dans
une gorge périphérique 2f pratiquée au sommet de la pièce 2, soit dans l'un des deux
trous 2g, 2h percés dans la paroi de la pièce 2, l'un au-dessous de l'autre et tous
deux au-dessous de la gorge 2f.
[0020] La pièce 1 présente, au-dessous de sa tête 1a, une pemière zone cylindrique 1c de
diamètre légèrement inférieur à celui de la tête 1a, puis, au-dessous, se raccordant
avec la zone 1c par un chanfrein conique, une seconde zone cylindrique 1d de diamètre
légèrement inférieur à celui de la zone 1c. La zone 1d est percée de fentes 1e s'étendant
axialement, à travers lesquelles passent des bras radiaux 3a que comporte la pièce
3 et qui supportent une couronne 3b surmontée d'une paire de joints d'étanchéité 13.
Au-dessous de la zone 1d, la pièce 1 présente une partie 1f de diamètre plus grand,
sensiblement égal à celui de la tête 1a, puis se continue jusqu'à son extrémité inférieure
par une longue douille cylindrique 1g, à paroi mince, de diamètre un peu plus petit.
A l'intérieur de cette douille peut coulisser suivant la direction axiale un piston
annulaire 4a appartenant à la pièce 4 et faisant saillie autour d'une douille cylindrique
4b à paroi mince, qui peut coulisser dans l'ouverture axiale d'une cloison annulaire
1h que comporte la pièce 1 au sommet de la douille 1g. Au-dessus de cette cloison,
la pièce 4 s'élargit en une tête conique 4c formant un clapet qui coopère avec un
siège conjugué 3c formé par l'extrémité inférieure de la pièce 3. Au-dessous du piston
4a, la douille 4b se prolonge pour se terminer par une partie 4d offrant sur sa surface
extérieure des crans périphériques.
[0021] La pièce 5 se compose tout d'abord d'une tête 5a de forme générale cylindrique, engagée
dans la partie supérieure de la pièce 2 et pouvant coulisser dans un manchon 2i terminant
cette dernière pièce, de diamètre interne légèrement inférieur au diamètre du reste
de la pièce 2. A la base de la tête 5a se trouve un renflement 5b de diamètre conjugué
de ce dernier diamètre, de sorte que ce renflement peut coulisser dans la pièce 2,
mais ne peut franchir le manchon 2i de celle-ci, limitant ainsi un mouvement vers
le haut de la pièce 5 par rapport à la pièce 2. D'autre part, le renflement 5b porte
un ergot 25 engagé dans une fente de guidage 2j pratiquée dans la pièce 2 suivant
la direction axiale, de sorte que les pièces 2 et 5 peuvent exécuter un mouvement
de coulissement mutuel, mais sont solidaires en rotation autour de leur axe commun
Z.
[0022] On notera que la gorge 2f précitée est creusée sur le pourtour du manchon 2i, tandis
que les orifices 2g et 2h sont percés au-dessous de celui-ci, dans la région cylindrique
de la pièce 2 où peut coulisser le renflement 5b.
[0023] La pièce 5 se poursuit, au-dessous de sa tête 5a, par une tige 5c longue et mince,
qui traverse axialement, à l'intérieur de la pièce 1, le bas de la pièce 2, la pièce
3 et la pièce 4. Si un intervalle annulaire est ménagé entre la tige 5c et la surface
cylindrique interne des pièces 2 et 3, ladite tige traverse le clapet 4c que comporte
la pièce 4 par un orifice axial de diamètre conjugué à son propre diamètre. Au-dessous
du clapet 4c, la douille 4b de cette même pièce entoure à distance la tige 5c. Puis
celle-ci se poursuit, après un épaulement annulaire 5d (figure 3), par une partie
5e de diamètre un peu supérieur qui émerge vers le bas de la partie crantée 4d de
la pièce 4.
[0024] Au bas de cette partie 5e, la pièce 5 offre un jeu de griffes 5f orientées vers le
haut dans la direction axiale et susceptibles de venir en prise avec la partie crantée
4d de la pièce 4, les pièces 4 et 5 se trouvant alors accouplées (de façon non définitive).
Au pied des griffes 5f se trouve un collet 5g; entre celui-ci et le piston 4a est
placé un ressort de compression 14 qui tend à repousser le piston 4a vers le haut
par rapport à la pièce 5.
[0025] A l'extrémité inférieure de la pièce 5 est fixé un manomètre 15 destiné à mesurer
la pression du fluide que contient le puits. Ses fils de connexion électrique traversent
l'outil de part en part via un canal axial 5k que comporte la pièce 5 sur toute sa
longueur et sont connectés au câble électrique 17 amarré à la tête 5a de cette même
pièce 5.
[0026] La pièce 5 présente ensuite une zone 5h filetée extérieurement, suivie d'une zone
5i de diamètre supérieur au diamètre moyen de la zone filetée 5h. Une pièce 6 est
engagée autour de cette partie de la pièce 5. Elle comprend un manchon 6a offrant
un filetage interne conjugué de celui de la zone 5h, sur laquelle il est vissé, et
des pattes 6b s'étendant vers le bas en direction axiale autour de la zone 5i et se
terminant chacune par un bossage 6c faisant radialement saillie vers l'extérieur.
Les pattes 6b sont dotées d'une élasticité propre qui les sollicite vers l'axe général
Z de l'outil. Suivant la position relative de la pièce 6 sur la pièce 5 (qui dépend
de son degré de vissage sur la partie filetée 5h), les extrémités libres des pattes
6b soit trouvent appui sur la partie 5i, de sorte que les bossages 6c sont repoussés
quasiment en contact avec la surface interne de la douille 1g de la pièce 1 et sont
alors susceptibles de venir en butée contre un épaulement 1i en saillie sur ladite
surface interne, soit se trouvent en regard de la partie 5i de moindre diamètre de
la pièce 5, de sorte que les pattes 6b se rétractent de façon centripète et que leurs
bossages 6c s'effacent et peuvent dès lors franchir l'épaulement 1i de la pièce 1.
[0027] Le manchon 6a de la pièce 6 présente à sa périphérie des bossages triangulaires 61,
62, ... disposés en quinconce sur deux rangées. Le diamètre du manchon 6a et l'épaisseur
desdits bossages ainsi que de l'épaulement 1i précité sont choisis de façon que la
pièce 6 puisse se déplacer librement vis-à-vis de ce dernier, mais que ses bossages
61, 62 ... coopèrent avec une paire de pions 16 faisant saillie à l'intérieur de la
douille 1g de la pièce 1 en situation diamétralement opposée, ceci afin de faire tourner
d'une fraction de tour la pièce 6 par rapport à la pièce 1 et, solidaires de cette
dernière en rotation, les pièces 2 et 5, à chaque fois que les deux rangées de bossages
61, 62 ... passent devant les pions 16.
[0028] Considérant la figure 8 où on a supposé par commodité que c'était la pièce 6 qui
était fixe et la pièce 1 avec ses pions 16 qui se déplaçait, si, à partir d'une position
initiale 16
1, le pion 16 représenté se déplace en direction axiale vers le bas, il rencontre en
16
2 le bossage 62 qui le fait dévier vers la droite jusqu'en 163, puis il poursuit sa
course en direction axiale pour atteindre une position 16
4, d'où il remonte ensuite, rencontre en 16
5 le bossage 63 qui le fait également dévier vers la droite jusqu'en 16
6, et atteint sa position finale 16
7 distante angulairement de sa position initiale 16
1 d'une fraction de tour. En réalité, le pion 16 est immobile et c'est la pièce 6 qui
tourne, vers la gauche, de ladite fraction de tour. Ainsi, cette pièce peut servir
d'organe d'indexage permettant de compter le nombre de déplacements en va-et-vient
exécutés par la pièce 5 sur laquelle elle est vissée.
[0029] Des joints toriques d'étanchéité sont prévus en relation avec la pièce 4 : un joint
28 (figure 4) entre le clapet 4c et la tige 5c; un joint 29 (figure 28) entre la cloison
1h et la douille 4b; un joint 30 entre le piston 4a et la douille 1g; un joint 31
(figure 3) entre la partie inférieure 4d de la pièce 4 et la partie 5e correspondante
de la pièce 5; enfin, un joint 32 (figure 2B) sur le clapet 4c en regard de son siège
3c. Un joint 33 est également prévu dans la zone 1c de la pièce 1, qui peut coopérer
soit avec la pièce 2 (figure 3), soit avec la pièce 3 (figure 4).
[0030] La disposition décrite fait apparaître deux ensembles cylindre-piston : un premier
ensemble comprenant un cylindre formé par la douille 1g et le piston 4a de la pièce
4, solidaire du clapet 4c, et un second ensemble comprenant un cylindre formé par
la douille 4b et un piston formé par la partie 5e de la pièce 5, de diamètre supérieur
à celui de la partie 5c qui le surmonte et en forme la tige d'actionnement. La chambre
41 de volume variable du premier ensemble, limitée par la douille 4b, le piston 4a,
la douille 1g et la cloison 1h, communique par des orifices 4e percés dans la douille
4b avec la chambre 45 de volume variable du second ensemble, limitée par la tige 5c,
l'épaulement 5d, la douille 4b et le clapet 4c. Ces deux chambres sont remplies de
liquide hydraulique.
[0031] Du fait de la présence du mécanisme hydraulique formé par les chambres communiquantes
41, 45, remplies de fluide hydraulique, et leurs pistons respectifs 4a, 5e, le clapet
4c qui, en position de fermeture, après descente de l'outil dans le puits, est soumis
de la part du fluide sous pression du puits à une force qui tend à l'appliquer contre
son siège 3c, reçoit dudit fluide hydraulique, par l'intermédiaire du piston 4a, une
force en sens contraire qui se déduit de la précédente, de sorte que la force totale
avec laquelle le clapet 4c est pressé contre son siège 3c en position de fermeture
est réduite.
[0032] En effet (cf. figure 7), si l'on appelle respectivement S
1 et S
2 les sections des parties 5e et 5c de la pièce 5, la surface effective du piston de
la chambre 45 est S
1 - S
2. La pièce 5 reçoit d'une part, du fluide du puits où règne une pression P
1, une force
F1 =
P151 dirigée vers le haut, et d'autre part, du fluide de la chambre 45 où règne une pression
P
2, une force F
2 = P
2S
2 dirigée vers le bas. La pièce 5 étant en équilibre entre le milieu du puits à la
pression P et le milieu au-dessus du clapet 4c dont la pression est négligeable, on
a

donc

Etant donné que S
1 est supérieur à S
2, la pression P
2 dans la double chambre 41, 45 est supérieure à la pression P
1 régnant dans le puits.
[0033] Si maintenant on appelle respectivement S
3, S
4 et S
5 les surfaces qu'offrent au milieu à la pression P
1 le clapet 3c, la partie 5e de la pièce 5 et le piston 4a, ce dernier offrant au fluide
de la chambre 41 une surface S
6, on constate que le clapet 4c est soumis
- à une force Fh vers le haut de la part de la pression P1:

- et à une force Fb vers le bas de la part de la pression P2 :

En supposant pour simplifier que

on obtient :


d'où

Si les valeurs de S1 et S2 sont par exemple choisies respectivement égales à 2 cm2 et 1,5 cm2, on voit que la force Fb créée vers le bas par le fluide hydraulique de la chambre 41 est égale aux deux tiers
de la force Fh exercée vers le haut par le fluide du puits, la force résultante Fh - Fb à laquelle est soumis le clapet 4c étant ainsi abaissée au tiers de la force Fh qu'il subirait dans le sens de la fermeture en l'absence du mécanisme hydraulique
à deux pistons.
[0034] Ce mécanisme a par ailleurs un effet amplificateur sur la force f qui doit être appliquée
à la pièce 5 via le câble 17 pour obtenir l'ouverture du clapet 4c. En effet, une
telle force f crée une variation de pression

dans la chambre 45, qui se répercute dans la chambre 41, de sorte que le piston 4a
applique au clapet 4c une force d'ouverture

Avec les valeurs indiquées précédemment à titre d'exemple pour S
1 et 5
2 et en choisissant pour S
6 la valeur de 15 cm
2, on voit que le coefficient amplificateur de force
56 / (S
1 -
52) s'élève à 30. Par suite, grâce au mécanisme hydraulique d'actionnement du clapet
4c, il suffit dans le cas pratique considéré d'appliquer au câble 17 une force de
traction f de valeur 30 x 3 = 90 fois plus petite que la force qu'il faudrait appliquer
directement au clapet en l'absence dudit mécanisme hydraulique.
[0035] Le fonctionnement de l'outil au cours de son utilisation va maintenant être décrit.
[0036] Lorsque l'outil est descendu dans la colonne de production 100 du puits, ses différents
éléments sont dans la situation illustrée à la figure 3. Le crochet élastique 1b de
la pièce 1 est en prise avec la gorge 2f de la pièce 2, de sorte que les pênes 12
se trouvent en regard de la zone en retrait 2c de la pièce 2 et sont donc en position
escamotée à l'intérieur de celle-ci. Durant la descente de l'outil, les cliquets 11
frottent contre la surface interne de la colonne de production en s'effaçant élastiquement;
par contre, les joints d'étanchéité 13 reposent dans la zone en retrait 1d de la pièce
1, de sorte que tout contact avec la surface interne de la colonne 100 leur est épargné.
La pièce 6 est verrouillée dans la pièce 1, les deux pions 16 de cette dernière se
trouvant logés dans des encoches 2D correspondantes de la pièce 6 (figure 8), dans
laquelle se trouve vissée en situation haute la pièce 5, son collet 5g étant espacé
de l'extrémité supérieure de la pièce 6. Les pièces 1, 5 et 6 sont donc mutuellement
immobilisées, le clapet 4c se trouvant en position d'ouverture à distance de son siège
3c, tandis que le ressort 14 est comprimé entre le collet 5g et le piston 4a.
[0037] L'outil ayant été descendu légèrement au-dessous du raccord à portée intérieure 100a
de la colonne 100, on le fait remonter jusqu'à ce que les cliquets 11 viennent s'engager
dans la gorge 101 dudit raccord, la pièce 1 s'y trouvant de ce fait immobilisée. Un
surcroît de traction appliqué au câble 17 fait remonter la pièce 5 qui entraîne la
pièce 2, le crochet 1b échappant à la gorge 2f pour venir s'engager dans l'orifice
2g. Ce déplacement vers le haut de la pièce 2 par rapport à la pièce cause d'une part
la mise en prise dans la gorge 101 des pênes 12 par la zone en relief 2d de la pièce
2 et d'autre part l'effacement des cliquets 11 par la zone 2b située au-dessous de
la zone 2a et de plus grande épaisseur radiale que celle-ci. La remontée de la pièce
5 par rapport à la pièce 1 a également pour effet de faire remonter la pièce 6 dans
la pièce 1, de sorte qu'elle échappe aux pions 16 dont chacun se trouvait engagé en
position de verrouillage dans l'une des encoches 20 précitées pratiquées dans le bossage
61 et le bossage diamétralement opposé (figure 8). Chaque pion 16 rencontre alors
le bossage 60 situé au-dessous du bossage 61 et se trouve renvoyé par lui en regard
du bossage 61, de sorte qu'au relâchement ultérieur du câble 17 causant un abaissement
de la pièce 6 (figure 4), le pion 16 rencontre le bossage 61 qui le chasse vers les
bossages suivants 62, 63, ..., sans que le pion 16 puisse revenir dans l'encoche 2D.
Ainsi la pièce 6 se trouve définitivement libérée et, lors du relâchement précité
du câble 17, elle laisse descendre la pièce 5 dans la pièce 1. Ce mouvement autorise
une diminution du volume de la chambre hydraulique 41 en correspondance avec l'augmentation
de celui de la chambre 45, donc, sous l'action du ressort 14, une remontée de la pièce
4 et du clapet 4c que celle-ci comporte. Ledit clapet rencontre son siège 3c et repousse
vers le haut la pièce 3 à laquelle celui-ci appartient, ainsi que la couronne 3b qui
force les joints toriques 13 à quitter la zone 1d de petit diamètre pour gagner la
zone 1c de plus grand diamètre où ils se trouvent comprimés contre la surface interne
de la colonne 100 et assurent par suite l'étanchéité entre les régions 1 et II de
la colonne 100 situées respectivement au-dessus et au- dessousd'eux (cf. la demande
de brevet français 85 12 892). Finalement, le clapet 4c se trouve appliqué en situation
d'obturation sur son siège 3c, la pièce 3 étant en butée contre la pièce 2. Les deux
régions I et II précitées de la colonne 100 sont donc isolées l'une de l'autre.
[0038] Lorsqu'on désire mettre en communication lesdites parties I et II par ouverture de
la vanne formée par le clapet 4c et son siège 3b, on exerce une traction sur le câble
17 (figure 5). La pièce 5 remonte (jusqu'à venue en butée des bossages 6c de la pièce
6 sur l'épaulement 1i de la pièce 1) et le piston 5e qu'elle comporte fait diminuer
le volume de la chambre hydraulique 45, ce qui cause une augmentation de celui de
la chambre hydraulique 41 et par suite un abaissement de la pièce 4 et du clapet 4c
avec une force multipliée. La valve s'ouvrant ainsi met en communication les régions
I et II de la colonne de production via l'intervalle annulaire entre cette dernière
et le manchon 1g de la pièce 1, des orifices 1j percés dans la paroi de ladite pièce
entre la douille 1g et la partie 1f qui la surmonte, l'intervalle annulaire qui fait
suite au siège 3c entre la partie 5c de la pièce 5 d'une part et la surface interne
des pièces 3 et 2 d'autre part, et des orifices 2k percés dans la paroi de la pièce
2. Corrélativement, la pièce 5 a fait remonter aussi le pièce 6, le manchon 6a de
celle-ci franchissant le niveau des pions 16, de sorte que les bossages périphériques
dudit manchon ont coopéré avec lesdits pions fixes, ce qui a fait tourner la pièce
6 d'une fraction de tour sur la partie filetée 5h de la pièce 5, immobilisée en rotation
par la vis 25 engagée dans la fente 2j de la pièce 2, cette rotation de la pièce 6
la faisant légèrement remonter par rapport à la pièce 5.
[0039] Lorsqu'on relâche le câble 17, le clapet 4c se referme sous l'action du ressort 14
aidé par la pression P
1 du fluide du puits, la pièce 6 tournant d'une nouvelle fraction de tour.
[0040] Ainsi, par traction et relâchement successifs du câble 17, on obtient respectivement
l'ouverture et la fermeture de la vanne 4c, 3c, l'ouverture de celle-ci ne demandant
qu'une force de traction relativement faible grâce aux effets de soulagement du clapet
et d'amplification de la force utile appliquée à celui-ci que procure le mécanisme
hydraulique de l'outil. De plus, aucune égalisation de pression entre l'amont et l'aval
du clapet, avant l'ouverture de la vanne, n'est nécessaire.
[0041] Il arrive finalement que, la pièce d'indexage 6 ayant suffisamment remonté le long
de l'extrémité filetée 5h de la pièce 5, ses pattes élastiques 6b échappent à la partie
terminale 5i de la pièce 5 (figure 6) et s'effacent en direction de l'axe de l'outil.
Par suite, lors de l'application d'une traction appliquée au câble 17 en vue de faire
s'ouvrir la vanne 3c, 4c, les bossages 6c desdites pattes 6b franchissent l'épaulement
1i, ce qui se traduit par un surcroît de course de la pièce 5. Ses griffes 5f s'enclenchent
sur l'extrémité 4d de la pièce 4, verrouillant le ressort 14 et empêchant désormais
la fermeture de la vanne, et son renflement 5b repousse vers l'extérieur le crochet
1b, qui, grâce au chanfrein 1'b qu'il comporte à son extrémité, échappe au trou 2g
pour venir s'engager dans le trou 2h, de sorte que la pièce 2 se déplace par rapport
à la pièce 1 et vient présenter en regard des pênes 12 sa zone 2e en retrait. Les
pênes s'effaçant dès lors vers l'axe de l'outil, ce dernier se trouve déverrouillé
et peut être remonté en surface à l'aide du câble 17.
[0042] Le nombre de cycles d'ouverture/fermeture de la vanne de l'outil est réglable et
dépend de la position initiale donnée à l'organe d'indexage 6 sur la partie filetée
5h de la pièce 5.
1. Outil d'obturation de la colonne de production d'un puits contenant un fluide sous
pression, cet outil, conçu pour être temporairement fixé à l'intérieur de la colonne
de production ou pour faire partie intégrante de celle-ci, comprenant une vanne qui
peut être actionnée pour fermer ou ouvrir la colonne de production au passage du fluide
du puits, caractérisé par le fait qu'à la vanne (3c, 4c) est couplé un mécanisme hydraulique
composé de deux ensembles cylindre-piston comportant des chambres (41, 45) respectives
de volume variable, de section différente, communiquant entre elles et remplies d'un
liquide hydraulique, que le piston (4a) du premier ensemble agit sur la vanne dans
le sens de son ouverture sous l'effet de la pression (P2) du liquide hydraulique à
laquelle il est soumis, ce piston offrant une face intérieure, en contact avec le
liquide hydraulique, dont la surface (66) est supérieure à la surface (S1 - S2) de la face intérieure du piston (5e) du second ensemble, de façon à obtenir un effet
multiplicateur sur une force appliquée au piston (5e) du second ensemble en vue de
commander l'ouverture de la vanne.
2. Outil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le piston (5e) du second
ensemble offre une surface extérieure (51) qui est soumise à la pression (P1) du puits en amont de la vanne et qui est supérieure à la surface (S1 - S2) de la face intérieure dudit piston (5e).
3. Outil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que le piston (5e)
du second ensemble coulisse dans le cylindre (4d) correspondant suivant la direction
de l'axe longitudinal (Z) de l'outil et que sa disposition est telle que, lorsqu'il
est sollicité vers l'extrémité de l'outil qui est en haut quand celui-ci est installé
dans un puits, il cause une diminution du volume de la chambre (45) dudit ensemble.
4. Outil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait
que la vanne se compose d'un clapet (4c) et d'un siège conjugué (3c) et que le clapet
est solidaire du piston (4a) du premier ensemble.
5. Outil selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le mécanisme hydraulique
présente une structure coaxiale.
6. Outil selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le clapet (4c) de la
vanne est solidaire d'une douille cylindrique (4b) dont l'axe est parallèle à la direction
de déplacement du clapet et qui porte extérieurement le piston (4a) du premier ensemble
sous la forme d'un piston annulaire coulissant dans une douille cylindrique (1g) fixe,
formant la paroi latérale du cylindre du premier ensemble et fermée par une cloison
transversale (1h) qui est située entre le clapet (4c) et le piston (4a) et à travers
laquelle peut coulisser de façon étanche la douille (4b) solidaire du clapet, et que
cette dernière douille forme la paroi latérale de la chambre (45) du second ensemble,
laquelle communique avec la chambre du premier ensemble par au moins un orifice (4e)
percé dans ladite paroi, et dans laquelle coulisse le piston (5e) du second ensemble,
ce piston étant solidaire d'une tige d'actionnement (5c) qui peut coulisser de façon
étanche à travers le clapet (4c) et à laquelle est attaché un câble (17) susceptible
de commander, lorsqu'un effort de traction lui est appliqué, l'ouverture de la vanne
par déplacement du clapet (4c) via ledit mécanisme hydraulique.
7. Outil selon la revendication 6, conçu pour être temporairement fixé à l'intérieur
de la colonne de production, caractérisé par le fait que la douille (1g) formant la
paroi latérale du cylindre du premier ensemble se prolonge au delà de la cloison (1h)
qui limite la chambre (41) de cet ensemble par une partie de forme générale tubulaire
(1a), comportant au moins un cliquet (11) et au moins un pêne de verrouillage (12)
pouvant s'escamoter dans ladite partie tubulaire ou en faire radialement saillie pour
s'engager dans une gorge périphérique (101) que comporte un raccord à portée intérieure
(100a) placé dans la colonne de production (100) à l'endroit où l'outil (70) doit
être mis en station, les mouvements radiaux dudit cliquet (11) et dudit pêne (12)
étant commandes par une pièce tubulaire (2) mobile dans la direction de l'axe longitudinal
(Z) de l'outil, disposée coaxialement à l'intérieur de ladite partie tubulaire (1a)
et comportant des zones (2a, 2b, 2c, 2d, 2e) de rayons différents sur lesquelles prennent
appui ledit cliquet et ledit pêne.
8. Outil selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ladite pièce tubulaire
(2) peut prendre trois positions déterminées par rapport à ladite partie tubulaire
(1a), savoir une première position où le cliquet (11) peut émerger en saillie, sous
l'action d'un ressort (18), et le pêne (12) est rétracté en situation escamotée, une
seconde position où le cliquet (11) est rétracté et le pêne (12) émerge et une troisième
position où le cliquet (11) et le pêne (12) sont rétractés, les passages de la pièce
tubulaire (2) de sa première à sa seconde, puis à sa troisième position étant commandés
par des déplacements longitudinaux de la tige (5c) du piston (5e) du second ensemble
sous l'effet de tractions successives appliquées au câble (17) attaché à cette tige.
9. Outil selon la revendication 8, caractérisé par le fait que, la pièce tubulaire
(2) étant initialement dans sa première position, le clapet (4c) repousse, à sa première
fermeture commandée par la tige (5c) dudit piston (5e), ladite pièce (2) pour l'amener
dans sa seconde position.
10. Outil selon la revendication 8 ou 9, caractérisé par le fait que la tige (5c)
du piston (5e) du second ensemble est couplée à un organe d'indexage (6) qui avance
d'un pas à chaque déplacement en va-et-vient de la tige (5c) correspondant à un cycle
d'ouverture-fermeture de la vanne (3c, 4c), et que cet organe limite la course de
la tige (5c) dans le sens correspondant à l'ouverture du clapet (4c) jusqu'à ce qu'il
ait accompli un nombre de pas déterminé, après quoi il s'efface pour laisser se prolonger
la course de la tige (5c), celle-ci commandant alors le passage de la pièce tubulaire
(2) de sa seconde à sa troisième position.
11. Outil selon la revendication 10, caractérisé par le fait que ladite tige (5c)
et la douille (4b) solidaire du clapet (4c) sont dotées d'organes d'accrochage (5f,
4d) grâce auxquels elles se verrouillent mutuellement lorsque la tige accomplit sa
course prolongée qui cause le déverrouillage de l'outil, le clapet (4c) se trouvant
dès lors maintenu en situation d'ouverture.