[0001] L'invention concerne les commutateurs électriques à bouton-poussoir, monostables
ou, le plus souvent bistables, utilisables dans de nombreuses applications, notamment
dans les équipements électriques de véhicules automobiles.
[0002] En général ces commutateurs comportent, d'une part, un boîtier dont le fond porte
des fiches de connexion extérieures reliées intérieurement à des éléments de contact
fixes logés dans ledit boîtier, et d'autre part, un bouton-poussoir rappelé par un
ressort et portant au moins un organe d'actionnement d'au moins un élément de contact
mobile adapté à coopérer, chacun, avec l'un des éléments de contact fixes correspondant
logés dans le boîtier.
[0003] Dans certains commutateurs de ce genre, les éléments de contact mobiles sont portés
par le bouton-poussoir et coopérent directement avec les éléments de contact fixes
portés par le boîtier, tandis que dans d'autres, ils sont portés aussi par le boîtier,
mais dans tous les cas, les organes d'actionnement des éléments de contact mobiles
sont évidement portés par le bouton-poussoir ou en liaison mécanique avec celui-ci.
Quoi qu'il en soit, au cours de la fabrication, le montage et le positionnement précis
des éléments de contact fixes et éventuellement des éléments de contact mobiles dans
le boîtier présente toujours certaines difficultés et nécessite des manipulations
délicates qui sont une source de perte de temps dans la fabrication qui se répercute
sur le coût des appareils.
[0004] Pour éviter l'inconvénient qu'on vient de signaler, il a été proposé, par exemple
dans le document GB-A-2 158 646 (LUCAS), que les éléments de contact fixes appartiennent
à un circuit préétabli monobloc (imprimé ou découpé) ou éventuellement embouti, qui
comporte une première partie plane située dans le fond du boîtier et dont les pistes
sont reliées directement aux fiches de connexion extérieures, et au moins une deuxième
partie sensiblement plane latérale attenante à ladite première partie et relevée contre
la face interne d'une paroi latérale correspondante du boîtier, cette partie latérale
portant les contacts fixes.
[0005] Grâce à cette disposition, la mise en place et le positionnement précis de tous les
éléments de contact fixes, dans le boîtier de l'appareil, sont facilités. En effet,
l'ensemble du circuit monobloc peut-être préalablement fabriqué à plat avec sa partie
centrale correspondant au fond de l'appareil et avec une ou deux parties latérales
attenantes à la partie centrale et correspondant à la partie ou aux parties qui viendront
ultérieurement se placer contre la face interne de la paroi du boîtier. Ainsi, la
fabrication du circuit préétabli, ainsi que son montage dans le boîtier du commutateur,
peuvent être mécanisés partiellement, ce qui permet de réduire les délicates opérations
effectuées jusqu'à maintenant à la main.
[0006] Mais le document ci-dessus vise uniquement des commutateurs rotatifs, alors que
maintenant on recherche surtout à avoir, notamment pour les applications à l'automobile,
des commutateurs à bouton-poussoir dont la commande est plus facile que celle des
commutateurs rotatifs. D'autre part, suivant ce document antérieur, les contacts mobiles
sont portés par le boîtier du commutateur, ce qui oblige à une manipulation supplémentaire
au montage.
[0007] Au contraire, suivant la présente invention, les contacts mobiles sont portés soit
par le circuit préétabli (imprimé ou découpé), soit directement par le boutonpoussoir
lui-même.
[0008] L'invention a pour objet un commutateur électrique à bouton poussoir, monostable
ou bistable, comportant, d'une part, un boîtier dont le fond porte des fiches de connexion
extérieures reliées intérieurement à des éléments de contact fixes logés dans ledit
boîtier et, d'autre part, un bouton-poussoir rappelé par un ressort et relié à au
moins un élément d'actionnement d'au moins un élément de contact mobile adapté à coopérer
chacun avec l'un des éléments de contact fixes correspondants logés dans le boîtier,
les éléments de contact fixe précités appartenant à un circuit préétabli monobloc
qui comporte une première partie plane située dans le fond du boîtier et dont les
pistes sont reliées directement aux fiches de connexion extérieures et qui comporte
au moins une deuxième partie latérale attenante à ladite première partie et relevée
contre la face interne d'une paroi latérale correspondante du boîtier, ledit commutateur
étant caractérisé en ce que les éléments de contact mobiles sont portés par l'un des
deux organes comprenant le bouton-poussoir et le circuit préétabli monobloc.
[0009] Grâce à cette disposition, la fabrication est beaucoup plus simple et plus automatisable
que jusqu'à présent.
[0010] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à
l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples, quelques modes de réalisation
de l'invention.
[0011] Sur ces dessins :
la figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un premier mode de réalisation, faite
suivant la ligne I-I de la figure 2,
les figures 2 et 3 sont des coupes transversales faites, respectivement, suivant les
lignes II-II et III-III de la figure 1,
la figure 4 est une autre coupe longitudinale du même appareil, faite suivant la ligne
IV-IV de la figure 2,
la figure 5 est une coupe longitudinale médiane d'un deuxième autre mode de réalisation,
la figure 6 est, à plus petite échelle, une représentation développée, du circuit
électrique préétabli du mode de réalisation de la figure 5, avant montage dans le
boîtier de l'appareil,
la figure 7 est une coupe longitudinale, faite approximativement suivant la ligne
VII-VII de la figure 8, d'un troisième mode de réalisation apparenté à celui de la
figure 5,
la figure 8 est une coupe transversale faite suivant la ligne VIII-VIII de la figure
7,
la figure 9 est une coupe longitudinale du même appareil faite à 90° par rapport à
celle de la figure 7, c'est-à-dire suivant la ligne IX-IX de la figure 7,
la figure 10 est une coupe transversale faite suivant la ligne X-X de la figure 9,
la figure 11 est une vue en coupe longitudinale d'un quatrième mode de réalisation,
apparenté à celui des figures 1 à 3, et
la figure 12 est une vue en coupe longitudinale suivant le plan XII-XII de la figure
11.
[0012] Le commutateur électrique monostable à bouton-poussoir représenté sur les figures
1 à 4, comporte un boîtier 1 et un bouton-poussoir 2, tous deux en matériau isolant.
Le boîtier 1 est constitué d'un corps tubulaire 3 de section carrée dans l'exemple
et d'un fond indépendant 4 sur la structure duquel on reviendra plus loin. Le bouton-poussoir
2 est monté à coulissement longitudinal dans le corps du boîtier et il est rappelé
vers l'extérieur par un ressort 6 ; l'amplitude de sa course est limitée, dans les
deux sens, par deux ergots latéraux 7 (voir notamment figures 1 et 4) qui viennent
buter contre l'une ou l'autre des deux extrémités de deux fentes longitudinales 8
pratiquées dans deux parois latérales opposées du corps 3 du boîtier.
[0013] L'appareil comporte évidemment des éléments de contact fixes et des éléments de contact
mobiles, ces derniers étant, dans le présent mode de réalisation, portés par le bouton-poussoir.
[0014] Les éléments de contact fixes, au nombre de huit dans l'exemple, sont groupés en
deux paires 11-12, 13-14 contre la face interne d'une paroi latérale du corps et deux
paires 15-16, 17-18 contre la face interne de la paroi latérale opposée dudit corps.
Tous ces éléments de contact fixes sont constitués dans le mode de réalisation des
figures 1 à 4, par des pistes d'un circuit imprimé désigné dans son ensemble par
19 sur support souple 20 en polyester par exemple, mais, comme on le verra dans ce
qui suit, à propos des figures 5 à 10, les pistes du circuit peuvent être formées
par découpage dans une feuille ou plaque métallique.
[0015] Les différentes pistes du circuit imprimé sont reliées directement, par l'une de
leurs extrémités, à des fiches de connexions extérieures 21-22, 23-24, 25-26 et 27-28
respectivement, groupées dans la partie centrale 19A du circuit renforcée par une
plaque de matériau isolant qui constitue, elle-même le fond 4 du boîtier cité plus
haut. Ainsi, les deux parties extrêmes 19B, 19C du circuit imprimé 19 sont relevées
de part et d'autre de sa partie centrale 19A et appliquées, respectivement, contre
la face interne de deux parois opposées du corps, par l'intermédiaire de deux plaquettes
de renforcement 31, 32. En d'autres termes, le circuit imprimé 19, avant son montage
dans le boîtier, se présente initialement complètement à plat suivant la configuration
qu'on peut voir sur la figure 2, constituée par la partie centrale 19 A représentée
en traits pleins et complétée par les deux parties latérales 19B, 19C supposées rabattues
à plat et représentées en traits interrompus où l'on a indiqué, à titre d'exemples,
les extrémités distales 11A et 15 A des pistes 11 et 15.
[0016] Ainsi, on peut commodément préparer le circuit imprimé d'avance avec les fiches de
connexion en place, puis, on en relève les deux parties latérales 19B, 19C avant de
le mettre en place dans le boîtier. Le montage est donc simple et le positionnement
des éléments de contact fixes est réalisé automatiquement d'une façon correcte.
[0017] Les éléments de contact mobiles sont portés par le bouton-poussoir 2. Ils sont associés
par paires qui correspondent aux paires d'éléments de contact fixes. Ainsi, on peut
voir, sur les figures 3 et 4, les deux éléments de contact mobiles 41, 42 adaptés
à venir s'appliquer, respectivement, contre les deux éléments de contact fixes 11,
12. Sur la figure 4, on peut voir aussi les deux éléments de contact mobiles 43, 44
qui coopèrent avec les pistes 13, 14 et, sur la figure 1, les éléments de contact
mobiles 45, 46 qui coopèrent avec les pistes 15, 16. Chaque paire d'éléments de contact
mobiles est constituée par les extrémités distales de deux lames métalliques flexibles
par exemple les lames 51, 52 (figure 4) qui forment les deux branches d'une fourche
dont la partie centrale 59 est emmanchée dans le bouton-poussoir 2. Cette partie centrale
59 joue donc deux rôles, à savoir : un premier rôle mécanique de support et d'actionnement
des éléments de contact mobiles 41, 42 et un deuxième rôle électrique de court-circuit
permanent de ces deux mêmes éléments mobiles et, partant, de court-circuit temporaire
des deux éléments de contact fixes correspondants.
[0018] Le corps 3 du boîtier comporte une cloison longitudinale médiane 61 qui présente
quatre nervures longitudinales 62, 63, 64, 65 situées dans les intervalles compris
entre les deux branches de fourches des quatre paires d'éléments de contact mobiles,
respectivement ; ainsi la nervure 62 se trouve entre les deux lames 51, 52. La tranche
de chacune de ces nervures constitue une came qui contrôle le mouvement des lames
de contact ; elle comporte une première partie 66, par exemple, inclinée dans le sens
qui imprime une contrainte croissante à la lame flexible 52 lors d'une première partie
de la course d'enfoncement du bouton-poussoir et une deuxième partie 67 parallèle
à la direction d'enfoncement du bouton-poussoir. Chaque lame, 52 par exemple, présente
un bossage 68 sur sa face intérieure, c'est-à-dire celle tournée vers l'axe de l'appareil,
ce bossage étant adapté à glisser contre la came 66, 67.
[0019] Le fonctionnement de l'appareil est le suivant : en position d'attente, tous les
organes de l'appareil occupent leurs positions respectives représentées en traits
continus sur les dessins ; en particulier, par exemple, le bossage 68 de la lame de
contact mobile 52 se trouve tout prés de la partie inclinée 66 de la came, tandis
que le bossage d'extrémité 42 de la même lame, c'est-à-dire l'élément de contact mobile
proprement dit, se trouve éloigné de l'élément de contact fixe correspondant, en
l'occurrence la piste 12 du circuit imprimé. Lorsque l'utilisateur exerce une pression
sur le bouton-poussoir, à l'encontre de la force du ressort de rappel 6, la lame 52
s'enfonce plus profondément dans le boîtier en même temps que son bossage 68 est repoussé
vers l'extérieur par la partie inclinée 66 de la came ; l'élément de contact mobile
42 constitué par l'extrémité distale de la lame se rapproche donc du fond du boîtier
et finit par s'appliquer contre la piste fixe 12 comme représenté en traits interrompus
sur la figure 1. Simultanément, l'autre lame 51 qui constitue la deuxième branche
de la fourche dont la première branche est constituée par la lame 52, s'enfonce de
la même manière vers le fond du boîtier et son élément de contact mobile 41 vient
finalement porter contre la piste 11 du circuit imprimé. In en résulte que les deux
pistes 11 et 12 sont court-circuitées et que les deux fiches extérieures 21 et 22
sont donc elles-mêmes également court-circuitées. Lorsque l'utilisateur cesse d'exercer
sa pression contre le bouton-poussoir, ce dernier remonte sous l'action de son ressort
de rappel 6, les lames élastiques 51, 52 subissent des déformations inverses, leur
bossage, tel que 68, glisse d'abord le long de la partie non inclinée 67 de la came,
puis sur la partie inclinée 66 de celle-ci et, dans le même temps, l'élément de contact
mobile 42 (ou 41) commence par reculer en glissant contre la piste fixe 11, puis il
s'en décolle brusquement avant d'achever sa course et de reprendre sa position initiale
représentée en traits pleins.
[0020] Les autres paires de contacts se comportent de la même manière que celle qu'on vient
de décrire au sujet des contacts mobiles 41, 42 coopérant avec les contacts fixes
11, 12.
[0021] Sur le même principe que celui qu'on vient d'exposer, on pourrait établir de nombreuses
variantes, par exemple : en réalisant un circuit imprimé (comme dans le cas des figures
1 à 4, ou découpé comme dans le cas des figures suivantes) qui ne comporterait qu'une
seule partie latérale attenante à la partie centrale, au lieu de deux ; en concevant
des contacts mobiles d'une autre structure ; en prévoyant des mécanismes qui détermineraient
le court-circuitage de certains contacts fixes seulement lorsque le bouton-poussoir
serait enfoncé et le court-circuitage d'autres contacts fixes lorsque le bouton-poussoir
serait, au contraire, en position de repos; en prévoyant des structures capables de
réaliser des inverseurs ; et, d'une manière générale, en concevant des appareils susceptibles
de réaliser tout schéma électrique désiré.
[0022] On peut incorporer à l'appareil toute autre caractéristique classique désirée, telle
que, par exemple, la présence d'une lampe 69, ou de composants électroniques tels
que résistances, diodes, transistors, etc... ces derniers pouvant avantageusement
être soudés sur le circuit avant pliage pour permettre le soudage à la vague.
[0023] Par ailleurs, le commutateur qu'on vient de décrire est du type monostable, mais
on pourrait tout aussi bien adopter des dispositions analogues dans des commutateurs
bistables, en y incorporant des moyens classiques appropriés tels qu'un mécanisme
à came en coeur par exemple.
[0024] Sur la figure 5, on a représenté un deuxième mode de réaslisation de commutateur
monostable suivant l'invention. Il diffère essentiellement de celui des figures 1
à 4 par le fait que les éléments de contact mobiles, au lieu d'être portés par le
bouton-poussoir, sont portés, comme les éléments de contact fixes, également par le
circuit préétabli monobloc ; en même temps, le circuit imprimé a été remplacé par
un circuit découpé dans une feuille d'un matériau conducteur de l'électricité par
exemple une feuille de bronze. Les organes d'actionnement des éléments de contact
mobiles sont directement portés par le bouton-poussoir, comme dans le mode de réalisation
précédent.
[0025] Le bouton-poussoir est encore désigné par 2 et le boîtier par 1 avec son corps 3
et son fond 4. Le circuit préétabli est représenté isolément en 81 sur la figure 6
; il est essentiellement composé d'une feuille de métal convenablement découpée pour
former toutes les pistes électriques nécessaires ; sa partie centrale 81A est encore
fixée sur la plaque isolante 4 qui constitue, elle-même, le fond du boîtier, tandis
que ses deux parties latérales 81B, 81C, redressées contre la face interne de deux
parois opposées du corps du boîtier, sont aussi renforcées, respectivement, par deux
plaques isolantes 31 et 32.
[0026] Sur l'ensemble des figures 5 et 6 on peut voir, par exemple, une piste 84 avec un
grain de contact fixe 85 qui coopère avec un grain mobile 86 (élément de contact mobile)
fixé sur l'extrémité distale d'une lamelle métallique flexible 87 dont l'extrémité
proximale est elle-même fixée, par un rivet ou un point de soudure 88 (ou encore
par clipsage ou sertissage) sur l'extrémité d'une piste 89. Une autre piste 91 porte
un grain de contact fixe 92 qui coopère avec un grain mobile (caché sur les dessins)
fixé sur une autre lamelle métallique flexible 94 visible seulement sur la figure
6 et supportée elle-même, comme la lamelle 87, par la piste 89. Il ne s'agit-là que
d'exemples destinés à mieux faire comprendre la structure et le fonctionnement de
l'appareil. On remarquera que, dans ces conditions, les pistes 89, 91 et 84 sont
reliées, respectivement, aux fiches de connexion 25, 26 et 27.
[0027] L'organe d'actionnement de chacun des grains de contact mobiles, par exemple, du
grain 85 est constitué par une came 101 portée par le bouton-poussoir 2 et adaptée
à repousser un taquet 102 solidaire de la lamelle 87 qui porte ledit grain mobile.
[0028] Dans le cas présent, lorsque le bouton-poussoir 2 occupe sa position sortie de repos,
qui est celle représentée sur la figure 5, le grain mobile 86 est écarté du grain
fixe 85, ce qui signifie que la fiche 27 est isolée électriquement de la fiche 25.
Par contre, d'après l'exemple de la figure 5, la lamelle 94 établirait un contact
avec la piste 91 en raison de la configuration de la came d'actionnement 104 correspondante
; la fiche 26 serait liée électriquement aux fiches 25 et 27. Au contraire , si le
bouton-poussoir était enfoncé, la lamelle 87 établirait le contact, tandis que la
lamelle 94 couperait le contact, de sorte que la fiche 26 serait coupée électriquement
des deux fiches 25 et 27 elles-mêmes alors reliées entre elles.
[0029] Sur la partie droite de la figure 5, on peut voir une autre paire de contacts contrôles
par une lamelle mobile 105 (voir aussi figure 6).
[0030] Au sujet de ce deuxième mode de réalisation, on pourrait répéter ce qu'on a dit plus
haut relativement au premier mode de réalisation décrit, notamment : possibilité
de réaliser, sur le même principe, des commutateurs bistables ; de réaliser des circuits
découpés de tout autre configuration désirée ; de concevoir des moyens d'actionnement
des contacts mobiles d'une tout autre structure ; ou encore d'ajouter des composants
électroniques, etc...
[0031] Enfin sur les figures 7 à 10, on peut voir, représentée d'une manière plus détaillée,
une variante du deuxième mode de réalisation de la figure 5, sous la forme bistable.
[0032] Cette variante se rapporte à un interrupteur du type "push-push" à faible course,
dans lequel les organes d'actionnement des contacts mobiles sont entraînés, non pas
directement à partir du bouton-poussoir, mais par l'intermédiaire d'un mécanisme
de transmission de mouvement, dans le cas présent, un mécanisme du type connu à cames
rotatives.
[0033] Sur ces figures, dans un boîtier 121 coulisse avec une faible course, un équipage
mobile composé des pièces suivantes : le bouton-poussoir 122, un voyant 123, une plaquette
transparente colorée 124, un ressort 125, une lame-ressort 126 et un doigt d'entraînement
127. La plaquette 124 et le voyant 123 sur lequel est marqué le sigle du bouton sont
clipsés dans ce dernier. Le doigt d'entraînement 127 coulisse axialement dans le
bouton et son déplacement est contrôlé par le ressort 125, tandis qu'une prétension
transversale lui est imprimée par la lame-ressort 126 plantée dans le bouton-poussoir.
[0034] L'appareil comporte un sous-ensemble composé des éléments référencés 137 à 149, à
savoir :
- un circuit électrique en cuivre 139, réalisé à partir d'un flan plan découpé et
serti sur un fond 137, présentant un ou deux supports latéraux 140 en matière plastique
(dans l'exemple, le circuit ne comporte qu'un seul support latéral). Des lames ou
fiches de sortie 138 sont plantées dans le fond 137 et serties sur le circuit 139
de manière à y établir une jonction électrique permanente. Sur ces lames de sortie,
viendra s'enficher un connecteur faisant partie, par exemple, d'un faisceau électrique
de véhicule.
- quatre doigts métalliques souples formant un peigne 145 ; à l'extrémité de chacun
de ces doigts est serti un grain métallique 144, en cuivre ou en argent, suivant l'intensité
de courant électrique à couper. Chaque grain vient en contact, à l'état de repos,
avec une piste du circuit. De plus, un petit prolongement 145B de l'extrémité proximale
de chaque doigt porte en permanence contre l'armature 140 de façon à recevoir une
tension initiale suffisante propice à l'obtention d'un bon contact électrique du grain
144.
- un pion ou taquet 145A serti sur chaque doigt du peigne et par l'intermédiaire duquel
les cames 146A d'un arbre à cames 146 assurent les déplacements des doigts du peigne
145, c'est-à-dire l'ouverture ou la fermeture des contacts des grains 144.
[0035] Dans l'exemple, l'entraînement en rotation de l'arbre à cames 146 est assuré par
le doigt 127 qui coopère avec une roue à rochet 146B solidaire de l'arbre à cames
146.
- une cage de rappel 141 qui est clipsée sur le bouton-poussoir 122 et qui subit donc
les mêmes déplacements que ce dernier. Sur sa face inférieure et centré sur l'axe
de l'appareil, se trouve un ressort 142 capable d'assurer la remontée de l'équipage
mobile décrit plus haut et constitué des pièces 122 à 127, ainsi que de la cage de
rappel 141. Cette cage de rappel présente un ergot 151 qui assure le verrouillage
de l'arbre à cames 146 dans chacune de ses positions angulaires, par son engagement
entre deux dents successives d'une roue de verrouillage 152 solidaire de l'arbre
à cames.
[0036] Il convient de remarquer que, aussi longtemps que l'ergot ne s'est pas encore échappé
de la denture de la roue d'indexage, une pression exercée sur le bouton-poussoir
122 n'engendre pas de rotation de l'arbre à cames, mais provoque simplement une compression
du ressort 125 du doigt d'entraînement.
[0037] Lorsque l'ergot 151 sort de la denture de la roue de verrouillage 152, l'arbre à
cames 146 pivote rapidement sous l'action du ressort 125 déjà bandé, jusqu'à sa position
angulaire de fonctionnement suivante, qui est une position stable pour une raison
qu'on comprendra mieux plus loin.
[0038] Le relâchement de la pression sur le bouton-poussoir permet à celui-ci de revenir
à sa position initiale et à l'ergot 151 de la cage de rappel 141 de revenir verrouiller
l'arbre à cames dans sa nouvelle position angulaire. Durant la phase transitoire entre
deux états stables, c'est-à-dire lorsque l'ergot 151 est situé hors de la denture
de la roue de verrouillage, une lame ressort 147, plantée dans le fond 137 et venant
porter tangentiellement, sous une tension initiale, contre la roue de verrouillage,
permet à l'arbre à cames de compléter son pivotement vers l'état stable suivant (ou
éventuellement précédent) au cas où l'impulsion donnée par l'utilisateur sur le bouton-poussoir
serait insuffisante en pression et/ou en amplitude.
[0039] Un sous-ensemble composé de deux pièces 148, 149 assure l'éclairage du bouton-poussoir,
ce sont : une lampe 148 montée dans un capot translucide 149 clipsé sur un support
latéral 140 ; l'agencement des fils de la lampe est tel qu'une fois cette opération
effectuée, chaque fil vient en contact avec une piste du circuit 139. Divers composants
143 (résistances, capacités, transistors, etc...) peuvent être montés et soudés sur
le circuit 139.
[0040] Pour la fabrication de l'appareil, le sous-ensemble 134 à 149 ayant été préalablement
préparé avec son circuit 139 complètement à plat et tous les éléments déjà montés
dessus, on replie alors ledit circuit, c'est-à-dire qu'on relève sa partie latérale
perpendiculairement à sa partie centrale et on introduit l'ensemble du circuit dans
le boîtier 121 qu'on clipse alors sur le fond 137 ; enfin, on introduit l'ensemble
mobile 122 à 127 dans le boîtier 151 par l'extrémité de ce dernier restée libre, et
on l'y clipse.
[0041] Dans l'exemple représenté sur les dessins, le circuit comporte une partie centrale
située dans le fond du boîtier et une seule partie latérale remontant contre la face
interne de la paroi de gauche (sur la figure 7) du boîtier, mais il pourrait très
bien comporter aussi une deuxième partie latérale qui remonterait contre la face interne
de la paroi de droite du boîtier, le mécanisme de commutation étant alors complété
en conséquence.
[0042] Le mode de réalisation représenté sur les figures 11 et 12 correspond sensiblement
à celui décrit à propos des figures 1 à 4, et porte les mêmes chiffres de référence.
[0043] Ce commutateur est un commutateur bistable, dans lequel la deuxième position de commutation
(position enfoncée du bouton-poussoir 2) est maintenue, de façon classique, par une
came en coeur 156, solidaire du bouton-poussoir 2, cette came coopérant avec un doigt
158 prolongeant une tige mobile 160 portée par le boîtier 1.
[0044] Les contacts mobiles, tels que 51, sont solidaires de bouton-poussoir. Les contacts
fixes font partie d'un circuit électrique 19 découpé à plat puis replié, sensiblement
à angle droit pour former la partie de fond 19A et la partie latérale 19B.
[0045] Dans ce mode de réalisation, le circuit 19A est non seulement découpé et replié,
mais encore embouti, comme représenté en 162 pour former deux séries de contacts fixes,
électriquement séparés, tels que 11-12. Dans la position de repos représentée, les
éléments de contact mobile 41 des lames de contact mobile 51 portent contre les parties
12 des contacts fixes. Dans la position enfoncée, le contact est établi avec les parties
11 des contacts fixes.
[0046] Il est à noter que le profil en forme de came de la portion emboutie 162 produit,
en coopération avec la portion terminale 41 du contact mobile en effet de déclic et
de rupture brusque au cours du déplacement du contact mobile.
1. Commutateur électrique à bouton-poussoir, monostable ou bistable, comportant,
d'une part, un boîtier dont le fond partie des fiches de connexion extérieures reliées
intérieurement à des éléments de contact fixes logés dans ledit boîtier et, d'autre
part, un bouton-poussoir rappelé par un ressort et relié à au moins un élément d'actionnement
d'au moins un élément de contact mobile adapté à coopérer chacun avec l'un des éléments
de contact fixes correspondants logés dans le boîtier, les éléments de contact fixe
précités (11 à 18 ; 85) appartenant à un circuit préétabli monobloc (19, 81, 139)
qui comporte une première partie plane (19A ; 81A) située dans le fond du boîtier
(1, 121) et dont les pistes (11 à 18 ; 87, 89, 91, 94) sont reliées directement aux
fiches (21 à 28) de connexion extérieures et qui comporte au moins une deuxième partie
latérale (19B; 81B) attenante à ladite première partie et relevée contre la face interne
d'une paroi latérale correspondante du boîtier, ledit commutateur étant caractérisé en ce que les éléments de contact mobiles (41, 42, 86, 144) sont portés par l'un
des deux organes comprenant le bouton-poussoir (2) et le circuit préétabli monobloc
(81, 139).
2. Commutateur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments de
contact mobiles (41,42) sont portés par le bouton-poussoir (2) et sont adaptés à coopérer
directement avec les éléments de contact fixes (11 à 18).
3. Commutateur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments de
contact mobiles (86, 144) spnt portés aussi par le circuit préétabli monobloc (81,
139) et les éléments d'actionnement (101, 104, 146A) reliés au bouton-poussoir (2)
sont adaptés à repousser sélectivement lesdits éléments de contact mobiles.
4. Commutateur suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les différentes
parties (19A, 19B, 19C) du circuit préétabli monobloc appartiennent à un circuit imprimé
unique (19) renforcé par une plaque de fond (4) et au moins une plaque latérale (31,
32), lesdites plaques (4, 31, 32) étant fixées au dit circuit et faisant partie intégrante
du dit circuit monobloc.
5. Commutateur suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la plaque de fond
(4) du renfort de circuit imprimé sert, en même temps, de fond au boîtier (1) de l'appareil.
6. Commutateur suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les différentes
parties (81A, 81B, 81C) du circuit préétabli monobloc (81, 139) appartiennent à un
circuit unique découpé dans une feuille de matériau conducteur de l'électricité et
renforcé par une plaque de fond isolante (4) et au moins une plaque latérale isolante
(31, 32), les éléments de contact mobiles (86, 144) étant portés par des lamelles
(87, 145) rendues solidaires, par leur extrémité proximale, d'une partie latérale
(81B) dudit circuit, tandis que leur extrémité distale porte l'élément de contact
mobile(86, 144) adapté à coopérer avec un élément de contact fixe (85) du circuit
et qu'une partie intermédiaire de leur longueur est adaptée à être repoussée par un
élément d'actionnement précité correspondant (101, 104, 146A).
7. Commutateur suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la plaque centrale
(4) de renfort du circuit découpé (81) sert, en même temps, de fond au boîtier (121)
de l'appareil.
8. Commutateur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est équipé d'un
mécanisme de tout type classique approprié, par exemple à came en coeur, propre à
conférer au bouton-poussoir (2) deux positions stables de profondeurs d'enfoncement
différentes déterminant des commutations différentes correspondantes.
9. Commutateur suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les éléments d'actionnement
des contacts mobiles comprennent un mécanisme de transmission de mouvement, notamment
un mécanisme à came rotative (146-146A) et roue à rochet (146B), interposé entre le
bouton-poussoir et les contacts mobiles.
10. Commutateur suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le mécanisme de
transmission de mouvement précité est tel que le bouton-poussoir revient à sa position
initiale pour toutes les configurations de commutation différentes.
11. Commutateur suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le circuit unique
(19) est realisé par découpage d'une feuille de matériau conducteur et comporte des
portions embouties 162 à profil en forme de came séparant deux contacts fixes 11-12
venus de découpage dans ledit circuit.