[0001] La présente invention se rapporte à un procédé de traitement des charges de gasoils
afin de pouvoir en extraire plus de produits valorisables que par les traitements
usuels. En particulier la présente invention se rapporte à une combinaison particulière
de deux traitements des charges de gasoils afin de favoriser la production de diesel
et d'essence.
[0002] Les gasoils lourds (gasoils de distillation sous vide, VGO, ou coupe 370 à 540° C)
étaient généralement envoyés directement à l'unité de craquage catalytique afin de
les convertir en hydrocarbures plus légers, hautement valorisables; il est cependant
souhaitable d'essayer de valorisor au mieux tous les constituants des gasoils, qu'ils
proviennent de la distillation atmosphérique ou de la distillation sous vide. On s'est
d'ailleurs rendu compte au cours de ces dernières années, qu'il était possible de
traiter les gasoils avant de les envoyer au craquage catalytique de manière à récupérer
beaucoup plus de produits valorisables que par le seul craquage catalytique.
[0003] C'est ainsi que l'on a déjà proposé de soumettre les gasoils à un procédé d'hydrocraquage
léger avant de les onvoyer au craquage catalytique ce qui permet de récupérer des
fractions supplémentaires de diesel.
[0004] Les gasoils peuvent également être soumis à un procédé permettant d'éliminer les
hydrocarbures paraffiniques cireux. Ceci conduit à abaisser le point de trouble des
gasoils. EP-A-0 070 125 décrit un procédé de traitement d'hydrocarbures bouillant
dans la gamme de gasoils lourds, en présence d'un catalyseur constitué d'un mélange
comprenant de la silicalite généralement modifiée et un catalyseur d'hydrogénation
déposé sur un support, Des resultats significatifs de réduction du point d'écoulement
sont obtenus lorsque la silicalite est modifiée par un métal catalytique du type palladium.
[0005] La présente invention a pour objet un procédé de traitement des hydrocarbures bouillant
dans la gamme des gasoils lourds de manière à augmenter la récupération en hydrocarbures
légers.
[0006] La présente invention a également pour objet un procédé de traitement des gasoils
lourds en deux étapes permettant d'accroître la production d'huile diesel et d'essance
par rapport à la quantité généralement récupérable par craquage catalytique de la
même charge.
[0007] La présente invention a également pour objet un procédé qui permet de traiter les
hydrocarbures ayant un point d'ébullition compris entre environ 370° C et 540°C de
manière à obtenir une quantité significative d'hydrocarbures légers variables.
[0008] Le procédé de la présente invention de traitement des charges d'hydrocarbures bouillant
dans la gamme des gasoils lourds pour en extraire des hydrocarbures légers, comprenant
un hydrocraquage léger et un enlèvement des hydrocarbures paraffiniques cireux, est
caractérisé en ce qu'il consiste
(i) à soumettre cette charge à un enlèvement des hydrocarbures paraffiniques cireux
en faisant passer la charge sur un catalyseur constitué par une silice cristalline
polymorphe de type silicalite non modifiée dans des conditions appropriées pour craquer
les hydrocarbures paraffiniques cireux, puis
(ii) à soumettre la charge résultant de la première étape à un hydrocraquage léger
sur un catalyseur classique d'hydrocraquage léger, et enfin
(iii) à récupérer la charge comprenant une quantité importante d'hydrocarbures légers,
et en ce qua la silicalite non modifiée représente de 15 à 25% du volume total de
ces catalyseurs et que le catalyseur d'hydrocraquage léger représente de 85 à 75%
de ce volume total.
[0009] La Damanderesse a trouvé d'une manière inattendue qu'en soumettant d'abord la charge
d'hydrocarbures bouillant dans la gamme des gasoils lourds à un traitement pour éliminer
les hydrocarbures paraffiniques cireux, par passage sur une silice cristalline polymorphe
du type silicalite non modifiée dans des conditions appropriées, et en soumettant
la charge résultante à un hydrocraquage léger on obtenait une production d'hydrocarbures
légers, notamment des diesels et des essences, en des quantités nettement améliorées
par rapport à ce que l'on pouvait raisonnablement espérer.
[0010] Les charges utilisées pour le procédé de l'invention sont des gasoils lourds, ou
gasoils de distillation sous vide (VGO), comprenant la fraction d'hydrocarbures ayant
un point d'ébullition de 370 à 540°C environ. Ces charges peuvent contenir au plus
25 % d'hydrocarbures ayant un point d'ébullition inférieur à 370°C.
[0011] Cependant, le procédé de l'invention est particulièrement adapté aux charges de gasoil
lourd contenant des teneurs importantes en soufre aussi élevées que 4 % (en poids).
Une application préférée de l'invention réside dans le traitement des charges contenant
plus d'environ 1 % de soufre.
[0012] La Demanderesse a constaté que les meilleurs résultats étaient obtenus lorsque, pour
enlever les hydrocarbures paraffiniques cireux, on faisait passer la charge sur une
silice cristalline polymorphe de type silicalite non-modifiée comme catalyseur, ce
passage s'effectuant dans des conditions appropriées pour craquer les hydrocarbures
paraffiniques à chaîne droite.
[0013] Dans le procédé de l'invention, on utilise une silicalite non-modifiée, c'est-à-dire
une silice cristalline polymorphe qui n'a pas de capacité d'échange par comparaison
aux zéolithes et qui n'a pas été modifiée par un métal catalytique. L'aluminium peut
être présent dans ces catalyseurs, mais uniquement sous forme d'impuretés provenant
des produits de départ et notamment de la source de silice utilisée. Les méthodes
pour obtenir ces matériaux sont données dans le brevet US 4.061.724 de Grose et Flanigen.
[0014] Les silicalites sont des matériaux microporeux préparés hydrothermiquement en utilisant
un mélange réactionnel comprenant des cations tétrapropylammonium, des cations de
métaux alcalins, de l'eau et une source de silice reactive.
[0015] On utilise de préférence dans le procédé de l'invention une silicalite non modifiée
ayant des pores d'environ 0,55 nm, et se présentant sous forme de cristallites de
taille inférieure à 8 µm.
[0016] L'étape d'enlèvement des hydrocarbures paraffiniques cireux peut être realisée dans
tout appareil comprenant une zone réactionnelle contenant le catalyseur de type silicalite.
[0017] La Demanderesse a trouvé, d'une manière surprenante, qu'en soumettant directement
la charge résultant de la première étape à un hydrocraquage léger, on obtenait une
charge finale contenant des hydrocarbures légers en des quantités nettement plus importantes
que celles que l'on pouvait espérer.
[0018] La réaction d'hydrocraquage léger s'effectue sur un catalyseur classique d'hydrocraquaqe
léger. A titre d'exemple, on peut citer un catalyseur au Ni-Mo déposé sur alumine
et silice, préparé par incorporation de Ni et Mo sous forme d'oxyde suivie d'un séchage
puis d'un traitement sous balayage d'un mélange d'hydrogène et d'H
2S (1-2 % vol.) d'abord à 200-250°C puis jusqu'à 320-350°C. On peut également remplacer
en partie ce catalyseur par un catalyseur au Co-Mo déposé sur alumine, préparé de
manière similaire. Sous leur forme oxyde, ces catalyseurs contiennent généralement
de 3 à 6 % en poids de NiO ou CoO, et de 10 à 20 % en poids de MoO
3; ils ont une surface spécifique généralement comprise entre 150 et 300 m
2/g et le volume des pores est généralement compris entre 0,3 et 0,6 ml/g. Ces catalyseurs
sont disponibles commercialement sous forme oxyde.
[0019] Bien que l'on puisse réaliser les réactions dans deux réacteurs disposés en cascade
et dans des conditions de température et de pression qui ne doivent pas être nécessairement
identiques, la Demanderesse a trouvé que les deux réactions pouvaient s'effectuer
dans le même réacteur.La proportion des différents catalyseurs joue un certain rôle
pour l'obtention de résultats intéressants. C'est ainsi que la Demanderesse a trouvé
que l'on devait utiliser de 15 à 25 % en volume de silicalite, par rapport au catalyseur
total et de 85 à 75 % en volume de catalyseur d'hydrocraquage léger. Les catalyseurs
peuvent être disposés en plusieurs couches que l'on peut entourer par des couches
de matériaux inertes.
[0020] Selon un mode d'exécution préféré du procédé de la présente invention, on realise
les deux étapes du procédé dans le même réacteur, et on dispose ainsi les différents
catalyseurs en plusieurs lits, le premier lit rencontré étant constitué par une silice
cristalline polymorphe du type silicalite non modifiée.
[0021] On fait passer la charge dans la zone réactionnelle contenant les catalyseurs à une
température comprise entre 350 et 450°C, et de préférence entre 380 et 420°C, sous
une pression comprise entre la pression atmosphérique et 80 bars, et de préférence
entre 35 et 65 bars, et à une vitesse spatiale horaire de liquide (LHSV) comprise
entre 0,1 et 20 I/I (calculée par rapport à l'ensemble des catalyseurs), de préférence
entre 0,5 et 5 l/l.
[0022] En même temps que la charge, on introduit de l'hydrogène dans la zone réactionnelle,
en une quantité telle que le rapport volumique hydrogène/hydrocarbures soit compris
entre 50 et 5000 et de préférence entre 250 et 1000 (le volume de l'hydrogène étant
mesuré à l'état gazeux et dans les conditions standard). En pratique cependant, seule
une petite partie de l'hydrogène est consommée, et le gaz récupéré à la sortie du
réacteur (composé d'hydrogène et d'une faible quantité d'hydrocarbures gazeux) est
généralement recyclé. Pour compenser la consommation d'hydrogène, on soutire en permanence
une partie du gaz recycle que l'on remplace par de l'hydrogène.
[0023] Les exemples suivants sont donnés afin de mieux illustrer la présente invention,
mais sans pour autant en limiter la portée.
Exemple 1
[0024] On a utilisé comme catalyseurs de la silicalite (Union Carbide; taille des pores
d'environ 0.55 nm, et cristallites de moins de 8 µm), et un catalyseur au Ni-Mo sur
Al
2O
3/SiO
2 ayant les propriétés suivantes :
- surface spécifique : 153 m2/g
- volume des pores : 0,53 ml/g
- NiO : 3,6 % en poids
- MoO3 : 19,6 % en poids. Ce dernier catalyseur a été pré-traité en le soumettant à un séchage
à 130° C suivi d'une sulfuration à 54 bars sous balayage d'un mélange H2 + H2S (1,1 % vol) d'abord à 250° C jusqu'à ce que la pression partielle d'H2S dépasse 0,03 bar à la sortie du réacteur, puis progressivement jusqu'à 320° C tout
en maintenant une pression partielle d'H2S supérieure à 0,03 bar à la sortie. Le catalyseur Ni-Mo sulfuré contenait environ
10 % en poids de soufre.
[0025] On a rempli un réacteur de 2,5 cm de diamètre intérieur avec 20 % en volume (soit
7 cm de hauteur) de silicalite et 80 % en volume (soit 28 cm de hauteur) de catalyseur
Ni-Mo, le tout entre deux couches de matériau inerte (chacune de 40 cm de hauteur).
[0026] On a fait passer une charge d'hydrocarbures dans le réacteur en mode normal, la charge
traversant successivement la silicalite, puis le Ni-Mo.
[0027] La charge est un gasoil de distillation sous vide ayant les propriétés suivantes:
- fraction <180° C 0.10 % poids
- fraction 180-250° C 2.55 % poids
- fraction 250-370° C 18.39 % poids
- fraction 370-500° C 64.55 % poids
- fraction 500 + °C 14.41 % poids
- densité d15/4 : 0,91
- teneur en soufre : 1,42 % poids
- azote total 1010 ppmp
- azote basique 267 ppmp
[0028] En même temps que la charge, on a fait passer l'hydrogène de raffinerie (dit "pur"
mais contenant environ 85 % d'hydrogène) à une pression partielle d'hydrogène d'au
moins 40 bars.
[0029] On a travaillé à une température de 405° C et sous une pression de 54 bars. Les autres
conditions, ainsi que le taux de conversion (défini comme le pourcentage du poids
de la fraction 370 + °C qui a été converti), sont donnés dans le Tableau 1. On a fait
varier le rapport gaz recyclé/hydrocarbures avec le LHSV de la charge pour maintenir
constant le débit de gaz recyclé.
Tableau 1
| Exemple n° |
1A |
1B |
1C |
|
| LHSV |
0,6 |
1,0 |
1,5 |
par rapport à l'ensemble des catalyseurs |
| Rapport volumique gaz recyclé/HC |
750 |
450 |
300 |
exprimé en l de gaz (conditions normales) par l de charge |
| Conversion (%) |
51,1 |
36,6 |
21,8 |
|
| Composition de l'effluent |
% poids |
| hydrocarbures C1 et C2 |
1.66 |
1,48 |
0,91 |
|
| hydrocarbures C3 |
1,73 |
1,04 |
0,47 |
|
| hydrocarbures C4 |
3,78 |
2,08 |
0,93 |
|
| coupe C5-180°C |
14,18 |
11,16 |
6,17 |
|
| coupe 180-250°C |
9,01 |
6,39 |
5,74 |
|
| coupe 250-370°C |
31,51 |
28,51 |
28,06 |
|
| coupe 370+°C |
38,13 |
49,46 |
57,72 |
|
| Propriétés de la coupe 180-250°C |
|
|
|
|
| densité d15/4 |
0,844 |
0,847 |
0,843 |
|
| point de figeage |
<-57°C |
-45°C |
-47°C |
|
| point de trouble |
<-45°C |
-45°C |
-47°C |
|
| Propriétés de la coupe 250-370°C |
|
|
|
|
| densité d 15/4 |
0,893 |
0,890 |
0,890 |
|
| point de figeage |
-24°C |
-15°C |
- 8°C |
|
| point de trouble |
-27°C |
-11°C |
- 8°C |
|
| indice de cétane |
41,2 |
42,5 |
44,0 |
|
Exemple 2
[0030] On a répété le mode opératoire décrit à l'exemple 1, en remplaçant le catalyseur
Ni-Mo pour une moitié par un catalyseur au Co-Mo sur alumine (disponible commercialement
sous le nom Ketjen 742) et pour l'autre moitié par un catalyseur au Ni-Mo sur Al
2O
3/SiO
2. La charge a traversé successivement la silicalite, le Co-Mo puis le Ni-Mo.
[0031] Avec un LHSV de 0,6, la conversion a été de 48,7 %.
Exemple 3 (exemple comparatif)
[0032] On a répété le mode opératoire décrit à l'Exemple 1, en inversant les catalyseurs,
la charge traversant successivement le Ni-Mo puis la silicalite. Les résultats sont
repris au Tableau 2.
Tableau 2
| Exemple n° |
3A |
3B |
3C |
| LHSV |
0,6 |
1,0 |
1,5 |
| Conversion (%) |
50,8 |
30,7 |
19,2 |
| Effluent (% poids) |
|
|
|
| hydrocabures gazeux |
|
4,8 |
|
| coupe C5-180°C |
|
11,9 |
|
| coupe 180-250°C |
|
6,9 |
|
| coupe 250-370°C |
|
21,7 |
|
| coupe 370+°C |
|
54,7 |
|
| Propriétés de la coupe 180-250°C |
|
|
|
| densité d15/4 |
|
0,853 |
|
| point de figeage/trouble |
|
-45°C |
|
| Propriétés de la coupe 250-370°C |
|
|
|
| densité d15/4 |
|
0,890 |
|
| point de figeage |
|
-22°C |
|
| point de trouble |
|
-18°C |
|
| indice de cétane |
|
42,4 |
|
[0033] On constate que, par rapport à l'exemple 1B, les propriétés du diesel obtenu sont
meilleures.
Exemples comparatifs
[0034] Pour permettre d'évaluer l'effet de synergie apporté par le procédé de l'invention,
on a déterminé la conversion dans les conditions de l'exemple 1, en utilisant les
catalyseurs ci-dessous (Tableau 3). Pour la facilité, on a également repris ci-dessous
Les exemples selon la présente invention.
Tableau 3
| Exemple n° |
Catalyseurs |
LHSV |
Conversion |
| 1A |
silicalite/Ni-Mo |
0,6 |
51,1 |
| 2 |
silicalite/Co-Mo/Ni-Mo |
0,6 |
48,7 |
| 3A |
Ni-Mo/silicalite |
0,6 |
50,8 |
| C1 |
silicalite |
3 |
5,6 |
| C2 |
Ni-Mo |
0,6 |
34,9 |
| C3 |
Ni-Mo |
0,75 |
26,9 |
| 1B |
silicalite/Ni-Mo |
1,0 |
36,6 |
| 3B |
Ni-Mo/silicalite |
1,0 |
30,7 |
| C4 |
silicalite |
5 |
5,0 |
| C5 |
Ni-Mo |
1,0 |
24,7 |
| C6 |
Ni-Mo |
1,25 |
19,3 |
| 1C |
silicalite/Ni-Mo |
1,5 |
21,8 |
| 3C |
Ni-Mo/silicalite |
1,5 |
19,2 |
| C7 |
silicalite |
7,5 |
3,4 |
| C8 |
Ni-Mo |
1,5 |
18,2 |
| C9 |
Ni-Mo |
1,87 |
15,3 |
[0035] Ces exemples comparatifs montrent qu'une synergie importante résulte de la combinaison
de l'enlèvement des hydrocarbures paraffiniques cireux avec un hydrocraquage léger.
[0036] Par exemple, à partir de l'exemple 3A, on peut recalculer la conversion due à l'étape
d'hydrocraquage léger en tenant compte de la conversion de l'exemple C1,

et comparer cette valeur à la conversion de 26,9 % de l'exemple C3.
[0037] La composition de quelques effluents et quelques propriétés de certaines coupes sont
reprises dans le Tableau 4, comparées avec les valeurs de l'exemple 1A.
Tableau 4
| Exemple n° |
1A |
C1 |
C3 |
| Composition de l'effluent (% poids) |
|
|
|
| hydrocarbures C1 à C4 |
7,17 |
2,99 |
1,45 |
| coupe C5-180°C |
14,18 |
3,19 |
7,58 |
| coupe 180-250°C |
9,01 |
2,28 |
7,79 |
| coupe 250-370°C |
31,51 |
17,85 |
29,29 |
| coupe 370+°C |
38,13 |
73,69 |
53,89 |
| Propriétés de la coupe 180-250°C |
|
|
|
| densité d15/4 |
0,844 |
|
0,845 |
| point de figeage |
<-57°C |
|
-54°C |
| point de trouble |
<-45°C |
|
-45°C |
| Propriétés de la coupe 250-370°C |
|
|
|
| densité d15/4 |
0,893 |
|
0,884 |
| point de figeage |
-24°C |
|
- 4°C |
| point de trouble |
-27°C |
|
- 4°C |
| indice de cétane |
41,2 |
|
43,9 |
1. Procédé de traitement d'une charge d'hydrocarbures bouillant dans la gamme des gasoils
lourds pour en extraire des hydrocarbures légers, comprenant un hydrocraquage léger
et un enlèvement des hydrocarbures paraffiniques cireux,
caractérisé en ce qu'il consiste
(i) à soumettre cette charge à un enlèvement des hydrocarbures paraffiniques cireux
en faisant passer la charge sur un catalyseur constitué par une silice cristalline
polymorphe de type silicalite non modifiée dans des conditions appropriées pour craquer
les hydrocarbures paraffiniques cireux, puis
(ii) à soumettre la charge résultant de la première étape à un hydrocraquage léger
sur un catalyseur classique d'hydrocraquage léger, et enfin
(iii) à récupérer la charge comprenant une quantité importante d'hydrocarbures légers,
et en ce que la silicalite non modifiée représente de 15 à 25 % du volume total de
ces catalyseurs et que le catalyseur d'hydrocraquage léger représente de 85 à 75 %
de ce volume total."
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la charge comprend au moins 75% d'hydrocarbures ayant un point d'ébullition de 370
à 540°C.
3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la charge contient de 1 à 4% de soufre.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le procédé est réalisé à une température de 350 à 450°C, à une pression de 1 à 80
bars, et à une LHSV de 0,1 à 20, en présence d'hydrogène en quantité telle que le
rapport volumique H2/HC est de 50 à 5000.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le procédé est réalisé à une température de 380 à 420°C, à une pression de 35 à 65
bars, et à une LHSV de 0,5 à 5, en présence d'hydrogène en quantité telle que le rapport
volumique H2/HC est de 250 à 1000.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les étapes (i) et (ii) sont réalisées par passage successif sur des lits séparés
de catalyseurs dans un même réacteur.
1. Process for the treatment of a hydrocarbon feed boiling in the range of heavy gasoils
in order to recover light hydrocarbons, said process comprising a mild hydrocracking
treatment and removal of the waxy paraffinic hydrocarbons, and being characterised
by consisting in:
i) subjecting said feed to removal of the waxy paraffinic hydrocarbons by passing
the feed over a catalyst constituted by a crystalline silica polymorph of the unmodified
silicalite type under conditions sufficient to crack the waxy paraffinic hydrocarbons,
and
ii) subjecting the effluent from step (i) to a mild hydrocracking treatment on a conventional
light hydrocracking catalyst, and
iii) recovering the effluent from step (ii) containing a large amount of light hydrocarbons,
and by the fact that the amount of unmodified silicalite represents from 15 to 25
% of the total volume of said catalysts and that the light hydrocracking catalyst
represents from 85 to 75 % of said total volume.
2. Process according to claim 1, characterised in that the feed comprises at least 75 % hydrocarbons having a boiling point from 370 to
540 °C.
3. Process according to either of claims 1 and 2, characterised in that the feed contains from 1 to 4 % sulphur.
4. Process according to any one of claims 1 to 3, characterised in that said process is carried out at a temperature of 350 to 450 °C, a pressure of 1 to
80 bars and an LHSV of 0.1 to 20, in the presence of hydrogen in such an amount that
the volume ratio H2/hydrocarbons is between 50 and 5000.
5. Process according to any one of claims 1 to 4, characterised in that said process is carried out at a temperature of 380 to 420 °C, a pressure of 35 to
65 bars and an LHSV of 0.5 to 5, in the presence of hydrogen in such an amount that
the volume ratio H2/hydrocarbons is between 250 and 1000.
6. Process according to any one of claims 1 to 5, characterised in that steps (i) and (ii) are carried out by passing the feed successively over separated
beds of catalysts in the same reactor.
1. Verfahren zur Behandlung einer Beschickung von Kohlenwasserstoffen, das in dem Bereich
von schweren Gasölen siedet, um leichte Kohlenwasserstoffe daraus zu extrahieren,
umfassend ein leichtes Hydrocracken und eine Entfernung von paraffinischen wachsartigen
Kohlenwasserstoffen,
dadurch gekennzeichnet, daß es besteht aus
(i) Aussetzen dieser Beschickung einer Entfernung paraffinischer wachsartiger Kohlenwasserstoffe,
indem man die Beschickung über einen Katalysator, gebildet durch ein kristallines
polymorphes Siliciumdioxid vom Typ nicht modifizierter Silicalit, unter angemessenen
Bedingungen passieren läßt, um die paraffinischen wachsartigen Kohlenwasserstoffe
zu cracken, dann
(ii) Aussetzen der aus der ersten Stufe resultierenden Beschickung einem leichtem
Hydrocracken über einem klassischen Katalysator für leichtes Hydrocracken und schließlich
(iii) Gewinnen der Beschickung, die eine erhebliche Menge leichter Kohlenwasserstoffe
umfaßt,
und dadurch, daß der nicht modifizierte Silicalit 15 bis 25% des Gesamtvolumens dieser
Katalysatoren darstellt, und daß der Katalysator für leichtes Hydrocracken 85 bis
75% dieses Gesamtvolumens darstellt.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Beschickung mindestens 75% von Kohlenwasserstoffen mit einem Siedepunkt
von 370 bis 540°C umfaßt.
3. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Beschickung 1 bis 4% von Schwefel enthält.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß das Verfahren bei einer Temperatur von 350 bis 450°C, bei einem Druck von 1
bis 80 Bar und bei einer LHSV von 0,1 bis 20 in Anwesenheit von Wasserstoff in einer
solchen Menge realisiert wird, daß das Volumenverhältnis H2/HC von 50 bis 5000 ist.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß das Verfahren bei einer Temperatur von 380 bis 420°C, bei einem Druck von 35
bis 65 Bar und bei einer LHSV von 0,5 bis 5 in Anwesenheit von Wasserstoff in einer
solchen Menge realisiert wird, daß das Volumenverhältnis H2/HC von 250 bis 1000 ist.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Stufen (i) und (ii) durch aufeinanderfolgende Durchleitung über getrennten
Betten von Katalysatoren in einem gleichen Reaktor realisiert werden.