[0001] La présente invention se rapporte à un dispositif de protection de la main, et plus
particulièrement de la partie interne de la main.
[0002] La pratique de certains sports tels que l'haltérophilie ou la navigation de plaisance
à voile nécessite une protection de la partie interne de la main. Les personnes pratiquant
ce genre de sports utilisent actuellement soit des gants de cycliste, du genre mitaines,
soit d'épais gants de travail, tels que des gants de jardin.
[0003] Ces gants ont pour inconvénients d'être de mise en place difficile et longue, de
s'user assez rapidement, et surtout de retenir la transpiration puisque, même s'il
s'agit de mitaines, ils enferment totalement la paume et le dos de la main.
[0004] Il a déjà été proposé, dans le document US-A-2.547.388, un dispositif de protection
de la main qui est constitué par une feuille en cuir qui comporte un orifice de passage
du pouce. Cette feuille de cuir se rabat de part et d'autre de la partie dorsale de
la main. Pour maintenir l'ensemble en place sur la main, il est prévu deux moyens
de fixation :
- d'une part, une bande ondulée qui est fixée sur la feuille de cuir de manière à
former des boucles de passage des quatre doigts restants (de l'index à l'auriculaire),
- d'autre part, deux attaches élastiques sous forme de bandes élastiques dont une
extrémité est reliée à l'un des rabats dorsaux et dont l'autre extrémité porte la
partie femelle d'une attache par pression ; chacune de ces deux bandes, une fois tendue,
tend à rapprocher les deux bords des deux rabats dorsaux de la feuille de cuir, et
la fixation s'effectue grâce à des pressions mâles qui sont fixées sur l'autre rabat
dorsal.
[0005] Un tel dispositif, du fait qu'il est constitué d'une feuille totalement plane, crée
nécessairement des plis sur la partie recouvrant la paume de la main, ce qui rend
difficile la préhension et le maintien de nombreux objets. Par ailleurs, la fixation
de ce dispositif à l'aide de la seule main restante est difficile, longue et malaisée
. Elle nécessite par ailleurs de poser la main à ganter sur une surface plane, ce
qui n'est pas toujours possible.
[0006] Le dispositif de protection conforme à l'invention ne présente pas les inconvénients
des dispositifs connus jusqu'alors. Il est d'efficacité optimale aussi bien en ce
qui concerne la protection de la partie interne de la main qu'en ce qui concerne la
préhension et le maintien des objets, et il est de mise en place très rapide et très
simple à effectuer avec la seule main restante, et sans qu'il soit nécessaire de poser
la main à ganter sur un support quelconque. Il est du type comportant une partie ventrale
apte à recouvrir au moins la portion de la partie interne de la main qui comprend
la paume et au moins une partie des phalanges des doigts sauf le pouce, avec deux
prolongements latéraux se rabattant sur la partie dorsale de la main et un orifice
latéral de passage du pouce, ainsi que des moyens de fixation du gantelet sur la main.
Conformément à l'invention, ce dispositif, du genre gantelet souple, se caractérise
par les points suivants :
- la partie ventrale est, sur une zone galbée comportant la partie qui recouvre ces
phalanges et au moins une portion de la paume, de souplesse sensiblement inférieure
à celle de la partie restante du gantelet ;
- un premier prolongement latéral est percé d'une fente de passage d'une bride en
forme de ruban qui constitue le moyen de fixation du gantelet sur la main ;
- cette bride est fixée à l'extrémité libre de l'autre prolongement latéral de façon
à prolonger latéralement ce dernier ; elle comporte à son extrémité libre au moins
un dispositif de fermeture complémentaire d'un ou plusieurs points de fermeture qui
sont placés sur la partie apparente, ou endroit, du corps du gantelet, en un ou plusieurs
endroits choisis pour que cette fermeture s'effectue en passant tout d'abord la main
derrière la partie ventrale du gantelet, tout en enfilant le pouce dans son orifice
de passage, puis, après avoir replié les deux prolongements sur le dos de la main,
en enfilant l'extrémité libre de la bride dans la fente de l'envers vers l'endroit
du premier prolongement, c'est-à-dire après avoir fait passer cette extrémité libre
de la bride entre le dos de la main et le premier prolongement, sous ce dernier, ensuite
de quoi on retourne cette bride de 180° pour la diriger dans le sens opposé au sens
d'enfilement dans la fente, puis on tire à fond sur cette bride jusqu'à plaquer lentement
les deux prolongements sur le dos de la main tout en amenant deux points de fixation
complémentaires, le premier sur l'extrémité libre de la bride et le second sur le
corps du gantelet, l'un près de l'autre pour réaliser alors la fermeture.
[0007] Il est à noter que pour enlever ensuite le gantelet, il suffit de désaccoupler les
deux points de fermeture et d'écarter suffisamment l'un de l'autre les deux prolongements,
sans que la bride sorte nécessairement de sa fente : le gantelet se renfile ensuite
très facilement et se plaque et se referme à nouveau simplement en tirant sur la bride
jusqu'à amener les deux points de fermeture l'un contre l'autre.
[0008] La relative rigidité de la zone galbée précitée, qui recouvre les phalanges et au
moins une partie de la paume, par exemple la moitié allant jusqu'à la base du pouce,
permet de conserver le gantelet toujours bien en place sur la main, celui-ci revenant
toujours, du fait de la relative élasticité de la partie rigidifiée, à sa position
d'origine qui épouse le galbe de la main et des premières phalanges.
[0009] De toute façon, l'invention sera bien comprise, et ses avantages et autres caractéristiques
ressortiront, au cours de la description suivante d'un exemple non limitatif de réalisation
de ce gantelet de protection, en référence aux dessins schématiques annexés dans lesquels
:
Figure 1 est une vue en plan et en perspective de ce dispositif de protection vu de
l'endroit, c'est-à-dire du côté destiné à être apparent après mise en place autour
de la main ;
Figure 2 est une vue en perspective du dos de la main revêtue de ce dispositif de
protection ;
Figure 3 est une vue de côté en perspective de la main revêtue de ce dispositif ;
et
Figure 4 est une vue en perspective de la partie interne de la main, revêtue de ce
dispositif.
[0010] En se référant à la figure 1,'le dispositif de l'invention se présente sous la forme
d'une sorte de gantelet en cuir, composé d'une part d'une partie ventrale 1 destinée
à recouvrir la paume de la main, prolongée vers le haut par une languette 2 en double
épaisseur, destinée à recouvrir largement la première phalange des doigts sauf le
pouce, ainsi qu'une portion de la paume, et d'autre part de deux prolongements latéraux
3,4 destinés à se rabattre sur le dos de la main.
[0011] La languette 2 · en double épaisseur forme une partie galbée et presque semi-rigide.
Elle recouvre, outre les premières phalanges, sensiblement la moitié de la paume de
la main qui va jusqu'à la base du pouce.
[0012] A cheval entre la partie ventrale 1 et le prolongement latéral 3 est percé un orifice
5 destiné à livrer passage au pouce de la main. Une bride de fixation 6,.constituée
par un ruban de cuir -muni d'un bouton-pression femelle 7 à son extrémité aval, est
cousue comme représenté sur l'extrémité latérale du prolongement 4. Le prolongement
3 est équipé sur son endroit d'un bouton-pression mâle 9, destiné à coopérer avec
7, et est percé d'une fente 8 de passage de la bride 6.
[0013] Pour enfiler ce gantelet sur une main gauche, car il s'agit là d'un gantelet pour
main gauche, on passe la main derrière celui-ci, sans le bouger de la position représentée,
en enfilant le pouce dans le passage 5 et en appliquant les parties 1 et 2 sur la
paume et les premières phalanges des quatre autres doigts. On replie alors les prolongements
4 puis 3 sur la partie dorsale de la main. On fait ensuite passer l'extrémité aval,
comportant le bouton 7, de la bride 6 entre le dos de la main et le prolongement 3,
et l'on enfile alors cette extrémité de la bride dans la fente 8, donc sur le dessin
de l'arrière vers l'avant de celle-ci. On retourne de 180° cette bride et on la tire
à fond dans le sens opposé au sens d'enfilement dans la fente 8, ce qui serre et plaque
les deux prolongements contre le dos de la main, et on lui fait effectuer un tour
presque complet, dans le sens horaire, autour du poignet, jusqu'à amener les parties
femelle 7 et mâle 9 l'une en face de l'autre, et à fermer alors les deux pressions
l'une sur l'autre.
[0014] Les figures 2 à 4 montrent sous différents angles le résultat obtenu. Bien évidemment,
pour un gantelet droit, les formes et les opérations de fermeture se déduisent par
simple symétrie droite-gauche.
[0015] Pour retirer le gantelet, il suffit de désaccoupler les deux organes complémentaires
de fermeture 7,9 puis d'écarter suffisamment les deux rabats dorsaux 3 et 4 pour pouvoir
retirer la main. En écartant ces deux rabats 3,4, la bride 6 se détend par coulissement
dans la fente 8. Ce coulissement n'est cependant pas suffisant pour faire sortir cette
bride de sa fente 8 : pour réenfiler le gantelet par la suite, il suffira de l'enfiler
dans cette position sur la main, puis de tendre et refermer la bride, ce qui est très
rapide et très facile à réaliser avec l'autre main.
[0016] L'invention n'est bien entendu pas limitée au dispositif qui vient d'être décrit.
Au lieu d'utiliser du cuir comme matériau constitutif du gantelet, on peut utiliser
tout autre matériau souple et protecteur, soit d'origine naturelle tel que du caoutchouc,
tissu, etc..., soit synthétique tel que cuir synthétique, élastomère, polyamide 6,6
etc.... La partie ventrale peut être prolongée soit vers le bas si l'on désire également
une protection de l'avant-bras, soit-totalement au-dessus du-passage du pouce, si
l'on désire protéger aussi ce dernier, soit prolongée de ces deux manières à la fois.
Afin d'éviter une usure rapide à certains endroits du gantelet, on peut y rajouter
des renforts d'épaisseur de formes adaptées au travail effectué entraînant l'usure,
ces renforts pouvant être en matériau souple, tel que du cuir, ou en matériau rigide
ou semi-rigide, tel que de la matière plastique ou des feuilles métalliques. Les moyens
de fixation peuvent être autres que celui décrit précédemment à titre d'exemple, et
peuvent être par exemple à lacet(s), à crochet(s), à bouton(s), à fermeture du genre
"Velcro" (Marque déposée), etc.... Toutes les parties de l'ensemble sont modulables
en taille, forme, épaisseur, selon l'utilisation souhaitée, et des rajouts de renforts
différents peuvent être envisagés selon l'utilisation. D'une manière générale enfin,
il est avantageux que les renforts ainsi que toutes les différentes pièces soient
cousus, rivetés, etc..., ce qui permet de remplacer aisément les renforts et pièces
usées, ainsi que d'adapter aisément chaque gantelet à la main de l'usager. La plus
grande rigidité de la partie galbée 2 qui recouvre les phalanges et une partie de
la paume peut être obtenue par bien d'autres moyens qu'une languette rapportée en
double épaisseur. Elle peut être obtenue par exemple au moyen d'un produit rigidifiant
; ou bien, le gantelet peut être réalisé à l'aide de cuir relativement épais, presque
semi-rigide, et ce cuir peut être aminci sur toute la surface du gantelet extérieure
à cette partie galbée 2, etc....
[0017] Le dispositif de l'invention est de mise en place et de retrait rapides et pratiques.
Il s'adresse d'une manière générale à toute personne amenée à manipuler ou à mouvoir
des objets susceptibles de provoquer des lésions de l'intérieur de la main. Il s'applique
par exemple :
- à toutes les activités sportives nécessitant le contact de l'intérieur de la main
avec un objet solide : haltère, barre fixe, barres parallèles, guidon de bicyclette,
cordages, etc...,
- à certains handicapés tels que ceux amenés à se déplacer en fauteuil roulant à l'aide
de leurs mains,
- à la rééducation motrice,
- à certaines manipulations industrielles.
1 - Dispositif de protection de la main, du genre gantelet souple, comportant une
partie ventrale (1) apte à recouvrir au moins la portion de la partie interne de la
main qui comprend la paume et au moins une partie des phalanges des doigts sauf le
pouce, avec deux prolongements latéraux (3,4) se rabattant sur la partie dorsale de
la main et un orifice latéral (5) de passage du pouce ainsi que des moyens de fixation
du gantelet sur la main, caractérisé en ce que :
- la partie ventrale (1) est sur une zone galbée (2) comportant la partie qui recouvre
ces phalanges et au moins une portion de la paume, de souplesse sensiblement inférieure
à celle de la partie restante du gantelet ;
- un premier prolongement latéral (3) est percé d'une fente (8) de passage d'une bride
(6) en forme de ruban qui constitue le moyen de fixation du gantelet sur la main ;
- cette bride (6) est fixée à l'extrémité libre de l'autre prolongement latéral (4)
de façon à prolonger latéralement ce dernier ; elle comporte à son extrémité libre
au moins un dispositif de fermeture (7) complémentaire d'un ou plusieurs points de
fermeture (9) qui sont placés sur la partie apparente, ou endroit, du corps du gantelet,
en un ou plusieurs endroits choisis pour que cette fermeture s'effectue en passant
tout d'abord la main derrière la partie ventrale (I) du gantelet, tout en enfilant
le pouce dans son orifice de passage (5), puis, après avoir replié les deux prolongements
(4 puis 3) sur le dos de la main, en enfilant l'extrémité libre de la bride dans la
fente de l'envers vers l'endroit du premier prolongement (3), c'est-à-dire après avoir
fait passer cette extrémité libre de la bride entre le dos de la main et le premier
prolongement (3), sous ce dernier, ensuite de quoi on retourne cette bride de 180°
pour la diriger dans le sens opposé au sens d'enfilement dans la fente (8), puis on
tire à fond sur cette bride (6) jusqu'à plaquer fermement les deux prolongements (3,4)
sur le dos de la main tout en amenant deux points de fixation complémentaires, le
premier (7) sur l'extrémité libre de la bride et le second (9) sur le corps du gantelet,
l'un près de l'autre pour réaliser alors la fermeture.
2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le ou les points de
fermeture-(9), complémentaires de celui (7) ou de ceux équipant la bride (6), sont
placés sur le premier prolongement latéral (3), de sorte que la bride (6), à la fermeture,
effectue un tour presque complet autour du poignet.
3 - Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que
la partie galbée (2) de moindre souplesse est réalisée au moyen d'une languette rapportée
en double épaisseur.
4 - Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la partie
galbée (2) de moindre souplesse est réalisée par rigidi- fication de matière.
5 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la partie
galbée (2) de moindre souplesse recouvre ces phalanges et sensiblement la moitié de
la paume qui s'étend jusqu'à la base du pouce.
6 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la partie
ventrale (1) est prolongée au-dessus du passage du pouce, afin de protéger ce dernier.
7 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la partie
ventrale (1) est prolongée vers le bas, afin de protéger l'avant-bras.
8 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il est pourvu
d'un ou plusieurs autres renforts d'épaisseur.
9 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que ses différentes
pièces (6,2,7,9) sont montées, par exemple cousues, de façon à être interchangeables.