[0001] La présente invention concerne un dispositif utilisable pour ioniser un gaz et comprenant
une cathode servant de cathode chaude ou froide ainsi qu'un procédé d'utilisation
de ce dispositif.
[0002] L'invention s'applique à tous les dispositifs utilisés en particulier pour ioniser
un gaz tel que les arcs électriques, les unoplasmatrons et les duopla- smatrons. Pour
plus de clarté dans la description, on décrira l'invention à partir d'un duoplasmatron
utilisé par exemple dans des appareils d'analyse de surface comme source d'ions pour
abraser des échantillons.
[0003] De façon connue, un duoplasmatron comprend soit une cathode froide, soit une cathode
chaude.
[0004] La figure 1 représente schématiquement en coupe longitudinale un duoplasmatron à
cathode froide de type connu.
[0005] Ce duoplasmatron comprend une cathode creuse 1 de forme cylindrique dont la partie
supérieure est montée sur un support 2 généralement conducteur, une électrode intermédiaire
3 entourant la cathode 1 et comportant dans sa partie inférieure une ouverture 4 et
une anode 5 entourant l'électrode intermédiaire 3, munie en regard de l'ouverture
4 de cette électrode, d'une ouverture 6 de forme divergente vers l'extérieur.
[0006] Généralement, la cathode 1 est en nickel et l'électrode intermédiaire 3 et l'anode
5 sont en fer doux.
[0007] Les termes de "partie supérieure " et "partie inférieure" de chaque élément sont
définies dans ce texte par rapport au sens de déplacement du gaz à ioniser à travers
le duoplasmatron.
[0008] La cathode 1 montée sur le support 2, l'électrode intermédiaire 3 et l'anode 5 sont
isolées électriquement. Ces trois éléments sont agencés les uns dans les autres de
façon à définir trois chambres 11, 13, 15 communiquant entre elles, des joints 8,
9 assurant l'étanchéité de ces chambres avec l'extérieur. La chambre 11 est définie
par les parois cylindriques internes de la cathode, la chambre 13 par l'espace ménagé
entre la cathode 1 et l'électrode intermédiaire 3 et la chambre 15 par l'espace défini
entre l'électrode intermédiaire 3 et l'anode 5.
[0009] D'autre part, une bobine magnétique 21 entoure les chambres 11, 13, 15 ; cette bobine
est située autour de la partie supérieure de l'anode 5 et repose à la fois sur la
partie inférieure de l'anode 5 et la partie supérieure de l'électrode intermédiaire
3.
[0010] Par ailleurs, un générateur de tension 23 relié par exemple à la partie inférieure
de l'anode 5 et au support conducteur 2 de la cathode 1 permet d'appliquer une différence
de potentiel Va-Vc de l'ordre de 300 à 500 volts entre l'anode et la cathode, Va représente
la tension appliquée à l'anode et Vc la tension appliquée à la cathode. De plus, un
générateur de tension 25 est relié à l'électrode intermédiaire, par exemple à la partie
supérieure de cette électrode et à une masse. Ce générateur de tension 25 permet d'appliquer
une tension Vi à l'électrode intermédiaire, cette tension Vi est généralement telle
que Vi = (Va-Vc)/2. Cette tension Vi peut être obtenue également à partir du générateur
de tension 23 par l'intermédiaire d'un pont diviseur relié à l'électrode intermédiaire
et au générateur de tension 23. Dans ce ces, le générateur 25 est supprimé.
[0011] Des moyens pour faire le vide non représentés tels qu'une pompe à vide, assurent
l'évacuation par exemple par l'ouverture 6 de tout gaz présent dans les chambres 11,
13 et 15 avant l'introduction du gaz à ioniser dans le duoplasmatron.
[0012] Le gaz à ioniser est stocké par exemple dans une bouteille 16 reliée par une canalisation
17 au support 2 de la cathode 1, ledit support comportant un passage 10 relié à la
chambre 11. Des moyens d'ouverture et de fermeture tels qu'une vanne 17' disposée
par exemple sur la canalisation 17, permet d'introduire un débit régulé de gaz dans
le duoplasmatron, à partir de la bouteille 16.
[0013] Le reste de la description permet de comprendre le fonctionnement du duoplasmatron
à cathode froide.
[0014] Après réalisation du vide dans les chambres 11, 13 et 15, on introduit du gaz dans
le duoplasmatron en ouvrant la vanne 17'. Le gaz va circuler dans la chambre 11 où
il va être ionisé par tes électrons émis par la cathode 1 sur laquelle le potentiel
Vc est appliqué. Il se forme alors un plasma d'ions et d'électrons qui va être entraîné
vers l'électrode intermédiaire 3, par le champ électrique
1 induit par la différence de potentiel Vi-Vc entre la cathode 1 et l'électrode 3.
Ce plasma va traverser l'ouverture 4 entraîné par un champ électrique
2 induit par la différence de potentiel Va-Vi entre l'électrode 3 et l'anode 5 ainsi
que par un champ magnétique entre l'électrode 3 et l'anode 5.
[0015] Ce champ circule en boucle fermée entre la bobine magnétique 21, l'électrode intermédiaire
3 sur laquelle repose la bobine, la partie de la chambre 15 définie entre la partie
inférieure de l'électrode intermédiaire 3 et la partie supérieure de l'anode 5 et
enfin l'anode 5 sur laquelle repose également la bobine magnétique.
[0016] Le plasma est donc confiné par le champ électrique
2 et le champ magnétique entre l'électrode intermédiaire 3 et l'anode 5. Ce plasma
passe ensuite par l'ouverture 6 ménagée dans l'anode 5, entraîné par un champ électrique
3 induit par la différence de potentiel entre l'anode et la surface 20 à abraser généralement
à la masse.
[0017] Ces champs électriques et magnétique 1,
[0018] 2,
3 et ont la même direction et le même sens que le flux gazeux.
[0019] Pour fonctionner en cathode chaude, ce duoplasmatron doit être démonté pour remplacer
la cathode cylindrique 1 par un filament enroulé en hélice suivant un cylindre dont
l'axe est perpendiculaire à la direction du flux gazeux. Ce filament est relié par
chacune de ses extrémités à une patte conductrice distincte montée sur le support
2, le gaz à ioniser passant entre ces pattes et à travers le filament.
[0020] Comme précédemment, des tensions Vc, Va et Vi sont appliquées respectivement au support
2, à l'anode 5 et à l'électrode intermédiaire 3. Par ailleurs, une tension Vs est
appliquée entre les deux extrémités du filament par un générateur de tension ; cette
tension Vs permet la circulation d'un courant dans le filament et par conséquent l'échauffement
du filament par effet Joule.
[0021] Pour une cathode froide, l'émission électronique est produite notamment par le bombardement
de celle-ci par les ions et électrons du plasma ; cette émission dépend donc des conditions
qui règnent dans le duoplasmatron telles que la pression, les champs électriques et
la nature du gaz. L'émission électronique d'une cathode chaude, due à l'échauffement
du filament, est déterminée en particulier par sa température et donc par l'intensité
du courant 1 qu'il est facile de réguler. La cathode chaude permet donc une émission
électronique plus stable dont on peut régler l'intensite généralement plus importante
que celle fournie par une cathode froide. De ce fait, en fonctionnement en cathode
chaude, une différence de potentiel Va-Vc de l'ordre de quelques dizaines de volts
est suffisante.
[0022] Suivant le type de gaz à ioniser, il est plus intéressant d'utiliser une cathode
froide ou une cathode chaude. La cathode froide est employée avec des gaz réactifs
tels que l'oxygène qui attaquerait un filament (cathode chaude), en revanche, pour
des gaz inertes tels que l'argon, le xénon, etc., il est plus intéressant d'utiliser
une cathode chaude. En effet, la cathode chaude permet un fonctionnement du duoplasmatron
avec une pression moindre de l'ordre de 10-
4 Pa et donne, du fait que l'émission électronique servant à ioniser le gaz est plus
stable, une meilleure stabilité du courant d'ions extrait.
[0023] Avec un duoplasmatron de type connu, pour passer d'un fonctionnement en cathode chaude
à un fonctionnement en cathode froide, il faut démonter le duoplasmatron, ce qui signifie
en particulier l'arrêt de l'utilisation du duoplasmatron et la rupture du vide.
[0024] La présente invention a justement pour but de remédier à ces inconvénients en réalisant
un dispositif utilisable pour ioniser un gaz fonctionnant en cathode froide ou en
cathode chaude sans démontage du dispositif.
[0025] De façon plus précise, l'invention a pour objet un dispositif utilisable pour ioniser
un gaz comprenant une cathode et une anode en regard, le gaz à ioniser traversant
successivement la cathode et l'anode, caractérisé en ce que la cathode est formée
d'une première et d'une deuxième électrodes en regard, le gaz à ioniser passant entre
lesdites électrodes et d'un filament conducteur relié par une première extrémité à
la première électrode et par une deuxième extrémité à la deuxième électrode et situé
entre lesdites électrodes.
[0026] De façon avantageuse, les première et deuxième électrodes sont des demi-cylindres
disposés en regard de façon à former un cylindre fendu selon deux génératrices opposées
et le filament est relié aux extrémités de sortie du gaz à ioniser des première et
deuxième électrodes.
[0027] De préférence, le filament est enroulé en hélice suivant un cône dont l'axe est confondu
avec l'axe longitudinal du cylindre créé par les première et deuxième électrodes,
le gaz à ioniser parcourant ce cône à partir de son sommet. Ce cône a un angle au
sommet allant par exemple de 7 à 15°.
[0028] Selon un mode préféré de réalisation de l'invention, les première et deuxième électrodes
sont en titane et le filament est en tantale.
[0029] L'invention a aussi pour objet un duoplasmatron comportant un dispositif tel que
décrit précédemment.
[0030] L'invention a également pour objet un procédé d'utilisation du dispositif utilisable
pour ioniser un gaz, ce procédé est caractérisé en ce que ce dispositif fonctionnant
en cathode froide, une différence de potentiel est appliquée entre l'anode et les
première et deuxième électrodes.
[0031] Selon une variante du procédé d'utilisation du dispositif utilisable pour ioniser
un gaz, celui-ci fonctionnant en cathode chaude, une première différence de potentiel
est appliquée entre l'anode et les première et deuxième électrodes, et une deuxième
différence de potentiel est appliquée entre les première et deuxième extrémités du
filament.
[0032] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description
qui va suivre, donnée à titre purement illustratif et non limitatif en référence aux
figures annexées dans lesquelles :
- la figure 1, déjà décrite, représente schématiquement en coupe longitudinale un
duoplasmatron à cathode froide de type connu,
- la figure 2 représente schématiquement une cathode conforme à l'invention utilisable
en cathode chaude ou en cathode froide, et
- la figure 3 représente le filament de la cathode conforme à l'invention enroulée
en hélice suivant un cône.
[0033] La cathode 30 représentée figure 2 est constituée de deux électrodes 31, 33 en regard
et d'un filament conducteur 35 relié par une de ses extrémités 32 à l'électrode 31
et par son autre extrémité 34 à l'électrode 33.
[0034] Les deux électrodes 31 et 33 sont constituées respectivement par un demi-cylindre
en regard l'un de l'autre de façon à former un cylindre fendu selon deux génératrices
opposées, le gaz à ioniser traversant ce cylindre. Ce cylindre a par exemple un diamètre
de 40 mm et une longueur de 70 mm.
[0035] Le filament 35 est enroulé en hélice (voir figure 3) suivant un cône d'angle au sommet
compris entre des valeurs de l'ordre de 7 à 15° et une longueur par exemple de 15
mm. Ce filament est situé aux extrémités de sortie du gaz des première et deuxième
électrodes et il est parcouru par le gaz à partir du sommet du cône qu'il forme.
[0036] Les deux électrodes sont de préférence en titane. En effet, le titane permet d'obtenir
un faisceau d'ions plus pur que le nickel employé dans l'art antérieur.
[0037] D'autre part, le filament est de façon avantageuse en tantale, celui-ci ayant une
durée de vie de 5 à 10 fois supérieure à celle d'un filament en tungstène employé
dans les mêmes conditions. En effet, l'usure du filament est essentiellement due à
la pulvérisation cathodique, or la pulvérisation cathodique du tungstène est supérieure
à celle du tantale. Par ailleurs, la résistivité du tantale étant supérieure à celle
du tungstène, on utilise un filament de diamètre environ 0,7 mm au lieu de 0,5 mm
pour un filament en tungstène de l'art antérieur.
[0038] L'axe du cône constitué par le filament est confondu avec l'axe longitudinal du cylindre
créé par les deux électrodes 31, 33 ; cette disposition particulière permet d'augmenter
également la durée de vie du filament d'un facteur de l'ordre de 4 à 5.
[0039] Ainsi, par exemple, pour un filament en tantale parcouru par du xénon qui est un
gaz ayant un fort taux de pulvérisation la durée de vie du filament dépasse un mois.
[0040] D'autre part, un générateur de tension 37 et un interrupteur 39 en série sont connectés
entre les deux extrémités du filament.
[0041] Dans le cas de l'utilisation de cette cathode 30 dans un duoplasmatron, elle est
montée sur le support 2 de la figure 1 à la place de la cathode 1. La partie inférieure
des électrodes 31 et 33 étant reliée au filament 35.
[0042] Les première et deuxième électrodes et le support sont réalisés de préférence en
une pièce unique mais bien entendu les première et deuxième électrodes peuvent être
également rapportées sur le support. Ce support est de façon avantageuse également
en titane.
[0043] Une différence de potentiel Va-Vc est appliquée entre les électrodes 31 et 33 et
l'anode 5 par le générateur de tension 23 et une tension Vi est appliquée comme précédemment
à l'électrode intermédiaire 3.
[0044] Lorsque l'interrupteur 39 est fermé, une tension Vs est appliquée aux extrémités
du filament par le générateur 37. Dans ce cas, le duoplasmatron fonctionne en cathode
chaude. En effet, le filament parcouru par un courant dégage de la chaleur par effet
Joule. Ce filament émet alors des électrons qui vont ioniser des atomes de gaz. Les
ions formés vont être confinés comme décrit précédemment dans des champs électriques
et magnétique avant d'être extraits du duoplasmatron.
[0045] La différence de potentiel Va-Vc appliquée entre les première et deuxième électrodes
et l'anode est de l'ordre de quelques dizaines de volts, la tension Vs appliquée entre
les deux extrémités du filament est de l'ordre de quelque 0,1 volt et le courant circulant
dans le filament est de l'ordre de quelques Ampères.
[0046] En fonctionnement en cathode chaude, les électrons sont émis essentiellement par
le filament. La quantité d'électrons émis par la première et la deuxième électrodes
est très faible du fait de la différence de potentiel Va-Vc faible.
[0047] Lorsque l'interrupteur 39 est ouvert, la tension appliquée au filament 35 est nulle,
aucun courant ne circule dans le filament : le duoplasmatron fonctionne en cathode
froide. Dans ce cas, pour que les première et deuxième électrodes émettent suffisamment
d'électrons pour ioniser le gaz, une différente de potentiel Va-Vc de l'ordre de 300
à 500 volts est appliquée entre l'anode et la première et la deuxième électrodes.
[0048] On a décrit l'utilisation d'une cathode conforme à l'invention servant de cathode
froide ou de cathode chaude dans un duoplasmatron, mais bien entendu, l'invention
s'applique à toutes les sources d'ions utilisant une cathode froide ou chaude.
[0049] Par ailleurs, les dispositifs électriques associés au duoplasmatron et en particulier
à la cathode conforme à l'invention décrits précédemment sont très simplifiés, d'autres
dispositifs plus complexes peuvent être utilisés sans sortir du cadre de l'invention
tel que défini dans la revendications.
1. Dispositif utilisable pour ioniser un gaz comprenant une cathode (30) et une anode
(5) en regard, le gaz à ioniser traversant successivement la cathode et l'anode, caractérisé
en ce que la cathode (30) est formée d'une première et d'une deuxième électrodes (31,
33) qui sont des demi-cylindres disposés en regard de façon à former un cylindre fendu
selon deux de ses génératrices opposées, le gaz à ioniser passant entre lesdites électrodes
selon une direction essentiellement parallèle à l'axe du cylindre, et d'un filament
conducteur (35) relié par une première extrémité (32) à la première électrode (31)
et par une deuxième extrémité (34) à la deuxième électrode (33) et situé entre lesdites
électrodes, et en ce que le dispositif comprend :
- une première source de tension (23) reliée d'une part à l'anode (5) et d'autre part
aux première et deuxième électrodes (31, 33) de la cathode (30);
- une deuxième source de tension (37) reliée par un interrupteur (39) aux première
et deuxième électrodes (31, 33).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le filament (35) est
relié aux extrémités de sortie du gaz à ioniser des première et deuxième électrodes
(31, 33).
3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que
le filament (35) est enroulé en hélice suivant un cône dont l'axe est confondu avec
l'axe du cylindre, le gaz à ioniser parcourant ce cône à partir de son sommet.
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le cône a un angle au
sommet allant de 7 à 15°.
5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que
les première et deuxième électrodes (31, 33) sont en titane.
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que
le filament (35) est en tantale.
7. Duoplasmatron caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif selon l'une quelconque
des revendications 1 à 6.
8. Procédé d'utilisation du dispositif utilisable pour ioniser un gaz selon l'une
quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le dispositif fonctionnant
en cathode froide, une différence de potentiel est appliquée entre l'anode (5) d'une
part et les première et deuxième électrodes (31, 33) d'autre part.
9. Procédé d'utilisation du dispositif utilisable pour ioniser un gaz selon l'une
quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le dispositif fonctionnant
en cathode chaude, une première différence de potentiel est appliquée entre l'anode
d'une part et les première et deuxième électrodes (31, 33) d'autre part, et une deuxième
différence de potentiel est appliquée entre la première et la deuxième extrémités
du filament (32, 34).
1. Apparatus usable for ionizing a gas comprising a facing cathode (30) and anode
(5), the gas to be ionized successively traversing the cathode and the anode, characterized
in that the cathode (30) is formed from first and second electrodes (31, 33), which
are semi-cylinders arranged in facing manner so as to form a cylinder slit along two
of its opposite generatrixes, the gas to be ionized passing between the said electrodes
in a direction essentially parallel to the axis of the cylinder, and a conductive
filament (35) connected by a first end (32) to the first electrode (31) and by a second
end (34) to the second electrode (33) and positioned between said electrodes, and
in that the apparatus comprises a first voltage source (23) connected on the one hand
to the anode (5) and on the other to the first and second electrodes (31, 33) of the
cathode (30) and a second voltage source (37) connected by a switch (39) to the first
and second electrodes (31, 33).
2. Apparatus according to claim 1, characterized in that the filament (35) is connected
to the outlet ends for the gas to be ionized of the first and second electrodes (31,
33).
3. Apparatus according to either of the claims 1 and 2, characterized in that the
filament (35) is helically wound to form a cone, whose axis coincides with the longitudinal
axis of the cylinder, the gas to be ionized traversing said cone from its apex.
4. Apparatus according to claim 3, characterized in that the cone has an apex angle
of 7 to 15°.
5. Apparatus according to any one of the claims 1 to 4, characterized in that the
first and second electrodes (31, 33) are made from titanium.
6. Apparatus according to any one of the claims 1 to 5, characterized in that the
filament (35) is made from tantalum.
7. Duoplasmatron, characterized in that it incorporates an apparatus according to
any one of the claims 1 to 6.
8. Process for the use of the apparatus usable for ionizing a gas in accordance with
any one of the claims 1 to 6, characterized in that the apparatus functions as a cold
cathode, a potential difference being applied between the anode (5) on the one hand
and the first and second electrodes (31, 33) on the other.
9. Process for the use of the apparatus usable for ionizing a gas according to any
one of the claims 1 to 6, characterized in that the apparatus functions as a hot cathode
and a first potential difference is applied between the anode on the one hand and
the first and second electrodes (31, 33) on the other and a second potential difference
is applied between the first and second ends of the filament (32, 34).
1. Vorrichtung, die zum lonisieren eines Gases verwendbar ist, mit einer Kathode (30)
und einer gegenüberliegenden Anode (5), wobei das zu ionisierende Gas nacheinander
die Kathode und die Anode passiert, dadurch gekennzeichnet, daß die Kathode (30) aus
einer ersten und einer zweiten Elektrode (31, 33), die Halbzylinder sind, die einander
gegenüberliegend derart angeordnet sind, daß sie einen entlang zweier seiner gegenüberliegenden
Erzeugenden gespaltenen Zylinder bilden, wobei das zu ionisierende Gas zwischen den
Elektroden entlang einer im wesentlichen zur Zylinderachse parallelen Richtung hindurchgeht,
und einem Leiterdraht (35) besteht, der an einem ersten Ende (32) mit der ersten Elektrode
(31) und an einem zweiten Ende (34) mit der zweiten Elektrode (33) verbunden ist und
sich zwischen den Elektroden befindet, und dadurch, daß die Vorrichtung umfaßt:
- eine erste Spannungsquelle (23), die auf der einen Seite mit der Anode (5) verbunden
ist und auf der anderen Seite mit der ersten und zweiten Elektrode (31, 33) der Kathode
(30) verbunden ist;
- eine zweite Spannungsquelle (37), die über einen Schalter (39) mit der ersten und
zweiten Elektrode (31, 33) verbunden ist.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Draht (35) mit den
Enden am Ausgang des zu ionisierenden Gases der ersten und zweiten Elektrode (31,
33) verbunden ist.
3. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 2, dadurch gekennzeichnet, daß der Draht
(35) in Schraubenform entlang eines Kegels aufgewickelt ist, dessen Achse mit der
Achse des Zylinders zusammenfällt, wobei das zu ionisierende Gas diesen Kegel von
seiner Spitze aus durchquert.
4. Vorrichtung nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß der Kegel einen Winkel
an seiner Spitze besitzt, der zwischen 7 und 15 ° liegt.
5. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die erste
und zweite Elektrode (31, 33) aus Titan bestehen.
6. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Draht
(35) aus Tantal besteht.
7. Duoplasmatron, dadurch gekennzeichnet, daß es eine Vorrichtung nach einem der Ansprüche
1 bis 6 umfaßt.
8. Verfahren zur Verwendung der Vorrichtung, die zum lonisieren eines Gases verwendbar
ist, nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß, während die Vorrichtung
mit kalter Kathode arbeitet, eine Spannungsdifferenz zwischen der Anode (5) auf der
einen Seite und der ersten und zweiten Elektrode (31, 33) auf der anderen Seite angelegt
wird.
9. Verfahren zur Verwendung der Vorrichtung, die zum lonisieren eines Gases verwendbar
ist, nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß, während die Vorrichtung
mit warmer Kathode arbeitet, eine erste Spannungsdifferenz zwischen der Anode (5)
auf der einen Seite und der ersten und zweiten Elektrode (31, 33) auf der anderen
Seite und eine zweite Spannungsdifferenz zwischen dem ersten und dem zweiten Ende
des Drahtes (32, 34) angelegt wird.