| (19) |
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(11) |
EP 0 242 238 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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23.06.1993 Bulletin 1993/25 |
| (22) |
Date de dépôt: 27.01.1987 |
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| (54) |
Structures en béton armé et en acier, notamment pour réaliser des poutres et, en particulier,
des poutres à usage de pannes ou des poutres à grande portée
Stahl- und bewehrte Betonkonstruktionen, insbesondere zur Trägerherstellung, insbesondere
als Dachbalken benutzbarer Träger oder Träger mit grosser Spannweite
Steel and reinforced concrete structures, particularly for producing girders, in particular
girders used as purlins or girders with a large span
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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BE DE FR GB IT |
| (30) |
Priorité: |
27.01.1986 FR 8601086 23.06.1986 FR 8609041
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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21.10.1987 Bulletin 1987/43 |
| (73) |
Titulaire: BOUYGUES |
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F-78061 Saint-Quentin en Yvelines Cedex (FR) |
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| (72) |
Inventeur: |
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- Bard, Jean
F-92200 Neuilly-sur-Seine (FR)
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| (74) |
Mandataire: Martin, Jean-Jacques et al |
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Cabinet REGIMBEAU
26, Avenue Kléber 75116 Paris 75116 Paris (FR) |
| (56) |
Documents cités: :
CH-A- 201 557 DE-A- 2 153 495 DE-B- 1 124 660 FR-A- 1 028 419 FR-A- 1 319 962 GB-A- 586 394 US-A- 2 809 074
|
CH-A- 273 887 DE-A- 2 752 222 DE-B- 1 139 528 FR-A- 1 285 747 FR-A- 1 544 207 US-A- 1 865 059
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- V.D.I. Zeitschrift, vol. 98, no. 22, 1er août 1956, pages 1279-1282, V.D.I. Verlag
GmbH, Düsseldorf, DE; Prof. B. Fritz: "Anwendung des Vorspanngedankens bei reinen
Stahlkonstruktionen"
- ACIER-STAHL-STEEL, vol. 36, no. 4, avril 1971, pages 169-177,Centre Belgo-Luxembourgeois
d'information de l'acier, Bruxelles, BE; M. Majowiecki: "Tension Structures : Jawerth
System"
- Beton-Kalender 1969, Taschenbuch für Beton- und Stahlbetonbau und die verwandten Fächer,
Verlag von Wilhelm Ernst & Sohn, Berlin-München
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] L'invention concerne une poutre en béton armé et en acier, notamment à usage de panne.
[0002] La présente invention concerne une poutre constituée d'une membrure supérieure en
béton armé de section relativement faible par rapport à sa longueur et d'une membrure
inférieure en acier, la membrure en béton étant au moins localement placée au-dessus
de la membrure en acier, la membrure en acier étant constituée d'une carène reliée
de place en place à la membrure en béton par des connecteurs métalliques disposés
respectivement à droite et à gauche du plan médian vertical longitudinal de la poutre,
ces connecteurs étant soudés à la carène et ayant leurs extrémités incorporées à la
membrure en béton.
[0003] Une poutre de ce type est décrite dans la publication GB-A 586 394.
[0004] La présente invention a pour objet une telle poutre mais dans laquelle la transmission
des efforts de compression soit essentiellement assurée par le béton de la membrure
en béton.
[0005] On y parvient, selon l'invention, par le fait que les extrémités des connecteurs
qui sont incorporées à la membrure en béton ne sont reliées entre elles, dans cette
membrure, que par le béton de la membrure.
[0006] Dans la publication précitée, au contraire, ces extrémités sont fixées à des armatures
longitudinales qui courent dans la membrure en béton.
[0007] La présente invention concerne donc des poutres ayant pour caractéristiques d'employer
le béton armé dans toutes les parties comprimées et l'acier sous sa forme de profilés
dans toutes les parties tendues.
[0008] De façon typique, une poutre conforme à l'invention est une structure rigide essentiellement
constituée de béton armé et d'acier destinée à supporter en service des efforts de
compression et des efforts de tension, où les parties destinées à supporter les efforts
de compression sont essentiellement constituées par une masse de béton et les parties
destinées à résister aux efforts de tension sont essentiellement constituées par un
assemblage de profilés en acier sensiblement dépourvus de rigidité intrinsèque, cet
assemblage étant en majeure partie extérieur au béton et étant ancré dans le béton
qui lui assure sa rigidité latérale et sa résistance au flambage.
[0009] Dans une réalisation typique, la partie en acier est constituée par un assemblage
de profilés de forme simple, par exemple des plats rectangulaires ou, encore mieux
des ronds à béton.
[0010] On décrira ci-après des réalisations typiques de poutres conformes à l'invention,
la réalisation la plus typique étant une poutre constituée d'une membrure en béton
de section relativement faible par rapport à sa longueur et d'une membrure en acier
constituée d'une carène qui remonte à ses extrémités dans la membrure en béton et
qui est, d'autre part, reliée de place en place à la membrure en béton par des couples
disposés dans des plans transversaux qui sont perpendiculaires à la membrure en béton,
les extrémités de ces couples étant noyées dans la membrure en béton.
[0011] La carène est de préférence constituée par un profilé unique mais peut aussi être
constituée par plusieurs profilés assemblés bout à bout et/ou par plusieurs profilés
métalliques en parallèle.
[0012] En variante, la carène est constituée par un tube creux qui contient un câble de
précontrainte, ce qui permet notamment de réaliser des poutres de grande portée.
[0013] La publication US-A-2 809 074 décrit une poutre acier-béton comportant un tube creux
qui contient un câble de précontrainte mais ce tube fait partie d'un châssis métallique
autoportant et le béton de la poutre est une dalle qui n'enrobe pas le châssis et
qui est sans effet sur la résistance du châssis.
[0014] Sur les figures :
- la figure 1 est une perspective d'une poutre réalisée selon la présente invention
;
- la figure 2 est une demi-coupe longitudinale de la poutre ;
- la figure 3 est une demi-coupe longitudinale d'une variante de réalisation de la poutre
;
- la figure 4 est une coupe schématique de la poutre par un plan vertical transversal
passant dans la région d'un noeud de la membrure en acier de la poutre ;
- les figures 5 et 6 sont des vues agrandies de la figure 4 respectivement dans la région
de la membrure en béton et dans la région de la membrure en acier ;
- la figure 7 est un schéma de la poutre dans sa position de moulage de la membrure
en béton ;
- la figure 8 est une perspective de la poutre avant coulage de la membrure en béton
;
- la figure 9 est une coupe par un plan vertical transversal du moule de fabrication
de la membrure en béton avant et après mise en forme du ferraillage de la membrure
;
- la figure 1O est une coupe, par un plan vertical longitudinal, des extrémités en regard
de deux poutres sur un appui commun ;
- la figure 11 est une perspective d'une extrémité d'une poutre ;
- les figures 12, 14 et 16 représentent schématiquement, en vue longitudinale, des variantes
d'exécution d'une poutre ;
- la figure 13 est une coupe de la poutre de la figure 12 par un plan vertical transversal
;
- la figure 15 est une coupe de la poutre de la figure 14 par un plan vertical transversal,
- les figures 17 à 19 représentent des exemples de réalisation de jonctions dans la
membrure en acier,
- la figure 20 est un schéma en long d'une poutre selon une variante de l'invention,
dans
laquelle la carène formant la membrure en acier est constituée par un tube creux qui
contient un câble de précontrainte,
- la figure 21 est une coupe schématique par le plan transversal aa de la figure 20,
- la figure 22 est un schéma en long d'une poutre plus complexe portée par deux poteaux,
- la figure 23 est une coupe schématique de la poutre de la figure 22 par le plan transversal
aa de la figure 22,
- la figure 24 est une coupe schématique de la poutre de la figure 22 par le plan transversal
bb de la figure 22,
- la figure 25 est une coupe schématique agrandie des extrémités voisines de deux membrures
en béton contigües,
- la figure 26 est une perspective schématique de l'extrémité de l'une des membrures
en béton de la figure 25,
- la figure 27 est une coupe transversale d'un tube de carène, et
- la figure 28 est un schéma en long d'une structure constituée de plusieurs travées
avec continuité au droit des appuis.
[0015] Les poutres de l'invention qui sont représentées sur les figures 1 à 19 sont constituées
de deux membrures superposées, l'une B en béton et l'autre A en acier.
[0016] Dans les réalisations les plus courantes (figures 1 à 3 et 14), la membrure en béton
se trouve systématiquement au-dessus de la membrure en acier lorsque la poutre est
en service.
[0017] Il rentre cependant également dans le cadre de l'invention de réaliser des poutres
telles que la membrures en béton puisse se trouver localement au-dessous de la membrure
en acier (comme cela est représenté sur les figures 12 et 16 à titre d'exemple).
[0018] On comprendra que, de façon générale, la majeure partie de la membrure en béton reste
au-dessus de la membrure en acier lorsque la poutre est en position de service.
[0019] La membrure B en béton est généralement constituée par un bloc allongé rectiligne
en béton armé et l'on donne de préférence à ce bloc une section facile à démouler
sur un chantier, comme par exemple une section droite de forme trapézoïdale (figures
4, 5 et 7).
[0020] Cette membrure est armée par un ferraillage F selon les règles de l'art pour que
la membrure résiste principalement aux efforts de compression. En outre, la membrure
doit avoir une inertie suffisante pour résister aux phénomènes de flambage.
[0021] La membrure A en acier est constituée par un profilé longitudinal L qui s'étend selon
la longueur de la membrure en béton suivant une courbe dont la distance à la membrure
en béton est maximale au milieu de la poutre et décroît progressivement vers les extrémités
de la poutre, ce profilé longitudinal pénétrant dans la membrure en béton dans la
région des extrémités de cette membrure et ressortant même sur les tranches d'extrémité
de la membrure en béton, comme on le voit sur les figures 2, 3 et 1O.
[0022] La membrure en acier A comprend, d'autre part, des connecteurs en acier C qui relient
de place en place le profilé L à la membrure en béton. De préférence, ces profilés
L et ces connecteurs C ont une partie C₁ soudée au profilé L et une partie C₂ ancrée
dans la membrure en béton. Dans les exemples représentés, ces connecteurs ont une
forme générale en V, le sommet du V étant aplati et soudé sur sa longueur au profilé
L tandis que les extrémités des ailes du V sont également aplaties et noyées dans
le béton de la membrure B. En outre, dans les réalisations représentées, les connecteurs
C sont disposés par paires respectivement à droite et à gauche du plan médian vertical
longitudinal P de la poutre, comme on le voit le mieux sur les figures 5 et 6 qui
sont des coupes (à deux échelles différentes) de la membrure en béton (figure 5) et
de la membrure en acier (figure 6) par le plan médian vertical transversal de la poutre
de la figure 3 (plan IV-IV) de la figure 3. On voit sur cette figure que le profilé
longitudinal L de la membrure en acier est constitué par un rond en acier à béton
de relativement fort diamètre tandis que les connecteurs de liaison C,C' de la membrure
en acier A à la membrure en béton B sont constitués par des ronds en acier à béton
de diamètre plus petit et l'on voit également sur la figure 6 que la liaison locale
entre les ronds à béton des couples C et C' et le rond à béton de la carène L sont
constitués par des soudures S.
[0023] A titre indicatif, on utilise pour le profilé L un rond à béton dont le diamètre
est compris dans la gamme 2O à 6O mmtandis qu'on utilise pour les connecteurs un rond
à béton dont le diamètre est compris dans la gamme 1O à 3O mm , ces gammes étant données
à titre préféré mais non limitatif.
[0024] Le profilé longitudinal L est, de préférence, constitué par un seul profilé mais
il n'est pas exclu de le constituer par plusieurs profilés assemblés. La figure 18
montre, à titre d'exemple, un assemblage de deux profilés L₁,L₂ au moyen d'un manchon
d'assemblage bout à bout M dans lequel les extrémités des profilés, préalablement
mises en forme de troncs de cône et filetées, sont enfoncées par vissage. Il n'est
pas nécessaire de décrire en détail ce moyen d'assemblage connu en soi. Le profilé
L peut, d'autre part, être constitué de plusieurs profilés disposés en parallèle au
lieu d'être constitués par un seul profilé et la figure 17 montre, à titre d'exemple,
une solution mixte ou le profilé L comprend un profilé L₃ suivi de deux profilés parallèles
L₄,L₅, ces divers profilés étant assemblés par une plaquette p qui est traversée librement
par les profilés dont les extrémités traversantes sont ensuite soudées à la plaquette.
Ce type d'assemblage permet de régler facilement, à la demande, la longueur du profilé
L.
[0025] Le nombre et la forme des connecteurs C est également choisi en fonction des performances
demandées à la poutre, sachant que la membrure en acier A n'a essentiellement pour
rôle que de supporter les efforts de traction. On notera à ce sujet que dans les exemples
représentés sur les figures 1 à 3, le profilé longitudinal inférieur L de la membrure
en acier suit la courbe des moments et supporte un effort de traction sensiblement
constant sur toute sa longueur sous chargement symétrique, tandis que la membrure
supérieure en béton B, qui assure la rigidité longitudinale, supporte un effort de
compression sensiblement constant sous chargement symétrique.
[0026] La fabrication d'une poutre selon l'invention peut se faire aisément sur chantier
au moyen d'un moule de conception simple dont un prototype a été représenté sur la
figure 8. La position de moulage est à l'envers de la position de service en ce sens
que lors du moulage la membrure en acier A se trouve au-dessus du moule Z, soutenue
de place en place par des supports appropriés, comme on le voit sur la figure 8. Dans
le moule, est disposé le ferraillage F qui est réalisé selon les règles de l'art.
A titre d'exemple, on a représenté sur la figure 9 la section droite d'un ferraillage,
les parties en traits interrompus représentant le ferraillage avant mise en forme.
Les extrémités des connecteurs C sont introduites dans le moule ainsi que les extrémités
du profilé longitudinal L qui passent à travers le ferraillage pour ressortir aux
extrémités longitudinales du moule. A chacune des extrémités longitudinales de la
membrure B en béton, est fixée une pièce métallique S en forme de L (figures 1O, 11)
qui est destinée à assurer la fixation de la membrure en béton sur un appui par boulonnage.
La pièce de fixation S est incorporée à la membrure en béton lors du moulage.
Cette pièce de fixation S présente un plat S₁₀ encastré dans la tranche d'extrémité
de la membrure en béton et ce plat présente un orifice T₁₀ pour le passage de l'extrémité
du profilé longitudinal L de la membrure en acier, l'extrémité dépassante étant ensuite
soudée sur le plat, comme on le voit le mieux sur les figures 1O et 11. D'autre part,
la pièce de fixation S présente un autre plat S₂₀ destiné à reposer sur l'appui de
la poutre, et cet autre plat S₂₀ présente une lumière T₂₀ pour le passage d'un goujon
qui servira à fixer la pièce S à l'appui de la poutre. Lorsque deux poutres sont portées
en alignement sur un même appui, les plats S₂₀ et S'₂₀ des pièces de fixation S et
S' sont de préférence superposés, comme on le voit sur la figure 1O, pour être traversés
par un même goujon ; en variante, elles pourraient être indépendantes l'une de l'autre
et traversées par des goujons respectifs.
[0027] L'appui sur lequel repose une extrémité de la poutre est un appui quelconque en soi
selon les circonstances d'utilisation. Il peut s'agir par exemple d'un mur, d'un poteau
ou d'une poutre transversale. Dans le cas où la poutre selon l'invention est destinée
à constituer une panne dans une ferme de charpente, l'appui sera généralement une
poutre disposée en arbalétrier. Dans une telle application, la membrure en béton assure
la rigidité latérale et travaille très légèrement en flexion sous les charges du matériau
qui constitue la couverture. Les efforts introduits par les phénomènes de flexion
locale sont de second ordre par rapport aux efforts principaux.
[0028] Pour réaliser de très grandes longueurs de poutres ou pour toute autre raison, il
pourra être utile de donner à la membrure en béton B un profil en long spécial autre
que rectiligne et les figures 12, 14 et 16 illustrent des exemples de réalisation
où la membrure en béton a un profil en long trapézoïdal (figures 12 et 14) ou convexe
(figure 16). Dans le cas de la figure 12, il faut assurer une continuité entre les
membrures supérieures en acier des deux poutres qui se suivent sur un même appui.
[0029] La fixation du profilé L à la pièce de fixation S peut aussi être obtenue par un
moyen mécanique (boulonnage, etc.), par exemple en filetant ou en usinant l'extrémité
du profilé L.
[0030] Les figures 22 à 28 concernent une variante de l'invention, plus particulièrement
en vue de la réalisation de poutres de grande portée.
[0031] En effet, lorsque l'on veut réaliser des poutres de grande portée, on se heurte à
deux problèmes :
- il n'existe pas, dans le commerce, de ronds à béton de très gros diamètre,
- les ronds à béton disponibles et transportables sont d'une longueur limitée.
[0032] Dans ces conditions, si on veut réaliser des poutres de grande portée, on est conduit
à assembler plusieurs profilés bout à bout. Cet assemblage est onéreux et présente
des difficultés.
[0033] La présente invention peut en particulier permettre la réalisation de poutres de
grande portée, notamment pour réaliser des charpentes de couvertures industrielles
ou sportives.
[0034] On y parvient, selon la présente invention, en constituant la carène par un tube
creux en acier apte à recevoir un câble de précontrainte qui sera ultérieurement mis
en tension. En particulier, le tube est constitué d'un tronçon de tube unique ou de
plusieurs tronçons de tubes fixés bout à bout par des soudures ou par des pièces de
fixation, par exemple par des platines boulonnées.
Plus précisément, la structure représentée sur les figures 20 et 21 comprend une poutre
S constituée d'une membrure rectiligne en béton B et une membrure en acier A constituée
d'une part par un tube T de forme arquée, dont la concavité est tournée vers le haut
lorsque la poutre est en position de service et, d'autre part, par des diagonales,
par exemple des ronds à béton, disposées par couples C dont une extrémité est soudée
sur le tube et dont l'autre extrémité est noyée dans le béton de la membrure en béton
B.
[0035] On peut fabriquer ces poutres suivant la technique précédemment décrite, où les poutres
sont fabriquées avec la membrure en acier disposée au-dessus de la membrure en béton.
[0036] Un câble de précontrainte multitorons F est enfilé dans le tube et mis en tension
suivant l'effort calculé, par des moyens quelconques connus en soi et de manière à
apporter dans le tube des contraintes de compression toujours inférieures à la limite
d'élasticité. Ces moyens sont schématisés sur la figure 20 par des cônes W. Ultérieurement,
le tube est injecté de mortier ou autre milieu durcissable pour bloquer le câble de
précontrainte et le protéger de la rouille.
[0037] On calcule la précontrainte en sorte que sous charge d'utilisation normale de la
poutre, le tube reste légèrement comprimé.
[0038] Si on augmente la charge, le câble de précontrainte s'allonge d'abord de quelques
centimètres,puis le tube se met à travailler à la traction : à la rupture, tout l'acier
est tendu.
[0039] Ce procédé présente de grands avantages car il autorise la préfabrication précédemment
décrite dans des conditions normales.
[0040] La membrure tubulaire est éventuellement constituée de plusieurs tronçons, reliés
par des platines boulonnées, ou soudés bout à bout. La soudure des tubes de gros diamètre
est une opération connue et simple.
[0041] Après montage, on bénéficie de l'efficacité du câble de précontrainte.
[0042] L'invention utilise ainsi les câbles de précontrainte qui sont livrés en grande longueur
alors que les profilés tubulaires sont limités du fait de la difficulté de transport.
[0043] Il est à noter que cette technique ne pénalise pas la quantité de métal utilisée
pour la raison suivante : si on charge une telle structure jusqu'à la rupture, les
aciers du tube et de précontrainte travaillent au maximum de leur capacité compte
tenu de leurs possibilités d'allongement relatif.
[0044] Or, dans le calcul à la rupture, la charge autorisée représente un pourcentage de
la charge de rupture.
[0045] Le rapport entre ces deux charges - charge d'utilisation et charge de rupture - représente
ce que l'on a coutume d'appeler le "coefficient de sécurité" de l'ossature concernée.
[0046] En outre, sous charge normale d'utilisation, le tube reste comprimé et ainsi la poutre
se trouve dégagée du risque constitué par une mauvaise soudure dans l'assemblage des
tubes bout à bout ; en notant toutefois que la capacité de résistance du tube a été
testée par l'effort de traction engendré par le poids propre avant mise en tension
du câble.
[0047] Dans cette réalisation, la précontrainte est réalisée après que la poutre ait été
placée dans sa position de service. Il est possible d'utiliser les supports de la
poutre pour réaliser la mise en tension du câble de précontrainte. Dans une variante
particulières le câble est mis en tension avant que la poutre soit mise en position
de service.
[0048] Une poutre telle que décrite ci-dessus convient pour des portées de 2O à 5O mètres,
par exemple.
[0049] Pour des portées plus grandes, par exemple de 5O à 1OO mètres, on préfère utiliser
une poutre plus complexe constituée en fait de plusieurs poutres disposées bout à
bout et traversées par un câble de précontrainte commun.
[0050] Les figures 22 à 27 montrent schématiquement une réalisation d'une telle poutre.
[0051] La structure représentée sur la figure 22 comprend une poutre centrale S₁ et deux
poutres d'extrémité S₂,S₃. La poutre centrale S₁ est constituée d'une membrure en
béton B₁, de forme arquée, dont la concavité est tournée vers le bas lorsque la poutre
est en position de service, et une membrure en acier , constituée d'une part par un
tube T₁, de forme arquée, dont la concavité est tournée vers le haut lorsque la poutre
est en position de service et, d'autre part, par des diagonales, disposées par couples
C₁, dont une extrémité est soudée sur le tube et dont l'autre extrémité est noyée
dans le béton de la membrure en béton B.
[0052] Les poutres d'extrémité S₂ et S₃ ont une structure analogue mais les courbures des
membrures sont moins accentuées et les positions relatives des membrures sont inversées.
[0053] Pour mettre en place lapoutre sur deux appuis ou poteaux P, on pose d'abord les deux
poutres d'extrémité S₂,S₃ que l'on fixe chacune à l'un des poteaux P , en sorte que
la membrure en acier soit au-dessus de la membrure en béton, puis on place entre ces
deux poutres la poutre centrale S₁ après l'avoir retournée (par rapport à sa position
de fabrication) en sorte que la membrure en acier soit au-dessous de la membrure en
béton et en sorte que le tube longitudinal T₁ de la poutre centrale et les tubes longitudinaux
T₂,T₃ des poutres d'extrémité S₂,S₃ se trouvent en continuité. Ces tubes sont soudés
bout à bout, ou reliés par des platines métalliques boulonnées entre elles, tandis
que les poutres en béton sont solidarisées par un moyen quelconque approprié, par
exemple : platines métalliques soudées ou boulonnées.
[0054] Les figures 25et26 illustrent un exemple de réalisation de la jonction de la poutre
centrale S₁ et d'une poutre d'extrémité, par exemple la poutre S₂. Les membrures en
béton des deux poutres sont munies à leurs extrémités de platines K₁,K₂ qui sont ancrées
dans les membrures par des tiges (par exemple des ronds à béton) r₁,r₂ soudées aux
platines et noyées dans le béton. Pour assembler les deux membrures, on applique les
platines l'une contre l'autre et on les fixe provisoirement par des boulons. Les deux
platines sont ensuite soudées l'une à l'autre.
[0055] La structure à ce stade est stable sous son poids propre. Sous le poids propre de
la poutre, le tube se trouve tendu.
[0056] Un câble de précontrainte multitorons F est alors enfilé dans les trois tubes et
dans les poteaux P, de F₁ à F₂, et mis en tension suivant l'effort calculé, par des
moyens quelconques connus en soi et de manière à apporter dans le tube des contraintes
de compression toujours inférieures à la limite d'élasticité. Ultérieurement, le tube
est injecté de mortier ou autre milieu durcissable pour bloquer le câble de précontrainte
et le protéger de la rouille.
[0057] La figure 28 est relative à une structure de très grande portée réalisée en utilisant
de travée en travée la technique exposée à propos de la figure 22, les câbles de précontrainte
étant mis en place par travée, de F₁ à F₂, de F₂ à F₃, de F₃ à F₄, etc...
[0058] Il va de soi que dans une poutre complexe, le nombre des membrures en béton successives
est généralement de deux ou trois mais il peut également être supérieur. On comprendra
également que, selon les cas, le tube de la carène en acier a ses extrémités qui sont
noyées dans la membrure en béton ou qui traversent la membrure en béton.
[0059] Les poutres et les structures de cette variante de l'invention (décrite au regard
des figures 20 à 28) sont notamment destinées à réaliser des charpentes de couverture,
la couverture se situant dans le prolongement de la membrure en béton, c'est-à-dire
suivant la surface courbe constituée par des lignes droites et horizontales s'appuyant
sur les membrures en béton. Il va de soi cependant que l'invention n'est pas limitée
à cette application : une autre application importante de l'invention est la réalisation
de ponts.
1. Poutre constituée d'une membrure supérieure en béton armé (B) de section relativement
faible par rapport à sa longueur et d'une membrure inférieure en acier (A), la membrure
en béton étant au moins localement placée au-dessus de la membrure en acier, ladite
membrure en acier étant constituée d'une carène (L) reliée de place en place à la
membrure en béton par des connecteurs (C) disposés respectivement à droite et à gauche
du plan médian vertical longitudinal de la poutre, ces connecteurs étant soudés à
la carène (L) et ayant leurs extrémités incorporées à la membrure en béton (B), caractérisée
en ce que dans la membrure en béton armé, ces extrémités sont ancrées dans le béton
de la membrure en sorte que dans le béton elles ne sont pas reliées entre elles ni
à une autre armature de la mebrure en béton.
2. Poutre selon la revendication 1, caractérisée en ce que les connecteurs (C) situés
d'un côté dudit plan médian vertical constituent avec les connecteurs situés de l'autre
côté de ce plan des couples disposés dans des plans transversaux perpendiculaires
à la membrure en béton..
3. Poutre selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les connecteurs
(C) ont la forme d'un V, le sommet du V étant aplati et soudé sur sa longueur à la
carène, tandis que les extrémités des ailes du V sont également aplaties et noyées
dans le béton de la membrure en béton (B).
4. Poutre selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la carène (L)
remonte à ses extrémités dans la membrure en béton.
5. Poutre selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la membrure en
béton (B) a une section droite rectiligne, trapézoïdale ou convexe.
6. Poutre selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la carène (L)
est constituée par un profilé longitudinal qui s'étend selon la longueur de la membrure
en béton suivant une courbe dont la distance à la membrure en béton est maximale au
milieu de la poutre et décroît progressivement vers les extrémités de la poutre.
7. Poutre selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la carène (L)
suit la courbe des moments et supporte un effort de traction sensiblement constant
sur toute sa longueur sous chargement symétrique, tandis que la membrure en béton
(B), qui assure la rigidité longitudinale. supporte un effort de compression sensiblement
constant sous chargement symétrique.
8. Poutre selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'à une extrémité
longitudinale de la membrure (B) en béton est fixée une pièce métallique (S) en forme
de L qui est destinée à assurer la fixation de la membrure en béton, sur un appui,
par boulonnage.
9. Poutre selon la revendication 8, caractérisée en ce que ladite pièce de fixation (S)
présente un plat (S₁₀) encastré dans la tranche d'extrémité de la membrure en béton,
que ce plat présente un orifice (T₁₀) pour le passage de l'extrémité de la carène
(L), et que l'extrémité dépassante de la carène est soudée sur le plat.
10. Poutre selon la revendication 9, caractérisée en ce que la pièce de fixation (S) présente
un autre plat (S₂₀) destiné à reposer sur l'appui de la poutre, et cet autre plat
(S₂₀) présente une lumière (T₂₀) pour le passage d'un goujon qui servira a fixer la
pièce (S) à l'appui de la poutre.
11. Poutre selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la carène (L)
et les connecteurs (C) sont constitués par des ronds à béton.
12. Poutre selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la carène en
acier est constituée par un tube creux (T) qui contient un câble de précontrainte
(F).
13. Poutre selon la revendication 12, caractérisée en ce que le tube (T) de la carène
est injectée de mortier ou autre milieu durcissable pour bloquer le câble de précontrainte
après mise en précontrainte.
14. Poutre selon la revendication 12 ou 13, caractérisée en ce que la membrure en béton
(B) est sensiblement rectiligne.
15. Poutre selon l'une des revendications 12 à 14, caractérisée en ce que le tube (T)
a ses extrémités qui passent dans la membrure en béton (B).
16. Poutre selon l'une des revendications 12 à 15, caractérisée en ce que le tube (T)
est constitué de plusieurs tronçons de tube fixés bout à bout par des soudures ou
des pièces de fixation.
17. Poutre selon la revendication 12 ou 13, caractérisée en ce qu'elle comprend une poutre
centrale (S₁) entre deux poutres d'extrémité (S₂,S₃), la membrure en béton (B₁) de
la poutre centrale étant placée au-dessus de la membrure en acier et étant de forme
arquée avec sa concavité tournée vers le bas, et la membrure en acier de la poutre
centrale étant constituée par un tube T₁ de forme arquée avec sa concavité tournée
vers le haut, les poutres d'extrémité ayant des structures analogues à celle de la
poutre centrale mais les courbures des membrures étant moins accentuées et les positions
relatives des membrures en béton et en acier étant inversées, les membrures en béton
des trois poutres étant disposées en continuité et solidarisées et les tubes des trois
poutres étant traversés par un câble de précontrainte commun.
18. Application d'une poutre selon l'une des revendications 1 à 17 comme panne dans une
ferme de charpente.
1. Beam consisting of an upper reinforced-concrete member (B) with a cross section which
is relatively small compared with its length and a lower steel member (A), the concrete
member being at least locally positioned above the steel member, the said steel member
consisting of a casing (L) connected at intervals to the concrete member by connectors
(C) disposed respectively to the right and left of the longitudinal vertical mid-plane
of the beam, these connectors being welded to the casing (L) and having their ends
incorporated in the concrete member (B), characterised in that, in the reinforced-concrete
member, these ends are anchored in the concrete of the member so that in the concrete
they are not connected to each other or to any other reinforcement in the concrete
member.
2. Beam according to Claim 1, characterised in that the connectors (C) situated on one
side of the said vertical mid-plane constitute, together with the connectors situated
on the other side of this plane, ribs disposed in transverse planes perpendicular
to the concrete member.
3. Beam according to one of Claims 1 and 2, characterised in that the connectors (C)
are in the form of a V, the apex of the V being flattened and welded over its length
to the casing, whilst the ends of the legs of the V are also flattened and embedded
in the concrete of the concrete member (B).
4. Beam according to one of Claims 1 to 3, characterised in that the casing (L) goes
up at its ends into the concrete member.
5. Beam according to one of Claims 1 to 4, characterised in that the concrete member
(B) has a rectilinear, trapezoidal or convex cross section.
6. Beam according to one of Claims 1 to 5, characterized in that the casing (L) is formed
by a longitudinal profiled section which lies along the length of the concrete member
in a curve, the distance of which to the concrete member is at its maximum in the
middle of the beam and decreases progressively towards the ends of the beam.
7. Beam according to one of Claims 1 to 6, characterized in that the casing (L) follows
the moment curve and bears a substantially constant tensile force over its entire
length under symmetrical loading, whilst the concrete member (B), which provides longitudinal
stiffness, bears a substantially constant compression force under symmetrical loading.
8. Beam according to one of Claims 1 to 7, characterized in that an L-shaped metal piece
(S), which is intended to fix the concrete member to a support by bolting, is fixed
to one longitudinal end of the concrete member (B).
9. Beam according to Claim 8, characterised in that the said fixing piece (S) has a flat
part (S₁₀) embedded in the end section of the concrete member, in that this flat part
has an orifice (T₁₀) for the end of the casing (L) to pass through, and in that the
protruding end of the casing is welded to the flat.
10. Beam according to Claim 9, characterised in that the fixing piece (S) has another
flat part (S₂₀) intended to rest on the beam support, and this other flat part (S₂₀)
has a slot (T₂₀) for a bolt to pass through, which will be used to fix the piece (S)
to the beam support.
11. Beam according to one of Claims 1 to 10, characterised in that the casing (L) and
connectors (C) are formed by reinforcement rods.
12. Beam according to one of Claims 1 to 10, characterized in that the steel casing is
formed by a hollow tube (T) containing a prestressing cable (F).
13. Beam according to Claim 12, characterised in that the tube (T) of the casing is injected
with mortar or other hardening medium to lock the prestressing cable in position after
prestressing.
14. Beam according to Claim 12 or 13, characterized in that the concrete member (B) is
substantially rectilinear.
15. Beam according to one of Claims 12 to 14, characterized in that the ends of the tube
(T) pass into the concrete member (B).
16. Beam according to one of Claims 12 to 15, characterized in that the tube (T) is formed
by several lengths of tube fixed end to end by welds or fixing pieces.
17. Beam according to Claim 12 or 13, characterized in that it comprises a central beam
(S₁) between two end beams (S₂, S₃), the concrete member (B₁) of the central beam
being placed above the steel member and being curved in shape with its concave part
oriented downwards, and the steel member of the central beam consisting of a curved
tube (T₁) with its concave part oriented upwards, the end beams having structures
similar to that of the central beam but the curves of the members being less accentuated
and the relative positions of the concrete and steel members being reversed, the concrete
members of the three beams being disposed in continuity and connected together and
the tubes of the three beams having a common prestressing cable passing through them.
18. Application of a beam according to one of Claims 1 to 17 as a purlin in a framework
truss.
1. Träger, bestehend aus einem Obergurt aus Stahlbeton (B) mit bezogen auf seine Länge
vergleichsweise geringem Querschnitt und einem Untergurt aus Stahl (A), wobei sich
der Betongurt wenigstens lokal oberhalb des Stahlgurts befindet und der Stahlgurt
aus einem Längskörper (L) besteht, der stellenweise durch jeweils rechts und links
der vertikalen Längsmittelebene des Trägers angeordnete Verbindungsglieder (C) mit
dem Betongurt verbunden ist, wobei diese Verbindungsglieder mit dem Längskörper (L)
verschweißt und ihre Enden in den Betongurt (B) eingefügt sind, dadurch gekennzeichnet,
daß diese Enden in dem Stahlbetongurt im Beton des Gurts derart verankert sind, daß
sie im Beton weder untereinander noch mit einer anderen Armierung des Betongurts verbunden
sind.
2. Träger nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die auf einer Seite der vertikalen
Mittelebene gelegenen Verbindungsglieder (C) mit den auf der anderen Seite dieser
Ebene gelegenen Verbindungsgliedern Paare bilden, die in zu dem Betongurt senkrechten
Querebenen angeordnet sind.
3. Träger nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Verbindungsglieder
(C) V-förmig ausgebildet sind, wobei die Spitze des Vs abgeplattet und ihrer Länge
nach an den Längskörper angeschweißt ist, während die Enden der Schenkel des Vs ebenso
abgeplattet und in den Beton des Betongurts (B) eingelassen sind.
4. Träger nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß der Längskörper
(L) an seinen Enden in den Betongurt hinein ansteigt.
5. Träger nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß der Betongurt
(B) einen geradlinigen, trapezförmigen oder konvexen Querschnitt aufweist.
6. Träger nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Längskörper
(L) durch ein Längsprofil gebildet ist, das sich entlang der Länge des Betongurts
einem Bogen folgend erstreckt, dessen Abstand zum Betongurt in der Mitte des Trägers
maximal ist und in Richtung der Enden des Trägers fortschreitend abnimmt.
7. Träger nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß der Längskörper
(L) der Momentenlinie folgt und eine Zugkraft aufnimmt, die auf seiner ganzen Länge
unter symmetrischer Belastung im, wesentlichen konstant ist, während der Betongurt
(B), der die Längssteifigkeit bewirkt, eine unter symmetrischer Belastung im wesentlichen
konstante Druckkraft aufnimmt.
8. Träger nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß ein L-förmiges
Metallteil (S), das zur Bewerkstelligung der Befestigung des Betongurts an einer Stütze
durch Verschraubung vorgesehen ist, an einem Längsende des Betongurts (B) angebracht
ist.
9. Träger nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß das Befestigungsteil (S) eine
in die Endfläche des Betongurts eingefügte Flachseite (S₁₀) aufweist, daß diese Flachseite
eine Öffnung (T₁₀) für die Durchführung des Endes des Längskörpers (L) aufweist und
daß das herausragende Ende des Längskörpers an die Flachseite angeschweißt ist.
10. Träger nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß das Befestigungsteil (S) eine
weitere Flachseite (S₂₀) aufweist, die zum Auflegen auf eine Stütze des Trägers vorgesehen
ist und daß diese weitere Flachseite (S₂₀) ein Langloch (T₂₀) für die Durchführung
eines Bolzens aufweist, der zur Befestigung des Teils (S) an der Stütze des Trägers
dient.
11. Träger nach einem der Ansprüche 1 bis 10, dadurch gekennzeichnet, daß der Längskörper
(L) und die Verbindungsglieder (C) aus Betonstahl gebildet sind.
12. Träger nach einem der Ansprüche 1 bis 10, dadurch gekennzeichnet, daß der Längskörper
aus Stahl aus einer hohlen Röhre (T) besteht, die ein Vorspannkabel (F) enthält.
13. Träger nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, daß die Röhre (T) des Längskörpers
mit Mörtel oder einer anderen härtbaren Masse ausgespritzt ist, um das Vorspannkabel
nach dem Vorspannen zu fixieren.
14. Träger nach Anspruch 12 oder 13, dadurch gekennzeichnet, daß der Betongurt (B) im
wesentlichen geradlinig ist.
15. Träger nach einem der Ansprüche 12 bis 14, dadurch gekennzeichnet, daß die Röhre (T)
Enden aufweist, die in dem Betongurt (B) aufgenommen sind.
16. Träger nach einem der Ansprüche 12 bis 15, dadurch gekennzeichnet, daß die Röhre (T)
aus mehreren Rohrteilstücken besteht, deren Enden jeweils durch Schweißnähte oder
Befestigungsteile aneinander befestigt sind.
17. Träger nach Anspruch 12 oder 13, dadurch gekennzeichnet, daß er einen zentralen Träger
(S₁) zwischen zwei Endträgern (S₂, S₃) beinhaltet, wobei der Betongurt (B₁) des zentralen
Trägers oberhalb des Stahlgurts angeordnet ist und von gebogener, konkav nach unten
weisender Form ist und der Stahlgurt des zentralen Trägers aus einer Röhre (T₁) von
gebogener, konkav nach oben weisender Form besteht, die Endträger analoge Strukturen
wie jene des zentralen Trägers aufweisen, die Krümmungen der Gurte jedoch weniger
ausgeprägt und die relativen Positionen der Gurte aus Beton und aus Stahl vertauscht
sind, die Betongurte der drei Träger zusammenhängend angeordnet und fest verbunden
sind und die Röhren der drei Träger von einem gemeinsamen Vorspannkabel durchquert
werden.
18. Verwendung eines Trägers nach einem der Ansprüche 1 bis 17 als Pfette in einer Dachbinderkonstruktion.