[0001] La présente invention est relative à un procédé d'alimentation d'un refroidisseur
Joule-Thomson comprenant une conduite haute pression qui se termine par un orifice
de détente, et un circuit d'évacuation basse pression en relation d'échange thermique
avec la conduite haute pression et dans lequel débouche l'orifice de détente, et plus
particulièrement à un procédé du type dans lequel on alimente successivement la conduite
haute pression avec un fluide de démarrage puis avec un fluide de travail.
[0002] De façon générale, on cherche à réduire le temps de mise en froid ainsi que la température
froide limite des refroidisseurs Joule-Thomson. La température limite que l'on peut
atteindre est la température d'ébullition du fluide détendu, tandis que la vitesse
de refroidissement dépend de l'effet Joule-Thomson de ce fluide, c'est-à-dire de la
puissance frigorifique procurée par sa détente. Pour concilier ces deux objectifs,
on a proposé des procédés du type précité (brevet FR 2 322 337), mais, avec ces procédés
connus, il n'a pas été possible d'obtenir en un temps très court des températures
suffisament basses pour certaines applications, par exemple une température d'environ
80 K, avec comme fluide de démarrage et de travail, respectivement, l'argon et l'azote.
[0003] Dans l'US-A 3 095 711, on a également proposé d'alimenter un cryostat d'abord au
cours d'une étape de mise en froid, par un fort débit de gaz, puis une fois la température
basse atteinte par un faible débit de gaz de maintien de la température ainsi atteinte.
En outre il convient de signaler la demande de brevet européen 0 245 164 qui décrit
un refroidisseur Joule-Thomson avec des moyens d'étranglement pour réduire brusquement
le débit s'écoulant dans une conduite haute pression avec un obturateur à faible jeu,
mobile d'une première position où l'orifice de détente est libre à une seconde position
où cet orifice de détente est masqué par une surface de l'obturateur laissant subsister
à la périphérie de l'orifice un passage de fuite, ainsi que des moyens pour faire
passer instantanément l'obturateur de sa première position à sa seconde position.
[0004] L'invention a pour but de permettre d'obtenir en un temps très court des températures
plus basses qu'il n'était possible d'atteindre jusqu'à présent.
[0005] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé du type dans lequel on alimente
successivement la conduite haute pression avec un fluide de démarrage puis avec un
fluide de travail et est caractérisée en ce qu'on passe du fluide de démarrage au
fluide de travail lorsque la vitesse du refroidissement assurée par le premier fluide
devient inférieur à la vitesse du refroidissement assurée par le second fluide, et
en ce qu'on utilise le fluide de travail d'abord à fort débit, puis on réduit brusquement
son débit pour terminer la phase de mise en froid du refroidisseur.
[0006] Le procédé selon l'invention comprend donc trois étapes distinctes, successives,
qui forment ensemble la phase de mise en froid du refroidisseur: (1) fluide de démarrage,
(2) fluide de travail à fort débit, et (3) fluide de travail à faible débit, alors
que les documents antérieurs décrivent soit une mise en froid par les étapes (1) et
(2), soit l'utilisation seule des étapes (2) et (3).
[0007] De plus, l'invention prévoit que l'on passe du fluide de démarrage au fluide de travail
lorsque la vitesse du refroidissement assuré par le premier fluide devient inférieure
à la vitesse du refroidissement assurée par le second fluide. Ainsi, le début de l'intervention
du fluide de travail correspond à une accélération du refroidissement, grâce au choix
particulier de l'instant de la commutation d'un fluide à l'autre.
[0008] Suivant des caractéristiques préférées:
- on assure la réduction du débit en masquant l'orifice de détente par une surface
laissant subsister à la périphérie de l'orifice un passage de fuite;
- on réduit le débit du fluide de travail dans un rapport au moins égal à 10;
- on passe du fluide de démarrage au fluide de travail lorsque la vitesse du refroidissement
assurée par le premier devient inférieure à la vitesse du refroidissement assurée
par le second.
[0009] L'invention a également pour object un appareil de refroidissement destiné à mettre
en oeuvre le procédé défini ci-dessus. Cet appareil, du type comprenant une première
source de fluide de démarrage sous une première haute pression, une seconde source
de fluide de travail sous une seconde haute pression, un refroidisseur Joule-Thomson
comprenànt une conduite haute pression qui se termine par un orifice de détente et
un circuit d'évacuation basse pression en relation d'échange thermique avec la conduite
haute pression et dans lequel débouche l'orifice de détente, et des moyens de commutation
pour relier la conduite haute pression d'abord à la première source puis à la seconde
source, est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'étranglement pour réduire
brusquement le débit s'écoulant dans la conduite haute pression, avec un obturateur
à faible jeu, mobile d'une première position où l'orifice de détente est libre à une
seconde position où cet orifice de détente est masqué par une surface de l'obturateur
laissant subsister à la périphérie de l'orifice un passage de fuite, ainsi que des
moyens pour faire passer instantanément l'obturateur de sa première position à sa
seconde position.
[0010] Un exemple de mise en oeuvre de l'invention va maintenant être décrit en regard des
dessins annexés, sur lesquels:
- la figure 1 représente en coupe longitudinale un réservoir de gaz sous haute pression
d'un appareil suivant l'invention;
- la figure 2 est une vue en coupe longitudinale d'un refroidisseur Joule-Thomson
associé au réservoir de la figure 1 ;
- la figure 3 est une vue analogue à la figure 2 qui montre le refroidisseur dans
une autre phase de son fonctionnement; et
- la figure 4 est un diagramme montrant l'évolution de la température du refroidisseur
en fonction du temps lorsque le procédé suivant l'invention est mis en oeuvre.
[0011] Le réservoir 1 représenté à la figure 1 est divisé en deux chambres inégales par
une cloison transversale 2: une chambre auxiliaire aval 3 contenant un fluide de démarrage
à effet Joule-Thomson important mais relativement peu volatil, par exemple de l'argon,
sous une première haute pression qui peut être de l'ordre de 700 bars, et une chambre
principale amont 4 contenant un fluide de travail plus volatil et à effet Joule-Thomson
moindre, par exemple de l'azote, sous une seconde haute pression au plus égale à la
première haute pression, par exemple de l'ordre de 400 bars.
[0012] La cloison 2 est percée d'un orifice 5 masqué par un morceau de clinquant 6 appliqué
sur la face avant de la cloison. Une conduite 7 de remplissage en azote, pourvue d'une
vanne d'arrêt 8, débouche dans la chambre amont 4 du réservoir. De la chambre aval
3 part une conduite de sortie 9 pourvue d'une vanne d'arrêt 10 et sur laquelle se
pique, en amont de la vanne 10, une conduite 11 de remplissage en argon elle-même
pourvue d'une vanne d'arrêt 12.
[0013] Le refroidisseur représenté aux figures 2 et 3 est de révolution autour d'un axe
X-X, supposé vertical pour la commodité de la description, et comprend un noyau intérieur
tubulaire 13 et une double enveloppe extérieure 14 insolée sous vide et formant Dewar.
Une tête supérieure 15 en forme de coupelle inversée obture l'extrémité supérieure
du noyau 13 et de l'espace annulaire 16 compris entre le noyau 13 et l'enveloppe 14
; l'espace 16 communique toutefois avec l'atmosphère environnante par une série de
trous 17 traversant la tête 15. Les diamètres intérieurs du noyau 13 de l'enveloppe
14 sont respectivement de 2,5 mm et de 5 mm environ.
[0014] Un fourreau 18 est partiellement enfilé et fixé dans l'extrémité inférieure du noyau
13. Une conduite haute pression 19, constituée d'un tube portant une ailette hélicoïdale,
est bobinée en hélice sur toute la longueur du noyau 13, en contact avec celui-ci
et avec la paroi intérieure de l'enveloppe 14 ; son extrémité supérieure traverse
la tête 15 et est reliée à la conduite de sortie 9 du réservoir 1, et son extrémité
inférieure 20 est fixée dans un perçage incliné vers le bas qui est prévu dans la
paroi du fourreau 18 et dont la partie intérieure, de diamètre réduit, forme un orifice
de détente 21.
[0015] La paroi intérieure de l'enveloppe 14 porte à son extrémité inférieure un fond 22
sur lequel se fixe en contact d'échange thermique un élément 23 à refroidir, qui peut
être par exemple un détecteur infrarouge et qui est situé dans l'espace sous vide
du Dewar. Au-dessus du fond 22 est ainsi délimitée une chambre de refroidissement
24 qui constitue la partie la plus froide du dispositif.
[0016] Une tige 25 est montée coulissante à l'intérieur du noyau 13. Cette tige porte à
son extrémité inférieure une aiguille obturatrice 26 et, à son extrémité supérieure,
un plongeur d'électro-aimant 27. L'aiguille 26 coulisse à ajustement étroit dans le
fourreau 19, c'est-à-dire avec un jeu qui, compte tenu des coefficients de dilatation,
est, sur le diamètre, de l'ordre de quelques microns pour la température froide de
fonctionnement du refroidisseur. Par exemple, si l'aiguille est en acier 100 C 6 et
le fourreau en bronze-béryllium, on prévoira un jeu, sur le diamètre, de 5 à 6 microns
à la température ambiante, ce qui correspond à un jeu, sur le diamètre, de 2 à 3 microns
à une température froide de l'ordre de 80 à 90 K.
[0017] Le plongeur 27 coulisse dans la tête 15. Autour de celle-ci est disposé un bobinage
d'électro-aimant 28 dont les bornes 29, 30 sont adaptées pour être reliées aux bornes
d'une source de courant continu (non représentée). Un ressort 31 est comprimé axialement
entre le fond de la tête 15 et le plongeur 27. Le guidage de la tige 25 est assuré
d'une part par l'aiguille 26, d'autre part par le plongeur 27. Une butée 32 pour le
plongeur 27 est prévue au débouché de la tête 15.
[0018] Au repos, le refroidisseur est dans l'état représenté à la figure 3 : l'électro-aimant
n'est pas alimenté en courant électrique, de sorte que le ressort 31 est détendu et
repousse vers le bas la tige 27 jusqu'à une position de butée où l'aiguille 26 obture
l'orifice 21 au petit jeu de coulissement près (5 à 6 microns sur le diamètre puisque
le dispositif est à température ambiante).
[0019] Lors de la mise en froid, le bobinage 28 est mis sous tension et fait remonter le
plongeur 27, la tige 25 et l'aiguille 26 à l'encontre du ressort 31 jusqu'à la position
de la figure 2, où l'aiguille 26 dégage complètement l'orifice 21. Ce dernier peut
alors être considéré comme débouchant librement dans la chambre 24.
[0020] Dans cette position, on ouvre la vanne 10 de la conduite'9, de sorte que l'argon
sous haute pression est envoyé dans la conduite 19 et est détendu à fort débit (par
exemple 1000 à 1500 NI/h) au passage de l'orifice 21. L'argon détendu et, par suite,
refroidi remonte entre les spires de la conduite 19 jusqu'à être évacué dans l'atmosphère
environnante par les orifices 17, en refroidissant l'argon haute pression. Ainsi,
la température régnant dans la chambre 24 diminue de plus en plus.
[0021] Simultanément, la pression baisse dans la chambre 3 du réservoir. A un instant t1
qui sera précisé plus loin, la pression de la chambre 3 est suffisamment inférieure
à celle de la chambre 4 (400 bars dans cet exemple) pour provoquer la rupture du clinquant
6. L'azote contenu dans la chambre 4 chasse alors quasi instantanément du réservoir
le reliquat d'argon, puis s'écoule à fort débit (par exemple 600 à 800 NI/h) dans
la conduite 19 pour se détendre au passage de l'orifice 21.
Ainsi, la température continue a baisser dans la chambre 24, pour la même raison que
précédemment.
[0022] A un second instant t2 qui sera précisé plus loin, on coupe l'alimentation électrique
du bobinage 28, par exemple au moyen d'un temporisateur, de sorte que le ressort 31
ramène instantanément la tige 25 à sa position initiale de la figure 3 : l'aiguille
26 obture l'orifice 21 et, étant repoussée latéralement par le jet de gaz sortant
de cet orifice, se trouve à une distance de celui-ci égale au jeu diamétral à basse
température, soit 2 à 3 microns avec les valeurs numériques indiquées plus haut. Le
débit est ainsi réduit brusquement à une valeur faible, de préférence au moins dix
fois inférieure à sa valeur précédente; la perte de charge du circuit basse pression,
qui était de l'ordre de quelques bars, est réduite d'autant, ce qui permet d'obtenir
dans la chambre 24 de l'azote liquide à une température voisine du point d'ébullition
de l'azote à la pression atmosphérique, c'est-à-dire d'environ 80 K.
[0023] On a représenté à la figure 4 la variation de la température dans la chambre 24 en
fonction du temps.
[0024] Dans la première phase de la mise en froid, le refroidissement résulte uniquement
de la détente de l'argon à fort débit. Comme ce gaz présente un effet Joule-Thomson
important, ce refroidissement est très rapide.
[0025] Cependant, il est limité d'une part par la volatilité relativement faible de l'argon,
d'autre part par l'importante perte de charge, de l'ordre de quelques bars, créée
par le fort débit dans le circuit basse pression, et c'est pourquoi la vitesse de
descente en température diminue : si l'on poursuivait le refroidissement avec de l'argon
à fort débit, on suivrait la courbe C1 de la figure 4. On choisit donc l'instant t1
au début du ralentissement du refroidissement provoqué par l'argon, comme illustré
en A à la figure 4. A la température correspondante, en effet, l'azote à fort débit
assure un refroidissement plus rapide que l'argon, comme le montre la courbe C2 de
la figure 4, qui correspond à l'utilisation d'azote à fort débit pour assurer la totalité
de la mise en froid. Comme on le comprend, c'est par le choix de la haute pression
de l'argon et du volume de la chambre 3 que l'on peut déterminer l'instant t1 où le
clinquant 6 se brisera.
[0026] Ainsi, à partir de l'instant t1, la température décroît parallèlement à la courbe
C2, c'est-à-dire moins vite qu'avant cet instant, puisque l'effet Joule-Thomson de
l'azote est moins fort que celui de l'argon, mais plus rapidement que si l'on continue
à utiliser de l'argon. Puis, de nouveau, du fait de la proximité du point d'ébullition
de l'azote et de la forte perte de charge du circuit basse pression, la vitesse de
refroidissement décroît, à partir du point B de la figure 4.
[0027] On peut choisir cet instant pour diminuer brusquement le débit d'azote (instant t2).
On obtient alors la courbe finale C3 de la figure 4, qui est parallèle à la courbe
C4 correspondant au cas où l'ensemble de la mise en froid serait effectuée avec de
l'azote à faible débit.
[0028] Cette courbe C3 est très satisfaisante si l'on souhaite atteindre une température
finale comprise entre 85 et 90 K. Mais pour descendre plus bas en température, il
est préférable de laisser l'azote s'écouler à fort débit jusqu'à un instant t3, postérieur
à t2, où certaine quantité d'azote sous quelques bars s'est formée dans la chambre
24 (point D de la figure 4). Dans ce cas, la réduction du débit d'azote provoque la
vaporisation très rapide d'une partie de ce liquide (effet de flash), dont la température
tombe quasi-instantanément au voisinage de 80 K. On obtient alors la courbe finale
C5 de la figure 4.
[0029] Avec les valeurs de pressions indiquées plus haut, on peut de cette manière atteindre
en deux secondes environ une température de 80 K dans la chambre 24. De plus, grâce
à l'utilisation d'un petit débit de fuite de travail, on peut conserver cette température
pendant une longue période, de sorte que l'appareil possède une grande autonomie de
fonctionnement.
1. Procédé d'alimentation d'un refroidisseur Joule-Thomson comprenant une conduite
haute pression (19) qui se termine par un orifice de détente (21), et un circuit d'évacuation
basse pression (9,16,24) en relation d'échange thermique avec la conduite haute pression
et dans lequel débouche l'orifice de détente, ce procédé étant du type dans lequel
on alimente successivement la conduite haute pression (19) avec un fluide de démarrage
puis avec un fluide de travail et étant caractérisé en ce qu'on utilise le fluide
de travail d'abord à fort débit, puis on réduit brusquement son débit pour terminer
la phase de mise en froid du refroidisseur.
2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on assure la réduction
du débit en masquant l'orifice de détente (21) par une surface (26) laissant subsister
à la périphérie de l'orifice un passage de fuite.
3. Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on réduit
le débit du fluide de travail dans un rapport au moins égal à 10.
4. Procédé suivant l'une quelconque des revendication 1 à 3, caractérisé en ce qu'on
réduit le débit du fluide. de travail lorsque la vitesse du refroidissement assuré
par ce fluide commence à décroître.
5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on
maintient le fort débit du fluide de travail jusqu'à formation dans le circuit basse
pression d'une certaine quantité de liquide, puis on procède à la réduction du débit
de ce fluide.
6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on
passe du fluide de démarrage au fluide de travail lorsque la vitesse du refroidissement
assuré par le premier devient inférieure à la vitesse du refroidissement assuré par
le second.
1. Verfahren zum Versorgen eines Joule-Thompson-Kühlers mit einer Hochdruckleitung
(19), die in einer Entspannungsöffnung (21) mündet, und einem Entleerungskreislauf
unter Niederdruck (24-16-17) im Wärmeaustausch mit der Hochdruckleitung (19) und in
welchem die Entspannungsöffnung (21) mündet, wobei das Verfahren vom Typ ist, in welchem
man allmählich die Hochdruckleitung (19) mit einem Startfluid und dann mit einem Arbeitsfluid
versorgt, dadurch gekennzeichnet, daß man das Startfluid zum Arbeitsfluid führt, wenn
die Kühlgeschwindigkeit, die durch das erste Fluid sichergestellt ist, geringer wird
als die Kühlgeschwindigkeit, welche durch das zweite Fluid sichergestellt wird, und
daß man das Arbeitsfluid erst mit starkem Durchsatz verwendet und dann plötzlich seinen
Durchsatz verringert, um die Phase zu beenden, in welcher der Kühler in Kältezustand
versetzt wird.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß man die Verringerung des
Durchsatzes dadurch sicherstellt, daß die Entspannungsöffnung (21) durch eine Oberfläche
einer verschließenden Nadel (26) abgedeckt wird, welche am Umfang der Entspannungsöffnung
(21) einen Durchgang zum Entweichen bestehen läßt.
3. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß man den
Durchsatz des Arbeitsfluids in einem Verhältnis von mindestens gleich 10 verringert.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß man den
Durchsatz des Arbeitsfluids verringert, wenn die Kühlgeschwindigkeit, welche durch
dieses Fluid sichergestellt ist, abzunehmen beginnt.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß man den
starken Durchsatz des Arbeitsfluids bis zur Bildung einer gewissen Menge Flüssigkeit
in dem Niederdruckkreislauf aufrechterhält und man dann mit der Verringerung des Durchsatzes
dieses Fluids fortschreitet.
6. Kühlvorrichtung zur Durchführung einesVerfahrens nach einem der Ansprüche 1 bis
5, mit einer ersten Quelle (3) für das Startfluid unter einem ersten hohen Druck,
einer zweiten Quelle (4) für das Arbeitsfluid unter einem zweiten hohen Druck, einem
Joule-Thompson-Kühler mit einer Hochdruckleitung (19), die in einer Entspannungsöffnung
(21) mündet, und einem Entleerungskreislauf unter niedrigem Druck (24-16-17) im Wärmeaustausch
mit der Hochdruckleitung (19) und in welchem die Entspannungsöffnung (21) mündet und
mit Umschaltmitteln (6), um die Hochdruckleitung (19) zu Anfang mit der ersten Quelle
(3) und dann mit der zweiten Quelle (4) zu verbinden, dadurch gekennzeichnet, daß
sie Drosselungsmittel aufweist, um plötzlich den Durchsatz zu verringern, der in der
Hochdruckleitung (19) fließt, mit einer Verschlußvorrichtung mit geringem Spiel (26),
beweglich von einer ersten Position, wo die Entspannungsöffnung (21) frei ist, zu
einer zweiten Position, wo diese Entspannungsöffnung (21) durch eine Oberfläche der
Verschlußvorrichtung abgedeckt ist, welche am Umfang der Öffnung einen Durchgang zum
Entweichen bestehen läßt, und Mittel (27-28-31) aufweist, um plötzlich die Verschlußvorrichtung
(26) von ihrer ersten Position in ihre zweite Position gehen zu lassen.
1. A method of supplying a Joule-Thompson cooler comprising a high-pressure conduit
(19) which terminates in an high-pressure orifice (21), and a low-pressure draining
circuit (24-16-17) in a heat exchange relationship with the high-pressure conduit
(19) and into which the expansion orifice (21) opens, this method being of the type
in which the high-pressure conduit (19) is supplied successively with a priming fluid
and then with a working fluid, characterised in that the change from the priming fluid
to the working fluid occurs when the cooling rate provided by the first fluid falls
below the cooling rate provided by the second fluid and in that the working fluid
is initially used at a high rate of flow, after which its rate of flow is abruptly
reduced to end the cooling stage of the cooler.
2. A method according to claim 1, characterised in that the flow rate reduction is
obtained by obstructing the expansion orifice (21) by means of a plugging needle (26)
surface allowing a leak passage to remain in being at the periphery of the expansion
orifice (21).
3. A method according to one of claims 1 and 2, characterised in that the rate of
flow of the working fluid is reduce in a ratio equal to at least 10.
4. A method according to any one of claims 1 to 3, characterised in that the rate
of flow of the working fluid is reduced when the cooling rate provided by this fluid
begins to decrease.
5. A method according to any one of claims 1 to 3, characterised in that the high
rate of flow of the working fluid is maintained until a specific quantity of liquid
is formed in the low-pressure circuit, after which the reduction of the rate of flow
of this fluid is effected.
6. A cooling device for putting into practice the method according to any one of claims
1 to 5, of the type comprising a first source (3) of priming fluid under a first high
pressure, a second source (4) of working fluid under a second high pressure, a Joule-Thompson
cooler comprising a high-pressure conduit (19) terminating in an expansion orifice
(21) and a low-pressure draining circuit (24-16-17) in a heat-exchange relationship
with the high-pressure conduit (19) and into which the expansion orifice (21) opens,
ans switching means (6) for connecting the high-pressure conduit (19) initially to
the first source (3) then to the second source (4) characterised in that it comprises
throttle means for abrupt reduction of the flow passing through the high-pressure
conduit (19), with a small clearance shutter (26) movable from a first position in
which the expansion orifice (21) is clear to a second position in thich this expansion
orifice (21) is shut off by a surface of the shutter allowing a leak passage to remain
in being at the periphery of the orifice, as well as means (27-28-31) for causing
the shutter (26) to pass instantaneously from its initial position to its second position.