[0001] La présente invention concerne des dispositifs de connexion, du type comportant au
moins un élément tubulaire de connexion, conducteur de l'électricité, supporté par
un support électriquement isolant, élément dont la première et la seconde partie extrême,
opposées l'une de l'autre, comportent respectivement une première et une seconde fente
transversale constituant des moyens de connexion autodénudants susceptibles de recevoir
chacun au moins un conducteur, un passage étant prévu dans le support isolant, vis-à-vis
d'au moins la seconde fente transversale, pour y loger le conducteur, selon le brevet
FR-A-2.541.049 (= GB-A-2 135 530).
[0002] Le brevet FR-A-2.541.049 concerne un dispositif de ce genre, caractérisé en ce que
l'élément tubulaire de connexion a une première partie extrême fendue dont les dimensions
transversales extérieures sont telles qu'elle puisse pénétrer dans la seconde partie
extrême fendue d'un autre élément tubulaire de connexion, similaire au premier, des
moyens de guidage étant prévus entre au moins une partie intérieure du support isolant,
et chaque éléments tubulaire de connexion qu'il supporte, pour permettre un déplacement
relatif, axial mais non angulaire, entre le support isolant et chaque élément tubulaire,
des moyens de déplacement étant prévus, individuellement pour chaque élément tubulaire
de connexion, pour assurer par ce déplacement axial relatif, la connexion, respectivement
la connexion et la déconnexion, entre au moins l'une des deux fentes transversales
de ce dernier, fente qui s'étend à travers les deux opposées de celui-ci, et au moins
un conducteur disposé dans le passage correspondant qui s'étend transversalement au
support isolant dans le prolongement de chacune des deux extrémités de la fente transversale.
[0003] Les dispositifs de ce type décrits et représentés dans le brevet FR-A-2.541.049 sont
généralement équipés d'un organe de manoeuvre, tel qu'une vis, par élément tubulaire
de connexion, ou par empilage d'éléments tubulaires de connexion enfichés les uns
dans les autres. On aboutit ainsi à une construction assez onéreuse, alors qu'en réalité
on réalise toujours simultanément des connexions en agissant en même temps sur deux
éléments tubulaires de connexion placés côte à côte, ou sur deux empilages d'éléments
tubulaires de connexion placés côte à côte.
[0004] Par ailleurs, tous ces dispositifs ne permettent pas à eux seuls d'assurer une connexion
de masse, alors qu'une borne de masse entre deux connexions adjacentes est souvent
nécessaire, et que dans ce dernier cas l'on est conduit, avec ces dispositifs, à prévoir
une troisième borne de connexion médiane pour la masse, comme c'est en particulier
le cas lorsque l'on désire installer un para-surtension entre les deux bornes de connexion
faisant partie d'éléments tubulaires parallèles, ou de piles d'éléments tubulaires
parallèles.
[0005] Le dispositif de connexion selon la présente invention permet de pallier ces inconvénients.
Il est caractérisé en ce qu'il comporte deux éléments tubulaires de connexion parallèles
et identiques, ou deux empilages parallèles et identiques d'éléments tubulaires de
connexion gigognes, ayant tous deux un support isolant commun, ledit support isolant
commun étant constitué par une demi-douille inférieure montée sur une embase électriquement
conductrice commune reliée à la masse de l'installation, et une demi-douille supérieure
isolante coiffant les deux éléments tubulaires parallèles, ou les deux empilages parallèles
d'éléments tubulaires gigognes, cette demi-douille supérieure étant traversée, parallèlement
aux deux éléments tubulaires ou empilages tubulaires, et entre ceux-ci, par une vis
conductrice de l'électricité, agencée de manière à pouvoir, en venant se visser dans
un orifice taraudé correspondant de ladite embase conductrice commune, assurer le
rapprochement desdites demi-douilles supérieure et inférieure.
[0006] De toute façon, l'invention sera bien comprise, et d'autres caractéristiques avantageuses
apparaîtront, au cours de la description suivante de quelques exemples de réalisation,
en référence aux dessins annexés dans lesquels :
Figure 1 est une vue en perspective de trois dispositifs de connexion différents,
conformes à la présente invention, montés sur une barrette conductrice commune,
Figure 2 est une vue en coupe, selon la direction II-II de la figure 1, du dispositif
de connexion le plus simple, tel qu'il est livré avant tout montage de fils,
Figure 3 est une vue en coupe, selon la direction III-III de la figure 1, d'un dispositif
de connexion plus sophistiqué, tel qu'il est livré avant tout montage de fils,
Figure 4 est une vue en coupe du dispositif de la figure 3, ses deux parties constitutives
séparables étant désaccouplées,
Figure 5 est une vue en coupe du dispositif de la figure 3, ses trois parties constitutives
séparables étant désaccouplées,
Figure 6 montre le dispositif de la figure 4 en place sur deux paires de fils,
Figure 7 montre le dispositif de la figure 5 en place sur deux paires de fils,
Figure 8 est une vue en coupe partielle représentant une variante du dispositif de
la figure 7,
Figure 9 est une vue en coupe, selon la direction IX-IX de la figure 1, d'un dispositif
de connexion comportant une protection contre les surtensions,
Figure 10 est une vue en coupe transversale du même dispositif, selon la direction
X-X de la figure 1.
[0007] En se reportant tout d'abord à la figure 1, on a représenté, à titre d'illustration
non limitative, trois dispositifs de connexion 1,2,3 conformes à la présente invention
:
- un module de connexion autodénudant 1 simple, ne comportant que deux éléments tubulaires
de connexion, parallèles et autorisant seulement la déconnexion des deux fils supérieurs,
et non pas le désenfichage de la partie supérieure 4 contenant ces deux fils,
- un module de connexion autodénudant 2 plus perfectionné, comportant deux empilages
parallèles de chacun deux éléments tubulaires de connexion gigognes, ce qui autorise
le désenfichage, ou "coupure", de la partie supérieure 4 contenant les deux fils supérieurs,
- un module de connexion 3 à coupure, différant du module 2 par le fait que la demi-douille
intermédiaire 5 de ce module 2 y est remplacée par une demi-douille 6 contenant un
dispositif 7 de protection contre les surtensions, dit ordinairement "parafoudre"
on plus généralement "parasurtension".
[0008] Chacun des modules 1,2,3 représenté se différencie des modules décrits dans le brevet
FR-A-2.541.049 par le fait qu'il est toujours double, c'est-à-dire qu'il comporte
deux dispositifs selon le brevet FR-A-2.541.049 parallèles et accouplés, que son support
isolant inférieur est constitué par une pièce double 8, destinée à recevoir les deux
fils inférieurs, qui est fixée sur une barrette métallique commune 9, ou embase métallique,
reliée à la masse de l'installation, et que le moyen de déplacement permettant, par
rapprochement respectif de la demi-douille supérieure 4 et de la demi-douille inférieure
8 de serrer le module et par là même d'assurer la connexion autodénudante des fils
inférieurs et/ou supérieurs, est constitué par une vis métallique 10 traversant du
haut en bas la partie centrale du module, entre les deux éléments tubulaires parallèles
et les deux empilages parallèles d'éléments tubulaires gigognes, pour venir se visser
dans l'embase métallique 9 et par là même assurer le serrage vertical des différentes
demi-douilles 4,8 ou 4,5,8, ou 4,6,8 constituant le module 1,2 ou 3 considéré.
[0009] Chacun des modules doubles 1,2 et 3, sera maintenant décrit plus en détails, avec
son mode de fonctionnement, en référence aux figures suivantes.
[0010] La figure 2 représente le module le plus simple 1, tel qu'il est livré à l'utilisateur
avant tout montage de fils. On reconnaît de prime abord sur cette figure la demi-douille
isolante commune 4, qui coiffe l'ensemble du module et reçoit la tête de la vis centrale
métallique 10, celle-ci venant se visser dans la barrette métallique 9 pour assurer
le serrage de la coiffe 4 contre la demi-douille isolante inférieure 8, celle-ci étant
montée, par des organes de fixation 11 difficilement amovibles, sur la barrette 9
comme représenté. La demi-douille supérieure 4 comporte bien évidemment deux canaux
tubulaires 12,13 destinés à recevoir les deux fils supérieurs à connecter, et de même
la demi-douille inférieure 8 comporte deux canaux tubulaires 14,15 destinés à recevoir
les deux fils inférieurs 16,17 à connecter. Le module 1 est équipé de deux éléments
tubulaires de connexion autodénudants 18,19, fendus en bas et en haut comme décrit
dans le brevet FR-A-2.541.049 en alignement avec les canaux tubulaires 12 à 15. Conformément
à l'invention, ces éléments tubulaires 18,19 sont parallèles et intimement accouplés
par le fait que d'une part leur demi-douille inférieure 8 est commune et double, et
que d'autre part leur demi-douille supérieure 4 est également commune, double, et
munie d'un unique organe central de manoeuvre constitué par la vis métallique 10 assurant
non seulement le serrage, mais encore la connexion de masse séparant les deux éléments
tubulaires de connexion 18 et 19.
[0011] Tel qu'il est représenté sur la figure 2, le module est livré équipé de deux cales
annulaires 20 et 21 permettant de maintenir les deux éléments tubulaires 18 et 19
en position haute comme représenté, et par là même, d'éviter un sertissage accidentel
de la partie fendue inférieure des éléments 18 et 19 sur les deux parties centrales
axiales et protubérantes 22 de la demi-douille inférieure 8. Avantageusement, pour
des raisons pratiques évidentes, la partie supérieure non filetée 23 de la vis 20
est maintenue dans la demi-douille supérieure 4 à l'aide d'un manchon métallique 24,
serti sur la partie 23, libre en rotation dans la demi-douille 4 et formant un épaulement
25 s'opposant au retrait de la vis 10, comme on le voit nettement sur le dessin.
[0012] Les figures 4 et 6, auxquelles on se référera maintenant, permettent de comprendre
le fonctionnement du module simple 1 de l'invention.
[0013] Ayant en main le module de la figure 2, on dévisse totalement la vis de serrage 10,
ce qui entraîne tout d'abord l'écartement de la demi-douille supérieure 4 par rapport
à la demi-douille inférieure 8 puis, la vis 10 étant totalement sortie de la barrette
9, ce qui permet la séparation manuelle des demi-douilles 4 et 8, dans leur position
relative de la figure 4.
[0014] A ce stade, aucun fil n'est encore connecté, ce qui n'est pas le cas de ce qui est
représenté sur la figure 4. On introduit alors, après avoir jeté les cales 20 et 21,
les deux fils inférieurs 16,17 dans les canaux inférieurs 14,15. On replace la demi-douille
4 sur la demi-douille 8, et l'on visse à fond la vis 10 dans la barrette métallique
9 ce qui entraîne la connexion autodénudante des fils 14,15 sur les éléments fendus
18,19, et le sertissage de ces derniers sur les protubérances axiales 22 de la demi-douille
8, comme on le voit d'ailleurs sur la partie inférieure de la figure 4.
[0015] On dévisse alors à nouveau la vis 10, ce qui permet de séparer à nouveau la partie
supérieure 4 de la partie inférieure 8. On introduit alors les deux fils supérieurs
26,27 dans les deux canaux 12,13. Les positions et situations respectives sont alors
à ce stade exactement celles représentées sur la figure 4.
[0016] On place alors à nouveau le chapeau 4 sur la partie inférieure 8, et l'on visse à
fond la vis 10 dans la barrette métallique 9 ce qui assure la connexion autodénudante
des fils supérieurs 26,27 dans les fentes supérieures des éléments tubulaires 18 et
19. La situation obtenue est alors celle représentée sur la figure 6.
[0017] Pour déconnecter alors les deux fils supérieurs 26,27, il faut dévisser complètement
la vis de manoeuvre 10, puis tirer sur les fils 26 et 27 pour les extraire. On peut
alors, si l'on veut, effectuer la connexion d'une autre paire de fils supérieurs.
[0018] Le module 1 permet donc la déconnexion des fils supérieurs 26,27 mais pas le désenfichage,
ou coupure, de cet ensemble de fils supérieurs, désenfichage qui ne peut être réalisé
que par le désaccouplement de deux éléments tubulaires gigognes.
[0019] On décrira maintenant en détails, à l'aide des figures 3,5 et 7, le module 2 qui
permet de réaliser un tel désenfichage, ou "coupure".
[0020] En comparant les figures 2 et 3 d'une part, et 4 et 5 d'autre part, on voit que le
module simple 1 se différencie du module à coupure 2 principalement par le fait qu'il
est rajouté sur le module 2 une "demi-douille" intermédiaire 5 comportant deux éléments
tubulaires autodénudants supplémentaires 28,29, dont les parties fendues supérieures
sont destinées à recevoir les deux fils supérieurs 26,27 et dont les parties fendues
inférieures sont destinées à venir s'enficher dans les parties fendues supérieures
des éléments tubulaires 18 et 19, permettant ainsi d'assurer la possibilité de désenfichage,
ou coupure souhaitée.
[0021] Comme on le voit sur la figure 3, le module 2 est, à la livraison, équipé des mêmes
cales 20,21 que le module 1.
[0022] Dans l'orifice central axial 30 de la demi-douille est serti un boulon tubulaire
métallique 31 dont le pas de filetage et le diamètre intérieurs sont les mêmes que
ceux du perçage 92 de la barrette 9, qui est destiné à recevoir l'extrémité filetée
de la vis 10.
[0023] Enfin, la vis 10 utilisée pour le module à coupure 2 présente quelques différences
avec celle équipant le module simple 1.
[0024] Elle est tout d'abord bien évidemment plus longue que la vis précédente. Par ailleurs,
elle est munie, successivement du bas de la vis vers le haut, c'est-à-dire jusqu'à
sa tête :
- d'une extrémité filetée 32, dimensionnée pour venir au maximum se visser dans la barrette
9 sur une longueur de filetage L₁,
- d'une partie 33, lisse de préférence, de plus faible diamètre de manière à pouvoir
coulisser sans encombre dans l'écrou 31 ; la longueur de la partie lisse 33 est égale
à la longueur L₂ de l'écrou 31, augmentée d'une longueur L₃ qui doit être supérieure,
préférentiellement légèrement supérieure, à la longueur L₁ définie ci-dessus,
- d'une partie épaulée 34, dont l'épaulement supérieur 35 est éloignée, lorsque la vis
10 est vissée à fond dans la barrette 9, d'un rétrécissement 38 du perçage axial 36
du chapeau 4, d'une distance L₄ supérieure, préférentiellement légèrement supérieure
à la distance L₃ ci-dessus définie,
- d'une partie lisse 23 et de la tête de vis, analogues à celles de la vis équipant
le module 1.
[0025] Le fonctionnement du module à coupure 2 est le suivant :
Comme on le voit sur la figure 3, le module 2 est livré avec ses cales 20 et 21.
On commence donc, pour retirer ces cales, à dévisser la vis 10 jusqu'à ce que son
extrémité filetée vienne s'échapper de la barrette 9, la vis 10 tournant alors dans
le vide. On tire alors manuellement l'ensemble des deux demi-douilles ou bagues 1,5,
pour les séparer de la bague inférieure 8, fixe en position sur la barrette 9. On
retire et jette les deux cales 20 et 21. On engage comme pour le cas du module 1 les
deux fils inférieurs 16,17 dans les deux canons parallèles 14,15 de l'étage inférieur
8.
[0026] On pose alors à nouveau l'ensemble des deux étages supérieurs 1,5 sur l'étage inférieur
8, et l'on vient visser à fond la vis 10 dans la barrette 9. Cette opération permet,
comme c'était le cas pour le module 1, de connecter définitivement les deux fils inférieurs,
comme ils sont représentés sur la figure 5, tout en sertissant la partie inférieure
des deux éléments 18,19 sur les excroissances 22 de l'étage inférieur 8.
[0027] On dévisse alors à nouveau la vis 10 et l'on désolidarise à nouveau manuellement
l'ensemble 1,5 de l'étage inférieur 8.
[0028] En introduisant alors un tournevis dans une fente située à l'extrémité de la vis
10 opposée à sa tête, on vient enclencher le filetage de l'extrémité 32 de la vis
dans le taraudage du boulon tubulaire 31 et, en vissant par cette fente 37, on vient
placer l'épaulement 35 en appui axial contre le rétrécissement 38. En continuant à
visser dans le même sens, on vient séparer les deux bagues, ou demi-douilles, ou étages,
4 et 5, ce qui permet d'introduire les deux fils supérieurs 26,27 dans les canons
correspondants 12 et 13 de la bague supérieure 4.
[0029] On replace alors le couple de bagues supérieures 4,5 sur la bague inférieure 8, et
l'on visse la vis 10 par sa tête. Son extrémité filetée 32 vient d'abord s'échapper
de l'écrou 31, puis vient en prise dans le taraudage du perçage 92. En vissant à fond
la vis 10 dans la barrette 9, on assure le pressage des trois étages 4,5 et 8 l'un
contre l'autre, ce qui entraîne la connexion autodénudante des fils supérieurs 26
et 27.
[0030] Pour réaliser ensuite une coupure, c'est-à-dire une séparation par désenfichage du
couple de fils supérieurs 26,27 par rapport au couple de fils inférieurs 16,17, il
faut dévisser la vis 10 jusqu'à ce qu'elle tourne dans le vide, puis tirer manuellement
sur l'ensemble des deux étages supérieurs 4,5 pour le désaccoupler, par désenfichage,
de l'étage inférieur 8.
[0031] La figure 8 montre une variante de la vis 10 de la figure 7, évitant de prévoir une
fente inférieure 37 de vissage à contre-sens. Selon cette variante, la vis 10 est
en permanence poussée vers le haut par un ressort 40 s'appuyant sur la partie supérieure
de l'écrou 31, de sorte qu'elle vient, lorsqu'elle s'échappe de la barrette 9, immédiatement
en prise sur le filetage de l'écrou 31.
[0032] En se reportant enfin aux figures 9 et 10, le module 3 de la figure 1 se différencie
du module 2 par le fait que son étage intermédiaire 6, s'il est identique à l'étage
5 en ce qui concerne sa partie située en alignement axial avec les étages 4 et 8,
comporte un important prolongement latéral 7, de forme parallélépipèdique, munie d'un
couvercle de visite amovible 41, et contenant un parafoudre 42.
[0033] Comme on le voit sur les figures 9 et 10, le parafoudre, ou parasurtension 42 a ses
deux bornes 43,44 enfichées dans les fentes alignées, respectivement supérieure et
inférieure, des éléments 28,18 pour la première borne 43 et 29,19 pour la deuxième
borne 44, et a sa borne de masse 45 venant fermement en appui contre le corps de la
vis 10.
[0034] Dans le cas des figures 9 et 10, le boîtier 7 contenant le parafoudre 42 est moulé
d'un seul bloc avec le corps de la demi-douille intermédiaire 6. Selon deux variantes
possibles de réalisation, ou bien ce boîtier 7 peut être indépendant du corps 6, et
il vient s'enficher de manière amovible dans ce corps 6 par exemple par les bornes
43,44, et éventuellement 45, ou bien le boîtier 7 n'existe pas du tout et c'est le
parafoudre lui-même qui vient s'enficher de manière amovible sur ce corps 6 au moyen
des bornes 43,44, et éventuellement 45.
1. Dispositif de connexion au autodénudant, comportant au moins un élément tubulaire
de connexion (18,19,28,29), conducteur de l'électricité, supporté par un support (4,8)
électriquement isolant, élément dont la première et la seconde partie extrême, opposées
l'une à l'autre, comportent respectivement une première et une seconde fente transversale
constituant des moyens de connexion autodénudants susceptibles de recevoir chacun
au moins un conducteur (16,17,26,27), un passage (12,13,14,15) étant prévu dans le
support isolant (4,8) vis-à-vis d'au moins la seconde fente transversale, pour y loger
le conducteur (16,17,26,27) et dans lequel l'élément tubulaire de connexion (28,29)
a une première partie extrême fendue dont les dimensions transversales extérieures
sont telles qu'elle puisse pénétrer dans la seconde partie extrême fendue d'un autre
élément tubulaire de connexion (18,19), similaire au premier, des moyens de guidage
étant prévus entre au moins une partie intérieure du support isolant (4,8), et chaque
élément tubulaire de connexion qu'il supporte, pour permettre un déplacement relatif,
axial mais non angulaire, entre le support isolant (4,8) et chaque élément tubulaire
(18,19,28,29), des moyens de déplacement (10) étant prévus, pour chaque élément tubulaire
de connexion, pour assurer par ce déplacement axial relatif, la connexion, respectivement
la connexion et la déconnexion, entre au moins l'une des deux fentes transversales
de ce dernier, fente qui s'étend à travers les deux parois opposées de celui-ci, et
au moins un conducteur (16,17,26,27) disposé dans le passage correspondant (12,13,14,15)
qui s'étend transversalement au support isolant (4,8) dans le prolongement de chacune
des deux extrémités de la fente transversale, caractérisé en ce qu' il comporte deux éléments tubulaires de connexion parallèles et identiques (18,19),
ou deux empilages parallèles et identiques d'éléments tubulaires de connexion gigognes
(18,28 et 19,29), ayant tous deux un support isolant commun, ce support isolant commun
étant constitué par une demi-douille inférieure (8) montée sur une embase (9) électriquement
conductrice commune reliée à la masse de l'installation, et une demi-douille supérieure
isolante (4) coiffant les deux éléments tubulaires parallèles, ou les deux empilages
parallèles d'éléments tubulaires gigognes, cette demi-douille supérieure (4) étant
traversée, parallèlement aux deux éléments tubulaires ou empilages tubulaires, et
entre ceux-ci, par une vis (10) conductrice de l'électricité, agencée de manière à
pouvoir, en venant se visser dans un orifice taraudé correspondant de l'embase conductrice
(9) commune, assurer le rapprochement des demi-douilles supérieure et inférieure (4,8).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la vis conductrice (10)
est rendue solidaire de la demi-douille supérieure (4).
3. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, comportant deux piles parallèles
de chacune deux éléments tubulaires gigognes (28,18 et 29,19), les deux éléments tubulaires
supérieurs (28,29) étant tous deux solidaires d'une demi-douille intermédiaire (5),
caractérisé en ce que la demi-douille intermédiaire comporte un écrou (31) monté fixe
en rotation dans son perçage axial (30) destiné au passage de la vis conductrice (10),
et en ce que cette vis (10) est agencée de façon que son extrémité filetée (32) puisse,
lorsqu'on dévisse cette vis d'abord en prise dans l'embase (9), tout d'abord coulisser
librement axialement sur une première distance (L₃-L₁) puis venir en prise dans le
taraudage de cet écrou (31) et entraîner alors, lorsque l'on continue à dévisser,
la séparation de la demi-douille supérieure et de la demi-douille intermédiaire.
4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, comportant deux piles parallèles
de chacune deux éléments tubulaires gigognes (28,18 et 29,19) les deux éléments tubulaires
supérieurs (28,29) étant tous deux solidaires d'une demi-douille intermédiaire (6),
caractérisé en ce que la demi-douille intermédiaire (6) comporte en outre un dispositif
(42) de protection contre les surtensions dont les deux bornes d'entrée (43,44) sont
enfichées dans les éléments tubulaires supérieurs (28,29), et dont la borne de masse
(45) est reliée électriquement à la vis conductrice (10).
5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le dispositif (42) de protection
contre les surtensions est relié à la demi-douille intermédiaire (6) de manière amovible.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ce dispositif (42) de protection
contre les surtensions est placé dans un boîtier (7) amovible.
1. A self-stripping connection device, having at least one electrically conducting tubular
connection element (18,19,28,29) carried by an electrically insulating support (4,8),
the first and second end portions of the element opposite to one another having, respectively,
a first and a second transverse slot constituting self-stripping connection means
each able to receive at least one conducting means (16,17,26,27), a passage (12,13,14,15)
being provided in the insulating support (4,8) facing at least the second transverse
slot, to house the conductor (16,17,26,27) therein and in which the tubular connection
element (28,29) has a first split end portion, of which the external transverse dimensions
are such that it can penetrate into the second split end portion of another tubular
connection element (18,19) similar to the first, guide means being provided between
at least one internal portion of the insulating support (4,8) and each tubular connection
element which it supports, to allow relative axial, but not angular, movement between
the insulating support (4,8) and each tubular element (18,19,28,29), displacement
means (10) being provided for each tubular connection element for ensuring, by this
relative axial movement, the connection, respectively the connection and disconnection,
between at least one of the two transverse slots of this latter, which slot extends
through the two opposed walls thereof, and at least one conductor (16,17,26,27) disposed
in the corresponding passage (12,13,14,15) which extends transversely of the insulating
support (4,8) in the extension of each of the two ends of the transverse slot, characterised
in that it has two parallel and identical tubular connection elements (18,19), or
two parallel and identical stacks of nested tubular connection elements (18,28 and
19,29), both having a common insulating support, this common insulating support being
constituted by a lower half-sleeve (8) mounted on a common electrically conductive
base (9) connected to the earth of the installation, and an upper insulating half-sleeve
(4) overlying the two parallel tubular elements, or the two parallel stacks of nested
tubular elements, an electrically conductive screw (10) passing through the upper
half-sleeve (4), parallel to and between the two tubular elements or tubular stacks,
the screw (10) being arranged so as to be able, by screwing into a corresponding threaded
opening in the common conductive base (9), to ensure the coming together of the upper
and lower half-sleeves (4,8).
2. A device according to Claim 1, characterised in that the conductive screw (10) is
made rigid with the upper half-sleeve (4).
3. A device according to Claim 1 or Claim 2, having two parallel stacks each of two nested
tubular elements (28,18 and 29,19), the two upper tubular elements (28,29) both being
rigid with an intermediate half-sleeve (5), characterised in that the intermediate
half-sleeve has a nut (31) fixedly mounted for rotation in its axial hole (30) intended
for the passage of the conductive screw (10), and in that this screw (10) is arranged
such that its threaded end (32) may, when the screw is unscrewed, to begin with in
engagement in the base (9), first of all slide freely and axially over a first distance
(L3-L1), then engage in the thread of this nut (31) and then, when the unscrewing
is continued, cause the separation of the upper half-sleeve and the intermediate half-sleeve.
4. A device according to one of Claims 1 to 3, having two parallel stacks each of two
nested tubular elements (28,18 and 29,19) the two upper tubular elements (28,29) both
being rigid with an intermediate half-sleeve (6), characterised in that the intermediate
half-sleeve (6) also has a device (42) for protection against overvoltages, the two
input terminals (43,44) of which are plugged into the upper tubular elements (28,29)
and the earth terminal (45) of which is electrically connected to the conductive screw
(10).
5. A device according to Claim 4, characterised in that the device (42) for protection
against overvoltages is connected to the intermediate half-sleeve (6) in a removable
manner.
6. A device according to Claim 5, characterised in that the device (42) for protection
against overvoltages is located in a removable housing (7).
1. Abisolierfreie Verbindungsvorrichtung mit wenigstens einem elektrisch leitfähigen
rohrförmigen Verbindungselement (18, 19, 28, 29), das von einem elektrisch isolierenden
Träger (4, 8) gehalten ist und dessen erster und zweiter Endbereich, die einander
entgegengesetzt sind, einen ersten bzw. einen zweiten transversalen Schlitz aufweisen,
die abisolierfreie Verbindungsmittel darstellen und jeweils wenigstens einen Leiter
(16, 17, 26, 27) aufnehmen können, wobei in dem isolierenden Träger (4, 8) zumindest
gegenüber dem zweiten transversalen Schlitz ein Durchgang (12, 13, 14, 15) vorgesehen
ist, in den der Leiter (16, 17, 26, 27) einsetzbar ist und in dem das rohrförmige
Verbindungselement (28, 29) einen ersten geschlitzten Endbereich besitzt, dessen äußere
Querabmessungen so gewählt sind, daß er in den zweiten geschlitzten Endbereich eines
dem ersten Verbindungselement ähnlichen anderen rohrförmigen Verbindungselements (18,
19) eindringen kann, wobei zwischen wenigstens einem inneren Teil des isolierenden
Trägers (4, 8) und jedem der von diesem gehaltenen rohrförmigen Verbindungselemente
Führungsmittel vorgesehen sind, die eine axiale Relativbewegung jedoch keine Winkelbewegung
zwischen dem isolierenden Träger (4, 8) und jedem rohrförmigen Verbindungselement
(18, 19, 28, 29) ermöglichen, wobei ferner für jedes rohrförmige Element Bewegungungsmittel
(10) vorgesehen sind, die durch die genannte axiale Relativbewegung das Verbinden
bzw. das Verbinden und das Lösen der Verbindung zwischen wenigstens einem der beiden
transversalen Schlitze des letzteren, einem Schlitz, der sich durch die beiden entgegengesetzten
Wandungen des betreffenden Elements erstreckt, und wenigstens einem Leiter (16, 17,
26, 27) ermöglichen, der in dem korrespondierenden Durchgang (12, 13, 14, 15) angeordnet
ist, der sich quer zu dem isolierenden Träger (4, 8) in Verlängerung jedes der beiden
Endbereiche des transversalen Schlitzes erstreckt, dadurch gekennzeichnet, daß zwei zueinander parallele und identisch ausgebildete rohrförmige Verbindungselemente
(18, 19) oder zwei Stapel von parallelen und identisch ausgebildeten mehrstufigen
rohrförmigen Verbindungselementen (18, 28 und 18, 29) vorgesehen sind, die beide einen
gemeinsamen isolierenden Träger besitzen, bestehend aus einer auf einem mit dem Installationsmasse
verbundenen elektrisch leitfähigen Sockelteil (9) montierten unteren Halbbuchse (8)
und einer die beiden parallelen rohrförmigen Elemente oder die beiden parallelen Stapel
von mehrstufigen rohrförmigen Elementen überdeckenden elektrisch isolierenden oberen
Halbbuchse (4), wobei die obere Halbbuchse (4) parallel zu den beiden rohrförmigen
Elementen oder rohrförmigen Stapeln und zwischen diesen von einer elektrisch leitfähigen
Schraube (10) durchdrungen ist, die derart angeordnet ist, daß die beim Einschrauben
in eine entsprechende Gewindebohrung des gemeinsamen leitfähigen Sockelteils (9) das
Annähern der unteren und der oberen Halbbuchse (4, 8) bewirken kann.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die leitfähige Schraube (10)
mit der unteren Halbbuchse (4) unverlierbar verbunden ist.
3. Vorrichtung nach Anspruch 1 oder 2 mit zwei parallelen Stapeln von jeweils zwei mehrstufigen
rohrförmigen Elementen (28, 18 und 29, 19) , wobei die beiden oberen rohrförmigen
Elemente (28, 29) jeweils mit einer mittleren Halbbuchse (5) fest verbunden sind,
dadurch gekennzeichnet, daß die mittlere Halbbuchse eine Mutter (30) trägt, die drehfest
in ihrer axialen Bohrung (30) für den Durchtritt der leitfähigen Schraube (10) montiert
ist, und daß diese Schraube (10) so angeordnet ist, daß beim Losschrauben der anfänglich
in das Sockelteil eingreifenden Schraube ihr mit Gewinde versehender Endbereich (32),
zunächst in axialer Richtung über einen ersten Abstand (L₃ - L₁) frei gleiten kann,
dann mit dem Gewinde der Mutter (31) in Eingriff kommen und bei fortgesetztem Losschrauben
das Trennen der obere Halbbuchse und der mittleren Halbbuchse bewirken kann.
4. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 3 mit zwei parallelen Stapeln von jeweils
zwei mehrstufigen rohrförmigen Elementen (28, 18 und 29, 19), wobei die beiden oberen
rohrförmigen Elemente (28, 29) jeweils mit einer mittleren Halbbuchse (6) fest verbunden
sind, dadurch gekennzeichnet, daß die mittlere Halbbuchse (6) ferner ein Überspannungsschutzelement
(42) aufweist, dessen beiden Eingangsklemmen (43, 44) in die oberen rohrförmigen Elemente
(28, 29) eingesteckt sind und dessen Masseanschluß (45) mit der leitfähigen Schraube
(10) elektrisch verbunden ist.
5. Vorrichtung nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß das Überspannungsschutzelement
(42) lösbar mit der mittleren Halbbuchse (6) verbunden ist.
6. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß das Überspannungsschutzelement
(42) in einer abnehmbaren Dose (7) angeordnet ist.