(19)
(11) EP 0 248 743 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
02.10.1991  Bulletin  1991/40

(21) Numéro de dépôt: 87420120.5

(22) Date de dépôt:  05.05.1987
(51) Int. Cl.5H01R 4/24, H01R 13/512

(54)

Dispositif de connexion autodénudant

Abisolierfreie Verbindungsvorrichtung

Self-stripping connection device


(84) Etats contractants désignés:
BE DE ES GB IT NL SE

(30) Priorité: 06.05.1986 FR 8606724

(43) Date de publication de la demande:
09.12.1987  Bulletin  1987/50

(73) Titulaire: CARPANO & PONS
F-74302 Cluses (FR)

(72) Inventeur:
  • Saligny, Yves
    F-74300 Thyez Les Pochons (FR)

(74) Mandataire: Maureau, Philippe et al
Cabinet GERMAIN & MAUREAU, 12, rue Boileau, BP 6153
69466 Lyon Cedex 06
69466 Lyon Cedex 06 (FR)


(56) Documents cités: : 
GB-A- 2 115 992
US-A- 3 935 637
GB-A- 2 135 530
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] La présente invention concerne des dispositifs de connexion, du type comportant au moins un élément tubulaire de connexion, conducteur de l'électricité, supporté par un support électriquement isolant, élément dont la première et la seconde partie extrême, opposées l'une de l'autre, comportent respectivement une première et une seconde fente transversale constituant des moyens de connexion autodénudants susceptibles de recevoir chacun au moins un conducteur, un passage étant prévu dans le support isolant, vis-à-vis d'au moins la seconde fente transversale, pour y loger le conducteur, selon le brevet FR-A-2.541.049 (= GB-A-2 135 530).

    [0002] Le brevet FR-A-2.541.049 concerne un dispositif de ce genre, caractérisé en ce que l'élément tubulaire de connexion a une première partie extrême fendue dont les dimensions transversales extérieures sont telles qu'elle puisse pénétrer dans la seconde partie extrême fendue d'un autre élément tubulaire de connexion, similaire au premier, des moyens de guidage étant prévus entre au moins une partie intérieure du support isolant, et chaque éléments tubulaire de connexion qu'il supporte, pour permettre un déplacement relatif, axial mais non angulaire, entre le support isolant et chaque élément tubulaire, des moyens de déplacement étant prévus, individuellement pour chaque élément tubulaire de connexion, pour assurer par ce déplacement axial relatif, la connexion, respectivement la connexion et la déconnexion, entre au moins l'une des deux fentes transversales de ce dernier, fente qui s'étend à travers les deux opposées de celui-ci, et au moins un conducteur disposé dans le passage correspondant qui s'étend transversalement au support isolant dans le prolongement de chacune des deux extrémités de la fente transversale.

    [0003] Les dispositifs de ce type décrits et représentés dans le brevet FR-A-2.541.049 sont généralement équipés d'un organe de manoeuvre, tel qu'une vis, par élément tubulaire de connexion, ou par empilage d'éléments tubulaires de connexion enfichés les uns dans les autres. On aboutit ainsi à une construction assez onéreuse, alors qu'en réalité on réalise toujours simultanément des connexions en agissant en même temps sur deux éléments tubulaires de connexion placés côte à côte, ou sur deux empilages d'éléments tubulaires de connexion placés côte à côte.

    [0004] Par ailleurs, tous ces dispositifs ne permettent pas à eux seuls d'assurer une connexion de masse, alors qu'une borne de masse entre deux connexions adjacentes est souvent nécessaire, et que dans ce dernier cas l'on est conduit, avec ces dispositifs, à prévoir une troisième borne de connexion médiane pour la masse, comme c'est en particulier le cas lorsque l'on désire installer un para-surtension entre les deux bornes de connexion faisant partie d'éléments tubulaires parallèles, ou de piles d'éléments tubulaires parallèles.

    [0005] Le dispositif de connexion selon la présente invention permet de pallier ces inconvénients. Il est caractérisé en ce qu'il comporte deux éléments tubulaires de connexion parallèles et identiques, ou deux empilages parallèles et identiques d'éléments tubulaires de connexion gigognes, ayant tous deux un support isolant commun, ledit support isolant commun étant constitué par une demi-douille inférieure montée sur une embase électriquement conductrice commune reliée à la masse de l'installation, et une demi-douille supérieure isolante coiffant les deux éléments tubulaires parallèles, ou les deux empilages parallèles d'éléments tubulaires gigognes, cette demi-douille supérieure étant traversée, parallèlement aux deux éléments tubulaires ou empilages tubulaires, et entre ceux-ci, par une vis conductrice de l'électricité, agencée de manière à pouvoir, en venant se visser dans un orifice taraudé correspondant de ladite embase conductrice commune, assurer le rapprochement desdites demi-douilles supérieure et inférieure.

    [0006] De toute façon, l'invention sera bien comprise, et d'autres caractéristiques avantageuses apparaîtront, au cours de la description suivante de quelques exemples de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels :

    Figure 1 est une vue en perspective de trois dispositifs de connexion différents, conformes à la présente invention, montés sur une barrette conductrice commune,

    Figure 2 est une vue en coupe, selon la direction II-II de la figure 1, du dispositif de connexion le plus simple, tel qu'il est livré avant tout montage de fils,

    Figure 3 est une vue en coupe, selon la direction III-III de la figure 1, d'un dispositif de connexion plus sophistiqué, tel qu'il est livré avant tout montage de fils,

    Figure 4 est une vue en coupe du dispositif de la figure 3, ses deux parties constitutives séparables étant désaccouplées,

    Figure 5 est une vue en coupe du dispositif de la figure 3, ses trois parties constitutives séparables étant désaccouplées,

    Figure 6 montre le dispositif de la figure 4 en place sur deux paires de fils,

    Figure 7 montre le dispositif de la figure 5 en place sur deux paires de fils,

    Figure 8 est une vue en coupe partielle représentant une variante du dispositif de la figure 7,

    Figure 9 est une vue en coupe, selon la direction IX-IX de la figure 1, d'un dispositif de connexion comportant une protection contre les surtensions,

    Figure 10 est une vue en coupe transversale du même dispositif, selon la direction X-X de la figure 1.



    [0007] En se reportant tout d'abord à la figure 1, on a représenté, à titre d'illustration non limitative, trois dispositifs de connexion 1,2,3 conformes à la présente invention :
    • un module de connexion autodénudant 1 simple, ne comportant que deux éléments tubulaires de connexion, parallèles et autorisant seulement la déconnexion des deux fils supérieurs, et non pas le désenfichage de la partie supérieure 4 contenant ces deux fils,
    • un module de connexion autodénudant 2 plus perfectionné, comportant deux empilages parallèles de chacun deux éléments tubulaires de connexion gigognes, ce qui autorise le désenfichage, ou "coupure", de la partie supérieure 4 contenant les deux fils supérieurs,
    • un module de connexion 3 à coupure, différant du module 2 par le fait que la demi-douille intermédiaire 5 de ce module 2 y est remplacée par une demi-douille 6 contenant un dispositif 7 de protection contre les surtensions, dit ordinairement "parafoudre" on plus généralement "parasurtension".


    [0008] Chacun des modules 1,2,3 représenté se différencie des modules décrits dans le brevet FR-A-2.541.049 par le fait qu'il est toujours double, c'est-à-dire qu'il comporte deux dispositifs selon le brevet FR-A-2.541.049 parallèles et accouplés, que son support isolant inférieur est constitué par une pièce double 8, destinée à recevoir les deux fils inférieurs, qui est fixée sur une barrette métallique commune 9, ou embase métallique, reliée à la masse de l'installation, et que le moyen de déplacement permettant, par rapprochement respectif de la demi-douille supérieure 4 et de la demi-douille inférieure 8 de serrer le module et par là même d'assurer la connexion autodénudante des fils inférieurs et/ou supérieurs, est constitué par une vis métallique 10 traversant du haut en bas la partie centrale du module, entre les deux éléments tubulaires parallèles et les deux empilages parallèles d'éléments tubulaires gigognes, pour venir se visser dans l'embase métallique 9 et par là même assurer le serrage vertical des différentes demi-douilles 4,8 ou 4,5,8, ou 4,6,8 constituant le module 1,2 ou 3 considéré.

    [0009] Chacun des modules doubles 1,2 et 3, sera maintenant décrit plus en détails, avec son mode de fonctionnement, en référence aux figures suivantes.

    [0010] La figure 2 représente le module le plus simple 1, tel qu'il est livré à l'utilisateur avant tout montage de fils. On reconnaît de prime abord sur cette figure la demi-douille isolante commune 4, qui coiffe l'ensemble du module et reçoit la tête de la vis centrale métallique 10, celle-ci venant se visser dans la barrette métallique 9 pour assurer le serrage de la coiffe 4 contre la demi-douille isolante inférieure 8, celle-ci étant montée, par des organes de fixation 11 difficilement amovibles, sur la barrette 9 comme représenté. La demi-douille supérieure 4 comporte bien évidemment deux canaux tubulaires 12,13 destinés à recevoir les deux fils supérieurs à connecter, et de même la demi-douille inférieure 8 comporte deux canaux tubulaires 14,15 destinés à recevoir les deux fils inférieurs 16,17 à connecter. Le module 1 est équipé de deux éléments tubulaires de connexion autodénudants 18,19, fendus en bas et en haut comme décrit dans le brevet FR-A-2.541.049 en alignement avec les canaux tubulaires 12 à 15. Conformément à l'invention, ces éléments tubulaires 18,19 sont parallèles et intimement accouplés par le fait que d'une part leur demi-douille inférieure 8 est commune et double, et que d'autre part leur demi-douille supérieure 4 est également commune, double, et munie d'un unique organe central de manoeuvre constitué par la vis métallique 10 assurant non seulement le serrage, mais encore la connexion de masse séparant les deux éléments tubulaires de connexion 18 et 19.

    [0011] Tel qu'il est représenté sur la figure 2, le module est livré équipé de deux cales annulaires 20 et 21 permettant de maintenir les deux éléments tubulaires 18 et 19 en position haute comme représenté, et par là même, d'éviter un sertissage accidentel de la partie fendue inférieure des éléments 18 et 19 sur les deux parties centrales axiales et protubérantes 22 de la demi-douille inférieure 8. Avantageusement, pour des raisons pratiques évidentes, la partie supérieure non filetée 23 de la vis 20 est maintenue dans la demi-douille supérieure 4 à l'aide d'un manchon métallique 24, serti sur la partie 23, libre en rotation dans la demi-douille 4 et formant un épaulement 25 s'opposant au retrait de la vis 10, comme on le voit nettement sur le dessin.

    [0012] Les figures 4 et 6, auxquelles on se référera maintenant, permettent de comprendre le fonctionnement du module simple 1 de l'invention.

    [0013] Ayant en main le module de la figure 2, on dévisse totalement la vis de serrage 10, ce qui entraîne tout d'abord l'écartement de la demi-douille supérieure 4 par rapport à la demi-douille inférieure 8 puis, la vis 10 étant totalement sortie de la barrette 9, ce qui permet la séparation manuelle des demi-douilles 4 et 8, dans leur position relative de la figure 4.

    [0014] A ce stade, aucun fil n'est encore connecté, ce qui n'est pas le cas de ce qui est représenté sur la figure 4. On introduit alors, après avoir jeté les cales 20 et 21, les deux fils inférieurs 16,17 dans les canaux inférieurs 14,15. On replace la demi-douille 4 sur la demi-douille 8, et l'on visse à fond la vis 10 dans la barrette métallique 9 ce qui entraîne la connexion autodénudante des fils 14,15 sur les éléments fendus 18,19, et le sertissage de ces derniers sur les protubérances axiales 22 de la demi-douille 8, comme on le voit d'ailleurs sur la partie inférieure de la figure 4.

    [0015] On dévisse alors à nouveau la vis 10, ce qui permet de séparer à nouveau la partie supérieure 4 de la partie inférieure 8. On introduit alors les deux fils supérieurs 26,27 dans les deux canaux 12,13. Les positions et situations respectives sont alors à ce stade exactement celles représentées sur la figure 4.

    [0016] On place alors à nouveau le chapeau 4 sur la partie inférieure 8, et l'on visse à fond la vis 10 dans la barrette métallique 9 ce qui assure la connexion autodénudante des fils supérieurs 26,27 dans les fentes supérieures des éléments tubulaires 18 et 19. La situation obtenue est alors celle représentée sur la figure 6.

    [0017] Pour déconnecter alors les deux fils supérieurs 26,27, il faut dévisser complètement la vis de manoeuvre 10, puis tirer sur les fils 26 et 27 pour les extraire. On peut alors, si l'on veut, effectuer la connexion d'une autre paire de fils supérieurs.

    [0018] Le module 1 permet donc la déconnexion des fils supérieurs 26,27 mais pas le désenfichage, ou coupure, de cet ensemble de fils supérieurs, désenfichage qui ne peut être réalisé que par le désaccouplement de deux éléments tubulaires gigognes.

    [0019] On décrira maintenant en détails, à l'aide des figures 3,5 et 7, le module 2 qui permet de réaliser un tel désenfichage, ou "coupure".

    [0020] En comparant les figures 2 et 3 d'une part, et 4 et 5 d'autre part, on voit que le module simple 1 se différencie du module à coupure 2 principalement par le fait qu'il est rajouté sur le module 2 une "demi-douille" intermédiaire 5 comportant deux éléments tubulaires autodénudants supplémentaires 28,29, dont les parties fendues supérieures sont destinées à recevoir les deux fils supérieurs 26,27 et dont les parties fendues inférieures sont destinées à venir s'enficher dans les parties fendues supérieures des éléments tubulaires 18 et 19, permettant ainsi d'assurer la possibilité de désenfichage, ou coupure souhaitée.

    [0021] Comme on le voit sur la figure 3, le module 2 est, à la livraison, équipé des mêmes cales 20,21 que le module 1.

    [0022] Dans l'orifice central axial 30 de la demi-douille est serti un boulon tubulaire métallique 31 dont le pas de filetage et le diamètre intérieurs sont les mêmes que ceux du perçage 92 de la barrette 9, qui est destiné à recevoir l'extrémité filetée de la vis 10.

    [0023] Enfin, la vis 10 utilisée pour le module à coupure 2 présente quelques différences avec celle équipant le module simple 1.

    [0024] Elle est tout d'abord bien évidemment plus longue que la vis précédente. Par ailleurs, elle est munie, successivement du bas de la vis vers le haut, c'est-à-dire jusqu'à sa tête :
    • d'une extrémité filetée 32, dimensionnée pour venir au maximum se visser dans la barrette 9 sur une longueur de filetage L₁,
    • d'une partie 33, lisse de préférence, de plus faible diamètre de manière à pouvoir coulisser sans encombre dans l'écrou 31 ; la longueur de la partie lisse 33 est égale à la longueur L₂ de l'écrou 31, augmentée d'une longueur L₃ qui doit être supérieure, préférentiellement légèrement supérieure, à la longueur L₁ définie ci-dessus,
    • d'une partie épaulée 34, dont l'épaulement supérieur 35 est éloignée, lorsque la vis 10 est vissée à fond dans la barrette 9, d'un rétrécissement 38 du perçage axial 36 du chapeau 4, d'une distance L₄ supérieure, préférentiellement légèrement supérieure à la distance L₃ ci-dessus définie,
    • d'une partie lisse 23 et de la tête de vis, analogues à celles de la vis équipant le module 1.


    [0025] Le fonctionnement du module à coupure 2 est le suivant :
       Comme on le voit sur la figure 3, le module 2 est livré avec ses cales 20 et 21. On commence donc, pour retirer ces cales, à dévisser la vis 10 jusqu'à ce que son extrémité filetée vienne s'échapper de la barrette 9, la vis 10 tournant alors dans le vide. On tire alors manuellement l'ensemble des deux demi-douilles ou bagues 1,5, pour les séparer de la bague inférieure 8, fixe en position sur la barrette 9. On retire et jette les deux cales 20 et 21. On engage comme pour le cas du module 1 les deux fils inférieurs 16,17 dans les deux canons parallèles 14,15 de l'étage inférieur 8.

    [0026] On pose alors à nouveau l'ensemble des deux étages supérieurs 1,5 sur l'étage inférieur 8, et l'on vient visser à fond la vis 10 dans la barrette 9. Cette opération permet, comme c'était le cas pour le module 1, de connecter définitivement les deux fils inférieurs, comme ils sont représentés sur la figure 5, tout en sertissant la partie inférieure des deux éléments 18,19 sur les excroissances 22 de l'étage inférieur 8.

    [0027] On dévisse alors à nouveau la vis 10 et l'on désolidarise à nouveau manuellement l'ensemble 1,5 de l'étage inférieur 8.

    [0028] En introduisant alors un tournevis dans une fente située à l'extrémité de la vis 10 opposée à sa tête, on vient enclencher le filetage de l'extrémité 32 de la vis dans le taraudage du boulon tubulaire 31 et, en vissant par cette fente 37, on vient placer l'épaulement 35 en appui axial contre le rétrécissement 38. En continuant à visser dans le même sens, on vient séparer les deux bagues, ou demi-douilles, ou étages, 4 et 5, ce qui permet d'introduire les deux fils supérieurs 26,27 dans les canons correspondants 12 et 13 de la bague supérieure 4.

    [0029] On replace alors le couple de bagues supérieures 4,5 sur la bague inférieure 8, et l'on visse la vis 10 par sa tête. Son extrémité filetée 32 vient d'abord s'échapper de l'écrou 31, puis vient en prise dans le taraudage du perçage 92. En vissant à fond la vis 10 dans la barrette 9, on assure le pressage des trois étages 4,5 et 8 l'un contre l'autre, ce qui entraîne la connexion autodénudante des fils supérieurs 26 et 27.

    [0030] Pour réaliser ensuite une coupure, c'est-à-dire une séparation par désenfichage du couple de fils supérieurs 26,27 par rapport au couple de fils inférieurs 16,17, il faut dévisser la vis 10 jusqu'à ce qu'elle tourne dans le vide, puis tirer manuellement sur l'ensemble des deux étages supérieurs 4,5 pour le désaccoupler, par désenfichage, de l'étage inférieur 8.

    [0031] La figure 8 montre une variante de la vis 10 de la figure 7, évitant de prévoir une fente inférieure 37 de vissage à contre-sens. Selon cette variante, la vis 10 est en permanence poussée vers le haut par un ressort 40 s'appuyant sur la partie supérieure de l'écrou 31, de sorte qu'elle vient, lorsqu'elle s'échappe de la barrette 9, immédiatement en prise sur le filetage de l'écrou 31.

    [0032] En se reportant enfin aux figures 9 et 10, le module 3 de la figure 1 se différencie du module 2 par le fait que son étage intermédiaire 6, s'il est identique à l'étage 5 en ce qui concerne sa partie située en alignement axial avec les étages 4 et 8, comporte un important prolongement latéral 7, de forme parallélépipèdique, munie d'un couvercle de visite amovible 41, et contenant un parafoudre 42.

    [0033] Comme on le voit sur les figures 9 et 10, le parafoudre, ou parasurtension 42 a ses deux bornes 43,44 enfichées dans les fentes alignées, respectivement supérieure et inférieure, des éléments 28,18 pour la première borne 43 et 29,19 pour la deuxième borne 44, et a sa borne de masse 45 venant fermement en appui contre le corps de la vis 10.

    [0034] Dans le cas des figures 9 et 10, le boîtier 7 contenant le parafoudre 42 est moulé d'un seul bloc avec le corps de la demi-douille intermédiaire 6. Selon deux variantes possibles de réalisation, ou bien ce boîtier 7 peut être indépendant du corps 6, et il vient s'enficher de manière amovible dans ce corps 6 par exemple par les bornes 43,44, et éventuellement 45, ou bien le boîtier 7 n'existe pas du tout et c'est le parafoudre lui-même qui vient s'enficher de manière amovible sur ce corps 6 au moyen des bornes 43,44, et éventuellement 45.


    Revendications

    1. Dispositif de connexion au autodénudant, comportant au moins un élément tubulaire de connexion (18,19,28,29), conducteur de l'électricité, supporté par un support (4,8) électriquement isolant, élément dont la première et la seconde partie extrême, opposées l'une à l'autre, comportent respectivement une première et une seconde fente transversale constituant des moyens de connexion autodénudants susceptibles de recevoir chacun au moins un conducteur (16,17,26,27), un passage (12,13,14,15) étant prévu dans le support isolant (4,8) vis-à-vis d'au moins la seconde fente transversale, pour y loger le conducteur (16,17,26,27) et dans lequel l'élément tubulaire de connexion (28,29) a une première partie extrême fendue dont les dimensions transversales extérieures sont telles qu'elle puisse pénétrer dans la seconde partie extrême fendue d'un autre élément tubulaire de connexion (18,19), similaire au premier, des moyens de guidage étant prévus entre au moins une partie intérieure du support isolant (4,8), et chaque élément tubulaire de connexion qu'il supporte, pour permettre un déplacement relatif, axial mais non angulaire, entre le support isolant (4,8) et chaque élément tubulaire (18,19,28,29), des moyens de déplacement (10) étant prévus, pour chaque élément tubulaire de connexion, pour assurer par ce déplacement axial relatif, la connexion, respectivement la connexion et la déconnexion, entre au moins l'une des deux fentes transversales de ce dernier, fente qui s'étend à travers les deux parois opposées de celui-ci, et au moins un conducteur (16,17,26,27) disposé dans le passage correspondant (12,13,14,15) qui s'étend transversalement au support isolant (4,8) dans le prolongement de chacune des deux extrémités de la fente transversale, caractérisé en ce qu' il comporte deux éléments tubulaires de connexion parallèles et identiques (18,19), ou deux empilages parallèles et identiques d'éléments tubulaires de connexion gigognes (18,28 et 19,29), ayant tous deux un support isolant commun, ce support isolant commun étant constitué par une demi-douille inférieure (8) montée sur une embase (9) électriquement conductrice commune reliée à la masse de l'installation, et une demi-douille supérieure isolante (4) coiffant les deux éléments tubulaires parallèles, ou les deux empilages parallèles d'éléments tubulaires gigognes, cette demi-douille supérieure (4) étant traversée, parallèlement aux deux éléments tubulaires ou empilages tubulaires, et entre ceux-ci, par une vis (10) conductrice de l'électricité, agencée de manière à pouvoir, en venant se visser dans un orifice taraudé correspondant de l'embase conductrice (9) commune, assurer le rapprochement des demi-douilles supérieure et inférieure (4,8).
     
    2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la vis conductrice (10) est rendue solidaire de la demi-douille supérieure (4).
     
    3. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, comportant deux piles parallèles de chacune deux éléments tubulaires gigognes (28,18 et 29,19), les deux éléments tubulaires supérieurs (28,29) étant tous deux solidaires d'une demi-douille intermédiaire (5), caractérisé en ce que la demi-douille intermédiaire comporte un écrou (31) monté fixe en rotation dans son perçage axial (30) destiné au passage de la vis conductrice (10), et en ce que cette vis (10) est agencée de façon que son extrémité filetée (32) puisse, lorsqu'on dévisse cette vis d'abord en prise dans l'embase (9), tout d'abord coulisser librement axialement sur une première distance (L₃-L₁) puis venir en prise dans le taraudage de cet écrou (31) et entraîner alors, lorsque l'on continue à dévisser, la séparation de la demi-douille supérieure et de la demi-douille intermédiaire.
     
    4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, comportant deux piles parallèles de chacune deux éléments tubulaires gigognes (28,18 et 29,19) les deux éléments tubulaires supérieurs (28,29) étant tous deux solidaires d'une demi-douille intermédiaire (6), caractérisé en ce que la demi-douille intermédiaire (6) comporte en outre un dispositif (42) de protection contre les surtensions dont les deux bornes d'entrée (43,44) sont enfichées dans les éléments tubulaires supérieurs (28,29), et dont la borne de masse (45) est reliée électriquement à la vis conductrice (10).
     
    5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le dispositif (42) de protection contre les surtensions est relié à la demi-douille intermédiaire (6) de manière amovible.
     
    6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ce dispositif (42) de protection contre les surtensions est placé dans un boîtier (7) amovible.
     


    Claims

    1. A self-stripping connection device, having at least one electrically conducting tubular connection element (18,19,28,29) carried by an electrically insulating support (4,8), the first and second end portions of the element opposite to one another having, respectively, a first and a second transverse slot constituting self-stripping connection means each able to receive at least one conducting means (16,17,26,27), a passage (12,13,14,15) being provided in the insulating support (4,8) facing at least the second transverse slot, to house the conductor (16,17,26,27) therein and in which the tubular connection element (28,29) has a first split end portion, of which the external transverse dimensions are such that it can penetrate into the second split end portion of another tubular connection element (18,19) similar to the first, guide means being provided between at least one internal portion of the insulating support (4,8) and each tubular connection element which it supports, to allow relative axial, but not angular, movement between the insulating support (4,8) and each tubular element (18,19,28,29), displacement means (10) being provided for each tubular connection element for ensuring, by this relative axial movement, the connection, respectively the connection and disconnection, between at least one of the two transverse slots of this latter, which slot extends through the two opposed walls thereof, and at least one conductor (16,17,26,27) disposed in the corresponding passage (12,13,14,15) which extends transversely of the insulating support (4,8) in the extension of each of the two ends of the transverse slot, characterised in that it has two parallel and identical tubular connection elements (18,19), or two parallel and identical stacks of nested tubular connection elements (18,28 and 19,29), both having a common insulating support, this common insulating support being constituted by a lower half-sleeve (8) mounted on a common electrically conductive base (9) connected to the earth of the installation, and an upper insulating half-sleeve (4) overlying the two parallel tubular elements, or the two parallel stacks of nested tubular elements, an electrically conductive screw (10) passing through the upper half-sleeve (4), parallel to and between the two tubular elements or tubular stacks, the screw (10) being arranged so as to be able, by screwing into a corresponding threaded opening in the common conductive base (9), to ensure the coming together of the upper and lower half-sleeves (4,8).
     
    2. A device according to Claim 1, characterised in that the conductive screw (10) is made rigid with the upper half-sleeve (4).
     
    3. A device according to Claim 1 or Claim 2, having two parallel stacks each of two nested tubular elements (28,18 and 29,19), the two upper tubular elements (28,29) both being rigid with an intermediate half-sleeve (5), characterised in that the intermediate half-sleeve has a nut (31) fixedly mounted for rotation in its axial hole (30) intended for the passage of the conductive screw (10), and in that this screw (10) is arranged such that its threaded end (32) may, when the screw is unscrewed, to begin with in engagement in the base (9), first of all slide freely and axially over a first distance (L3-L1), then engage in the thread of this nut (31) and then, when the unscrewing is continued, cause the separation of the upper half-sleeve and the intermediate half-sleeve.
     
    4. A device according to one of Claims 1 to 3, having two parallel stacks each of two nested tubular elements (28,18 and 29,19) the two upper tubular elements (28,29) both being rigid with an intermediate half-sleeve (6), characterised in that the intermediate half-sleeve (6) also has a device (42) for protection against overvoltages, the two input terminals (43,44) of which are plugged into the upper tubular elements (28,29) and the earth terminal (45) of which is electrically connected to the conductive screw (10).
     
    5. A device according to Claim 4, characterised in that the device (42) for protection against overvoltages is connected to the intermediate half-sleeve (6) in a removable manner.
     
    6. A device according to Claim 5, characterised in that the device (42) for protection against overvoltages is located in a removable housing (7).
     


    Ansprüche

    1. Abisolierfreie Verbindungsvorrichtung mit wenigstens einem elektrisch leitfähigen rohrförmigen Verbindungselement (18, 19, 28, 29), das von einem elektrisch isolierenden Träger (4, 8) gehalten ist und dessen erster und zweiter Endbereich, die einander entgegengesetzt sind, einen ersten bzw. einen zweiten transversalen Schlitz aufweisen, die abisolierfreie Verbindungsmittel darstellen und jeweils wenigstens einen Leiter (16, 17, 26, 27) aufnehmen können, wobei in dem isolierenden Träger (4, 8) zumindest gegenüber dem zweiten transversalen Schlitz ein Durchgang (12, 13, 14, 15) vorgesehen ist, in den der Leiter (16, 17, 26, 27) einsetzbar ist und in dem das rohrförmige Verbindungselement (28, 29) einen ersten geschlitzten Endbereich besitzt, dessen äußere Querabmessungen so gewählt sind, daß er in den zweiten geschlitzten Endbereich eines dem ersten Verbindungselement ähnlichen anderen rohrförmigen Verbindungselements (18, 19) eindringen kann, wobei zwischen wenigstens einem inneren Teil des isolierenden Trägers (4, 8) und jedem der von diesem gehaltenen rohrförmigen Verbindungselemente Führungsmittel vorgesehen sind, die eine axiale Relativbewegung jedoch keine Winkelbewegung zwischen dem isolierenden Träger (4, 8) und jedem rohrförmigen Verbindungselement (18, 19, 28, 29) ermöglichen, wobei ferner für jedes rohrförmige Element Bewegungungsmittel (10) vorgesehen sind, die durch die genannte axiale Relativbewegung das Verbinden bzw. das Verbinden und das Lösen der Verbindung zwischen wenigstens einem der beiden transversalen Schlitze des letzteren, einem Schlitz, der sich durch die beiden entgegengesetzten Wandungen des betreffenden Elements erstreckt, und wenigstens einem Leiter (16, 17, 26, 27) ermöglichen, der in dem korrespondierenden Durchgang (12, 13, 14, 15) angeordnet ist, der sich quer zu dem isolierenden Träger (4, 8) in Verlängerung jedes der beiden Endbereiche des transversalen Schlitzes erstreckt, dadurch gekennzeichnet, daß zwei zueinander parallele und identisch ausgebildete rohrförmige Verbindungselemente (18, 19) oder zwei Stapel von parallelen und identisch ausgebildeten mehrstufigen rohrförmigen Verbindungselementen (18, 28 und 18, 29) vorgesehen sind, die beide einen gemeinsamen isolierenden Träger besitzen, bestehend aus einer auf einem mit dem Installationsmasse verbundenen elektrisch leitfähigen Sockelteil (9) montierten unteren Halbbuchse (8) und einer die beiden parallelen rohrförmigen Elemente oder die beiden parallelen Stapel von mehrstufigen rohrförmigen Elementen überdeckenden elektrisch isolierenden oberen Halbbuchse (4), wobei die obere Halbbuchse (4) parallel zu den beiden rohrförmigen Elementen oder rohrförmigen Stapeln und zwischen diesen von einer elektrisch leitfähigen Schraube (10) durchdrungen ist, die derart angeordnet ist, daß die beim Einschrauben in eine entsprechende Gewindebohrung des gemeinsamen leitfähigen Sockelteils (9) das Annähern der unteren und der oberen Halbbuchse (4, 8) bewirken kann.
     
    2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die leitfähige Schraube (10) mit der unteren Halbbuchse (4) unverlierbar verbunden ist.
     
    3. Vorrichtung nach Anspruch 1 oder 2 mit zwei parallelen Stapeln von jeweils zwei mehrstufigen rohrförmigen Elementen (28, 18 und 29, 19) , wobei die beiden oberen rohrförmigen Elemente (28, 29) jeweils mit einer mittleren Halbbuchse (5) fest verbunden sind, dadurch gekennzeichnet, daß die mittlere Halbbuchse eine Mutter (30) trägt, die drehfest in ihrer axialen Bohrung (30) für den Durchtritt der leitfähigen Schraube (10) montiert ist, und daß diese Schraube (10) so angeordnet ist, daß beim Losschrauben der anfänglich in das Sockelteil eingreifenden Schraube ihr mit Gewinde versehender Endbereich (32), zunächst in axialer Richtung über einen ersten Abstand (L₃ - L₁) frei gleiten kann, dann mit dem Gewinde der Mutter (31) in Eingriff kommen und bei fortgesetztem Losschrauben das Trennen der obere Halbbuchse und der mittleren Halbbuchse bewirken kann.
     
    4. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 3 mit zwei parallelen Stapeln von jeweils zwei mehrstufigen rohrförmigen Elementen (28, 18 und 29, 19), wobei die beiden oberen rohrförmigen Elemente (28, 29) jeweils mit einer mittleren Halbbuchse (6) fest verbunden sind, dadurch gekennzeichnet, daß die mittlere Halbbuchse (6) ferner ein Überspannungsschutzelement (42) aufweist, dessen beiden Eingangsklemmen (43, 44) in die oberen rohrförmigen Elemente (28, 29) eingesteckt sind und dessen Masseanschluß (45) mit der leitfähigen Schraube (10) elektrisch verbunden ist.
     
    5. Vorrichtung nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß das Überspannungsschutzelement (42) lösbar mit der mittleren Halbbuchse (6) verbunden ist.
     
    6. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß das Überspannungsschutzelement (42) in einer abnehmbaren Dose (7) angeordnet ist.
     




    Dessins