DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION
[0001] La présente invention concerne un procédé de marquage individuel des anodes précuites
pour la production d'aluminium par électrolyse d'alumine dissoute dans de la cryolithe
fondue à 930/960°C selon le procédé Hall-Héroult.
[0002] A l'heure actuelle, la grande majorité des installations modernes pour la production
d'aluminium, dans le monde entier fait appel à la technique dite des "anodes précuites".
[0003] A partir d'une pâte carbonée à base de brai et de coke, malaxée à 120/200°C, on moule
les anodes, généralement par vibro-tassage, on les cuit pendant une centaine d'heures
environ à 1150/1200°C et on les raccorde ensuite, par scellement à la fonte, à un
système de suspension dit "tige d'anode" qui assure le support mécanique et la liaison
électrique avec le cadre anodique.
[0004] On sait que les anodes brûlent progressivement, à leur partie inférieure, sous l'effet
de l'oxygène provenant de la dissociation électrolytique de l'alumine. Il faut donc
les remplacer périodiquement.
[0005] Parmi les divers paramètres, électriques et électrochimiques que l'exploitant surveille
et cherche à optimiser, la vitesse de combustion des anodes (c'est-à-dire en fin de
compte, la consommation de carbone par tonne d'aluminium produit) est un des plus
importants. Le changement périodique des anodes, même automatisé, reste une opération
délicate, qui apporte quelques perturbations à la cuve d'électrolyse, car elle entraîne
un refroidissement local du bain, et un déséquilibre local du courant d'électrolyse
pendant toute la durée de mise en équilibre thermique de la nouvelle anode. On cherche
donc à augmenter autant que faire se peut la durée de vie des anodes et également
à augmenter leur conductivité électrique. Pour cela, l'exploitant peut jouer sur de
nombreux paramètres : qualité du brai, qualité et granulométrie du coke, efficacité
du malaxage, efficacité du mode de mise en forme par pression, ou par vibration, ou
par choc, ou par combinaison de plusieurs de ces moyens, et enfin cuisson au four.
[0006] Pour faire une corrélation entre les caractéristiques d'une anode donnée et les facteurs
qui ont conduit à ces caractéristiques, il serait souhaitable que, par un procédé
quelconque, les anodes soient suivies du début à la fin de leur cycle d'existence.
ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE
[0007] A ce jour, diverses tentatives ont été réalisées pour identifier les anodes. Il s'est
agit en général de gravure de numéro en cours ou après compactage de l'anode. Ce numéro
apparaît en creux sur l'anode. Il peut s'agir d'un numéro de lot, par exemple hebdomadaire,
ou d'un numéro individuel représentant une anode bien déterminée.
[0008] Cependant, ce marquage présente l'inconvénient majeur de ne pas permettre une relecture
automatisée aux différentes étapes du cycle de vie de l'anode. En effet, outre que
les dispositifs adéquats n'existent qu'à l'état de développement, les gravures souffrent
en général lors de l'étape de cuisson des anodes, des déformations de surface de ces
dernières, et de l'éventuelle incrustation de matériau de garnissage. La lecture du
numéro devient alors délicate même pour un opérateur averti.
[0009] D'autre part, le marquage "par lots" n'est pas satisfaisant. En effet, une série
moderne de 240 cuves à 16 anodes d'une durée de vie moyenne de 24 jours, par exemple,
implique une production hebdomadaire de plus de 1100 anodes, et on peut craindre que,
sur une telle période, les fluctuations des différents facteurs sur l'ensemble du
cycle de production rendent peu significatives les différences de comportement individuel
des anodes.
[0010] Une solution peut être trouvée avec un dispositif de marquage individuel d'articles
produits par moulage ou compactage selon US-A-4342549 dans lequel, lors du compactage,
on fait apparaître dans la partie supérieure de chaque article une pluralité d'empreintes
en creux dont l'ensemble constitue un codage digital du numéro d'identification de
chaque article. Toutefois, il convient que le procédé de marquage individuel des anodes,
sans perturber ni retarder la chaîne de production reste lisible et fiable pour détecter
toute anomalie depuis l'étape "crue" jusqu'au traitement ultime du mégot d'anode dans
le chantier de scellement en passant par l'étape d'électrolyse pendant laquelle le
marquage individuel d'anode n'est pas accessible. C'est ce que permet de réaliser
le procédé selon l'invention.
OBJET DE L'INVENTION
[0011] Il s'agit d'un procédé de marquage individuel des anodes précuites pour la production
d'aluminium par électrolyse selon le procédé Hall-Heroult, ce marquage restant lisible
depuis le stade de mise en forme de l'anode (1) par compactage à chaud de la pâte
carbonée jusqu'à l'opération finale de récupération des composés du mégot d'anode
usée, retiré de la cuve d'électrolyse, comportant lors du compactage ou immédiatement
après ce compactage, la réalisation dans la partie supérieure de chaque anode d'un
marquage sous forme d'une pluralité d'empreintes, en creux et/ou en relief dont l'ensemble
constitue un codage digital du numéro d'identification de chaque anode caractérisé
en ce que dans le but de lire ce marquage rendu non accessible pendant l'électrolyse
on le complète au moyen d'un marquage de contrôle par une répétition du numéro d'identification
de chaque anode sur la tige de suspension de cette anode (1) sous forme par exemple
de code à barres à lecture optique et en ce que par sécurité d'utilisation, on compare
la lecture du marquage sur chaque anode avec celle du marquage de contrôle sur la
tige de suspension de cette anode de façon à déclencher une alarme en cas de discordance
entre les 2 lectures.
DESCRIPTION DES FIGURES
[0012] Les figures 1 à 8 illustrent la mise en oeuvre de l'invention.
. La figure 1 représente, de façon très schématique, en coupe verticale, un dispositif
classique de mise en forme d'anode par vibrotassage.
. La figure 2 représente ce même dispositif en vue de dessus, couvercle du moule enlevé.
. La figure 3 représente un exemple de marquage d'anode selon l'invention, en système
binaire (A) et en système ternaire (B).
. La figure 4 représente en coupe verticale un exemple de réalisation d'empreintes
au moment du moulage de l'anode.
. La figure 5 représente un dispositif de formation d'empreintes de marquage par forage
de l'anode moulée.
. La figure 6 montre un dispositif de lecture sumultanée de n empreintes par un système
à palpeurs.
. La figure 7 montre un exemple de dispositif de lecture séquentielle des n empreintes.
. La figure 8 montre le marquage complémentaire de la tige d'anode associée à une
anode donnée, elle-même porteuse d'un marquage individuel.
[0013] La mise en forme d'une anode (1) (souvent appelé compactage) s'effectue, par introduction
d'une quantité prédéterminée de pâte carbonée dans le moule (2) à une température
qui est généralement de l'ordre de 140°C. Le compactage peut s'effectuer par différents
moyens connus de l'homme de l'art. Dans le cas des figures 1 et 2 on a schématisé
un compactage par "vibro-tassage" dans lequel on associe une vibration à composante
sensiblement verticale créée par deux arbres rotatifs à balourd excentré, symbolisés
par (3), en opposition de phase, à un effet de tassage par chocs répétés dus aux mouvements
du couvercle (4) généralement appelé "empreinte" qui saute sous l'action de la vibration
et retombe sous l'effet de son propre poids (qui doit être relativement élevé), 2
à 4 tonnes par exemple.
[0014] L'empreinte (4) assure, en même temps, la structure de la partie supérieure de l'anode
(1) avec, notamment, ses pans coupés (5) et ses trous de bouchons (6) dans lesquels
s'effectuera ultérieurement le scellement à la fonte des pattes qui se raccordent
à la tige de fixation anodique, comme on peut le voir sur la figure 8.
[0015] Le moule est disposé sur une table vibrante (7), qui en forme le fond. Cette table
est supportée élastiquement par les ressorts (8). Le moule comporte 4 parois dont,
en général, deux (parois transversales (9)) sont amovibles et deux (parois latérales
(10)) sont fixes.
[0016] En position de vibro-tassage, les deux parois amovibles (9) sont solidement verrouillées
et maintenues par des moyens mécaniques et/ou hydrauliques, non représentés, car ils
ne font pas partie de l'invention.
[0017] Après une durée de vibro-tassage prédéterminée, fixée par l'expérience (de l'ordre
de 1 à 2 minutes), les parois (9) sont dégagées et un vérin (11) pousse l'anode moulée
(1) vers le convoyeur, par exemple à rouleaux (12), en direction d'un stockage intermédiaire,
en vue de la cuisson au four.
[0018] Le marquage individuel des anodes par la série d'empreintes qui vont constituer le
codage digital de leur numéro d'identification, peut s'effectuer soit pendant le vibro-tassage,
soit immédiatement après.
[0019] Nous examinerons en premier lieu les différents types d'empreintes de marquage que
l'on peut utiliser, puis les moyens de les réaliser, et les moyens de les relire.
1. Types d'empreintes
[0020] Le marquage digital binaire est certainement le plus simple à mettre en oeuvre, puisqu'il
suffit de former un creux ou une bosse dans l'anode pour coder un 1 (par exemple)
et de prendre le plan d'origine de la zone de marquage comme niveau O. Mais 8 digits
ne permettent de coder que 255 positions, ce qui est trop peu, sachant qu'une série
moderne de 240 cuves de 180 KA consomme plus de 1100 anodes par semaine. Si l'on veut
en outre ajouter un bit de parité et un ou plusieurs bits de contrôle pour s'assurer
du bon positionnement de l'anode lors des phases ultérieures de relecture et suivre
les fabrications d'anodes sur plusieurs mois, il faut passer à au moins 16 bits (65536
valeurs + 1 bit de parité, soit 17 empreintes de marquage).
[0021] Une autre solution peut consister en un codage ternaire tel que : creux = 0, plan
de référence = 1, bossage = 2, ou toute autre combinaison telle que : creux de profondeur
2h = 2, creux de profondeur h=1, plan de base (ou bossage) = 0. Dans ce cas, 10 empreintes
de marquage donnent 3¹⁰ = 59049 valeurs, plus une onzième empreinte de contrôle de
parité.
[0022] Il ne s'agit que d'exemples qui ne constituent pas une limitation de l'invention.
[0023] La réalisation pratique des empreintes de marquage s'effectue automatiquement, et
sans réduire la cadence de production des anodes, soit en cours de compactage, soit
immédiatement après compactage de chaque anode.
2. Marquage en cours de compactage
[0024] Une série de vérins (13), en nombre égal à celui des empreintes de marquage à faire
apparaître sur l'anode (1) en cours de compactage, sont assujettis soit sur le couvercle
(4), soit à la partie supérieure de la cloison fixe (10). Un embout (14) en acier
dur est fixé à l'extrémité de la tige (15) du vérin. L'avance de la tige (15) peut
s'effectuer par translation, ou, mieux, par rotation dans le logement fileté (16)
qui traverse la paroi (16) ou le couvercle (4), ce qui assure un blocage plus énergique
et plus stable, surtout si l'on tient compte de l'amplitude et de la fréquence des
vibrations qui animent le moule.
[0025] L'embout (14) a, dans le cas d'un marquage binaire, au moins deux positions stables
: la position A : embout faisant saillie à l'intérieur du moule, et la position B
affleurant la paroi du moule. Dans le premier cas, on forme une empreinte en creux,
dans le second cas, aucune empreinte ne se forme dans l'anode. Pour un marquage ternaire,
une troisième position correspond par exemple à la formation d'une empreinte de creux
de profondeur double de la première. Il est également possible de former des empreintes
en relief, en disposant des réserves en creux sur l'une des parois du moule ou sous
le couvercle (4).
[0026] Dans les différents cas, la commande des vérins (qu'ils soient à mouvement de translation
ou de rotation) est effectuée par l'intermédiaire d'un microprocesseur qui, à partir
du numéro décimal attribué séquentiellement à chaque anode moulée, assure la conversion
en système binaire ou ternaire ou autre et active les vérins assurant la formation
de l'ensemble des empreintes formant le code individuel de chaque anode. Ce code peut
comporter, par exemple, la date, l'heure et/ou un numéro séquentiel d'identification
de l'anode, plus un repère (X, y, fig. 3A et B) permettant de positionner correctement
l'anode lors de l'étape de relecture.
3. Marquage après compactage
[0027] Un autre moyen pour former les empreintes de marquage, mais cette fois hors du moule,
consiste à forer les différentes empreintes dans l'anode moulée, qui est à une température
de l'ordre de 130 à 150°C.
[0028] L'anode (1),fig.5, est d'abord immobilisée dans une position prédéterminée. Un cadre
rigide (18) supportant un dispositif de forage (19) vient s'appuyer sur deux faces
opposées (1A,1B) de l'anode pour fixer la position de travail. Le dispositif de forage,
supporté par la glissière ou crémaillère (20) peut effectuer un mouvement de montée-descente.
Il est muni d'un mandrin (21) dans lequel est serré un outil de forage, tel que fraise
ou foret. Le tube (23), est relié à un moyen d'aspiration des débris de pâte carbonée
résultant du forage des empreintes.
[0029] L'ensemble foreuse (19) + crémaillère (20) se déplace en outre longitudinalement
sur le rail (24). Les deux mouvements : descente puis remontée de la foreuse (19)
pour forer une empreinte de marquage, puis déplacement d'un pas pour forer l'empreinte
suivante sont commandés de façon classique par microprocesseur, de façon à reproduire
sous forme digitale le numéro de l'anode assigné par le programme, ce numéro étant
incrémenté d'un digit à chaque anode nouvelle.
Un codage binaire s'effectue par une succession de trous et d'absence de trous, un
codage ternaire peut s'effectuer par forage de trous de deux profondeurs différentes,
et absence de trous (0,1,2).
[0030] Pour une très grande cadence de production, le rail (24) est muni d'un nombre (N)
de foreuses (19) pouvant aller jusqu'au nombre d'empreintes à forer. Chaque foreuse
est munie de sa propre crémaillère (20) et les empreintes sont forées simultanément.
[0031] Quels que soient le procédé et le codage utilisés pour former les empreintes de marquage,
il importe que ces empreintes soient formées dans une zone de l'anode qui restera
intacte après son extraction de la cuve d'électrolyse et qui constituera le "mégot".
[0032] En pratique, on effectuera donc le marquage (27) dans la partie haute de l'anode,
sur le sommet, sur les pans coupés (5) ou sur les rebords latéraux supérieurs, la
limite étant indiquée de façon purement indicative par le trait pointillé (28), fig.
5.
4. Lecture des marquages
[0033] La lecture du marquage individuel des anodes par empreintes moulées ou forées est
effectué, de préférence, par un palpeur mécanique, tel que celui qui est schématisé
sur les figures 6 et 7. Un cadre rigide (31) analogue au cadre support ( 10 ) de l'outil
de forage se positionne sur deux faces parallèles de l'anode.
[0034] Dans le cas de la figure 6, on effectue une lecture parallèle simultanée des n empreintes
au moyen de n palpeurs (32) agissant soit en contact de proximité, soit en contact
mécanique, en venant en appui sur les fonds des empreintes (ou un 1) ou sur le plan
de référence (pour un 0). Dans le cas de la figure 7, on effectue une lecture séquentielle
(série), par le déplacement par pas du détecteur (33) le long de la réglette (34).
Le palpeur (32) détecte, à chaque pas, la présence ou l'absence d'un creux ou d'une
bosse. Dans les deux cas (fig.6 et 7), le mouvement du palpeur est traduit en grandeur
électrique par des procédés classiques tels que transformateur différentiel ou dispositif
potentiométrique. La lecture analogique est convertie en valeur digitale puis décimale
et le numéro d'anode est directement affiché, par exemple, sur un système de visualisation
classique à 7 segments (35).
5. Report de marquage
[0035] Il est également possible, après scellement de l'anode (1) sur sa tige support (25)
de reporter le numéro individuel de l'anode sur la tige, en partie haute, dans une
zone où l'élévation de température reste limitée à une centaine de degrés au maximum.
Ce double marquage constitue une sécurité et il permet aussi de savoir, à tout moment,
pendant l'électrolyse (où le marquage de l'anode proprement dite n'est pas accessible),
quel est le numéro de l'anode qui présente une anomalie ou un phénomène quelconque
intéressant. Ce marquage (30) peut s'effectuer par une simple encre ou peinture résistant.
à la température de service et aux conditions d'environnement, par exemple sous forme
de "code à barres" ou de tout autre code analogue à lecture optique.
[0036] Le code (30) marqué sur la tige d'anode (25) doit bien entendu être effacé avant
réutilisation de la tige sur une anode neuve.
[0037] Le dispositif de lecture des marquages (27) peut être couplé au système de lecture
du code (30) marqué sur la tige d'anode (25), de façon à déclencher une alarme s'il
y a disconrdance entre les deux lectures.
AVANTAGES PROCEDURES PAR L'INVENTION
[0038] C'est un procédé qui permet un suivi individuel, systématique, complètement automatisable
sur la totalité du cycle d'une anode depuis la sortie de la compacteuse jusqu'au retour
des mégots dans le chantier de scellement.
A) Avantages d'un suivi individuel des anodes
[0039] 1. Repérage des produits aux différents points clés de l'installation:
. Fabrication crue (compactage de la pâte)
. stockage des anodes crues
. enfournement
. banc de contrôle (mesures, carottage)
. stockage des anodes cuites
. scellement des tiges support
. stockage des anodes scellées
. mise en place sur la cuve d'electrolyse
. sortie du mégot d'anode usée
. traitement du mégot (récupération des éléments : carbone, électrolyte, fonte, tiges
métalliques).
2. Amélioration de la qualité
[0040] Par la détermination des facteurs de corrélation, propres à chaque installation,
entre les caractéristiques des anodes d'une part, et les caractéristiques de fabrication
: matières premières (coke et brai), réglages du cycle de fabrication (malaxage de
la pâte carbonée, compactage, cuisson), on peut déterminer l'infuence de ces différents
facteurs et les faire varier de façon à optimiser les caractéristiques des anodes.
De même, par corrélation entre les caractéristiques des anodes et leur comportement
en cours d'électrolyse, on peut optimiser la consommation spécifique d'énergie (kWh/tonne
d'Al produit), réduire les incidents dus aux défaillances d'anodes, améliorer les
performances de l'électrolyse.
B) Avantage du marquage des anodes
[0041]
- Pour réaliser ce suivi individuel, il existe deux voies :
- une voie "logicielle" qui consiste à gérer toutes les manutentions successives que
peut subir une anode par un système centralisé.
- une voie "matérielle" qui consiste à marquer chacune des anodes à sa fabrication puis
à relire, chaque fois que nécessaire, cette information sur l'anode.
[0042] L'avantage de la voie "matérielle" (marquage selon l'invention) réside dans le fait
que l'on s'affranchit totalement de toutes les perturbations risquant d'affecter le
circuit d'une anode (manutention manuelle parasite, rebut manuel, erreurs ...). L'invention
crée en effet un repère physiquement présent sur l'anode et indélébile à tous les
stades de sa vie.
C) Avantage du marquage par empreinte + marquage des tiges
[0043]
- il est peu coûteux (lecteurs peu sophistiqués, identiques)
- il n'introduit pas de corps étranger dans l'anode. Il est donc "transparent" par rapport
au procédé
- il est lisible à toutes les étapes du procédé.
APPLICATIONS DE L'INVENTION
[0044] Bien que l'invention ait été décrite et revendiquée dans le cas particulier du marquage
des anodes carbonées destinées à la production d'alumine par électrolyse, il est évident
que le procédé décrit peut s'appliquer aux autres produits mis en forme, dont les
étapes de fabrication et de mise en oeuvre comportent des opérations multiples et
dont on veut suivre l'évolution individuelle. C'est le cas notamment des blocs réfractaires
destinés au montage de fours industriels (briques et pièces de formes diverses), à
base de produits carbonés (carbone et carbures) et/ou de composés minéraux oxydés
(oxydes réfractaires), ou d'autres composés minéraux réfractaires tels que borures,
nitrures, oxynitrures, etc...
[0045] Le procédé peut, de la même façon, s'appliquer au marquage d'autres types de produits
carbonés tels que les électrodes précuites, pour l'électrométallurgie
1. Procédé de marquage individuel des anodes précuites pour la production d'aluminium
par électrolyse selon le procédé Hall-Héroult, ce marquage restant lisible depuis
le stade de mise en forme de l'anode (1) par compactage à chaud de la pâte carbonée
jusqu'à l'opération finale de récupération des composés du mégot d'anode usé, retiré
de la cuve d'électrolyse, comportant lors du compactage ou immédiatement après ce
compactage, la réalisation dans la partie supérieure de chaque anode (1) d'un marquage
sous forme d'une pluralité d'empreintes, en creux et/ou en relief (27) dont l'ensemble
constitue un codage digital du numéro d'identification de chaque anode (1) caractérisé
en ce que dans le but de lire ce marquage (27) rendu non accessible pendant l'électrolyse,
on le complète au moyen d'un marquage de contrôle (30) par répétition du numéro d'identification
de chaque anode sur la tige de suspension (25) de cette anode (1) sous forme par exemple
de code à barres à lecture optique (30) et en ce que par sécurité d'utilisation on
compare la lecture du marquage (27) sur chaque anode avec celle du marquage de contrôle
(30) sur la tige de suspension (25) de cette anode (1) de façon à déclencher une alarme
en cas de discordance entre les 2 lectures.
2. Procédé de marquage, selon la revendication 1, caractérisé en ce que ce marquage
(7) est réalisé en code binaire, le plan de référence de la zone de l'anode (1) supportant
le marquage correspondant à un chiffre binaire 0 ou 1 et une cavité ou un bossage
en relief correspondant à l'autre chiffre binaire 1 ou 0.
3. Procédé de marquage, selon revendication 1, caractérisé en ce que ce marquage (27)
est réalisé en code ternaire, un chiffre ternaire (0, 1 ou 2) étant représenté par
le plan de référence de la zone de l'anode (1) supportant le marquage, le second chiffre
ternaire étant représenté par un creux de profondeur h, et le troisième chiffre ternaire
étant représenté par un creux de profondeur sensiblement supérieure à h, telle que
2 h.
4. Procédé de marquage selon la revendication 1, caractérisé en ce que ce marquage
(27) est réalisé en code ternaire dont le troisième chiffre ternaire est représenté
par un bossage en relief au-dessus du plan de référence.
5. Procédé de marquage, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte,
en outre, le marquage d'au moins un digit de contrôle de parité.
6. Procédé de marquage, selon revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte, en
outre, au moins le marquage d'un digit de contrôle de positionnement de l'anode lors
des phases ultérieures de lecture du marquage.
7. Procédé de marquage, selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé
en ce que empreintes constituant le codage digital sont formées par forage de l'anode
compactée.
8. Procédé de marquage, selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé
en ce que la lecture du marquage de chaque anode est effectuée simultanément, en parallèle,
par un ensemble de palpeur (32) en nombre égal à celui des empreintes de marquage.
9. Procédé de marquage, selon l'une quelconque des revendication 1 à 7, caractérisé
en ce que la lecture du marquage de chaque anode est effectuée successivement, en
série, par un palpeur unique (32) parcourant les empreintes de marquage.
10 . Application du procédé de marquage, selon l'une des revendications 1 à 9 , au
marquage individuel des anodes pour la production d'aluminium des électrodes carbonées
pour l'électrométallurgie, et de pièces de formes réfractaires en matériaux carbonés,
carburés, oxydés, nitrurés, etc... entrant dans la construction des fours industriels.
1. Verfahren zur individuellen Markierung der vorgebrannten Anoden zur Erzeugung von
Aluminium durch Elektrolyse nach dem Hall-Héroult-Verfahren, welche Markierung vom
Stadium der Formgebung der Anode (1) durch Warmkompaktierung der kohlenstoffhaltigen
Paste bis zum Endvorgang der Erfassung der Verbindungen des aus der Elektrolysewanne
entnommenen verbrauchten Anodenrests lesbar bleibt,
das während der Kompaktierung oder unmittelbar nach dieser Kompaktierung im oberen
Teil jeder Anode (1) die Anbringung einer Markierung in Form einer Mehrzahl von Hohl-
und/oder Reliefprägungen (27) vorsieht, deren Gesamtheit eine Digitalcodierung der
Identifizierungsnummer jeder Anode (1) darstellt,
dadurch gekennzeichnet,
daß man zwecks Lesens dieser während der Elektrolyse unzugänglich gewordenen Markierung
(27) diese mittels einer Kontrollmarkierung (30) durch Wiederholen der Identifizierungsnummer
jeder Anode auf der Aufhängestange (25) dieser Anode (1) in Form beispielsweise eines
Strichcodes mit optischer Ablesung (30) vervollständigt und daß man zur Betriebssicherheit
die Ablesung der Markierung (27) auf jeder Anode (l) mit der der Kontrollmarkierung
(30) auf der Aufhängestange (25) dieser Anode (1) derart vergleicht, um im Fall der
Ungleichheit zwischen den 2 Ablesungen einen Alarm auszulösen.
2. Markierungsverfahren nach dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß diese Markierung
(27) im Binärcode erfolgt, wobei die Bezugsebene der Anode (l), die die Markierung
trägt, einer Binärziffer 0 oder 1 entspricht und eine Vertiefung oder ein Reliefvorsprung
der anderen Binärziffer 1 oder 0 entspricht.
3. Markierungsverfahren nach dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß diese Markierung
(27) im Ternärcode erfolgt, wobei eine Ternärziffer (0, 1 oder 2) durch die Bezugsebene
der Zone der Anode (1), die die Markierung trägt, dargestellt wird, die zweite Ternärziffer
durch eine Vertiefung der Tiefe h dargestellt wird und die dritte Ternärziffer durch
eine Vertiefung wesentlich größerer Tiefe als h, wie z.B. 2 h dargestellt wird.
4. Markierungsverfahren nach dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß diese Markierung
im Ternärcode erfolgt, dessen dritte Ternärziffer durch einen Reliefvorsprung über
der Bezugsebene dargestellt wird.
5. Markierungsverfahren nach dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß es außerdem
die Markierung wenigstens einer Gleichheitskontrollziffer aufweist.
6. Markierungsverfahren nach dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß es außerdem
die Markierung einer Ziffer zur Kontrolle der Lage der Anode während der späteren
Phasen zum Ablesen der Markierung aufweist.
7. Markierungsverfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1-6, dadurch gekennzeichnet,
daß die die Digitalcodierung bildenden Prägungen durch Bohren der kompaktierten Anode
gebildet werden.
8. Markierungsverfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1-7, dadurch gekennzeichnet,
daß die Ablesung der Markierung jeder Anode gleichzeitig parallel durch eine Gruppe
von Fühlern (32) in gleicher Anzahl wie der der Markierungsprägungen durchgeführt
wird.
9. Markierungsverfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1-7, dadurch gekennzeichnet,
daß die Ablesung der Markierung jeder Anode nacheinander in Reihe durch einen einzigen
die Markierungsprägungen überstreichenden Fühler (32) durchgeführt wird.
10. Anwendung des Markierungsverfahrens nach einem der Ansprüche 1-9 auf die individuelle
Markierung der Anoden für die Aluminiumerzeugung, der kohlenstoffhaltigen Elektroden
für die Elektrometallurgie und von Teilen von feuerfesten Formen aus kohlenstoffhaltigen,
karburierten, oxidierten, nitrierten usw. Materialien für den Einbau in Industrieöfen.
1. A method for the individual marking of precooked anodes for the production of aluminium
by electrolysis by the Hall-Heroult process, this marking remaining legible from the
stage where the anode (1) is shaped by hot compaction of the carbonated paste until
the final operation of recovery of the components of the butt of the worn anode and
withdrawal from the electrolysis tank, comprising during compaction or immediately
after compaction, the accomplishment in the upper part of each anode (1) of a marking
in the form of a plurality of impressions, recessed and/or in relief (27), the whole
of which constitute a digital coding of the identification number of each anode (1),
characterised in that with a view to reading this marking (27) which is rendered inaccessible
during electrolysis, it is supplemented by a monitoring marking (30) by repetition
of the identification number of each anode on the suspension rod (25) of this anode
(1) in the form of for example a bar code for visual reading (30) and in that by way
of security of use, reading of the marking (27) on each anode is compared with that
of the monitoring marking (30) on the suspension rod (25) of this anode (1) in order
to trigger an alarm if there is a discrepancy between the two readings.
2. A marking method according to claim 1, characterised in that such marking (7) is
carried out in binary code, the reference plane of the zone of the anode (1) which
carries the marking corresponding to a binary digit 0 or 1 while a cavity or a relief
boss corresponding to the other binary figure represents 1 or 0.
3. A marking method according to claim 1, characterised in that this marking (27)
is carried out using a ternary code, a ternary figure (0, 1 or 2) being represented
by the reference plane in the zone of the anode (1) which carries the marking, the
second ternary digit being represented by a depression of depth h, and the third ternary
figure being represented by a depression of a depth substantially greater than h,
such as 2 h.
4. A marking method according to claim 1, characterised in that the marking (27) is
accomplished in a ternary code, of which the third ternary figure is represented by
a boss which stands out in relief above the reference plane.
5. A marking method according to claim 1, characterised in that it also comprises
the marking of at least one parity monitoring digit.
6. A marking method according to claim 1, characterised in that it also comprises
at least the marking of a digit for monitoring the positioning of the anode during
the final phases of reading of the marking.
7. A marking method according to any one of claims 1 to 6, characterised in that the
impressions constituting the digital coding are formed by drilling into the compacted
anode.
8. A marking method according to any one of claims 1 to 7, characterised in that reading
of the marking of each anode is carried out simultaneously in parallel by a number
of sensors (32) equal in number to the number of marking impressions.
9. A marking method according to any one of claims 1 to 7, characterised in that reading
of the marking of each anode is performed successively in series by a single sensor
(32) passing over the marking impressions.
10. Application of the method of marking according to one of claims 1 to 9 to the
individual marking of anodes for the production of aluminium from carbonated electrodes
for electrometallurgy and of refractory spares consisting of carbonated, carburreted,
oxidised, nitrided materials, etc., used in the building of industrial furnaces.