(19)
(11) EP 0 252 781 A2

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
13.01.1988  Bulletin  1988/02

(21) Numéro de dépôt: 87401272.7

(22) Date de dépôt:  05.06.1987
(51) Int. Cl.4E05B 15/02, E05B 45/08
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE ES FR GB IT LI NL SE

(30) Priorité: 06.06.1986 FR 8608176
19.02.1987 FR 8702120

(71) Demandeur: Courtois, Roger
F-94380 Bonneuil sur Marne (FR)

(72) Inventeur:
  • Courtois, Roger
    F-94380 Bonneuil sur Marne (FR)

(74) Mandataire: Sauvage, Renée 
Cabinet Sauvage 100 bis, avenue de Saint-Mandé
75012 Paris
75012 Paris (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Gâche de serrure, réglable, et procédé de fixation, la rendant ainsi fixée, particulièrement résistante aux effractions


    (57) Le procédé consiste à utiliser une gâche réglable au moyen de ressorts de compression, dont l'ouverture (15) adaptée à recevoir le pêne de la serrure est délimité entre une platine de force (9) et une semelle de fixation (1) sur le chambranle (2), les vis utilisées pour la fixation de la semelle (1) sur le chambranle (2) étant des vis à métaux (4, 4', 4") qui coopèrent avec des inserts filetés(25,18,18') immobilisés dans ou sur le chambranle (2).
    La partie inactive du pène (36b) du verrou coopérant avec la gâche est bridée par un étrier (41) réglable en hauteur. Le serrage des vis "molette" permettant, depuis l'interieur, de comdamner le verrou, en bloquant le pène.




    Description


    [0001] L'invention principale à pour objet un procédé de gâches de serrures et verrous, réglable, et des fixations par vis à métaux coopérants avec des inserts. Adaptables sur chambranles bois ou huisseries métalliques. Ladite gache étant parti culière- ment résistante aux tentatives d'effraction avec un levier Pied de Biche.

    [0002] Le même procédé, toujours réglable, peut s'étendre pour améliorer la fixation des serrures et verrous sur les portes. Le procédé pouvant être équipé de contacts électriques déclen chants l'alarme dès le début de l'agression contre la porte Les fabricants de serrures se sont efforcés d'améliorer la mécanique des serrurer et verrous.

    [0003] Les gâches qui coopèrent avec leurs nouveaux produits, n'ont pas évolué; leur conception et leur mode fixation n'ont pas suivi la même évolution.

    [0004] Il s'ensuit que, lors d'une tentative d'effraction à l'aide d'un levier, l'effort est reçu par la gâche, laquelle n'est fixée au chambranle que par quatre vis

    - à bois (coniques) d'environ 45millimètres dont 25 m/m sont inutilisées, dans le coffre de la gâche, seuls 20 m/m pénètrent dans le bois, ce qui est fort peu. Dont deux vis sur le bord du chambranle, presque dans le vide. Au surplus la qualité du bois, le plus souvent du sapin "hors d'age" est impropre à assurer un ancrage suffisant, surtout lorsque de nombreuses poses et déposes successives ont eu lieu. Le recours à des serrures performantes est insuffisant pour éviter l'effraction .La gâche et ses fixations cèdent sous l'effort d'un levier .

    - même problème avec les huisseries métalliques, les gâches, sont fixées avec des vis auto-taraudeuses, dans du métal bien peu épais .



    [0005] Le bon fonctionnement d'une serrure (ou verrou) impose très peu de jeu entre la gâche et le pène; si le jeu est insuffisant :la mécanique fatigue, la clef peut casser. Si le jeu est trop important, cela laisse une prise au levier du cambrioleur .

    [0006] Le problème se complique quand l'huisserie ou la porte s' ont vrillés l'un par rapport à l'autre . Quand la porte et le chambranle ne sont plus en ligne plus sur le même plan. La présente invention a pour but de remedier à ces inconvénients en proposant un système réglable, pour obtenir l'ouverture adaptée au passage du pène.

    [0007] Cette ouverture est délimitée entre une semelle de base ; volontairement surdimensionée pour ne pas tomber dans les dégra dations occasionnées par le poses et déposes précédentes ; et une platine de force, robuste, pour recevoir la poussée du pène en cas de tentative d'intrusion.

    [0008] Sur la platine de base (ou semelle de base) destinée à être solidarisée avec l'huisserie, deux perçages ont reçus des fraisages appropriés pour recevoir deux écrous noyés (autre appellation du commerce: Ecrous à sertir).

    [0009] La platine de force a subi deux perçages suivant la même entr' axe . Des vis vont traverser la platine de force et rejoindre les écrous noyés, sertis sur la platine de base (ou semelle de base). Le bon écartement entre elles sera obtenu par des ressorts de compression, inertes, passifs, traversés par les vis et coiffants les écrous noyés. Le bon réglage s'obtenant par vissage ou dévissage.

    [0010] Plusieurs gâches pouvant etre prévues sur une même semelle de base, ce qui permet le bon réglage avec des verrous de marques differentes, et de rattraper tous les jeux.

    [0011] Dans une forme particulièrement avantageuse de l'invention, la platine de force comporte en outre, un contact électrique Et il est interposé entre la platine de force et la semelle de base deux plaques isolantes, la plus proche de la platine de force comportant une lame conductrice, la seconde étant en contact avec le pène. Toute sollicitation par pesée transmet l' effort par le pène qui déforme les deux plaques isolantes, amenant la lame conductrice contre la platine de force établissant le circuit relié à une pile, à un dispositif d'alarme. Si nous utilisons des vis traditionnelles, maintenant celles ci pénetrent en totalité, dans des parties saines, non abimées par les vis précedentes, ci qui représente avec les possibilités de réglage, la solution au mauvais problème des gâches ; nous pouvons encore améliorer les fixations sur huisseries bois ou métalliques en utilisant des vis à métaux qui vont cooperer avec des inserts filetés, ceux ci vont être mis en place, inserés, immobilisés dans ou sur le chambranle.

    [0012] De cette manière, mêmesur un chambranle en bois, on réalise une fixation à l'aide de vis à métaux.

    [0013] Une première forme de mise en oeuvre du procédé selon l'inven tion consiste à utiliser, comme insert fileté, un écrou solidarisé par tout moyen convenable d'un support présentant un perçage en vis à vis de celui de l'écrou et une zone de faiblesse au voisinage immédiat dudit écrou, à pratiquer, en fond de feu -illure, un mortaise parallèle à la face du chambranle devant recevoir la gâche, à percer le chambranle pour permettre le passage d'une vis à métaux, puis à casser le dit support après avoir "péché " ledit écrou, la zone de faiblesse prévue facilitant la rupture, emprisonnant ainsi l'écrou en place. L'écrou peut être solidarisé au support-qui ne sert que de prolongateur de manoeuvre par collage, soudage, emboutissage, ou perçage dans la masse.

    [0014] Un second mode de mise en oeuvre de l'invention consiste à bloquer l'insert dans une direction perpendiculaire à l'axe longitudinal de la vis à métaux.

    [0015] A cet égard plusieurs solutions sont envisageables. Lorsqu'il s'agit d'un chambranle en bois, le procédé consiste à utiliser comme insert, un cylindre allongé présentant un perçage longitudinal fileté et un perçage transversal, à pratiquer dans la face du chambranle destinée à recevoir la gâche un premier trou destiné à recevoir ledit cylindre, à pratiquer dans la face latérale du chambranle, en fond de feuillure, un second trou adapté à recevoir une clavette capable de pénétrer dans le perçage transversal du cylindre et à l'immobiliser en rotation pour permettre le vissage de la vis à métaux en laissant ladite clavette en place.

    [0016] Dans ce cas, la clavette est perpendiculaire à l'axe longitudinal de la vis à métaux et interdit l'arrachement de l' insert.

    [0017] Selon une autre possibilité, également adaptable aux chambranles en bois, le procédé consiste à utiliser, commer insert ; un cylindre allongé présentant un perçage longitudinal et un perçage transversal, à pratiquer, dans la face du chambranle destinée à recevoir la gâche, un premier trou adapté à recevoir la vis à métaux, à pratiquer dans la face latérale du chambran-le, en fond de feuillure, un second trou adapté à recevoir le cylindre, à fixer temporairement un prolongateur dans le perçage longitudinal du cylindre, à introduire le cylindre dans le second trou et, à l'aide du prolongateur, à immobiliser le cylindre dans la position angulaire voulue permettant la pénétration de la vis à métaux dans ledit perçage transversal et à enlever le prolongateur. Ce prolongateur permet le montage, et le démontage de l'insert.

    [0018] Le prolongateur peut etre emboité, soudé, collé, etc, dans le perçage longitudinal. Dans une forme préférée,le perçage longitudinal est toutefois fileté et le prolongateur vissé. Dans les cas ou le chambranle est métallique (l'expression : Huisserie métallique est plus usitée) le procédé consiste à utiliser, comme vis de fixation, des vis en equerre, dont une première branche est filetée sur toute sa longueur, à percer l' huisserie pour permettre l'introduction de la seconde branche de l'equerre à l'intérieur du profilé creux.

    [0019] Après avoir renforçé les gâches, et leurs fixations, nous allons améliorer les fixations des serrures et verrous au niveau de la porte.

    [0020] Un verrou comprend un coffre et un pène mobile présentant une extrémité active susceptible de se projeter depuis l'un des cotés du coffre du verrou pour pénetrer dans la gâche en position fermée de la serrure; et une éxtrémité inactive dépassant du coté du coffre opposé à la gâche.

    [0021] Nous utiliserons un étrier réglable, ayant une structure semblable à celle de notre gâche, chevauchant l'extrémité inactive du pène.

    [0022] Ainsi l'extrémité inactive du pène se trouve bridée par un étri -er réglable par ressorts de compression et fixé de préference par boulonnage au travers de la porte.

    [0023] Cette disposition empêche que sous l'effort d'un levier, le coffre du verrou puisse détalonner ou se lever et que la liaison coffre/cylindre du verrou s'en trouve faussée.

    [0024] Dans une forme d'exécution plus solide encore, l'étrier qui comporte à l'instar de la gâche, une semelle de fixation se prolongeant au dela de la zone de déplacement de la partie inactive créant une projection de renforcement.

    [0025] Cette projection permet la mise en place de fixations plus éloignées qui augmentent la résistance du dispositif. On obtient ainsi un effet de levier qui contrarie l'effort eventuellement exerçé par le pied de biche du malfaiteur.

    [0026] Dans une forme préférée de l'étrier qui comporte, un enjoliveur, à l'instar de la gâche, rendu solidaire de la semelle de fixation correspondante au moyen de vis appropriées, lesdites vis ont une tète formant molette. Ainsi, il est possible, à la main, et de l'interieur, de serrer à fond lesdites vis, ce qui aboutit à un serrage entre l'étrier et le pène interdisant le recul de celui-ci, et donc l'ouverture de la serrure.

    [0027] De cette manière, même en détruisant le mécanisme du verrou, même en possédant la clef, on ne peut ouvrir la serrure depuis l'extérieur.

    [0028] Le même résultat peut ètre obtenu avec des vis dont la tète ne formerait pas molette, mais les molettes sont evidemment plus pratiques puisque leur manoeuvre ne demande aucun outil.

    [0029] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description ci-après faite en réference aux dessins annexés, dans lesquels :

    - la figure 1 est une vue en élévation d'une forme d'exécution de la gâche selon l'invention;

    - la figure 2 est une vue en bout de la gâche de la figure 1,

    - la figure 3 est une vue en coupe prise selon la ligne Iil-III de la figure 1, cette figure 3 montrant trois variantes d'inserts filetée,

    - la figure 4 est une coupe prise selon la ligne IV-IV de la figure 3,

    - la figure 5 est une coupe selon la ligne V-V de la figure 3,

    - la figure 6 est une coupe selon la ligne VI-VI de la figure 3,

    - la figure 7 illustre une variante d'exécution d'une partie del afigure 3,

    - la figure 8 illustre le mode de fixation de la semelle de gâche sur un chambranle métallique creux,

    - la figure 9 représente, en vue éclatée, les adjonctions qui peuvent être faites à la gâche selon l'invention pour la transformer en gâche d'alarme,

    - la figure 10 représente la disposition relative des éléments formant gache d'alarme, au repos, et

    - la figure 11 représente les mêmes éléments qu'à la figure 10 lorsqu'un effort est exercé sur le pêne de la serrure.



    [0030] Si l'on se réfère aux figures 1 à 3, on voit que la gâche selon l'invention comprend une semelle 1 adaptée à être fixée au chambranle 2 de la porte et volontairement surdimensionnée pour éviter lacoYn- cidence de ses points de fixation avec une zone du chambranle détériorée par les poses et déposes de gâches précédentes. La semelle 1 présente Une première paire de perçages 3 destinés à permettre le passage de vis de fixation 4, 4' ou 4" et une seconde paire de perçages 5 débouchant sur la face interne de la semelle par un fraisage 6 adapté à recevoir la tête 7 d'un écrou noyé dont le fût 8 se projette vers l'extérieur depuis la semelle 1. Une troisième paire de perçages peut être prévue pour la fixation traditionnelle sur l'huisserie, par vis à bois, tirefonds, boulons de bois, vis à métaux, etc... Ces moyens de fixation pénètrent de toute leur longueur dans le bois de l'huisserie à des endroits qui n'ont pas été blessés par des poses et des déposes successives.

    [0031] La gâche selon l'invention comporte en outre une platine de force 9 présentant une paire de perçages 10 en vis-à-vis de perçages 5 de la semelle 1. Cette platine de force est destinée à recevoir la pesée en cas de tentative d'effraction. L'écartement entre la semelle 1 et la platine de force 9 est réglé au moyen de ressorts de compression 11. Il est, en outre, prévu un enjoliveur 12 présentant des perçages 13 en vis-à-vis des perçages 10 et 5. Des vis de fixation 14 traversent les perçages 13 et 10 et coopèrent avec le filetage interne du fût 8 des écrous noyés. On comprend que l'enjoliveur 12 est destiné à dissimuler à la vue la platine de force, les ressorts de compression et les moyens de réunion de la platine de force et de la semelle. La platine de force 9 et la semelle 1 définissent entre elles une ouverture 15 pour le passage du pêne de la serrure. Grâce au ressort de compression 11, la largeur de cette ouverture 15 est réglable.

    [0032] En variante, au lieu d'utiliser des ressorts 11, on pourrait utiliser une entretoise 16 et/ou une série de rondelles 17 (voir figure 7).

    [0033] A la figure 3, il a été représenté, outre la fixation de la semelle par les deux vis 4' et 4", selon deux variantes d'inserts filetés, une troisième variante utilisant une vis 4, sur la partie gauche de la figure.

    [0034] Dans le cas de l'insert représenté à l'extrême gauche de la figure 3 et à la figure 4, la vis de fixation 4 coopère avec un écrou 25. Plus précisément, il a été pratiqué dans la feuillure du chambran- le, au plus profond de cette dernière -ci qui correspond à l'épaisseur de la porteune mortaise 37 parallèle à la face recevant la semelle 1, ladite mortaise 37 étant adaptée à recevoir une plaque support 24 à laquelle est solidarisé par tout moyen convenable, tel que collage, soudage, vissage, emboîtage, emboutissage, etc, un écrou 25. La plaque support 24 présente une zone de faiblesse ou entaille 26 au voisinage immédiat de l'écrou 25. La vis à métaux 4 vient en prise avec l'écrou 25, après quoi l'on peut casser le support 24 au niveau de l'entaille 26. On comprend que le support 24 ne sert que de prolongateur permettant d'immobiliser l'écrou 25 pendant qu'on le "pêche" avec la vis 4.

    [0035] Dans le cas de l'insert représenté aux figures 3 et 5, la vis de fixation 4' coopère avec un cylindre 18 qui a été introduit dans un trou 9 percé dans la face du chambranle destinée à recevoir la semelle 1. Le trou 9 est bien entendu d'un diamètre légèrement supérieur au diamètre du cylindre pour que celui-ci puisse y pénétrer et y être orienté facilement. Le cylindre 18 comporte un premier perçage longitudinal fileté 20 et un second perçage transversal 21. Sur la face latérale du chambranle a été percé un trou permettant d'introduire une clavette 22 (voir figure 5) dans le perçage transversal 21 pour l'immobiliser en rotation lors du vissage de la vis 4'. Le cylindre 18 est volontairement en retrait par rapport à la surface libre du chambranle pour obtenir un effet de tirage au moyen de la vis 4'.

    [0036] Dans le cas de l'insert représenté sur le côté droit de la figure 3 et à la figure 6, on a pratiqué un premier trou perpendiculairement à la surface du chambran- le 2 devant recevoir la semelle 1 pour accueillir la vis de fixation 4" et un second trou perpendiculaire et sécant au précédent, à partir de la face latérale du chambranle 2, pour l'intro duction d'un cylindre 18'. Le cylindre 18' comporte un premier perçage longitudinal 20' adapté à recevoir un prolongateur 23, et un second perçage transversal fileté 21' adapté à coopérer avec la vis 4". On comprend que le prolongateur 23 sert à immobiliser le cylindre 18' dans la position angulaire voulue pour permettre l'insertion de la vis 4" dans le perçage transversal 21'. Une fois la vis 4" vissée dans ce perçage transversal 21', le prolongateur 23 peut être dévissé, seul le cylindre 18' restant noyé dans le chambranle. On comprend également que la fixation peut être démontée en remettant en place le prolongateur 23, en dévissant la vis 4", et en extrayant le cylindre 18' du trou dans lequel il a été inséré.

    [0037] Si l'on se réfère maintenant à la figure 8, on voit les moyens utilisés pour la fixation de la semelle 1 sur un chambranle métallique creux. Dans ce cas, on utilise une vis de fixation 4"' en équerre dont la branche 27 est filetée sur toute sa longueur. Le chambranle métallique 2' présente une paire de perçages 3' pour le passage de la seconde branche 28 de la vis 4"' en équerre. Une fois la vis 4"' mise en place par pénétration dans le perçage de la semelle 1 et dans celui du chambranle 2', on visse sur la branche 27 de la vis 4"' un insert fileté intérieurement 29 jusqu'à ce que la branche 28 de l'équerre se bloque contre la face interne du chambranle 2'. La partie de la branche 27 qui dépasse de l'insert 29 est chapeautée par un écrou borgne 30, après interposition de la platine de force 9 et de l'enjoliveur 12.

    [0038] Au lieu d'être fixée à l'huisserie par les vis qui servent également au montage de la platine de force et de l'enjoliveur, la semelle 1 pourrait être fixée à l'huisserie par les vis 4"' en équerre, la platine de force et l'enjoliveur étant eux fixés à la semelle par un jeu de vis droites distinctes et coopérant avec des filetages dépendant de ladite semelle.

    [0039] Les figures 9 à 11 montrent les modifications à apporter à la gâche selon l'invention pour en faire une gâche d'alarme. Ainsi qu'il ressort de ces figures, la gâche comporte, outre les éléments indiqués plus haut, un contact électrique 31 dans la platine de force 9, une première plaque isolante 32 garnie d'une lame conductrice 33 maintenue écartée de la platine de force 9 par des entretoises isolantes 34 et une seconde plaque isolante 35 et contact avec le pêne 36 de la serrure.

    [0040] Le contact 31 et la lame conductrice 33 appartiennent à un circuit électrique C qui incorpore une pile d'alimentation et une sonnerie non représentées.

    [0041] Au repos, la lame conductrice 33 est à l'écart de la platine de force 9 et par suite, le circuit C est ouvert. Si une force est exercée sur le pêne de la serrure (figure 11), celui-ci exerce une poussée sur la deuxième plaque isolante 35 qui, en se déformant, appuie sur la première plaque isolante 32 et amène la lame conductrice 33 en contact avec la platine de force 9. Ce contact ferme le circuit C et déclenche l'alarme.

    [0042] On comprend que l'alarme réagit dès le début de la tentative d'effraction sand qu'aucun dégât n'ait été commis sur la porte ou sur la serrurerie.

    [0043] Lorsqu'une porte est équipée de plusieurs gâches, elles sont reliées entre elles de façon que toute action sur l'une ou l'autre déclenche l'alarme.

    -la figure 12 représente un écrou noyé (ou à sertir) à tète fraisée, avant sertissage, après sertissage.

    -la figure 13 représente un écrou noyé (ou à sertir) à tète plate, avant sertissage, après sertissage. Documents extraits de la documentation d'un fabricant pour faciliter la compréhension.

    -la figure 14 représente un verrou équipé de l'étrier (a gauche) et d'une gâche à droite on voit un coffre de verrou 37 et un pène 36 qui coopère avec la gâche 1,9 de l'un quelconque des types décrits ci-dessus. Ce verrou est normalement fixé à la porte 38 par quatre vis 39 et il comporte une molette de manoeuvre 40. Le pêne 36 comporte, d'une part une partie active 36 a susceptible de pénétrer entre la semelle de fixation 1 et la platine de force 9 de la gâche et, d'autre part, une partie inactive 36 b chevauchée, par un étrier, désigné dans son ensemble par 41.



    [0044] Comme il ressort d'une comparaison entre la figure 15 et la figure 3, la structure de l'étrier est exactement la même que celle de la gâche et toutes les variantes applicables à la structure de la figure 3 le sont également à la figure 15. Les seules différences résident dans le fait, d'une part, que les tètes des vis de fixation 14 (figure 3) ne sont pas des tètes fendues mais des tètes formant molettes 44 pour permettre leur actionnement manuel et, d'autre part, que la semelle de fixation est montée sur la porte à l'aide de boulons à bois 45 coopérant avec des écrous borgnes 46, ou des écrous simples, ou encore à l'aide de vis à métaux 47 avec douilles de bindage 48.

    [0045] Le réglage en hauteur de l'étrier se fait de la même façon que celui de la gâche.

    [0046] La figure 16 montre une variante de réalisation de l'étrier. Dans ce cas, la semelle de fixation de l'étrier 41' comporte une projection triangulaire 42 fixée à la porte par des vis 43 en des points très éloignés du coffre 37 du verrou. Il s'ensuit que la résistance de la fixation est encore amliorée. Il est clair que les pièces femelles utilisées pourraient être remplacées par des pièces mâles, et réciproquement. li est bien entendu que la présente invention n'est pas limitée aux formes d'éxécution décrites et représentées.

    [0047] En particulier, les moyens de fixation selon l'invention peuvent être utilisés pour fixer une surgâche, ayant sensiblement la forme de l'enjoliveur 12, sur la gâche existante et à fixer cette gâche aux moyens de vis à métaux dans des inserts filetés. Plusieurs appareils peuvent ètre réunis sur une semelle de la hauteur totale de la porte. L'invention est également adaptable au montage sur bois, par des boulons à bois (type Japy) sur des portes à deux battants ou sur des volets.

    [0048] On comprendra encore que le principe de l'invention peut être utilisé pour remplacer les gâches souvent en fonte des crémones, ainsi que pour la fixation de renforts d'anti-dégondage, entrebail- leurs, etc....


    Revendications

    1 - Gâche comprenant une semelle (1) adaptée à être solidarisée d'un chambranle (2, 2') de porte ou élément similaire, une platine de force (9) présentant deux perçages (10) alignés avec des moyens filetés (8) dépendant de la semelle, des moyens de réglage (11) de l'écartement entre la platine de force (9) et ladite semelle (1), et des vis de montage (14) traversant les perçages (10) de la platine de force et venant en prise avec les moyens filetés (8), caractérisée en ce que lesdits moyens de réglage (11) sont des ressorts de compression, lesdits ressorts voyant leur longueur ajustée par le degré de venue en prise des vis de montage (14) avec les moyens filetés (8) et devenant passifs une fois effectué le réglage fait au moment de la pose.
     
    2 - Gâche selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens filetés (7,8) sont des écrous noyés.
     
    3 -Gâche selon la revendication 2, comprenant un enjoliveur (12), caractérisée en ce que ladite semelle présente deux perçages (5) débouchant sur là face de la semelle (1) destinée à être appliquée sur le chambranle (2, 2') par un fraisage (6) approprié à recevoir la tête (7) dudit écrou noyé et dont le fût (8) traverse ladite semelle (1), et en ce que ledit enjoliveur présente deux perçages (13) alignés avec ceux de la platine de force (9) et de la semelle (1), pour le passage des deux vis de montage (14) traversant les perçages alignés de l'enjoliveur (12) et de la platine de force (9) pour venir coopérer avec le filetage des écrous noyés (7,8).
     
    4 - Gâche selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, qui comporte, en outre, deux contacts électriques normalement écartés l'un de l'autre et appartenant à un circuit Incorporant une pile d'alimentation et un dispositif d'alarme, lesdits contacts étant suscetibles d'être rapprochés sous l'effet de toute sollicitation par pesée sur le pêne pour fermer ainsi ledit circuit électrique, caractérisée en ce que l'un des contacts (31) est prévu sur la platine de force (9) et en ce qu'il est interposé, entre la platine de force (9) et la semelle (1), deux plaques isolantes (32, 35), la plus proche (23) de la platine de force (9) comportant une lame conductrice (33) constituant le deuxième contact, ladite lame étant normalement écartée de la platine de force par des entretoises isolantes (34) et la seconde (35) étant en contact avec le pêne (36) coopérant avec la gâche, toute sollicitation par pesée sur le pêne (36) déformant les deux plaques isolantes (35 et 32) et amenant la lame conductrice (33) en contact avec la platine de force.
     
    5 - Ensemble de gâches selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte une semelle et un enjoliveur communs à plusieurs unités de platine de force (9)/moyens filetés (7, 8)/ressorts de réglage (11).
     
    6 - Procédé de fixation d'une gâche selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 ou d'un ensemble selon la revendication 5, consistant à prévoir, dans ladite semelle de force (1), au moins deux perçages adaptés à recevoir chacun une vis à métaux adaptée à coopèrer avec un insert fileté, à pratiquer, en fond de feuillure, une mortaise parallèle à la face du chambranle devant recevoir la gâche et à percer ladite face du chambranle perpendiculairement à ladite mortaise jusqu'à la traverser de part en part, caractérisé en ce que chaque insert fileté (25, 18') est introduit dans chacune desdites mortaises (37) et en ce qu'il reçoit dans son filetage (21') la vis de fixation (4, 4") qui le traverse de part en part.
     
    7 - Procédé selon la revendication 5, appliqué aux chambranles en bois, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser, comme insert fileté, un écrou (25) solidarisé par tout moyen convenable d'un support (24) présentant un perçage en vis-à-vis de celui de l'écrou et une zone de faiblesse (26) au voisinage immédiat dudit écrou (25), à introduire le support (24) et son écrou (25) dans la mortaise (37) prévue à cet effet, à "pêcher" ledit écrou, à l'aide de la vis à métaux (4), puis à casser le support (24) au niveau de sa zone de faiblesse (26), emprisonnant ainsi l'écrou (25) en place.
     
    8 - Procédé selon la revendication 5, adapté aux chambranles en bois, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser, comme insert, un cylindre allongé (18') présentant un perçage longitudinal fileté (20') et un perçage transversal fileté (21'), à fixer temporairement un prolongateur (23) dans le perçage longitudinal (20') du cylindre (18'), à introduire le cylindre (18') dans la mortaise (37) et, à l'aide du prolongateur (23) à immobiliser le cylindre (18') dans la position angulaire voulue, permettant la pénétration de la vis à métaux (4) dans le perçage transversal (21') du cylindre (18'), à visser la vis à métaux dans ledit perçage (21') et à enlever ledit prolongateur (23).
     
    9 - Procédé de fixation d'une gâche selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 ou d'un ensemble selon la revendication 4 sur un chambranle métallique creux de porte ou élément similaire consistant à prévoir, dans la gâche, au moins deux perçages adaptés à recevoir des vis de fixation et à visser lesdites - vis dans ledit chambranle, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser, comme vis de fixation, des vis en équerre (4"') dont une première branche (27) est filetée sur toute sa longeur, à percer (en 3') le chambranle (2') pour permettre l'introduction de la seconde branche (28) de l'équerre (4"') à l'intérieur du chambranle creux (2') et à visser, sur ladite première branche (27) se projetant à l'extérieur du chambranle (2') et avec interposition de la semelle (1) de la gâche, un insert fileté intérieurement (29) jusqu'à ce que la seconde branche (28) de l'équerre (4"') soit bloquée contre la face interne du chambranle creux (2').
     
    10 - Gâche, selon l'une quelconque des revendications 7 à 10 de la demande de brevet principale, coopérant avec un verrou du type comprenant un coffre (37) et un pène (36) qui présente une extrémité active (36a) susceptible de se projeter depuis l'un des côtés du coffre du verrou pour pénétrer dans la gâche (1, 9) en position fermée de la serrure, et une extrémité inactive (36b) dépassant du côté du coffre opposé à la gâche, caractérisé en ce qu'un étrier (41) chevauche l'extrémité inactive (36b) du pène, ledit étrier comprenant une semelle (1) adaptée à être solidarisée d'une porte, ladite semelle présentant deux perçages (5) débouchant sur la face de la semelle destinée à être appliquée contre la porte par un fraisage approprié à recevoir la tête d'un écrou noyé (18) et dont le fût traverse ladite semelle, un platine de force (9) présentant deux perçages (10) alignés avec ceux de la semelle, des moyens de réglage (11) de l'écartement entre la platine de force (9) et ladite semelle (1), un enjoliveur (12) adapté à dissimuler à la vue le fût des écrous noyés, les moyens de réglage (11) et la platine de force (9), ledit enjoliveur (12) présentant deux perçages (13) alignés avec ceux de la platine de force et de la semelle, et deux vis à métaux (44) traversant les perçages alignés de l'enjoliveur et de la platine de force et venant coopérer avec le filetage des écrous noyés.
     
    11 - Gâche coopérant avec un verrou, caractérisée en ce que la semelle (1) se prolonge au- dela de la zone de déplacement du pène (de la partie inactive 36 b) par une projection de renforcement (42).
     
    12 - Gâche coopérant avec un verrou, selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les vis à métaux (44) ont une tète formant molette. Permettant, depuis l'interieur, de bloquer de pène, de comdamner le fonctionnement du verrou. Interdisant, depuis l'extérieur, de pénetrer, même avec la clef ou ef détruisant le mécanisme du cylindre.
     




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