[0001] L'invention principale à pour objet un procédé de gâches de serrures et verrous,
réglable, et des fixations par vis à métaux coopérants avec des inserts. Adaptables
sur chambranles bois ou huisseries métalliques. Ladite gache étant parti culière-
ment résistante aux tentatives d'effraction avec un levier Pied de Biche.
[0002] Le même procédé, toujours réglable, peut s'étendre pour améliorer la fixation des
serrures et verrous sur les portes. Le procédé pouvant être équipé de contacts électriques
déclen chants l'alarme dès le début de l'agression contre la porte Les fabricants
de serrures se sont efforcés d'améliorer la mécanique des serrurer et verrous.
[0003] Les gâches qui coopèrent avec leurs nouveaux produits, n'ont pas évolué; leur conception
et leur mode fixation n'ont pas suivi la même évolution.
[0004] Il s'ensuit que, lors d'une tentative d'effraction à l'aide d'un levier, l'effort
est reçu par la gâche, laquelle n'est fixée au chambranle que par quatre vis
- à bois (coniques) d'environ 45millimètres dont 25 m/m sont inutilisées, dans le
coffre de la gâche, seuls 20 m/m pénètrent dans le bois, ce qui est fort peu. Dont
deux vis sur le bord du chambranle, presque dans le vide. Au surplus la qualité du
bois, le plus souvent du sapin "hors d'age" est impropre à assurer un ancrage suffisant,
surtout lorsque de nombreuses poses et déposes successives ont eu lieu. Le recours
à des serrures performantes est insuffisant pour éviter l'effraction .La gâche et
ses fixations cèdent sous l'effort d'un levier .
- même problème avec les huisseries métalliques, les gâches, sont fixées avec des
vis auto-taraudeuses, dans du métal bien peu épais .
[0005] Le bon fonctionnement d'une serrure (ou verrou) impose très peu de jeu entre la gâche
et le pène; si le jeu est insuffisant :la mécanique fatigue, la clef peut casser.
Si le jeu est trop important, cela laisse une prise au levier du cambrioleur .
[0006] Le problème se complique quand l'huisserie ou la porte s' ont vrillés l'un par rapport
à l'autre . Quand la porte et le chambranle ne sont plus en ligne plus sur le même
plan. La présente invention a pour but de remedier à ces inconvénients en proposant
un système réglable, pour obtenir l'ouverture adaptée au passage du pène.
[0007] Cette ouverture est délimitée entre une semelle de base ; volontairement surdimensionée
pour ne pas tomber dans les dégra dations occasionnées par le poses et déposes précédentes
; et une platine de force, robuste, pour recevoir la poussée du pène en cas de tentative
d'intrusion.
[0008] Sur la platine de base (ou semelle de base) destinée à être solidarisée avec l'huisserie,
deux perçages ont reçus des fraisages appropriés pour recevoir deux écrous noyés (autre
appellation du commerce: Ecrous à sertir).
[0009] La platine de force a subi deux perçages suivant la même entr' axe . Des vis vont
traverser la platine de force et rejoindre les écrous noyés, sertis sur la platine
de base (ou semelle de base). Le bon écartement entre elles sera obtenu par des ressorts
de compression, inertes, passifs, traversés par les vis et coiffants les écrous noyés.
Le bon réglage s'obtenant par vissage ou dévissage.
[0010] Plusieurs gâches pouvant etre prévues sur une même semelle de base, ce qui permet
le bon réglage avec des verrous de marques differentes, et de rattraper tous les jeux.
[0011] Dans une forme particulièrement avantageuse de l'invention, la platine de force comporte
en outre, un contact électrique Et il est interposé entre la platine de force et la
semelle de base deux plaques isolantes, la plus proche de la platine de force comportant
une lame conductrice, la seconde étant en contact avec le pène. Toute sollicitation
par pesée transmet l' effort par le pène qui déforme les deux plaques isolantes, amenant
la lame conductrice contre la platine de force établissant le circuit relié à une
pile, à un dispositif d'alarme. Si nous utilisons des vis traditionnelles, maintenant
celles ci pénetrent en totalité, dans des parties saines, non abimées par les vis
précedentes, ci qui représente avec les possibilités de réglage, la solution au mauvais
problème des gâches ; nous pouvons encore améliorer les fixations sur huisseries bois
ou métalliques en utilisant des vis à métaux qui vont cooperer avec des inserts filetés,
ceux ci vont être mis en place, inserés, immobilisés dans ou sur le chambranle.
[0012] De cette manière, mêmesur un chambranle en bois, on réalise une fixation à l'aide
de vis à métaux.
[0013] Une première forme de mise en oeuvre du procédé selon l'inven tion consiste à utiliser,
comme insert fileté, un écrou solidarisé par tout moyen convenable d'un support présentant
un perçage en vis à vis de celui de l'écrou et une zone de faiblesse au voisinage
immédiat dudit écrou, à pratiquer, en fond de feu -illure, un mortaise parallèle à
la face du chambranle devant recevoir la gâche, à percer le chambranle pour permettre
le passage d'une vis à métaux, puis à casser le dit support après avoir "péché " ledit
écrou, la zone de faiblesse prévue facilitant la rupture, emprisonnant ainsi l'écrou
en place. L'écrou peut être solidarisé au support-qui ne sert que de prolongateur
de manoeuvre par collage, soudage, emboutissage, ou perçage dans la masse.
[0014] Un second mode de mise en oeuvre de l'invention consiste à bloquer l'insert dans
une direction perpendiculaire à l'axe longitudinal de la vis à métaux.
[0015] A cet égard plusieurs solutions sont envisageables. Lorsqu'il s'agit d'un chambranle
en bois, le procédé consiste à utiliser comme insert, un cylindre allongé présentant
un perçage longitudinal fileté et un perçage transversal, à pratiquer dans la face
du chambranle destinée à recevoir la gâche un premier trou destiné à recevoir ledit
cylindre, à pratiquer dans la face latérale du chambranle, en fond de feuillure, un
second trou adapté à recevoir une clavette capable de pénétrer dans le perçage transversal
du cylindre et à l'immobiliser en rotation pour permettre le vissage de la vis à métaux
en laissant ladite clavette en place.
[0016] Dans ce cas, la clavette est perpendiculaire à l'axe longitudinal de la vis à métaux
et interdit l'arrachement de l' insert.
[0017] Selon une autre possibilité, également adaptable aux chambranles en bois, le procédé
consiste à utiliser, commer insert ; un cylindre allongé présentant un perçage longitudinal
et un perçage transversal, à pratiquer, dans la face du chambranle destinée à recevoir
la gâche, un premier trou adapté à recevoir la vis à métaux, à pratiquer dans la face
latérale du chambran-le, en fond de feuillure, un second trou adapté à recevoir le
cylindre, à fixer temporairement un prolongateur dans le perçage longitudinal du cylindre,
à introduire le cylindre dans le second trou et, à l'aide du prolongateur, à immobiliser
le cylindre dans la position angulaire voulue permettant la pénétration de la vis
à métaux dans ledit perçage transversal et à enlever le prolongateur. Ce prolongateur
permet le montage, et le démontage de l'insert.
[0018] Le prolongateur peut etre emboité, soudé, collé, etc, dans le perçage longitudinal.
Dans une forme préférée,le perçage longitudinal est toutefois fileté et le prolongateur
vissé. Dans les cas ou le chambranle est métallique (l'expression : Huisserie métallique
est plus usitée) le procédé consiste à utiliser, comme vis de fixation, des vis en
equerre, dont une première branche est filetée sur toute sa longueur, à percer l'
huisserie pour permettre l'introduction de la seconde branche de l'equerre à l'intérieur
du profilé creux.
[0019] Après avoir renforçé les gâches, et leurs fixations, nous allons améliorer les fixations
des serrures et verrous au niveau de la porte.
[0020] Un verrou comprend un coffre et un pène mobile présentant une extrémité active susceptible
de se projeter depuis l'un des cotés du coffre du verrou pour pénetrer dans la gâche
en position fermée de la serrure; et une éxtrémité inactive dépassant du coté du coffre
opposé à la gâche.
[0021] Nous utiliserons un étrier réglable, ayant une structure semblable à celle de notre
gâche, chevauchant l'extrémité inactive du pène.
[0022] Ainsi l'extrémité inactive du pène se trouve bridée par un étri -er réglable par
ressorts de compression et fixé de préference par boulonnage au travers de la porte.
[0023] Cette disposition empêche que sous l'effort d'un levier, le coffre du verrou puisse
détalonner ou se lever et que la liaison coffre/cylindre du verrou s'en trouve faussée.
[0024] Dans une forme d'exécution plus solide encore, l'étrier qui comporte à l'instar de
la gâche, une semelle de fixation se prolongeant au dela de la zone de déplacement
de la partie inactive créant une projection de renforcement.
[0025] Cette projection permet la mise en place de fixations plus éloignées qui augmentent
la résistance du dispositif. On obtient ainsi un effet de levier qui contrarie l'effort
eventuellement exerçé par le pied de biche du malfaiteur.
[0026] Dans une forme préférée de l'étrier qui comporte, un enjoliveur, à l'instar de la
gâche, rendu solidaire de la semelle de fixation correspondante au moyen de vis appropriées,
lesdites vis ont une tète formant molette. Ainsi, il est possible, à la main, et de
l'interieur, de serrer à fond lesdites vis, ce qui aboutit à un serrage entre l'étrier
et le pène interdisant le recul de celui-ci, et donc l'ouverture de la serrure.
[0027] De cette manière, même en détruisant le mécanisme du verrou, même en possédant la
clef, on ne peut ouvrir la serrure depuis l'extérieur.
[0028] Le même résultat peut ètre obtenu avec des vis dont la tète ne formerait pas molette,
mais les molettes sont evidemment plus pratiques puisque leur manoeuvre ne demande
aucun outil.
[0029] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description ci-après faite en
réference aux dessins annexés, dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en élévation d'une forme d'exécution de la gâche selon l'invention;
- la figure 2 est une vue en bout de la gâche de la figure 1,
- la figure 3 est une vue en coupe prise selon la ligne Iil-III de la figure 1, cette
figure 3 montrant trois variantes d'inserts filetée,
- la figure 4 est une coupe prise selon la ligne IV-IV de la figure 3,
- la figure 5 est une coupe selon la ligne V-V de la figure 3,
- la figure 6 est une coupe selon la ligne VI-VI de la figure 3,
- la figure 7 illustre une variante d'exécution d'une partie del afigure 3,
- la figure 8 illustre le mode de fixation de la semelle de gâche sur un chambranle
métallique creux,
- la figure 9 représente, en vue éclatée, les adjonctions qui peuvent être faites
à la gâche selon l'invention pour la transformer en gâche d'alarme,
- la figure 10 représente la disposition relative des éléments formant gache d'alarme,
au repos, et
- la figure 11 représente les mêmes éléments qu'à la figure 10 lorsqu'un effort est
exercé sur le pêne de la serrure.
[0030] Si l'on se réfère aux figures 1 à 3, on voit que la gâche selon l'invention comprend
une semelle 1 adaptée à être fixée au chambranle 2 de la porte et volontairement surdimensionnée
pour éviter lacoYn- cidence de ses points de fixation avec une zone du chambranle
détériorée par les poses et déposes de gâches précédentes. La semelle 1 présente Une
première paire de perçages 3 destinés à permettre le passage de vis de fixation 4,
4' ou 4" et une seconde paire de perçages 5 débouchant sur la face interne de la semelle
par un fraisage 6 adapté à recevoir la tête 7 d'un écrou noyé dont le fût 8 se projette
vers l'extérieur depuis la semelle 1. Une troisième paire de perçages peut être prévue
pour la fixation traditionnelle sur l'huisserie, par vis à bois, tirefonds, boulons
de bois, vis à métaux, etc... Ces moyens de fixation pénètrent de toute leur longueur
dans le bois de l'huisserie à des endroits qui n'ont pas été blessés par des poses
et des déposes successives.
[0031] La gâche selon l'invention comporte en outre une platine de force 9 présentant une
paire de perçages 10 en vis-à-vis de perçages 5 de la semelle 1. Cette platine de
force est destinée à recevoir la pesée en cas de tentative d'effraction. L'écartement
entre la semelle 1 et la platine de force 9 est réglé au moyen de ressorts de compression
11. Il est, en outre, prévu un enjoliveur 12 présentant des perçages 13 en vis-à-vis
des perçages 10 et 5. Des vis de fixation 14 traversent les perçages 13 et 10 et coopèrent
avec le filetage interne du fût 8 des écrous noyés. On comprend que l'enjoliveur 12
est destiné à dissimuler à la vue la platine de force, les ressorts de compression
et les moyens de réunion de la platine de force et de la semelle. La platine de force
9 et la semelle 1 définissent entre elles une ouverture 15 pour le passage du pêne
de la serrure. Grâce au ressort de compression 11, la largeur de cette ouverture 15
est réglable.
[0032] En variante, au lieu d'utiliser des ressorts 11, on pourrait utiliser une entretoise
16 et/ou une série de rondelles 17 (voir figure 7).
[0033] A la figure 3, il a été représenté, outre la fixation de la semelle par les deux
vis 4' et 4", selon deux variantes d'inserts filetés, une troisième variante utilisant
une vis 4, sur la partie gauche de la figure.
[0034] Dans le cas de l'insert représenté à l'extrême gauche de la figure 3 et à la figure
4, la vis de fixation 4 coopère avec un écrou 25. Plus précisément, il a été pratiqué
dans la feuillure du chambran- le, au plus profond de cette dernière -ci qui correspond
à l'épaisseur de la porteune mortaise 37 parallèle à la face recevant la semelle 1,
ladite mortaise 37 étant adaptée à recevoir une plaque support 24 à laquelle est solidarisé
par tout moyen convenable, tel que collage, soudage, vissage, emboîtage, emboutissage,
etc, un écrou 25. La plaque support 24 présente une zone de faiblesse ou entaille
26 au voisinage immédiat de l'écrou 25. La vis à métaux 4 vient en prise avec l'écrou
25, après quoi l'on peut casser le support 24 au niveau de l'entaille 26. On comprend
que le support 24 ne sert que de prolongateur permettant d'immobiliser l'écrou 25
pendant qu'on le "pêche" avec la vis 4.
[0035] Dans le cas de l'insert représenté aux figures 3 et 5, la vis de fixation 4' coopère
avec un cylindre 18 qui a été introduit dans un trou 9 percé dans la face du chambranle
destinée à recevoir la semelle 1. Le trou 9 est bien entendu d'un diamètre légèrement
supérieur au diamètre du cylindre pour que celui-ci puisse y pénétrer et y être orienté
facilement. Le cylindre 18 comporte un premier perçage longitudinal fileté 20 et un
second perçage transversal 21. Sur la face latérale du chambranle a été percé un trou
permettant d'introduire une clavette 22 (voir figure 5) dans le perçage transversal
21 pour l'immobiliser en rotation lors du vissage de la vis 4'. Le cylindre 18 est
volontairement en retrait par rapport à la surface libre du chambranle pour obtenir
un effet de tirage au moyen de la vis 4'.
[0036] Dans le cas de l'insert représenté sur le côté droit de la figure 3 et à la figure
6, on a pratiqué un premier trou perpendiculairement à la surface du chambran- le
2 devant recevoir la semelle 1 pour accueillir la vis de fixation 4" et un second
trou perpendiculaire et sécant au précédent, à partir de la face latérale du chambranle
2, pour l'intro duction d'un cylindre 18'. Le cylindre 18' comporte un premier perçage
longitudinal 20' adapté à recevoir un prolongateur 23, et un second perçage transversal
fileté 21' adapté à coopérer avec la vis 4". On comprend que le prolongateur 23 sert
à immobiliser le cylindre 18' dans la position angulaire voulue pour permettre l'insertion
de la vis 4" dans le perçage transversal 21'. Une fois la vis 4" vissée dans ce perçage
transversal 21', le prolongateur 23 peut être dévissé, seul le cylindre 18' restant
noyé dans le chambranle. On comprend également que la fixation peut être démontée
en remettant en place le prolongateur 23, en dévissant la vis 4", et en extrayant
le cylindre 18' du trou dans lequel il a été inséré.
[0037] Si l'on se réfère maintenant à la figure 8, on voit les moyens utilisés pour la fixation
de la semelle 1 sur un chambranle métallique creux. Dans ce cas, on utilise une vis
de fixation 4"' en équerre dont la branche 27 est filetée sur toute sa longueur. Le
chambranle métallique 2' présente une paire de perçages 3' pour le passage de la seconde
branche 28 de la vis 4"' en équerre. Une fois la vis 4"' mise en place par pénétration
dans le perçage de la semelle 1 et dans celui du chambranle 2', on visse sur la branche
27 de la vis 4"' un insert fileté intérieurement 29 jusqu'à ce que la branche 28 de
l'équerre se bloque contre la face interne du chambranle 2'. La partie de la branche
27 qui dépasse de l'insert 29 est chapeautée par un écrou borgne 30, après interposition
de la platine de force 9 et de l'enjoliveur 12.
[0038] Au lieu d'être fixée à l'huisserie par les vis qui servent également au montage de
la platine de force et de l'enjoliveur, la semelle 1 pourrait être fixée à l'huisserie
par les vis 4"' en équerre, la platine de force et l'enjoliveur étant eux fixés à
la semelle par un jeu de vis droites distinctes et coopérant avec des filetages dépendant
de ladite semelle.
[0039] Les figures 9 à 11 montrent les modifications à apporter à la gâche selon l'invention
pour en faire une gâche d'alarme. Ainsi qu'il ressort de ces figures, la gâche comporte,
outre les éléments indiqués plus haut, un contact électrique 31 dans la platine de
force 9, une première plaque isolante 32 garnie d'une lame conductrice 33 maintenue
écartée de la platine de force 9 par des entretoises isolantes 34 et une seconde plaque
isolante 35 et contact avec le pêne 36 de la serrure.
[0040] Le contact 31 et la lame conductrice 33 appartiennent à un circuit électrique C qui
incorpore une pile d'alimentation et une sonnerie non représentées.
[0041] Au repos, la lame conductrice 33 est à l'écart de la platine de force 9 et par suite,
le circuit C est ouvert. Si une force est exercée sur le pêne de la serrure (figure
11), celui-ci exerce une poussée sur la deuxième plaque isolante 35 qui, en se déformant,
appuie sur la première plaque isolante 32 et amène la lame conductrice 33 en contact
avec la platine de force 9. Ce contact ferme le circuit C et déclenche l'alarme.
[0042] On comprend que l'alarme réagit dès le début de la tentative d'effraction sand qu'aucun
dégât n'ait été commis sur la porte ou sur la serrurerie.
[0043] Lorsqu'une porte est équipée de plusieurs gâches, elles sont reliées entre elles
de façon que toute action sur l'une ou l'autre déclenche l'alarme.
-la figure 12 représente un écrou noyé (ou à sertir) à tète fraisée, avant sertissage,
après sertissage.
-la figure 13 représente un écrou noyé (ou à sertir) à tète plate, avant sertissage,
après sertissage. Documents extraits de la documentation d'un fabricant pour faciliter
la compréhension.
-la figure 14 représente un verrou équipé de l'étrier (a gauche) et d'une gâche à
droite on voit un coffre de verrou 37 et un pène 36 qui coopère avec la gâche 1,9
de l'un quelconque des types décrits ci-dessus. Ce verrou est normalement fixé à la
porte 38 par quatre vis 39 et il comporte une molette de manoeuvre 40. Le pêne 36
comporte, d'une part une partie active 36 a susceptible de pénétrer entre la semelle
de fixation 1 et la platine de force 9 de la gâche et, d'autre part, une partie inactive
36 b chevauchée, par un étrier, désigné dans son ensemble par 41.
[0044] Comme il ressort d'une comparaison entre la figure 15 et la figure 3, la structure
de l'étrier est exactement la même que celle de la gâche et toutes les variantes applicables
à la structure de la figure 3 le sont également à la figure 15. Les seules différences
résident dans le fait, d'une part, que les tètes des vis de fixation 14 (figure 3)
ne sont pas des tètes fendues mais des tètes formant molettes 44 pour permettre leur
actionnement manuel et, d'autre part, que la semelle de fixation est montée sur la
porte à l'aide de boulons à bois 45 coopérant avec des écrous borgnes 46, ou des écrous
simples, ou encore à l'aide de vis à métaux 47 avec douilles de bindage 48.
[0045] Le réglage en hauteur de l'étrier se fait de la même façon que celui de la gâche.
[0046] La figure 16 montre une variante de réalisation de l'étrier. Dans ce cas, la semelle
de fixation de l'étrier 41' comporte une projection triangulaire 42 fixée à la porte
par des vis 43 en des points très éloignés du coffre 37 du verrou. Il s'ensuit que
la résistance de la fixation est encore amliorée. Il est clair que les pièces femelles
utilisées pourraient être remplacées par des pièces mâles, et réciproquement. li est
bien entendu que la présente invention n'est pas limitée aux formes d'éxécution décrites
et représentées.
[0047] En particulier, les moyens de fixation selon l'invention peuvent être utilisés pour
fixer une surgâche, ayant sensiblement la forme de l'enjoliveur 12, sur la gâche existante
et à fixer cette gâche aux moyens de vis à métaux dans des inserts filetés. Plusieurs
appareils peuvent ètre réunis sur une semelle de la hauteur totale de la porte. L'invention
est également adaptable au montage sur bois, par des boulons à bois (type Japy) sur
des portes à deux battants ou sur des volets.
[0048] On comprendra encore que le principe de l'invention peut être utilisé pour remplacer
les gâches souvent en fonte des crémones, ainsi que pour la fixation de renforts d'anti-dégondage,
entrebail- leurs, etc....
1 - Gâche comprenant une semelle (1) adaptée à être solidarisée d'un chambranle (2,
2') de porte ou élément similaire, une platine de force (9) présentant deux perçages
(10) alignés avec des moyens filetés (8) dépendant de la semelle, des moyens de réglage
(11) de l'écartement entre la platine de force (9) et ladite semelle (1), et des vis
de montage (14) traversant les perçages (10) de la platine de force et venant en prise
avec les moyens filetés (8), caractérisée en ce que lesdits moyens de réglage (11)
sont des ressorts de compression, lesdits ressorts voyant leur longueur ajustée par
le degré de venue en prise des vis de montage (14) avec les moyens filetés (8) et
devenant passifs une fois effectué le réglage fait au moment de la pose.
2 - Gâche selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens filetés (7,8)
sont des écrous noyés.
3 -Gâche selon la revendication 2, comprenant un enjoliveur (12), caractérisée en
ce que ladite semelle présente deux perçages (5) débouchant sur là face de la semelle
(1) destinée à être appliquée sur le chambranle (2, 2') par un fraisage (6) approprié à recevoir la tête (7) dudit écrou noyé et dont le fût (8) traverse ladite
semelle (1), et en ce que ledit enjoliveur présente deux perçages (13) alignés avec
ceux de la platine de force (9) et de la semelle (1), pour le passage des deux vis
de montage (14) traversant les perçages alignés de l'enjoliveur (12) et de la platine
de force (9) pour venir coopérer avec le filetage des écrous noyés (7,8).
4 - Gâche selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, qui comporte, en outre,
deux contacts électriques normalement écartés l'un de l'autre et appartenant à un
circuit Incorporant une pile d'alimentation et un dispositif d'alarme, lesdits contacts
étant suscetibles d'être rapprochés sous l'effet de toute sollicitation par pesée
sur le pêne pour fermer ainsi ledit circuit électrique, caractérisée en ce que l'un
des contacts (31) est prévu sur la platine de force (9) et en ce qu'il est interposé,
entre la platine de force (9) et la semelle (1), deux plaques isolantes (32, 35),
la plus proche (23) de la platine de force (9) comportant une lame conductrice (33)
constituant le deuxième contact, ladite lame étant normalement écartée de la platine
de force par des entretoises isolantes (34) et la seconde (35) étant en contact avec
le pêne (36) coopérant avec la gâche, toute sollicitation par pesée sur le pêne (36)
déformant les deux plaques isolantes (35 et 32) et amenant la lame conductrice (33)
en contact avec la platine de force.
5 - Ensemble de gâches selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé
en ce qu'il comporte une semelle et un enjoliveur communs à plusieurs unités de platine
de force (9)/moyens filetés (7, 8)/ressorts de réglage (11).
6 - Procédé de fixation d'une gâche selon l'une quelconque des revendications 1 à
4 ou d'un ensemble selon la revendication 5, consistant à prévoir, dans ladite semelle
de force (1), au moins deux perçages adaptés à recevoir chacun une vis à métaux adaptée
à coopèrer avec un insert fileté, à pratiquer, en fond de feuillure, une mortaise
parallèle à la face du chambranle devant recevoir la gâche et à percer ladite face
du chambranle perpendiculairement à ladite mortaise jusqu'à la traverser de part en
part, caractérisé en ce que chaque insert fileté (25, 18') est introduit dans chacune
desdites mortaises (37) et en ce qu'il reçoit dans son filetage (21') la vis de fixation
(4, 4") qui le traverse de part en part.
7 - Procédé selon la revendication 5, appliqué aux chambranles en bois, caractérisé
en ce qu'il consiste à utiliser, comme insert fileté, un écrou (25) solidarisé par
tout moyen convenable d'un support (24) présentant un perçage en vis-à-vis de celui
de l'écrou et une zone de faiblesse (26) au voisinage immédiat dudit écrou (25), à
introduire le support (24) et son écrou (25) dans la mortaise (37) prévue à cet effet,
à "pêcher" ledit écrou, à l'aide de la vis à métaux (4), puis à casser le support
(24) au niveau de sa zone de faiblesse (26), emprisonnant ainsi l'écrou (25) en place.
8 - Procédé selon la revendication 5, adapté aux chambranles en bois, caractérisé
en ce qu'il consiste à utiliser, comme insert, un cylindre allongé (18') présentant
un perçage longitudinal fileté (20') et un perçage transversal fileté (21'), à fixer
temporairement un prolongateur (23) dans le perçage longitudinal (20') du cylindre
(18'), à introduire le cylindre (18') dans la mortaise (37) et, à l'aide du prolongateur
(23) à immobiliser le cylindre (18') dans la position angulaire voulue, permettant
la pénétration de la vis à métaux (4) dans le perçage transversal (21') du cylindre
(18'), à visser la vis à métaux dans ledit perçage (21') et à enlever ledit prolongateur
(23).
9 - Procédé de fixation d'une gâche selon l'une quelconque des revendications 1 à
3 ou d'un ensemble selon la revendication 4 sur un chambranle métallique creux de
porte ou élément similaire consistant à prévoir, dans la gâche, au moins deux perçages
adaptés à recevoir des vis de fixation et à visser lesdites - vis dans ledit chambranle,
caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser, comme vis de fixation, des vis en équerre
(4"') dont une première branche (27) est filetée sur toute sa longeur, à percer (en
3') le chambranle (2') pour permettre l'introduction de la seconde branche (28) de
l'équerre (4"') à l'intérieur du chambranle creux (2') et à visser, sur ladite première
branche (27) se projetant à l'extérieur du chambranle (2') et avec interposition de
la semelle (1) de la gâche, un insert fileté intérieurement (29) jusqu'à ce que la
seconde branche (28) de l'équerre (4"') soit bloquée contre la face interne du chambranle
creux (2').
10 - Gâche, selon l'une quelconque des revendications 7 à 10 de la demande de brevet
principale, coopérant avec un verrou du type comprenant un coffre (37) et un pène
(36) qui présente une extrémité active (36a) susceptible de se projeter depuis l'un
des côtés du coffre du verrou pour pénétrer dans la gâche (1, 9) en position fermée
de la serrure, et une extrémité inactive (36b) dépassant du côté du coffre opposé
à la gâche, caractérisé en ce qu'un étrier (41) chevauche l'extrémité inactive (36b)
du pène, ledit étrier comprenant une semelle (1) adaptée à être solidarisée d'une
porte, ladite semelle présentant deux perçages (5) débouchant sur la face de la semelle
destinée à être appliquée contre la porte par un fraisage approprié à recevoir la
tête d'un écrou noyé (18) et dont le fût traverse ladite semelle, un platine de force
(9) présentant deux perçages (10) alignés avec ceux de la semelle, des moyens de réglage
(11) de l'écartement entre la platine de force (9) et ladite semelle (1), un enjoliveur
(12) adapté à dissimuler à la vue le fût des écrous noyés, les moyens de réglage (11)
et la platine de force (9), ledit enjoliveur (12) présentant deux perçages (13) alignés
avec ceux de la platine de force et de la semelle, et deux vis à métaux (44) traversant
les perçages alignés de l'enjoliveur et de la platine de force et venant coopérer
avec le filetage des écrous noyés.
11 - Gâche coopérant avec un verrou, caractérisée en ce que la semelle (1) se prolonge
au- dela de la zone de déplacement du pène (de la partie inactive 36 b) par une projection
de renforcement (42).
12 - Gâche coopérant avec un verrou, selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en
ce que les vis à métaux (44) ont une tète formant molette. Permettant, depuis l'interieur,
de bloquer de pène, de comdamner le fonctionnement du verrou. Interdisant, depuis
l'extérieur, de pénetrer, même avec la clef ou ef détruisant le mécanisme du cylindre.