[0001] La présente invention concerne un interrupteur de protection du genre disjoncteur
comportant dans un boîtier isolant un déclencheur thermique à bilame, et elle a plus
particulièrement pour objet un dispositif permettant de régler la valeur du courant
thermique qui provoque le déclenchement du disjoncteur en cas de surcharge électrique,
c'est-à-dire pour le passage d'un courant dépassant la valeur nominale du disjoncteur.
[0002] On connaît déjà, d'après la demande de brevet FR-2 585 180, un mécanisme qui permet
de régler, aussi bien en usine que par l'utilisateur, le courant de déclenchement
thermique d'un disjoncteur par action d'un bilame. Ce mécanisme de réglage comporte
:
- une molette accessible de l'extérieur du boîtier de disjoncteur et pourvue d'une
denture intérieure, la molette portant des graduations qui correspondent à des valeurs
directes ou relatives de courant et qui peuvent être amenées, en tournant la molette,
en regard d'un index porté par le boîtier ;
- un flasque intérieur centré sur la molette, susceptible d'être entraîné en rotation,
pourvu d'un organe d'engrenage avec la denture de la molette, et creusé d'une rainure
de forme excentrique par rapport à l'axe de rotation de la molette ;
- une pièce formant culbuteur monté dans le boîtier et susceptible de se déplacer
en rotation autour d'un axe perpendiculaire à l'axe de rotation de la molette par
l'intermédiaire d'un organe d'entraînement engagé dans la rainure du flasque, l'axe
de rotation du culbuteur étant fixe par rapport au boîtier.
[0003] Selon la demande précitée, le culbuteur porte un crochet pivotant d'axe parallèle
à l'axe de rotation du culbuteur, lequel crochet présente, d'une part, une tête coopérant
avec un becquet prévu à une extrémité d'un levier auxiliaire de déclenchement et,
d'autre part, une queue espacée du bilame d'une distance donnée fonction de la valeur
choisie du courant thermique. En cas de surcharge électrique, le bilame vient solliciter
le crochet et contraint celui-ci à pivoter afin de le dégager du becquet du levier
de déclenchement, lequel bascule de manière à provoquer le déclenchement du disjoncteur.
[0004] Pour effecteur le réglage en usine du courant de déclenchement thermique du disjoncteur
à l'aide du mécanisme décrit ci-dessus, on commence par bloquer la molette dans une
position d'indexation de sa graduation correspondant à la valeur minimale du courant
thermique, et on met le disjoncteur en position enclenchée dans laquelle la tête du
crochet est en prise avec le becquet du levier de déclenchement. A partir de ces positions
initiales, on fait tourner dans un sens convenable uniquement le flasque pour provoquer
la rotation de l'ensemble culbuteur-crochet, via l'organe d'entraînement engagé dans
la rainure du flasque, jusqu'à ce que la queue du crochet vienne en contact contre
le bilame. Dès lors, une rotation du flasque dans le même sens que précédemment fait
pivoter le crochet autour de son point d'appui sur le bilame, de telle sorte que la
tête du crochet se dégage du becquet du levier, provoquant alors le déclenchement
du disjoncteur. La position du flasque qui vient de produire le déclenchement du disjoncteur
définit une position dite de référence zéro à partir de laquelle on fait ensuite
tourner le flasque en sens inverse d'un angle prédéterminé de manière à déplacer
la queue du crochet sur une distance prédéfinie correspondant à la course du bilame
pour la graduation correspondant à valeur minimale du courant thermique initialement
indexée lors du blocage de la molette. Le réglage usine est donc terminé et la molette
est alors débloquée et rendue solidaire du flasque par l'intermédiaire de l'organe
d'engrenage.
[0005] Toutefois, la mise en oeuvre de ce processus de réglage présente un inconvénient
majeur. En effet, étant donné que le crochet pivotant est porté par le culbuteur de
réglage, celui-ci peut occuper initialement par rapport au becquet du levier de déclenchement
une position qui est différente d'un disjoncteur à l'autre en position enclenchée
; dans ces conditions, au cours du réglage usine, l'effort exercé par le bilame sur
le crochet afin de dégager ce dernier hors du becquet du levier en vue de provoquer
le déchlenchement du disjoncteur, varie selon la position initiale prise par le crochet,
ce qui conduit inévitablement à une certaine imprécision sur le réglage final.
[0006] La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et de perfectionner
ce type de mécanisme de réglage utilisé tant en usine que par l'utilisateur, en conservant
sa simplicité de conception tout en lui donnant un faible encombrement.
[0007] A cet effet, l'idée mère de l'invention consiste à désolidariser le crochet du culbuteur
de réglage afin de maintenir désormais le crochet dans une position pseudo-fixe au
cours du réglage usine, et à réaliser une liaison cinématique appropriée entre les
diverses pièces utilisées afin d'assu rer, au cours du réglage usine, le pivotement
du crochet en exerçant le même effort pour provoquer le déclenchement du disjoncteur.
[0008] Ainsi, selon l'invention, un dispositif de réglage du courant thermique du type décrit
précédemment, dans lequel le crochet est monté pivotant autour d'un axe parallèle
à l'axe de rotation du culbuteur, est caractérisé en ce qu'il comprend également un
levier qui est articulé dans sa partie médiane au moyen d'un axe sur le crochet de
manière à constituer avec ce dernier une bielle brisée, et qui coopère à une première
extrémité au moyen d'une pièce de liaison avec le culbuteur, le levier ayant une seconde
extrémité libre destinée à être située par rapport au déclencheur thermique à bilame
à une distance fonction d'une valeur choisie du courant thermique.
[0009] L'invention vise également un interrupteur de protection du genre disjoncteur comportant
un tel dispositif de réglage du courant thermique, le déclenchement du disjoncteur
étant effectué par le bilame une fois réglé via une serrure, consécutivement à une
surcharge électrique.
[0010] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux dans la
description détaillée qui suit et se réfère aux dessins annexés donnés uniquement
à titre d'exemple et dans lesquels :
Les figures 1 et 2 représentent schématiquement, en élévation, une partie d'un disjoncteur
en position enclenchée et respectivement déclenchée en cas de surcharge électrique,
avec son dispositif de réglage du courant thermique conforme à l'invention ;
La figure 3 représente en perspective le dispositif de réglage du courant thermique
dans sa position illustrée figure 1 ;
La figure 4 représente une vue selon la flèche IV de la figure 1 ;
Les figures 5 à 8 représentent, en élévation, le dispositif de réglage respectivement
dans diverses positions prises au cours du réglage, avec arrachement de certains constituants
du disjoncteur ; et
La figure 9 représente, en élévation, le dispositif de réglage associé au disjoncteur
en position enclenchée telle qu'illustrée figure 1, après réglage du courant thermique
et avec arrachement de certains constituants du disjoncteur.
[0011] L'interrupteur de protection illustré de façon partielle sur les figures 1 et 2 est
un disjoncteur modulaire à boîtier isolant 10 équipé d'un dispositif de réglage du
courant de déclenchement thermique, désigné par le repère général 30.
[0012] Le disjoncteur présente une paire de contacts séparables, à savoir un contact fixe
CF et un contact mobile CM disposés sur un chemin de courant prévu entre deux bornes
(non figurées) du boîtier.
[0013] Le boîtier 10 comprend un déclencheur thermique à bilame 11 susceptible d'actionner
une serrure 13 par l'intermédiaire d'une bielle brisée constituée d'un crochet 31
et d'un levier 35 articulés l'un à l'autre, afin de séparer le contact mobile CM du
contact fixe CF consécutivement à une surcharge électrique apparaissant aux bornes
aval du boîtier.
[0014] Dans un souci de simplification, on n'a pas illustré le déclencheur électromagnétique
logé dans le boîtier du disjoncteur et susceptible d'actionner également la serrure
pour séparer le contact mobile du contact fixe, suite à une défaut tel qu'un court-circuit.
[0015] La serrure 13 comporte un levier 15 en forme de berceau ayant deux bras longitudinaux
parallèles reliés transversalement l'un à l'autre, d'une part, à une première extrémité,
par un tourillon 16 et, d'autre part, à une seconde extrémité, par une pièce dite
de déclenchement 17 présentant un becquet 17a dans lequel vient prendre appui une
extrémité du crochet 31 lorsque le disjoncteur est en position enclenchée (figure
1).
[0016] Une pièce 18 dite de support du contact mobile CM est montée sur un axe fixe A₁ et
est constituée, d'une part, par une semelle rigide 18a portant le contact mobile et
se terminant par une branche rigide repliée 18b, et d'autre part, par une branche
élastique formant ressort 18c susceptible de venir en butée sur l'extrémité de la
branche 18b. Le tourillon 16 du levier 15 prend appui sur la branche ressort 18c et
exerce sur celle-ci une force descendante f₁ lorsque le disjoncteur est en position
enclenchée (figure 1).
[0017] Un organe dit de déclenchement volontaire tel que, par exemple, une manette pivotante
19, est associé à la face avant 20 du boîtier 10 du disjoncteur, et est sollicité
de façon classique par un ressort qui tend à le faire pivoter selon la flèche f₂ (figure
1).
[0018] La manette 19 est reliée au levier 15 par une liaison à genouillère 22 qui se termine
par une portée 22a fixée sur le levier et susceptible de coulisser dans une fente
de guidage (non représentée) pratiquée dans le boîtier 10.
[0019] Le levier 15 est d'autre part assujetti à un ressort en épingle 24 monté sur l'axe
fixe A₁ et dont les deux extrémités libres (non figurées) viennent respectivement
en butée sur le dessous de deux taquets, dont un seul est visible en 25 sur les figures
1 et 2, respectivement montés transversalement sur les deux bras du levier ; ces
extrémités de ressort sont susceptibles d'exercer sur les taquets du levier 15 une
force ascendante f₃ (figure 1). De plus, le ressort 24 possède une branche 24a pliée
transversalement et reposant sur une butée 26 prévue dans le boîtier 10.
[0020] Le disjoncteur représenté sur les figures 1 et 2, et équipé de son dispositif de
réglage du courant thermique, fonctionne de la manière suivante en se plaçant dans
le cas où le courant de déclenchement thermique a déjà été réglé à l'aide dudit dispositif.
[0021] Dans la position enclenchée de la figure 1, la manette 19 occupe la position à gauche
sur cette figure, et le contact mobile CM est appliqué sur le contact fixe CF sous
l'effet de l'effort produit par le tourillon 16, selon la flèche f₁, sur la branche
ressort 18c de la pièce support 18. De plus, la tête du crochet 31 est en appui dans
le becquet 17a de la pièce de déclenchement 17, tandis que le levier 35 est disposé
par rapport au bilame 11 à une distance donnée
d qui est définie, comme cela est connu, en fonction de la valeur choisie du courant
de déclenchement thermique.
[0022] Lorsqu'il apparaît une surcharge électrique aux bornes aval du boîtier du disjoncteur,
le bilame 11 est chauffé par le courant de surcharge et subit une déflexion d'amplitude
d vers le levier 35 de le bielle brisée pour pousser ledit levier qui pivote en sens
antihoraire en entraînant le crochet 31 ; ce dernier pivote en sens horaire et se
dégage du becquet de la pièce de déclenchement 17 (figure 2). Une fois le crochet
31 libéré de la pièce 17, et sous l'effet des efforts conjugués f₃ et de la réaction
à f₁ (figure 1), le levier 15 bascule en sens horaire autour de la portée 22a du mécanisme
à genouillère 22 ; le tourillon 16 du levier 15 pivote donc dans le même sens, ce
qui a pour effet de détendre la branche ressort 18c qui vient en butée sur l'extrémité
de la branche 18b de la pièce porte-contact 18 (figure 2). A ce moment, la réaction
à f₁ de la branche ressort 18c s'annule, seul l'effort f₃ contribuant au pivotement
du levier 15. En pivotant, le tourillon 16 du levier 15 vient donc en butée sur la
branche 18b et provoque dès lors le basculement en sens horaire de la pièce porte-contact
18 autour de son axe A₁, ce qui a pour effet de séparer le contact mobile CM du contact
fixe CF.
[0023] On observera qu'au cours du pivotement du levier 15, la portée 22a de la genouillère
se déplace dans la fente pratiquée dans le boîtier, et, sous l'effet de son propre
ressort d'assistance, la manette 19 pivote de gauche à droite selon la flèche f₂ de
la figure 1 ; la genouillère 22 provoque donc une levée du levier 15, le tourillon
16 de ce dernier venant se glisser, à l'ouverture du contact mobile, sur le fond replié
de la branche 18b de la pièce porte-contact 18 (figure 2).
[0024] On va maintenant décrire en détail la structure proprement dite du dispositif 30
de réglage du courant thermique, en référence aux figures 3 et 4.
[0025] Sur la figure 3, le dispositif de réglage 30 comporte tout d'abord une molette isolante
32 en forme de bague pourvue d'une denture intérieure 33, et un flasque isolant 34,
de forme générale circulaire, monté à l'intérieur de la molette et coaxial à celle-ci.
[0026] Le flasque 34 est creusé d'une rainure 36 de forme excentrique par rapport à son
axe A₂ et est évidé pour former à sa périphérie un bras 37 se terminant par un doigt
38 engrenant avec les dents 33 de la molette. La section du bras 37 est déterminée
de manière à offrir une élasticité suffisante tout en conservant une certaine raideur
nécessaire à l'entraînement en rotation du flasque par la molette lors du réglage
dit utilisateur que l'on expliquera plus loin.
[0027] On notera que la molette dentée ainsi que le flasque rainuré et évidé viennent avantageusement
tous deux de moulage en une matière plastique du type polyamide par exemple ; en outre,
les dents de la molette peuvent être réalisées soit sur tout le pourtour intérieur
de la molette, soit de préférence sur une partie seulement de celui-ci.
[0028] Comme le montrent les figures 1 et 2, l'ensemble molette 32 - flasque 34 est disposé
au niveau d'une face latérale 40 du boîtier 10, côté bilame 11, en étant centré dans
un alésage pratiqué dans cette face du boîtier. D'autre part, figures 1 et 2, on
voit que le flasque 34 est creusé en son centre d'un trou borgne 42 accessible de
l'extérieur du boîtier pour l'introduction d'un outil tel que, par exemple, un tournevis.
[0029] La figure 4 représente la partie de la molette 32 qui est accessible de l'extérieur
du boîtier en débouchant d'une lumière rectangulaire 43 ménagée dans la face avant
20 du boîtier. Sur cette figure 4, la molette 32 porte un ensemble de graduations
qui correspondent à des valeurs relatives du courant thermique et qui peuvent être
amenées successivement, en tournant la molette, en regard d'un index 45 porté par
la face avant du boîtier du disjoncteur.
[0030] Il est à noter que la molette peut également être graduée en valeurs directes du
courant thermique.
[0031] Comme le montre la figure 3, le dispositif de réglage 30 comporte également une pièce
formant culbuteur 48 susceptible d'être entraînée en rotation autour d'un axe A₃
perpendiculaire à l'axe de rotation A₂ de la molette 32, par l'intermédiaire d'un
organe d'entraînement constitué par un doigt sphérique 50 monté engagé dans la rainure
36 du flasque 34.
[0032] Le culbuteur 48 présente une forme générale de U dont le fond 48a porte le doigt
d'entraînement 50 et dont l'une des deux parois latérales 48b se prolonge par une
patte verticale 48c portant transversalement en saillie, près de son extrémité libre,
un ergot ou pion 51 servant d'appui au levier 35 ; le culbuteur 48 porte, sur ses
deux parois latérales externes, deux tourillons identiques 52 coaxialement alignés,
d'axe A₃ fixe par rapport au boîtier.
[0033] Le crochet 31 est monté pivotant sur un axe A₄ fixe par rapport au boîtier et est
articulé au levier 35 au moyen d'un axe A₅. Dans l'exemple de réalisation illustré
à la figure 3, le crochet 31 se présente sous la forme d'une palette suspendue à l'intérieur
du culbuteur en U entre deux tourillons transversaux identiques 55 coaxialement alignés,
d'axe fixe A₄ parallèle à l'axe de rotation A₃ du culbuteur 48, et montés pivotants
dans le boîtier en traversant librement, c'est-à-dire sans jeu, deux orifices coaxiaux
57 ménagés respectivement dans les deux parois latérales 48b du culbuteur 48.
[0034] Le crochet 31 présente une tête 31a de forme générale arrondie qui est destinée
à prendre appui dans le becquet 17a de la pièce de déclenchement 17 (figure 1), le
centre de la tête arrondie du crochet étant alors placé par construction sur l'axe
de rotation A₃ du culbuteur 48.
[0035] Comme le montre la figure 3, le levier 35 présente une forme générale plate et allongée
dont la partie médiane est articulée au crochet 31 et dont les deux extrémités opposées
sont formées respectivement par deux doigts 61, 62 s'étendant dans une direction
transversale à l'axe d'articulation A₅ et étant situés de part et d'autre de cet axe.
Le doigt 61 repose en appui sur l'ergot 51 porté par la patte 48c du culbuteur 48,
tandis que le doigt 62 est destiné à être sollicité par le déclencheur thermique à
bilame en cas de surcharge électrique. Sur la figure 1, on voit que l'ensemble tripartite
crochet 31 - levier 35 - culbuteur 48 est agencé en une formation triangulaire susceptible
d'être déformée sous l'action du bilame, le levier 35 étant, d'une part, relié au
culbuteur 48 par l'intermédiaire de l'ergot 51 et, d'autre part, solidaire du crochet
31 au moyen de l'axe d'articulation A₅.
[0036] On va maintenant expliquer la manière d'effectuer le réglage du courant de déclenchement
thermique, d'abord en usine puis par l'utilisateur, à l'aide du dispositif décrit
précédemment, en se référant aux figures 5 à 8.
Réglage usine
[0037] Dans un premier stade initial, la molette 32 est positionnée de telle sorte que sa
graduation correspondant à la valeur minimale du courant thermique soit en regard
de l'index porté par le boîtier, comme illustré à la figure 4. La molette 32 est ensuite
bloquée ou immobilisée dans cette position, par rapport au boîtier, au moyen par exemple
d'une broche (non figurée).
[0038] On indiquera que la molette étant en position bloquée, le bras 37 (figure 3) du flasque
portant le doigt engrenant avec les dents de la molette, présente une élasticité suffisante
pour permettre au flasque d'être entraîné en rotation.
[0039] Après ce blocage de la molette, le disjoncteur est mis en position enclenchée dans
laquelle la tête 31a du crochet 31 prend appui, sous l'action d'un ressort (non figuré),
contre le becquet 17a de la pièce de déclenchement 17, comme il apparaît sur la figure
5. Dans cette position illustrée à la figure 5, par construction, le centre de la
tête arrondie 31a du crochet se trouve placé sur l'axe de rotation A₃ du culbuteur
48 ; quant au levier 35, son doigt 61 coopère avec l'ergot 51 du culbuteur, tandis
que son autre doigt 62 se trouve situé à une distance quelconque
dʹ du bilame 11.
[0040] Dans un second stade, la molette étant toujours en position bloquée, on fait tourner
dans le sens convenable le flasque 34 autour de son axe A₂ (figure 5), au moyen d'un
outil introduit dans le trou borgne 42, de manière à entraîner en rotation le culbuteur
48 dans le sens horaire suivant la fléche f₅ sur la figure 5. A cet effet, lors de
la rotation du flasque, le doigt d'entraînement 50 engagé dans la rainure excentrique
36 du flasque se déplace vers le bas suivant la flèche f₆ sur la figure 5. Au cours
de la rotation du culbuteur 48, l'ergot 51 porté par le culbuteur entraîne donc dans
le sens horaire le levier 35 qui bascule autour de l'axe A₅ pour venir en contact,
par son doigt 62, contre le bilame 11, comme illustré à la figure 6.
[0041] A partir de cette position d'appui du levier 35 contre le bilame 11 (figure 6), la
poursuite de la rotation du culbuteur 48 dans le sens horaire (flèche f₅) provoque
la rupture de la bielle constituée par le crochet 31 et le levier 35 ; le crochet
31 pivote en sens horaire (flèche f₉) autour de son axe A₄ et se dégage, au niveau
de sa tête 31a, du becquet 17a de la pièce de déclenchement 17. On a représenté sur
la figure 7 la position occupée par le levier 35 et le crochet 31 une fois libéré
de la pièce 17.
[0042] Dès que le crochet 31 se trouve libéré de la pièce 17 (figure 7), cette dernière
provoque alors le déclenchement du disjoncteur sous l'action de la serrure ; le doigt
62 du levier 35 se trouve donc situé à une distance
dʺ du bilame 11 (figure 7).
[0043] A ce stade, la position du flasque 34 qui vient de provoquer le déclenchement du
disjoncteur (figure 7) constitue une position dite de référence zéro pour le réglage
du bilame en usine.
[0044] Ainsi, dans un troisième stade, la molette étant toujours en position bloquée et
en partant de la position dite de référence zéro obtenue précédemment, on fait tourner
le flasque 34 en sens inverse (figure 7) d'un angle prédéterminé de manière à déplacer
le doigt 62 du levier 35 sur une distance prédéfinie égale à la course du bilame pour
la graduation correspondant à la valeur minimale du courant thermique et initialement
mise en regard de l'index du boîtier lors du blocage de la molette.
[0045] On notera que l'angle prédéterminé peut être remplacé par un comptage, également
prédéterminé, du nombre de dents sautées par le doigt d'engrenage du flasque.
[0046] Plus en détail, lors de la rotation en sens inverse du flasque selon l'angle prédéterminé,
le doigt 50 se déplace vers le haut suivant la flèche f₁₁ sur la figure 7 et entraîne
en rotation autour de son axe A₃ le culbuteur 48 dans le sens antihoraire suivant
la flèche f₁₂ (figure 7) ; le levier 35 monté en appui sur l'ergot 51 du culbuteur
pivote également en sens antihoraire pour s'éloigner davantage du bilame.
[0047] On a représenté sur la figure 8 la position finale prise par le doigt 62 du levier
35 qui a été déplacé d'une distance prédéfinie
d par rapport à sa position précédente dite de référence zéro partiellement illustrée
en traits mixtes sur cette figure 8. Cette distance
d correspond donc à la course du bilame pour la valeur minimale du courant thermique
qui provoquera le déclenchement du disjoncteur en cas de surcharge électrique. A
ce stade, le réglage usine est terminé ; la molette 32 est alors débloquée et rendue
solidaire du flasque 34 par l'intermédiaire du doigt d'engrenage 38 (figure 3).
Réglage utilisateur
[0048] L'utilisateur dispose, sur la molette, d'une échelle graduée en valeurs directes
ou relatives du courant thermique, qu'il peut amener successivement, en tournant la
molette, en regard de l'index porté par le boîtier.
[0049] D'autre part, comme on connaît la valeur de la course du bilame en fonction de chaque
valeur du courant thermique, les graduations sont réparties sur la molette de telle
sorte qu'en tournant la molette pour passer d'une graduation à une autre, le levier
se déplace d'une valeur connue correspondante.
[0050] On indiquera que la molette étant désormais en position débloquée, le bras du flasque
portant le doigt engrenant avec les dents de la molette, présente une raideur suffisante
pour permettre au flasque d'être entraîné solidairement en rotation avec la molette
lorsqu'on tourne celle-ci.
[0051] Dans ces conditions, selon la valeur choisie du courant thermique, la rotation de
la molette effectuée manuellement par l'utilisateur pour amener la graduation correspondant
à cette valeur de courant, face à l'index porté par le boîtier, provoque par l'intermédiaire
du culbuteur 48 entraîné par le doigt 50, un déplacement du doigt 62 du levier 35
sur une distance correspondant, par rapport à la référence zéro, à la course du bilame
pour cette valeur choisie du courant de déclenchement thermique.
[0052] Sur la figures 9, on a illustré la position du doigt 62 du levier 35 par rapport
au bilame 11 pour la valeur minimale du courant thermique choisie par l'utilisateur,
le disjoncteur étant remis dans sa position enclenchée telle qu'illustrée à la figure
1 ; bien entendu, ce choix particulier de la valeur du courant thermique est donné
uniquement à titre illustratif et non limitatif.
[0053] Ainsi, lors de l'enclenchement du disjoncteur (figure 9), le crochet 31 vient reprendre
sa position en appui contre le becquet de la pièce de déclenchement 17, tandis que
le doigt 62 du levier 35 articulé sur le crochet est désormais situé à la distance
d du bilame 11. Cette distance
d est donc égale à la course du bilame pour la valeur minimale du courant thermique
choisie par l'utilisateur, dans cet exemple.
[0054] En cas de surcharge électrique, le disjoncteur passe de sa position enclenchée (figure
9) à sa position déclenchée par action du bilame, selon le même processus décrit précédemment
en référence aux figures 1 et 2.