[0001] L'invention a pour objet un élément chauffant autorégulant.
[0002] Elle vise également le procédé de préparation dudit élément.
[0003] Il est rappelé que, par éléments chauffants autorégulants, on désigne des structures,
notamment du type câble ou bande, établies en un matériau synthétique polymère auquel
on confère, par incorporation de charges conductrices, notamment du noir de carbone,
une résistivité qui croît depuis la température ambiante --elle présente alors une
valeur appelée
Pamb-- jusqu'à une température dite "de commutation" à partir de laquelle elle augmente
très rapidement jusqu'à une valeur maximum appelée
Pmax.
[0004] On dit que les éléments chauffants autorégulants en question présentent un coefficient
de température positif, par abréviation CTP.
[0005] Dans la pratique, la température de commutation n'est pas très éloignée de la température
de fusion du polymère et l'expérience a montré que, pour des températures supérieures
à la température de fusion, certains polymères présentaient un coefficient de tempérture
négatif, par abréviation CTN, correspondant à une diminution rapide de la résistivité.
[0006] Il est connu d'éliminer le CTN par réticulation du polymère.
[0007] Les propriétés des éléments chauffants autorégulants découlent du CTP et de la température
de commutation.
[0008] Ainsi, en appliquant une tension donnée, par exemple celle du réseau, à deux points
d'un élément du genre en question, l'énergie calorifique dissipée par effet Joule
au sein de l'élément dépendra de la température à laquelle celui-ci se trouve et,
en tout cas, diminuera au fur et à mesure que cette température augmente ; cette diminution
devient plus rapide lorsqu'est dépassée la température de commutation.
[0009] Ce comportement est mis à profit dans les applications des éléments chauffants autorégulants,
applications dont on rappellera, pour fixer les idées, par exemple celle consistant
à mettre les éléments en question en oeuvre dans le gainage de canalisations devant
être maintenues à une température donnée, ou celle consistant à avoir recours auxdits
éléments pour des articles du type couverture chauffante ; l'élément chauffant autorégulant
maintiendra, si l'on prend l'exemple du gainage des canalisations, les canalisations
"gainées" à une température constante.
[0010] En effet, par application de la tension dont il a été question plus haut, la température
de l'élément chauffant augmente, par effet Joule, jusqu'à une température à partir
de laquelle il passe très peu de courant électrique dans l'élément ; celui-ci se refroidit,
sa résistivité diminue, davantage de courant passe, la température remonte et ainsi
de suite.
[0011] Il apparaît donc clairement que, pour une application donnée, nécessitant le maintien
d'une température donnée, il importe de disposer d'un élément chauffant autorégulant
ayant une température de commutation donnée.
[0012] Ces généralités étant rappelées, il est précisé que l'invention concerne plus particulièrement
les éléments chauffants autorégulants à base de copolymères d'une température de fusion
Tf
1, obtenus à partir d'une oléfine, notamment l'éthylène, et d'un comonomère constitué
par l'acétate de vinyle, lesdits copolymères comportant des charges conductrices constituées
par notamment du noir de carbone, les éléments chauffants en question étant préparés,
selon l'art antérieur, par un procédé comportant plusieurs étapes, à savoir essentiellement
:
- une étape consistant à établir un mélange intime du copolymère et de la charge conductrice,
- une étape consistant à former par, notamment, extrusion l'élément conducteur du
type cable ou bande, avec mise en place au moment de l'extrusion de deux fils métalliques
parallèles destinés à être raccordés à la source de potentiel,
- une étape consistant à gainer le susdit élément par un deuxième polymère de température
de fusion Tf2 plus élevée que Tfi,
- une étape de recuit à une température TR comprise entre Tf1 et Tf2 et
- une étape consistant à réticuler l'élément notamment par irradiation.
[0013] Des éléments de ce genre à base d'éthylène et d'acétate de vinyle sont décrits dans
le brevet français n° 77 37496 et contiennent au moins 10% d'acétate de vinyle.
[0014] L'inconvénient majeur qu'ils présentent réside dans le fait que la température de
commutation n'est pas bien définie.
[0015] En d'autres termes, la résistivité des éléments en question n'augmente pas brutalement
à partir d'une température donnée ; elle augmente simplement plus vite à partir d'un
certain domaine de température englobant la température de commutation.
[0016] C'est à cet inconvénient que les Inventeurs se sont appliqués à remédier.
[0017] Et ils ont eu le mérite de trouver, à l'issue de recherches approfondies, qu'il était
possible de conférer aux éléments chauffants autorégulants du genre en question, une
température de commutation plus franche à partir de laquelle la résistivité augment
si rapidement --cette augmentation est de l'ordre de 10
2- 10
3 Q-cm pour 30 ° C--qu'il ne passe pratiquement plus de courant dans l'élément, dès
ors que la proportion d'acétate de vinyle dans le copolymère constitutif desdits éléments
est abaissée en dessous de 10 %.
[0018] Il s'ensuit que l'élément chauffant autorégulant conforme à l'invention qui comprend
un copolymè- le réticulé, à base d'éthylène et d'un comonomère constitué par l'acétate
de vinyle, ledit copolymère comportant du noir de carbone, est caractérisé par e fait
que la proportion d'acétate de vinyle est de 3 à 2% en poids et, dans la pratique,
de 9 à 5%
3n poids, et que le noir de carbone qui est présent à raison de 13 à 30% en poids est
choisi parmi ceux dont
. la surface spécifique est comprise entre 40 et 270 m2/g,
. l'indice de structure mesuré par absorption de dibutylphtalate est compris entre
100 et 270 cm3/100 g,
. le contenu volatil est inférieur à 2 %,
. la granulométrie est comprise entre 10 et 40 nm.
[0019] Le procédé conforme à l'invention pour la fa- fabrication du susdit élément chauffant
autorégulant comprend successivement :
- une étape de préparation d'un copolymère à partir d'éthylène et d'un comonomère
constitué par l'acétate de vinyle,
- une étape de mélange dudit copolymère et de noir de carbone,
- une étape d'extrusion du copolymère ainsi chargé en noir de carbone, sous forme
de ruban ou de cable, avec mise en place dans le sens de la longueur du ruban ou du
câble de deux fils métalliques sensiblement parallèles noyés au sein du copolymère,
- une étape de réticulation du copolymère par irradiation,
est caractérisé par le fait:
- que, pour l'étape de préparation du copolymère, on a recours à une proportion d'acétate
de vinyle telle que la proportion d'acétate de vinyle dans le copolymère final soit
de 9 à 2% en poids et
- que, pour l'étape de mélange du copolymère et du noir de carbone, on a recours à
une proportion de 13 à 30% en poids de ce noir de carbone qui est choisi parmi ceux
dont
. la surface spécifique est comprise entre 40 et 270 m2/g,
. l'indice de structure mesuré par absorption de dibutylphtalate est compris entre
100 et 270 cm3/100 g,
. le contenu volatil est inférieur à 2 %,
. la granulométrie est comprise entre 10 et 40 nm.
[0020] Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description
qui
suit et du dessin, relatifs à des modes avantageux de réalisation de l'invention.
[0021] Les figures 1 et 2 du dessin montrent respectivement en plan et en coupe selon II-II
fig. 1, un élément chauffant établi conformément à l'invention.
[0022] Se proposant donc d'établir un élément chauffant autorégulant du genre en question,
conformément à l'invention on s'y prend comme suit ou de façon équivalente.
[0023] On prépare tout d'abord et cela d'une manière en elle-même connue, un copolymère
d'éthylène et d'acétate de vinyle comportant moins de 10% et plus de 2% en poids d'acétate
de vinyle.
[0024] La proportion d'acétate de vinyle est de préférence de 9 à 2% et, dans la pratique,
de 9 à 5%.
[0025] Dans un malaxeur monovis constitué par exemple par celui connu sous la marque Ko-Malaxeur
PR 46 commercialisé par la Société Buss, on mélange intimement, à une température
de 110-130 °C et pendant 2 heures et 30 minutes, le susdit copolymère et 13 à 30%
en poids de noir de carbone sélectionné parmi ceux dont
. la surface spécifique est comprise entre 40 et 270,
. l'indice de structure est compris entre 100 et 270,
. le contenu volatil est inférieur à 2 %,
. la granulométrie est comprise entre 10 et 40 nm,
étant rappelé que
- la surface spécifique, qui est mesurée par absorption d'azote, s'exprime en m2/g et renseigne sur la microporosité et sur la taille de l'agrégat de base du noir
de carbone,
- l'indice de structure, qui est mesuré par absorption de dibutylphtalate, s'exprime
et cm3/100 g et renseigne sur le nombre de particules élémentaires dans l'agrégat ainsi
que sur la forme de celui-ci,
- le contenu volatil, exprimé en %, traduit la chimie de surface et renseigne sur
la chimi- sorption et la formation de complexes en surface de l'agrégat.
[0026] L'expérience a montré que l'augmentation de la surface spécifique et de l'indice
de structure entraîne la diminution de la résistivité alors que celle-ci s'accroît
avec l'augmentation du contenu volatil.
[0027] Les susdits critères de sélection conduisent à retenir, parmi les noirs de carbone
actuellement disponibles dans le commerce, par exemple ceux commercialisés sous les
marques
- VULCAN P (commercialisé par la Société Cabot)
- VULCAN XC 72 (commercialisé par la Société Cabot).
[0028] La proportion avec laquelle ces noirs de carbone sont dispersés dans le copolymère
est de préférence de 23 à 27% en poids et notamment de 25% en poids.
[0029] Il peut également être utile d'ajouter au mélange en question d'autres additifs,
notamment pour stabiliser les compositions contre l'oxydation.
[0030] A titre d'exemple, on signale l'agent antioxydant à base de 4,4'-thiobis-(6-tert.-butyl-3-méthyl-
phénol) connu sous la marque SANTONOX.
[0031] Le mélange intime une fois obtenu est extrudé d'une manière en soi connue sous forme
d'un câble ou d'un ruban dans lequel sont noyés dans le sens longitudinal et sensiblement
parallèles l'un à l'autre, deux fils conducteurs par exemple en cuivre, cuivre étamé
ou cuivre nickelé.
[0032] Sur les figures 1 et 2, on a représenté le ruban globalement en 1 et les fils en
2a et 2b.
[0033] Comme montré, les deux fils sont connectés aux bornes d'une prise électrique 3.
[0034] Le copolymère la constitutif du ruban une fois extrudé et muni de ses fils est réticulé
par irradiation ; les charges conductrices réparties dans le copolymère sont représentées
en 1 b.
[0035] L'irradiation peut être réalisée par bombardement électronique (rayonnement β) avec
une dose de 15 Mrads.
[0036] Il peut être avantageux de recouvrir le ruban 1 d'une gaine 4 en un polymère ou mélange
de polymères de température de fusion supérieure à celle du copolymère constitutif
du ruban 1, cette dernière étant de 105 C, 102 °C et 98 °C pour des proportions d'acétate
de vinyle respectivement de 5%, 7,5% et 9%.
[0037] La température de commutation Tc [qui correspond à l'intersection des segments (quasi
linéaires pour les copolymères utilisés conformément à l'invention) rencontrés sur
la partie ascendante de la courbe

(le premier segment étant celui compris entre la température ambiante et la température
de commutation, alors que le second est celui traduisant l'augmentation --brutale
dans le cas des copolymères utilisés conformément à l'invention-- de la résistivité
au-dessus de la température de commutation)] est déterminée avec une imprécision de
seulement ±5
° C.
[0038] Etant donné que les températures Tc mesurées pour les copolymères à 5, 7,5 et 9%
d'acétate de vinyle sont respectivement de 75 ° C, 72 ° C et 66 °C, la plage dans
laquelle se situent les températures de commutation pour les copolymères ayant une
proportion de 5 à 9% d'acétate de vinyle, est de 61 à 80 °C.
[0039] A la température ambiante et pour une proportion de noir de carbone d'environ 25%,
les éléments conformes à l'invention ont une résistivité de 10
4 à 10
5 Ω-cm, ce qui se traduit par le fait que l'inégalité
2 x (concentration en noir de carbone) + 5 log p 70
est satisfaite.
[0040] La valeur de la résistivité
Pmax (exprimée en Ω-cm) à la température de pic étant d'environ 10
9 alors qu'elle est de 5.10
4 à la température ambiante dans le cas de l'élément conforme à l'invention constitué
par un copolymère comportant 9% en poids d'acétate de vinyle et dans lequel 25 % en
poids de noir de carbone ont été dispersés, le rapport

est d'environ 2.10
4.
[0041] Plus généralement ce rapport est supérieur à 10
4 pour tous les éléments chauffants du genre en question conformes à l'invention, ce
qui traduit le caractère franc et brutal de l'augmentation de la résistivité au-dessus
de la température de commutation, caractère franc que ne présentent pas les éléments
chauffants du genre en question selon l'art antérieur.
[0042] De plus, la stabilité des éléments chauffants autorégulants conformes à l'invention
est remarquable ; on signale que la diminution du rapport de pic est très faible après
100 cycles entre 70 et 130°C.
[0043] Grâce à la réticulation du copolymère, les éléments en question ne présentent pas
de coefficient de température négatif entre la température de fusion du copolymère
et 120°C.
[0044] Enfin, le copolymère constitutif des éléments chauffants autorégulants conformes
à l'invention ne flue pas selon la norme NFC 32020.
[0045] Pour être complet, on signale que si, dans la pratique, on n'a pas recours à des
proportions d'acétate de vinyle dans le copolymère inférieures à 5% --bien que de
telles proportions très faibles seraient avantageuses du point de vue de l'augmentation
de

-- c'est en raison du fait que la cristallinité du copolymère augmente alors dans
des proportions telles que les qualités mécaniques de l'élément en souffrent.
[0046] En suite de quoi et quel que soit le mode de réalisation adopté, on dispose ainsi
d'un élément chauffant autorégulant dont les caractéristiques résultent suffisamment
de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à leur sujet et qui présentent,
par rapport aux éléments chauffants du genre en question qui existent déjà, de nombreux
avantages dont notamment celui de présenter une température de commutation particulèrement
franche.
1. Elément chauffant autorégulant (1) en forme de ruban ou de câble comprenant un
copolymère réticulé (1 a), à base d'éthylène et d'un comonomère constitué par l'acétate
de vinyle et comportant du noir de carbone (1b), caractérisé par le fait que la proportion
d'acétate de vinyle est de 9 à 2% en poids et, dans la pratique, de 9 à 5% en poids,
et que le noir de carbone qui est présent à raison de 13 à 30% en poids est choisi
parmi ceux dont
. la surface spécifique est comprise entre 40 et 270 m2/g,
. l'indice de structure mesuré par absorption de dibutylphtalate est compris entre
100 et 270 cm3/100 g,
. le contenu volatil est inférieur à 2 %,
. la granulométrie est comprise entre 10 et 40 nm,
le rapport entre la valeur de la résistivité dudit élément chauffant à la température
de pic désignée par p
max et la valeur de sa résistivité à la température ambiante désignée par
Pamb étant supérieur à 10
4.
2. Procédé de fabrication de l'élément chauffant autorégulant (1) selon la revendication
1, comprenant successivement :
- une étape de préparation d'un copolymère à partir d'éthylène et d'un comonomère
constitué par l'acétate de vinyle,
- une étape de mélange dudit copolymère et de noir de carbone,
- une étape d'extrusion du copolymère (1a) ainsi chargé en noir de carbone (1b), sous
forme de ruban (1) ou de câble, avec mise en place dans le sens de la longueur du
ruban (1) ou du câble de deux fils métalliques (2a, 2b) sensiblement parallèles noyés
au sein du copolymère (1 a),
- une étape de réticulation du copolymère (1 a) par irradiation,
caractérisé par le fait:
- que, pour l'étape de préparation du copolymère, on a recours à une proportion d'acétate
de vinyle telle que la proportion d'acétate de vinyle dans le copolymère final soit
de 9 à 2% en poids et
- que, pour l'étape de mélange du copolymère et du noir de carbone, on a recours à
une proportion de 13 à 30% en poids de ce noir de carbone qui est choisi parmi ceux
dont
. la surface spécifique est comprise entre 40 et 270 m2/g,
. l'indice de structure mesuré par absorption de dibutylphtalate est compris entre
100 et 270 cm3/100 g,
. le contenu volatil est inférieur à 2 %,
. la granulométrie est comprise entre 10 et 40 nm.
1. Selbstregulierendes Heizelement (1) in Form eines Bandes oder Kabels, umfassend
ein vernetztes Copolymer (1 a) auf Basis von Ethylen und einem aus Vinylacetat bestehenden
Comonomer und Ruß (1 b), dadurch gekennzeichnet, daß der Gehalt an Vinylacetat zwischen
9 und 2 Gew.-%, in der Praxis zwischen 9 und 5 Gew.-%, liegt, und daß der Ruß, der
zu 13 bis 30 Gew.-% vorliegt, unter jenen ausgewählt ist,
- deren spezifische Oberfläche zwischen 40 und 270 m2/g beträgt,
- deren Strukturindex, gemessen durch Absorption von Dibutylphtalat, zwischen 100
und 270 cm3/100 g liegt,
- deren leichtflüchtiger Anteil kleiner als 2 % ist, und
- deren Kornklassierung zwischen 10 und 40 nm liegt,
wobei das Verhältnis zwischen dem Widerstandswert des Heizelementes bei Spitzentemperatur,
der mit p
max bezeichnet ist, und seinem Widerstandswert bei Umgebungstemperatur, welcher mit p
amb bezeichnet ist, größer als 10
4 ist.
2. Verfahren zum Herstellen des selbstregulierenden Heizelementes (1) nach Anspruch
1, das aufeinanderfolgend umfaßt:
- das Herstellen eines Copolymers ausgehend von Ethylen und einem aus Vinylacetat
bestehenden Comonomer,
- das Vermischen des Copolymers mit Ruß,
- das Extrudieren des derart mit Ruß (1 b) versetzten Copolymers (1 a) in Form eines
Bandes (1) oder Kabels unter gleichzeitigem Einsetzen von zwei im wesentlichen parallelen,
im Inneren des Copolymers (1a) eingebetteten Metalldrähten (2a, 2b) in Längsrichtung
des Bandes (1) oder Kabels,
- das Vernetzen des Copolymers (1a) durch Bestrahlung,
dadurch gekennzeichnet, daß:
- zum Herstellen des Copolymers Vinylacetat in solch einer Menge eingesetzt wird,
daß der Endgehalt des Vinylacetats im Copolymer zwischen 9 und 2 Gew.-% liegt und
- zum Vermischen des Copolymers mit Ruß dieser Ruß in einer Menge von 13 bis 30 Gew.-%
eingesetzt wird, wobei der Ruß unter jenen ausgewählt ist,
- deren spezifische Oberfläche zwischen 40 und 270 m2/g beträgt,
- deren Strukturindex, gemessen durch Absorption von Dibutylphtalat, zwischen 100
und 270 cm3/100 g liegt,
- deren leichtflüchtiger Anteil kleiner als 2 % ist, und
- deren Kornklassierung zwischen 10 und 40 nm liegt.