[0001] Le golf est un sport qui requiert un choix de matériel d'une complexité toute particulière.
Un champion professionnel, pour frapper environ 70 fois seulement une balle sur un
parcours de 18 trous, pourra utiliser une bonne quinzaine de clubs différents dont
les caractéristiques seront adaptés à chaque coup, ces caractéristiques comprenant
la longueur du manche, le poids du club et la forme de la tête ainsi que son angle
d'ouverture (dit angle de loft). On retiendra ici les caractéristiques qui dépendent
essentiellement de la morphologie du joueur, c'est-à-dire la longueur et la flexibilité
du manche ainsi que le poids total du club. Ces trois paramètres essentiels conduisent
à des définitions «normalisées» communément admises par tous les golfeurs et caractérisant
les «séries» de clubs. On entend par série de clubs, un ensemble de près d'une douzaine
de clubs, plus particulièrement de 8 fers et 3 bois ou de 9 fers et 6 bois appartenant
tous à la fois à l'une des cinq classes d'élasticité définies suivant l'échelle de
«Kenneth Smith» et désignées respectivement par L (ladies), A (flexible), R (médium),
S (stiff c'est-à-dire raide), E (extra stiff, c'est-à-dire extra raide), ainsi qu'à
l'une ou l'autre des deux classes de longueurs de manche (homme ou dame). On peut
déjà remarquer ici qu'il n'y a pas de définition précise, scientifique, de ces classes
d'élasticité: où s'arrête le médium pour devenir un stiff?
[0002] Il convient de rappeler que chacun des 15 clubs d'une série de 9 fers et 6 bois a
une tête qui vient frapper la balle sous un angle différent (angle de loft) permettant
de lui imprimer une trajectoire plus ou moins tendue et plus ou moins stabilisée selon
la giration donnée à la balle pour tenir compte des distances et des obstacles qu'il
faut franchir. Cet angle de loft est modifié avec l'élasticité du manche. Ainsi, si
un fabricant de clubs de golf veut proposer une gamme un peu complète de clubs, il
lui faut fabriquer, pour tenir compte des 5 degrés d'élasticité et des 2 degrés de
longueur (homme, dame), 10 séries (5 x 2). Les clubs d'une même série ont des caractéristiques
différentes mais ces caractéristiques présentent cependant une certaine homogénéité
concernant notamment la caractéristique que constitue le «swing-weight» qui doit rester
sensiblement constant pour les clubs d'une même série. Ce «swing-weight», sorte de
moment de la force de frappe exercée sur la balle, se calcule en multipliant le poids
total du club par la longueur de la distance qui sépare le centre de gravité du club
d'un point théorique situé conventionnellement à 12 pouces, c'est-à-dire à 30,5 cm
du sommet du manche du club (official scale swing-weight) ou à 14 pouces (35,5 cm)
du sommet du manche (lorythmique swing-weight). Il est d'une grande complexité de
tenir compte de l'ensemble des paramètres caractéristiques des clubs pour fabriquer
des séries de clubs homogènes souhaitées par les joueurs (c'est-à-dire des séries
de clubs dites «consistent» pour les joueurs anglophones).
[0003] On peut ici signaler qu'il est également intéressant d'alléger le manche d'un club
de golf. En effet l'énergie E récupérée par la balle en fin de «swing» sera d'autant
plus élevée, c'est-à-dire que la balle ira d'autant plus loin, que le manche sera
plus léger.
[0004] L'énergie donnée à la balle est telle que E = 1/2 Mv
2, M étant la masse du club et v la vitesse du swing. On voit que pour un même effort,
si la masse est faible, la vitesse augmente et l'énergie transmise à la balle également
dans une proportion qui croît comme le carré de cette vitesse. Il peut donc paraître
intéressant d'utiliser des matériaux légers tels les fibres de carbone par exemple
pour fabriquer les clubs de golf. Cependant les manches en fibres de synthèse ont
d'autres défauts qui n'ont jusqu'à présent pu être facilement maîtrisés, en particulier,
il est très difficile d'obtenir une série de clubs en fibres de carbone «consistent»
comme dit ci-avant.
[0005] On peut observer que la caractéristique physique qui prendra le mieux en compte l'ensemble
des variables (poids, longueur, élasticité) est la fréquence de vibrations du club
car elle intègre l'ensemble de ces paramètres.
[0006] Cette recherche d'équilibrage de la fréquence, ou de «frequency matching» comme disent
les anglophones, est connue dans le domaine des clubs de golf. Des auteurs et fabricants
se sont penchés sur ce problème et ont pris des brevets.
[0007] Ainsi, le brevet U.S. n° 3 871 649 présente une méthode de réglage de la fréquence
en faisant varier soit les longueurs des extrémités des clubs métalliques qui ont
des diamètres différents, soit l'épaisseur de la paroi métallique mais on ne trouve
pas cette juxtaposition par emboîtage sur des longueurs «I» déterminées à volonté
de deux parois de modules d'élasticité différents qui est ici présentée.
[0008] Le brevet U.S. n° 4 122 593 présente une table permettant de calculer la quantité
de matière à enlever à l'une ou l'autre des extrémités d'un club métallique pour l'équilibrer
en fréquence à l'intérieur d'une fourchette étroite.
[0009] Enfin, le document GB-A-2 146 906 (Wilson Sporting Goods) présente une méthode d'équilibrage
des fréquences vibratoires, en faisant, lors de la fabrication par étirage puis martelage
du tube métallique varier la longueur d'un retreint (ou «step») intermédiaire puis
en enlevant de la matière à une extrémité.
[0010] Pour qu'une série de clubs soit homogène («consistent») il faut donc que la fréquence
de vibration des clubs de la série soit constante ou, si le joueur le souhaite, qu'elle
varie régulièrement d'un club de la série à un autre.
[0011] Les dispositifs selon l'invention permettent de contrôler la fréquence de vibration
et le swing-weight de clubs de golf obtenus à partir de mêmes matériaux métalliques
ou composites en fibres de carbone associées à des fibres de bore, d'aramides ou de
verre, produits en séries industrielles.
[0012] L'invention a pour objet une méthode de production de clubs de golf constitués d'un
manche tubulaire comportant une poignée à une extrémité et dont l'autre extrémité
reçoit la tête du club, caractérisée en ce que, pour déterminer la flexibilité du
manche, on agit sur sa rigidité en faisant varier la ou les longueurs d'emboîtage
de deux ou plusieurs tubes les uns dans les autres, le premier comprenant la poignée,
le second ou les autres constituant la partie du manche supportant la tête du club
sur des distances telles que la rigidité puisse être déterminée, l'extrémité de la
poignée étant solidement maintenue fixe, par la mesure de la fréquence de vibration
de la partie libre du club.
[0013] Ainsi selon l'invention le club de golf obtenu selon la méthode de production exposée
ci-dessus se caractérise en ce qu'il est constitué d'un manche fait de plusieurs éléments
emboités les uns dans les autres sur des distances définies comportant une poignée
à une extrémité et dont l'autre extrémité reçoit la tête du club, certains au moins
des dits éléments étant métalliques.
[0014] Ainsi, les clubs sont obtenus à partir de tubes constitués dans des matériaux métalliques
ou de synthèse puis emboîtés les uns dans les autres sur des longueurs telles que
le manche de club étant solidement maintenu fixe, dans un étau par exemple, on puisse
contrôler la fréquence vibratoire de la partie libre image exacte de sa rigidité.
[0015] Il faut écrire ici que l'équation qui exprime simplement, dans des conditions sans
doute approchées mais satisfaisantes, cette fréquence «f» de vibration peut s'écrire:

dans laquelle:
E désigne le module d'élasticité du matériau constituant le manche (module de Jung),
R et r les rayons extérieur et intérieur du manche creux,
M la masse de la tête du club
L désigne la longueur du club
m la masse du manche.
[0016] Pour mesurer cette fréquence f, le club comme dit ci-avant, est fermement maintenu,
bloqué, au niveau supérieur de la poignée du manche dans un étau par exemple.
[0017] On observe que pour faire varier la fréquence de vibration d'un club on ne peut agir
sur tous les paramètres car la masse M et la longueur L sont imposées par les normes.
Ainsi, si l'on souhaite par exemple que les 9 clubs «fers» d'une même série aient
la même fréquence de vibration f alors que les masses Mi, M
2, M
3,...des têtes et les longueurs Li, L
2, L
3,...des clubs sont imposées, il faut agir presque essentiellement sur les paramètres
du numérateur de l'équation, c'est-à-dire sur la rigidité.
[0018] La caractéristique essentielle de l'invention tient compte de ce qui vient d'être
exposé ci-avant, car elle consiste à faire varier «à la demande» la rigidité des manches
des clubs en emboîtant sur des longueurs déterminées «I» un fouet central dans un
ou des tubes d'extrémité.
[0019] Ainsi, la superposition par emboîtage de deux matériaux sertis, frettés ou collés
sur des longueurs «I» que l'on peut choisir à volonté permet de faire varier la rigidité
également à volonté. La formule exprimant la fréquence de vibration du club doit alors
tenir compte dans son numérateur du paramètre «1» de longueur d'emboîtage des matériaux
superposés.
[0020] Pour bien faire comprendre l'invention, on en décrira ci-après des exemples d'exécution
sans caractère limitatif aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 représente
un dessin schématique de deux clubs ayant des poids de tête M
i et M
2 différents mais des parties centrales (1) et (2) identiques emboîtées au niveau des
poignées dans des tubes sur des longueurs différentes I
1 et I
2.
[0021] La figure 2 représente deux clubs dont les fouets (1) et (2) identiques sont emboîtés
sur une même longueur dans des tubes au niveau des poignées (7) et (8) mais dans des
tubes sur des longueurs différentes au niveau des têtes M
3 et M
4.
[0022] La figure 3 rassemble les caractéristiques des deux figures précédentes et la figure
4 est une coupe schématique d'une autre variante selon laquelle le tube formant fouet
se compose d'une paroi tubulaire extérieure d'acier contenant une paroi tubulaire
intérieure en fibres de synthèse collées ou frettées.
[0023] Selon l'exemple de la figure 1, les deux clubs sont constitués par deux tubes 1 et
2 en fibres de carbone liées par des résines époxydes par exemple. Ces tubes sont
absolument identique tant par leur composition que par leurs caractéristiques métrologiques,
de sorte qu'ils peuvent être fabriqués en série, ce qui est d'un grand intérêt économique.
[0024] Selon une caractéristique de la méthode de fabrication des clubs selon l'invention,
ces tubes sont emboîtés puis collés ou sertis sur des longueurs I
1, I
2 à l'intérieur des tubes métalliques 3 et 4 destinés à constituer les poignées des
clubs. Les longueurs I
1 et I
2 d'introduction, de collage ou de sertissage des tubes 3 et 4 sont choisies, de façon
que la fréquence vibratoire des fouets L, et L
2 qui s'étendent de la tête aux poignées collées en supportant les charges de tête
Mi et M
2 soit la même, compte tenu de ce que la vibration est modifiée au niveau de l'entrée
des fouets à l'intérieur des tubes 3 et 4. Selon ce dispositif, on conçoit qu'on puisse
fabriquer aisément une série de clubs homogènes tout en restant à l'intérieur des
limites imposées par les normes et habitudes internationales. On peut également conserver
un swing-weight constant car on observe qu'au fur et à mesure que la masse M
i augmente de poids, la longueur emboîtée I
1 augmente vers 1
2 et le déplacement du centre de gravité Ci ne se fait pas uniquement vers la masse
M
i selon l'augmentation de cette masse.
[0025] Si le swing-weight ne peut être conservé constant, on peut ajouter au niveau de la
poignée une petite masse dont l'influence ne s'exercera pas sur la fréquence de vibration
puisque la poignée est maintenue fixe qui tendra par contre à éloigner le centre de
gravité de la tête M
i.
[0026] Selon l'exemple de la figure 2, les deux clubs sont constitués par deux tubes (1)
et (2) en fibres de synthèse, fibres de carbone par exemple liées par des résines
époxydes. Ces tubes sont absolument identiques tant par leur composition que par leurs
caractéristiques métrologiques, de sorte qu'ils peuvent être fabriqués en série également.
[0027] Selon une caractéristique de la méthode de fabrication des clubs selon l'invention,
ces tubes sont emboîtés puis sertis ou collés dans des manchons (5) et (6) sur des
longueurs 1
3 et 1
4 choisies de façon que la fréquence vibratoire des fouets L
3 et L
4, qui s'étendent de la tête aux poignées (7) et (8) maintenues fixes en supportant
les charges M
3, et M
4, soit la même. On a vu en effet, que la fréquence vibratoire tient compte non seulement
des masses et des longueurs constituant le fouet, mais aussi des longueurs d'emboîtage
qui se trouvent ici transformées à volonté sur les longueurs 1
3 et 1
4. Selon ce dispositif, on conçoit qu'on puisse fabriquer aisément une série de clubs
homogènes (consistent) tout en restant à l'intérieur des limites imposées par les
normes et habitudes internationales. On peut, en effet, conserver un swing-weight
constant car on observe qu'au fur et à mesure que la masse M
4 diminue de poids, la longueur 1
4 diminue, et le déplacement du centre de gravité C
2 ne se fait pas uniquement vers le manche mais aussi vers la tête avec l'allongement
du manchon d'une longueur 1
3 ou 1
4.
[0028] Selon l'exemple de la figure 3, les deux clubs sont constitués par deux tubes (1)
et (2) en fibres de synthèse, fibres de carbone par exemple liées par des résines
époxydes. Cette fois-ci encore, ces tubes sont absolument identiques de sorte qu'ils
peuvent également être fabriqués en série.
[0029] Selon une caractéristique de la méthode de fabrication des clubs selon l'invention,
ces tubes sont emboîtés puis sertis ou collés dans les manchons de tête (9) et (10)
qui portent les têtes M
5 et M
6 dans les tubes de poignées (11) et (12) sur des longueurs respectives 1
5 et 1
6 puis 1
7 et 1
8 de telle façon que la fréquence vibratoire des fouets L
5 et L
6 qui s'étendent de la tête des clubs au sommet des piognées moins une longueur «d»,
4 ou 5 pouces (10 ou 12,5 cm) par exemple, qui délimite la position des mains du joueur,
soit la même. Cette longueur d est celle qui lors de la mesure de la fréquence vibratoire
est maintenue fixe dans l'étau.
[0030] Selon ce dispositif, on conçoit aussi qu'on puisse fabriquer une série de clubs homogènes
(consistent) comme dans les deux cas précédents. On peut aussi conserver un swing-weight
constant et déplaçant le centre de gravité C
3 de façon indiquée dans les cas précédents.
[0031] On remarquera aussi que le dispositif selon l'invention permet une économie substantielle
de matériaux coûteux puisque la partie du manche au niveau de la poignée du club est
surtout constituée par un métal sensiblement moins cher que les fibres de synthèse.
[0032] On remarquera également que le dispositif selon l'invention permet de pallier un
inconvénient qui freine l'utilisation des fibres de synthèse (aux caractéristiques
pourtant si intéressantes) dans la fabrication des clubs de golf: les têtes devant
parfois être changées, elles sont de préférence collées avec des adhésifs thermo-fusibles.
Or ceux-ci ne peuvent être utilisés car les manches en fibres liées à des résines
résistent mal à la chaleur. En l'occurrence, les manchons métalliques (5, 6, 9, 10)
qui isolent le manche en fibres des têtes, permettent ces collages thermo-fusibles
puisqu'ils résistent à la chaleur.
[0033] Selon la variante représentée sur la figure 4, les tubes formant fouets sont des
tubes composites résultant de l'association d'une paroi tubulaire extérieure métallique
(14, 16) par exemple en acier, et d'une paroi interne (15) formée par un tube de fibres
de synthèse fretté à l'intérieur du tube métallique (14) et pouvant accroître ses
caractéristiques mécaniques en particulier sa rigidité tout en permettant l'allègement
de l'ensemble. Cette disposition peut enfin être adoptée sur une partie seulement
du fouet, c'est-à-dire que le tube de fibres fretté (15) prévu à l'intérieur du tube
d'acier (14) peut ne s'étendre que sur une fraction de la longueur du tube d'acier
(14).
[0034] D'autre part, le tube (14) peut être suivi par une succession de tubes (16 etc.)
de diamètres décroissants emboîtés et collés ou frettés les uns dans les autres comme
représenté sur la figure 4. Enfin, un manchon (17) en produit synthétique isolant
peut être interposé entre le tube (14) du fouet et le tube métallique formant le manche.
1. Méthode de production de clubs de golf constitués d'un manche tubulaire comportant
une poignée à une extrémité et dont l'autre extrémité reçoit la tête du club, caractérisée
en ce que, pour déterminer la flexibilité du manche, on agit sur sa rigidité en faisant
varier la ou les longueurs d'emboîtage de deux ou plusieurs tubes les uns dans les
autres, le premier comprenant la poignée, le second ou les autres constituant la partie
du manche supportant la tête du club, sur des distances telles que la rigidité puisse
être déterminée, l'extrémité de la poignée étant solidement maintenue fixe, par la
mesure de la fréquence de vibration de la partie libre du club.
2. Méthode de production des clubs de golf selon la revendication 1 qui consiste à
fabriquer le manche du club à partir d'au moins deux tubes différents dont l'un (1,
2) éventuellement conique, supporte la tête du club, mais dont une extrémité est cylindrique
du côté de la poignée, en fibres de synthèse telles que fibres de carbone, fibres
de bore, fibres de verre ou fibres de polyamides aromatiques, est emboîté dans l'autre
tube métallique (3, 4) constituant la poignée du manche puis serti ou collé sur une
longueur (11, 12) telle que la fréquence de vibration du club dont dépend sa rigidité se trouve contrôlée.
3. Méthode de production des clubs de golf selon la revendication 1, qui consiste
à fabriquer le manche du club à partir d'au moins deux tubes différents, dont l'un
éventuellement conique (1, 2), mais dont une extrémité est cylindrique du côté de
la tête en fibres de synthèse telles que fibres de carbone, fibres de bore, fibres
de verre ou fibres de polyamides aromatiques, est emboîté dans l'autre tube métallique
(5, 6) portant la tête du club puis serti ou collé sur une longueur (13,14) telle que la fréquence de vibration du club dont dépend sa rigidité se trouve contrôlée.
4. Méthode de production des clubs de golf selon la revendication 1, qui consiste
à fabriquer le manche du club à partir d'au moins trois tubes différents dont le tube
intermédiaire, éventuellement conique (1, 2) mais dont les deux extrémités sont cylindriques,
en fibres de synthèse telles que fibres de carbone, fibres de bore, fibres de verre
ou fibres de polyamides aromatiques, est emboîté dans les deux autres tubes métalliques
constituant l'un le support de la tête du club (9, 10), l'autre la poignée (11, 12)
sur des longueurs respectivement (15, I6) et (17, 18) telles que la fréquence de vibration du club, sur une longueur (Ls, Ls) égale à sa taille moins une distance d à partir du sommet de la poignée, se trouve
contrôlée.
5. Club de golf obtenu selon la méthode de production de l'une quelconque des revendications
1 à 4, caractérisé en ce qu'il est constitué d'un manche fait de plusieurs éléments
emboîtés les uns dans les autres sur des distances définies comportant une poignée
à une extrémité et dont l'autre extrémité reçoit la tête du club, certains au moins
des dits éléments étant métalliques.
6. Club de golf selon la revendication 5, caractérisé en ce que tous les éléments
emboîtés sont métalliques.
7. Club de golf selon la revendication 5, caractérisé en ce que certains éléments
emboîtés sont métalliques, et les autres en fibres de synthèse.
8. Club de golf selon la revendication 7, caractérisé en ce que certains éléments
emboîtés sont constitués d'une enveloppe extérieure métallique (14) dans laquelle
est emboîté puis fretté ou collé un tube intermédiaire (15) constitué de fibres de
synthèse.
1. Verfahren zur Herstellung von Golfschlägern, welche aus einer rohrförmigen Schaftstange
mit einem Handgriff an einem Ende bestehen, während ihr anderes Ende zur Aufnahme
des Schlägerkopfes ausgebildet ist, dadurch gekennzeichnet, daß zur Vorgabe der Elastizität
der Schaftstange deren Steifigkeit dadurch beeinflußt wird, daß die Einschublänge(n)
von zwei oder mehreren Rohren ineinander verändert wird bzw. werden, wovon das erste
den Handgriff trägt, während das zweite bzw. die weiteren den Teil der Schaftstange
bilden, die den Schlägerkopf trägt, wobei die Veränderung über einen solchen Abstand
erfolgt, daß die Steifigkeit festlegbar ist, während das Handgriffende durch die Messung
der Schwingungsfrequenz des freien Teils des Golfschlägers in fester Beziehung gehalten
wird.
2. Verfahren zur Herstellung von Golfschlägern nach Anspruch 1, bei welchem die Schaftstange
des Golfschlägers aus mindestens zwei verschiedenen Rohren gefertigt wird, wovon das
eine (1,2) gegebenenfalls konisch ausgebildet ist und den Schlägerkopf trägt, während
sein zum Handgriff hin befindliches Ende zylindrisch ausgebildet ist, aus synthetischen
Fasern, beispielsweise Karbonfasern, Borfasern, Glasfasern oder Fasern aus aromatischen
Polyamiden gefertigt und in das andere metallische Rohr (3, 4) eingeschoben wird,
welches den Handgriff an der Schaftstange bildet, und anschließend über eine solche
Länge (I1, 12) eingepreßt bzw. verklebt wird, daß die Schwingungsfrequenz der Schaftstange, von
welcher ihre Steifigkeit abhängt, einstellbar ist.
3. Verfahren zur Herstellung von Golfschlägern nach Anspruch 1, bei welchem der Golfschläger
aus mindestens zwei verschiedenen Rohren gefertigt wird, wovon das eine gegebenenfalls
konisch (1,2) ausgebildet ist, während sein zum Schlägerkopf hin befindliches Ende
zylindrisch ausgebildet ist, aus synthetischen Fasern wie beispielsweise Karbonfasern,
Borfasern, Glasfasern oder Fasern aus aromatischen Polyamiden hergestellt wird, in
das andere metallische Rohr (5, 6), welches den Schlägerkopf trägt, eingeschoben und
anschließend über eine solche Länge (13, 14) eingepreßt bzw. verklebt wird, daß die Schwingungsfrequenz des Golfschlägers, von
dem seine Steifigkeit abhängt, einstellbar ist.
4. Verfahren zur Herstellung von Golfschlägern nach Anspruch 1, bei welchem der Golfschläger
aus mindestens drei verschiedenen Rohren gefertigt wird, wovon das mittlere gegebenenfalls
konisch (1, 2) ausgebildet ist, während seine beiden Enden zylindrisch sind, aus synthetischen
Fasern wie beispielsweise Karbonfasern, Borfasern, Glasfasern oder Fasern aus aromatischen
Polyamiden hergestellt wird, in die beiden anderen metallischen Rohre, wovon das eine
die Halterung für den Schlägerkopf (9, 10) bildet und das andere den Handgriff (11,
12) trägt, jeweils über eine solche Länge (15, 16) bzw. (I7, I8) eingeschoben wird, daß die Schwingungsfrequenz des Golfschlägers über eine Länge
(L5, L6), die gleich seiner Größe abzüglich eines Abstands ab der Spitze des Handgriffs,
einstellbar ist.
5. Golfschläger hergestellt nach dem Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch
gekennzeichnet, daß er aus einer Schaftstange besteht, welche aus mehreren, über festgelegte
Abstände ineinander geschobenen Elementen besteht, und an einem Ende einen Handgriff
trägt, während das andere Ende den Schlägerkopf aufnimmt, wobei zumindest einige der
Elemente aus Metall bestehen.
6. Golfschläger nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß alle ineinandergeschobenen
Elemente aus Metall bestehen.
7. Golfschläger nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß einige der ineinandergeschobenen
Elemente aus Metall und die anderen aus synthetischen Fasern bestehen.
8. Golfschläger nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß einige der ineinandergeschobenen
Elemente aus einer Außenhülle (14) aus Metall bestehen, in welche ein aus synthetischen
Fasern bestehendes mittleres Rohr (15) eingeschoben, und anschließend eingepreßt bzw.
verklebt ist.
1. Process for producing golf clubs formed by a tubular shaft consisting of a handle
at one end and of which the other end receives the club head, characterised in that
in order to determine the flexibility of the shaft, its rigidity is adjusted by varying
the nesting length(s) of two or more tubes which fit into one another, the first comprising
the handle, the second or the others consisting of the part of the shaft supporting
the club head over distances such that the rigidity can be determined by measuring
the vibration frequency of the free part of the club when the end of the handle is
securely fixed.
2. Process for producing golf clubs according to Claim 1, which consists of making
the club shaft from at least two different tubes, one (1, 2) of which, possibly conical,
but cylindrical at the handle end, supports the club shaft, made of synthetic fibres
such as carbon fibres, boron fibres, glass fibres or aromatic polyamide fibres, and
is nested into the other metal tube (3, 4) forming the handle of the shaft, is then
set or stuck over a length (11, I2) such that the vibration frequency of the club, on which its rigidity depends, is
controlled.
3. Process for producing golf clubs according to Claim 1, which consists of producing
the club shaft from at least two differenttubes, one of which is possibly conical
(1, 2) but cylindrical at the head end, made of synthetic fibres such as carbon fibres,
boron fibres, glass fibres or aromatic polyamide fibres, is nested into the other
metal tube (5, 6) bearing the club head then set or stuck over a length (13,14) such that the vibration frequency of the club on which its rigidity depends is controlled.
4. Process for producing golf clubs according to Claim 1, which consists of producing
the club shaft from at least three different tubes of which the middle tube, possibly
conical (1, 2), but with both ends cylindrical, made of synthetic fibres such as carbon
fibres, boron fibres, glass fibres or aromatic polyamide fibres, is nested into the
two other metal tubes, one forming the support of the club head (9, 10), the other
the handle (11, 12), over lengths respectively (15, 16) and (I7, Is) such that the vibration frequency of the club is controlled for a length (Ls, L6) equal to its size minus a distance d from the top of the handle.
5. Golf club produced according to the production method of any one of the Claims
1 to 4, characterised in that it is composed up of a shaft made of several elements
nested into each other at defined intervals comprising a handle at one end and the
other end of which receives the club head, at least some of the said elements being
of metal.
6. Golf club according to Claim 5, characterised in that all the nested elements are
of metal.
7. Golf club according to Claim 5, characterised in that certain nested elements are
of metal and others are made of synthetic fibres.
8. Golf club according to Claim 7, characterised in that certain nested elements are
made up of a metal external casing (14) into which an intermediate tube (15) of synthetic
fibres is nested then bonded or stuck.