(19)
(11) EP 0 260 164 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
16.03.1988  Bulletin  1988/11

(21) Numéro de dépôt: 87401763.5

(22) Date de dépôt:  28.07.1987
(51) Int. Cl.4H05B 39/04
(84) Etats contractants désignés:
BE DE ES GB GR IT LU NL

(30) Priorité: 01.08.1986 FR 8611232

(71) Demandeur: S.T.L. (S.A.R.L.)
F-60240 Montagny-en-Vexin (FR)

(72) Inventeur:
  • Cheylus, Jacques
    F-95770 Montreuil s/ Erte (FR)

(74) Mandataire: Bugnon-Hays, Claudine 
PATCO S.A. 10, rue Vivienne
75002 Paris
75002 Paris (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Programmateur de puissance d'un réseau de lampes d'éclairage


    (57) La présente invention concerne le domaine de l'éclairage public ou d'ateliers.
    Elle concerne en particulier un dispositif qui a pour fonction de faire varier la puissance d'un réseau de lampes électriques en fonction de paramètres d'asservissement tels que l'heure ou la luminosité exté­rieure et de fournir audit réseau une puissance maximale au moment de l'allumage du réseau afin de permettre aux lampes d'atteindre leur régime de fonctionnement quelles que soient les valeurs du paramètre d'asservis­sement.




    Description


    [0001] La présente invention concerne un système de variation de puissance dans un circuit électrique comprenant une ou plusieurs lampes électri­ques. Le présent dispositif a pour but de faire varier la puissance d'éclairage en fonction de paramètres tels que l'heure ou la luminosité extérieure. Il est notamment destiné à commander un réseau d'éclairage public ou un réseau d'éclairage dans des ateliers.

    [0002] On connait des dispositifs destinés à faire varier la puissance de lampes mettant en oeuvre des variateurs électromécaniques tels que des rhéostats ou des transformateurs toriques. On connait également des variateurs électroniques utilisant des triacs.

    [0003] Ces dispositifs présentent un certain nombre d'inconvénients : les variateurs électromécaniques peuvent avoir dans certains cas un rendement faible et être générateurs de parasites électromagnétiques. De plus, ils nécessitent un système de motorisation asservie complexe pour réagir à des paramètres extérieurs. Les variateurs électroniques sont d'autre part sensibles aux perturbations du réseau, notamment aux surtensions pouvant apparaître lors d'un orage.

    [0004] Mais, outre les inconvénients cités ci-dessus, les dispositifs connus ne conviennent pas pour certains types de lampes nécessitant obligatoire­ment une puissance maximale à l'allumage.

    [0005] Ceci est notamment le cas pour certaines lampes du type à vapeur mé­talliques telles que les lampes au sodium ou les lampes au mercure stabi­lisées par des appareillages standard.

    [0006] La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient en assurant une puissance maximale sur le réseau au moment de l'allumage et pendant une durée suffisante pour que les lampes atteignent leur régime de fonctionnement et ceci quelles que soient les valeurs des paramètres d'asservissement.

    [0007] La présente invention présente de nombreux autres avantages. Notam­ment, le dispositif selon l'invention est très peu sensible aux pertur­bations du réseau, ne crée pas de parasites électromagnétiques et a un bon rendement. De plus, étant réalisé avec des composants standard, il est d'un coût réduit et d'une grande fiabilité.

    [0008] D'autres avantages et caractéristiques ressortiront mieux à la lecture de la description qui va suivre et qui expose un mode particu­lier de réalisation donné à titre indicatif et non limitatif.

    [0009] La figure 1 représente un schéma synoptique du dispositif.

    [0010] Le dispositif comprend deux inverseurs électromagnétiques (1) et (2) et deux inverseurs (3) et (4) commandés par une horloge ainsi qu'un transformateur injecteur (5) et un temporisateur (6), d'une période égale à la durée nécessaire aux lampes pour atteindre leur régime de fonctionnement, soit de 5 à 10 secondes pour les lampes tubes à starter et d'environ 1 minute pour les lampes du type à sodium haute pression (SHP) et les lampes à mercure.

    [0011] L'injecteur (5) est constitué d'un transformateur dont l'enroule­ment secondaire (7) est inséré dans la phase du réseau d'éclairage et dont l'enroulement primaire (8) possède plusieurs prises.

    [0012] Lorsque l'enroulement primaire est mis en court-circuit, le réseau est alimenté à sa puissance maximale.

    [0013] Cela se produit lorsque la bobine (9) de l'inverseur électromagné­tique (2) est excitée et ferme le contact (10).

    [0014] La bobine (9) est commandée par le temporisateur (6). Lors de la mise sous tension du réseau, le temporisateur (6) établit un contact fugitif entre le point (11) et la phase. Ce contact est maintenu pendant une durée réglable et déterminée par les caractéristiques des lampes utilisées sur le réseau d'éclairage. Elle peut être fixée à titre d'exemple à 120 secondes pour des lampes du type SHP.

    [0015] Après ce délai, le temporisateur revient à sa position de repos et assure un contact entre la phase et le point (12).

    [0016] Le point (12) est d'autre part relié à l'inverseur (4) qui peut être commandé par une horloge mécanique ou électronique.

    [0017] Cet inverseur (4) alimente la bobine (13) ou la bobine (9) de l'inverseur électromagnétique (2) selon sa position.

    [0018] Lorsque la bobine (9) est excitée, l'enroulement secondaire de l'injecteur (5) est mis en court-circuit et le réseau est donc alimenté à sa puissance maximale. Lorsque la bobine (13) est excitée, la puissance disponible sur le réseau peut prendre deux valeurs selon l'état de l'in­verseur (3). Cet inverseur (3) pouvant également être commandé par une pendule alimente la bobine (14) our (15) de l'inverseur électromagné­tique (1). Lorsque la bobine (14) est excitée, la prise intermédiaire de l'injecteur est alimentée et lorsque la bobine (15) est excitée, la prise extrême (16) de l'injecteur (5) est alimentée. Il est ainsi possible de faire varier la puissance du réseau d'éclairage en fonction de l'état des inverseurs (3) et (4) selon le tableau suivant :



    [0019] Ce tableau n'est bien entendu valable que lorsque le temporisateur est en position de repos (12). Lorsque le temporisateur (6) est en posi­tion fugitive de travail (11), la puissance disponible sur le réseau d'éclairage est maximale quelles que soient les positions des inverseurs (3 et 4).

    [0020] Dans ce qui va suivre, on donnera quelques exemples non limitatifs de variantes.

    [0021] Selon une première variante, le dispositif peut comporter un injec­teur disposant de plusieurs prises intermédiaires.

    [0022] Il est ainsi possible d'ajuster les puissances intermédiaires et minimales du réseau d'éclairage.

    [0023] Selon une seconde variante, on insère un deuxième injecteur entre l'inverseur électromagnétique (1) et l'inverseur électromagnétique (2).

    [0024] Ce deuxième injecteur permet d'ajuster finement les valeurs mini­males et intermédiaires.

    [0025] Selon une autre variante, un des inverseurs (3, 4) ou les deux, peuvent être commandés par des dispositifs sensibles à l'éclairage exté­rieur.

    [0026] A titre d'exemple, dans le cas d'éclairage d'ateliers, l'inverseur (4) peut être constitué d'une cellule photoélectrique commandant un relais électromagnétique ou électronique dont le seuil de déclenchement corres­pondra à la tombée du jour. L'inverseur (3) peut également être constitué d'une cellule photoélectrique commandant un relais dont le seuil de déclenchement correspondra à une luminosité supérieure, afin de moduler l'éclairage en fonction de la luminosité extérieure.

    [0027] Une autre variante consiste à remplacer les inverseurs électromagné­iques (1) et (2) par des inverseurs triphasés afin de commander un réseau triphasé.

    [0028] De nombreux autres modes de réalisation peuvent être envisagés sans pour autant sortir du champ de la présente invention.


    Revendications

    1) Système de variation de puissance dans un circuit électrique comprenant au moins une lampe électrique, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens assurant le passage du courant électrique à pleine puissance lors de la mise sous tension de ladite lampe.
     
    2) Système suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un transformateur (5) dont l'enroulement secondaire (7) est disposé sur le circuit en série avec la lampe électrique, le circuit annexe sur lequel est disposé l'enroulement secondaire (8) comportant des moyens de mise en court-circuit de ce primaire.
     
    3) Système suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le circuit de primaire (8) comporte un inverseur (2) pouvant mettre en court-­circuit l'enroulement primaire (8).
     
    4) Système suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'in­verseur est commandé par deux bobines d'excitation (9) et (13).
     
    5) Système suivant l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce qu'un autre inverseur (1) est placé entre le contact commun (10) de l'inverseur (2) d'une part, et les prises intermédiaires de l'enroulement primaire (8) d'autre part.
     
    6) Système suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'in­verseur (1) est commandé par deux bobines d'excitation (14) et (15).
     
    7) Système suivant l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que chacun des deux inverseurs (1) et (2) est commandé par des inverseurs (3) et (4).
     
    8) Système suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'un au moins des inverseurs (3) et (4) est commandé par une horloge.
     
    9) Système suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'un au moins des inverseurs (3) et (4) est commandé par un dispositif sensible à la lumière.
     
    10) Système suivant l'une des revendications 5 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte un auto-transformateur dont le secondaire est disposé entre les points communs des inverseurs (1) et (2).
     




    Dessins







    Rapport de recherche