| (19) |
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(11) |
EP 0 260 192 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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03.10.1990 Bulletin 1990/40 |
| (22) |
Date de dépôt: 04.09.1987 |
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| (54) |
Selle d'équitation et son procédé de fabrication
Reitsattel und Herstellungsverfahren
Riding saddle and process for making it
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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AT BE CH DE ES FR GB GR IT LI LU NL SE |
| (30) |
Priorité: |
12.09.1986 FR 8612809
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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16.03.1988 Bulletin 1988/11 |
| (73) |
Titulaire: ANCIENS ETABLISSEMENTS WARIN FILS BWF |
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F-91032 Evry Cédex (FR) |
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| (72) |
Inventeurs: |
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- Dumoulin, Patrick
F-77780 Bourron-Marlotte (FR)
- Recalt, Hugues
F-33140 Villenave d'Ornon (FR)
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| (74) |
Mandataire: Poidatz, Emmanuel |
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Cabinet M. SABATIER
83, Avenue Foch F-75116 Paris F-75116 Paris (FR) |
| (56) |
Documents cités: :
FR-A- 2 525 201
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US-A- 3 286 440
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] L'invention concerne une selle d'équitation, du type comprenant un arçon monté entre
deux épaisseurs de matière plastique souple qui forment respectivement le siège et
le dessous de la selle, et un procédé de fabrication de cette selle.
[0002] Les selles classiques comprennent en général un arçon rigide en métal, ou en bois
renforcé par des parties métalliques, ou éventuellement en une matière synthétique,
sur lequel sont tendues des sangles supportant un revêtement traditionnellement en
cuir, fixé à l'arçon par exemple par cloutage. L'arçon doit posséder normalement une
rigidité suffisante pour assurer en permanence le dégagement du garrot du cheval et
le maintien en forme de la selle, dont il constitue l'armature. Une selle comprenant
un tel arçon est donc, par nature, incapable d'adaptation à la morphologie d'un cheval
d'une part, et à celle d'un cavalier, d'autre part. Pour cette raison, dans les selles
traditionnelles, la forme de l'arçon est un compromis entre les différentes formes
possibles des dos des chevaux, et un même modèle de selle est parfois proposé en plusieurs
tailles différentes correspondant à différentes tailles de cavaliers.
[0003] Les inconvénients de ces selles découlent de leur structure : ou bien l'arçon est
suffisamment rigide pour assurer le dégagement du garrot et conserver sa forme à la
selle, mais dans ce cas il ne permet pas une répartition régulière du poids du cavalier
sur le dos du cheval au détriment de l'équilibre du cavalier, ou bien l'arçon est
relativement flexible et, dans ce cas, la selle se déforme sous le poids du cavalier
et l'arçon peut venir au contact du garrot. On a donc tendance à préférer une selle
à arçon rigide, sur laquelle on a rapporté des taquets et des matelassures pour assurer
un appui correct de la selle sur le dos du cheval et améliorer l'équilibre du cavalier.
[0004] Ces solutions classiques ont toutefois leurs inconvénients propres, car elles augmentent
le poids et l'épaisseur de la selle et éloignent le cavalier du dos du cheval, au
détriment de sa stabilité et de son équilibre.
[0005] Le brevet français 83 13 317 a proposé, pour tenter de pallier ces inconvénients,
une solution s'écartant largement des techniques traditionnelles, et selon laquelle
un arçon rigide mais aussi mince et léger que possible, est placé entre deux parties
moulées en matière plastique alvéolaire, légère, amortissante et antiglissante, qui
constituent respectivement le siège et le dessous de la selle. Une selle de ce type
permet un meilleur équilibre du cavalier, en raison de sa plus faible épaisseur et
de ses propriétés antiglissantes, et s'adapte plus facilement qu'une selle classique
à la morphologie du cavalier et à celle du cheval en raison de la souplesse des parties
supérieure et inférieure en mousse plastique. Toutefois, sur toute sa longueur, l'arçon
s'oppose par sa rigidité à cette souplesse et a essentiellement pour rôle, comme dans
les selles traditionnelles, d'assurer le dégagement du garrot, sans être lui-même
capable d'adaptation à la morphologie du cheval et à celle du cavalier.
[0006] La demande de brevet français FR-A 2 525 201 a également proposé une selle d'équitation
dans laquelle un arçon comprenant une arcade rigide et sensiblement indéformable est
monté entre deux épaisseurs de matière dont l'une constitue le siège et dont l'autre
constitue le dessous de la selle, l'arçon étant mince, rigide, formé d'une seule pièce
en matériau composite.
[0007] Une selle de ce type permet d'améliorer la position du cavalier par la présence d'une
zone médiane étroite et l'élimination du sanglage de fond de selle.
[0008] Toutefois cette selle à arçon rigide reste indéformable et n'est pas susceptible
de s'adapter à la morphologie du cheval, notamment le long du dos de celui-ci.
[0009] L'invention a pour objet une nouvelle selle qui ne présente pas les inconvénients
des selles à arçon rigide, tout en conservant leurs avantages.
[0010] A cet effet l'invention propose une selle d'équitation, dans laquelle un arçon comprenant
une arcade rigide et sensiblement indéformable est monté entre deux épaisseurs de
matière dont l'une constitue le siège et dont l'autre constitue le dessous de la selle,
l'arçon étant mince, rigide, formé d'une seule pièce et en matériau composite, caractérisée
en ce que les deux épaisseurs entre lesquelles est monté l'arçon sont en matière plastique
souple, en ce que l'épaisseur constituant le dessous de la selle comprend les quartiers
et en ce que l'arçon est formé par une bande rigide et sensiblement indéformable sur
la majeure partie de l'arçon et qui présente des zones prédéterminées de flexibilité
contrôlée telles que l'arçon puisse s'adapter à la morphologie d'un cheval.
[0011] La selle selon l'invention permet donc de combiner les avantages des selles à arçon
flexible et des selles à arçon rigide, tout en évitant leurs inconvénients. Par sa
rigidité au niveau de l'arcade, l'arçon garantit en permanence le dégagement du garrot
du cheval tandis que, dans d'autres zones déterminées, sa flexibilité permet une adaptation
automatique à la forme du dos du cheval, sous l'effet du poids du cavalier, et une
répartition régulière de ce poids sur le dos du cheval. Deux des zones de flexibilité
controlée de l'arçon sont situées aux extrémités latérales avant de l'arcade, qui
forment des patins plats flexibles appliqués sur les quartiers du dessous de la selle.
[0012] La flexibilité de ces patins plats formés aux extrémités latérales de l'arcade leur
permet de s'ouvrir vers l'extérieur ou de se refermer vers l'intérieur en fonction
de la forme du dos du cheval, et également de suivre, dans une certaine mesure, les
déformations de la selle quand le cheval est en mouvement.
[0013] L'arçon de la selle selon l'invention peut être très court ; dans ce cas, ce sont
les parties arrières du dessous et du dessus de la selle qui posséderont une rigidité
relative assurant le maintien en forme de la selle et permettant, par leur réalisation
en matière plastique alvéolaire, une adaptation à la morphologie du cavalier et à
celle du cheval.
[0014] L'arçon peut également être relativement long, comme dans les selles traditionnelles.
Dans ce cas, il comprend une partie arrière venant d'une seule pièce avec l'arcade
et ayant sensiblement la forme d'un U incurvé rigide à branches plates dont les extrémités
sont raccordées à l'arcade par des zones à flexibilité controlée autour d'un axe transversal
pour adaptation à la courbure du dos du cheval le long de son épine dorsale.
[0015] Par ailleurs, l'extrémité arrière de l'arçon, formée par la base du U incurvé comprend
une zone médiane à flexibilité contrôlée autour de l'axe longitudinal de la selle,
pour adaptation à la largeur du dos du cheval.
[0016] Un tel arçon a des dimensions, en longueur et en largeur, qui sont inférieures à
celles du siège de la selle. La partie supérieure de la selle, réalisée en matière
plastique alvéolaire, va donc déborder largement tout autour de la partie arrière
de l'arçon et, par sa souplesse, va pouvoir s'adapter automatiquement à la morphologie
du cavalier.
[0017] Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, l'arçon est constitué par une
superposition de couches de fibres qui sont assemblées et liées par une résine thermodurcissable
telle qu'une résine époxy. Cet arçon comprend par exemple des couches de tissu de
fibres de base, telles que des fibres de verre, et des couches de tissu de fibres
de renforcement, telles que des fibres de carbone par exemple.
[0018] Avantageusement les zones ou parties flexibles de l'arçon sont définies, par rapport
aux zones rigides auxquelles elles sont raccordées, par une diminution du nombre de
couches de fibres de base, par une absence de fibres de renforcement, et/ou par une
orientation particulière des fibres de base, par exemple à 45
° par rapport à l'axe de flexibilité souhaité.
[0019] Après réalisation de l'arçon, la partie supérieure de la selle en matière plastique
souple est fixée localement à l'arçon et à la partie inférieure de la selle, par exemple
par collage.
[0020] En variante, les parties supérieure et inférieure de la selle en matière plastique
peuvent être surmoulées directement sur l'arçon.
[0021] De préférence, les faces internes de ces deux parties de la selle comprennent des
cavités ou des empreintes de réception et de positionnement de l'arçon.
[0022] Par ailleurs, en particulier dans le cas d'un arçon court, la partie formant le siège
de la selle comprend sur sa face interne, des nervures longitudinales et/ou des cavités
lui conférant une rigidité déterminée, qui peuvent être éventuellement remplies d'une
matière plastique rigide injectée.
[0023] La selle selon l'invention peut encore comprendre des taquets en matière plastique
souple, fixés sur les quartiers du dessous de la selle et recouvrant en les obturant
des logements formés en creux dans les quartiers pour la réception des patins d'extrémité
de l'arcade.
[0024] On évite ainsi que ces patins puissent sortir de leurs logements formés dans les
quartiers en arrachant la matière plastique constituant ces logements, lors des déformations
de la selle.
[0025] L'invention propose également un procédé de fabrication d'une telle selle, comprenant
un arçon moulé en matériau composite, caractérisé en qu'il consiste à placer successivement,
dans un moule à la forme de l'arçon à obtenir, différentes couches de tissu de fibres
de base et de fibres de renforcement imprégnées d'une résine thermodurcissable et
découpées aux formes et dimensions voulues, qui sont disposées en des emplacements
et avec des orientations de fibres prédéterminés correspondant aux zones de rigidité
et aux zones de flexibilité à obtenir, les zones de flexibilités étant obtenues par
une diminution du nombre de couches de fibres de base et par une absence de fibres
de renforcement, à comprimer du compacter ensuite l'ensemble des couches dans le moule,
et à réaliser la polymérisation de la résine.
[0026] Selon une autre caractéristique de l'invention, ce procédé consiste également à réaliser
les parties supérieure et inférieure de la selle par moulage par thermocompression
d'au moins une matière plastique alvéolaire, telle par exemple que du polyéthylène,
avec sur au moins une face une couche d'une matière de revêtement telle qu'un tissu
bouclette.
[0027] Une selle selon l'invention est beaucoup plus mince et plus légère qu'une selle traditionnelle
en cuir, elle est d'un prix de revient nettement plus faible, et elle possède des
qualités intrinsèques que l'on n'avait pu jusqu'à présent obtenir dans les selles
traditionnelles.
[0028] D'autres caractéristiques , détails et avantages de l'invention apparaîtront plus
clairement à la lecture de la description qui va suivre, faite à titre d'exemple en
référence aux dessins annexés et dans lesquels:
- la figure 1 représente schématiquement une selle traditionnelle en cuir;
les figures 2 et 3 sont, respectivement, des vues en plan et de dessus d'un arçon
selon l'invention ;
- les figures 4 et 5 sont des vues semblables aux figures 2 et 3 respectivement, mais
représentent une variante de réalisation de l'arçon ;
- la figure 6 est une vue de dessus de la partie supérieure d'une selle selon l'invention
;
- la figure 7 est une vue en plan de cette partie supérieure ;
- les figures 8 et 9 sont des vues en coupe selon les lignes VIII - VIII et IX - IX,
respectivement, de la figure 6 ;
- la figure 10 est une vue de dessus de la partie inférieure de la selle, représentée
sensiblement à plat ;
- la figure 11 est une vue en plan de cette partie supérieure ;
- la figure 12 est une vue en coupe selon la ligne XII - XII de la figure 10 ;
- la figure 13 est une vue en coupe selon le ligne XIII - XIII de la figure 10.
[0029] On. se réfère d'abord à la figure 1 représentant schématiquement une selle traditionnelle
en cuir.
[0030] Cette selle 10 comprend une partie supérieure ou assise 12 en cuir tendue et fixée
sur un arçon (non visible sur le dessin), une partie inférieure 14 rem- bourée et
matelassée, et des quartiers 16 sur lesquels on a rapporté des taquets rembourés 18.
Comme indiqué dans ce qui précède, l'arçon est en général rigide pour servir d'armature
à la selle et assurer en permanence le dégagement du garrot du cheval. Des sangles
sont tendues sur l'arçon et supportent une toile, sur laquelle est posé le revêtement
en cuir de la selle.
[0031] Une selle de ce type peut être proposée en différents tailles, c'est-à-dire avec
différentes longueurs et différentes largeurs de l'assise 12 et donc de l'arçon, pour
que la selle soit adaptée autant que possible à la taille du cavalier. La forme générale
et les courbures de l'arçon sont déterminées pour correspondre à une forme moyenne
du dos d'un cheval et constituent donc un compromis entre les formes des dos des chevaux
sur lesquels la selle peut être fixée.
[0032] On se réfère maintenant aux figures 2 et 3 représentant un arçon selon l'invention.
[0033] Cet arçon 20 est réalisé en matériau composite par moulage de couches de tissu de
fibres de base, telles que des fibres de verre, et de couches de tissu de fibres de
renforcement, telles que des fibres de carbone ou des fibres commercialisées sous
la marque "KEVLAR", les différentes couches de tissu de fibres étant imprégnées d'une
résine polymérisable ou thermodurcissable telle qu'une résine époxy.
[0034] L'arçon comprend à sa partie avant une arcade 22 formée d'une partie 24 incurvée
autour de l'axe longitudinal 26 de l'arçon et destinée à entourer la partie avant
du dos du cheval, et de deux bras incurvés 28 orientés vers l'avant et vers le bas
et se terminant par des patins plats 30. La courbure à la jonction des extrémités
supérieures des deux bras 28 et de la partie 24 de l'arcade est déterminée pour assurer
en permanence le dégagement du garrot du cheval.
[0035] La partie arrière 32 de l'arçon a sensiblement la forme d'un U dont les branches
incurvées 34 sont raccordées à leurs extrémités avant à la partie arrière de l'arcade
22 en venant d'une pièce avec celle-ci, et dont la base 36 est incurvée autour de
l'axe longitudinal 26 de l'arcade et est reliée par deux arcs de cercle aux extrémités
arrière des branches 34.
[0036] Les différentes parties de l'arçon 20 ont une épaisseur moyenne de l'ordre de dix
millimètres, la longueur totale de l'arçon étant de l'ordre de 45 centimètres dans
cet exemple de réalisation. L'arçon est, de façon générale, sensiblement rigide et
indéformable, sauf en des zones prédéterminées de flexibilité contrôlée qui sont désignées
par les références A, B et C. Les zones de flexibilité A, situées aux extrémités avant
des bras 28 de l'arcade, constituent les patins plats 30 qui sont destinés à être
appliqués sur les flancs du cheval et qui doivent pouvoir s'ouvrir vers l'extérieur
et se refermer vers l'intérieur par flexion autour d'un axe oblique 38 pour adaptation
à la forme du dos du cheval.
[0037] Les zones de flexibilité B sont situées dans les parties d'extrémité avant des branches
34 de la partie arrière de l'arçon, au voisinage de leur raccordement à l'arcade 22
et permettent une flexion autour d'un axe sensiblement transversal 40 pour l'adaptation
de l'arçon à la courbure du dos du cheval le long de son épine dorsale. La zone de
flexibilité C forme la partie médiane de la base 36 de la partie arrière de l'arçon
et permet une flexion sensiblement autour de l'axe longitudinal 26 de l'arçon, pour
adaptation de la forme de la partie arrière de l'arçon à la largeur du dos du cheval
et à sa courbure en cette zone autour de l'axe longitudinal de l'arçon.
[0038] L'arcade 22 comprend une partie rigide et sensiblement indéformable désignée par
la référence D et formée par exemple par superposition de quinze couches de tissu
de fibres de verre et de quatre couches de tissu de fibres de renforcement, par exemple
de fibres de carbone, qui sont toutes imprégnées de résine époxy. Cette structure
rigide se retrouve dans la majeure partie des branches 34 comme indiqué par les mêmes
références D. Les zones de flexibilité A, B et C comprennent un nombre plus faible
de couches de tissu de fibres de verre et sont dépourvues de fibres de renforcement,
les couches de tissu de fibres de verre étant par exemple disposées de telle sorte
que les fibres soient orientées à 45
° par rapport à l'axe de flexion souhaité, le nombre de couches de tissu de fibres de
verre dans ces zones étant par exemple deux fois plus faible que dans les zones rigides
D. Le reste de l'arçon, c'est-à-dire les parties désignées par les références E, peut
comprendre uniquement des couches de tissu de fibres de verre, par exemple au nombre
de quinze comme dans les zones rigides D.
[0039] Pour la fabrication de cet arçon, les couches de tissu de fibres de verre et de fibres
de renforcement sont découpées aux formes et aux dimensions voulues et sont disposées
dans un moule en étant positionnées et orientées en fonction des zones de rigidité
et de flexibilité à obtenir. Ces couches de tissu de fibres sont imprégnées d'une
résine polymérisable. Après mise en place des différentes couches de tissu de fibres,
le moule est refermé, et on réalise ensuite la polymérisation à chaud de la résine.
Après démoulage de l'arçon, il suffit d'éliminer quelques bavures de résine sur le
contour de l'arçon après quoi on fixe des couteaux d'étrivières par rivetage sur les
bras 28 de l'arcade.
[0040] Les figures 4 et 5 représentent une variante de réalisation de l'arçon, destinée
à faire partie d'un autre type de selle que l'arçon des figures 2 et 3.
[0041] L'arçon 42 des figures 4 et 5 a la même structure que l'arçon 20 des figures 2 et
3 et est donc constitué par une superposition de couches de tissu de fibres de verre
et de couches de tissu de fibres de renforcement, pour être essentiellement rigide
et présenter des zones A, B et C à flexibilité contrôlée. L'arçon 42 diffère de l'arçon
20 par la forme de son arcade 44, qui est beaucoup plus courte que celle de l'arçon
20, et par la longueur de sa partie arrière en U dont les branches sont raccordées
directement aux bras latéraux de l'arcade. De plus, la partie arrière de l'arçon peut
avoir une courbure inverse de celle du siège, pour un placage optimal sur le dos du
cheval.
[0042] Dans d'autres variantes de réalisation, l'arçon peut ne comprendre que la moitié
avant de l'arçon 20 des figures 2 et 3, lorsque la partie supérieure de la selle,
réalisée en matériau plastique alvéolaire, a une rigidité suffisante comme on le verra
dans ce qui suit.
[0043] Les parties supérieure et inférieure de la selle, entre lesquelles est placé l'arçon
sont représentées dans les figures 6 à 9 et 10 à 13, respectivement. La partie supérieure
46 forme l'assise ou le siège de la selle et a sensiblement la même forme que l'assise
d'une selle traditionnelle en cuir. Elle est toutefois réalisée par moulage par thermocompression
en une matière plastique alvéolaire, telle que du polyéthylène. Plus précisément,
et comme on le voit dans les vues en coupe des figures 8 et 9, cette partie 46 comprend
une âme 48 en matière plastique alvéolaire ayant une densité faible ou moyenne, par
exemple de l'ordre de 50 kg qui a donc une certaine souplesse et une capacité d'absorption
ou d'amortissement des chocs et qui est revêtue sur toute son étendue d'une couche
superficielle 50 de mousse plastique alvéolaire ayant une densité supérieure, par
exemple deux fois plus élevée que celle de l'âme 48. La face inférieure 52 de cette
partie 46 comporte un logement ou une empreinte de réception de l'arçon, délimité
par un rebord 54 relativement large qui forme le bord extérieur de la partie supérieure
de la selle et qui est raccordé au reste de cette partie supérieure, le long de ses
côtés longitudinaux, par une zone 56 de moindre épaisseur.
[0044] La partie inférieure 58 de la selle, représentée dans les figures 10 à 13 est également
réalisée en matière plastique alvéolaire par moulage par thermocompression.
[0045] Elle comprend une partie centrale 60 supportant l'arçon et deux parties latérales
62 formant les quartiers de la selle. La face supérieure de la partie centrale 60
peut comprendre un logement ou une empreinte en creux pour la réception et le positionnement
de l'arçon.
[0046] Cette partie inférieure 58 de la selle comprend, comme on le voit sur les vues en
coupe 12 et 13, une couche supérieure 64 relativement mince de matière plastique alvéolaire
à faible densité, et une couche inférieure 66, plus épaisse, de matière plastique
alvéolaire également à faible densité. La couche supérieure 64 peut être réalisée
par exemple en polyéthylène pur, tandis que la couche inférieure 66 est formée de
polyéthylène auquel on a ajouté une faible proportion d'élastomère. En outre, la face
supérieure de la couche 64 est revêtue d'une épaisseur 68 de tissu polyamide, tandis
que la face inférieure de la couche 66 est garnie d'une épaisseur 70 de tissu bouclette
ou tissu éponge. Pour le montage de la selle selon l'invention, il suffit de placer
l'arçon 20 entre les deux parties supérieure 46 et inférieure 58 en matière plastique
alvéolaire, et de coller la partie supérieure à la partie inférieure et à l'arçon,
dont les patins plats 30 sont collés dans leurs logements formés en creux dans les
quartiers 62.
[0047] La sangle d'attache de la selle passe sur l'arçon, c'est-à-dire entre l'arcade de
l'arçon et la partie supérieure 46 de la selle, et s'étend sur les quartiers 62 de
la partie inférieure de la selle pour les maintenir sur les flancs du cheval. Des
taquets en matière plastique alvéolaire, semblables aux taquets 18 de la selle traditionnelle
représentée en figure 1, peuvent être collés sur les quartiers 62 pour recouvrir les
patins flexibles formés aux extrémités de l'arcade et les empêcher de sortir de leurs
logements formés dans les quartiers.
[0048] De façon générale, la partie supérieure 46 de la selle déborde largement tout autour
de l'arçon ce qui permet d'une part, d'améliorer le confort du cavalier et, d'autre
part, d'utiliser le même arçon pour différentes tailles ou différents modèles de selle.
Lorsque l'arçon est très court, la face inférieure de cette partie 52 peut comprendre
des nervures de ri- gidification et/ou des cavités longitudinales destinées à être
remplis et rigidifiées par une matière plastique injectée.
[0049] Au moins l'une des parties en matière plastique de la selle peut être formée avec
des zones ou des lignes de pliure préférentielle, pour faciliter la mise en forme
de la selle sur divers gabarits de chevaux.
[0050] La selle selon l'invention présente de nombreux avantages par rapport aux selles
traditionnelles :
- elle est plus mince, plus légère et moins coûteuse qu'une selle traditionnelle,
- l'arçon répartit régulièrement le poids du cavalier sur le dos du cheval et s'adapte
à la morphologie du cheval,
- il supporte les couteaux d'étrivières et la sangle d'attache de la selle en permettant,
par déplacement de la sangle sur l'arcade, un réglage de la position longitudinale
de la selle sur le dos du cheval,
- la partie supérieure moulée de la selle s'adapte à la morphologie du cavalier et
améliore le confort et l'équilibre de celui-ci,
- cette partie supérieure moulée permet par augmentation de sa rigidité, d'utiliser
un arçon très court,
- les courbures de cette partie supérieure sont indépendantes de celles de l'arçon
et peuvent être différentes de ces dernières, ou situées à des endroits différents,
- Les matelassures peuvent être prolongées avec un épaisseur décroissante jusqu'au
premier quart des quartiers, pour offrir une surface d'appui plus importante qu'une
selle classique ;
- un même arçon est utilisable pour différentes tailles ou différents modèles de selles.
1. Selle d'équitation, dans laquelle un arçon (20, 42) comprenant une arcade rigide
et sensiblement indéformable (22, 44) est monté entre deux épaisseurs (46, 58) de
matière dont l'une constitue le siège et dont l'autre constitue le dessous de la selle,
l'arçon (20, 42) étant mince, rigide, formé d'une seule pièce et en matériau composite,
caractérisée en ce que les deux épaisseurs (46, 58) entre lesquelles est monté l'arçon
(20, 42) sont en matière plastique souple, en ce que l'épaisseur (58) constituant
le dessous de la selle comprend les quartiers et en ce que l'arçon (20, 42) est formé
par une bande rigide et sensiblement indéformable sur la majeur partie de l'arçon
et qui présente des zones prédéterminées (A, B, C) de flexibilité contrôlée telles
que l'arçon puisse s'adapter à la morphologie d'un cheval.
2. Selle selon la revendication 1, caractérisée en ce que deux (A) de ces zones de
flexibilité contrôlée sont situés aux extrémités latérales avant de l'arcade (20,
42), qui forment des patins plats flexibles (30) appliqués sur les quartiers.
3. Selle selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'arçon (20, 42) comprend
une partie arrière (32) venant d'une pièce avec l'arcade et ayant sensiblement la
forme d'un U incurvé rigide à branches plates (34) qui comportent, au voisinage de
leur raccordement à l'arcade (22, 44) des zones (B) de flexibilité contrôlée autour
d'un axe sensiblement transversal (40) pour adaptation à la courbure du dos du cheval
le long de son épine dorsale.
4. Selle selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'extrémité arrière de l'arçon,
formée par la base (36) du U incurvé, comprend une zone médiane (C) de flexibilité
contrôlée autour de l'axe longitudinal (26) de l'arçon, pour adaptation à la largeur
du dos du cheval.
5. Selle selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'arçon (20,
42) a des dimensions en longueur et en largeur inférieures à celles du siège (46)
de la selle, et des courbures différentes.
6. Selle selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'arçon (20,
42) est constitué par une superposition de couches de fibres qui sont assemblées et
liées par une résine polymérisable, telles que des couches de tissu de fibres de base,
telles que des fibres de verre, et de couches de tissu de fibres de renforcement,
telles que des fibres de carbone.
7. Selle selon la revendication 6, caractérisée en ce que les zones ou parties flexibles
(A, B et C) de l'arçon sont définies, par rapport aux zones rigides (D, E) auxquelles
elles sont raccordées, par une diminution du nombre de couches de fibres de base,
par une absence de fibres de renforcement, et éventuellement par une orientation particulière
des fibres de base.
8. Selle selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la partie
supérieure (46) de la selle est fixée localement, par exemple par collage, à l'arçon
et à la partie inférieure (58) de la selle.
9. Selle selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la partie
supérieure (46) formant le siège de la selle comprend sur sa face interne, des nervures
longitudinales de rigidifi- cation et/ou des cavités qui peuvent être remplies d'une
matière plastique rigide injectée.
10. Selle selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'au moins
l'une des épaisseurs (46, 58) de matière plastique souple de la selle comprend des
lignes de pliure préférentielle, facilitant l'adaptation à différents gabarits de
chevaux.
11. Selle selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que des taquets
en matière plastique souple alvéolaire sont fixés sur les quartiers (62) et recouvrent
en les obturant des logements formés en creux dans les quartiers pour la réception
des patins (30) d'extrémité de l'arcade (22 ).
12. Selle selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que l'arcade (22)
forme le support des couteaux d'étrivières et de la sangle d'attache de la selle,
qui passe sur une partie de l'arcade et sur les quartiers de la partie inférieure
(58) de la selle, en étant réglable en position longitudinale sur l'arcade.
13. Procédé de fabrication d'une selle selon une des revendications précédentes, comprenant
un arçon (20, 42) moulé en matériau composite, caractérisé en ce qu'il consiste à
placer, dans un moule à la forme de l'arçon à obtenir, différentes couches de tissu
de fibres de base et de fibres de renforcement qui sont découpées aux formes et aux
dimensions voulues et sont imprégnées d'une résine polymérisable et qui sont disposées
en des emplacements et avec des orientations prédéterminés correspondant aux zones
de rigidité et aux zones de flexibilité à obtenir, les zones de flexibilité étant
obtenues par une diminution du nombre de couche de fibres de base et par une absence
de fibres de renforcement, à comprimer ou à compacter ensuite l'ensemble des couches
dans le moule et à réaliser la polymérisation de la résine.
14. Procédé de fabrication d'une selle selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé
en ce qu'il consiste à réaliser les parties supérieure et inférieure (46, 58) de la
selle par moulage par thermocompression, de couches de matières plastiques alvéolaires
ayant des caractéristiques mécaniques différentes, puis à fixer localement, par exemple
par collage, la partie supérieure (46) de la selle à l'arçon et à la partie inférieure
(58) de la selle.
15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé ce en qu'il consiste, au moulage,
à disposer une épaisseur de tissu sur et/ou sous les couches de matières plastiques
pour former un revêtement de tissu sur la face supérieure et/ou sur la face inférieure
de la partie inférieure (58) de la selle.
16. Procédé selon la revendication 13 caractérisé en ce qu'il consiste à surmouler
les épaisseurs (46, 58) de matière plastique souple sur l'arçon (20, 42) par exemple
par injection de matière plastique dans un moule contenant l'arçon.
1. Reitsattel, bei dem ein Sattelbogen (20, 42) mit einem steifen und im wesentlichen
unverformbaren Steg (22, 44) zwischen zwei Materialdicken (46, 58) angebracht ist,
von denen die eine den Sitz und die andere die Sattelunterseite bildet, wobei der
Sattelbogen (20, 42) dünn, steif und aus einem einzigen Stück und aus Verbundmaterial
geformt ist, dadurch gekennzeichnet, daß die beiden Dicken (46, 58) zwischen denen
der Steg (20, 42) angebracht ist, aus einem plastischen nachgiebigen Material bestehen
und daß die die Unterseite des Sattels bildende Dicke (58) die Seitenblätter umfaßt
und daß der Sattelbogen (20, 42) durch ein Band geformt ist, das steif und im wesentlichen
über den grösseren Teil des Sattelbogens unverformbar ist und welches vorbestimmte
Zonen (A, B, C) geregelter Flexibilität aufweist, derart, daß der Sattelbogen sich
der Morphologie eines Pferdes anpassen kann.
2. Sattel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß zwei (A) dieser Zonen geregelter
Flexibilität an den seitlichen Rändern vor dem Sattelbogen (20, 42) angeordnet sind,
welche auf die Seitenblätter pressende flexible Schuhe oder Federlagerungen (30) bilden.
3. Sattel nach Anspruch 1 oder 2. dadurch gekennzeichnet, daß der Sattelbogen (20,
42) einen hinteren Teil (32) umfaßt, der aus einem einzigen Stück mit dem Steg gemacht
ist und im wesentlichen die Form eines gekrümmten steifen U mit flachen Schenkeln
(34) hat, welche benachbart ihres Anschlusses an den Steg (22, 44) Zonen (B) kontrollierter
Flexibilität um eine im wesentlichen quer liegende Achse (40) zur Angassung an die
Krümmung des Rückens des Pferdes längs seines Rückgrates umfaßen.
4. Sattel nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß das hintere Ende des Sattelbogens,
welches durch die Basis (36) des gekrümmten U gebildet ist, eine Mittelzone (C) geregelter
Flexibilität um die Längsachse (26) des Sattelbogens zur Anpassung an die Breite des
Pferderückens umfaßt.
5. Sattel nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß der Sattelbogen
(20, 42) Abmessungen in Länge und Breite, die geringer als die des Sitzes (46) des
Sattels sind sowie unterschiedliche Krümmungen hat.
6. Sattel nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Sattelbogen
(20, 42) durch eine Überlagerung von Faserschichten gebildet ist, die zusammengefaßt
und durch ein polymerisierbares Harz gebunden sind. wie z.B. Schichten aus Gewebefasern
als Basis, wie Glasfasern und Schichten aus Verstärkungsgewebefasern, wie Carbonfasern.
7. Sattel nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Zonen oder flexiblen Teile
(A, B und C) des Sattelbogens bezogen auf die steifen Zonen (D, E), mit denen sie
verbunden sind, definiert sind durch eine Verminderung der Anzahl der Grundfaserschichten,
durch ein Fehlen von Verstärkungsfasern und gegebenenfalls durch eine besondere Orientierung
der Grundfasern.
8. Sattel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß der
obere Teil (46) des Sattels örtlich, beispielsweise durch Verkleben, mit dem Sattelbogen
und an dem unteren Teil (58) des Sattels befestigt ist.
9. Sattel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß der
den Sitz des Sattels bildende obere Teil (46) auf seiner Innenfläche in Längsrichtung
verlaufende Verstärkungsrippen und/oder Hohlräume umfaßt, die mit einem steifen injizierten
plastischen Material gefüllt werden können.
10. Sattel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß wenigstens
eine der Dicken (46, 58) nachgiebigen plastischen Materials des Sattels bevorzugte
Biegelinien umfaßt, die die Anpassung an unterschiedliche Pferdeprofile oder Größen
erleichtern.
11. Sattel nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß Keile
aus nachgiebigem zellenförmigem Kunststoffmaterial oder Plastmaterial an die Seitenblätter
(62) befestigt sind und, indem sie diese verschließen, Lager überdecken, die hohl
in den Seitenblättern zur Aufnahme der Endschuhe oder Federlagerungen des Sattelbogens
(22) geformt sind.
12. Sattel nach einem der Ansprüche 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet, daß der Sattelbogen
(22) den Träger der Messer der Steigbügelriemen und des Sattelbefestigungsgurtes bildet,
der auf einem Teil des Sattelbogens und auf den Seitenblättern des unteren Teils (58)
des Sattels verläuft und in Längsrichtung auf dem Sattelbogen einstellbar ist.
13. Verfahren zum Herstellen eines Sattels nach einem der vorhergehenden Ansprüche
mit einem aus einem Verbundmaterial geformten Sattelbogen bzw. Sattelbaum (20, 42),
dadurch gekennzeichnet, daß es darin besteht, in eine Form mit der Gestalt des zu
erhaltenden Sattelbogens unterschiedliche Schichten von Grundfasergeweben und Verstärkungsfasern
einzubringen, die auf die Gestalten bzw. Formen und gewünschten Abmessungen zugeschnitten
sind und mit einem polymerisierbaren Harz imprägniert sind und die an Orten und vorbestimmten
Orientierungen entsprechend zu den erhaltenden Steifigkeits- und Flexibilitätszonen
angeordnet sind, wobei die Flexibilitätszonen erhalten werden durch eine Verminderung
der Anzahl der Grundfaserschichten und durch ein Fehlen von Verstärkungsfasern, wobei
dann die Gesamtheit der Schichten in der Form zusammengedrückt oder kompaktiert wird
und die Polymerisation des Harzes durchgeführt wird.
14. Verfahren zur Herstellung eines Sattels nach einem der Ansprüche 1 bis 12, dadurch
gekennzeichnet, daß es darin besteht, die oberen und unteren Teile (46, 58) des Sattels
durch Formen vermittels Thermokompression aus Schichten zellförmiger plastischer Materialien
mit unterschiedlichen mechanischen Eigenschaften zu realisieren und dann örtlich,
beispielsweise durch Verkleben, den oberen Teil (46) des Sattels an dem Sattelbogen
und an dem unteren Teil (58) des Sattels zu befestigen.
15. Verfahren nach Anspruch 14, dadurch gekennzeichnet, daß es darin besteht, beim
Formen eine Gewebedicke auf und/oder unter den Schichten aus plastischen Materialien
anzuordnen, um eine Gewebeüberdeckung auf der oberen und/oder unteren Seite des unteren
Teils (58) des Sattels zu formen.
16. Verfahren nach Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, daß es darin besteht, die
Dicken (46, 58) plastischen nachgiebigen Materials auf dem Sattelbogen (20, 42) beispielsweise
durch Einspritzen von plastischem Material (Kunststoffmaterial) in eine den Sattelbogen
enthaltende Form überzuformen.
1. Riding saddle wherein a tree (20, 42) comprising a rigid and substantially indeformable
arch (22, 44) is mounted between two thicknesses (46, 58) of material, one of which
constitutes the seat and the other of which constitutes the underside of the saddle,
the tree (20, 42) is thin, rigid, formed in a single piece and made from a composite
material, characterized in that the two thicknesses (46, 58) between which the tree
(20, 42) is mounted are made from a flexible plastic material, in that the thickness
(58) constituting the underside of the saddle comprises the saddle flaps and in that
the tree (20, 42) is formed of a rigid and substantially indeformable strip over the
major part of the tree and which has predetermined zones (A, B, C) of controlled flexibility
such that the tree may adapt itself to the morphology of a horse.
2. Saddle according to claim 1, characterized in that in that two (A) of these zones
of controlled flexibility are situated at the front side ends of the tree (20, 42),
which form flexible flat tabs or "points" (30) applied against the flaps.
3. Saddle according to claim 1 or 2, characterized in that the tree (20, 42) comprises
a rear portion (32) integrally formed with the arch and substantially in the form
of a rigid curved U shape having flat branches (34) which include zones (B) of controlled
flexibility about a substantially transverse axis (40) for adapting to the curvature
of the back of a horse along its spine.
4. Saddle according to claim 3, characterized in that the rear end of the tree, formed
by the base (36) of the curved U shape, comprises a median zone (C) of controlled
flexibility about the longitudinal axis (26) of the tree, for adapting to the width
of the horse's back.
5. Saddle according to one of claims 1 to 4, characterized in that the tree (20, 42)
has length and width dimensions less than those of the seat (46) of the saddle and
of different curvatures.
6. Saddle according to one of claims 1 to 5, characterized in that the tree (20, 42)
is formed by superposing layers of fibres which are assembled and bonded together
by a polymerizable resin, such as layers of base fibre cloth, e.g. glass fibre cloth
and layers of reinforcing fibre cloth, e.g. carbon fibre cloth.
7. Saddle according to claim 6, characterized in that the flexible portions or zones
(A, B and C) of the tree are defined, with respect to the rigid zones (D, E) to which
they are connected, by reducing the number of base fibre layers, by an absence of
reinforcement fibres and optionally by giving a particular orientation to the base
fibres.
8. Saddle according to one of the preceding claims, characterized in that the top
portion (46) of the saddle is fixed locally, for example by gluing, to the tree and
to the underportion (58) of the saddle.
9. Saddle according to one of the preceding claims, characterized in that the upper
portion (46) forming the seat of the saddle comprises on its internal face longitudinal
stiffening grooves and/or cavities which may be filled with an injected rigid plastic
material.
10. Saddle according to one of the preceding claims, characterized in that at least
one of the thicknesses (46, 48) of flexible plastic material of the saddle includes
preferential fold lines, facilitating adapting the saddle to different sizes of horse.
11. Saddle according to one of the preceding claims, characterized in that padding
of flexible cellular plastic material is fixed to the flaps (62) to cover and close
housings hollowed in the flaps in order to receive the end tabs or "points" (30) of
the arch (22).
12. Saddle according to one of claims 1 to 11, characterized in that the arch (22)
forms the support for the stirrup bars and for the girth strap of the saddle, which
passes over a part of the arch and over the flaps of the underportion (58) of the
saddle, and is adjustable in longitudinal position over the arch.
13. Method of manufacturing a saddle according to one of the preceding claims, comprising
a tree (20, 42), moulded from a plastic material, characterized in that it consists
in placing different layers of base fibre cloth and reinforcement cloth which are
cut out to the desired shapes and sizes in a mould having the shape of the tree to
be obtained, said layers of cloth being impregnated with a polymerizable resin and
being disposed in locations and with predetermined orientations which correspond to
the zones of rigidity and the zones of flexibility to be obtained, the zones of flexibility
being obtained by reducing the number of base fibre layers and by the absence of reinforcement
fibres, in subsequently compressing or compacting the set of layers in the mould and
in polymerizing the resin.
14. Method of manufacturing a saddle according to one of claims 1 to 12, characterized
in that it consists in making the top and lower portions (46, 58) of the saddle by
thermocompression moulding, of layers of cellular plastic material having different
mechanical characteristics and then in locally fixing, for example by gluing, the
top portion (46) of the saddle to the tree and to the underportion (58) of the saddle.
15. Method according to claim 14, characterized in that it consists, during moulding,
in disposing a thickness of cloth on and/or under the plastic material layers in order
to form a cloth covering on the upper face and/or on the lower face of the underportion
(58) of the saddle.
16. Method according to claim 13, characterized in that it consists in moulding thicknesses
(46, 58) of flexible plastic material on the tree (20, 42), for example by injecting
plastic material into a mould containing the tree.