[0001] La présente invention concerne un dispositif de verticalisation et de mise en position
assise, avec une application particulière aux fauteuils, sièges ou assises fixes ou
mobiles. Cette invention est destinée aux personnes agées, handicapées ou invalides
mais capables d'une certaine autonomie.
[0002] Dans l'application considérée aux fauteuils, il existe des fauteuils utilisant un
dispositif de verticalisation décrits par exemple dans des brevets Français n
o 2.513.499, 2.553.650, Allemand DE 33 10429 al ou International PCT/SE82/00111. Plusieurs
des procédés cités utilisent la rotation de l'assise du fauteuil autour de sa partie
frontale haute antérieure associée ou non à un mouvement conjoint du dossier. L'assise
en se relevant présente l'inconvénient de se transformer en un plan incliné d'où l'utilisateur
tend à glisser.
[0003] Soit le mouvement de relevage doit être interrompu loin de la verticale et n'assume
pas entièrement sa fonction, soit l'utilisateur doit être fixé au siège au moyen de
sangles ou de butées lorsque l'on choisi d'accentuer l'inclinaison de l'assise.
[0004] Ce procédé est contraignant et peu discret là ou le souci de dissimuler une disgrâce
est important.
[0005] Les techniques de relevage de certains de ces procédés provoquent un mouvement complexe
de la face avant de l'assise l'entrainant sensiblement au-delà du plan vertical de
la face antérieure du fauteuil. Ce mouvement induit un glissement permanent de l'assise
par rapport à la morphologie de l'utilisateur. Il présente l'inconvénient de provoquer
une distorsion de la chaîne cinématique optimum au niveau des membres inférieurs du
patient.
[0006] Dans d'autres procédés, l'assise ou une partie de l'assise du fauteuil, demeure horizontale
tandis qu'elle effectue un mouvement combiné de bas en haut et de l'arrière vers la
face avant du fauteuil. Ce mouvement ne permet d'atteindre qu'une seule hauteur pratique
de relèvement à la verticale de la face avant du fauteuil et ne convient donc bien
qu'à une seule stature d'utilisateur.
[0007] La présente invention vise à résoudre ces inconvénients.
[0008] De manière plus générale, l'invention vise un dispositif de relevage pouvant être
utilisé seul afin de présenter l'utilisateur dans une position déterminée en regard
par exemple d'un autre plan d'appui ou d'assise.
[0009] Dans le cas de l'application et intégration du dispositif selon l'invention à un
fauteuil ou assise, un autre objet de l'invention est de supprimer, pour la majorité
des utilisateurs, la nécessité de s'arrimer au fauteuil lors l'un relevage vertical.
[0010] Un objet supplémentaire est d'inscrire l'invention dans les lignes d'un fauteuil
à l'esthétique banalisée.
[0011] Pour atteindre les objectifs ci-dessus, l'objet de l'invention est remarquable en
ce qu'il utilise avantageusement une propriété de l'anatomie humaine.
[0012] Selon l'invention, le lieu d'application de l'effort de relevage et de maintien de
l'utilisateur durant le mouvement de verticalisation est choisi dans la zone sous-fémorale
(3) figures 1 et 3 notamment. En effet, chez un sujet assis, vu de côté, les deux
pointes ischiatiques (4) du bassin (Figures 1 et 3) débordent de quelques centimètres
sous le plan de la face postérieure du corps des fémurs, et forment avec ce plan un
angle un peu supérieur à 90° dont on peut aisément atteindre le sommet par compression
de la chair dans la zone concernée.
[0013] Ces deux saillies ischiatiques (4) crochetées par un profil adapté, offrent des points
d'appui surs et francs et deviennent d'excellents points de retenue prévenant le glissement
de l'utilisateur vers l'avant durant toute la phase de verticalisation.
[0014] Située par définition au voisinage du lieu articulaire ds membres inférieurs sur
le bassin, cette zone d'appui est davantage respectueuse de la chaîne cinématique
naturelle de l'utilisateur qu'un système s'appliquant sous la pointe des fesses. Elle
lui permet ainsi d'utiliser au mieux sa dynamique musculaire.
[0015] Par suite du mouvement relatif de l'os iliaque et du bassin, lorsque le patient se
redresse, la profondeur de la saille ischiatique sous les fémurs tend à diminuer,
tandis que son angle avec le plan des fémurs s'accroit.
[0016] Afin de maintenir correctement l'utilisateur jusqu'au terme de sa manoeuvre, il convient
de définir un profil de système de poussée tel qu'il vienne, sous l'effet du poids
de l'utilisateur, s'incruster dans l'angle ischio-fémoral et y demeure fermement jusqu'au
terme de la rotation d'élévation.
[0017] Ainsi selon une première disposition, l'invention vise un dispositif comprenant une
structure de verticalisation et de poussée caractérisé en ce qu'elle présente une
barre de poussée appliquant l'effort de verticalisation et de poussée dans le zone
sous fémorale et en particulier dans l'angle ischio-fémoral de l'utilisateur, en appui
contre les saillies ischiatiques du bassin de l'utilisateur conférant une résistance
au glissement vers l'avant lors du relevage, le région fessière et lombaire de l'utilisateur
restant à l'extérieure de la barre de poussée.
[0018] Selon une autre disposition dans l'application de l'invention à un fauteuil ou assise,
l'invention vise un fauteuil ou assise fixe ou mobile du type comprenant une assise
et une structure de verticalisation et de poussée associée à l'assise et un châssis
du fauteuil sur lequel elle est articulée autour d'un axe horizontal caractérisé en
ce que l'assise en une ou plusieurs parties, fixe et mobile, présente ou forme une
barre de poussée appliquant l'effort de verticalisation et de poussée dans la zone
sous fémorale et en particulier dans l'angle ischio-fémoral de l'utilisateur, en appui
contre les saillies ischiatiques du bassin de l'utilisateur conférant une résistance
au glissement vers l'avant lors du relevage, la région fessière et lombaire de l'utilisateur
restant à l'extérieur de la barre de poussée.
[0019] Selon une autre disposition et dans une première réalisation, la barre de poussée
est située dans un plan horizontal à l'extrémité postérieure arrière de l'assise mobile
et parallèle à l'axe de rotation et pivotement de celle-ci, la barre de poussée étant
rapportée, intégrée ou appartenant directement à la partie postérieure de l'assise
mobile.
[0020] L'assise comprend une partie avant mobile autour d'un axe disposé à l'avant du fauteuil
et une deuxième partie d'assise fixe dans un plan horizontal, situé entre la barre
de poussée et le dossier du fauteuil.
[0021] Selon cette autre disposition, et dans une autre réalisation, la barre de poussée
est située sur la face antérieure de l'assise. Celle-ci est réalisée en une seule
partie et est articulée autour d'un axe parallèle, sa face avant est située dans le
dossier du fauteuil.
[0022] Une autre caractéristique de l'invention est que le système de poussée fémoral prend
généralement seul en charge l'effort de relevage du patient. Pour ce faire, on rend
le système saillant dès l'initiation du mouvement de rotation de l'assise dans le
cadre de l'application de l'invention à un fauteuil ou assise.
[0023] Une façon non exclusive de rendre saillant le système de poussée est de réaliser
l'assise du fauteuil en deux parties appartenant initialement au même plan horizontal.
Une partie avant (5), articulée autour de son axe (28), et une deuxième partie d'assise
(16), située entre la barre de poussée et le dossier (35) du fauteuil. Cette deuxième
partie pourra être soit fixe et solidaire du dossier, figure 1, soit être articulée
en rotation autour de la face postérieure de la partie avant de l'assise.
[0024] Dans l'un et l'autre cas, la mise en rotation de la partie avant de l'assise, créera,
par translation ou rotation relative des deux parties 1 et 16 de la totalité de l'assise,
un espace libre à l'arrière de la barre de poussée qui deviendra seule opérante.
[0025] Le rôle de cet espace est de loger librement et sans contrainte les fesses et la
région lombaire de l'utilisateur. Sa fonction est d'éviter qu'une composante sensible
de poussée s'apliquant à l'arrière des fesses de l'utilisateur, tende à le chasser
de la barre de poussée lorsque, après pivotement, l'assise devient très inclinée.
[0026] Un objet supplémentaire de l'invention dans l'application concernée aux fauteuils
et avec une certain réalisation d'une barre de poussée disposée à l'extrémité postérieure
de l'assise mobile, réside dans l'adaptabilité à la morphologie et taille des différents
utilisateurs.
[0027] Selon les études, la hauteur que doit atteindre le point de poussée du système de
relevage sensiblement à la verticale de l'axe de rotation de l'assise, devra être
comprise entre 60 et 90 cm environ.
[0028] La hauteur souhaitée sera obtenue par l'addition de la hauteur du sol à l'axe de
rotation (28) de l'assise (1), et la distance de cet axe à la partie postérieure de
la barre de poussée (2) solidaire de l'assise dans son mouvement de rotation. Ainsi
suffit-il de faire varier l'ine ou l'autre, ou ces deux dimensions à la fois, pour
faire varier d'autant la hauteur de relèvement à la barre de poussée.
[0029] La distance axe de rotation/barre de poussée peut être ajustée à la longueur de la
cuisse de l'utilisateur de même que la hauteur du sol à cet axe peut être ajustée
à la hauteur de son tibia + cheville. La somme de ces deux dimensions correspond à
la hauteur du sol à sa zone sous fémorale (3) lorsqu'il est debout.
[0030] Pour réaliser l'invention dans une mise en oeuvre, on a choisi de faire varier simultanément
les deux dimensions.
[0031] Une propriété anatomique remarquable réside en ce qu'une variation donnée de la taille
du fémur correspond une variation presque identique de la taille du tibia.
[0032] Si l'on détermine la position d'un premier couple d'emplacements (6) et (10) de l'axe
de rotation (28) de l'assise (1) du siège sur le cadre (9) du fauteuil, de telle façon
que la hauteur sol/axe de rotation corresponde à la hauteur du tibia plus cheville
de l'individu de la plus petite taille que l'on souhaite relever, que l'on détermine
une distance de cet axe (28) à la barre de pousée (2) telle qu'elle corresponde à
la longueur sous fémorale de ce même individu, alors que pour bien verticaliser chaque
individu de taille supérieure, le lieu géométrique des emplacements de l'axe de rotation
(28), sera un plan incliné à 45° passant par le centre du premier emplacement de l'axe
(28) et s'en éloignant en direction de la partie antérieure haut de la face avant
du fauteuil.
[0033] Le nombre de couples d'emplacements de l'axe de rotation sur l'assise mobile et le
châssis (9) du fauteuil sera déterminé en fonction de la précision de verticalisation
voulue.
[0034] Ces couples d'emplacements auront deux propriétés additionnelles : d'une part ils
déterminent des axes qui restent localisés au voisinage de l'axe d'articulation des
genoux des utilisateurs, ce qui est confortable, d'autre part la face inférieure du
plateau (5) de l'assise articulée (1) passera toujours dans un même plan vertical
(18) lors de la rotation de relèvement de l'assise et quelque soit le couple d'emplacements
de l'axe de rotation de l'assise sur le fauteuil utilisé.
[0035] Cette caractéristique est utilisée dans un cas préférentiel de réalisation de l'invention
où la branche mobile (19) du mécanisme (24) décrit un arc de cercle constant proche
de 90°, tandis que l'extrémité de cette branche (19) pourvue de roulettes de contact
(20), se déplace relativement à l'assise sous le plateau (5) de cette dernière. Le
même mécanisme peut être utilisé tel qu'il est, est sans modification de son positionnement,
quelque soit le choix du couple d'emplacements de l'axe de rotation, et malgré un
allongement notoire du déplacement de l'assise pour les grandes tailles.
[0036] Le choix de positionnement des emplacements de l'axe de rotation de l'assise pivotante
(1) sur un plan incliné à 45° au-dessus de celle-cipermet de réaliser un fauteuil
à l'esthétique banalisée.
[0037] Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront bien de la suite de la description.
[0038] Pour fixer l'objet de l'invention illustré d'une manière non limitative aux figures
des dessins où :
- La figure 1 montre l'application de l'invention à un fauteuil ou assise et représente
l'assise mobile au terme d'une séquence de verticalisation. Elle illustre l'action
de la barre de poussée (2) sous la pointe des ischions (4), après compression de la
chair dans la zone sous fémorale (3).
- La figure 2 est une vue de face du mécanisme de relevage.
- La figure 3 représente l'assise mobile au début d'une séquence de verticalisation
selon la figure 1.
- La figure 4 est une coupe selon le plan de symétrie longitudinal médian de la structure
de l'assise mobile (1), montrant trois emplacements possibles (10, 11, et 12) de l'axe
de rotation (28), ceci dans l'application de l'invention à un fauteuil ou assise.
- La figure 5 est une coupe selon le plan de symétrie longitudinal médian du châssis
(9) du fauteuil montrant trois emplacements possibles (6, 7, 8) de l'axe de rotation
(28), ceci dans l'application de l'invention à un fauteuil ou assise.
- Les figures 6.1, 6.2 montrent comparativement, les hauteurs extrêmes atteintes par
la barre de poussée, après rotation de l'assise mobile (1) autour de l'axe (28) positionné
successivement dans les couples d'emplacements 6/10 et 8/12 correspondants respectivement
aux plus petites et aux plus grandes tailles verticalisables, ceci dans l'application
de l'invention à un fauteuil ou assise.
- La figure 7 est une vue en perspective du fauteuil et de son assise mobile en rotation
autour de l'axe (28) positionné dans le couple d'emplacements 6/10, ceci dans l'application
de l'invention à un fauteuil ou assise.
- La figure 8 est une vue en coupe de l'assise (1) et du coussin (13) selon leur plan
longitudinal médian. Elle illustre l'intégration de la barre (2) dans l'épaisseur
du coussin (13) composé de deux blocs de mousse de densités différentes (15 et 14),
ceci dans l'application de l'invention à un fauteuil ou assise.
- La figure 9 est une vue à caractère schématique illustrant une variante de mise
en oeuvre de l'invention appliquée à un fauteuil ou assise.
- La figure 10 est une vue à caractère schématique complémentaire à la figure 9, illustrant
le positionnement de l'utilisateur avant l'exercice de l'effort de verticalisation.
- La figure 11 est une vue à caractère schématique complémentaire aux figures 9 et
10 illustrant le basculement de l'assise lors de la mise en oeuvre du dispositif de
verticalisation.
- Les figures 12 et 13 illustrant le dispositif de verticalisation selon l'invention
dans son concept général.
- Les figure 14 et 15 illustrent le dispositif selon les figures 12 et 13 dans l'utilisation
qui peut en être faite.
- La figure 16 est une vue de face du dispositif selon les figures 12 et 13.
[0039] Dans un cas de réalisation, le fauteuil qui est symétrique par rapport à son plan
longitudinal médian, comporte une assise pivotant (1) articulée en rotation sur la
châssis (9) du fauteuil autour d'un axe horizontal (28). La position de l'axe de rotation
(28) peut être choisie parmi plusieurs couples d'emplacements appariés 6/10 - 7/11
et 8/12, dont 6-7 et 8 appartiennent aux chassis (9) et (10), (11) et (12) à l'assise
mobile (1), dans lesquels l'utilisateur peut positionner l'axe (28) lorsque l'assise
(1) est au repos ; c'est-à-dire que son plateau (5) est horizontal, sa face avant
(33) dans le même plan que la face antérieure (34) du châssis (9), et que les angles
α et β de l'assise (1) et du châssis (9) du fauteuil vu de côté, sont superposés.
[0040] A chaque couple d'emplacements, volontairement limités à 3 dans la description pour
faciliter la compréhension des dessins, correspond une hauteur différente qu'atteint
la barre de poussée (2) lorsqu'elle traverse le plan (18) qui marque le terme et l'apogée
de sa course.
[0041] L'assise (1) est constituée d'un plateau (5) comportant, à son extrémité postérieure,
une barre de poussée sous fémorale (2) faisant saillie, au-dessus du plan du plateau
et de longueur suffisante pour permettre l'appui simultané de deux ischions. Cette
barre (2) est intégrée dans l'épaisseur du coussin (13), constitué d'un plateau inférieur
(15) de mousse d'une densité supérieure à celle du plateau (14) pour ne pas risquer
de blesser l'utilisateur durant l'usage, ou être inconfortable en position assise.
Le profil de cette barre peut être cylindrique ou anguleux.
[0042] les faces (29) et (30) de la barre de poussée (2) forment entre elles un angle droit
dont le sommet est arrondi pour ne pas blesser l'utilisateur. La barre de poussée
est disposée parallélement à la face avant de l'assise (1). L'assise pivotante (1)
comporte 3 emplacements (10, 11 et 12) de l'axe (28) situés dans un même plan faisant
un angle α de 45° avec le plateau (5) de l'assise (1).
[0043] La distance des axes des emplacements (10, 11 et 12) au plan avant (33) de l'assise
(1), figure 4, est la même que la distance de leurs correspondants respectifs (6,
7, 8) au plan de la face avant (34) du châssis (9), figure 5. L'angle d'inclinaison
β de ces emplacements avec le plan de l'assise (1) au repos est de 45°.
[0044] L'espace libre (32) situé à l'arrière de la barre de poussée (2), est prévu pour
recevoir la partie fixe (16) de l'assise, de sorte que la collaboration de l'assise
mobile (1), au repos, avec la partie fixe (16) crée un seul plan où l'utilisateur
peut s'asseoir.
[0045] L'espace entre la face (30) de la barre de poussée et la face avant du dossier de
fauteuil est avantageusement de l'ordre de 15 cm lorsque l'assise (1) est au repos.
Cette distance doit toujours être supérieure à 7 cm.
[0046] Dans le cas de réalisation décrite, les accoudoirs sont solidaires de l'assise mobile
(1) ; leur aspect enveloppant est sécurisant pour l'utilisateur. On peut cependant
réaliser l'invention avec des accoudoirs fixes, solidaires du châssis (9), dans la
mesure où l'effort de relèvement est assumé par la barre de poussée (2) seule.
[0047] Le châssis (9) du fauteuil, symétrique par rapport à son plan longitudinal médian,
comprend deux côtés (36) et un dossier (35) duquel est solidaire la partie fixe (16)
de l'assise. Le dossier (35) peut être orientable selon des techniques connues.
[0048] Une poutrelle (40) inclinée à 45° par rapport à l'horizontal, supporte les emplacements
(6, 7 et 8) de l'axe de rotation (28). Cette poutrelle constitue une liaison entre
les parties inférieures, supérieures et avant des côtés (36). Les deux poutrelles
(40) supportent en outre les liaisons transversales (26) et (37) et rigidifient l'ensemble
du fauteuil.
[0049] Les poutrelles (26) et (37) servent de support au mécanisme (24).
[0050] Un mécanisme de relevage (24), agissant comme un compas, figures 1, 2 et 3 comporte
une branche (23), fixe, solidaire du châssis (9), et une branche (19) articulée en
rotation autour de l'axe (25). Des moyens moteurs (21) et (22) interposés entre les
branches (23) et (19) provoquent, sur commande de l'utilisateur, l'ouverture ou la
fermeture du compas entre des positions extrêmes de la branche (19).
[0051] Une ou plusieurs roulettes (20), articulées sur leur axe (27) situé à l'extrémité
de la branche (19), transmettent la poussée de relèvement sous le plateau (5) de l'assise
mobile, tout en se déplaçant relativement à lui lors de ses mouvements.
[0052] Les moyens moteurs (21) peuvent consister par exemple en des vérins de différents
types ou organes similaires. Dans une réalisation un vérin, éventuellement téléscopique,
peut exercer sa poussée directement entre un point fixe du plateau (5) de l'assise
(1) et la poutre transversale (26) du châssis (9) du fauteuil, sans qu'il soit nécessaire
de recourir à un intermédiaire mécanique supplémentaire. Le rappel, vers la position
horizontale, de l'assise mobile (1) à vide est assuré par l'extrémité de l'axe (27)
sur les feuillures (38), solidaires du plateau (5).
[0053] La barre de poussée peut être constituée par la partie postérieure du plateau (5)
lui-même. Elle peut, dans un autre cas de réalisation, être mobile par rapport au
plateau (5). A cette fin un renvoi la rend solidaire du mécanisme (24) qui lui confère,
dans un premier temps de la phase de rotation de l'assise mobile (1), un mouvement
autonome élevant la barre de poussée au-dessus du plateau (5), avant d'entraîner ce
dernier dans un mouvement conjoint barre de poussée/assise mobile, jusqu'au terme
de la verticalisation.
[0054] Une autre modification peut concerner la réalisation de l'assise qui peut être constituée
d'un seul tenant. Dans ce cas, la partie arrière (16) est articulée en rotation autour
d'un axe situé au voisinage de la face postérieure du plateau (5) dont elle est solidaire.
Lorsque le plateau (5) se relève, la partie (16) bascule vers l'arrière jusqu'à former
un angle à 90° environ avec le plateau (5) qu'elle accompagne ensuite dans son mouvement.
[0055] La profondeur totale de l'assise du fauteuil est définie comme étant la distance
entre la face avant (39) du dossier (35), au niveau de l'assise (16), et le plan vertical
du point le plus antérieure de l'assise mobile (1) au repos.
[0056] La profondeur de l'assise pivotante (1) est définie comme étant la distance entre
le plan du point le plus avant de sa face antérieur (33) et le plan de la face postérieure
(30) de la barre de poussée. Cette profondeur est comprise entre le quart et les six
septièmes de la profondeur totale de l'assise du fauteuil.
[0057] La distance entre les axes des couples d'emplacements de l'axe (28) et le sommet
de l'angle des faces (29) et (30) de la barre de poussée (2) est comprise entre 15
et 50 centimètres.
[0058] On a illustré aux figures 9 à 11 une mise en oeuvre simplifée d'un fauteuil ou assise.
[0059] Cette réalisation est obtenue en positionnant la barre de poussée (2) sur la face
antérieure (42) de l'assise (43) qui est réalisée dans ce cas en une seule partie.
L'assise est articulée autour d'un axe (44) parallèle à sa face avant et situé dans
le dossier (45) du fauteuil. Le dispositif de verticalisation et relevage de l'utilisateur
(46) peut être notamment un vérin électrique par exemple, lequel exerce son effort
entre la barre de poussée (2) et un point d'ancrage (46) localisé dans le partie antérieure
basse du fauteuil, ou de son châssis.
[0060] Pour se faire relever, l'utilisateur se positionne comme le montre la figure (10)
de façon à ce que la barre de poussée (2) soit en avant de la pointe de ses ischions
(4). Il peut ensuite actionner le dispositif de verticalisation qu'il arrête lorsqu'il
atteint la hauteur qui lui convient.
[0061] Pour s'asseoir, l'utilisateur relève la barre de poussée à hauteur d'appui sous fémoral,
se cale dessus et entreprend la descente.
[0062] Dans cette mise en oeuvre, il faut veiller à conserver à l'assise sa stabilité durant
la phase de manoeuvre et relever l'utilisateur à la verticale ou aussi près que possible
de celle-ci.
[0063] A cet effet, il est nécessaire que l'arc de cercle décrit par la barre de poussée
(2) ne déborde pas ou peu au-delà du plan avant des pieds du fauteuil. En outre, il
faut que dans sa position la plus haute, (par exemple 84cm de hauteur sous fémorale
correspondant à une taille développée de 1,85m) la barre de poussée soit encore dans
un plan vertical voisin du plan vertical de la face du fauteuil.
[0064] Ces deux exigences sont satisfaisantes lorsque la flèche (K) de l'arc de cercle décrit
par la barre de poussée (2) est la plus courte possible. Aussi, le rayon de l'arc
de cercle (Représenté par la distance barre de poussée/axe (44) doit être le plus
grand possible.
[0065] L'axe de rotation (44) de l'assise sur le dossier, sera placé à une hauteur du sol
proche de la hauteur moyenne qu'atteint la barre de poussée entre sa position la plus
haute et la plus basse.
[0066] Cette mise en oeuvre simplifée selon les figures 9 à 11 présente certains avantages.
En particulier, elle ne nécessite qu'un seul axe de rotation pour atteindre toutes
les hauteurs de relèvement, comporte une assise réalisée en une seule partie, supprime
le mécanisme de type compas nécessaire précédemment, et permet de réaliser des fauteuils
à l'esthétique plus diversifiée.
[0067] Le disposition du vérin (46) entre la barre de poussée (2) et l'ancrage (47) permet
de réalisaer avec le même moyen moteur les fonctions supplémentaires illustrées à
la figure (7), c'est-à-dire incliner et relever le dossier du fauteuil que l'on articule
autour d'un axe (48), puis incliner et relever un repose jambes (48) articulé autour
d'un axe (50).
[0068] Si l'on se réfère maintenant de manière plus générale aux figures 12 à 16, la structure
de verticalisation référencée dans son ensemble par (51) est disposée verticalement
sur un piètement (52) monté par exemple sur roulette. La partie supérieure est agencée
pour recevoir la barre de poussée (2) qui s'applique dans la zone sous fémorale (3)
et en particulier dans l'angle ischi-fémoral (7) de l'utilisateur. En se référant
à la figure 16, le dispositif comprend au moins une colonne verticale montée sur piètement
sur laquelle coulisse de haut en bas une bague (53) sur laquelle est rendue solidaire
horizontalement une portée (54) dont l'extrémité reçoit la barre de poussée (2). Un
vérin (55) ou organe similaire est fixé au piètement et à ladite portée et permet
l'élévation de la barre de poussée. Un tel dispositif simplifié permet à l'utilisateur
de l'utiliser pour s'asseoir sur tous éléments tous éléments d'assise classiques appropriés
tels que chaise, meuble wc, bidet, lit et autres produits similaires.
[0069] La structure de verticalisation permet par des règlages de hauteur de positionner
l'utilisateur à toutes hauteurs désirées.
-1- Fauteuil ou assise fixe ou mobile du type comprenant une assise (5) et une structure
de verticalisation et de poussée associée à l'assise et un châssis (9) du feuteuil
sur lequel elle est articulée autour d'un axe horizontal (28), caractérisé en ce que
l'assise présente ou forme une barre de poussée (2) appliquant l'effort de verticalisation
et de poussée dans la zone sous fémorale (3) et en particulier dans l'angle ischio-fémoral
(3) de l'utilisateur, en appui contre les saillies ischiatiques du bassin de l'utilisateur
conférant une résistance au glissement vers l'avant lors du relevage ; lors de l'appui
la région fessière et lombaire de l'utilisateur restant à l'extérieure de la barre
de poussée.
-2- Fauteuil ou assise selon la revendication 1 caractérisé en ce que la barre de
poussée est située dans un plan horizontal à l'extrémité postérieure arrière de l'assise
mobile et parallèle à l'axe de rotation et pivotement de celle-ci, la barre de poussée
étant rapportée ou intégrée ou appartenant directement à la partie postérieure de
l'assise mobile.
-3- Fauteuil ou assise selon la revendication 1 et 2 ensemble caractérisé en ce que
l'assise comprend une partie avant mobile (5) articulée autour d'un axe (28) et une
deuxième partie d'assise (16) fixe dans un plan horizontal, situé entre la barre de
poussée et le dossier (35) du feuteuil.
-4- Fauteuil ou assise selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé
en ce que la profondeur de l'assise pivotante est comprise entre le quart et les six
septièmes de la profondeur totale de l'assise du fauteuil, et en ce que la distance
entre la face postérieure de l'assise (1) au repos et la face avant (39) du dossier
est supérieure à sept centimètres.
-5- Fauteuil ou assise selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'assise pivotante
et le châssis (9) comportent plusieurs couples d'emplacements appariés 6/10, 7/11
et 8/12 où l'on peut placer l'axe de rotation (28) de l'assise mobile et qui permettent
de régler la hauteur atteinte par le système de verticalisation en fonction de la
taille et morphologie de l'utilisateur.
-6-Fauteuil ou assise selon la revendication 5, caractérisé en ce que les couples
d'emplacements 6/10, 7/11 et 8/12 sont disposés dans un même plan incliné à 45° par
rapport àl'horizontal, lorsque l'assise mobile est au repos.
-7- Fauteuil ou assise selon la revendication 5, caractérisé en ce que la distance
entre les axes des couples d'emplacements de l'axe (28) et le sommet de l'angles des
faces (29) et (30) de la barre de poussée (2) est comprise entre 15 et 50 centimètres.
-8- Fauteuil ou assise selon la revendication 5, caractérisé en ce que la structure
de verticalisation comprend un mécanisme de relevage (24) comportant une branche (19)
articulée, dont l'extrémité est munie de roulettes (20) qui se déplacent sous le plateau
(5) pendant son mouvement de verticalisation, et une branche (23) inclinée par rapport
à l'horizontal, solidaire du châssis et supportant les moyens moteurs (21) et (22).
-9- Fauteuil selon les revendications 1 et 6 ensemble, caractérisé en ce que les emplacements
de l'axe de rotation (28) sur le châssis (9) sont localisés dans une poutrelle (40)
inclinée à 45° par rapport à l'horizontal, et en ce que cette poutrelle (40) supporte
les liaisons transversales (26) et (37).
-10- Fauteuil ou assise selon la revendication 1, caractérisé en ce que la barre de
poussée est mobile par rapport au plateau (5) et est solidarisée au mécanisme de relevage
(24).
-11- Fauteuil ou assise selon la revendication 1, caractérisé en ce que la barre de
poussée (2) est située dans un plan horizontal sur la face antérieure (42) de l'assise
réalisée en une seule partie, ladite assise étant articulée autour d'un axe (44) parallèle
à sa face avant et située dans le dossier (45) du fauteuil ; le dispositif de verticalisation
exerçant son effort entre la barre de poussée (2) et en point d'ancrage dans la partie
basse du fauteuil.
-12- Dispositif comprenant une structure de verticalisation et de poussée caractérisé
en ce qu'elle présente une barre de poussée appliquant l'effort de verticalisation
et de poussée dans le zone sous fémorale (3) et en particulier dans l'angle ischio-fémoral
(3) de l'utilisateur, en appui contre les saillies ischiatiques du bassin de l'utilisateur
conférant une résistance au glissement vers l'avant lors du relevage, la région fessière
et lombaire de l'utilisateur restant à l'extérieur de la barre de poussée et sans
appui.